Sigonce


Sigonce

43° 59′ 52″ N 5° 50′ 28″ E / 43.9977777778, 5.84111111111

Sigonce
Tour de l'horloge
Tour de l'horloge
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Forcalquier
Code commune 04206
Code postal 04300
Maire
Mandat en cours
Marcel Turin
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Forcalquier et montagne de Lure

Pays de Haute-Provence

Démographie
Population 399 hab. (2008)
Densité 20 hab./km²
Gentilé Sigonciers
Géographie
Coordonnées 43° 59′ 52″ Nord
       5° 50′ 28″ Est
/ 43.9977777778, 5.84111111111
Altitudes mini. 414 m — maxi. 744 m
Superficie 19,97 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Sigonce est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Sigonciers ou les Sigonçois.

Sommaire

Géographie

Se trouvant à 470 m d’altitude[1] et non loin de Forcalquier (9 km), ce petit village provençal possède quelques placettes fleuries et ombragées, des vieilles pierres restaurées.

Le village est sur un site perché et c'est l'un des soixante dix-sept membre du Parc naturel régional du Luberon, parc qui s'étend sur deux départements, le Vaucluse (84) et les Alpes-de-Haute-Provence (04), il s'étend sur quatre-vingt cinq communes et mais il n'accueille que soixante-dix-sept communes adhérentes en 2009 et 167 676 habitants en 2006. Il a une superficie de 185 145 hectares et s'étend de Cavaillon à l'ouest jusqu'à la limite du parc naturel régional du Verdon à l'est, la Durance faisant office de frontière entre les deux. Au nord, le Luberon est bordé par les vallées du Coulon-Calavon et du Largue, où l'on distingue le bassin d'Apt, à l'Ouest, de celui de Manosque-Forcalquier, à l'est. Toujours vers le nord, les Monts de Vaucluse servent de contreforts aux massifs du Ventoux et de Lure. Vers le sud, le Luberon domine le bassin de la Durance et le pays d'Aigues. La commune est traversée par le Lauzon.

Communes limitrophes[2]

Accès

Sigonce est traversée par les routes départementales D16 et D116.

Gares SNCF à La Brillanne-Oraison à 9 km, Château-Arnoux-Saint-Auban à 15 km et Manosque - Gréoux-les-Bains à 20 km, toutes les trois sur la ligne Lyon-Perrache - Marseille-Saint-Charles (via Grenoble).

Distance des grandes villes françaises

L'orientation et la localisation de Niozelles par rapport à quelques grandes villes françaises sont données dans le tableau suivant. Distance à vol d'oiseau[3] :

Ville Marseille Nice Montpellier Lyon Toulouse Bordeaux Strasbourg Paris Nantes Rennes Lille
Distance

Orientation

86 km

(S)

119 km

(S-E)

163 km

(S-O)

211 km

(N)

356 km

(O)

520 km

(O)

531 km

(N-E)

605 km

(N)

680 km

(N-O)

738 km

(N-0)

768 km

(N)

Hydrographie

La commune est traversée par le Lauzon[4], cours d'eau de 25,2 km, sous affluent de la Durance, via l'Asse.

Sismicité

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque nul. Les cantons de Banon, La Motte-du-Caire, Noyers-sur-Jabron sont classés en Zone 1a (risque très faible), ceux d'Allos-Colmars, Barcelonnette, Le Lauzet-Ubaye, Annot, Castellane, Saint-André-les-Alpes, Barrème, Digne-Est, Digne-Ouest, La Javie, Mézel, Moustiers-Sainte-Marie, Riez, Seyne, Forcalquier, Reillanne, Saint-Étienne-les-Orgues, Sisteron, Turriers et Volonne, en Zone 1b (risque faible) et ceux d'Entrevaux, Les Mées, Valensole, Manosque-Nord, Manosque-Sud-Est, Manosque-Sud-Ouest et Peyruis, en Zone 2 (risque moyen)[5].

Géologie

Article connexe : Géologie des Alpes.
Massif des Alpes et localisation des Préalpes de Digne

Le territoire se situe en limite est des Baronnies orientales, sur des formations calcaires provençales du Jurassique supérieur et du Crétacé inférieur (roches sédimentaires issues d'un ancien océan alpin), entre trois formations géologiques majeures des Alpes[6] :

  • la nappe de Digne à l'est[7], au niveau du lobe de Valavoire[8] : il s'agit d'une nappe de charriage, c'est-à-dire d'une dalle épaisse de près de 5 000 m qui s'est déplacée vers le sud-ouest durant l'Oligocène et la fin de la formation des Alpes. Les lobes (ou écaille) correspondent à la bordure découpée à l'ouest de la nappe.
  • la faille de la Durance au sud ouest, dans la vallée ;
  • le Plateau de Valensole au sud-est : bassin molassique du Miocène et du Pliocène composé de roches sédimentaires détritiques (dépôts liés à l'érosion des montagnes apparues à l'Oligocène).

Climat

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.

Sigonce est située en haute Provence et bénéficie d'un climat méditerranéen d'intérieur aux étés chauds et secs, en revanche les hivers sont frais et marqués par des gelées fréquentes. Le mistral souffle parfois bien que la commune soit abritée par la montagne de Lure. Elle peut être plus exposée au levant ou au sirocco, qui surviennent heureusement rarement. En moyenne annuelle, la température s'établit à 12,8 °C avec une moyenne maximale de 22,4 °C et une minimale de 0,0 °C. Les températures nominales maximales et minimales relevées sont de 30 °C en juillet et 0 °C en décembre et janvier.L'ensoleillement record s'établit à 2 755 heures par an avec une pointe à 343 heures en juillet. Autre valeur importante, caractéristique du climat méditerranéen, les précipitations totalisent 426 millimètres sur l'année, inéquitablement réparties avec un peu plus de vingt et un millimètres en juillet et plus de cinquante quatre millimètres en octobre.

Sigonce n'ayant pas de station météo, la plus proche est celle de Forcalquier[9].

Relevé météorologique de Forcalquier
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) -0,0 0,5 3,0 5,4 8,9 12,8 15,4 15,2 12,0 8,2 3,8 1,1 7,2
Température moyenne (°C) 4,3 6,2 8,2 11,1 15,1 19,3 22,4 22,0 18,0 13,4 8,2 5,2 12,8
Température maximale moyenne (°C) 8,6 10,9 15,4 16,9 21,4 25,8 29,3 28,9 24,0 18,5 12,7 9,3 18,5
Précipitations (mm) 27 25 24 44 40 28 21 33 46 54 53 31 426
Source : Source: Relevé météo de Forcalquier[10]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
27
 
8.6
-0.0
 
 
25
 
10.9
0.5
 
 
24
 
15.4
3.0
 
 
44
 
16.9
5.4
 
 
40
 
21.4
8.9
 
 
28
 
25.8
12.8
 
 
21
 
29.3
15.4
 
 
33
 
28.9
15.2
 
 
46
 
24.0
12.0
 
 
54
 
18.5
8.2
 
 
53
 
12.7
3.8
 
 
31
 
9.3
1.1
Temp. moyennes maxi et mini (°C) • Précipitations (mm)

Toponymie

Sigonce se nomme Sigonça en provençal selon la norme classique et Sigounço selon la norme mistralienne.

Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois en 1206 (Segoncia) remonte probablement à l'archétype celtique *Sego-(o)ntia.

  • Charles Rostaing cite une racine *seg-, qui sert à désigner une montagne[11]. Ce toponyme serait préceltique[12] ;
  • Ernest Nègre propose un nom de personne gaulois, *Segontius, avec le suffixe -a pour un domaine[13].
  • Xavier Delamarre[14] réfutant les deux spécialistes précédents y voit le terme celtique sego-, force, victoire, très bien attesté dans l'onomastique gauloise en composé, comme nom de personne : Segorix, Segovax, Segomo, etc. et comme toponyme : Sego-briga > Segorbe (Espagne); Sego-dunum > Suin; Sego-sterone > Sisteron, etc. Voir aussi *Sego-sia > La Suze-sur-Sarthe (Secusa 1035 - 1055) et Suze (Secusia 1178)[15].

De *Sego-(o)ntia procède également : Sigüenza (Segontia, Espagne).

L'élément sego- se retrouve en celtique insulaire. Cf. vieil irlandais seg, victoire, force et dans la même racine indo-européenne du germanique sigi- (cf. allemand Sieg, victoire)

Le suffixe -onti- étant probablement uniquement toponymique, comme le montrent divers nom de lieux dont les archétypes *Licontio ou *Ligontio > le lion à Vitrolles (Leontio 1166); Lihons-en-Santerre (Leontium 1100); Liéhon (Liehons 1290); Lyons-la-Forêt, etc. et *Rosontio / *Resontio > Rançon (Rosontio 829); Ressons-le-Long (Ressontius 858); Ressons-sur-Matz (Rossontus 840); etc.[16] et d'autres toponymes comme Ves-ontio > Besançon; Mog-onti-acum > Mayence; etc.

Histoire

Quelques découvertes de surface attestent de la fréquentation de la commune aux époques préhistorique et romaine[17].

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 1206[1]. Elle est alors une réserve de chasse des comtes de Forcalquier, qui la donnent au prieuré de Ganagobie. Le fief relève donc de l’abbaye de Cluny par l’intermédiaire de Ganagobie[18]. La communauté d’Aris, qui comptait 21 feux en 1315, est fortement dépeuplée par la crise du XIVe siècle (Peste noire et guerre de Cent Ans) et annexée par celle de Sigonce au XVe siècle[18].

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[19].

Politique et administration

Administration municipale

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 11 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[20]). Lors du scrutin de 2008 il n’y eu qu’un seul tour, Marcel Turin a été élu conseiller municipal au premier tour avec le septième total de 143 voix soit 54,37 % des suffrages exprimés . La participation a été de 78,98 % . il a ensuite été nommé maire par le conseil municipal[21].

Listes des maires

De 1789 à 1799, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt au moins équivalent à dix journées de travail.

De 1799 à 1848, La constitution du 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799) revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus pour six ans.

Du 3 juillet 1848 à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.

De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855.

Depuis 1871, les maires sont élus par le conseil municipal suite à son élection au suffrage universel.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1983 (?) mars 2008 Jean-Paul Giai-Checa Divers gauche  
2008   Marcel Turin[22] Sans étiquette  

Jean-Paul Giai-Checa est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Pierre Boussel (MPPT) à l’élection présidentielle de 1988[23] ; il a ensuite parrainé celle d’Arlette Laguiller (LO) à l’élection présidentielle de 2007[24],[25].

Instances judiciaires et administratives

Sigonce est une des dix communes du canton de Forcalquier qui totalise 12 746 habitants en 2006 Le canton a fait partie de l’Arrondissement de Forcalquier depuis le 17 février 1800 et de la Deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence. Sigonce fait partie du canton de Forcalquier depuis 1806 après avoir fait partie du canton de Lurs de 1793 à 1801 et du canton de Saint-Etienne-les-Orgues de 1801 à 1806[26]. Sigonce fait partie des juridictions d’instance de Forcalquier, de la prud'hommale de Manosque, et de grande instance de Digne-les-Bains[27].

Fiscalité locale

L'imposition des ménages et des entreprises à Sigonce en 2009[28]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 7,80 % 0,00 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 22,00 % 0,00 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 40,00 % 0,00 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 0,00 % 22,77 % 10,80 % 3,84 %

La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[29]).

Population et société

Démographie

Évolution démographique
Années 1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
Population 50 feux 8 feux 340 361 399 311 366 489 560 566
Années 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
Population 550 557 513 533 505 543 561 510 504 425
Années 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
Population 440 435 448 419 336 387 361 337 311 354
Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 -
Population 223 173 180 208 279 319 393[30] 393[31] 399[32] -
Notes, sources, ... Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale à partir de 2006
Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[18] ; Insee[33], EHESS[34] pour les chiffres issus des recensements légaux

Superficie et population

Le village de Sigonce a une superficie de 1 997 ha et une population de 399 habitants, ce qui la classe[35] :

Rang Superficie Population Densité
Flag of France.svg France 19 091e 8 081e 26 537e
Blason région fr Provence-Alpes-Côte d'Azur.svg Provence-Alpes-Côte-d'Azur 607e 568e 564e
Blason département fr Alpes-de-Haute-Provence.svg Alpes-de-Haute-Provence 074e 135e 53e
Arrondissement de Forcalquier 35e 44e 32e
Canton de Forcalquier 8e 6e 9e

Enseignement

La commune dispose d’une école primaire publique[36]. Ensuite les élèves sont affecté au collège Henri-Laugier à Forcalquier[37]. Ensuite les élèves sont dirigés vers les lycées de Manosque[38], soir le lycée polyvalent Les Iscles[39] soit le lycée polyvalent Félix-Esclangon[40].

Santé

Hôpital Saint-Michel

La commune dépend de l'hôpital local de Forcalquier nommé Saint-Michel[41] et aussi un laboratoire d'Analyses médicales[42]. Selon le magazine l'Express, l'hôpital Saint-Michel fait partie des hôpitaux les plus sûrs de France avec une note de 82,2 sur 100 (classe A) et se classe 63e au plan national et 2e au niveau départemental[43]. La commune dispose aussi, de trois maisons de retraite (Lou Ben Estre, Lou Seren et Saint-Michel)[44].

Économie

Revenus de la population et fiscalité

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 17 578 €, ce qui plaçait Sigonce au 14 552e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[45].

Agneau de Sisteron

Agneau de Sisteron élevé sous sa mère

L'agneau de Sisteron est un agneau élevé sous la mère et originaire des Alpes provençales et de la Drôme provençale pendant 60 jours minimum, ayant un âge compris entre 70 et 150 jours et pesant près de 13 à 19 kg. Issus d'élevages traditionnels, avec des mères de races Mérinos d'Arles, Mourérous ou Préalpes du Sud qui les allaitent au moins pendant deux mois, sur un espace pastoral comptant moins de 10 brebis à l'hectare et comportant au minimum 10 hectares de parcours[46], ces agneaux ont droit, sous le contrôle l'INAO, au label rouge agneau de Sisteron accordé par un décret gouvernemental en date du 3 janvier 2005[47],[48].

Cette exigence de qualité a mis un terme à la pratique de cheptels élevés dans les mêmes conditions mais provenant d'autres régions dont l'ensemble de la Provence, le Massif central et le Piémont. Chaque année, c'étaient près de 400 000 bêtes qui passaient par les abattoirs de Sisteron profitant d'un certain laxisme pour usurper une provenance recherchée[49].

Huile d'olive de Provence AOC

Huile de Provence AOC

L'huile d'olive de Provence est protégée par une appellation d'origine contrôlée (AOC) à la suite d'une enquête diligentée par l'INAO, dont les conclusions ont été déposées auprès de la commission le 26 octobre 2006, réunie à Arles, et la signature du décret parut au Journal officiel le 14 mars 2007[50]

Pour pouvoir postuler à l'AOC, l'huile d'olive de Provence doit être élaborée à base des variétés aglandau, bouteillan, cayon, salonenque ainsi que celles dénommées localement brun, cayet, petit ribier et belgentiéroise. Il faut au moins deux de ces variétés principales présentent au sein de l'oliveraie[50],[51].

Culture et patrimoine

Lieux et monuments

La chapelle Notre-Dame de Bon-Secours est construite sur un sommet, à l’écart du village. Les murs de la nef et le chœur, voûté en berceau brisé, avec une seule baie, datent du XIIIe[52].

L'église paroissiale Saint-Claude des XVe et XVIe siècles (selon Raymond Collier et l’Atlas historique de la Provence), des XIVe et XVIe siècles (selon la DRAC) est un monument historique inscrit[53],[18]. Elle appartenait au monastère de Ganagobie[54]. Sa nef de trois travées est voûtée sous croisées d’ogives, ainsi que le chœur. Sa toiture polylobée est couverte de lauzes de pays. Elle ne possède qu’un seul bas-côté[55], du côté sud. Son plat de quête, en cuivre, date du XVIe siècle et est classé monument historique au titre objet[56].

La chapelle Notre-Dame du Bon Remède, avec des bas-reliefs de l’époque préromane[57].

Le château de Bel-Air conserve une partie médiévale[18], mais date essentiellement des XVIIe et XVIIIe ; c’est un monument inscrit[58].

Ruines du château des moines de Ganagobie (XIIe et XIIIe siècles) au lieu-dit Aris, sur le Lauzon[59] ; de l’église Notre-Dame des Clots. La commune possède également le moulin de Monnesargues, moulin à farine établi sur le Lauzon[60] ; à proximité de l’église, un bâtiment est orné d’une enseigne venant d’un ancien moulin[61]. Un pigeonnier à deux toits et génoise du XVIIe siècle subsiste à l’écart du village[62].

La plupart des maisons anciennes du bourg ont été démolies dans les années 1970 et 1980[63].

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Blason Sigonce.svg

Blasonnement :
d'azur à la lettre S capitale d'argent, surmontée de trois étoiles du même mal ordonnées[65]

Pour approfondir

Bibliographie

  • Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p.
  • Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969

Liens internes

Liens externes

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Notes et références

  1. a et b Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 (non-paginé) p. (ISBN 2-7399-5004-7) 
  2. Carte de la communauté de communes sur le le site du pays de Forcalquier-Montagne de Lure, consultée le 22 octobre 2008
  3. (fr) Distance entre Niozelles et les plus grandes villes Françaises, Annuaire Mairie
  4. Fiche du LAUZON sur le site du SANDRE
  5. Sismicité dans les Alpes-de-Hautes-Provence
  6. Les chaînons de Digne, Carte très schématique, montrant les rapports entre les chaînons des Baronnies orientales (moitié nord) et ceux de Digne (moitié sud), avec l'avant-pays de la nappe de Digne (partie occidentale), par Maurice Gidon, professeur de géologie à l'Université de Grenoble.
  7. Carte géologique de la France au 1:1 000 000
  8. La Nappe de Digne et les structures connexes,par Maurice Gidon, professeur de géologie à l'Université de Grenoble.
  9. (fr) Station météo la plus proche : Forcalquier, MSN Météo
  10. (fr) Relevé météo de Forcalquier, MSN Météo
  11. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares, Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p 249
  12. Charles Rostaing, « Toponymie d’origine pré-gauloise » in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., carte 11 et commentaire
  13. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume I : Formations préceltiques, celtiques, romanes, § 3616, p 231
  14. Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003. p. 268.
  15. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse 1968. p. 657. D'ailleurs, ils mentionnent ces toponymes, Sigonce y-compris, comme "prégaulois et gaulois".
  16. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, éditions Picard 1981. p. 137 - 138. et Les noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, éditions Picard 1979. Ouvrage publié avec le soutien du CNRS. p. 127.
  17. Géraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997, p 452-453
  18. a, b, c, d et e Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 200-201
  19. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-298
  20. (fr) nombre des membres du conseil municipal des communes, Legifrance
  21. Résultats élections municipales 2008 à Sigonce sur linternaute.com
  22. Site de la préfecture des AHP
  23. Conseil constitutionnel, liste des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République, Journal officiel de la République française du 12 avril 1988, page 4795, disponible en ligne, consulté le 29 juillet 2010
  24. Parrainages élection présidentielle 2007, consulté le 28 juillet 2010
  25. Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République de 2007
  26. (fr) Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur site de l'École des hautes études en sciences sociales
  27. (fr) Les Juridictions judiciaires des Alpes-de-Haute-Provence, Ministère de la Justice et des Libertés
  28. (fr) Impots locaux à Sigonce, taxes.com
  29. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  30. Insee, Population légale au 1er janvier 2006, consulté le 12 janvier 2009
  31. Insee, Historique des populations par commune depuis le recensement de 1962 (fichier Excel), mis à jour en 2010, consulté le 21 juillet 2010
  32. (fr) Populations légales 2008 de la commune de Salignac, INSEE
  33. Sigonce sur le site de l’Insee
  34. EHESS, notice communale de Sigonce sur la base de données Cassini, consultée le 31 juillet 2009
  35. (fr) Classement des villes : Niozelles, Annuaire des Mairies
  36. (fr) Établissement primaires publics des Alpes-de-Haute-Provence, Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence
  37. (fr) Sectorisation des collèges des Alpes-de-Haute-Provence, Académie Aix-Marseille, 8 novembre 2004
  38. (fr) Sectorisation des lycées des Alpes-de-Haute-Provence, Académie Aix-Marseille, 2010
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  46. (fr) Site officiel de l'agneau de Sisteron sur agneaudesisteron.fr
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  49. Dictionnaire de la Provence op. cit., p. 751.
  50. a et b Décret du 14 mars 2007 relatif à l'huile d'olive de Provence AOC, INAO
  51. Les variétés d'olives
  52. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p., p 146
  53. Arrêté du 29 mars 1967, notice de la Base Mérimée, consultée le 28 février 2009
  54. Raymond Collier, op. cit., p 166-167
  55. Raymond Collier, op. cit., p 156
  56. Arrêté du 14 novembre 1991, notice de la Base Palissy, consultée le 1er mars 2009
  57. Raymond Collier, op. cit., p 457 et 461
  58. Arrêté du 23 janvier 1990, notice de la Base Mérimée, consultée le 28 février 2009
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  60. Raymond Collier, op. cit., p 431
  61. Raymond Collier, op. cit., p 432
  62. Raymond Collier, op. cit., p 444
  63. Raymond Collier, op. cit., p 358
  64. Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 149
  65. Louis de Bresc Armorial des communes de Provence 1866. Réédition - Marcel Petit CPM - Raphèle-lès-Arles 1994

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