Valensole


Valensole

43° 50′ 20″ N 5° 59′ 04″ E / 43.8388888889, 5.98444444444

Valensole
Vue générale de Valensole
Vue générale de Valensole
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Digne-les-Bains
Canton Valensole
Code commune 04230
Code postal 04210
Maire
Mandat en cours
Gérard Aurric
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes Luberon Durance Verdon

Pays de Haute-Provence

Site web Le site de la ville de Valensole Site officiel
Démographie
Population 2 875 hab. (2008)
Densité 23 hab./km²
Gentilé Valensolais
Géographie
Coordonnées 43° 50′ 20″ Nord
       5° 59′ 04″ Est
/ 43.8388888889, 5.98444444444
Altitudes mini. 290 m — maxi. 651 m
Superficie 127,77 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Valensole (Valençòla en provençal de norme classique, Valènçolo selon la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Valensolais.

La commune comptait 2 875 habitants en 2008.

Sommaire

Géographie

Le bourg formé en amphithéâtre est situé sur une colline entre le Plateau de Valensole et la vallée de Notre-Dame. La commune est l'une des plus vastes de France, composée de plusieurs hameaux.

Géologie

Géologie du plateau de Valensole.
DEM du plateau de Valensole.

Le début de l'ère tertiaire est marqué par le soulèvement pyrénéen entre - 60 et - 40 Ma. Le contrecoup de ce soulèvement forme dans la région de Valensole les grands massifs et petites chaînes montagneuses : Lure, Ventoux, Luberon, Nerthe, Étoile..., orientés est-ouest. Lors du soulèvement pyrénéen, la faille de la Durance s'active. L'ouest s'abaisse et l'est se relève, délimitant une vaste zone fluvio-lacustre : le bassin de Forcalquier, qui reçoit, entre autres, les sédiments venant de la zone est. Il y a quinze millions d'années, les Alpes continuent leur formation. Ces puissants mouvements géologiques accentuent encore les plis est-ouest des chaînes et massifs provençaux. La faille de la Durance se manifeste à nouveau. La zone occidentale se soulève tandis que la zone orientale s'enfonce formant une large dépression dans laquelle se déversent les eaux des ancêtres des torrents venant du sud du massif Estérel-Corso-Sarde. Ces rivières puissantes, alimentées par des phénomènes climatiques violents, transportent des quantités de matériaux : galets, sables, argiles, calcaires solubilisés, qu'elles amènent dans la dépression où ils s'accumulent pour former l'énorme dépôt des poudingues de Valensole, résultat de millions d'années d'érosion en milieu karstique.

Vers - 8 Ma, le massif Estérel-corso-sarde s'effondre, isolant la Corse et la Sardaigne du continent, ce qui modifie profondément le réseau hydrographique. Les rivières de Basse-Provence qui coulaient vers le plateau de Valensole, s’écoulent vers la mer Méditerranée. Le remplissage va se poursuivre pendant encore 5 ou 6 millions d'années. Le vaste dépôt de Valensole est constitué de couches de galets plus ou moins grossiers selon les provenances et les courants. Ces galets sont diversement cimentés entre eux suivant les apports, les compressions, ce qui délimite des couches dures et des couches plus friables. La hauteur de ces dépôts atteint 838 mètres vers Fourevière sur la limite de la commune des Mées et de Puimichel (entre Guillot et les Allemands)[1], et 1400 mètres sur les hauteurs de Volonne[2][réf. incomplète]. Sous le poids de cette masse de matériaux, l'écorce terrestre s'enfonce, ce qui provoque des mouvements en bordure du dépôt.

Les couches bougent, basculent, s'affaissent, provoquant flexures et failles. L'accumulation des conglomérats de Valensole s'étale sur 10 millions d'années environ. Vers - 3 Ma, le comblement s'arrête.

Les rivières vont aménager leurs vallées à travers le poudingue et l'érosion pluviale, glaciaire, fluviale, va découper le relief du plateau en formant vallons et collines[3].

Communes voisines

Les communes limitrophes de Valensole sont[4] :

Hydrographie

Valensole est arrosée par la Durance, limite ouest de la commune, ainsi que par son affluent l'Asse, en limite nord. La commune compte également plusieurs cours d'eau, affluents de la Durance, de l'Asse, et du Verdon.

Hameaux

En dehors du village, plusieurs hameaux sont présents sur la commune :

  • Grand Arlane
  • Mas Saint-Andrieux
  • Chante-Galet
  • Val d'Asse
  • La Combe
  • Villedieu
  • La Fuste
  • Saint Grégoire
  • Bel Air

Histoire

Toponymie

Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois en 909 (Valentiolam), est tiré du nom de Valence, avec le suffixe diminutif -ola[5]. Valensole, en latin Valensolia (qui est aussi écrit Valenzolia et Valentiola selon les scribes et les époques), est situé sur le versant d'une colline, à 45 kilomètres au sud-sud-est de Digne. D’autres étymologies proposées font dériver son nom, soit de Vallis solis, à cause de son exposition au sud-Est ; soit autres de Variancense solum, terre des Variacens, qui seraient un peuple gaulois ou ligure. Ces derniers apportent en preuve et la domination provençale[pas clair] Varensoro, et des actes ou l'on trouve Valensole. Ce dernier sentiment ne peut qu'être préféré, si on remarque la belle vallée qui se déroule au pied de la ville, s'appelait jadis ager Variancensis, nom que portait aussi le pagus.

Antiquité

À l'époque gallo-romaine, un village, se situait à l'extrémité de la vallée dans le quartier d'Arlane. On y a retrouvé des fragments de colonnes de granit gris, et les ruines d'anciennes bâtisses occupant une vaste superficie, et des monnaies de la république marseillaise, de la République romaine et de l’Empire. On y a aussi mis au jour des tombeaux et des lampes sépulcrales. Ce village fut détruit par le feu, peut-être par une invasion barbare. Les habitants se retirèrent alors sur la colline voisine pour s’y fortifier[6].

La découverte la plus remarquable du XIXe siècle est un vase de céramique, d'une contenance de 150 litres environ. Sur le bord de ce dolium, se trouve marqué le chiffre XVII. Ce vase est le seul qui ait été trouvé entier, parmi une grande quantité de fragments d'urnes semblables[6].


La Voie Domitienne (voie prétorienne, via prætoriana) partant de Cimiès, et passant par Glandèves, Annot, Vergons, Castellane, Moustiers, Riez, Valensole, Saint-Tulle, Monfuron, et Cereste, aboutissait à Apt. Cette voie reliait les trois colonies Romaine de Cimiès, de Riez, et d'Apt. Des bornes milliaires se retrouvant sur la D8 et la D4 confirment la présence de cette ancienne voie.

Moyen Âge

Le cimetière de la Baisse Sainte-Anne, établi sur une butte au nord du village, a été fouillé dans les années 2000. C’est d’abord une nécropole de l’Antiquité tardive, qui est utilisée jusqu’au VIe siècle. Elle témoigne des changements culturels assez rapides de la population de Valensole : alors que pendant la fin de l’Antiquité, elle conserve des rites païens (offrandes dans les tombes), les morts des Ve et VIe siècles sont inhumés tout habillés, ce qui permet de constater que les habitants de Valensole ont adopté rapidement l’habitude de se vêtir à la mode mérovingienne. Pour cette période, la faible représentation des hommes et des adultes âgés pourrait être une conséquence de la peste justinienne[7].

Les comtes de Provence possédaient en domaine direct la moitié de la terre de Valensole, tandis que l'autre moitié appartenait à des seigneurs. L’un d’eux, seigneur de la moitié de la ville, mourut en laissant un fils unique, Mayeul. Jeune seigneur, après la mort de ses parents, il se retire à Mâcon ou il est fait chanoine, puis archidiacre, enfin élu au siège de Besançon. Pour se soustraire à la dignité épiscopale, il alla secrètement s'enfermer au monastère de Cluny, dont il fut plus tard élu abbé. Mayeul en renonçant au monde avait cédé tous ses droit seigneuriaux dans Valensole au comte Guillaume Ier de Provence, ne se réservant que sa maison natale, et l'église du lieu, afin d'y établir une communauté de son ordre[8]. En 990, le comte meurt et lègue à l’abbaye de Cluny le fief de Valensole, qui y installe un prieuré[9]. L’ordre de Cluny devient dès lors seigneur en partie de cette ville. Il y était représenté par les religieux que saint Mayeul y avait déjà institués. Pour donner à cette nouvelle maison tout le développement et la stabilité nécessaires, Odilon de Mercœur, successeur de Mayeul, transigea avec Alméralde, évêque de Riez, en l'an 1010. Moyennant un don de 90 sous en or, et une redevance annuelle et perpétuelle de 27 deniers en faveur de l'évêché, l’évêque céda à l'abbaye de Cluny l'église paroissiale Saint-Maxime-de-Riez, avec les offrandes et les dîmes. L'abbaye de son côté s'obligea d'entretenir dans le monastère de Valensole cinq religieux soumis à un prieur, et chargés de l'office divin comme dans les églises collégiales, et d'entretenir de plus, pour l'administration des sacrements, un nombre de prêtres séculiers nommés par l'évêque diocésain[8].

Au XIe siècle, une motte castrale est élevée au lieu-dit la Moutte[10].

Au Moyen Âge, Le Bars (apparu en 1251 dans les chartes sous le nom d’Aubart[11]) et Villedieu formait deux communautés indépendantes. Ces deux communautés, qui comptaient respectivement 14 et 31 feux en 1315, sont fortement dépeuplées par la crise du XIVe siècle (Peste noire et guerre de Cent Ans) et annexées par celle de Valensole au XVe siècle[9]. Bien située à un carrefour entre moyenne Durance, Moustiers et Digne, et dans un terroir fertile, Valensole accueille une foire à partir de 1282[12], foire qui se maintient jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. Un péage était également établi dans la ville, ainsi qu’au village de Villedieu, sur la route longeant la Durance et reliant Aix et Sisteron[13],[14].

Les Juifs étaient présents à Valensole, et ici comme partout ailleurs, leur religion leur attirait de la part des habitants des vexations et des inquiétudes. Le prince déclare prendre les Israélites sous sa protection ; il défend de les inquiéter dans leur usages et leur pratiques[12].

Dans les premiers jours du mois de janvier de l'an 1296, les États de Provence se tiennent à Valensole. Le but de cette réunion est inconnu. Charles II d'Anjou venait à peine de conclure la paix qui mettait un terme à une trop longue guerre. Une des conditions de cette paix étant le mariage de sa fille Blanche avec Jacques d’Aragon. Cet événement, étant le nombre des six cas impériaux, autorisait la demande d'un subside extraordinaire de la part de la Provence[12].

Le 2 avril 1297, le roi Charles II céda à l'abbaye de Cluny la moitié de la juridiction qu'il possédait encore à Valensole. Il ajouta à cette cession la juridiction des châteaux du Bars et de Villedieu qui lui appartenaient. Ces cession conférèrent ainsi aux abbés de Cluny la presque totalité de la seigneurie de ce lieu. Mais nonobstant cela, les habitants de Valensole et les successeurs même de Charles II opposèrent des résistances presque continuelles à l'exercice de la haute et basse justice que s'arrogeaient les abbés de Cluny. Fatigué de ces contestation le roi Louis II envoya Jean de Sade à Valensole en 1408 avec plein pouvoir de les terminer. Par une transaction de l'année suivante, qui fut ensuite confirmée aux abbés de Cluny, les comtes renonçaient à tout leurs droits sur la terre de Valensole. Enfin en 1475, le roi René ajouta à ces privilèges la concession des droits de régale[15].

Époque moderne

Plusieurs habitants sont convertis au protestantisme en 1562, et inquiètent les adeptes du catholicisme. Le 26 novembre 1562, le tocsin est sonné, et une émeute anti-huguenote se déclenche, se soldant par la mise à mort de l’un d’entre eux, l’expulsion des protestants et du pillage de leurs maisons[15].

Le prince Armand de Bourbon-Conti donna à la communauté de Valensole, en 1664, un capital de 1500 livres pour servir à l'augmentation des honoraires des régents du collège. Cet établissement, que les évêques de Riez protégeaient, se maintient jusqu'en 1789[16].

La peste se déclara à Riez dans les premiers jours de juillet de l'an 1629, et à Valensole en 1632 (fin le 8 décembre). Un hôpital des pestiférés avait été établi dans le quartier de la Trinité, où la majorité des victimes y a été inhumée. Une procession annuelle et votive est célébrée chaque 8 décembre. De nos jours, cette procession a été fixée au dimanche de la Très-Sainte Trinité. Une messe y est chantée dans la chapelle de ce quartier. Un grand pique-nique s'y déroulait encore au XIXe siècle[17].

Les États de Provence siègent à Valensole en 1629 et 1630[9].

À la veille de la Révolution, la ville compte une loge maçonnique, Saint-Jean-d’Écosse de l’unité affiliée à la loge de Saint-Jean d’Écosse de Marseille[18],[19].

Révolution française

La société patriotique de la commune fait partie des 21 premières créées dans les Basses-Alpes, avant juin 1792[20]. En 1792-1793, la section de est contrôlée par les fédéralistes. En relations avec la section de Marseille, elle diffuse les idées des Girondins, jusqu’à leur proscription le 31 mai 1793 et l’écrasement de l’insurrection fédéraliste en juillet[21].

Lors de la Révolution française, le fait que l’amiral de Villeneuve continue de faire carrière, et que son frère l’abbé Jean-Baptiste de Villeneuve soutienne le nouveau régime (il est le premier évêque de Digne constitutionnel, élu en 1791) poussa la noblesse locale à ne pas émigrer, et leur permit donc de ne pas perdre leurs biens (les biens des émigrés étaient déclarés biens nationaux)[22]. En conséquence, la classe des ouvriers agricoles et petits fermiers, qui ne put profiter de leur vente, resta pauvre et constitua un soutien fort au Front populaire. Elle s’engagea également fortement dans la Résistance intérieure française[23].

Le collège de garçons ferme à la Révolution, ainsi que le pensionnat de jeunes filles des Ursulines[16].

XXe siècle

La commune est connue dans le milieu ufologique. En 1965, un agriculteur affirma avoir observé un OVNI et 2 êtres humanoïdes.

Article détaillé : Rencontre de Valensole.

Héraldique

Blason Valensole.svg

Blasonnement :
D'azur à la lettre V capitale d'or surmontée d'un soleil du même[24]

Armes parlantes : Valensole, Vallis Solis en latin, «la vallée du soleil » et la lettre V capitale, initiale du nom de la ville.

Administration

Intercommunalité

Valensole fait partie de la Communauté de communes Luberon Durance Verdon.


Cette intercommunalité est composée des communes suivantes :

Allemagne-en-Provence, Brunet, Esparron-de-Verdon, Gréoux-les-Bains, Manosque, Montagnac-Montpezat, Montfuron, Puimoisson, Quinson, Saint-Laurent-du-Verdon, Saint-Martin-de-Brômes, Valensole et Vinon-sur-Verdon.

Municipalité

Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 1983 mars 1989 Maurice Chaupin UDF  
mars 1989 mars 2008 Max Demol PS puis DVG Conseiller général
mars 2008   Gérard Aurric[25] UMP  

Maurice Chaupin est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Raymond Barre (UDF) à l’élection présidentielle de 1988[26].

Max Demol est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Christiane Taubira à l’élection présidentielle de 2002[27],[28].

Fiscalité

L'imposition des ménages et des entreprises à Céreste en 2009[29]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 6,90 % 0,00 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 16,24 % 0,00 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 56,83 % 0,00 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 17,04 %* 0,00 % 10,80 % 3,84 %

Démographie

Évolution démographique
Années 1471 1716 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
Population 132 feux 2879[30] 3117 3532 lacune 3566 3281 3521 3284 3135
Années 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
Population 3049 3151 3134 3072 3021 3186 3065 3020 2907 2807
Années 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
Population 2624 2550 2509 2357 1917 1924 1960 1966 1790 1784
Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 -
Population 1712 1791 1721 1944 2202 2334 2631 2700 2875[31] -
Notes, sources, ... Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale à partir de 2006
Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[9] (sauf mention contraire) ; Insee[32], EHESS[33] pour les chiffres issus des recensements légaux
Courbe d'évolution démographique de Valensole depuis 1716

Économie

Le plateau de Valensole en juillet : les lavandes en fleurs.
Le plateau de Valensole en juillet : la culture de la lavande.

Agriculture

La commune est très étendue, et sur un terroir relativement plat dans un département montagnard. Elle met donc à profit cette situation exceptionnelle avec de nombreuses fermes, cultivant des céréales, de la lavande, des arbres fruitiers et l'or noir : la truffe.

En annexes de l'activité agricole, 2 entreprises se sont spécialisées dans les accessoires pour agriculteurs : une entreprise créée en 1925, pour les céréales, semences, engrais, produits phytosanitaires, lavandin ; une société, gérée depuis 3 générations, pour les produits pour apiculteurs (avec un musée vivant de l'abeille)[34].

Tourisme

L'activité touristique de Valensole est développée, notamment autour d'un environnement exceptionnel. De nombreux tracés de randonnées pédestres sont proposés. Les activités nautiques, avec la proximité de la Durance et du Verdon, sont à disposition des touristes. Un hôtel, 3 campings (dont un naturiste) et plusieurs gites ruraux sont présents sur la commune.

Commerces

Les commerces de proximité sont bien représentés, avec boucherie, boulangerie, cave à vins, restaurant, bar et pizzeria, ainsi qu'une supérette. D'autres services comme coiffeurs et produits du terroirs sont également présents.

Entreprises - Artisanat

Quelques entreprises sont installées sur la commune, notamment dans le secteur du bois : 1 exploitation forestière et 2 menuisiers ébénistes. Deux potiers proposent également leurs produits.

Lieux et monuments

Une association de Valensole, "Les Drailles de Saint Mayeul"[35], a pour objectif la sauvegarde du patrimoine local.

Patrimoine civil et militaire

Le château de Bars, construit en 1627, est disposé autour d’une tour ronde centrale[36]

À Villedieu, se trouve un ancien relais de poste[37]. La chapelle Sainte-Madeleine, proche de Villedieu, est simple et rustique : nef plafonnée, abside en cul-de-four ; un portail sud existait (bouché) ; la façade occidentale est percée d’une petite baie. L’ensemble date du XIe siècle[38]

Ces deux paroisses formaient au Xe siècle deux castrum ou seigneuries distinctes de la ville, dans le quartier de Villedieu on trouve encore beaucoup des restes de constructions annonçant un village très populeux.

Le bourg de Valensole compte plusieurs maisons à encorbellement, dont certaines du XVIIIe siècle et d’autres plus anciennes[39]. La fontaine de la place Thiers porte la date de 1734 (mais la DRAC la date du siècle précédent) : elle comporte un bassin circulaire et un pilier central, qui porte les quatre rostres fournissant l’eau, l’ensemble étant classé monument historique[40],[41]. Le lavoir est assez imposant, avec cinq bassins, et daterait de 1681[42]. Sur la façade d’une maison privée de la place des Héros de la Résistance, un cadran solaire blanc et sans légende date de 1903[43].

Patrimoine religieux

L’église paroissiale Saint-Denis, ancien prieuré de l’abbaye de Cluny fondé par saint Maïeul, domine le village. La nef, reconstruite en 1789-1790, forme une croix latine, et est comprise entre une façade occidentale romane et un chœur vaste et remarquable par son architecture gothique du XIVe siècle (selon Raymond Collier) ou des XIe-XIIIe siècles selon les Monuments historiques[44]. Les deux travées du chœur sont voûtées d’ogives. Des colonnes et colonnettes encastrées dans les murs, avec des chapiteaux ornés de feuilles d'acanthe et de fugures fantastiques, soutiennent les arcs et les croisillons de la vôute. Les bas-côtés sont ajoutés au XIVe siècle, des chapelles à la fin du XVIe et au début du XVIIe[44]. Le clocher est construit au-dessus du chœur[45]. Elle possédait un cloître, qui a disparu mais dont on retrouve les traces dans les maisons avoisinantes[46]. L’ensemble du bâtiment est inscrit avec la cour qui avoisine[44]. Elle possède, dans son mobilier, 48 stalles du XVIe siècle ; la clôture des fonts baptismaux, qui est l’ancien jubé, haut de 2,4 m, datent des environs de 1600, et a été classé monument historique au titre objet[47],[48].

La chapelle Saint-Mayeul, située au village, construite en 1743, est plafonnée. La tour du clocher est construite sur la façade occidentale[49].

Chapelle Saint-Jean (en ruine) D15

Chapelle Saint-Anne, aujourd'hui maisons d'habitation

Recherches archéologiques

Une nécropole de l’Antiquité tardive[50].

Vie locale

Sports

L'Alliance Sportive Valensole Gréoux gère une équipe de football commune aux 2 villes. Le ski, le tennis et la pétenque ont également leur association à Valensole.

Une piscine municipale est à disposition des habitants de la commune, près du complexe sportif[51].

Santé

En plus des services d'urgence (SAMU, Pompiers), plusieurs professions de santé[52] sont présentes à Valensole : 2 médecins, 2 cabinets d'infirmiers, 3 kinésithérapeutes, une pharmacie et 2 dentistes.

Services publics

Enseignement

La commune est dotée de deux écoles, une école maternelle et une école primaire[53].

Évènement

Rencontres mondiales du conte qui se tiennent à la Toussaint.

Fête de la lavande 3e dimanche de juillet

Personnalités liées à la commune

  • saint Mayeul de Cluny, né en 910 à Valensole.
  • Honoré Chaurand (1617-1697), né à Valensole, missionnaire jésuite, fonda 126 hôpitaux pour les pauvres.
  • Jacques Robert (1671-?), docteur en médecine, se signala pendant la peste de 1720 à Marseille, et concourut à la publication d'observations sur la peste.
  • Joseph Renouard (1675-?), de la congrégation de l'Oratoire, se fit un nom dans l'enseignement des belles-lettres, mourut à Aix, en 1754, laissant quelques manuscrits précieux.
  • Louis-Mayeul Chaudon (1737-1817), biographe auteur du Nouveau dictionnaire historique.
  • Esprit Joseph Chaudon (1738-1800), son frère, bibliographe et homme de lettres ;
  • François-Melchior Chaudon (1739-ap. 1805), leur frère, biographe ;
  • Joseph Giraud, ancien curé de Valensole, consacra les loisirs de sa vieillesse à la composition d'une Vie de saint Mayeul, imprimé à Avignon en 1821.
  • Gaspard Jean-Baptiste Brunet (1734-1793), général de la Révolution française.
  • Pierre Charles Silvestre de Villeneuve (1763-1806), vice-amiral, se distingua à la bataille d'Aboukir et commanda la flotte franco-espagnole lors de la bataille de Trafalgar.

Voir aussi

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Articles de Wikipédia

Liens externes

Sources

Bibliographie

  • Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p.
  • Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969
  • Jean-Joseph-Maxime Féraud. Histoire, géographie et statistique du département des Basses-Alpes, Chantemerle éditeur, Nyons, 1972, réimp. de l'édition définitive de Digne, 1861.

Également utilisées :

  • Morphogenèse, Activité érosive et détritisme alluvial holocènes dans le bassin de la Moyenne-Durance, Cécile Miramont, (éditeur ?), Aix-Marseille, 1998.
  • Les terrains quaternaires au pied des Alpes de Digne, Michel Dubar, CNRS, Paris, 1979.
  • Les archives de Valensole, John Windsor, association des amis du vieux Valensole, (date ?).

Notes

  1. Sondage des Mées (1976-1977), carte géologique de la France. 943 Forcaquier Feuille 3341. BRGM 1982
  2. Jean Goguel, Les Alpes de Provence, Géologie Régionale de Ici France, Paris, 1953
  3. [PDF] Dossier de paca.ecologie.gouv.fr.
  4. IGN, Géoportail, consultation à l’échelle Ville + 1/4, le 12 décembre 2008
  5. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume III : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, § 30 409, p 1726
  6. a et b Histoire, géographie et statistique du département des Basses-Alpes, Jean-Joseph-Maxime Féraud, éd. Vial, Digne-les-Bains, 1861, p. 349.
  7. Anne Richier, « Valensole », Archéologie médiévale, no 39, 2009, Éditions du CNRS, p. 315-316
  8. a et b Histoire, géographie..., op. cit., p. 350.
  9. a, b, c et d Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 205
  10. Parc naturel du Luberon, Autour de l’An Mil en pays de Forcalquier, catalogue d’exposition, 2007, p 31
  11. Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 163
  12. a, b et c Abbé Féraud, Histoire, géographie..., op. cit., p. 351.
  13. Louis Stouff, « carte 86 : Port, routes et foires du XIIIe au XVe siècles », in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
  14. Baratier et Hilsdesheimer, « carte 122 : Les foires (1713-1789) », in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
  15. a et b Histoire, géographie..., op. cit., p. 352.
  16. a et b Histoire, géographie..., op. cit., p. 356.
  17. Histoire, géographie..., op. cit., p. 354.
  18. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 292
  19. Robert-Henri Bautier, « Les loges maçonniques (seconde moitié du XVIIIe siècle) », cartes 120 et 121 et commentaire in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
  20. Patrice Alphand, p 296-297
  21. Michel Vovelle, « Diffusion et répression du mouvement fédéraliste en 1793 », carte 157 et commentaire, in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
  22. Pierre Girardot, « Diversité, unité et prolongement de la Révolution dans les Basses-Alpes », La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 142
  23. Pierre Girardot, op. cit., p. 142-144
  24. Louis de Bresc Armorial des communes de Provence 1866. Réédition - Marcel Petit CPM - Raphèle-lès-Arles 1994
  25. Site de la préfecture des AHP
  26. Conseil constitutionnel, liste des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République, Journal officiel de la République française du 12 avril 1988, page 4784, disponible en ligne, consulté le 29 juillet 2010
  27. Parrainages élection présidentielle 2002, consulté le 28 juillet 2010
  28. Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République de 2002
  29. (fr) Impots locaux à Céreste, taxes.com
  30. Robert Niel, Le Roman des brigands dans les Basses-Alpes de 1789 à 1802, Impr. B. Vial (Digne-les-Bains), 2007. - 190 p., (ISBN 978-2-9530563-1-0)
  31. Insee, Population légale au 1er janvier 2008, consulté le 23 septembre 2011
  32. Valensole sur le site de l’Insee
  33. EHESS, notice communale de Valensole sur la base de données Cassini, consultée le 31 juillet 2009
  34. entreprises pour agriculteurs
  35. Fiche de "Les Drailles e Saint Mayeul" sur le site de Valensole
  36. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p., p. 271
  37. Raymond Collier, op. cit., p. 424
  38. Raymond Collier, op. cit., p. 57
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  41. Arrêté du 25 octobre 1962, notice de la Base Mérimée, consultée le 4 mars 2009
  42. Raymond Collier, op. cit., p 429
  43. Jean-Marie Homet et Franck Rozet, Cadrans solaires des Alpes-de-Haute-Provence, Édisud, Aix-en-Provence, 2002, ISBN 2-7449-0309-4 , p. 109
  44. a, b et c Arrêté du 24 janvier 1994, notice de la Base Mérimée, consultée le 4 mars 2009
  45. Raymond Collier, op. cit., p. 178-179
  46. Raymond Collier, op. cit., p 82
  47. Arrêté du 20 janvier 1936, notice de la Base Palissy, consultée le 4 mars 2009
  48. Raymond Collier, op. cit., p. 516 et 518
  49. Raymond Collier, op. cit., p. 233
  50. [PDF] Plaquette de l'INRAP.
  51. complexe sportif de Valensole
  52. Liste desprofessionnels de santé à Valensole
  53. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des écoles de la circonscription de Manosque, publiée le 27 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010

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