Les Mees (Alpes-de-Haute-Provence)


Les Mees (Alpes-de-Haute-Provence)

Les Mées (Alpes-de-Haute-Provence)

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Les Mées

Village des Mées
Village des Mées

Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Digne-les-Bains
Canton Les Mées
Code Insee abr. 04116
Code postal 04190
Maire
Mandat en cours
Raymond Philippe
2008-2014
Intercommunalité sans
Démographie
Population 3 352 hab. (2006)
Densité 51 hab./km²
Géographie
Coordonnées 44° 01′ 50″ Nord
       5° 58′ 38″ Est
/ 44.0305555556, 5.97722222222
Altitudes mini. 348 m — maxi. 824 m
Superficie 65,4 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Les Mées, en provençal Lei Meas, est une commune française située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Méens.

Sommaire

Économie

Géographie

Le village est situé à 410 m d’altitude[1]. La commune est traversée par la Durance.

Lieux-dits et écarts

Cette commune comporte de nombreux hameaux et lieux-dits, dans sa partie en aval sur la vallée de la Durance. Dabisse est le hameau le plus important, et possède une école ainsi qu'une salle municipale. Les Pourcelles, hameau plus excentré, possède une salle municipale mais n'a plus d'école depuis une trentaine d'années.

Communes limitrophes

Toponymie

Le nom du village, tel qu’il apparaît pour la première fois dans les textes au XIe siècle (Metas), est interprété de différentes manières [1],[2] :

  • une francisation de l’occitan meya, qui signifie meule de blé, pour désigner les Pénitents, selon Ernest Nègre ;
  • Metas, les bornes, en référence aux Pénitents, selon Michel de la Torre.

Histoire

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes au XIe siècle[1].

Une place forte se constitue au Moyen Âge. Elle a ses syndics au XIIIe siècle, puis bénéficie du consulat en 1560.

Un bac permettant de traverser la Durance est attesté en 1348[3].

La famille Beaufort-Canillac, qui possédait la seigneurie des Mées, vivait en Auvergne. Elle déléguait un intendant très sévère, d’où une lutte ancienne du village pour racheter des droits au seigneur, et ainsi diminuer la pression fiscale :

  • en 1519, rachat des moulins, des fours, du droit de dérivation des eaux, des terres vaines ;
  • en 1551, rachat des terres censives ;
  • en 1592, rachat du droit de juridiction directe, des droits de péage, du château (en ruines) ;
  • en 1660, rachat du moulin à farine[4]. La commune possédait également la moitié des droits du bac, et en percevait les revenus[5].

Les terres du bord de la Durance et de la Bléone appartenaient à l’Église (plusieurs centaines d’hectares) et étaient irriguées. Afin de maintenir son influence, elle entretient jusqu’à 18 prêtres dans le village. Le village abrite de nombreux réformés qui quittent le pays en 1685 (révocation de l’Édit de Nantes). Le château est détruit en 1575, sur ordre de Carcès. En 1649, lors de la Fronde, le village se révolte en soutien au parlement de Provence ; il est maté par un régiment de cavalerie de Digne et paie 6000 livres d’amende[6].

Durant la Révolution, la société patriotique de la commune y est créée pendant l’été 1792[7]. Elle accueille la première assemblée générale des sociétés populaires du département les 14 et 15 juillet 1792[8]. En mars 1793, vingt volontaires sont envoyés à l’armée : la commune donne 500 livres à chacun. Le conseil municipal est dissous en 1798.

De ce passé autonome et progressiste, la ville tire une solide tradition républicaine, et résiste au coup d'État du 2 décembre 1851. Lors des opérations militaires de la résistance au coup d’État, Aillaud de Volx choisit d’affronter les troupes de Bonaparte aux Mées, certain du soutien de ses habitants[9], et y remporte une victoire le 8 décembre, après laquelle les insurgés se dispersent[10].

Durant la Seconde Guerre mondiale, Jehan Dienne et sa femme Marie-Jeanne, avec sa belle-mère Elizabeth Roubinet, sauvent des Juifs de la déportation, et ont été pour cette raison distingués comme Justes parmi les Nations[11],[12],[13].

Héraldique

Blason Les Mees.svg

Blasonnement :
De gueules à la lettre M d'argent accompagnée en pointe de trois roses du même et en chef de trois fleurs de lis d'or.
Devise : DE ROSIS AD LILIA.[14]

Armes parlantes : La lettre M capitale est l'initiale du nom de la ville. Les trois roses et les trois fleurs de lis rappellent la devise : De rosis ad lilia (des roses aux lis). Au XVIe siècle, la ville racheta peu à peu ses droits au seigneur, la famille Beaufort-Canillac dont les trois roses étaient l'emblème puis elle fit don de ces droits au royaume de France représenté par les trois fleurs de lis[15].

Prononciation du nom

Au siècle dernier, les habitants de la région prononçaient les Mès (avec un s sonore). L'amuissement de la finale, amorcé dès les années 1960, domine nettement aujourd'hui (2004) : on dit actuellement les Mé.

Patrimoine géologique

Les village des Mées (à droite) et sa curieuse formation rocheuse: "les Pénitents"

Sur la commune des Mées se trouve une conformation géologique très particulière, nommée les Pénitents (site classé). Ce nom provient de la forme d'une masse rocheuse très découpée, à côté du village, qui évoque un groupe de moines coiffés de capuches pointues. Celle-ci est le résultat de l'érosion sur le substrat rocheux, qui possède des irrégularités de cohésion, et conduit donc à des zones proéminentes et à d'autres surcreusées. Ce substrat est la « formation de Valensole », conglomérat formé par une accumulation de débris subalpins au cours de la fin du Miocène et du Pliocène, épais de plusieurs centaines de mètres. Bien que la façade des Pénitents évoque des formes rocheuses plus ou moins coniques, il s'agit d'un ensemble de crêtes et de minuscules canyons, s'interrompant simulanément sur un plan vertical. Cette formation s'étire sur environ un kilomètre, et la falaise la plus haute atteint 114 mètres.

On les appelle les Pénitents des Mées en raison de leur silhouette ; d'après la légende, ils représentent les moines de la Montagne de Lure qui ont été pétrifiés (au sens propre) par saint Donat au temps des invasions sarrasines pour s'être épris de belles jeunes femmes Mauresques qu'un seigneur avait ramenées d'une croisade. Les rochers ressemblent effectivement à une procession de moines capuchés de leur cagoule pointue que l'on devine alors honteux de leurs désirs si l'on connaît la légende...

Un seul sentier permet de traverser cette barre rocheuse. Il rejoint le sentier des crêtes qui part du village et longe par le haut cet ensemble, puis le traverse à une extrémité, et le longe par le pied. Les autres canyons sont d'accès difficile et très dangereux à cause des chutes de pierres fréquentes. La pratique de l'escalade n'y est pas possible, la roche n'ayant pas la cohésion appropriée.

On trouve, dans cette masse rocheuse sculptée deux grottes d'accès facile (la Grotte des Loups et la Grotte du Magicien), ainsi qu'une cavité à l'accès extrêmement difficile, dans laquelle se trouve deux poutres entrecroisées ("La Croix"), dont l'âge et l'origine sont mystérieux. En outre, il a été observé dans ce labyrinthe rocheux des marques d'installations anciennes dans un endroit stratégique (entailles dans la roche pour installer des poutres), mais ces vestiges ne sont pas datables.

Au XVIIIe siècle, une galerie de 200 m a été creusée au travers de la barre rocheuse afin de s'affranchir des eaux de ruissellement qui dévastaient le village lors des orages.

La chapelle Saint Roch est construite à quelques mètres de la base de la masse rocheuse, au-dessus du village. Son origine remonte au XIe siècle, elle a été largement modifiée ensuite).

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
Paul Bourelly
Salvator
1921 1928 Jean-Louis Chaix
Elie Richaud
Jean Louis Guichard
Charles Henri Jugy
Bouvet
2001 réélu en 2008[16] Raymond Philippe PCF

Démographie

Évolution démographique
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1805 lacune 2209 2146 2129 2082 2030 1950 1893
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1964 2030 2116 2165 2214 2124 2034 1993 1922
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1924 1753 1783 1491 1449 1451 1390 1542 1566
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 - -
2370 2063 2128 2275 2601 2925 3352[17] - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale en 2006
Sources : INSEE[18], EHESS[19]
Courbe d'évolution démographique des Mées depuis 1793

Lieux et monuments

Des éléments de fortification subsistent, dont un passage voûté formant porte au bout de la rue d’En-Ville[21]. Les rues du village offrent quelques maisons de la fin du XVe et du début du XVIe siècle[22], du XVIIe siècle[23]. Rue Font-Neuve, se trouve une porte sculptée d’éléments architectoniques (mi XVIIe siècle[24]). L’Hôtel de Crose est inscrit aux monuments historiques[25]. L’ancienne mairie et tribunal possède une cheminée de gypserie ornée de motifs floraux[26]. L’hôtel Latil d’Entraigues, ou hôtel de Trimond, possédait des rosaces aux plafonds, des dessus-de-porte en gypserie, déposés ou cachés par une restauration[27].

Le premier pont suspendu sur la Durance est construit en 1841-1843, pour remplacer le bac du Loup, en face de Ganagobie. Concédé à une société privé, la Société du Pont, il est emporté en 1843 par une crue de la Durance le jour de son inauguration. Le bac est remis en service jusqu’en 1857 et la mise en service d’un nouveau pont sans péage, décidée en 1846. Il est alors constitué de deux travées de 82 m de long, supportant un tablier de 5 m de largeur, en mélèze. Il est testé à l’épreuve de 16 wagons remplis de pierre pesant 82,72 t. En 1878, la circulation est limitée à 1 voiture de moins de 3 t à la fois, puis il est renforcé de câbles supplémentaires en 1904, et restauré en 1941. Le bombardement par les alliés, les 15 et 16 août 1944, échoue, et fait 100 morts à Digne et Sisteron. La Résistance se charge alors de détruire une travée. Après la guerre, une passerelle piétonne provisoire est établie, avant la construction d’un nouveau pont-poutre métallique de type Waren, en 1952-1956. Ce pont, qui est l’actuel pont, est long de 172 m, avec une chaussée de 6 m de large et des trottoirs de 1 m[28],[29].

Le temple, d’époque Renaissance, subsiste encore : la façade est ornée d’un fronton, soutenu par deux colonnes baguées lisses et vermiculées[30].

La chapelle Saint-Roch est à la sortie de la combe à l'est du village[31]. La chapelle Saint-Honorat, près du village de Paillerols, a pu appartenir à l’abbaye de Boscodon, est romane. Le chœur est bordé de chapelles qui forment un faux transept. Elle est entièrement voûtée en berceau. Le tympan du portail occidental est monolithe. Elle est datable du XIIIe siècle[32]. En mauvais état, le clocher-mur est partiellement tombé ; la façade est ornée d’un œil-de-bœuf. Elle est classée monument historique[33].

L’église paroissiale Notre-Dame-de-l’Olivier, démolie en même temps que Saint-Félix (en 1562 par Paulon de Mauvans), est reconstruite en 1593. Le chœur est voûté d’ogives[34]. Sur le flanc nord, une chapelle de trois travées de longueur (peut-être un ancien collatéral) est composée de deux parties : une travée sous croisée d’ogives, dont les fines colonnettes sont ornées de feuillages, et les deux autres, également sous croisées d’ogives, mais plus anciennes et avec des colonnettes engagées. Difficilement datables, elles sont construites entre le XVIe siècle et 1651[35]. Le clocher massif, construit en galets en 1560, porte une horloge[36]. Son campanile de ferronnerie est composé de deux étages orné de volutes[37]. Dans son mobilier, se trouve un tableau de la Vierge, du XVIIIe siècle, attribué à Mignard ou Van Loo autrefois, puis à Michel Serre. Il est classé monument historique au titre objet[38],[39].

Personnalités liées à la commune

Christian Chavrier (naissance aux Mées le 15 mars 1965), personnalité politique française

Voir aussi

Articles de Wikipédia

Liens externes

Sources

Notes

  1. a , b  et c Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », Paris, 1989, Relié, 72 (non-paginé) p. (ISBN 2-7399-5004-7) 
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume II : Formations non-romanes ; formations dialectales § 22236, p 1191
  3. Catherine Lonchambon, « D’une rive à l’autre de la Durance : d’étranges bateaux », in Guy Barruol, Denis Furestier, Catherine Lonchambon, Cécile Miramont, La Durance de long en large : bacs, barques et radeaux dans l’histoire d’une rivière capricieuse, Les Alpes de lumière no 149, Forcalquier 2005, ISBN 2-906162-71-X, p 55
  4. Pierre Girardot, « Diversité, unité et prolongement de la Révolution dans les Basses-Alpes », La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 145
  5. Catherine Lonchambon, op. cit., p 54
  6. Pierre Girardot, p 145
  7. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-297
  8. Alphand, p 308
  9. Pierre Girardot, p 147
  10. Jean-Yves Royer, Forcalquier, auto-édition, 1986, p 66
  11. Article « Jehan Dienne » sur le site Anonymes, Justes et persécutés pendant la période nazie dans les communes de France, en ligne [1], consulté le 5 octobre 2008
  12. Article « Marie-Jeanne Dienne » sur le site Anonymes, Justes et persécutés pendant la période nazie dans les communes de France, en ligne [2], consulté le 5 octobre 2008
  13. Article « Elizabeth Roubinet » sur le site Anonymes, Justes et persécutés pendant la période nazie dans les communes de France, en ligne [3], consulté le 5 octobre 2008
  14. Louis de Bresc Armorial des communes de Provence 1866. Réédition - Marcel Petit CPM - Raphèle-lès-Arles 1994
  15. Louis de Bresc Armorial des communes de Provence 1866. Réédition - Marcel Petit CPM - Raphèle-lès-Arles 1994
  16. Site de la préfecture des AHP
  17. INSEE, Population municipale au 1er janvier 2006, consulté le 11 janvier 2009
  18. Les Mées sur le site de l'Insee
  19. EHESS, notice communale des Mées sur la base de données Cassini, consultée le 27 juillet 2009
  20. Raymond Collier, op. cit., p 429
  21. Raymond Collier, op. cit., p 306
  22. Raymond Collier, op. cit., p 359
  23. Raymond Collier, op. cit., p 363
  24. Raymond Collier, op. cit., p 519
  25. Arrêté du 21 février 1989, notice de la Base Mérimée, consultée le 26 novembre 2008
  26. Comtesse du Chaffaut, Gypseries en Haute-Provence : cheminées et escaliers (XVIe-XVIIe siècles), Turriers, Naturalia publications, 1995, ISBN 2-909717-22-4, p 79
  27. Comtesse du Chaffaut, Gypseries..., op. cit., p 80
  28. Notice qui lui est consacrée par Guy Barruol in Guy Barruol, Philippe Autran et Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de Lumière no 153, Forcalquier 2006, p 93-95
  29. Nicolas Janberg, Pont des Mées, notice sur Structurae, publiée le 5 décembre 2006, [4], consultée le 24 janvier 2009
  30. Raymond Collier, op. cit., p 446
  31. Raymond Collier, op. cit., p 57
  32. Raymond Collier, op. cit., p 141
  33. Arrêté du 20 janvier 1983, notice de la Base Mérimée, consultée le 26 novembre 2008
  34. Raymond Collier, op. cit., p 172
  35. Raymond Collier, op. cit., p 188
  36. Raymond Collier, op. cit., p 159 et 448
  37. Raymond Collier, op. cit., p 521
  38. Arrêté du 19 juin 1908, notice de la Base Palissy, consultée le 26 novembre 2008
  39. Raymond Collier, op. cit., p 476
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