Simiane-la-Rotonde


Simiane-la-Rotonde

43° 58′ 52″ N 5° 33′ 48″ E / 43.9811111111, 5.56333333333

Simiane-la-Rotonde
La Rotonde de Simiane
La Rotonde de Simiane
Armoiries
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Banon
Code commune 04208
Code postal 04150
Maire
Mandat en cours
Alain Cassan
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Banon

Pays de Haute-Provence

Démographie
Population 574 hab. (2007)
Densité 8,5 hab./km²
Géographie
Coordonnées 43° 58′ 52″ Nord
       5° 33′ 48″ Est
/ 43.9811111111, 5.56333333333
Altitudes mini. 456 m — maxi. 1 113 m
Superficie 67,86 km2

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Simiane-la-Rotonde est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Simianais.

Simiane a reçu le label « village et cité de caractère ».

Sommaire

Géographie

Vue d'ensemble du village

Simiane-la-Rotonde est situé à 630 m d’altitude[1] sur les plateaux des Monts de Vaucluse, dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, à la frontière du Vaucluse.

Villes les plus proches : Apt (84), Sault (84), Forcalquier (04) et Manosque (04).

Accès

L'accès à Simiane se fait par la RD51, entre Gignac, dans le Vaucluse et Banon, dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Communes limitrophes

Hameaux et lieux dits

Hameau de Carniol
  • Carniol
  • Chapeau Rouge
  • Valsainte

Relief

Le territoire de la commune est un plateau entaillé par les gorges de Vaumale. Il présente de nombreux avens.

Géologie

La commune, dans sa partie occidentale est située sur un substrat de couches de calcaires à faciès urgonien (Crétacé). Ce calcaire se présente selon un modelé karstique avec lapiaz, avens et dolines. Il est associe à de couches sédimentaires du Bédoulien et de calcarénites du Barrémien (Secondaire), recouvert par des colluvions et alluvions siliceuses et des argiles de décalcification du Quaternaire[2].

Ce plateau calcaire, percé d'avens, est un énorme bassin aquifère qui va de la Montagne de Lure jusqu’au Mont-Ventoux. Les rivières souterraines du Plateau alimentent la résurgence de Fontaine-de-Vaucluse. On a recensé plus de deux cents gouffres ou avens aux ouvertures parfois très étroites et difficilement repérables.

Sismicité

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque nul. Simiane-la-Rotonde, qui se situe dans le canton de Banon, est donc dans la zone à risque très faible[3].

Hydrographie

La commune de Simiane est traversée par le Calavon, la Riaille[4], ainsi que par le ravin de la prée[5].

Climatologie

Cette région des Alpes provençales est soumise à un climat méditerranéen d'intérieur, dit tempéré continental. Les hivers sont plus froids qu'en Basse Provence, avec des gelées fréquentes. Les étés sont très chauds et secs. Dans les régions abritées, les hivers sont souvent plus secs que les intersaisons[6].

Relevé météorologique du plateau d'Albion pour une altitude moyenne de 900 mètres.
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) -1,0 -1,0 2,0 4,0 8,0 12,0 14,0 14,0 11,0 7,0 3,0 -1,0 5,5
Température moyenne (°C) 3,5 5,5 7,5 10,0 14,0 18,5 21,0 21,0 17,0 12,5 7,5 2,0 11,7
Température maximale moyenne (°C) 8,0 10,0 13,0 16,0 20,0 25,0 28,0 28,0 23,0 18,0 12,0 8,0 17,0
Précipitations (mm) 26,9 24,3 23,8 44,0 40,0 27,9 20,9 32,7 45,9 53,5 52,4 30,7 482,8
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
26.9
 
8.0
-1.0
 
 
24.3
 
10.0
-1.0
 
 
23.8
 
13.0
2.0
 
 
44.0
 
16.0
4.0
 
 
40.0
 
20.0
8.0
 
 
27.9
 
25.0
12.0
 
 
20.9
 
28.0
14.0
 
 
32.7
 
28.0
14.0
 
 
45.9
 
23.0
11.0
 
 
53.5
 
18.0
7.0
 
 
52.4
 
12.0
3.0
 
 
30.7
 
8.0
-1.0
Temp. moyennes maxi et mini (°C) • Précipitations (mm)

Flore et faune

Hêtre

Flore

Sur le plateau d'Albion, et donc sur le territoire de la commune, la flore et les espèces arbustives sont de type montagnard ou supra-méditerranéen et oro-méditerranéen. La sylve est composée de chêne pubescent, chêne sessile, hêtre, tremble, bouleau, pin sylvestre, pin maritime, genêt à balais, bruyère callune et châtaignier[7].

On rencontre aussi sous forme de landes ou de garrigues la bugrane striée, le brome dressé, le thym, le genêt cendré et la lavande à feuilles étroites. Plus spécifiques des champs, des talus ou des dolines se multiplient la gagée des champs, l'ophioglosse des marais, la danthonie des Alpes, la Ventenatée douteuse et le ciste à feuilles de laurier[7].

Plus rares, mais spécifiques au plateau, on trouve l'adonis flamme, l'aspérule des champs, la Caméline à petits fruits, le gaillet à trois pointes, le Grand polycnémum, le buplèvre à feuilles rondes, la nielle des blés, l' androsace à grand calice et la Vachère d'Espagne (en)[7].

Champignons

Liées à une ou quelques espèces d'arbre, les champignons abondent, en saison, sur le plateau. On y trouve, le lactaire délicieux, dit pinin, le Lactaire sanguin (Lacterius sanguifluus), dit sanguin, les bolets dont le cèpe tête-de-nègre, les chanterelles dont la girolle (Cantharellus cibarius), sans oublier le pied-de-mouton, (Hydnum repandum) et surtout le petit gris ou griset du Ventoux (Tricholoma myomyces)[8].

Faune

Bécasse des bois
Lièvre

On trouve des insectes dont les plus caractéristiques sont le grand capricorne, la lucane cerf-volant et l'écaille chinée, des reptiles tels que la vipère aspic, venimeuse mais qui fuit au moindre bruit, et un batracien le pélodyte ponctué[9].

De nombreux oiseaux nichent sur plateau dont les pies grièches (pie-grièche à tête rousse, pie-grièche écorcheur, pie-grièche méridionale, pie-grièche à poitrine rose), les bruants (bruant fou, bruant ortolan, bruant proyer). S'y ajoutent des granivores (caille des blés, moineau soulcie), des insectivores (fauvette orphée, guêpier d'Europe, huppe fasciée, œdicnème criard, pic épeichette, râle des genêts, torcol fourmilier) et des espèces omnivores (cochevis huppé, bécasse des bois, outarde canepetière)[9].

En plus de ces espèces, on retrouve nombre de rapaces diurnes prédateur de la faune locale d'une part, tels que le circaète Jean-le-blanc, le busard cendré, l'aigle royal, l'aigle botté, l'autour des palombes, le faucon hobereau et la bondrée apivore, ou nocturnes d'autre part, comme le petit-duc scops, le grand-duc d'Europe, la chouette chevêche et la chouette de Tengmalm[9],

Se rencontrent aussi fréquemment des grands et petits mammifères tels que le cerf élaphe, le sanglier, le renard, le lièvre et le lapin. Il est à signaler la présence de chauve souris, espèce prédatrice et nocturne (grand rhinolophe, petit rhinolophe, noctule de Leisler)[9].

Histoire

Préhistoire

Au Paléolithique, différents sites des anciennes communes sont fréquentés : les Ribbes, le Saut-du-Loup et Piparoux, le Mazet (Levallois et micoquien). Le Vieux-Carniol est aussi fréquenté au Néolithique, puis à l’âge du fer. On peut aussi citer l’abri du Saut du Moine pour le mésolithique, les sites du Collet-Saint-Marc, des Taillades (Valsaintes) et de Bidousse et la Cabane (Carniol) pour le chalcolithique[10].

Cette abondance de sites, notamment néolithiques, qui se confirme dans les communes voisines de Vachères et Oppedette, est expliquée par la nature du sol : grès et sables cénomaniens, grès verts du clansayésien-albien, qui sont aisément cultivables avec des outils rustiques ou une araire qui ne travaille le sol qu’en surface. Ces sols acides favorisent en outre la pousse de plantes facilement inflammables (cystes, bruyère), donc favorisant une culture sur brulis[11].

Antiquité

Sur l’actuelle commune de nombreux ferriers, on a trouvé des traces d’exploitation antique puis médiévale du fer (l’Aramelle, la Ferrière)[12].

Le site du village est situé sur le cheminement d'une contrevoie de l'ancienne voie Domitienne reliant Sisteron à Apt. Un oppidum se trouvait à 400 m du village de Carniol (Terres Longues)[13].

Moyen Âge

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes au XIe siècle (Simiana)[14]. Il s’agit alors d’un prieuré de l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon. Au Moyen Âge, plusieurs des seigneurs de Simiane se font remarquer. D'abord lors de la première croisade auprès de Godefroy de Bouillon, ensuite par le contrôle d'autres lieux des environs (dont le village de Gordes, le pays d'Apt et le pays de Sault).

Au XIIe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possède un prieuré, la chapelle castrale, et deux églises rurales (toutes disparues), et perçoit les revenus de ces quatre établissements[15].

Au retour de la première croisade, la Rotonde (donjon de l'ancien château médiéval de Simiane-Agoult) est édifiée[16].

L’abbaye Notre-Dame de Valsaintes est fondée en 1188 (Vallis Sancta) et dépend de l’abbaye de Cîteaux[17]. Un village s’installe sous sa protection et les seigneurs de Simiane lui font don de la seigneurie de Boulinette (village actuellement sur le territoire de Simiane)[1].

La communauté de Carniol, citée en 1274 (Carnihols), dépendait de Valsaintes. Ruinée au moment de la guerre de Cent Ans, le village est inhabité au dénombrement de 1471, puis repeuplé par son seigneur, l’abbé de Valsaintes, au XVIe siècle[1],[18]. En 1765, il comptait 75 habitants[18].

En 1383, l’abbaye de Valsaintes concède une bastide pour la création d’une verrerie à Aiguebelle (ancienne commune de Valsaintes), qui donne par la suite lieu à un ensemble de verriers de Sault à la montagne de Lure. Deux bois étaient concédés avec la bastide, pour alimenter les fours. À partir du XVIe siècle, la verrerie évolue vers la verrerie d’art, avant de décliner et de produire du verre de mauvaise qualité au XIXe siècle[19].

Renaissance

À la Renaissance le village prospère, notamment grâce aux nombreuses verreries (la première est créée au XIVe siècle[1]) dont la production est distribuée sur la Provence entière jusqu'à la fin du XIXe siècle.

L'abbaye, qui est abandonnée depuis XIVe siècle, est réoccupée vers 1500[1]. Entretemps, ses possessions avaient été attribuées à l’abbaye de Silvacane[17]. En 1657, l’abbaye déménage à Boulinette, et disparaît à la Révolution[1]. Le village compte 54 habitants en 1765[17].

Période moderne

Durant la Révolution, les communes de Simiane et de Carniol comptent chacune une société patriotique, toutes deux créées après la fin de 1792[20].

Période contemporaine

Pendant la Seconde Guerre mondiale, un bombardier Wellington s'est écrasé au hameau de Chavon. Cela eut lieu le 10 mai 1944 à deux heures du matin, alors que l'avion revenait d'une mission de bombardement sur Valence (Drôme), où il avait été gravement touché par un tir d'artillerie anti-aérienne. En hommage aux cinq aviateurs de la RAF qui ont péri brûlés vifs, une stèle a été érigée et une sculpture a été réalisée par Éric Deschamps avec les restes de l'avion calciné. À cet endroit, appelé la combe de l'avion, on peut lire les noms des aviateurs qui furent inhumés dans la journée, et ceux des sept résistants de la section atterrissage parachutage de Simiane qui étaient chargés cette nuit-là de la réception au sol d'un parachutage, et dont les feux de balisage ont pu être confondus par l'équipage avec ceux d'un terrain d'atterrissage. En septembre 1944, leurs dépouilles ont été transférées par la Royal Air Force au cimetière de Mazargues, à Marseille.[21]. Depuis 2002, les noms des aviateurs britanniques figurent également sur une plaque près du monument aux morts du village[22].

En 1974, la commune fusionne avec celles de Carniol et de Valsaintes[23].

Le plateau d'Albion assez proche, de par son ancienne affectation militaire (silos à missiles nucléaires) est en partie responsable du faible développement de ce secteur. La proximité du Luberon et l'abandon du site de Saint-Christol (plateau d'Albion) par les militaires ont permis un petit essor touristique.

Toponymie

Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois au XIe siècle (castri Simianæ), dérive du gentilice romain Simius, augmenté du suffixe -ana, ce qui signifie domaine de Simius. Le nom propre Simius provient probablement du nom commun simius, singe[24],[25]. La commune s’appelle Simiane-la-Rotonde depuis 1954[23]. Elle se nomme Simiana-la-Rotonda en provençal selon la norme classique et Simiano-la-Routoundo selon la norme mistralienne.

Héraldique

Blason de Simiane la Rotonde

D'or semé de tours et de fleurs de lys d'azur [26]

Administration

Municipalité

Mairie de Simiane la Rotonde
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
décembre 1792 décembre 1793 Palhier de Sylvabelle    
         
septembre 1795   Palhier de Sylvabelle   député aux Cinq-Cents
puis conseiller général
         
    Jean-Louis Adrian PS Conseiller général
         
mars 2001 réélu en 2008[27] Alain Cassan DVG  

Intercommunalité

Simiane-la-Rotonde fait partie de la communauté de communes du Pays de Banon, qui regroupe 10 communes.

Urbanisme intra-muros

Habitat perché

Simiane sur son éperon rocheux

Ce type d'habitat est considéré comme typiquement provençal, il est surtout typiquement méditerranéen. Ces villages sis sur leur « acropole rocheuse », qui ont gardé leur aspect médiéval, forment par l'orientation des façades de leurs maisons – vers la vallée ou la voie de communication – un véritable front de fortification[28].

Fernand Benoit souligne leur origine quelques fois préhistorique en signalant que Cicéron, à propos des Ligures qui peuplaient la région, les dénomme castellani, c'est-à-dire habitants des castellas (Brutus, LXXIII, 256)[28]. Ces villages perchés se trouvent dans essentiellement dans les zones collinaires dont le terroir est pauvre en alluvions et où l'eau est rare[29].

De plus ce groupement en communauté refermée sur elle-même correspond à des régions de petites propriétés, où les seules terres fertiles se situent au fond de quelques vallons, et ce regroupement a facilité l'existence d'un artisanat rural indispensable aux villageois (charron, forgeron, etc.). A contrario, l'habitat dispersé implique de grands domaines qui tendent à vivre en autarcie. D'où la loi émise par Fernand Benoit : « La misère groupe l'habitat, l'aisance le disperse »[29].

Maison en hauteur

Maison en hauteur avec le rez-de-chaussée réservé au bétail et l'étage au paysan villageois et à sa famille

Fernand Benoit explique que « son originalité consiste à placer les bêtes en bas, les hommes au-dessus ». Effectivement ce type d'habitation, qui se retrouve essentiellement dans un village, superpose sous un même toit, suivant une tradition méditerranéenne, le logement des humains à celui des bêtes. La maison en hauteur se subdivise en une étable-remise au rez-de-chaussée, un logement sur un ou deux étages, un grenier dans les combles. Elle était le type de maison réservée aux paysans villageois qui n'avaient que peu de bétail à loger, étant impossible dans un local aussi exigu de faire tenir des chevaux et un attelage[30].

Elle se retrouve aujourd'hui dans nombre de massifs montagneux de la Provence occidentale, dont les vallées alpines de la Bléone et du Haut Verdon, dans la montagne de Lure où elle est courante à Banon, Cruis, Saint-Étienne-les-Orgues et Sigonce[31].

Ces maisons datent pour la plupart du XVIe siècle, période où les guerres de religion imposèrent de se retrancher derrière les fortifications du village. Celles-ci finies, il y eut un mouvement de sortie pour établir dans la périphérie de l'agglomération des « maisons à terre », plus aptes à recevoir des bâtiments annexes[31].

En effet, ce type d'habitation, regroupant gens et bêtes dans un village, ne pouvait que rester figé, toute extension lui étant interdite sauf en hauteur. Leur architecture est donc caractéristique : une façade étroite à une ou deux fenêtres, et une élévation ne pouvant dépasser quatre à cinq étages, grenier compris avec sa poulie extérieure pour hisser le fourrage. Actuellement, les seules transformations possibles - ces maisons ayant perdu leur statut agricole - sont d'installer un garage au rez-de-chaussée et de créer de nouvelles chambres au grenier[32]. Pour celles qui ont été restaurées avec goût, on accède toujours à l'étage d'habitation par un escalier accolé à la façade[31].

La présence de terrasse ou balcon était une constante. La terrasse servait, en priorité, au séchage des fruits et légumes suspendus à un fil de fer. Elle était appelée trihard quand elle accueillait une treille qui recouvrait une pergola rustique. Quand elle formait loggia, des colonnettes soutenant un auvent recouvert de tuiles, elle était nommée galarié ou souleriè[33].

Urbanisme extra-muros

Maison à terre

Maison à terre à Simiane avec son pigeonnier

Compartimenté dans le sens de la longueur, ce type de maison représente un stade d'évolution plus avancé que la « maison en hauteur ». Il est caractéristique de l'habitat dispersé qui se retrouve dans la basse vallée du Rhône, dans celle de la Durance et plus ponctuellement dans les vallées annexes comme celle du Calavon[34]. C'est l'habitation traditionnelle des pays de « riche culture »[35].

Ce type de maison est divisé en deux parties très distinctes dans le sens de la longueur. Le rez-de-chaussée est occupé par une salle commune dans laquelle est intégrée la cuisine. Très souvent se trouve à l'arrière un cellier contenant la réserve de vin et une chambre. Un étroit couloir, qui permet d'accéder à l'étage, sépare cet ensemble de la seconde partie réservée aux bêtes. Celle-ci se compose, dans la plupart des cas, d'une remise qui peut servir d'écurie et d'une étable. L'étage est réservé aux chambres et au grenier à foin qui correspond par une trombe avec l'étable et l'écurie[35].

Maison à terre à Simiane avec son pigeonnier et ses dépendances

À cet ensemble, s'ajoutaient des annexes. Une des principales était la tour du pigeonnier, mais la maison se prolongeait aussi d'une soue à cochons, d'une lapinière, d'un poulailler et d'une bergerie[35].

Alors qu'aucune maison en hauteur ne disposait de lieu d'aisance, même en ville, la maison à terre permet d'installer ces « lieux » à l'extérieur de l'habitation. Jusqu'au milieu du XXe siècle, c'était un simple abri en planches recouvert de roseaux (canisse) dont l'évacuation se faisait directement sur la fosse à purin ou sur le fumier[35].

La construction d'un tel ensemble étant étalée dans le temps, il n'y avait aucune conception architecturale pré-établie. Chaque propriétaire agissait selon ses nécessités et dans l'ordre de ses priorités. Ce qui permet de voir aujourd'hui l'hétérogénéité de chaque ensemble où les toitures de chaque bâtiments se chevauchent généralement en dégradé[36].

Chaque maison se personnalisait aussi par son aménagement extérieur. Il y avait pourtant deux constantes. La première était la nécessité d'une treille toujours installée pour protéger l'entrée. Son feuillage filtrait les rayons de soleil l'été, et dès l'automne la chute des feuilles permettait une plus grande luminosité dans la salle commune. La seconde était le puits toujours situé à proximité. Il était soit recouvert d'une construction de pierres sèches en encorbellement qui se fermait par une porte de bois, soit surmonté par deux piliers soutenant un linteau où était accrochée une poulie permettant de faire descendre un seau. L'approvisionnement en eau était très souvent complété par une citerne qui recueillait les eaux de pluie de la toiture[36].

Pigeonnier et cabanon
Pigeonnier isolé de l'habitat principal

Le pigeonnier devint, après la Révolution la partie emblématique de ce type d'habitat puisque sa construction signifiait la fin des droits seigneuriaux, celui-ci étant jusqu'alors réservé aux seules maisons nobles. Il était soit directement accolé à la maison mais aussi indépendant d'elle. Toujours de dimension considérable, puisqu'il était sensé anoblir l'habitat, il s'élevait sur deux étages, le dernier étant seul réservé aux pigeons. Pour protéger ceux-ci d'une invasion de rongeurs, son accès était toujours protégé par un revêtement de carreaux vernissés qui les empêchait d'accéder à l'intérieur[35].

Budget et fiscalité

L'imposition des ménages et des entreprises à Simiane-la-Rotonde en 2009[37]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 5,50 % 0,55 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 14,04 % 1,32 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 34,97 % 4,18 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 13,41 %* 0,94 % 10,80 % 3,84 %

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[38]).

Jumelage

La commune n'est pas jumelée. Il y eut pourtant une tentative de jumelage entre l'épicerie du village et une épicerie anglaise. Cette initiative échoua car les Simianais trouvèrent le miel anglais moins succulent que le leur[39].

Démographie

Évolution démographique
Années 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
Population 1097[14] 1157 1079 1004 1290 1345 1371 1394 1456 1300
Années 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
Population 1334 1337 1292 1231 1234 1138 1080 1062 1002 920
Années 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
Population 832 766 595 562 513 517 447 391 322 319
Années 1975 1982 1990 1999 2006 2007 - - - -
Population 369 434 433 532 569[40] 574[41] - - - -
Notes, sources, ... Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale à partir de 2006
Sources : Insee[42], EHESS[43]
Courbe d'évolution démographique de Simiane-la-Rotonde depuis 1793

Équipements et services

Transports urbains et interurbains

Plusieurs lignes de bus relient Simiane aux communes de la région. Les communes desservies sont Apt, Forcalquier, Digne-les-Bains, Avignon, Manosque.

Les gares SNCF les plus proches sont Manosque-Gréoux-les-Bains et à La Brillanne-Oraison. Pour les liaisons aériennes, les aéroports et aérodrome se trouvent à Avignon-Caumont, Aix-en-Provence et Gap[44].

Enseignement

La commune est dotée d’une école primaire[45].

Sports

Il n'y a pas d'activité sportive organisée ou fédérée à Simiane. Le boulodrome le plus proche se trouve à Banon[46].

Santé

La ville la plus proche et la mieux équipée est Forcalquier qui possède un hôpital local nommé Saint-Michel[47] et aussi un laboratoire d'analyses médicales[48].

Économie

Agriculture

Retenue collinaire à Simiane
Polyculture dans un paysage de bocage

Sur la commune se trouve la coopérative la Société coopérative agricole des plantes à parfum de Provence (S.C.A.3P.) fondée depuis 1979. C'est la plus importante de France puisque ses 330 adhérents exploitent 5 000 hectares de lavande et 15 000 de lavandin soit 90 % de la production mondiale de lavandin. Avec plus de 420 tonnes d'huiles essentielles distillées, la coopérative produit au niveau national 34 % d'huile essentielle de lavande fine et 40 % d'huile essentielle de lavandin. Elle commercialise aussi les huiles essentielles de sauge sclarée, sauge officinale, menthe poivrée, hysope et estragon[49].

La commune produit aussi trois AOC, le banon, l'huile d'olive de Provence et l'huile d'olive de Haute-Provence.

Tourisme

Un point d'accueil touristique se trouve au château de Simiane[50].

Commerce et artisanat

Outre la Coopérative des plantes à parfum et un laboratoire d'huile essentielle il y a sur la commune un producteur de fromages de chèvre, une boulangerie-pâtisserie, une alimentation, une librairie, un producteur de rosiers, un fabricant de produits d’épicerie, un atelier de poterie, des artisans[51].

Clocher Renaissance de l'église de Simiane

Vie locale

Culte

La commune fait partie du secteur paroissial Montagne de Lure qui comprend Banon, Redortiers, Saumane, La Rochegiron, l'Hospitalet, Lardiers, Ongles, Revest-des-Brousses, Revest-du-Bion, Carniol, Simiane-la-Rotonde, Montsalier, Saint-Étienne-les-Orgues, Cruis, Mallefougasse-Augès, Fontienne, Montlaux et Revest-Saint-Martin. Le culte est célébré alternativement dans chacune des églises du secteur[52].

Environnement et recyclage

La collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et la protection et mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la Communauté de communes du Pays de Banon.

Culture et patrimoine

Festival

Simiane depuis 1982 organise chaque année un Festival international de musique ancienne qui se déroule dans le cadre de la Rotonde[53].

Lieux et monuments

La rotonde : extérieur
La rotonde : intérieur
La rotonde : Détail de l'intérieur

Château des Agoult

Le château qui domine le village, date de la fin du XIIe siècle pour ses éléments les plus anciens. Un château existait déjà à cet emplacement en 1031[54].

Il est connue pour la rotonde dodécagonale irrégulière de la fin du XIIe siècle ou du début du XIIIe siècle, qui donne son nom au village. Extérieurement, elle est de forme pyramidale, plus régulière du côté sud-ouest, qui fait face au village, que du côté nord-est[55]. Intérieurement, c’est une vaste salle, à l’appareillage très soigné[56].

Les murs sont ornés d’arcatures aveugles, dans lesquelles logent dix niches, avec voussures à double tore[56]. Les piliers qui soutiennent la voûte sont encadrés de colonnettes dont les chapiteaux sont sculptés de motifs végétaux et de visages humains[56]. La salle n’est ouverte que par quatre soupiraux[56]. La rotonde, primitivement couverte d’un dôme aplati, porte désormais une plate-forme fortifiée, ce qui permet à Raymond Collier de dater la crypte du début du XIIe siècle, les travaux de la chapelle durant tout le siècle et une partie du XIIIe, la terrasse et les fortifications étant postérieures[57].

L’hypothèse la plus répandue est celle de la chapelle castrale, construite sur une crypte abritant le tombeau de Raimbaud d’Agoult, qui participa à la première croisade et mourut en 1113[56]. Guy Barruol l’interprète comme un donjon[58].

Cette chapelle est classée monument historique depuis 1862, les autres éléments sont inscrits ou classés progressivement jusqu’en 2000[59]. La façade principale est restaurée en 1875[56], d’importants travaux portant sur l’étanchéité et l’appareillage ont été réalisés en 1979-1980[60].

Il subsiste encore du château le corps de logis, qui communique avec la rotonde, une tour, le mur d’enceinte. Dans le corps de logis, se trouve une vaste salle voûtée en plein cintre, du XIIIe siècle. Les façades, et notamment les fenêtres, ont été refaites à la Renaissance[61].

Article détaillé : Château de Simiane-la-Rotonde.

Art religieux

L’église Saint-Pierre
Clocher Saint-Jean (1585)

L’église Saint-Pierre, ancien prieuré de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, et qui date du XVIe (monuments historiques) ou du XVIIe siècle (Raymond Collier)[62]. La perfection de l’appareillage permet d’exclure que ce soit une main-d’œuvre locale qui y ait travaillé. La nef, longue de trois travées, et bordée de deux bas-côtés, ce qui est exceptionnel pour la région, débouche dans un chœur pentagonal. La voûte, sous croisée d’ogives, retombe sur des piles cruciformesElle a été restaurée par le père Corriol, dans les années 1920, et c’est une des plus belles églises de Haute-Provence[63]. Elle est classée monument historique[64].

  • Clocher isolé (église Saint-Jean disparue)
  • Église Sainte-Victoire (gothique flamboyant (la seule de Provence), 1542, monument historique)
  • à Carniol, église Saint-Vincent (romane du XVIe)
  • Château, appartenant aux abbés de Valsaintes (XVIIIe siècle, et restes de la deuxième abbaye cistercienne aux Boulinettes (ruines du cloître et des bâtiments conventuels)[17]) et chapelle Saint-Marc à l’Abbadié (ancienne abbaye)
  • Au Cheyran, la chapelle Saint-Joseph date de 1779[65]. Elle possède une Adoration des Mages du XVIIe siècle de style archaïque[66].
  • Chapelle Notre-Dame de Pitié
  • Château de la Flachère

Architecture militaire

  • Tour de Valsaintes
  • Château de la Boulinette (XVIIe siècle)
  • Restes des remparts, portes fortifiées (3, dont deux tardives[67])

Architecture civile

Halles couvertes du XVIe siècle
  • Une maison du centre du village possède un chapiteau orné du XIIe siècle, classé monument historique au titre objet[68],[69].
  • Halles couvertes du XVIe siècle
  • Maison Coubine (du XVIIe, portail classé monument historique[70])
  • Hôtel Pontevès
  • Hôtel de Ponson du Terrail, dont la clef de voûte de l’arc en plein cintre est orné d’une feuille d’acanthe et d’un fronton[71].
  • Relais du Chapeau-rouge
  • Pigeonniers

Personnalités liées à la commune

Pour approfondir

Articles connexes

Liens externes

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Sources

Bibliographie

  • Fernand Benoit, La Provence et le Comtat venaissin. Arts et traditions populaires, Éd. Aubanel, 1992, (ISBN 2700600614)
  • Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p.
  • Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969
  • "Terres de Sault, d'Albion et de Banon - Carnet d'un voyageur attentif" de Patrick Ollivier-Elliott (ISBN 978-2-85744-859-4)
  • Abbé Jules Corriol. Simiane pendant la grande Révolution, 1928, [lire en ligne]

Notes

  1. a, b, c, d, e et f Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 (non-paginé) p. (ISBN 2-7399-5004-7) 
  2. Inventaire du patrimoine naturel de Provence-Alpes-Côte d'Azur : faune et flore du plateau d'Albion
  3. Sismicité dans les Alpes-de-Hautes-Provence
  4. Fiche de la Riaille sur le site du SANDRE
  5. Fiche du ravin de la prée sur le site du SANDRE
  6. Climatologie des Alpes-de-Haute-Provence
  7. a, b et c Inventaire du patrimoine naturel de Provence-Alpes-Côte d'Azur : Flore du plateau d'Albion
  8. Les champignons en Vaucluse
  9. a, b, c et d Inventaire du patrimoine naturel de Provence-Alpes-Côte d'Azur : Faune du plateau d'Albion
  10. Patrice Druelle, « Oppedette des origines au moyen âge », in Chroniques de Haute-Provence, Bulletin de la Société scientifique littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, n° 304, 1987, p. 56-57
  11. Patrice Druelle, op. cit., p. 57-58
  12. Géraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997, p. 455-458
  13. Guy Barruol et Géraldine Bérard, Carte archéologique de la Gaule: 04. Alpes-de-Haute-Provence, Volume 4, p. 458.
  14. a et b Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 201
  15. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon n° 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p 230
  16. Visite historique de la Rotonde sur le site officiel de Simiane
  17. a, b, c et d Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 205
  18. a et b Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 168
  19. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p., p 515
  20. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-298
  21. Source : inscriptions sur place.
  22. L'Écho simianais, bulletin municipal n° 2, juin 2009, pp. 8-9.
  23. a et b EHESS, notice communale de Simiane-la-Rotonde sur la base de données Cassini, consultée le 31 juillet 2009
  24. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares, Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p 409
  25. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume I : Formations préceltiques, celtiques, romanes, § 9957, p 609
  26. Armorial des communes des Alpes-de-Haute-Provence
  27. Site de la préfecture des AHP
  28. a et b Fernand Benoit, op. cit., p. 43.
  29. a et b Fernand Benoit, op. cit., p. 44.
  30. Fernand Benoit, op. cit., p. 48.
  31. a, b et c Fernand Benoit, op. cit., p. 49.
  32. Fernand Benoit, op. cit., p. 50.
  33. Fernand Benoit, op. cit., p. 51.
  34. Fernand Benoit, op. cit., p. 54.
  35. a, b, c, d et e Fernand Benoit, op. cit., p. 55.
  36. a et b Fernand Benoit, op. cit., p. 56.
  37. (fr) Impots locaux à Simiane-la-Rotonde, taxes.com
  38. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  39. Villages chics et insolites sur le site Le Point fr.
  40. Insee, Population municipale au 1er janvier 2006, consulté le 12 janvier 2009
  41. Insee, Historique des populations par commune depuis le recensement de 1962 (fichier Excel), mis à jour en 2010, consulté le 21 juillet 2010
  42. Simiane-la-Rotonde sur le site de l’Insee
  43. EHESS, notice communale de Simiane-la-Rotonde sur la base de données Cassini, consultée le 31 juillet 2009
  44. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Mairie.
  45. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des écoles de la circonscription de Sisteron-Sud, publiée le 27 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010
  46. Bouger à Simiane
  47. etablissements.hopital.fr
  48. http://www.annuairesante.com
  49. Société coopérative agricole des plantes à parfum de Provence à Simiane
  50. Simiane, tourisme, site, circuit et curiosités
  51. Commerce et artisanat à Simiane-la-Rotonde
  52. Secteur Montagne de Lure
  53. Festival international de musique ancienne de Simiane
  54. Notice de la base Mérimée
  55. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p., p 129
  56. a, b, c, d, e et f Raymond Collier, op. cit., p 130
  57. Raymond Collier, op. cit., p 131
  58. Raymond Collier, op. cit., p 130-131
  59. Liste de 1862, arrêtés de 1998 et 2000, notice de la Base Mérimée, consultée le 1er mars 2009
  60. Raymond Collier, op. cit., p 129
  61. Raymond Collier, op. cit., p 249-250
  62. Raymond Collier, op. cit., p 185
  63. Raymond Collier, op. cit., p 187
  64. Arrêté du 4 juillet 1922, notice de la Base Mérimée, consultée le 1er mars 2009
  65. Raymond Collier, op. cit., p 232
  66. Raymond Collier, op. cit., p 477
  67. Raymond Collier, op. cit., p 308
  68. Arrêté du 11 mai 1979, notice de la Base Palissy, consultée le 1er mars 2009
  69. Raymond Collier, op. cit., p 461
  70. Arrêté du 3 juin 1932, notice de la Base Mérimée, consultée le 1er mars 2009
  71. Raymond Collier, op. cit., p 362

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