Peipin


Peipin

44° 08′ 16″ N 5° 57′ 26″ E / 44.1377777778, 5.95722222222

Peipin
Pont sur le Jabron à Peipin
Pont sur le Jabron à Peipin
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Volonne
Code commune 04145
Code postal 04200
Maire
Mandat en cours
Pierre Veyans
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes de la Moyenne Durance
Démographie
Population 1 229 hab. (2008)
Densité 93 hab./km²
Géographie
Coordonnées 44° 08′ 16″ Nord
       5° 57′ 26″ Est
/ 44.1377777778, 5.95722222222
Altitudes mini. 438 m — maxi. 1281 m
Superficie 13,15 km2

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Voir la carte administrative

Peipin est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Peipinois.[1]

Situé dans la partie ouest de la vallée de la Durance, le territoire est marqué par des reliefs creusés de petits ravins. La partie ouest est constituée des premières pentes de la chaine de la montagne de Lure, montagne qui constituait autrefois une frontière linguistique entre deux variétés de la langue occitane.

L'histoire communale s'inscrit dans l'histoire régionale : occupation très ancienne, guerre de religion en 1562, résistance départementale à Napoléon III, puis perte de population (de plus de 50 %) due notamment à l'exode rural et aux Guerres Mondiales. L'exode a été cependant moins long qu'ailleurs. La commune a gagné de la population au XXe siècle, jusqu'à dépasser les 1 000 habitants.

C'est une commune dynamique sur le plan économique, avec une zone commerciale, des commerces et services de proximité. Le tourisme existe également, autour d'un patrimoine riche sur le plan bâti (village ancien) comme sur le plan de l'agriculture. Celle-ci est à la fois diversifiée et spécialisée, avec quatre appellations d'origine contrôlée différentes sur le territoire (autour de l'huile de lavande, l'huile d'olive et le fromage), des vignes, de l'élevage.

Sommaire

Géographie

Accès et transports

La commune se situe entre Forcalquier (au sud-ouest), Sisteron, au nord, Digne-les-Bains à l'est et Gap plus loin au nord. L'autoroute A 51 Val de Durance passe en limite est dans la vallée ; la sortie sortie 21 Aubignosc. permet de rejoindre le village, grâce à la N 85 et la D 703.

Une gare ferroviaire desservie par les TER (Marseille - Briançon) se situe à Sisteron, ainsi qu'une gare routière. Des cars assurent les liaisons Digne-les-Bains - Château-Arnoux - Veynes ainsi que Digne - Avignon.

L'aérodrome de Sisteron - Thèze se situe à une vingtaine de kilomètres au nord, à Vaumeilh.

Un chemin de petite randonnée (itinéraire équestre) traverse la commune du sud à l'est. Il y a également un sentier de découverte[2].

Communes limitrophes

Risques

Sismicité

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque nul. Les cantons de Banon, La Motte-du-Caire, Noyers-sur-Jabron sont classés en Zone 1a (risque très faible), ceux d'Allos-Colmars, Barcelonnette, Le Lauzet-Ubaye, Annot, Castellane, Saint-André-les-Alpes, Barrème, Digne-Est, Digne-Ouest, La Javie, Mézel, Moustiers-Sainte-Marie, Riez, Seyne, Forcalquier, Reillanne, Saint-Étienne-les-Orgues, Sisteron, Turriers et Volonne, en Zone 1b (risque faible) et ceux d'Entrevaux, Les Mées, Valensole, Manosque-Nord, Manosque-Sud-Est, Manosque-Sud-Ouest et Peyruis, en Zone 2 (risque moyen)[3].

Évolution du sol

Il existe un plan de prévention des risques naturels liés aux retraits-gonflements d'argile[4].

Topographie

La montagne de Lure, frontière linguistique entre le provençal et le vivaro-alpin

Le village est situé sur une petite colline, à l'est des Baronnies, sur le versant est de la vallée de la Durance. Le territoire est à la frontière des préalpes de Digne, à l'est, et des Baronnies, à l'ouest. L'altitude varie sur le territoire communal de 438 mètres à 1 281 mètres (est de la chaine de la montagne de Lure, dont le sommet est à 1 826 mètres, entre Cruis et Noyers-sur-Jabron ; elle correspondait autrefois à une frontière linguistique entre deux variétés de la langue occitane).

Hydrographie

La commune est bordée par le Jabron et la Durance. Des ruisseaux intermittents coulent des ravins[5].

Géologie

Article connexe : Géologie des Alpes.
Massif des Alpes et localisation des Préalpes de Digne

Le territoire se situe en limite est des Baronnies, sur des formations calcaires provençales du Jurassique supérieur et du Crétacé inférieur (roches sédimentaires issues d'un ancien océan alpin), entre trois formations géologiques majeures des Alpes[6] :

  • les Baronnies ;
  • la nappe de Digne à l'est[7], au niveau du lobe de Valavoire[8] : il s'agit d'une nappe de charriage, c'est-à-dire d'une dalle épaisse de près de 5 000 m qui s'est déplacée vers le sud-ouest durant l'Oligocène et la fin de la formation des Alpes. Les lobes (ou écaille) correspondent à la bordure découpée à l'ouest de la nappe.
  • la faille de la Durance au sud ouest, dans la vallée ;
  • le Plateau de Valensole au sud-est : bassin molassique du Miocène et du Pliocène composé de roches sédimentaires détritiques (dépôts liés à l'érosion des montagnes apparues à l'Oligocène).

Climat

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.

Peipin est située en haute Provence et bénéficie d'un climat méditerranéen d'intérieur aux étés chauds et secs, en revanche les hivers sont frais et marqués par des gelées fréquentes. Le mistral souffle parfois bien que la commune soit abritée par la montagne de Lure. Elle peut être plus exposée au levant ou au sirocco, qui surviennent heureusement rarement. En moyenne annuelle, la température s'établit à 12,8 °C avec une moyenne maximale de 22,4 °C et une minimale de 0,0 °C. Les températures nominales maximales et minimales relevées sont de 30 °C en juillet et 0 °C en décembre et janvier.L'ensoleillement record s'établit à 2 755 heures par an avec une pointe à 343 heures en juillet. Autre valeur importante, caractéristique du climat méditerranéen, les précipitations totalisent 426 millimètres sur l'année, inéquitablement réparties avec un peu plus de vingt et un millimètres en juillet et plus de cinquante quatre millimètres en octobre.

Peipin n'ayant pas de station météo, la plus proche est celle de Volonne[9].

Relevé météorologique de Volonne
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) -0,0 0,5 3,0 5,4 8,9 12,8 15,4 15,2 12,0 8,2 3,8 1,1 7,2
Température moyenne (°C) 4,3 6,2 8,2 11,1 15,1 19,3 22,4 22,0 18,0 13,4 8,2 5,2 12,8
Température maximale moyenne (°C) 8,6 10,9 15,4 16,9 21,4 25,8 29,3 28,9 24,0 18,5 12,7 9,3 18,5
Précipitations (mm) 26,9 24,3 23,8 44 40 27,9 20,9 32,7 45,9 53,5 52,4 31,7 424
Source : Relevé météo de Volonne[10]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
26.9
 
8.6
-0.0
 
 
24.3
 
10.9
0.5
 
 
23.8
 
15.4
3.0
 
 
44
 
16.9
5.4
 
 
40
 
21.4
8.9
 
 
27.9
 
25.8
12.8
 
 
20.9
 
29.3
15.4
 
 
32.7
 
28.9
15.2
 
 
45.9
 
24.0
12.0
 
 
53.5
 
18.5
8.2
 
 
52.4
 
12.7
3.8
 
 
31.7
 
9.3
1.1
Temp. moyennes maxi et mini (°C) • Précipitations (mm)

Urbanisme

Habitat

L'habitat s'est beaucoup développé au cours du XXe siècle. Il existe plusieurs projets d'habitat locatif sociaux[11].

Toponymie

Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois en 1167 (Podium Pini)[12], fait l’objet de différentes interprétations :

  • selon Michel de la Torre, son nom podium parvum désigne la colline sur laquelle le village est construit[13] ;
  • selon Ernest Nègre, podium pini est tiré d’une variante locale de l’occitan pour la colline aux pins[14].

Histoire

Premières occupations humaines

Au Frigouras, les fouilles de sauvetage qui ont précédé le chantier de l’A51 ont permis de mettre au jour un site occupé occasionnellement par des éleveurs du néolithique ancien (5000 à 6000 ans av. J.-C.). Ces éleveurs avaient des troupeaux de chèvres, de bœufs et de moutons[15]. Ces éleveurs utilisaient le silex local, de mauvaise qualité, ne recourant qu’exceptionnellement à un silex venant de plus loin[16].

Durant le premier Âge du Fer, un oppidum est occupé à la Plaine.

Moyen Âge

En 1125, le territoire fait partie du comté de Forcalquier.

Aux XIIe et XIIIe siècles, l’église paroissiale, logée dans la chapelle du château, appartenait à l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, qui en percevait les revenus[17]. Les seigneurs du village prélevaient un péage sur la route allant de Sisteron à Manosque[18].

Époque moderne

En 1562, au début des guerres de religion, les protestants prennent le contrôle de la Provence. Le comte de Sommerive, chargé par Catherine de Médicis de ramener l'ordre dans cette région, envoie le capitaine Puy-Saint-Martin dit Bouquenègre. S'étant rendu dans le village, il y est fait prisonnier[13] en juillet, avant d'être condamné à la pendaison[19]. Les protestants sont ensuite massacrés, Sommerive atteint son objectif de retour au calme.

Époque contemporaine

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[20]. En 1793, le château est mis aux enchères pour démolition[21].

En 1851, suite au coup d'État du 2 décembre de Louis-Napoléon Bonaparte, les pays de Sisteron, Forcalquier, Manosque développent une résistance pour défendre la République : 15 000 hommes en armes sont mobilisés[22]. Les résistants prennent le contrôle de la préfecture à Digne, et forment un « Comité départemental de résistance ». L'armée, ralliée à Napoléon III, vient à bout de ce mouvement.

Le département a connu dans plusieurs communes un important exode rural à partir des années 1850. La commune le connait un peu tardivement (à partie de 1872), et pour une durée moins longue qu'ailleurs, puisqu'il s'arrête dés 1936.

La région est également touchée par les épisodes mortels régionaux ou nationaux : épidémies de choléra puis guerres mondiales (hommes morts au front durant la Première guerre Mondiale). Durant la Seconde Guerre Mondiale, le département est occupé par l'Italie en 1942 - 1943, puis par l'Allemagne nazie jusqu'en août 1944. À cette date, la ville voisine de Sisteron est bombardée par les alliés dans le cadre du Débarquement de Provence. Elle et Digne sont libérées le 19.

La commune a connu une importante croissance depuis, dépassant les 1 000 habitants à la fin des années 1980.

Politique et administration

Administration municipale

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 15 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[23]). Lors du scrutin de 2008 il n’y eu qu’un seul tour Pierre Veyan a été réélu conseiller municipal avec le douxième total de 492 voix soit 74,68 % des suffrages exprimés . La participation a été de 69,37 % . il a ensuite été nommé maire par le conseil municipal[24].

Listes des maires

De 1789 à 1799, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour deux ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt au moins équivalent à dix journées de travail.

De 1799 à 1848, La constitution du 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799) revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus pour six ans.

Du 3 juillet 1848 à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.

De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855.

Depuis 1871, les maires sont élus par le conseil municipal suite à son élection au suffrage universel.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1989 2001 Claude Suffit[25] PCF[26]  
mars 2001 réélu en 2008[27] Pierre Veyan[28],[29] Divers gauche  

Intercommunalité

Peipin est l'une des huit communes de la Communauté de communes de la Moyenne Durance.

Instances judiciaires et administratives

Peipin est une des neuf communes du canton de Volonne qui totalise 10 397 habitants en 1999. Le canton a fait partie de l’Arrondissement de Sisteron du 17 février 1800 au 10 septembre 1926, date de son rattachement à l'Arrondissement de Forcalquier.et de la Deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence. Peipin fait partie du canton de Volonne depuis 1801 après avoir fait partie du Canton de Sisteron de 1793 à 1801[30]. Peipin fait partie des juridictions d’instance de Forcalquier, de la prud'hommale de Manosque, et de grande instance de Digne-les-Bains[31].

Fiscalité locale

L'imposition des ménages et des entreprises à Peipin en 2009[32]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 9,35 % 0,00 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 21,51 % 0,00 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 67,06 % 0,00 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 0,00 % 15,23 % 10,80 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[33]).

Politique environnementale

La déchèterie est à Château-Arnoux. Des composteurs individuels y sont vendus pour les particuliers[34].

Population et société

Démographie

Évolution démographique
Années 1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
Population 42 feux 18 feux 345 379 395 398 390 466 466 451
Années 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
Population 487 488 507 496 468 498 436 473 416 423
Années 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
Population 416 402 421 372 283 293 262 214 252 238
Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 -
Population 291 433 534 710 1 008 1 049 1 179[35] 1 226[36] 1 229[37] -
Notes, sources, ... Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[12] ; Insee[38], EHESS[39] pour les chiffres issus des recensements légaux

Superficie et population

Le village de Peipin a une superficie de 1 315 ha et une population de 1220 habitants (en 2005), ce qui le classe[40] :

Rang Superficie Population Densité
Flag of France.svg France 8 021e 14 673e 8 851e
Blason région fr Provence-Alpes-Côte d'Azur.svg Provence-Alpes-Côte-d'Azur 402e 738e 307e
Blason département fr Alpes-de-Haute-Provence.svg Alpes-de-Haute-Provence 26e 167e 16e
Arrondissement de Forcalquier 15e 65e 12e
Canton de Volonne 4e 8e 2e

Enseignement

La commune dispose d’une école primaire publique[41]. Ensuite les élèves sont affecté au collège de la cité scolaire Paul Arène à Sisteron[42],[43].Ensuite les élèves poursuivent au Lycée de la cité scolaire Paul Arène à Sisteron[44].

Santé

Un médecin et une pharmacie sont sur la commune. Elle dépend du centre hospitalier de Manosque.

Sports

Un terrain sportif se situe en limite communale, à cheval entre Aubignosc et Peipin[5]. On y pratique également la randonnée, la chasse, la pêche, l'équitation (relais équestre)...

Cultes

Les cultes catholiques et protestants ont été ou sont pratiqués dans la commune.

Économie

Revenus de la population

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 15 841 € (15 027 € en France) pour 732 foyers fiscaux, seuls 52,6 % de ces foyers sont imposés avec un revenu net de 31 418 € représentant un impôt moyen de 1 168 € [45],[46].

Population active

La population âgée de 15 à 64 ans s'élevait en 2007 à 764 personnes (687 en 1999), parmi lesquelles on comptait 69,9 % d'actifs dont 63,0 % ayant un emploi et 6,9 % de chômeurs (contre 7,7 % en 1999)[47].

La répartition par catégories socioprofessionnelles de la population active de Limans [Note 1] fait apparaître une sous-représentation des « Cadres, professions intellectuelles » et une sur-représentation des « Professions intermédiaires » et « Ouvriers »par rapport à la moyenne de la France métropolitaine, qui confirme que Limans est une commune agricole[48].

Répartition de la population active par catégories socioprofessionnelles (recensement de 2007)

  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres, professions
intellectuelles
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Peipin 1,7 % 9,6 % 5,2 % 26,1 % 27,0 % 30,4 %
Moyenne nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : L'Internaute[46]

Agriculture

La commune de Peipin a une agriculture spécialisée très développée. Elle possède quatre labels Appellation d'origine contrôlée (AOC) (Huile essentielle de lavande de Haute-Provence, Banon, Huile d'olive de Provence et Huile d'olive de Haute-Provence) et neuf labels Indication géographique protégée (IGP) (petit épeautre, Miel de Provence, Agneau de Sisteron, vin de pays des Alpes-de-Haute-Provence (VDP) blanc, rouge et rosé et VDP de Méditerranée blanc, rouge et rosé)[49]. Des thyms et des arbres fruitiers y poussent également.

Peipin a par ailleurs un commerce de proximité et de grande distribution, ainsi qu'un certain tourisme (une brasserie est implantée sur la commune, ainsi que des hôtels et gîtes).

Lavande

Champ de lavande

Liée au soleil et aux vacances, la lavande, dont Jean Giono a dit qu'elle est « l'âme de la Haute-Provence », n'est plus actuellement l'« or bleu » du Ventoux, des Baronnies et de la montagne de Lure[a 1]. Cueillie pendant des siècles à l'état sauvage, sa récolte n'a été organisée qu'à partir du XVIe siècle en même temps que la distillation de sa fleur[a 2]. Son âge d'or se situe au début du XXe siècle. Et c'est au cours des années 1920 qu'il y a une véritable fièvre de plantation. Après la crise de 1929 et la Seconde Guerre mondiale, le marché est à nouveau demandeur à partir de 1955 pour entrer en crise cinq ans plus tard[a 3]. La mécanisation de la récolte, une meilleure organisation du marché et l'obtention d'une AOC pour l'« huile essentielle de lavande de Haute-Provence », en 1981, aurait dû relancer la production[a 4]. Mais celle-ci de l'ordre de 200 tonnes au début des années 1980 a chuté à 25 tonnes dans les années 1990 pour enfin remonter à 80 tonnes en 2003[a 5].

Fromage de Banon

Fromage AOC banon

Le banon est protégé par une AOC depuis 2003. C'est le premier fromage de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur à obtenir une appellation d'origine contrôlée. L'INAO a donné son accord pour sélectionner selon les « usages locaux, loyaux et constants » 179 communes dont la production du lait des élevages de chèvre de races provençale, rove et alpine peut revendiquer l'appellation, dont 111 dans les Alpes-de-Haute-Provence, 33 dans les Hautes-Alpes, 21 dans la Drôme et 14 dans le Vaucluse.

C'est un fromage à pâte molle à croûte naturelle, élaboré à partir de la technique du caillé doux et moulé à la louche avant d'être emmitouflé dans des feuilles de châtaigniers brunes et liées par un brin de raphia naturel[50]. Il est auparavant trempé dans de l'alcool pour éviter les moisissures.

Petit épeautre

Petit épeautre

Le petit épeautre est un blé rustique dont les archéologues ont retrouvé la trace dans des couches datées de 9 000 ans avant notre ère. Cette céréale se complait dans des sols pauvres et accepte des hivers longs et froids[a 6]. Elle se sème en septembre-octobre et son cycle végétatif est de onze mois[a 1]. Cette culture, très populaire sur les contreforts de la montagne de Lure jusqu'au XIXe siècle, a été reprise dans les années 1980. Dans le cadre de la SICA « Céréales Ventoux », une cinquantaine de producteurs approvisionnent un marché qui absorbe 200 tonnes/an[a 1].

Huile d'olive de Provence AOC

Huile de Provence AOC

L'huile d'olive de Provence est protégée par une appellation d'origine contrôlée (AOC) à la suite d'une enquête diligentée par l'INAO, dont les conclusions ont été déposées auprès de la commission le 26 octobre 2006, réunie à Arles, et la signature du décret parut au Journal officiel le 14 mars 2007[51]

Pour pouvoir postuler à l'AOC, l'huile d'olive de Provence doit être élaborée à base des variétés aglandau, bouteillan, cayon, salonenque ainsi que celles dénommées localement brun, cayet, petit ribier et belgentiéroise. Il faut au moins deux de ces variétés principales présentent au sein de l'oliveraie[51],[52].

Agneau de Sisteron

Agneau de Sisteron élevé sous sa mère

L'agneau de Sisteron est un agneau élevé sous la mère et originaire des Alpes provençales et de la Drôme provençale pendant 60 jours minimum, ayant un âge compris entre 70 et 150 jours et pesant près de 13 à 19 kg. Issus d'élevages traditionnels, avec des mères de races Mérinos d'Arles, Mourérous ou Préalpes du Sud qui les allaitent au moins pendant deux mois, sur un espace pastoral comptant moins de 10 brebis à l'hectare et comportant au minimum 10 hectares de parcours[53], ces agneaux ont droit, sous le contrôle l'INAO, au label rouge agneau de Sisteron accordé par un décret gouvernemental en date du 3 janvier 2005[54],[55].

Cette exigence de qualité a mis un terme à la pratique de cheptels élevés dans les mêmes conditions mais provenant d'autres régions dont l'ensemble de la Provence, le Massif central et le Piémont. Chaque année, c'étaient près de 400 000 bêtes qui passaient par les abattoirs de Sisteron profitant d'un certain laxisme pour usurper une provenance recherchée[56].

Miel de Provence

Miel de lavande

Le miel de Provence est protégé par un label rouge associé à une indication géographique protégée tant pour le miel toutes fleurs et que pour le miel de lavande et lavandin[57]. L'apiculture mobilise nombre de producteurs. Ils sont estimés à 4 500 dont 700 possèdent entre 70 et 150 ruches. La production régionale est de 2 000 T/an soit 8% de la production nationale[58]. Nombre d'entre eux pratiquent la transhumance selon un trajet allant du littoral vers la Haute-Provence. L'été est la saison privilégiée pour le miel de lavande et les ruches sont installées dans une zone limitée au Nord par une ligne Montélimar / Digne avec au Sud le mont Ventoux, le plateau d'Albion, la montagne de Lure, les monts de Vaucluse et le massif du Luberon. Le miel toutes fleurs est élaboré dans une vaste zone limitée par Nîmes, Montélimar, Gap, Digne, Nice, Toulon, Marseille et Avignon[59].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Une maison du village date de 1574[60].

Pont du XVIIe siècle sur le Jabron

Entre la commune de Sisteron et Peipin, le pont sur le Jabron (aux Bons-Enfants), d’allure médiévale, est construit en 1666, à la place d’un pont de bois. Les trous de boulin qui ont servi à poser le cintre sont encore visibles. L’ancienne RN 85 l’empruntait. Il est possible qu’il ait succédé à un pont antique[61].

Le château fort est en ruines (détruit en 1793[62]). La chapelle est construite au XVIe siècle, en style roman.

L’église Saint-Martin, placée sous le patronage de saint Pierre-ès-liens[12], (1676) a une nef de deux travées voûtées d’arêtes, comme les deux chapelles du chœur[63]. Dans son mobilier, plusieurs éléments sont classés monuments historiques au titre objet :

  • une statue de bois représentant saint Roch avec son chien (fin XVIIe ou début XVIIIe)[64],[65] ;
  • une statue de la Vierge à l’Enfant, en bois polychrome et doré, du XVIIIe siècle[66] ;
  • une statue de bois représentant saint Paul[67] ;
  • un coffre de bois du XVIIe siècle[68] ;
  • une statue de faïence signée, du XVIIIe siècle, représentant la Vierge à l’Enfant[69].

Patrimone culturel

La commune est équipée d'une bibliothèque avec près de 4 000 livres pour adultes et 3 000 pour la jeunesse ; il existe également une ludothèque[70].

Héraldique

Blason Peipin.svg

Blasonnement :
De gueules à une fasce d'argent chargée du mot PEYPIN en caractères de sable et accompagnée de trois roses aussi d'argent[71].

Pour approfondir

Bibliographie

  • Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p.
  • Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969

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Notes et références

Notes

  1. Y compris les actifs sans emploi.

Références bibliographiques

  • Guy Barruol, Nerte Dautier, Bernard Mondon (coord.), Le mont Ventoux. Encyclopédie d'une montagne provençale 
  1. a, b et c Jean-Paul Bonnefoy, p. 124
  2. Jean-Paul Bonnefoy, p.  125.
  3. Jean-Paul Bonnefoy, p. 126
  4. Jean-Paul Bonnefoy, p. 127.
  5. Jean-Paul Bonnefoy, p. 128.
  6. Jean-Paul Bonnefoy, p. 123

Références

  1. (fr) Habitants de Peipin sur habitants.fr
  2. Carte IGN
  3. Sismicité dans les Alpes-de-Hautes-Provence
  4. Le PPRN Retrait gonflement d’argile
  5. a et b Carte IGN
  6. Les chaînons de Digne, Carte très schématique, montrant les rapports entre les chaînons des Baronnies orientales (moitié nord) et ceux de Digne (moitié sud), avec l'avant-pays de la nappe de Digne (partie occidentale), par Maurice Gidon, professeur de géologie à l'Université de Grenoble.
  7. Carte géologique de la France au 1:1 000 000
  8. La Nappe de Digne et les structures connexes,par Maurice Gidon, professeur de géologie à l'Université de Grenoble.
  9. (fr) Station météo la plus proche : Volonne, MSN Météo
  10. (fr) Relevé météo de Volonne, MSN Météo
  11. (fr) Solidarité sur peipin.fr
  12. a, b et c Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 189
  13. a et b Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 (non-paginé) p. (ISBN 2-7399-5004-7) 
  14. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume II : Formations non-romanes ; formations dialectales, § 22093, p 1184
  15. J. Buisson-Catil, M. Grenet, D. Helmer, « Le Frigouras », in DRAC PACA, Recherches archéologiques en Val de Durance : travaux de sauvetage sur le chantier de l’autoroute A51, Éditions de la société des Autoroutes Estérel Côte d’Azur, 1990, 55 p, p 13-18
  16. J. Buisson, op. cit., p 14
  17. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p 224
  18. Lucien Stouff, « Ports, routes et foires du XIIIe au XVe siècle », carte 86 et commentaire in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
  19. Histoire des protestants de Provence, du comtat Venaissin et de la principauté d'Orange
  20. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-298
  21. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p., p 243
  22. René Merle, conférence donnée à l'Escale le 17 février 2008
  23. (fr) nombre des membres du conseil municipal des communes, Legifrance
  24. Résultats élections municipales 2008 à Peipin sur linternaute.com
  25. Claude Suffit est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Robert Hue (PCF) à l’élection présidentielle de 1995, cf Conseil constitutionnel, liste des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République, Journal officiel de la République française du 12 avril 1995, page 5736, disponible en ligne, consulté le 29 juillet 2010
  26. Pour l’appartenance au PCF : SNEP-FSU, notice nécrologique, consultée le 5 août 2009
  27. Site de la préfecture des AHP
  28. Pierre Veyan est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Jean-Pierre Chevènement à l’élection présidentielle de 2002, cf Parrainages élection présidentielle 2002, consulté le 28 juillet 2010
  29. Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République de 2002
  30. (fr) Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur site de l'École des hautes études en sciences sociales
  31. (fr) Les Juridictions judiciaires des Alpes-de-Haute-Provence, Ministère de la Justice et des Libertés
  32. (fr) Impots locaux à Peipin, taxes.com
  33. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  34. (fr) La déchetterie sur peipin.fr
  35. Insee, Population municipale au 1er janvier 2006, consulté le 11 janvier 2009
  36. Insee, Historique des populations par commune depuis le recensement de 1962 (fichier Excel), mis à jour en 2010, consulté le 21 juillet 2010
  37. (fr) Populations légales 2008 de la commune de Peipin, INSEE
  38. Peipin sur le site de l'Insee
  39. EHESS, notice communale de Peipin sur la base de données Cassini, consultée le 28 juillet 2009
  40. (fr) Classement des villes : Peipin, Annuaire des Mairies
  41. (fr) Établissement primaires publics des Alpes-de-Haute-Provence, Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence
  42. (fr) Sectorisation des collèges des Alpes-de-Haute-Provence, Académie Aix-Marseille, 8 novembre 2004
  43. (fr) Site de la cité scolaire Paul Arène, Académie Aix-Marseille, 2010
  44. (fr) Sectorisation des lycées des Alpes-de-Haute-Provence, Académie Aix-Marseille, 2010
  45. (fr) Rapport de l'INSEE sur Peipin sur site de l'Insee [PDF]
  46. a et b (fr) Peipin - Alpes-de-Haute-Provence sur l'internaute
  47. (fr) Résultats du recensement de la population - 2007 - Emploi sur site de l'INSEE
  48. L'emploi à Peipin sur l'internaute
  49. (fr) Liste des appellations AOC et IGP à Pierrerue sur INAO
  50. Bernard Teyssandier, Connaître les fromages de France du terroir à la table, éditions Jean-Paul Gisserot, 1994, p. 63.
  51. a et b Décret du 14 mars 2007 relatif à l'huile d'olive de Provence AOC, INAO
  52. Les variétés d'olives
  53. (fr) Site officiel de l'agneau de Sisteron sur agneaudesisteron.fr
  54. (fr) Homologation agneau de Sisteron du 3 janvier 2005 sur agneaudesisteron.fr
  55. (fr) Fiche de l'IGP Label Rouge Agneau de Sisteron, INAO, 20 février 2007
  56. Dictionnaire de la Provence op. cit., p. 751.
  57. Site légifrance relatif à la parution au JO de l'arrêté du 30 juillet 2009
  58. Les apiculteurs en Provence
  59. La transhumance des ruches provençales
  60. Raymond Collier, op. cit., p 359
  61. Notice qui lui est consacrée par Guy Barruol in Guy Barruol, Philippe Autran et Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de Lumière no 153, Forcalquier 2006, p 121
  62. Raymond Collier, op. cit., p 244 et 273
  63. Raymond Collier, op. cit., p 223
  64. Raymond Collier, op. cit., p 468
  65. Arrêté du 30 décembre 1988, notice de la Base Palissy, consultée le 26 novembre 2008
  66. Arrêté du 30 décembre 1988, notice de la Base Palissy, consultée le 26 novembre 2008
  67. Arrêté du 30 décembre 1988, notice de la Base Palissy, consultée le 26 novembre 2008
  68. Arrêté du 14 novembre 1991, notice de la Base Palissy, consultée le 26 novembre 2008
  69. Arrêté du 15 juin 1944, notice de la Base Palissy, consultée le 26 novembre 2008
  70. (fr) Culture et animations à Peipin sur peipin.fr
  71. Banque du Blason

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Peipin de Wikipédia en français (auteurs)

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