La Rochette (Alpes-de-Haute-Provence)


La Rochette (Alpes-de-Haute-Provence)
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43° 54′ 56″ N 6° 53′ 29″ E / 43.9155555556, 6.89138888889

La Rochette
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Castellane
Canton Entrevaux
Code commune 04170
Code postal 06260
Maire
Mandat en cours
Claude Drogoul
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Entrevaux
Démographie
Population 56 hab. (2007)
Densité 3 hab./km²
Géographie
Coordonnées 43° 54′ 56″ Nord
       6° 53′ 29″ Est
/ 43.9155555556, 6.89138888889
Altitudes mini. 637 m — maxi. 1505 m
Superficie 18,8 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

La Rochette est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Rochettois.

Sommaire

Héraldique

Blason La Rochette04.svg

Blasonnement :
De gueules à un rocher d'argent, surmonté de trois étoiles d'or, rangées en chef.[1]

Les trois étoiles jaunes représentent le chef, car La Rochette était le chef-lieu du Val de Chanan. Le rocher représente l'endroit autour duquel le village a été construit. Les rayures noires et rouges représentent l'appartenance du village au comté de Provence.

Géographie

Le village est accroché à une falaise à 850 m d’altitude[2]. La route qui vient de Saint-Pierre passe sous un porche taillé dans la montagne. Le village offre de beaux panoramas sur les Alpes-Maritimes.

Le point culminant de la commune est le pic de Salomon (1196 m).

Le Val de Chanan est délimité au nord par le massif du Gourdan, entre le col de Félines et le col Saint-Raphaël ; au sud par l'Esteron ; à l'ouest par les hauteurs d'Amirat et du Castellet-Saint-Cassien ; à l'est par la partie des territoires d'Ascros et de Cuebris qui bordent Saint-Antonin. La Rochette fait partie intégrante du val de Chanan qui était autrefois une seigneurie à part entière.

« Grandiosement enchâssé dans les replis de la zone dite des Barres, entre le Var et les hauts de l'Estéron, le Val de Chanan constitue l'un des plus beaux fleurons de l'ancien évêché de Glandèves. C'est un pays où l'eau, qui sort en abondance des nappes souterraines du Gourdan, arrose et fertilise de larges espaces cultivables dans un décor ambiant de petits vallons, de ravins sauvages, de chaînons et de plateaux rocailleux.
La masse vert-sombre des bois de pin, éclaircie cà et là par le feuillage des chênaies, les magnifiques restes de châtaigneraies séculaires, les grands damiers des champs et des prairies, le genêt et la lavande, le buis et les plantes aromatiques y drapent joliment, à la belle saison, dans un reposant assemblage, la nature tourmentée des roches sous-jacentes. » J.A. Durbec, Le Chanan et ses environs.[réf. incomplète]

Économie

Histoire

Datant peut-être de l’Âge du Fer, un site fortifié contrôlant l'accès au col de Rigaudon (1283 m) a été découvert en 1986 : il occupe une superficie de 300 m2. Il est défendu par un mur allant jusqu’à 4 m d’épaisseur, et par la barre rocheuse au sud[3].

Saint-Saturnin, qui était un fief distinct, était l’objet d’un pèlerinage.

Le Val de Chanan, aujourd'hui divisé par les limites départementales des Alpes Maritimes et des Alpes de Haute-Provence, faisait autrefois partie du comté de Provence. En 1388, le comte de Savoie décide de s'approprier le comté de Nice, le val de Chanan devint alors une zone frontalière, ravagée par les incendies et les rafles consécutives à cette invasion. Le château d’Ascros, pris par le comte de Savoie, avait à sa merci les villages de La Penne, Saint-Antonin et Cuebris, car le château de Briançonnet, première défense du comté de Provence, ne pouvait les secourir en cas d'attaque. C'est pourquoi La Rochette devint une place forte et par la suite le village le plus peuplé du Chanan.[réf. nécessaire] Les seigneurs de La Rochette sont les Glandevès du XIIIe au XVe siècle, puis les Villeneuve au XVe siècle, les d’Arquier au XVIIe siècle et enfin les Rasque au XVIIIe siècle[4].

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[5].

Le château est démoli en 1927[6].

Toponymie

Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois vers 1200 (las Roquetas), est interprété comme dérivant du nord-provençal roucheto, désignant une petite fortification[7].

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 réélu en 2008[8] Claude Drogoul    

Démographie

Évolution démographique
Années 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
Population 34 feux 285 345 285 380 390 365 355 396 407
Années 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
Population 427 392 338 340 323 310 282 286 276 272
Années 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
Population 259 258 241 190 168 165 144 135 112 90
Années 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 - - -
Population 74 66 41 48 53 57[9] 56[10] - - -
Notes, sources, ... Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[4] ; Insee[11], EHESS[12] pour les chiffres issus des recensements légaux
Courbe d'évolution démographique de La Rochette depuis 1793

Lieux et monuments

Le château fort, en très mauvais état, a dû être abattu en 1927. Il n’en reste que les fondations[13].

L’église paroissiale Notre-Dame des Parans possède un campanile. Dans son mobilier, se trouvent :

  • une statue de la Vierge en bois doré du XVIe siècle selon Raymond Collier[14], plus jeune de deux siècles selon la DRAC, qui l’a classée monument historique au titre objet[15] ;
  • buste de saint Saturnin, XVIIe[16] ;
  • un tableau du XVIIe siècle représente saint Saturnin et saint Martin, avec le donateur, Jean Saqui (peint en 1626, classé monument historique)[17],[18] ;
  • un autre tableau de la même époque représente deux évêques accompagnant saint Jean Baptiste[17] ;

La chapelle Saint-Saturnin est du XIIe siècle[19]

  • autres chapelles aux Beaumes, à Avenos

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Articles de Wikipédia

Liens externes

Sources

Bibliographie

  • Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p.
  • Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969

Notes

  1. Louis de Bresc, Armorial des communes de Provence, 1866. Réédition : Marcel Petit CPM, Raphèle-lès-Arles, 1994
  2. Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 (non-paginé) p. (ISBN 2-7399-5004-7) 
  3. Géraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997, p 396
  4. a et b Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 192
  5. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-298
  6. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p., p 245
  7. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume I : Formations préceltiques, celtiques, romanes, § 1638, p 88
  8. Site de la préfecture des AHP
  9. Insee, Population municipale au 1er janvier 2006, consulté le 11 janvier 2009
  10. Insee, Historique des populations par commune depuis le recensement de 1962 (fichier Excel), mis à jour en 2010, consulté le 21 juillet 2010
  11. La Rochette sur le site de l'Insee
  12. EHESS, notice communale de La Rochette sur le site Cassini, consultée le 19 juillet 2009
  13. Raymond Collier, op. cit., p 245
  14. Raymond Collier, op. cit., p 467
  15. Arrêté du 4 novembre 1992, notice de la Base Palissy, consultée le 6 décembre 2008
  16. Raymond Collier, op. cit., p 470
  17. a et b Raymond Collier, op. cit., p 478
  18. Arrêté du 11 décembre 1980, notice de la Base Palissy, consultée le 6 décembre 2008
  19. Raymond Collier, op. cit., p 144

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article La Rochette (Alpes-de-Haute-Provence) de Wikipédia en français (auteurs)

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