Entrepierres


Entrepierres

44° 13′ 08″ N 6° 00′ 08″ E / 44.2188888889, 6.00222222222

Entrepierres
Pont de la reine Jeanne
Pont de la reine Jeanne
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Sisteron
Code commune 04075
Code postal 04200
Maire
Mandat en cours
Michel Maillard
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Sisteronais
Démographie
Population 389 hab. (2008)
Densité 8,1 hab./km²
Géographie
Coordonnées 44° 13′ 08″ Nord
       6° 00′ 08″ Est
/ 44.2188888889, 6.00222222222
Altitudes mini. 455 m — maxi. 1444 m
Superficie 47,79 km2

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Voir la carte administrative

Entrepierres est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Son nom fait référence à sa géographie montagneuse, au bord de la Durance, entre Gap et Digne-les-Bains. Grande commune par sa taille (près de 48  km2), résultat de la fusion de trois communes, elle est petite par sa population. Comme beaucoup de communes alentours, elle a connu un exode rural important, et reste aujourd'hui axée sur des activités rurales : agriculture (dont l'agneau de Sisteron), tourisme notamment randonnées.

Ses habitants sont appelés les Interpétrasiens.[1] .

Sommaire

Géographie

Massif des Alpes et localisation des Préalpes de Digne

Situation et accès

La commune est située dans la partie nord des Préalpes de Digne, immédiatement à l'est de Sisteron et au nord-ouest de Digne-les-Bains.

L'autoroute A 51 passe en limite sud-ouest de la commune (péage de la sortie 22), dans la vallée de la Durance ; elle va vers Gap au nord et vers Aix-en-Provence au sud. Les départementales 3, 17 et 217 maillent la commune. À l'est, la D 217 passe sur le Pont de la Reine Jeanne. Le GR 6 (GR de Pays de la grande traversée des Pré-Alpes, qui traverse la France jusqu'en Aquitaine) traverse la partie ouest de la commune et longe la limite est.

Une gare ferroviaire desservie par les TER (Marseille - Briançon) se situe à Sisteron, ainsi qu'une gare routière.

L'aérodrome de Sisteron Thèze se situe à quelques kilomètres au nord, à Vaumeilh.

Hydrographie

Le territoire communal est traversée par les rivières du Riou et du Vanson[2] (ou Le Vançon), affluents de la Durance[3]; c'est une rivière à la fois alpine et méditerranéenne, à la morphologie bien particulière. Elle est dite « capricieuse », et était autrefois redoutée pour ses crues (elle était appelée le 3e fléau de la Provence[4]) aussi bien que pour ses étiages..

Topographie

Le village d’Entrepierres est situé à 600 m d’altitude[5].

La Montagne de la Baume se situe à l'ouest, les rochers de Saint-Michel dans la partie est (sommet à 1 246 mètres), la colline de St Joseph en limite est (1 438 mètres), la montagne de Briasc (sommet à 695 mètres) au sud-ouest, et la montagne de Gache culmine à 1 357 mètres au nord de la limite communale. Les gorges des Charenches ont été creusées en limite sud-est par le Vançon, qui coule vers le sud.

Géologie

Article connexe : Géologie des Alpes.

Le territoire se situe en limite est des Baronnies orientales, sur des formations calcaires provençales du Jurassique supérieur et du Crétacé inférieur (roches sédimentaires issues d'un ancien océan alpin), entre trois formations géologiques majeures des Alpes[6] :

  • la nappe de Digne à l'est[7], au niveau du lobe de Valavoire[8] : il s'agit d'une nappe de charriage, c'est-à-dire d'une dalle épaisse de près de 5 000 m qui s'est déplacée vers le sud-ouest durant l'Oligocène et la fin de la formation des Alpes. Les lobes (ou écailles) correspondent à la bordure découpée à l'ouest de la nappe ;
  • la faille de la Durance au sud-ouest, dans la vallée ;
  • le Plateau de Valensole au sud-est : bassin molassique du Miocène et du Pliocène composé de roches sédimentaires détritiques (dépôts liés à l'érosion des montagnes apparues à l'Oligocène).

Une mine de plomb qui était exploitée est aujourd'hui abandonnée. On note également la présence d'une ancienne carrière.

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Entrepierres
Valernes Saint-Geniez
Sisteron Entrepierres Le Castellard-Melan
Peipin Salignac Thoard

Hameau

Parmi les hameaux, on compte à proximité de la D 17 Briasc, Montuery, Vilhosc (ancienne commune), St Symphorien (village ruiné), au nord près de la D3 les Meuniers, Mezien et à l'est les Naux.

Climat

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.

Entrepierres n'ayant pas de station météorologique, la plus proche est celle de Sisteron[9].

Relevé météorologique de la région de Sisteron
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 0,5 3 5,4 9,1 12,7 15,4 15,3 12 8,2 3,7 1,1 7,2
Température moyenne (°C) 4,3 5,7 8,7 11,2 15,3 19,2 22,4 22,1 18 13,4 8,2 5,2 12,8
Température maximale moyenne (°C) 8,6 10,9 14,4 16,9 21,4 25,7 29,3 28,9 24 18,5 12,6 9,3 18,4
Précipitations (mm) 26,9 24,3 23,8 44 40 27,9 20,9 32,7 45,9 53,5 52,4 30,7 423
Source : Relevé météo de Sisteron[10]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
26.9
 
8.6
0
 
 
24.3
 
10.9
0.5
 
 
23.8
 
14.4
3
 
 
44
 
16.9
5.4
 
 
40
 
21.4
9.1
 
 
27.9
 
25.7
12.7
 
 
20.9
 
29.3
15.4
 
 
32.7
 
28.9
15.3
 
 
45.9
 
24
12
 
 
53.5
 
18.5
8.2
 
 
52.4
 
12.6
3.7
 
 
30.7
 
9.3
1.1
Temp. moyennes maxi et mini (°C) • Précipitations (mm)

Histoire

La Baume du Trou de l’Argent, en limite de commune de Sisteron, sous la crête de Beaudouze, a changé de nom récemment (auparavant, on l’appelait Baume Rolland), à cause des découvertes de monnaies antiques. Elle a aussi été occupée à l’époque néolithique[11].

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 1040 (Inter Petras)[5]. Ce mot est formé de l’occitan inter (entre) et pèira (pierre), entre les rochers[12]. Le fief d’Entrepierres était morcelé entre de nombreuses familles nobles[13].

En 1392, Raymond de Turenne détruit le château de Saint-Symphorien. Le château et le fief appartenaient à la famille Rodulph, puis passa aux Oraison du XVe au XVIe siècle, puis aux Valbelle jusqu’à la Révolution[14]. La communauté, qui comptait 68 feux au dénombrement de 1315, était complètement anéantie à celui de 1471, après la crise du XIVe siècle (Peste noire et guerre de Cent Ans). En 1765, elle comptait 223 habitants[14]. Au Moyen Âge, l’église Saint-Symphorien dépendait de l’abbaye de Chardavon (actuellement dans la commune de Saint-Geniez), abbaye qui percevait les revenus attachés à cette église[15].

Le fief de Vilhosc relevait de la famille des Brancas aux XVe et XVIe siècles, avant de passer aux Latil (XVIIe siècle), puis aux Valbelle[16]. En 1471, la communauté de Vilhosc comptait 24 feux, et 202 habitants en 1765[16]. L’église Saint-Gervais dépendait elle aussi de l’abbaye de Chardavon (actuellement dans la commune de Saint-Geniez), abbaye qui percevait les revenus attachés à cette église[15].

Durant la Révolution française, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune de Saint-Symphorien change de nom pour Pont-sur-Vanson[17].

En 1851, suite au coup d'État du 2 décembre de Louis-Napoléon Bonaparte, les pays de Sisteron, Forcalquier, Manosque développent une résistance pour défendre la République : 15 000 hommes en armes sont mobilisés[18]. Les résistants prennent le contrôle de la préfecture à Digne, et forment un « Comité départemental de résistance ». L'armée, ralliée à Napoléon III, vient à bout de ce mouvement.

La commune subit un important exode rural des années 1850 à 1968. Elle est également touchée par les épisodes mortels régionaux ou nationaux : épidémies de choléra puis guerres mondiales (hommes morts au front durant la Première guerre Mondiale). Durant la Seconde Guerre Mondiale, le département est occupé par l'Italie en 1942 - 1943, puis par l'Allemagne nazie jusqu'en août 1944. À cette date, la ville voisine de Sisteron est bombardée par les alliés dans le cadre du débarquement de Provence, puis libérée, ainsi qu'Entrepierres.

En 1975, les communes d'Entrepierres, Vilhosc (cité au XIe, Vilioscum[16]) et Saint-Symphorien (également cité au XIe, Sanctus Symphorianus[14]) sont regroupées[19].

Légende

Une ancienne légende raconte que le partage des fiefs de la vallée du Haut-Vançon s’est fait sur le pointu de Serette. Quatre seigneurs ont écarté les bras en se tournant le dos, ce qui était contenu entre leurs bras devenait leur fief. Les fiefs d’Entrepierres, Vilhosc, Saint-Geniez et Authon naquirent ainsi[20].

Administration

Administration municipale

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 11 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[21]). Lors du scrutin de 2008 il y eu deux tours (sept élus au premier tour et quatre au second) Michel Maillard a été élu conseiller municipal au premier tour avec le quatrième total de 133 voix soit 55,42 % des suffrages exprimés . La participation a été de 89,55 % . il a ensuite été nommé maire par le conseil municipal [22].

Listes des maires

De 1789 à 1799, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt au moins équivalent à dix journées de travail.

De 1799 à 1848, La constitution du 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799) revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus pour six ans.

Du 3 juillet 1848 à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.

De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855.

Depuis 1871, les maires sont élus par le conseil municipal suite à son élection au suffrage universel.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 mars 2008 Philippe Curti    
mars 2008   Michel Maillard[23]    

Instances administratives et juridiques

Entrepierres est une des cinq communes du canton de Sisteron qui totalise 8 742 habitants en 2006. Le canton a fait partie de l’Arrondissement de Sisteron du 17 février 1800 au 10 septembre 1926, date de son rattachement à l'Arrondissement de Forcalquier.et de la Deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence. Entrepierres fait partie du canton de Sisteron depuis 1801 après avoir fait partie du canton de Saint-Geniez de 1793 à 1801[19]. Entrepierres fait partie de la juridiction d’instance et prud'hommale de Manosque, et de grande instance de Digne-les-Bains[24].

Fiscalité

L'imposition des ménages et des entreprises à Entrepierres en 2009[25]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 5,60 % 0,66 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 14,27 % 1,94 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 61,89 % 4,07 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 14,27 % 1,21 % 10,80 % 3,84 %

La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[26]).

Population et société

Démographie

Le recensement de 1826, qui ne serait qu'une réactualisation de celui de 1821, n'a pas été retenu.
Le recensement de 1871 a été, pour cause de guerre, repoussé à l'année 1872.
Le recensement de 1941, réalisé selon des instructions différentes, ne peut être qualifié de recensement général, et n'a donné lieu à aucune publication officielle.
Les résultats provisoires du recensement par sondage annuel réalisé en 2004, 2005 et 2006 selon les communes sont tous, par convention, affichés à 2006.

La population a atteint un pic en 1846 (474 habitants). Elle a ensuite décliné à cause d'un exode rural massif au niveau départemental, jusqu'en 1968 (80 habitants), et croît depuis (389 habitants au dernier recensement, en 2008).

Évolution démographique
Années 1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
Population 20 feux inhabité 372 421 407 413 383 473 447 432
Années 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
Population 474 452 439 414 422 397 367 373 346 352
Années 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
Population 344 302 307 280 218 218 177 157 157 136
Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 -
Population 106 80 136 163 205 312 379[27] 382[28] 389 -
Notes, sources, ... Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
Sources : Insee[29], EHESS[19]

Enseignement

La commune dispose d’une école primaire publique[30],[31]. Ensuite, les élèves sont affectés au collège de la cité scolaire Paul Arène à Sisteron[32],[33]. Puis les élèves poursuivent au lycée de la cité scolaire Paul Arène à Sisteron[34].

Santé

Il existe à Sisteron un hôpital dépendant du centre hospitalier intercommunal des Alpes du Sud dont le siège est à Gap[35].

Culte

Avant de faire partie du canton de Sisteron, Entrepierres faisait partie du diocèse de Gap et de la viguerie de Sisteron[36].

Économie

La géographie peu accessible et la faible population font d'Entrepierres une commune peu développée économiquement.

Il existe un tourisme de montagne (randonnées, gîtes...), de l'agriculture (ferme d'élevage, vente directe).

41 personnes travaillent sur la commune sur les 164 actifs en 2006[37].

Agriculture

La commune d'Entrepierres possède trois labels Appellation d'origine contrôlée (AOC) (Banon, Huile d'olive de Provence et Huile d'olive de Haute-Provence) et neuf labels Indication géographique protégée (IGP) (Pommes des Alpes de Haute-Durance, Miel de Provence, Agneau de Sisteron, Alpes-de-Haute-Provence (VDP) blanc, rouge et rosé et VDP de Méditerranée blanc, rouge et rosé)[38].

Fromage de Banon

Fromage AOC banon

Le banon est protégé par une AOC depuis 2003. C'est le premier fromage de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur à obtenir une appellation d'origine contrôlée. L'INAO a donné son accord pour sélectionner selon les « usages locaux, loyaux et constants » 179 communes dont la production du lait des élevages de chèvre de races provençale, rove et alpine peut revendiquer l'appellation, dont 111 dans les Alpes-de-Haute-Provence, 33 dans les Hautes-Alpes, 21 dans la Drôme et 14 dans le Vaucluse.

Huile d'olive de Provence AOC

Huile de Provence AOC

L'huile d'olive de Provence est protégée par une appellation d'origine contrôlée (AOC) à la suite d'une enquête diligentée par l'INAO, dont les conclusions ont été déposées auprès de la commission le 26 octobre 2006, réunie à Arles, et la signature du décret paru au Journal officiel le 14 mars 2007[39].

Agneau de Sisteron

Agneau de Sisteron élevé sous sa mère

L'agneau de Sisteron est un agneau élevé sous la mère et originaire des Alpes provençales et de la Drôme provençale pendant 60 jours minimum, ayant un âge compris entre 70 et 150 jours et pesant près de 13 à 19 kg. Issus d'élevages traditionnels, avec des mères de races Mérinos d'Arles, Mourérous ou Préalpes du Sud qui les allaitent au moins pendant deux mois, sur un espace pastoral comptant moins de 10 brebis à l'hectare et comportant au minimum 10 hectares de parcours[40], ces agneaux ont droit, sous le contrôle l'INAO, au label rouge agneau de Sisteron accordé par un décret gouvernemental en date du 3 janvier 2005[41],[42].

Cette exigence de qualité a mis un terme à la pratique de cheptels élevés dans les mêmes conditions mais provenant d'autres régions dont l'ensemble de la Provence, le Massif central et le Piémont. Chaque année, c'étaient près de 400 000 bêtes qui passaient par les abattoirs de Sisteron profitant d'un certain laxisme pour usurper une provenance recherchée[43].

Miel de Provence

Miel de lavande

Le miel de Provence est protégé par un label rouge associé à une indication géographique protégée, tant pour le miel toutes fleurs que pour le miel de lavande et lavandin[44]. L'apiculture mobilise nombre de producteurs. Ils sont estimés à 4 500, dont 700 possèdent entre 70 et 150 ruches. La production régionale est de 2 000 t/an, soit 8 % de la production nationale[45]. Nombre d'entre eux pratiquent la transhumance selon un trajet allant du littoral vers la Haute-Provence. L'été est la saison privilégiée pour le miel de lavande et les ruches sont installées dans une zone limitée au nord par une ligne Montélimar / Digne, avec au sud le mont Ventoux, le plateau d'Albion, la montagne de Lure, les monts de Vaucluse et le massif du Luberon. Le miel toutes fleurs est élaboré dans une vaste zone limitée par Nîmes, Montélimar, Gap, Digne, Nice, Toulon, Marseille et Avignon[46].

Pommes des Alpes de Haute-Durance

Golden et gala

Les pommes des Alpes de Haute-Durance ont obtenu une indication géographique protégée, qui a été publiée au Journal Officiel de l'Union européenne le 17 avril 2010[47].

Ces pommes de variétés golden delicious et gala proviennent de six cantons des Alpes-de-Haute-Provence et de treize cantons des Hautes-Alpes situés entre 450 mètres et 900 mètres d’altitude. La qualité de ces pommes est liée à leur terroir, et en particulier au climat de la Haute-Durance avec plus de 300 jours d'ensoleillement par an. Le froid nocturne qui règne lors de la maturation des pommes empêche la dégradation des acides, tandis que la forte amplitude thermique diurne permet leur jaunissement, et même leur rosissement[48].

Culture et patrimoine

Lieux et monuments

Le pont de la reine Jeanne
  • Le château de Briasc à Entrepierres est une demeure seigneuriale, avec imitation de tour par un renflement de la façade et fenêtre à meneau (XVIIe siècle)[49]. Des ruines du château de Roche sont présentes à Vilhosc.
  • Les rochers de Saint-Michel surplombent le Riou et le village.
  • La baume du Trou de l’Argent possède une inscription gravée dans une paroi de la grotte de Xavier Dechaux, qu’il laissa lorsqu’il fut de passage sur la commune, à l’été 1865[50]. Il a également laissé des inscriptions sur la montagne de Gache.
  • Il existe des vestiges d’un four à plâtre aux Naux[51].
  • On compte trois église sur la commune : l'église Saint-Marc à Entrepierres (tour du clocher-porche très fine[52]), très austère ; l'église Saint-Symphorien à Saint-Symphorien ; l'église Saint-Saturnin à Mézien.
  • Le prieuré Saint-Gervais-et-Saint-Protais, sous une ferme, comprend une crypte classée monument historique[53], à proximité de Dromon (milieu du XIe siècle selon Raymond Collier[54], entre la deuxième moitié du Xe et la première moitié du XIe selon la DRAC).
  • Le pont dit de la reine Jeanne (faisant référence à la reine Jeanne) se situe sur le Vançon, entre les anciennes communes de Vilhosc et de Saint-Symphorien. En dos-d’âne, son arche mesure 10 m de diamètre, et soutient une chaussée large de 2,17 m ; il date du XVIIe ou du XVIIIe siècle[55], inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques[56].

Héraldique

Blason d'Entrepierres

Blasonnement :
« De sinople à deux grands rochers d’argent mouvants l’un du flanc dextre, l’autre du sénestre d’un bourg composé d’une église et de plusieurs maisons aussi d’argent, essorées de sable, bâti au pied du rocher à sénestre et une rivière d’argent mouvant du rocher à dextre et coulant le long de ce bourg. »[57]

Pour approfondir

Bibliographie

  • Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p.
  • Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969
  • Irène Magnaudeix, Pierres assisses, pierres mouvantes : Usages et représentations de la pierre par les habitants du Haut-Vançon, Mane, Les Alpes de Lumière, Forcalquier, 2004. (ISBN 2-906162-73-6)
  • Philippe Nucho, Le roman d'Entrepierres, histoire des communautés d'Entrepierres, Vilhosc et Saint Symphorien", Édition S.E.L

Liens internes

Liens externes

Notes et références

  1. (fr) Habitants de Entrepierres sur habitants.fr
  2. (fr) SANDRE, « rivière Le Vançon ». Consulté le 28 aout 2008
  3. (fr) SANDRE, « Fiche rivière la durance (X---0000) »
  4. La tradition provençale dit que les deux premiers étaient le mistral et le Parlement d'Aix
  5. a et b Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 (non-paginé) p. (ISBN 2-7399-5004-7) 
  6. Les chaînons de Digne, Carte très schématique, montrant les rapports entre les chaînons des Baronnies orientales (moitié nord) et ceux de Digne (moitié sud), avec l'avant-pays de la nappe de Digne (partie occidentale), par Maurice Gidon, professeur de géologie à l'Université de Grenoble.
  7. Carte géologique de la France au 1:1 000 000
  8. La Nappe de Digne et les structures connexes,par Maurice Gidon, professeur de géologie à l'Université de Grenoble.
  9. (fr) Station météo la plus proche : Sisteron, MSN Météo
  10. (fr) Relevé météo de Sisteron, MSN Météo
  11. Irène Magnaudeix, Pierres assisses, pierres mouvantes : Usages et représentations de la pierre par les habitants du Haut-Vançon, Mane, Les Alpes de Lumière, Forcalquier, 2004. ISBN 2-906162-73-6, p 37
  12. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume II : Formations non-romanes ; formations dialectales § 21971, p 1178
  13. Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 174
  14. a, b et c Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 198
  15. a et b Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., carte 72
  16. a, b et c Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 206
  17. Jean-Bernard Lacroix, « Naissance du département », in La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 114
  18. René Merle, conférence donnée à l'Escale le 17 février 2008
  19. a, b et c EHESS, notice communale d’Entrepierres, consultée le 24 juillet 2009
  20. Irène Magnaudeix, op. cit., p 26
  21. (fr) nombre des membres du conseil municipal des communes, Legifrance
  22. Résultats élections municipales 2008 à Entrepierres sur linternaute.com
  23. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des maires
  24. (fr) Les Juridictions judiciaires des Alpes-de-Haute-Provence, Ministère de la Justice et des Libertés
  25. (fr) Impots locaux à Entrepierres, taxes.com
  26. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  27. Insee, Population municipale au 1er janvier 2006, consulté le 11 janvier 2009
  28. Insee, Historique des populations par commune depuis le recensement de 1962 (fichier Excel), mis à jour en 2010, consulté le 21 juillet 2010
  29. Entrepierres sur le site de l'Insee
  30. (fr) Établissement primaires publics des Alpes-de-Haute-Provence, Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence
  31. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des écoles de la circonscription de Sisteron, publiée le 27 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010
  32. (fr) Sectorisation des collèges des Alpes-de-Haute-Provence, Académie Aix-Marseille, 8 novembre 2004
  33. (fr) Site de la cité scolaire Paul Arène, Académie Aix-Marseille, 2010
  34. (fr) Sectorisation des lycées des Alpes-de-Haute-Provence, Académie Aix-Marseille, 2010
  35. CHICAS, site du Centre Hospitalier des Alpes du Sud Gap-Sisteron
  36. (fr) Daniel Thiery, « [hhttp://www.archeoprovence.com/archeo/index.php?option=com_content&view=article&id=186%3Aentrepierres&catid=56&Itemid=72 Entrepierres] », Archeoprovence, 21 décembre 2010
  37. Entrepierres, formes et conditions d'emploi, Insee, 2006
  38. (fr) Liste des appellations AOC et IGP à Entrepierres sur INAO
  39. Décret du 14 mars 2007 relatif à l'huile d'olive de Provence AOC, INAO
  40. (fr) Site officiel de l'agneau de Sisteron sur agneaudesisteron.fr
  41. (fr) Homologation agneau de Sisteron du 3 janvier 2005 sur agneaudesisteron.fr
  42. (fr) Fiche de l'IGP Label Rouge Agneau de Sisteron, INAO, 20 février 2007
  43. Dictionnaire de la Provence op. cit., p. 751.
  44. Site légifrance relatif à la parution au JO de l'arrêté du 30 juillet 2009
  45. Les apiculteurs en Provence
  46. La transhumance des ruches provençales
  47. (fr) Les Pommes des Alpes de Haute-Durance obtiennent l'IGP, INAO, 19 avril 2010
  48. (fr)Fiche INAO de l'IGP Pommes des Alpes de Haute-Durance, INAO, 17 avril 2010
  49. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p. p 270-271
  50. Irène Magnaudeix, op. cit., p 163-164
  51. Irène Magnaudeix, op. cit., p 80-81
  52. Raymond Collier, op. cit., p 216
  53. Arrêté du 12 juillet 1934, Ferme du prieuré de Vilhosc, sur la base Mérimée, ministère de la Culture, consultée le 29 août
  54. Raymond Collier, op. cit., p 408
  55. Notice qui lui est consacrée par Guy Barruol in Guy Barruol, Philippe Autran et Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de Lumière no 153, Forcalquier 2006, p 77
  56. Arrêté du 3 novembre 1987, Pont de la Reine Jeanne, sur la base Mérimée, ministère de la Culture, consultée le 29 août
  57. Louis de Bresc Armorial des communes de Provence 1866. Réédition - Marcel Petit CPM - Raphèle-lès-Arles 1994

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