Saint-Martin-les-Eaux


Saint-Martin-les-Eaux
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43° 52′ 31″ N 5° 44′ 09″ E / 43.8752777778, 5.73583333333

Saint-Martin-les-Eaux
Village de Saint-Martin-les-Eaux
Village de Saint-Martin-les-Eaux
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Manosque-Nord
Code commune 04190
Code postal 04300
Maire
Mandat en cours
Michèle Crouhy
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes de Haute-Provence
Démographie
Population 99 hab. (2008)
Densité 11 hab./km²
Géographie
Coordonnées 43° 52′ 31″ Nord
       5° 44′ 09″ Est
/ 43.8752777778, 5.73583333333
Altitudes mini. 395 m — maxi. 705 m
Superficie 9,15 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Saint-Martin-les-Eaux est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Saint-Martinois.[1] L'exode rural a été très fort dans cette commune, qui a perdu plus de la moitié de sa population avant de se stabiliser autour de 100 habitants.

Située en limite nord du parc naturel régional du Luberon, la commune est tournée vers l'environnement, que ce soit dans la préservation de ses espaces forestiers comme dans le développement d'énergies renouvelables. Son territoire, pour l'essentiel classé en zone naturelle et zone de silence, est formé de monts et ravins, une rivière (la Largue) formant la limite nord. Son socle géologique particulier (gypse, sel gemme) a permis un développement économique spécialisé (extraction du sel et stockage d'hydrocarbures), mais l'agriculture reste également présente, notamment l'élevage de brebis et agneaux.

Sommaire

Géographie

Reliefs

Le territoire communal se situe entre les régions naturelles du Massif du Luberon et des Monts de Vaucluse, dans le Luberon oriental, à l'ouest de la vallée de la Durance qui coule vers Aix-en-Provence. Le village est situé à 500 m d’altitude[2]. Sa topographie varie de 395 mètres (vallée de la Largue en limite nord) à 705 mètres (la Blache). Elle s'organise en différents monts et ravins : le ravin de l'Ausselet, le ravin de Coste Longue, le ravin de Piférat, le ravin de l'Agasson[3].

Classement dans un Parc naturel régional

La commune est dans la partie nord-est du Parc naturel régional du Luberon (c'est l'un des soixante dix-sept membres), à proximité du Parc naturel régional du Verdon. Le Parc du Luberon s'étend sur deux départements, le Vaucluse (84) et les Alpes-de-Haute-Provence (04), et sur quatre-vingt cinq communes ; mais il n'accueille que soixante-dix-sept communes adhérentes en 2009 et compte 167 676 habitants en 2006. Il a une superficie de 185 145 hectares et s'étend de Cavaillon à l'ouest jusqu'à la limite du parc naturel régional du Verdon à l'est, la Durance faisant office de frontière entre les deux. Au nord, le Luberon est bordé par les vallées du Coulon-Calavon et du Largue, où l'on distingue le bassin d'Apt, à l'Ouest, de celui de Manosque-Forcalquier, à l'est. Toujours vers le nord, les Monts de Vaucluse servent de contreforts aux massifs du Ventoux et de Lure. Vers le sud, le Luberon domine le bassin de la Durance et le pays d'Aigues.

Le Luberon oriental, à l'est du Parc naturel régional du Luberon.

Géologie

Article connexe : Géologie des Alpes.
Massif des Alpes et localisation des Monts de Vaucluse.

Saint-Martin-les-Eaux se situe dans le bassin sédimentaire de Manosque - Forcalquier, au nord ouest de la faille de la Durance. D'origine fluvio-lacustre, il date de l'Oligocène. Cette couche s'organise selon un anticlinal (pli de la surface, dont les couches extérieures sont les plus récentes), avec une épaisse couche tertiaire contenant des lignites et du gypse. L'ensemble s'est ouvert par le percement d´un dôme de sel (diapir) qui a extrudé au travers de failles de l'anticlinal, durant la deuxième poussée alpine[4].

L'ensemble est compris en limite des Monts de Vaucluse, dans le Luberon oriental.

Hydrologie

Le Largue traverse la commune[5] au nord.

Deux sources sont présentes sur la commune, l'une sulfureuse et l'autre saline, ainsi que des bassins et de la pisciculture.

Sismicité

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque nul. Le canton de Manosque-Nord est classé en Zone 2 (risque moyen, soit le risque le plus fort du département) tout comme ceux d'Entrevaux, Les Mées, Valensole, Manosque-Sud-Est, Manosque-Sud-Ouest et Peyruis[6].

Climatologie

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.

Saint-Martin-les-Eaux est soumise à un climat méditerranéen d'intérieur, dit tempéré continental. Les hivers sont plus froids qu'en basse Provence, avec des gelées fréquentes (moyenne mensuelle de 4,6 °C en janvier). Les étés sont très chauds avec une sécheresse habituelle en juillet (température moyenne de 22 °C). La température moyenne annuelle est de 12,6 °C. Les étés sont presque aussi chauds qu'en basse Provence mais un peu moins secs et l'amplitude thermique annuelle et diurne est importante (15 à 20 °C de différence entre été et hiver). Dans ces régions abritées, les hivers sont souvent plus secs que les intersaisons. La moyenne annuelle des précipitations est de 736 mm et la ville reçoit environ 2800 heures d'ensoleillement par an.

Saint-Martin-les-Eaux n'ayant pas de station météo, la plus proche est celle de Manosque [7].

Relevé météorologique de Manosque
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) -0,3 0,4 2,4 4,8 8,6 12,1 14,8 14,3 11,6 7,9 2,9 0,5 6,6
Température moyenne (°C) 4,6 5,7 8,4 10,8 15 18,6 22 21,5 18 13,5 8,1 5,1 12,6
Température maximale moyenne (°C) 9,5 11,1 14,4 16,8 21,7 25,1 29,7 29,5 24,8 19,2 13,3 9,7 18,7
dont pluie (mm) 60 50 51 69 60 53 36 52 77 91 65 59 723
dont neige (cm) 4 3 1 0 0 0 0 0 0 0 2 3 13
Source : (en) The Weather Channel


Communes voisines

Accès

L'autoroute A 51 passe à l'est de la commune (à 14 km en voiture). Celle-ci est desservie par les routes départementales D105 et Manosque - Gréoux-les-Bains à 7 km, à La Brillanne-Oraison à 13 km et à Pertuis à 28 km vers Aix-en-Provence et Marseille. Une ligne de chemin de fer passe en limite communale au nord.

Distance des grandes villes françaises

L'orientation et la localisation de Saint-Martin-les-Eaux par rapport à quelques grandes villes françaises sont données dans le tableau suivant. Distance à vol d'oiseau[8] :

Ville Marseille Nice Montpellier Lyon Toulouse Bordeaux Strasbourg Paris Nantes Rennes Lille
Distance

Orientation

71 km

(S)

125 km

(S-E)

152 km

(S-O)

221 km

(N)

347 km

(O)

515 km

(O)

547 km

(N-E)

614 km

(N)

681 km

(N-O)

741 km

(N-0)

779 km

(N)

Toponymie

Le village s'appelait Renacas au XIe siècle[2], puis a changé de nom pour Sancti Martini de Paracollis au XIe siècle[9]. Il devient Saint-Martin-le-Charbonnier. Durant la Révolution française, la commune, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, changea son nom pour Mont-Martin[10] et Mont-Renacas[11]. Après la Révolution, la commune est appelée Saint-Martin-de-Renacas jusqu'en 1892. L’exploitation des eaux sulfureuses pour des cures thermales justifia son nouveau nom de Saint-Martin-les-Eaux[2],[11].

Histoire

En 1125, le territoire fait partie du comté de Forcalquier.

Le territoire de la commune est fréquenté à l’époque néolithique, voire chalcolithique[12].

Au XIe siècle, une motte castrale est élevée au lieu-dit Le Castelas[13].

Le territoire fait partie du comté de Forcalquier en 1125 (XIIe siècle). Il appartient à l’abbaye de Carluc, puis aux Lincel (XIIIe/XVIIe siècles)[2].

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[14].

Comme toute la France, la commune compte des hommes morts au front durant la Première guerre Mondiale. Un exode rural massif se produit de plus durant un siècle, de 1866 à 1968. La population est ainsi divisée par 6!

Durant la Seconde Guerre Mondiale, le département est occupé par l'Italie en 1942 - 1943, puis par l'Allemagne nazie jusqu'en août 1944. Le débarquement de Provence ainsi que différents bombardements permettent une libération progressive de la zone.

Une carrière de gypse et une mine de lignite sont exploitées dans les années 1960[15]. Comptant seulement une trentaine d'habitants, la commune fusionne avec Manosque en 1974, puis s’en détache[2] en 1980[11].

Au début du XXIe siècle, la commune se tourne vers la préservation de l'environnement, avec le développement d'énergies renouvelables et d'actions visant une économie d'énergie.

Politique et administration

Administration municipale

De par sa population, la commune dispose d'un conseil municipal de 11 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[16]). Lors du scrutin de 2008 il n’y eut qu’un seul tour avec une participation de 96,47 %. Michèle Crouhy a obtenu 44 voix soit 53,65 % des suffrages exprimés et a ensuite été élue maire par le conseil municipal[17].

Liste des Maires

De 1789 à 1799, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt au moins équivalent à dix journées de travail.

De 1799 à 1848, La constitution du 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799) revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus pour six ans.

Du 3 juillet 1848 à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.

De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855.

Depuis 1871, les maires sont élus par le conseil municipal suite à son élection au suffrage universel.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 mars 2008 Francis Philip    
mars 2008   Michèle Crouhy[18]    

Instances administratives et juridiques

Saint-Martin-les-Eaux est une des trois communes du canton de Manosque-Nord qui totalise 12 240 habitants en 2006. Le canton fait partie de l'arrondissement de Forcalquier depuis le 17 février 1800 et de la deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence. Saint-Martin-les-Eaux fait partie du canton de Manosque-Nord depuis 1973 après avoir fait partie du canton de Reillanne de 1793 à 1973[11]. Saint-Martin-les-Eaux fait partie de la juridiction d’instance et prud'hommale de Manosque, et de grande instance de Digne-les-Bains[19].

Fiscalité

L'imposition des ménages et des entreprises à Saint-Martin-les-Eaux en 2009[20]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 8,76 % 30,30 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 16,45 % 8,94 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 29,22 % 31,69 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 11,34 % 6,37 % 10,80 % 3,84 %

La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[21]).

Population et société

Démographie

La commune, qui n'a jamais dépassé les 200 habitants, a connu un exode rural un peu plus tardif que d'autres communes du département (début du XXe siècle au lieu des années 1850). Elle a tout de même connu un perte importante de population, jusqu'à atteindre seulement 31 habitants en 1968, avant la fusion temporaire qui explique l'absence de données en 1975. En deux décennies (années 1980 et 1990), elle a repris sa croissance puis a vu sa population stabilisée à la centaine d'habitants.

Évolution démographique
Années 1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
Population 1 feu inhabité 104 132 124 167 124 147 179 188
Années 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
Population 170 174 180 171 186 170 187 173 158 182
Années 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
Population 191 197 139 118 89 97 50 76 53 43
Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 -
Population 53 31 - 37 69 104 100[22] 100[23] 99[24] -
Notes, sources, ... Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[15] ; Insee[25], EHESS[11] pour les chiffres issus des recensements légaux

Éducation

La commune ne dispose ni d'école maternelle ni d'école primaire[26]. Les élèves vont aux à l’école publique primaire de Dauphin ou de Saint-Michel-l’Observatoire. Ensuite les élèves sont affecté au collège Le Mont d’Or à Manosque[27],[28]. Ensuite les élèves sont dirigés vers les Lycées de Manosque[29], soir le lycée polyvalent Les Iscles[30] soit le lycée polyvalent Félix-Esclangon[31].

Culte

La paroisse est rattachée à un groupe inter-paroissial qui comprend Aubenas-les-Alpes, Céreste, Dauphin, Lincel, Mane, Montfuron, Montjustin, Oppedette, Reillanne, Sainte-Croix-à-Lauze, Saint-Maime, Saint-Martin-les-Eaux, Saint-Michel-l'Observatoire, Vachères et Villemus. Le culte est célébré alternativement dans les églises de ces quinze communes[32].

Économie

L'économie communale est basée sur l'agriculture et la géologie, mais il existe également quelques entreprises (boulangerie, atelier de fabrication pour artisans du bois...) et du tourisme (Chambres et table d’hôtes, gîte rural, randonnées...). L'activité agricole s'étendait en 1999 sur 135 ha, soit 14,5 % du territoire communal[33]. Elle est orientée vers l'élevage ovin, caprin, bovin, équin, ainsi que vers la polyculture et l'exploitation forestière.

Un gisement de sel gemme de 700 m d'épaisseur est exploité par Géostok-Géosel. Les poches créées servent à stocker des hydrocarbures.

Agriculture

La commune de Saint-Martin-les-Eaux possède trois labels Appellation d'origine contrôlée (AOC) (Banon, Huile d'olive de Provence et Huile d'olive de Haute-Provence)et neuf labels Indication géographique protégée (IGP) (petit épeautre, Miel de Provence, Agneau de Sisteron, Alpes-de-Haute-Provence (VDP) blanc, rouge et rosé et VDP de Méditerranée blanc, rouge et rosé)[34].

Fromage de Banon

Fromage AOC banon

Le banon est protégé par une AOC depuis 2003. C'est le premier fromage de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur à obtenir une appellation d'origine contrôlée. L'INAO a donné son accord pour sélectionner selon les « usages locaux, loyaux et constants » 179 communes dont la production du lait des élevages de chèvre de races provençale, rove et alpine peut revendiquer l'appellation, dont 111 dans les Alpes-de-Haute-Provence, 33 dans les Hautes-Alpes, 21 dans la Drôme et 14 dans le Vaucluse.

C'est un fromage à pâte molle à croûte naturelle, élaboré à partir de la technique du caillé doux et moulé à la louche avant d'être emmitouflé dans des feuilles de châtaigniers brunes et liées par un brin de raphia naturel[35]. Il est auparavant trempé dans de l'alcool pour éviter les moisissures.

Huile d'olive de Provence AOC

Huile de Provence AOC

L'huile d'olive de Provence est protégée par une appellation d'origine contrôlée (AOC) à la suite d'une enquête diligentée par l'INAO, dont les conclusions ont été déposées auprès de la commission le 26 octobre 2006, réunie à Arles, et la signature du décret paru au Journal officiel le 14 mars 2007[36].

Pour pouvoir postuler à l'AOC, l'huile d'olive de Provence doit être élaborée à base des variétés aglandau, bouteillan, cayon, salonenque ainsi que celles dénommées localement brun, cayet, petit ribier et belgentiéroise. Il faut au moins deux de ces variétés principales présentes au sein de l'oliveraie[36],[37].

Agneau de Sisteron

Agneau de Sisteron élevé sous sa mère

L'agneau de Sisteron est un agneau élevé sous la mère et originaire des Alpes provençales et de la Drôme provençale pendant 60 jours minimum, ayant un âge compris entre 70 et 150 jours et pesant près de 13 à 19 kg. Issus d'élevages traditionnels, avec des mères de races Mérinos d'Arles, Mourérous ou Préalpes du Sud qui les allaitent au moins pendant deux mois, sur un espace pastoral comptant moins de 10 brebis à l'hectare et comportant au minimum 10 hectares de parcours[38], ces agneaux ont droit, sous le contrôle l'INAO, au label rouge agneau de Sisteron accordé par un décret gouvernemental en date du 3 janvier 2005[39],[40].

Cette exigence de qualité a mis un terme à la pratique de cheptels élevés dans les mêmes conditions mais provenant d'autres régions dont l'ensemble de la Provence, le Massif central et le Piémont. Chaque année, c'étaient près de 400 000 bêtes qui passaient par les abattoirs de Sisteron profitant d'un certain laxisme pour usurper une provenance recherchée[41].

Petit épeautre

Petit épeautre

Le petit épeautre est un blé rustique dont les archéologues ont retrouvé la trace dans des couches datées de 9 000 ans avant notre ère. Cette céréale se complait dans des sols pauvres et accepte des hivers longs et froids[a 1]. Elle se sème en septembre-octobre et son cycle végétatif est de onze mois[a 2]. Cette culture, très populaire sur les contreforts de la montagne de Lure jusqu'au XIXe siècle, a été reprise dans les années 1980. Dans le cadre de la SICA « Céréales Ventoux », une cinquantaine de producteurs approvisionnent un marché qui absorbe 200 tonnes/an[a 2].

Miel de Provence

Miel de lavande

Le miel de Provence est protégé par un label rouge associé à une indication géographique protégée, tant pour le miel toutes fleurs que pour le miel de lavande et lavandin[42]. L'apiculture mobilise nombre de producteurs. Ils sont estimés à 4 500, dont 700 possèdent entre 70 et 150 ruches. La production régionale est de 2 000 t/an, soit 8 % de la production nationale[43]. Nombre d'entre eux pratiquent la transhumance selon un trajet allant du littoral vers la Haute-Provence. L'été est la saison privilégiée pour le miel de lavande et les ruches sont installées dans une zone limitée au nord par une ligne Montélimar / Digne, avec au sud le mont Ventoux, le plateau d'Albion, la montagne de Lure, les monts de Vaucluse et le massif du Luberon. Le miel toutes fleurs est élaboré dans une vaste zone limitée par Nîmes, Montélimar, Gap, Digne, Nice, Toulon, Marseille et Avignon[44].

Culture et patrimoine

Lieux et monuments

Un grand bâtiment rectangulaire, sans partie en saillie (ni tour ni pavillon), est appelé château : il s’agit d’un ancien établissement de bains[45].

L’église Saint-Martin du début du XIIe, ancien prieuré de Carluc[46],[15], est un monument historique inscrit[47]. Sa nef de deux travées voûtées d’arêtes (second état succédant à une voûte en berceau)[48] débouche sur une abside pentagonale à l’extérieur[49]. Menaçant de tomber en ruines en 1965, elle est restaurée à partir de 1967 par son acheteur, Jean-Marie Léouffre (deuxième prix du concours des chefs-d'œuvre en péril) et rouverte au culte[46]. Quelques reliefs ornant le second pilastre nord[50] sont classés au titre objet[51].

Le château médiéval, remanié au XIXe siècle[2], est occupé par la mairie. Il existe d'autres châteaux : Dherbès, Pochetty, Saint-Jean.

Environnement

84,5 % du territoire est en zone naturelle, des forêts en majorité (forêt domaniale de Pêlissier). Une grande partie de la commune (à l'exclusion du nord-ouest) est incluse dans la ZNIEFF (Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique) de type 2 « Versant du Grand Luberon » (8 385 ha au total). Il existe également une zone de nature et de silence d'une superficie de 673 ha[33].

La commune a obtenu un prix en 2005, 2006 et 2010 pour ses trois installations photovoltaïques mises en service en 2002 et 2005. La production totale d'électricité est de 38 kWc (soit 20 % des besoins communaux). En 1990, la commune a également installé une chaufferie centrale au bois de 120 kW pour la mairie, quatre appartements et un atelier d’artiste. Elle est enfin passée à l'éclairage public par diode, suite à une étude du Parc[52].

Pour approfondir

Bibliographie

  • Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p.
  • Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969
  • Josette Chambonnet, « Journée archéologique 2000 », in Chroniques de Haute-Provence (no 341-342, 2000), p. 153-154
  • Patrick Ollivier-Elliott, Luberon, pays d'Apt - carnets d'un voyageur attentif

Liens internes

Liens externes

Sources

Notes bibliographiques

  • Guy Barruol, Nerte Dautier, Bernard Mondon (coord.), Le mont Ventoux. Encyclopédie d'une montagne provençale 
  1. Jean-Paul Bonnefoy, p. 123
  2. a et b Jean-Paul Bonnefoy, p. 124

Références

  1. (fr) Habitants de Saint-Martin-les-Eaux sur habitants.fr
  2. a, b, c, d, e et f Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 (non-paginé) p. (ISBN 2-7399-5004-7) 
  3. Carte IGN
  4. G. BESSONNAT, Eaux thermales et thermominérales de Provence, Ed. Nature en Provence, 1987
  5. Les cours d'eau Français (Le Largue)
  6. Sismicité dans les Alpes-de-Hautes-Provence
  7. (fr) Station météo la plus proche : Manosque, MSN Météo
  8. (fr) Distance entre Saint-Martin-les-Eaux et les plus grandes villes Françaises, Annuaire Mairie
  9. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume III : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, § 28474, p 1627-1628
  10. Jean-Bernard Lacroix, « Naissance du département », in La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 114
  11. a, b, c, d et e EHESS, notice communale de Saint-Martin-les-Eaux sur la base de données Cassini, consultée le 31 juillet 2009
  12. Géraldine Bérard, Carte archéologique, op. cit., p 428
  13. Parc naturel du Luberon, Autour de l’An Mil en pays de Forcalquier, catalogue d’exposition, 2007, p 31
  14. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-298
  15. a, b et c Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 196
  16. (fr) nombre des membres du conseil municipal des communes, Legifrance
  17. Résultats élections municipales 2008 à Saint-Martin-les-Eaux sur linternaute.com
  18. Site de la préfecture des AHP
  19. (fr) Les Juridictions judiciaires des Alpes-de-Haute-Provence, Ministère de la Justice et des Libertés
  20. (fr) Impots locaux à Saint-Martin-les-Eaux, taxes.com
  21. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  22. Insee, Population municipale au 1er janvier 2006, consulté le 11 janvier 2009
  23. Insee, Historique des populations par commune depuis le recensement de 1962 (fichier Excel), mis à jour en 2010, consulté le 21 juillet 2010
  24. (fr) Populations légales 2008 de la commune de Saint-Martin-les-Eaux, INSEE
  25. Saint-Martin-les-Eaux sur le site de l'Insee
  26. (fr) Établissement primaires publics des Alpes-de-Haute-Provence, Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence
  27. (fr) Sectorisation des collèges des Alpes-de-Haute-Provence, Académie Aix-Marseille, 8 novembre 2004
  28. (fr) Site du collège Le Mont d'Or, Académie Aix-Marseille, 2010
  29. (fr) Sectorisation des lycées des Alpes-de-Haute-Provence, Académie Aix-Marseille, 2010
  30. (fr) Site du lycée Les Iscles, Académie Aix-Marseille, 2010
  31. (fr) Site du lycée Félix-Esclangon, Académie Aix-Marseille, 2010
  32. Groupe Avance au Largue
  33. a et b Saint-Martin-Les-Eaux dans l'atlas du PNR du Luberon
  34. (fr) Liste des appellations AOC et IGP à Saint-Martin-les-Eaux sur INAO
  35. Bernard Teyssandier, Connaître les fromages de France du terroir à la table, éditions Jean-Paul Gisserot, 1994, p. 63.
  36. a et b Décret du 14 mars 2007 relatif à l'huile d'olive de Provence AOC, INAO
  37. Les variétés d'olives
  38. (fr) Site officiel de l'agneau de Sisteron sur agneaudesisteron.fr
  39. (fr) Homologation agneau de Sisteron du 3 janvier 2005 sur agneaudesisteron.fr
  40. (fr) Fiche de l'IGP Label Rouge Agneau de Sisteron, INAO, 20 février 2007
  41. Dictionnaire de la Provence op. cit., p. 751.
  42. Site légifrance relatif à la parution au JO de l'arrêté du 30 juillet 2009
  43. Les apiculteurs en Provence
  44. La transhumance des ruches provençales
  45. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p., p 271
  46. a et b Raymond Collier, op. cit., p 86
  47. Arrêté du 11 février 1972, notice de la Base Mérimée, consultée le 9 février 2009
  48. Raymond Collier, op. cit., p 86
  49. Raymond Collier, op. cit., p 76
  50. Raymond Collier, op. cit., p 460
  51. Arrêté du 30 janvier 1995, notice de la Base Palissy, consultée le 12 décembre 2008
  52. Tous pour le photovoltaïque à Saint-Martin-Les-Eaux

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Saint-Martin-les-Eaux de Wikipédia en français (auteurs)

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