Peyruis


Peyruis

44° 01′ 48″ N 5° 56′ 28″ E / 44.03, 5.94111111111

Peyruis
Village de Peyruis
Village de Peyruis
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Peyruis
Code commune 04149
Code postal 04310
Maire
Mandat en cours
Louis Costa
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes de la Moyenne Durance
Démographie
Population 2 542 hab. (2008)
Densité 109 hab./km²
Gentilé Peyruisiens
Géographie
Coordonnées 44° 01′ 48″ Nord
       5° 56′ 28″ Est
/ 44.03, 5.94111111111
Altitudes mini. 381 m — maxi. 740 m
Superficie 23,23 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Peyruis est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Peyruisiens.[1]

Sommaire

Géographie

Occupation du sol

Hameaux : Piousin, Gaud

Topographie

Le territoire se situe dans la partie est de la vallée de la Durance.

Communes limitrophes

Hydrographie

Peyruis est située sur la rive droite de la Durance[2] ; c'est une rivière à la fois alpine et méditerranéenne, à la morphologie bien particulière. Elle est dite « capricieuse », et autrefois était redoutée pour ses crues (elle était appelée le 3e fléau de la Provence[3]) aussi bien que pour ses étiages. Elle est aménagée avec une digue de 3 km qui protège des crues de la rivière.

Sismicité

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque nul. Les cantons de Banon, La Motte-du-Caire, Noyers-sur-Jabron sont classés en zone 1a (risque très faible), ceux d'Allos-Colmars, Barcelonnette, Le Lauzet-Ubaye, Annot, Castellane, Saint-André-les-Alpes, Barrème, Digne-Est, Digne-Ouest, La Javie, Mézel, Moustiers-Sainte-Marie, Riez, Seyne, Forcalquier, Reillanne, Saint-Étienne-les-Orgues, Sisteron, Turriers et Volonne, en Zone 1b (risque faible) et ceux d'Entrevaux, Les Mées, Valensole, Manosque-Nord, Manosque-Sud-Est, Manosque-Sud-Ouest et Peyruis, en zone 2 (risque moyen)[4].

Géologie

Article connexe : Géologie des Alpes.
Massif des Alpes et localisation des Préalpes de Digne

Le territoire se situe en limite est des Baronnies orientales, sur des formations calcaires provençales du Jurassique supérieur et du Crétacé inférieur (roches sédimentaires issues d'un ancien océan alpin), entre trois formations géologiques majeures des Alpes[5] :

  • la nappe de Digne à l'est[6], au niveau du lobe de Valavoire[7] : il s'agit d'une nappe de charriage, c'est-à-dire d'une dalle épaisse de près de 5 000 m qui s'est déplacée vers le sud-ouest durant l'Oligocène et la fin de la formation des Alpes. Les lobes (ou écaille) correspondent à la bordure découpée à l'ouest de la nappe.
  • la faille de la Durance au sud ouest, dans la vallée ;
  • le Plateau de Valensole au sud-est : bassin molassique du Miocène et du Pliocène composé de roches sédimentaires détritiques (dépôts liés à l'érosion des montagnes apparues à l'Oligocène).

Climat

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.
Relevé météorologique de Peyruis
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) -0,0 0,0 3,0 5,1 8,9 12,8 15,3 15,2 12,0 8,2 3,8 1,1 7,2
Température moyenne (°C) 4,3 6,2 8,2 11,1 15,1 19,3 22,4 22,0 18,0 13,4 8,2 5,2 12,7
Température maximale moyenne (°C) 8,6 10,9 14,4 16,9 21,4 25,8 29,3 28,9 24,0 18,5 12,7 9,3 18,6
Précipitations (mm) 26,9 24,3 23,8 44 40 27,9 20,9 32,7 45,9 53,5 52,4 31,7 424
Source : Relevé météo de Peyruis[8]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
26.9
 
8.6
-0.0
 
 
24.3
 
10.9
0.0
 
 
23.8
 
14.4
3.0
 
 
44
 
16.9
5.1
 
 
40
 
21.4
8.9
 
 
27.9
 
25.8
12.8
 
 
20.9
 
29.3
15.3
 
 
32.7
 
28.9
15.2
 
 
45.9
 
24.0
12.0
 
 
53.5
 
18.5
8.2
 
 
52.4
 
12.7
3.8
 
 
31.7
 
9.3
1.1
Temp. moyennes maxi et mini (°C) • Précipitations (mm)

Transports

Il existe une navette régulière en autocar entre Peyruis et Château-Arnoux.

Depuis l'été 2009, la mairie offre gratuitement aux associations pour leur déplacement un mini-bus de huit places plus le chauffeur[9]

Toponymie

Peyruis se nomme Peiruís en provençal de norme classique et Peirui en provençal de norme mistralienne.

Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois en 1068 (Petrozium), fait l’objet de différentes interprétations :

  • selon Jules Reymond, son nom viendrait de Petronius ruit, consul romain tombé dans une embuscade. L'origine du village remonterait au IIe ou au IIIe siècle[10] ;
  • selon Ernest Nègre son nom fait allusion fait référence au territoire pierreux (latin petra + ucium)[11],[12].

Histoire

Premières occupations humaines

Le territoire de Peyruis était occupé par le peuple gaulois des Cavares.

Moyen Âge

En 1125, le territoire fait partie du comté de Forcalquier.

Vers 500, saint Donnat se retire à proximité (lieu-dit combe de saint Donnat).

Au XIIe siècle, les deux églises d’Augès appartenaient à l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, qui en percevait les revenus[13].

Le village, propriété du comte de Provence, puis donné en 1319 à Pierre de Vie[14]. Le premier passage de Bohémiens est signalé le 2 octobre 1419[15]. Honorat de Peyruis, seigneur du lieu depuis 1456, en est dépossédé en 1481, au profit de Palamède de Forbin, premier gouverneur de la Provence rattachée à la France. Sa famille lui succède jusqu'en 1647[16] :

  • Antoine de Forbin (1492-1505)
  • Antoine d'Adalsa (1505-1519)
  • Gaspar de Forbin (1519-1537)
  • Pierre de Glandèves (1537-1538)
  • Gaspar de Glandèves (1538-1597)
  • Antoine Albéras (1597-1598)
  • François de Foresta (1598-1619)
  • Marguerite de Foresta (1619-1624)
  • Renée de Forbin (1624-1637)
  • Marc Antoine de Vento, son époux (1637-1642)
  • Nicolas de Vento (1642-1647).

Époque moderne

La région de Provence, que les protestants prennent en 1562, subit des massacres avant de repasser aux mains de la royauté française.

Bien situé sur l’axe suivant la vallée de la Durance, Peyruis possède une foire au XVIIIe siècle[17], et un péage sur la route allant de Sisteron à Manosque[18].

Époque contemporaine

Proclamation contre le coup d'État de 1851 dans les Basses Alpes

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[19], épurée le 5 frimaire an III par le représentant en mission Gauthier[20]. Le château, symbole de la féodalité, est démoli[21]. L’éphémère commune de Piosin lui est rattachée dès le début de la Révolution[22].

En 1851, suite au coup d'État du 2 décembre de Louis-Napoléon Bonaparte, les pays de Sisteron, Forcalquier, Manosque développent une résistance pour défendre la République : 15 000 hommes en armes sont mobilisés[23]. Les résistants prennent le contrôle de la préfecture à Digne, et forment un « Comité départemental de résistance ». L'armée, ralliée à Napoléon III, vient à bout de ce mouvement.

Comme toute la France, la commune compte des hommes morts au front durant la Première Guerre mondiale.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le département est occupé par l'Italie en 1942 - 1943, puis par l'Allemagne nazie jusqu'en août 1944. À cette date, la ville de Sisteron est bombardée par les alliés dans le cadre du débarquement de Provence. Sisteron et Digne sont libérées le 19.

Politique et administration

Administration municipale

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 19 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[24]). Lors du scrutin de 2008, il y eut deux tours (tous élus au second tour) et Louis Costa a été élu conseiller municipal au second tour avec le cinquième total de 609 voix, soit 40,01 % des suffrages exprimés. La participation a été de 82,00 % (au second tour). Elle a ensuite été nommée maire par le conseil municipal[25].

Listes des maires

De 1789 à 1799, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt au moins équivalent à dix journées de travail.

De 1799 à 1848, La constitution du 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799) revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus pour six ans.

Du 3 juillet 1848 à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.

De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855.

Depuis 1871, les maires sont élus par le conseil municipal suite à son élection au suffrage universel.

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
         
 ?  ? Louis Jourdan PCF Conseiller général du Canton de Peyruis (1964-1970) et (1976-1982)
mars 1983 mars 2008 Francis Galizi[27] UDF puis UMP Député, conseiller général
mars 2008   Louis Costa[28] SE  

Intercommunalité

Peyruis est une des huit communes de la Communauté de communes de la Moyenne Durance.

Fiscalité locale

L'imposition des ménages et des entreprises à Peyruis en 2009[29]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 8,81 % 0,00 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 26,50 % 0,00 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 93,31 % 0,00 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 0,00 % 20,12 % 10,80 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[30]).

Population et société

Démographie

Évolution démographique
Années 1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
Population 97 feux 49 feux 646 570 581 714 710 868 877 873
Années 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
Population 851 809 811 774 773 842 829 720 823 779
Années 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
Population 802 756 719 715 635 616 626 600 797 901
Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 -
Population 1 343 1 604 1 627 1 699 2 036 2 217 2 438[31] 2 468[32] 2 542[33] -
Notes, sources, ... Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[34] ; Insee[35], EHESS[22] pour les chiffres issus des recensements légaux

Enseignement

La commune est dotée de deux écoles, une école maternelle et une école primaire[36],[37]. Ensuite les élèves sont affectés au collège Camille Reymond à Château-Arnoux[38],[39]. Puis les élèves sont dirigés vers le lycée de la cité scolaire Paul Arène à Sisteron[40],[41].

Sports

La commune dispose de plusieurs associations sportives : Entente Sportive de Moyenne Durance (Football), La Boule Ferrée Peyruisienne (Jeu de boules), Fit Gym, Judo Club[42]. La commune est aussi le siège du Comité Départemental de Handball[43].

Santé

La commune dispose de trois médecins[44], un dentiste[45], d'une pharmacie[46] et d'infirmiers. L'hôpital le plus proche est l'hôpital local des Mées distant de 3 km[47].

Économie

Établissement de fabrique de confitures bio.

Agriculture

La commune de Peyruis posséde deux labels Appellation d'origine contrôlée (AOC) (Banon et Huile d'olive de Provence) et neuf labels Indication géographique protégée (IGP) (petit épeautre, Miel de Provence, Agneau de Sisteron, Alpes-de-Haute-Provence (VDP) blanc, rouge et rosé et VDP de méditérranée blanc, rouge et rosé)[48]

Fromage de Banon

Fromage AOC banon

Le banon est protégé par une AOC depuis 2003. C'est le premier fromage de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur à obtenir une appellation d'origine contrôlée. L'INAO a donné son accord pour sélectionner selon les « usages locaux, loyaux et constants » 179 communes dont la production du lait des élevages de chèvre de races provençale, rove et alpine peut revendiquer l'appellation, dont 111 dans les Alpes-de-Haute-Provence, 33 dans les Hautes-Alpes, 21 dans la Drôme et 14 dans le Vaucluse.

C'est un fromage à pâte molle à croûte naturelle, élaboré à partir de la technique du caillé doux et moulé à la louche avant d'être emmitouflé dans des feuilles de châtaigniers brunes et liées par un brin de raphia naturel[49]. Il est auparavant trempé dans de l'alcool pour éviter les moisissures.

Huile d'olive de Provence AOC

Huile de Provence AOC

L'huile d'olive de Provence est protégée par une appellation d'origine contrôlée (AOC) à la suite d'une enquête diligentée par l'INAO, dont les conclusions ont été déposées auprès de la commission le 26 octobre 2006, réunie à Arles. La signature du décret parut au Journal officiel le 14 mars 2007[50]

Pour pouvoir postuler à l'AOC, l'huile d'olive de Provence doit être élaborée à base des variétés aglandau, bouteillan, cayon, salonenque ainsi que celles dénommées localement brun, cayet, petit ribier et belgentiéroise. Il faut au moins deux de ces variétés principales présentes au sein de l'oliveraie[50],[51].

Petit épeautre

Petit épeautre

Le petit épeautre est un blé rustique dont les archéologues ont retrouvé la trace dans des couches datées de 9 000 ans avant notre ère. Cette céréale se complait dans des sols pauvres et accepte des hivers longs et froids[a 1]. Elle se sème en septembre-octobre et son cycle végétatif est de onze mois[a 2]. Cette culture, très populaire sur les contreforts de la montagne de Lure jusqu'au XIXe siècle, a été reprise dans les années 1980. Dans le cadre de la SICA « Céréales Ventoux », une cinquantaine de producteurs approvisionnent un marché qui absorbe 200 tonnes/an[a 2].

Miel de Provence

Miel de lavande

Le miel de Provence est protégé par un label rouge associé à une indication géographique protégée tant pour le miel toutes fleurs et que pour le miel de lavande et lavandin[52]. L'apiculture mobilise nombre de producteurs. Ils sont estimés à 4 500 dont 700 possèdent entre 70 et 150 ruches. La production régionale est de 2 000 T/an soit 8% de la production nationale[53]. Nombre d'entre eux pratiquent la transhumance selon un trajet allant du littoral vers la Haute-Provence. L'été est la saison privilégiée pour le miel de lavande et les ruches sont installées dans une zone limitée au Nord par une ligne Montélimar / Digne avec au Sud le mont Ventoux, le plateau d'Albion, la montagne de Lure, les monts de Vaucluse et le massif du Luberon. Le miel toutes fleurs est élaboré dans une vaste zone limitée par Nîmes, Montélimar, Gap, Digne, Nice, Toulon, Marseille et Avignon[54].

Agneau de Sisteron

Agneau de Sisteron élevé sous sa mère

L'agneau de Sisteron est un agneau de quatre mois, élevé sous la mère et originaire des Alpes provençales et de la Drôme provençale. Issus d'élevages traditionnels, avec des mères de races Mérinos d'Arles, Mourérous ou Préalpes du Sud qui les allaitent au moins pendant deux mois, sur un espace pastoral comptant moins de 10 brebis à l'hectare et comportant au minimum 10 hectares de parcours[55], ces agneaux ont droit, sous le contrôle l'INAO, au label rouge accordé par un décret gouvernemental en date du 3 janvier 2005[56]. L'Union européenne lui a accordé une indication géographique protégée depuis le 15 février 2007[57].

Cette exigence de qualité a mis un terme à la pratique de cheptels élevés dans les mêmes conditions mais provenant d'autres régions dont l'ensemble de la Provence, le Massif central et le Piémont. Chaque année, c'étaient près de 400 000 bêtes qui passaient par les abattoirs de Sisteron profitant d'un certain laxisme pour usurper une provenance recherchée[58].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • Châteaux des hameaux de Piousin et de Gaud (en ruines tous les deux)
  • Vestiges du quartier juif

Le donjon de l’ancien château fort, transformé en pigeonnier, et une tour en ruines dominent le village. Construit au XIIe siècle, il est reconstruit en partie au XVIe siècle, avant d’être détruit à la Révolution française[59].

De l’ancienne enceinte du village (peut-être simplement constituée des murs des maisons aveugles à l’extérieur), il subsiste une porte voûtée passant sous un logement, datant peut-être du XIIe siècle[60],[34].

Dans le village, rue du Grand-Cabaret, se trouve une maison qui a conservé ses croisées et ses fenêtres à meneaux, datant du XVe siècle[61]. Toute proche, une autre maison de la fin du XVIIe siècle a des fenêtres sous arcs en plein cintre[62]. Sur la place, se trouve une fontaine ornée d’un coquetier avec œuf dur[63].

L’église paroissiale Saint-Roch connaît une première construction au XIe siècle, dont ne subsiste que son bas-côté nord[64]. Elle est reconstruite dans la première moitié du XIIe siècle : la nef, longue de trois travées. Le bas-côté sud est voûté d’arêtes[65]. La voûte du chœur gothique est à quatre pans, avec cinq nervures, et date des environs de 1500[66]. Toute l’église est peinte : faux appareil sur les murs, divers motifs végétaux et géométriques sur les colonnes et les arches[67]. Ses vitraux sont peut-être les seuls véritablement anciens du département (avec un doute de Raymond Collier) : le vitrail de l’œil-de-bœuf de la façade occidentale (saint Roch) et l’Agnus Dei du bas-côté nord dateraient du XVIe ou du XVIIe siècle[68]. Les vitraux du chœur, l’Immaculée conception, à nouveau saint Roch et saint Nicolas, sont du XIXe siècle[69].

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Blason Peyruis.svg

Blasonnement :
d’azur à trois étoiles d’or, au chef d’argent chargé de lettres P, P et P, de sable.[70]

Pour approfondir

Bibliographie

  • Christian Maurel, « André Ailhaud, dit de Volx, héros de l’insurrection républicaine bas-alpine de 1851 », p 34-81 de Provence 1851 : une insurrection pour la République, Actes des journées de 1997 à Château-Arnoux et de 1998 à Toulon, Association pour le 150e anniversaire de la résistance au coup d’État du 2 décembre 1851, Les Mées, 2000
  • Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p.
  • Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969
  • Alain Musset, C’est là que…Peyruis et les "petits hauts lieux" d'une mémoire familiale, Cahiers de géographie du Québec, volume 52, numéro 145, avril 2008, p. 63-79.

Liens internes

Liens externes

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Notes et références

Références bibliographiques

  • Guy Barruol, Nerte Dautier, Bernard Mondon (coord.), Le mont Ventoux. Encyclopédie d'une montagne provençale 
  1. Jean-Paul Bonnefoy, p. 123
  2. a et b Jean-Paul Bonnefoy, p. 124

Références

  1. (fr) Nom des habitants des communes françaises, Peyruis sur le site habitants.fr de la SARL Patagos. Consulté le 26 mai 2011
  2. (fr) Fiche rivière la durance (X---0000) sur le site du service d’administration national des données et référentiels sur l’eau (SANDRE)
  3. La tradition provençale dit que les deux premiers étaient le mistral et le Parlement d'Aix
  4. Sismicité dans les Alpes-de-Hautes-Provence
  5. Les chaînons de Digne, Carte très schématique, montrant les rapports entre les chaînons des Baronnies orientales (moitié nord) et ceux de Digne (moitié sud), avec l'avant-pays de la nappe de Digne (partie occidentale), par Maurice Gidon, professeur de géologie à l'Université de Grenoble.
  6. Carte géologique de la France au 1:1 000 000
  7. La Nappe de Digne et les structures connexes,par Maurice Gidon, professeur de géologie à l'Université de Grenoble.
  8. (fr) Relevé météo de Volonne, MSN Météo
  9. Mini bus municipal sur le site de la mairie de Peyrus. Consulté le 26 mai 2011
  10. Jules Reymond, Histoire de Peyruis, édité par l'association Vivre à Peyruis, p. 21
  11. Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 (non-paginé) p. (ISBN 2-7399-5004-7) 
  12. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume I : Formations préceltiques, celtiques, romanes, § 5347, p 326
  13. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », inGuy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p 224
  14. Jules Reymond, op. cit., p 27
  15. Jules Reymond, op. cit., p 29
  16. Jules Reymond, op. cit., p 30
  17. Baratier et Hilsdesheimer, « carte 122 : Les foires (1713-1789) », in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
  18. Lucien Stouff, « Ports, routes et foires du XIIIe au XVe siècle », carte 86 et commentaire in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
  19. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-298
  20. Alphand, p 333
  21. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p., p 244
  22. a et b EHESS, notice communale de Peyruis sur la base de données Cassini, consultée le 28 juillet 2009
  23. René Merle, conférence donnée à l'Escale le 17 février 2008
  24. (fr) nombre des membres du conseil municipal des communes, Legifrance
  25. Résultats élections municipales 2008 à Peyruis sur linternaute.com
  26. a, b et c Christian Maurel, André Ailhaud, p 46-47
  27. Francis Galizi est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de François Bayrou à l’élection présidentielle de 2002, cf Parrainages élection présidentielle 2002, consulté le 28 juillet 2010, et Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République de 2002
  28. Site de la préfecture des AHP
  29. (fr) Impots locaux à Peyruis, taxes.com
  30. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  31. Insee, Population municipale au 1er janvier 2006, consulté le 11 janvier 2009
  32. Insee, Historique des populations par commune depuis le recensement de 1962 (fichier Excel), mis à jour en 2010, consulté le 21 juillet 2010
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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Peyruis de Wikipédia en français (auteurs)

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