Dauphin (Alpes-de-Haute-Provence)


Dauphin (Alpes-de-Haute-Provence)
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43° 53′ 57″ N 5° 47′ 01″ E / 43.8991666667, 5.78361111111

Dauphin
Village de Dauphin
Village de Dauphin
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Forcalquier
Code commune 04068
Code postal 04300
Maire
Mandat en cours
Michèle Bertin
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes de Haute Provence
Démographie
Population 787 hab. (2008)
Densité 81 hab./km²
Géographie
Coordonnées 43° 53′ 57″ Nord
       5° 47′ 01″ Est
/ 43.8991666667, 5.78361111111
Altitudes mini. 364 m — maxi. 656 m
Superficie 9,71 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Dauphin est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Dauphinois.

Dauphin a reçu le label « village et cité de caractère ».

Sommaire

Géographie

Le village est situé sur un site perché à 445 m d’altitude[1]. La commune est traversée par deux cours d'eau : le Largue et la Laye.

Géologie

Le sol de la commune contient du lignite, du gypse, du sel, de la potasse[1].

Sismicité

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque nul. Les cantons de Banon, La Motte-du-Caire, Noyers-sur-Jabron sont classés en Zone 1a (risque très faible), ceux d'Allos-Colmars, Barcelonnette, Le Lauzet-Ubaye, Annot, Castellane, Saint-André-les-Alpes, Barrème, Digne-Est, Digne-Ouest, La Javie, Mézel, Moustiers-Sainte-Marie, Riez, Seyne, Forcalquier, Reillanne, Saint-Étienne-les-Orgues, Sisteron, Turriers et Volonne, en Zone 1b (risque faible) et ceux d'Entrevaux, Les Mées, Valensole, Manosque-Nord, Manosque-Sud-Est, Manosque-Sud-Ouest et Peyruis, en Zone 2 (risque moyen)[2].

Communes voisines[3]

Hydrologie

La commune de Dauphin est traversée par le Largue, ainsi que par ses affluents :

  • la Laye [4], rivière de 24,3 km ;
  • la Rimourelle[5], ruisseau de 7,8 km ;
  • le Ravin de l'Ausselet [6], rivière de 6,3 km.

Histoire

Une hache votive de pierre polie de l’âge du bronze a été retrouvée sur la commune[1].

La voie domitienne passait dans la commune, et un carrefour important se trouvait aux Encontres. Une nécropole a été retrouvée à Sainte-Claire, et 1500 tombes gallo-romaines fouillées[7].

La localité apparaît dans les chartes au début du XIIe siècle, mais le château existait, sous forme d’une motte castrale, dès le siècle précédent, à la montée de la Moutte[8]. Au XIVe siècle, les habitations se regroupent sur une colline qui est fortifiée[1].

La proximité de l’axe routier suivant la vallée de la Durance permet l’existence d’une foire au XVIIIe siècle[9].

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[10]. Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Mont-Libre[11], ou Mont-Roc, selon les sources[12],[13].

Toponymie

La localité apparaît pour la première fois dans les textes en 1125 (castrum de Delfino)[1]. Selon Ernest Nègre, le nom dérive d’un nom propre romain, Delphinus[14].

Héraldique

Blason Dauphin.svg

Blasonnement :
de gueules à un éléphant d'argent, coupé d'or à un pairle de gueules[15]

Administration

Municipalité

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
  mars 2001 Claude-Emile Busching    
mars 2001 réélue en 2008[16] Michèle Bertin UMP  

Tendances politiques

Intercommunalité

Dauphin fait partie de la Communauté de communes de Haute-Provence, qui regroupe 8 communes.

Urbanisme

Budget et fiscalité

L'imposition des ménages et des entreprises à Dauphin en 2009[17]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 5,58 % 30,30 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 18,48 % 8,94 % 10,80 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 66,98 % 31,69 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 8,42 %* 6,37 % 47,16 % 8,85 %

Jumelages

Démographie

Évolution démographique
Années 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
Population 16 feux 455 544 546 541 601 628 656 652 673
Années 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
Population 650 682 675 653 584 517 550 590 577 546
Années 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
Population 596 549 550 505 489 508 410 434 335 280
Années 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 - - -
Population 357 328 469 684 796 786[18] 784[19] - - -
Notes, sources, ... Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale en 2006
Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[20] ; Insee[21], EHESS[13] pour les chiffres issus des recensements légaux
Courbe d'évolution démographique de Dauphin depuis 1765


Économie

Industrie

Tourisme

Dauphin fait partie des soixante-et-onze communes ayant signé la charte du Parc naturel régional du Luberon. De plus, elle détient le label villages et cités de caractère délivré par le Comité départemental du tourisme[22].

Agriculture

Huile d'olive de Provence
Meules de moulin à huile

L'huile d'olive de Provence AOC est protégée par une appellation d'origine contrôlée (AOC) à la suite d'une enquête diligentée par l'INAO, dont les conclusions ont été déposées auprès de la commission le 26 octobre 2006, réunie à Arles, et la signature du décret paru au Journal officiel le 14 mars 2007[23].

Pour pouvoir postuler à l'AOC, l'huile d'olive de Provence doit être élaborée à base des variétés aglandau, bouteillan, cayon, salonenque ainsi que celles dénommées localement brun, cayet, petit ribier et belgentiéroise. Il faut au moins deux de ces variétés principales présentes au sein de l'oliveraie[23],[24].

Lieux et monuments

Du château des comtes de Provence, subsistent le donjon, au sommet surmonté d'une balustrade XVIIIe siècle et d’une statue de la Vierge, le corps de logis (fin XVIe siècle) et un portail[25],[26].

Le village est entretenu de longue date. C’est ainsi que les fortifications, construites après 1419[27], sont encore largement conservées, avec tours (dont certaines prises dans des maisons[28]), corps de garde et les portail de la Vierge et de Pourcheirieu[1]. Le passage du Coulard est doté par un portail à chaque extrémité, dont un défendu par une bretèche du XVIe siècle[29].

Les rues sont caladées (empierrées) et bordées de maisons anciennes[30].

Deux habitations isolées se distinguent : la ferme fortifiée des Encontres[31], des XVe et XVIe siècles[20], et la bastide de Gaudine qui date de 1733[32].

L’église Saint-Martin (patron : l'Assomption), ancienne chapelle castrale, est l’église paroissiale depuis 1524[26]. Les deux travées de la nef sont voûtées en berceau surbaissé, les trois travées des bas-côtés sont voûtées sur croisées d’ogives[33]. Un des deux bas-côtés date du XVe siècle, l’autre du XIXe siècle[20]. Son chœur à chevet plat est orné d’un réseau de nervures complexes[34], de style gothique final. Le chœur est daté du début du XVIe siècle, un bas-côté de la fin de ce siècle, le second de 1836[33]. Certains chapiteaux sont datés des XIIe et XIIIe siècles et sont classés[35]. L’église possède avec un orgue baroque. Dans le mobilier de l’église, plusieurs objets sont classés :

  • la crèche date de 1748 (les costumes sont du début du XIXe siècle), et possède 21 santons, dont deux en cire, classés monuments historiques au titre objet[36] ;
  • le ciboire en argent, donné par Napoléon III[37] ;
  • des statues de carton-pâte doré de la Vierge et de la Vierge à l’Enfant (XIXe siècle[38]).

La chapelle Notre-Dame de Chamberlay, située dans le cimetière, est l’ancienne église paroissiale[26].

La chapelle Notre-Dame d'Hubages, ou d’Ubages, sur la route de Saint-Martin (1619, agrandie 1669) : elle est une reconstruction d'une chapelle antérieure. Sa voûte a disparu. But d'un pèlerinage, pour sa Vierge miraculeuse, elle a été restaurée dans les années 1950[39]. L’oratoire de ND-d’Ubages, construit en 1619, porte une triple inscription en latin, français et provençal[40].

Une lanterne des morts a été reconstituée au cimetière[1].

Équipements et services

Transports urbains

Sports

Plusieurs associations de la commune ont une activité sportive :

  • ASD FOOT
  • ASD TENNIS
  • La Dauphinoise de Tai Chi Chan

Santé

Enseignement

La commune est dotée d’une école primaire[41].

Vie locale

Culte

La paroisse est rattachée à un groupe inter-paroissial qui comprend Aubenas-les-Alpes, Céreste, Dauphin, Lincel, Mane, Montfuron, Montjustin, Oppedette, Reillanne, Sainte-Croix-à-Lauze, Saint-Maime, Saint-Martin-les-Eaux, Saint-Michel-l'Observatoire, Vachères et Villemus. Le culte est célébré alternativement dans les églises de ces quinze communes[42].

Environnement

Voir aussi

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Liens internes

Liens externes

Sources

Bibliographie

  • Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p.
  • Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969
  • Josette Chambonnet, « Journée archéologique 2000 », in Chroniques de Haute-Provence (no 341-342, 2000), p 152-153

Notes

  1. a, b, c, d, e, f et g Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 (non-paginé) p. (ISBN 2-7399-5004-7) 
  2. Sismicité dans les Alpes-de-Hautes-Provence
  3. IGN, Géoportail, consultation à l’échelle Ville + 1/4, le 12 décembre 2008
  4. Fiche du SANDRE sur la Laye
  5. Fiche de la Rimourelle sur le site du SANDRE
  6. Fiche de l'Ausselet sur le site du SANDRE
  7. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p., p 22
  8. Parc naturel du Luberon, Autour de l’An Mil en pays de Forcalquier, catalogue d’exposition, 2007, p 31
  9. Édouard Baratier et Ernest Hilsdesheimer, « Les foires (1713-1789) », carte 122 et commentaire, in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
  10. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-298
  11. Jean-Bernard Lacroix, « Naissance du département », in La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 114
  12. Charles Bouyssi, Communes et paroisses d’Auvergne, mis en ligne en 2002 [1], consulté le 18 novembre 2008
  13. a et b EHESS, notice municipale de Dauphin de la base de données Cassini, consultée le 24 juillet 2009
  14. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume I : Formations préceltiques, celtiques, romanes § 10854, p 652
  15. Louis de Bresc Armorial des communes de Provence 1866. Réédition - Marcel Petit CPM - Raphèle-lès-Arles 1994
  16. Site de la préfecture des AHP
  17. (fr) Impots locaux à Dauphin, taxes.com
  18. Insee, Population municipale au 1er janvier 2006, consulté le 10 janvier 2009
  19. Insee, Historique des populations par commune depuis le recensement de 1962 (fichier Excel), mis à jour en 2010, consulté le 21 juillet 2010
  20. a, b et c Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 173
  21. Dauphin sur le site de l'Insee
  22. Comité départemental du tourisme des Alpes de Haute-Provence
  23. a et b Décret du 14 mars 2007 relatif à l'huile d'olive de Provence AOC, INAO
  24. Les variétés d'olives
  25. Raymond Collier, op. cit., p 270
  26. a, b et c Josette Chambonnet, « Journée archéologique 2000 », in Chroniques de Haute-Provence (no 341-342, 2000), p 152-153
  27. Raymond Collier, op. cit., p 300
  28. Raymond Collier, op. cit., p 309
  29. Raymond Collier, op. cit., p 305
  30. Raymond Collier, op. cit., p 362
  31. Raymond Collier, op. cit., p 349
  32. Raymond Collier, op. cit., p 272
  33. a et b Raymond Collier, op. cit., p 169
  34. Raymond Collier, op. cit., p 157
  35. Arrêté du 30 décembre 1988, Notice no PM04000764, sur la base Palissy, ministère de la Culture, consultée le 6 novembre 2008
  36. Arrêté du 23 septembre 1986, Notice no PM04000098, sur la base Palissy, ministère de la Culture, consultée le 7 novembre 2008
  37. Arrêté du 13 juin 1986, Notice no PM04000097, sur la base Palissy, ministère de la Culture, consultée le 6 novembre 2008
  38. Arrêté du 30 décembre 1988, Notice no PM04000765, sur la base Palissy, ministère de la Culture, consultée le 6 novembre 2008
  39. Raymond Collier, op. cit., p 229
  40. Raymond Collier, op. cit., p 449
  41. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des écoles de la circonscription de Manosque, publiée le 27 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010
  42. Groupe Avance au Largue

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