Cheval-Blanc


Cheval-Blanc
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43° 48′ 06″ N 5° 03′ 50″ E / 43.8016666667, 5.06388888889

Cheval-Blanc
Image illustrative de l'article Cheval-Blanc
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Apt
Canton Cavaillon
Code commune 84038
Code postal 84460
Maire
Mandat en cours
Christian Mounier
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes Provence Luberon Durance
Site web http://www.ville-chevalblanc.fr
Démographie
Population 4 104 hab. (2008)
Densité 70 hab./km²
Gentilé Chevalblanais, Chevalblanaises
Géographie
Coordonnées 43° 48′ 06″ Nord
       5° 03′ 50″ Est
/ 43.8016666667, 5.06388888889
Altitudes mini. 76 m — maxi. 725 m
Superficie 58,56 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Cheval-Blanc est une commune française, située dans le département de Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Chevalblanais[1].

Sommaire

Géographie

Cheval-Blanc est une commune située à la pointe ouest du petit Luberon.

Transports

La route départementale 973 passe par la « Canebière » de Cheval-Blanc, ainsi que la route départementale 31.

La ligne de TGV passe sur le territoire sans qu'il n'y ait d'arrêt. La gare TGV la plus proche est la gare d'Avignon TGV, et l'autoroute la plus proche, l'A7.

Relief

Il est très contrasté. La commune est divisée en deux, d'un côté la plaine irriguée dans le lit majeur de la Durance, de l'autre le début de la surrection du Luberon.

Géologie

Le sol en plaine est formé de dépôts duranciens[1]. Le massif du Luberon compose l'autre partie de la commune. Cette chaîne a commencé à se former au crétacé inférieur, c'est-à-dire entre -135 et -95 millions d'années pour finir de se pliser à partir de -15 millions d'années d'abord dans un axe Nord-Sud, puis de N.NE-S.SO. entre -7et -3 millions d'années. Ces compressions successives ont trouvé leurs termes au pliocène[2].

Sismicité

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[3].

Hydrographie

Le territoire de la commune est limité au sud par la Durance et il traversé par le Régalon. Cette rivière, au débit pluvial, prend sa source dans le Luberon où elle a creusé des gorges dont les parois, hautes de plus de 50 mètres, sont, par endroits, rapprochées à moins d'un mètre. Dérivé des eaux de la Durance, le canal Saint-Julien ainsi que ceux du Cabedan Vieux et Neuf irriguent la commune[1].

Climat

La commune est située dans la zone d’influence du climat méditerranéen. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en latitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare. Protégée par le Massif du Luberon, la commune est partiellement abritée du mistral.

La station météorologique de référence est située à Cavaillon[4].

Relevé météorologique de Cavaillon
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 3 6 8 12 15 18 18 14 11 6 3 9,6
Température moyenne (°C) 6 8 11,5 13 17,5 22 24,5 24 19 15 10 6,5 15,1
Température maximale moyenne (°C) 10 12 16 18 23 27 30 30 24,7 20 13,1 10 20,3
Précipitations (mm) 36,5 23,3 24,9 47,7 45,6 25,4 20,9 29,1 65,8 59,6 52,8 34 437
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
36.5
 
10
2
 
 
23.3
 
12
3
 
 
24.9
 
16
6
 
 
47.7
 
18
8
 
 
45.6
 
23
12
 
 
25.4
 
27
15
 
 
20.9
 
30
18
 
 
29.1
 
30
18
 
 
65.8
 
24.7
14
 
 
59.6
 
20
11
 
 
52.8
 
13.1
6
 
 
34
 
10
3
Temp. moyennes maxi et mini (°C) • Précipitations (mm)

Histoire

L'entrée des gorges du Régalon

Préhistoire et Antiquité

Dans les gorges du Régalon dont les parois, par endroits, atteignent plus de 50 mètres de haut dans un couloir n’excédant pas un mètre, certaines grottes furent occupées du néolithique à l’âge du bronze comme celle du Puceu. Le vallon de Vidauque a, lui aussi, livré des traces d’implantation préhistorique. Mais le site utilisé le plus tôt fut la «Baumo doù Luce» qui a été caractérisé comme un abri moustérien et daté de –350 000ans. À l’époque phocéenne, le commerce avec les « emporiès » (négociants) de Massalia fut florissant si on en croit le nombre de monnaies retrouvées datant de cette époque[5].

Moyen Âge

Canal d'irrigation à Cheval-Blanc

Tout au long du Moyen Âge, des communautés tentèrent de s’implanter sur les sites de Saint-Phalès, Saint-Ferréol et la Roquette. En 1096, le prieuré de Saint-Phalès était une dépendance de Saint- André de Villeneuve-lès-Avignon[6]. Cette abbaye le céda en précaire à celle de Sénanque de 1178 à 1202, puis à l’évêque de Cavaillon[7].

Saint-Ferréol fut au XIIe siècle un des prieurés de Saint-Eusèbe de Saignon (1154). Il était situé près d’une source, sur le vieux chemin ligure menant à Mérindol par le col du Grand Devens, mais il ne parvint pas à devenir le centre d’une agglomération[7]. En 1178, il passa à l’abbaye Saint-André de Villeneuve[8].

Au XIIe siècle, la création du canal Saint-Julien permet l’irrigation des terres arables en déviant une partie des eaux de la Durance[7].

Le château de la Roquette, qui est cité en 1245 dans le «Livre Rouge» d’Alphonse de Poitiers (Castro Roqueta), faillit arriver à être le point de concentration d’un village. Mais il ne constitue plus aujourd’hui qu’un domaine où se trouvent quelques vestiges des murailles du XIIe siècle et les vestiges de la Tour de Guet[7].

Quant au prieuré de Saint-Phalès, il rentra ensuite, par échange, dans la mense de Bermundus, l’évêque de Cavaillon. Il était sous la gouverne d’André II, administrateur du pape avignonnais Benoît XIII, en 1397, quand au printemps, les troupes de Raymond de Turenne, conduites par Gantonnet d'Abzac, le mirent à sac et firent fuir les habitants qui se pressaient autour[7].

Renaissance

Les évêques de Cavaillon surent profiter, quelques décennies plus tard, du repeuplement de Mérindol pour accueillir à Saint-Phalés déserté des familles vaudoises. Mais les massacres de 1545 ruinèrent cette bastide qui était encore cartographiée au XVIIIe siècle comme le village de Saint-Falez. Les co-seigneurs du fief de la Roquette étaient le vicomte et l’évêque de Cavaillon, les consuls de la ville prirent leur succession. Les évêques avaient inféoder leur part aux Grillet des Taillades du XVe au XVIe siècle. Au nord de ce site, la Bastide des Mayorques est plus récente n’ayant été construite qu’au XVIII° siècle par un réfugié politique anglais[7].

Période moderne

la Cannebière de Cheval Blanc

La décision de créer un véritable village fut prise le 12 août 1765 par Louis-Joseph Crispin des Achards de la Balme, évêque de Cavaillon, en fondant une paroisse sous le nom de Saint-Paul près de l’Auberge du Cheval Blanc, à l’arrivée du bac sur la Durance. Le territoire de cette paroisse qui allait devenir commune était retranché de celui de Cavaillon qui s'étendait alors jusqu’aux portes de Mérindol[9]. Saint-Paul de Cheval-Blanc se constitua en commune en 1790 et changea son nom en Blanc-Montagne quatre ans plus tard pour suivre le décret de la Convention. Ce n’est que sous l’Empire, en 1804, que ses édiles optèrent définitivement pour Cheval-Blanc[1].

Le quartier de la Canebière, tout comme la célèbre avenue de Marseille, doit son nom au chènevis (cannabis).

Le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes. Depuis 2009, Cheval-Blanc est passé en zone sensible urbaine pour cause de trafic de drogue.

Article détaillé : Histoire de Vaucluse.

Période contemporaine

Toute une série de travaux d'aménagement ont été réalisés ou sont en cours à la fois pour l'irrigation des cultures avec l'aménagement du canal Saint-Julien, et pour l'accueil : parkings, enfouissement des lignes et des câbles, aménagement d'un jardin d'enfants.

Héraldique

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Blason de Sault

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'azur au cheval d'argent rampant[10]

Administration

La mairie.
Liste des maires successifs[11]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Christian Mounier DVD  

Fiscalité

L'imposition des ménages et des entreprises à Cheval-Blanc en 2009[12]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 8,36 % 0,00 % 7,55 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 15,45 % 0,00 % 10,20 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 29,44 % 0,00 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 00,00 % 20,97 % 13,00 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[13])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008
1839 1880 2029 2372 3032 3524 3981[14] 4104[15]
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Économie

Agriculture

Chute d'eau d'un canal d'irrigation près de Cheval-Blanc

La grande richesse de Cheval-Blanc reste les fruits et légumes grâce à un important réseau d’irrigation. Le premier canal créé fut celui de Sain-Julien au XIIe siècle, c'est le plus ancien de toute la Provence. Il fut creusé à la suite d'une concession faite en mai 1171 par Raymond V de Toulouse, comte de Provence, à Benoït, évêque de cavaillon. Originellement, cette capture des eaux de la Durance devait uniquement servir à faire tourner les moulins. Mais en février 1225, le droit d'arrosage fut acquis[16].

Le canal de Cabedan Vieux, réalisé par l'architecte Marie-Joseph Brun a été mis en eau en 1776, les travaux de celui de Cabedan Neuf, sur ordre du vice-légat Salviati, commencèrent en décembre 1765 et furent achevés deux ans plus tard[7].

La commune produit des vins AOC Côtes-du-luberon. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément le label Vin de pays d'Aigues[17].

Tourisme

Comme l'ensemble des communes proche du Luberon, le tourisme joue un rôle, directement ou indirectement, dans l'économie locale.

On peut considérer trois principales sortes de tourisme en Luberon. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel qui s'appuie sur un patrimoine riche des villages perchés ou sur des festivals. Ensuite, le tourisme détente qui se traduit par un important développement des chambres d'hôtes, de l'hôtellerie et de la location saisonnière, par une concentration importante de piscines et par des animations comme des marchés provençaux. Enfin, le tourisme vert qui profite des nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le Luberon et ses environs[18].

A cela se rajoute la proximité de la Durance, des gorges de Régalon et de divers autres lieux à fort potentiel touristique.

Il existe un office de tourisme intercommunal sur la commune, au niveau de la Canebière[19].

Vie locale

De nos jours, le marché hebdomadaire de Cheval-Blanc se tient tous les samedis.

Maison des Associations, salle des fêtes et bibliothèque intercommunale[19].

Santé

On trouve sur la commune docteurs, dentiste, ainsi qu'un centre de secours et un foyer du 3ème âge (L'Oustau)[19].

Hôpital et clinique sur Cavaillon.

Sport

La commune dispose de plusieurs stades et tennis, d'une salle des sports[19].

Un club de Rugby à XIII, le Cheval-Blanc XIII.

Enseignement

L'école.

La commune dispose d'une école[19] avec cour de récréation équipée de tobogans et bacs à sable.

Culte

Catholique, église paroissiale Saint-Paul.

Lieux et monuments

église
Roue à aubes
  • L'église Saint-Paul est une ancienne chapelle, datée de 1650, agrandie en 1744, et consacrée le 2 juillet 1745. Elle fut à nouveau agrandie en 1850. Les cloches proviennent de deux chapelles aujourd'hui disparues aux quartiers des Tuilières et des Grands Terres[1].
  • Chapelle Sainte-Thérèse
  • Roue à aubes (canal de Carpentras)

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

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Bibliographie

  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Avignon, 1876.
  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1986.

Liens internes

Liens externes

Notes et références

  1. a, b, c, d et e Robert Bailly, op. cit., p. 156.
  2. Jacques Buisson-Catiln Le Luberon des origines, Notice 4 d'archéologie vauclusienne, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1997. p. 9.
  3. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  4. (fr) Station météo la plus proche : Cavaillon, MSN Météo
  5. Jacques Buisson-Catiln Le Luberon des origines, Notice 4 d'archéologie vauclusienne, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1997. p. 46.
  6. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p 217
  7. a, b, c, d, e, f et g Robert Bailly, op. cit., p. 157.
  8. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, op. cit., p 217
  9. Jules Courtet, op. cit., p. 151.
  10. Armorial des communes du Vaucluse
  11. Site de la préfecture de Vaucluse, consulté le 9 mai 2008
  12. (fr) Impots locaux à Cheval-Blanc, taxes.com
  13. Cheval-Blanc sur le site de l'Insee
  14. Population municipale au 1er janvier 2006, consulté le 19 février 2009
  15. (fr) Populations légales 2008 de la commune de Cheval-Blanc, INSEE
  16. C. Charretier, Un village comtadin : Cheval-Blanc, Éd. du Bulletin des Engrais, paris, 1939, cité par Robert Bailly, op. cit., p. 157.
  17. Le label Vin de pays d'Aigues concerne les communes suivantes dans le département de Vaucluse : Ansouis, Apt, Auribeau, La Bastide-des-Jourdan, La Bastidonne, Les Beaumettes, Beaumont-de-Pertuis, Bonnieux, Buoux, Cabrières-d'Aigues, Cabrières-d'Avignon, Cadenet, Caseneuve, Castellet, Cavaillon, Cheval-Blanc, Cucuron, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, Grambois, L'Isle-sur-la-Sorgue, Joucas, Lacoste, Lagarde-d'Apt, Lagnes, Lauris, Lioux, Lourmarin, Maubec, Ménerbes, Mérindol, Mirabeau, La Motte-d'Aigues, Murs, Oppède, Pertuis, Peypin-d'Aigues, Puget, Puyvert, Robion, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Martin-de-la-Brasque, Saint-Pantaléon, Saint-Saturnin-d'Apt, Sannes, Saumane, Sivergues, Les Taillades, La Tour-d'Aigues, Vaugines, Viens, Villars, Villelaure, Vitrolles-en-Luberon.
  18. Voir Massif du Luberon
  19. a, b, c, d et e http://www.ville-chevalblanc.fr/equipements/equipements.htm

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Cheval-Blanc de Wikipédia en français (auteurs)

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