Lapalud


Lapalud

44° 18′ 19″ N 4° 41′ 23″ E / 44.3052777778, 4.68972222222

Lapalud
Entrée de Lapalud
Entrée de Lapalud
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Avignon
Canton Bollène
Code commune 84064
Code postal 84840
Maire
Mandat en cours
Jean-Pierre Lambertin
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes Rhône-Lez-Provence
Site web http://www.mairie-lapalud.fr
Démographie
Population 3 539 hab. (2008)
Densité 204 hab./km²
Gentilé Lapaluciens, Lapaluciennes
Géographie
Coordonnées 44° 18′ 19″ Nord
       4° 41′ 23″ Est
/ 44.3052777778, 4.68972222222
Altitudes mini. 42 m — maxi. 59 m
Superficie 17,37 km2

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Lapalud est une commune française, située dans le département de Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Sommaire

Géographie

La commune de Lapalud est située sur la point à l'extrême nord-ouest du département du Vaucluse, à environ une cinquantaine de kilomètres au nord d'Avignon.

De par sa position, elle est limitrophe avec des communes d'autres départements. On trouve ainsi au nord de la commune, Pierrelatte dans le département de la Drôme, puis à l'ouest, Saint-Marcel-d'Ardèche et Saint-Just-d'Ardèche en Ardèche. Nous sommes aussi à proximité de Pont-Saint-Esprit dans le Gard, bien que cette commune ne soit pas limitrophe avec celle de Lapalud.

Pour le Vaucluse, on trouve au sud Lamotte-du-Rhône et à l'est, Bollène.

Accès

Du nord, depuis Pierrelatte, arrive au bourg la route nationale 7 qui repars au sud, tout comme la route départementale 63 (vers Lamotte-du-Rhône et Pont-Saint-Esprit dans le Gard). Les routes départementales 204 (Vers Saint-Paul-Trois-Châteaux), 204a et route départementale 8 (Vers Bollène) partent vers l'est.

La ligne T.G.V. Paris-Avignon et la ligne S.N.C.F. Paris-Lyon-Marseille passent sur la commune.

Relief

Avec une altitude minimale de 42 mètres et une altitude maximale de 59 mètres, la commune présente une topographie relativement plate.

Sismicité

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[1].

Hydrographie

Le Rhône passe en bordure ouest de la commune et celle-ci est traversée par le Lauzon[2].

Le Rhône a par le passé de nombreuses fois débordé voir changé de cours. Ses crues furent dévastatrices, les plus désastreuses furent celles de 1840 et surtout de 1856 où 120 maisons furent détruites[3]. Mais les anciens construisaient leur maison à des emplacements privilégiés, légèrement en hauteur, empêchant les eaux boueuses de faire de gros ravages. Ils mettaient leurs bêtes dans une écurie surélevée, « lou recati ». Les animaux pouvaient y accéder par une pente et s'y abriter en cas d'inondation. Les deux dernières furent en 2002 et 2003.

Un plan d'eau est présent à l'est du bourg et le lac de Deves au sud-est.

Climat

La commune est située dans la zone d’influence du climat méditerranéen. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en altitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare.

Relevées de la station météorologique de référence située à Orange :

Données météorologiques d'Orange de 1961 à 1990
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,3 2,6 4,4 7,2 10,8 14,4 17,0 16,3 13,8 9,7 4,9 1,9 8,7
Température moyenne (°C) 5,4 6,9 9,4 12,5 16,4 20,2 23,3 22,5 19,4 14,7 9,1 5,7 13,8
Température maximale moyenne (°C) 9,4 11,3 14,4 17,8 22,1 26,1 29,6 28,8 25,0 19,7 13,3 9,5 18,9
Ensoleillement (h) 132 137,1 192,5 230,4 264,6 298,9 345,3 310,7 237,6 187,1 135,2 123,8 2 595,3
Précipitations (mm) 44,4 57,5 61,1 58,9 72,4 43,6 27,8 56,3 67,6 97,4 57,7 48,9 693,4
Source : Relevés météorologiques d'Orange, (Vaucluse), de 1961 à 1990[4]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
44.4
 
9.4
1.3
 
 
57.5
 
11.3
2.6
 
 
61.1
 
14.4
4.4
 
 
58.9
 
17.8
7.2
 
 
72.4
 
22.1
10.8
 
 
43.6
 
26.1
14.4
 
 
27.8
 
29.6
17.0
 
 
56.3
 
28.8
16.3
 
 
67.6
 
25.0
13.8
 
 
97.4
 
19.7
9.7
 
 
57.7
 
13.3
4.9
 
 
48.9
 
9.5
1.9
Temp. moyennes maxi et mini (°C) • Précipitations (mm)
Vaucluse Canton d'Orange moyenne nationale
Ensoleillement 2 595 h/an 2 800 h/an 1 973 h/an
Pluie 693 mm/an 700 mm/an (sur 80 jours) 770 mm/an
Neige 4 j/an 14 j/an
Vent 110 j/an essentiellement du Mistral
Orage 23 j/an 22 j/an
Brouillard 31 j/an 40 j/an
Mois Jan Fev Mar Avr Mai Jui Jui Aou Sep Oct Nov Dec
Records de températures minimales °C (Année) -13,4 (1985) -14,5 (1956) -9,7 (2005) -2,9 (1970) 1,3 (1979) 5,7 (1984) 9,0 (1953) 8,3 (1974) 3,1 (1974) -1,1 (1973) -5,4 (1952) -14,4 (1962)
Records de températures maximales °C (Année) 20,3 (2002) 23,0 (1960) 27,2 (1990) 30,7 (2005) 34,5 (2001) 38,1 (2003) 40,7 (1983) 42,6 (2003) 35,1 (1966) 29,6 (1985) 24,6 (1970) 20,2 (1983)
Source: Météo d'Orange[5]

Histoire

Préhistoire et Antiquité

Quand les Romains envahirent la région, ils construisirent des oppida pour défendre le Tricastin sur des éperons surplombant le vide ou à des points stratégiques. Des traces apparaissent le long du Rhône. Au Nord Ouest, de Lapalud sur le bord même d'un ancien bras du Rhône, il y a un mur semi-circulaire d'environ 50m de diamètre. Sa présence permet d'envisager une installation portuaire.

Cadastre d'Orange

Peu après 77, dans la plaine alluviale du Rhône, les fouilles TGV ont mis en évidence sur la commune de Lapalud, au lieu-dit les Girardes, un important vignoble. Ses 35 ha était à cheval sur quatre centuries du cadastre B d’Orange. Le domaine incluait une villa rustica et trois nécropoles, les vignes se répartissant autour en monoculture à l’exception de quelques terres céréalières. Ce vignoble fut exploité jusqu’à la fin du Ier siècle où les indices de la viticulture disparaissent. En effet, en 90, un décret impérial de Domitien imposa l’arrachage de la moitié des vignes de la Narbonnaise) et les archéologues ont noté une nette remontée des aquifères (Lapalud signifiant le marais) et à une reconquête de la forêt[6].

Moyen Âge

Ce fief des comtes de Toulouse, comtes de Provence, est décrit pour la première fois, avec ses confronts, en 1212, dans une charte du cartulaire de Saint-Paul-Trois-Châteaux, lors de la donation de terres qui est faite à l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Installés sur place, les Hospitaliers durent d'abord rendre hommage, en 1274 à Guillaume de Villaret, premier Recteur du Comtat Venaissin. Puis deux ans plus tard, ils transigèrent avec Hugues de La Tour du Pin, évêque de Viviers pour obtenire en fief le Domaine d'Auriol[2].

Vers la fin du XIIIe siècle, il se composait d'une centaine de maisons. Au XIVe siècle, on construisit une ceinture de murailles larges de 1 m et haut de 6 à 7 m. Il y avait des tours rondes et carrées à 8 ou 10 m d'intervalle et ils s'ouvraient par deux portes. La promenade des Platanes et le cours du Barry étaient de grands fossés profonds et pleins d'eau. Le village se divisa, dès lors, en deux parties. Le bourg neuf hors des remparts, le bourg vieux circonscrit dans les fortifications[3].

En 1265, Lapalud fait partie du domaine Comtat Venaissin. En 1791, Lapalud, avec tout le Comtat Venaissin, est rattaché à la France. En 1792, Lapalud avec tout le Nord Vaucluse est rattaché à la Drôme. En 1793, le Vaucluse, 97e département, est créé.

Durant près de deux siècles, le village ne se développa pas. En effet au XIIe siècle, la route entre Avignon et Valence, ne passe pas par Lapalud mais par Saint-Paul, Bollène et Mondragon. Heureusement, au début de XIVe siècle, la construction du Pont Saint-Esprit développa le Bourg. Auparavant, seulement 3 ponts romains subsistaient encore dans la vallée de Rhône à Vienne, Viviers, Beaucaire. Ils étaient vieux et menaçaient ruines. La confrérie des Hospitaliers du Pont du Saint-Esprit entreprit la construction d'un pont près d'un petit hameau qui s'appelait Saint-Saturnin du Port. Après 45 ans de travaux, en 1306, ce pont fut utilisable et ce fut nommé Pont du Saint- Esprit. Toute la population de Nîmes, Narbonne, et de toutes les villes du Languedoc qui voulait se rendre dans le Dauphiné, traversa le Rhône ici. A l'inverse, les pèlerins de l'Allemagne, du Sud de la Suisse, qui se rendaient à Saint-Jacques-de-Compostelle en Espagne, s'arrêtèrent à Lapalud avant de traverser le Rhône. De là découle la création de nombreuses auberges et hostelleries pour loger les voyageurs.

Sous la Papauté d'Avignon plusieurs évènement changèrent le cours des choses. Tout d'abord en 1317, Jean XXII récupéra pour le Magistère tous les biens des Hospitaliers. Puis de 1360 à 1361, les grandes compagnies investirent la ville et le pont du Saint-Esprit. Et de là firent maintes incursions dans le Comtat Venaissin. À chaque raid, le village pâtit. Plus tard, lors du Grand schisme d'Occident, la Révérende Chambre Apostolique - le ministère des Finances pontificales - qui était Dame foncière de Lapalud l'inféoda au cardinal Jean de La Grange auquel l'Église devait d'importantes sommes d'argent[2].

Période moderne

Au fil des ans Lapalud a vu sa population augmenter.

  • Au début du XVIIe siècle il y avait « 800 âmes en âge de communion ».
  • En 1757, le territoire compte 1 034 habitants.
  • En 1793, la population s'élève à 1 517 habitants.

C'est une ville qui est devenue très passagère après la fin des travaux de construction de la portion de route entre Lapalud et Mondragon en 1763. Située à la limite des États Pontificaux et des États de Roi de France, au contact de deux provinces françaises : le Languedoc et le Dauphiné, Lapalud est devenue un relais de poste vers Pierrelatte, Mondragon, Bagnols sur Cèze...

Les troupes de soldats passaient fréquemment à Lapalud, ainsi que les diligences, les chaises de poste, les véhicules chargés de toutes sortes de denrées

En dehors des anciens remparts, des maisons se sont construites le long de la grande route formant ainsi le bourg neuf avec des bourreliers, maréchal à forge, et de nombreuses auberges, des cafés (11 en 1650). Ce sont pour toutes ces raisons que dans les registres d'état civil, on trouve de nombreux décès, mariages ou même naissances de personnes qui n'étaient que de passage, venant de tous les coins de France, et même de l'étranger. Les soldats se mariaient avant de partir au combat, certaines femmes accouchaient avant de reprendre la route, des voyageurs décédaient.

Lors du retour de lîle d'Elbe de Napoléon, en 1813, le duc d'Angoulême décida de lui barrer la route. Mais l'empereur fut plus rapide et il arriva à Paris alors que le duc et ses 5 000 hommes étaient encore dans la vallée du Rhône. Il reflua vers Lapalud où, en butte à l'hostilité des populations et traqué par les troupes impériales, il préféra ses cantonnert. Il y fut assiégé puis contraint de capituler le 8 avril 1815[3].

Le tabac

La vente de tabac étant autorisé dans le Comtat, sa culture se développe au XVIIe siècle. Par contre en France, elle faisait déjà l'objet d'un monopole d'état et des taxes très élevées étaient perçues. Un important trafic de contrebande avait lieu. Lapalud tira profit de sa situation géographique et développa au maximum sa culture de tabac. Mais la France finit par obtenir gain de cause et la culture fut interdite dans tout le Comtat à partir de 1734.

L'élevage des vers à soie

L'élevage des vers à soie ou sériculture, introduit dans le Comtat par les Italiens qui servirent les papes à Avignon, intéressait presque tous les habitants de Lapalud. Elle avait atteint un tel niveau en 1601 que le maire de l'époque affirmait que les revenus dus aux cocons et au vin représentaient le principal[réf. incomplète] revenu de la commune. Une véritable forêt de mûriers constituait en 1654 le paysage de la commune. Il y en avait le long des chemins, des champs, au bord des fossés, le long des remparts (à la place de nos platanes actuels).

La garance

La garance des teinturiers introduite dans la région d'Avignon par un agronome d'origine arménienne, Jean Althen, se développa considérablement à la fin de XVIIIe siècle.

Période contemporaine

Tous ces revenus font de Lapalud un village très prospère. Comme en pareil cas, la population augmenta jusqu'en 1666, date à laquelle elle atteignit son maximum avec 2 701 habitants.

À partir de cette date, le bourg déclina, ses activités diminuèrent, sa population passa de 2 701 habitants à 1 675 en 1696, puis à 1 215 en 1936. Plusieurs raisons en sont la cause :

  • la récolte de la garance fut peu à peu remplacée par un produit obtenu en distillant de la houille l'alizarine chimique. En 1861, plus personne ne cultive de la garance.
  • l'importation de la soie de Chine, l'arrivée sur le marché d'une fibre textile artificielle qui remplaça la soie. L'élevage des vers à soie disparu totalement à partir de 1910.
  • la création de la ligne de chemin de fer Paris Lyon Marseille enleva une grande partie de la clientèle des diligences et diminua le transport des marchandises par la route.
  • la 1ère guerre mondiale accentua ce déclin : le 11 Novembre 1918, lors du cesser le feu, sur 230 Lapalutiens ayant participé directement au combat, 76 ont trouvé la mort et plus de 100 furent blessés.
  • beaucoup de jeunes à la recherche de travail partirent travailler dans les villes où l'industrie prenait de l'ampleur et s'y installèrent : Bollène, Orange, Avignon...

Heureusement Lapalud connut un nouvel essor depuis 1936 grâce à plusieurs facteurs:

  • la fabrication des balais. En effet, depuis 1870, la culture de sorgho a progressivement remplacé celle de la garance. On fabriquait de nombreux balais avec ce sorgho. Une trentaine de fabriques existaient en 1945. Tous les jeunes Lapalutiens, après avoir faits leurs études, y travaillaient à la confection des balais. Lapalud avait une certaine célébrité pour ses balais qui étaient exposés et vendus dans toutes les maisons bordant la nationale 7. Mais la création de la déviation entraîna la disparition de ces commerçants. Il n'existe plus aujourd'hui qu'une seule entreprise.
  • la construction de canal Donzère - Mondragon. Mis en circulation en 1952, il amena durant plusieurs années beaucoup de monde travaillant sur le chantier. Certains s'établirent définitivement à Lapalud. En 1962, la population était de nouveau en hausse avec 1 477 habitants.
  • la construction de l'usine du CEA. En 1965, la construction de l'usine du CEA, entraîne la construction de 120 nouveaux logements CEA, 10 villas particulières et 60 logements en copropriété vont être mis en chantier. La population passe de 1 457 à 2 451 habitants.
  • la construction du site nucléaire du Tricastin. Dans les années 1970 avec Eurodif, la centrale EDF,Cogema ...qui amena le dernier contingent d'une population très jeune. En 1975, le nombre de Lapalutiens passa à 2 260 et en 1969 à 3 133. Au dernier recensement, elle est de 3 354 habitants.

Toponymie

La forme la plus ancienne est de Palude, attestée en 1138 qui évolua ensuite vers Paludis, en 1267, puis in villa de Palaude, en 1268[2]. Ce toponyme est formé du mot latin palus (marais) auquel a été accolé le suffixe -udis[7].

Lapalud doit son nom aux marais qui s'étendaient à l'Ouest et au Nord Ouest, et qui, partant des remparts allaient rejoindre le Rhône. Le nom latin d'un marais est palus, de plusieurs marais : paludis. L'usage et le temps en ont fait La Palud, d'abord en 2 mots puis en un seul. Sur certaines plaques à la sortie du village il y a 20 ans, le nom était écrit en 2 mots. Ces marais couvraient entièrement le quartier des Planières, une partie des Frémigières et du quartier des Oriols. Ils rendaient le pays insalubre et permettaient au Rhône de venir battre les remparts à la moindre inondation. Certaines parties de ces marais étaient assez profondes, elles atteignaient la nappe d'eau naturelle et on pouvait y circuler en barque toute l'année.

Le Béal des Barrinques fut alors creuser, certainement en même temps que la construction du pont de Pt St Esprit sous la direction des frères pontifes. Il était à l'origine très profond et ce fut une réussite car il assécha une grande partie du pays. Il rendit cette surface cultivable.

L'autre Béal, dit le Béal de La Palud, n'avait d'autre but que d'évacuer les eaux qui faisaient tourner la roue d'un important moulin qui se trouvait à la jonction de la déviation et de la rue du « Vieux Moulin ». Puis la construction du canal Donzère Mondragon a pratiquement asséché les terres de la commune.

Héraldique

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Blason de Lapalud

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

De gueules à l'ancre d'argent, à la clef d'or et à la clef d'argent passées en sautoir brochant sur le tout[2]

Administration

Mairie de Lapalud
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
19 aout 1830 12 septembre 1831 Louis Joseph Victor Jullien de Bidon   général de brigade
1965 1972 Marius Bouvier    
1972 1977 René Langlade[8]    
1977 en cours Jean Pierre Lambertin PS  
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Fiscalité

L'imposition des ménages et des entreprises De Sérignan-du-Comtat en 2009[9]
Taxe part communale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 9,75 % 7,34 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 12,28 % 9,91 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 49,71 % 28,14 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 0,00 % 12,63 % 3,84 %

La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[10]).

Démographie

Évolution démographique
Années 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
Population 1 469 1 529 1 588 2 070 2 315 2 356 2 493 2 605 2 586
Années 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
Population 2 655 2 528 2 593 2 502 2 322 2 204 2 071 1 909 1 675
Années 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
Population 1 629 1 585 1 561 1 371 1 332 1 293 1 215 1 218 1 359
Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 -
Population 1 477 2 345 2 260 3 133 3 332 3 267 3 442 3 539[11] -
Notes, sources, ... De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; à partir de 2006 : population municipale légale.
Sources : INSEE [12] et Ldh/EHESS/Cassini [13]

Économie

On trouve plusieurs zones d'activités sur la commune : ZA Les planières, ZA de l'Enclos et ZA du Massigas

Tourisme

Espace de Loisirs des Girardes comprenant deux lacs d'eau de classe A issue des nappes phréatiques. On y pratique la promenade, le jogging, la pêche à la ligne, la voile, la plongée, la baignade surveillée l'été (Juillet et Août).

À disposition : La brasserie du Lac, une salle de fête locative.

Plusieurs gites et chambres d'hôtes sont présents sur la commune.

Agriculture

On cultive sur la commune céréales (blé, colza, maïs, tournesol), luzerne, fruitiers (pommiers, abricotiers, cerisiers, pêchers) et vignes. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément, le label Vin de pays de la Principauté d'Orange

On trouve aussi sur la commune des chênes truffiers, plusieurs élevages (chevaux, moutons...) et un abattoir.


Équipements ou Services

Éducation

La commune possède deux écoles : l'école Louis Pergaud et l'école du Parc. On trouve sur la commune voisine de Bollène deux collèges ("Paul Eluard" et "Henri Boudon") et un lycée[14].

Sports

Il existe un stade municipal, rue Vigneaux.

Santé

On trouve sur la commune plusieurs médecins généralistes, une pharmacie, etc. L'hôpital le plus proche est sur la commune de Bollène à environ 5 kilomètres au sud-est.

Vie locale

Culte

L'église des Saint-Pierre-ès-Liens dépendait primitivement de l'évêché du Tricastin. D'origine romane, elle fut restaurée au XIVe siècle et au XVe siècle[3]. C'est l'église paroisiale. le Centre Chrétien V.I.E. est l'église Protestante Evangélique implantée à Lapalud depuis 2002.

Environnement

la Communauté de communes Rhône-Lez-Provence a dans ses compétences la « Protection et mise en valeur de l'environnement ». On trouve, sur la commune voisine de Bollène, une déchèterie acceptant : gravats, déchets verts, objets encombrants, ferraille, papiers / cartons et huiles de vidange et de friture[15].

Lieux et monuments

L'agglomération lapalutienne, dans son ensemble, est aujourd'hui très différente de ce qu'elle fut jadis. Depuis la dernière guerre en particulier, on assiste à une profonde modification de la topographie et d'importantes mutations démographiques ont radicalement transformé la vie quotidienne des habitants. Une promenade dans les rues de l'ancien village nous permet cependant d'imaginer ce qu'il fut, il y a deux ou trois siècles. Quelques vestiges architecturaux nous conduisent à évoquer la cité comtadine sous le régime pontifical et les populations rurales qui l'animèrent. Nous puisons d'utiles précisions dans les vieux textes d'archives, précieuse mémoire collective du vieux Lapalud.

La mairie

L’hôtel de ville actuel a été construit en 1911. Ce bâtiment, construit peu avant la Révolution de 1789, quand on abattait les remparts et comblait les fossés, fut occupé par la maréchaussée jusqu'en 1833. Autrefois, la maison consulaire était située dans la grande Rue et servait en même temps de maison d'école.

La porte Jullien

Porte flamande édifiée au début du XIXe siècle en remplacement de la tour de défense avec herse et pont-levis qui permettait de franchir l'enceinte fortifiée du Moyen Âge. Le dernier pont-levis, refait à neuf en 1624 avait été remplacé par un pont en pierre en 1701. C'est une décision de la commission municipale en date du 11 mai 1862 qui donne le nom du général Louis Joseph Victor Jullien de Bidon à l'entrée nord du village. Auparavant, on disait « porte haute » ou « portail d'en haut ».

Les remparts

Dernier vestige de l'enceinte fortifiée, la courtine nord ouest a été consolidée, en même temps que la maison voisine a été reconstruite, avec sa façade du XVIIIe. Les fossés ont été comblés par corvée à partir de 1760. En 1830, la démolition des tours de l'ouest et la récupération des terrains communaux que certains habitants occupaient abusivement, permit d'aménager le cours du Barry, le long du Béal.

Le lavoir

Il s'élève à proximité d'une source abondante, aujourd'hui canalisée, qui alimenta, des siècles durant, une fontaine et un abreuvoir et où les femmes venaient laver leur linge. De nombreux travaux, effectués au XVIIe et au XVIIIe siècle permirent d'améliorer progressivement les conditions d'hygiène. Plus tard, au couchant du lavoir, on construisit un abattoir, aujourd'hui détruit.

La maison Cardinale

Cette maison de campagne des cardinaux, au temps où les papes résidaient à Avignon, fut remaniée au XVIe siècle puis divisée en plusieurs logements et transformée en maison de rapport. À la base de la tour, bien conservée, l'entrée d'un souterrain est encore visible. S'il faut croire la tradition, ce boyau reliait jadis la maison au château de la Bâtie.

L’église

Église de Lapalud

L’abbé Rose pensait qu'une chapelle existait déjà au Xe siècle. La nef principale, de style roman, serait due à Bertrand de Clansaye, évêque de Saint-Paul au XIIIe siècle. Le clocher actuel aurait été édifié au XVe siècle par la Révérende Chambre Apostolique, dame seigneuresse de Lapalud, avec la participation financière de Julien de la Rovère, qui devait devenir le pape Jules II. Les travaux d'agrandissement, entre 1823 et 1828 mirent en conflit la Municipalité et un propriétaire voisin irréductible, le Comte d'Empire Louis Joseph Victor Jullien de Bidon. A l'intèrieur, repose sous la chapelle Sainte Anne, Blaise Alexandre Jullien, grand-père du général et Comte d'Empire Jullien.

Le Portalet

On appelle quelquefois ce bâtiment « le château ». La maison, construite à la fin du XVIIIe siècle par la famille de Jullien, s'élèverait sur l'emplacement de l'ancien manoir des Templiers. C'est là que vécurent les cinq frères Jullien qui devinrent tous officiers supérieurs dans les armées de la Révolution et de l'Empire. Le plus célèbre, Louis Joseph Victor Jullien de Bidon se retira à Lapalud en 1815, comme général de division. Il laissa la maison à sa belle-sœur, Madame Brézun et fit construire, pour y demeurer, le château de Kerchène. Ancien condisciple de Bonaparte à Brienne et à Valence, il avait été pendant 14 ans préfet du Morbihan. Napoléon en avait fait un conseiller d'État, commandeur de la Légion d’honneur et comte d'Empire. Il fut maire de Lapalud en 1830. Cet ancien jacobin, franc-maçon et anticlérical notoire s'était opposé pendant plusieurs années à la municipalité royaliste et au clergé local qui voulaient agrandir l'église sur l'emplacement de l'ancien cimetière. Bonaparte à séjourné à plusieurs reprises dans cette maison. En effet, le 3 mai 1798, Bonaparte quitte Paris pour embarquer à Toulon. Joséphine accompagne son mari et Thomas Prosper Jullien est aussi du voyage. Napoléon et Joséphine auraient passé la nuit du 7 au 8 mai à Lapalud dans la maison des Jullien.

L’hôtel Malijac

L'immeuble occupé actuellement par le bureau de poste ne représente qu'une faible partie de ce qui fut l'hôtel des comtes de Malijac, qui était, de loin, la plus vaste demeure du village. Sous l'ancien régime, on y logeait les hôtes de marque en visite à Lapalud : l'évêque de Saint-Paul, le recteur du Comtat ou le vice-légat du pape. L'immeuble fut remanié à plusieurs reprises et connut diverses destinations : hôpital, hospice, école etc. C'est aujourd'hui la propriété du Bureau d'Aide sociale. La Poste en est locataires depuis 1938. Au cours des travaux entrepris au début du siècle, on découvrit par deux fois des pièces d'or et d'argent cachées dans l'épaisseur des murailles.

Personnalités liées à la commune

Patrie de :

Le poète Alain Borne est décédé dans un accident de voiture sur le territoire de la commune le 21 décembre 1962.

Notes et références

  1. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  2. a, b, c, d et e Robert Bailly, op. cit., p. 233.
  3. a, b, c et d Robert Bailly, op. cit., p. 234.
  4. (fr) Relevés météorologiques d'Orange, (Vaucluse), de 1961 à 1990, Infoclimat
  5. (fr) Météo Orange sur linternaute.com
  6. Philippe Boissinot, Les vignobles antiques du Tricastin, in Archéologie sur toute la ligne. Les fouilles du TGV Méditerranée dans la moyenne vallée du Rhône, Éd. Le Musée de Valence - Éditions d'Art Somogy, 2001, pp. 56 - 57 (ISBN 285056513X)
  7. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1876.
  8. suite au décès de Marius Bouvier en 1972, auparavant 1er adjoint
  9. (fr)Impots locaux Lapalud, Taxes.com
  10. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  11. (fr) Populations légales 2008 de la commune de Lapalud, INSEE
  12. Lapalud sur le site de l'Insee
  13. Notice communale de Lapalud sur le site "Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui".
  14. Le Lycée Lucie Aubrac, ouvert depuis Septembre 2006
  15. Ordures ménagères et encombrants à Bollène

Le contenu de cet article est issu en partie de http://www.mairie-lapalud.fr/histoire.html & http://www.mairie-lapalud.fr/malijac.html. La permission de distribuer ce travail sous la GFDL a été reçue sur OTRS, via le ticket numéro 2009061910034581

Pour approfondir

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Bibliographie

  • Abbé Roze, Notice historique sur la paroisse de Lapalud, Carpentras, 1854.
  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Avignon, 1876.
  • Octave Monge, La capitulation de Lapalud. Mars-avril 1815, Annales de Vaucluse, 1894.
  • Louis d'Alauzier, Les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem à Lapalud, Provence Historique, 1968.
  • L. Breysse, La vie quotidienne à Lapalud aux XVIIe et au XVIIIe siècle, 1981.
  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1986. (ISBN 2903044279)

Articles connexes

Liens externes


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