Caderousse


Caderousse

44° 06′ 13″ N 4° 45′ 25″ E / 44.1036111111, 4.75694444444

Caderousse
Façade de la mairie de Caderousse avec marques (plaques noires à gauche) des inondations historiques de 1827, 1840 et 1856
Façade de la mairie de Caderousse avec marques (plaques noires à gauche) des inondations historiques de 1827, 1840 et 1856
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Arrondissement d'Avignon
Canton Canton d'Orange-Ouest
Code commune 84027
Code postal 84860
Maire
Mandat en cours
Serge Fidèle
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes des Pays de Rhône et Ouvèze
Site web http://www.caderousse.fr/
Démographie
Population 2 727 hab. (2008)
Densité 84 hab./km²
Gentilé Caderoussiens
Géographie
Coordonnées 44° 06′ 13″ Nord
       4° 45′ 25″ Est
/ 44.1036111111, 4.75694444444
Altitudes mini. 23 m — maxi. 40 m
Superficie 32,39 km2

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Voir la carte administrative

Caderousse est une commune française, située dans le département de Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Sommaire

Géographie

Caderousse est un village vauclusien, situé au bord du Rhône. Le village est entouré par une digue en pierre du XIXe siècle, percée seulement de deux portes, qui le protégeait des fréquentes crues du Rhône jusqu'aux travaux d'aménagement de la CNR dans les années 1960-1970.

Accès et transports

La route départementale 17 traverse la commune du nord-est au sud-est en passant par le bourg et la route départementale 237 traverse la commune du nord au sud en passant par l'ouest de celle-ci.

L'autoroute la plus proche est l'autoroute A9 qui traverse même une toute petite partie de son territoire au sud-est, sans pour autant qu'il n'y ait d'entrée ou de sortie. De ce fait, l'autoroute A7 est donc tout aussi accessible, le point d'entrée commun étant le péage au niveau de l'échangeur d'Orange, sortie numéro 21.

Relief et géologie

La commune est une commune relativement plate, avec une altitude minimale de 23 mètres et une altitude maximale de 40 mètres. C'est à l'ouest, sur l'ile de la Piboulette et à proximité du barrage, que se trouve le point le plus haut.

Les sols sont principalement alluvionnaires.

Sismicité

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[1].

Hydrographie

La Rhône s'écoule le long de sa bordure ouest et sud où l'Aigues vient le rejoindre après l'avoir longé un certains temps. Se rajoute de nombreux petits cours d'eaux et canaux comme la Mayre des Cairannes.

Iles et presqu'iles

On compte plusieurs iles sur la communes. La principale, sur le Rhône, est l'ile de la Piboulette. Il existe aussi des presqu'iles comme celle au sud du bourg qui abrite entre autres le mas de la Piboule et ses terres ou encore l'ile du Colombier au nord-ouest de la commune.

Plaques portant mention des crues historiques du Rhône

Ce sont généralement d'anciennes iles du Rhône que les sédiments et le travail des hommes (endiguement, etc.) ont transformées.

Inondations et réparations répertoriées

De par son emplacement en bordure du Rhône, mais aussi de par les nombres cours d'eau qui sillonnent la commune, le territoire de celle-ci a été inondé à plusieurs reprises dans son histoire. Parmi ces inondations, on peut noter celles dont on garde encore des traces.

La plus ancienne a eu lieu en 1226, où, par une crue du Rhône, Caderousse, ainsi qu'Avignon, sont inondées. Puis, le 23 septembre 1471, à 8h du matin, où le Rhône saute les digues et les remparts et détruit le quartier des cabanes (80 maisons), puis inonde la ville vers 3 heures de l'après-midi. Cette inondation est qualifiée dans les textes « AD MEMORIAM AETERNAM ». Par la suite, on compte de nombreuses autres crues du Rhône ou de l'Aigues, dont celles de 1755 et de 1856[2].

Climat

La commune, située dans la zone d’influence du climat méditerranéen, est soumise à un rythme à quatre temps : deux saisons sèches, dont une brève en hiver, une très longue et accentuée en été ; deux saisons pluvieuses, en automne, avec des pluies abondantes sinon torrentielles, et au printemps. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en altitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare[3]. Depuis 2009, la ville d'Orange dispose d'une station météorologique en ville[4].

Données météorologiques d'Orange de 1961 à 1990
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,3 2,6 4,4 7,2 10,8 14,4 17,0 16,3 13,8 9,7 4,9 1,9 8,7
Température moyenne (°C) 5,4 6,9 9,4 12,5 16,4 20,2 23,3 22,5 19,4 14,7 9,1 5,7 13,8
Température maximale moyenne (°C) 9,4 11,3 14,4 17,8 22,1 26,1 29,6 28,8 25,0 19,7 13,3 9,5 18,9
Ensoleillement (h) 132 137,1 192,5 230,4 264,6 298,9 345,3 310,7 237,6 187,1 135,2 123,8 2 595,3
Précipitations (mm) 44,4 57,5 61,1 58,9 72,4 43,6 27,8 56,3 67,6 97,4 57,7 48,9 693,4
Source : [5]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
44.4
 
9.4
1.3
 
 
57.5
 
11.3
2.6
 
 
61.1
 
14.4
4.4
 
 
58.9
 
17.8
7.2
 
 
72.4
 
22.1
10.8
 
 
43.6
 
26.1
14.4
 
 
27.8
 
29.6
17.0
 
 
56.3
 
28.8
16.3
 
 
67.6
 
25.0
13.8
 
 
97.4
 
19.7
9.7
 
 
57.7
 
13.3
4.9
 
 
48.9
 
9.5
1.9
Temp. moyennes maxi et mini (°C) • Précipitations (mm)
Vaucluse Canton d'Orange moyenne nationale
Ensoleillement 2 595 h/an 2 800 h/an 1 973 h/an
Pluie 693 mm/an 700 mm/an (sur 80 jours) 770 mm/an
Neige 4 j/an 14 j/an
Vent 110 j/an essentiellement du Mistral
Orage 23 j/an 22 j/an
Brouillard 31 j/an 40 j/an
Mois Jan Fev Mar Avr Mai Jui Jui Aou Sep Oct Nov Dec
Records de températures minimales °C (Année) -13,4 (1985) -14,5 (1956) -9,7 (2005) -2,9 (1970) 1,3 (1979) 5,7 (1984) 9,0 (1953) 8,3 (1974) 3,1 (1974) -1,1 (1973) -5,4 (1952) -14,4 (1962)
Records de températures maximales °C (Année) 20,3 (2002) 23,0 (1960) 27,2 (1990) 30,7 (2005) 34,5 (2001) 38,1 (2003) 40,7 (1983) 42,6 (2003) 35,1 (1966) 29,6 (1985) 24,6 (1970) 20,2 (1983)
Source: http://www.linternaute.com/ville/ville/climat/25721/orange.shtml

Toponymie

La forme la plus ancienne attestée est Cadorossa (1060). Elle ne donne une indication précise sur l'origine du nom de la commune. Les toponymistes avancent donc un possible *kador, avec sens de rivière, ou le nom d'une personne gauloise Cataros ou Catarius, avec suffixe pré-celtique -ossa[6].

Histoire

Article détaillé : Histoire de Caderousse.

Antiquité

Hannibal traversant le Rhône à la hauteur de Caderousse

Lors de la Deuxième Guerre punique, après avoir éviter de s’attaquer aux villes grecques de Catalogne, Hannibal Barca pénétra en Gaule. On pense que, après avoir franchi les Pyrénées au col du Perthus et établi son campement près de la ville d’Illibéris[7] — actuelle Elne à proximité de Perpignan —, il se dirigea sans encombre jusqu’au Rhône, où il arriva en septembre -218 avant que les Romains ne puissent empêcher son passage, à la tête de quelque 38 000 fantassins, 8 000 cavaliers et 37 éléphants de guerre[8]. L'hypothèse la plus probable est qu'il fit traverser son armée à la hauteur de Caderousse où se situaient les Insulae Furianae selon de relevé C du Cadastre d'Orange[9].

Après avoir évité les populations locales, dont les Voconces qui tentaient d’arrêter sa progression, Hannibal échappa aux légions romaines venant de la côte méditerranéenne en remontant la vallée du Rhône[10]. Rome venant de conquérir la Gaule cisalpine, Hannibal espérait, après avoir traversé les Alpes, trouver un renfort chez les Gaulois du nord de l'Italie[11].

La colonisation romaine a laissé sur place une tête colossale de Jupiter et un autel taurobolique dédié à Junon[12].

Moyen Âge

Le premier seigneur connu est Robert de Caderousse qui, en 1060, signa un acte de donation à l'abbaye Saint-Victor de Marseille[12]. Par contre, les archives provenant de la commune ne vont pas au-delà du XIe siècle, elles ont été détruites par les inondations successives du Rhône[13].

Après le traité de Meaux, qui déposséda Raymond VII de Toulouse de tous ses fiefs, celui-ci fit appel à l'empereur Frédéric II. Celui-ci lui rendit le Comtat Venaissin en 1234, un an plus tard, il lui accorda, à nouveau, la suzeraineté sur Carpentras, Entraigues et Caderousse. Hommage lui en fut prêté en 1236[12].

Clément VII donna ce fief et celui de Mornas à Bernardon de la Salle en 1378[13].

Renaissance

En 1562, après s'être emparés de Mornas, les religionnaires investirent le village vidé de ses habitants. Mais l'approche des troupes pontificales conduites par Fabrice Serbelloni, les fit se retirer. Ils revinrent en 1573, et réussirent à s'infiltrer dans la cité par une brèche pratiquée dans la maison de Bertrand Gastineau. Les 200 cavaliers qui s’apprêtaient à investir la place ne purent le faire, à cause de l'alerte déclenchée par Antoine Tacussel, un prisonnier qui avait réussi à fuir. Quant à Gastineau, il fut arrêté, incarcéré puis roué en place publique à Avignon[14].

Entre temps, l'évêque d'Orange, Philippe de La Chambre de Maurienne, avait dû se retirer à Caderousse avec son chapitre car sa cité était aux mains des calvinistes. Son successeur, Jean de Tulle, ne put revenir dans son palais épiscopal qu'en 1597[14].

Le château accueillit successivement les rois François Ier, le 29 mars 1524, Charles IX, en 1564 et Henri III, en 1575[14].

Trois violentes épidémies de peste ravagèrent la commune en 1586, 1627 et 1640[15].

La seigneurie fut érigée en duché, le 18 septembre 1663, par bulle pontificale en faveur de Just-André-François d'Ancézune-Cadard, aide de camp de Louis XIV[14].

L'année 1668 vit l'installation de deux ordres de moniales : les bénédictines de Sarrians et les bernardines de Vienne[2].

Période moderne

Au cours de l'hiver 1709, la pénurie de grains à Avignon fut telle que le vice-légat Sinibaldo Doria s'adressa au Conseil de Ville pour obtenir du blé. Il y eut tergiversation puis refus. L'armée pontificale se mit donc en marche pour assiéger les récalcitrants. Le siège fut effectif le 31 mai 1710. Quelques coups de canons ouvrirent les portes et les réserves furent apportés dans la cité papale[16].

L'Hôtel-Dieu fut rebâti au cours de l'année 1712 et Caderousse fut érigée en ville contre 600 livres en 1754[16].

En 1767, par testament, André-Joseph d'Ancézune donna son duché aux Grammont, ces derniers en restèrent ducs jusqu'à la Révolution[15].

Le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

Article détaillé : Histoire de Vaucluse.

Dans le milieu du XIXe siècle, la plaine fertilisée par les alluvions du fleuve produisait des Céréales, de la garance et étaient plantées en mûriers pour élevages des vers à soie[13].

Période contemporaine

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Jean Moulin, qui venait d'être parachuté en Provence, fut accueilli par l'abbé Miral, dans son presbytère. Ce fut de là que le chef désigné de la Résistance prit contact, pour la première fois par radio avec Londres[15].

Politique et administration

Liste des maires

Mairie de Caderousse
Liste des maires successifs depuis 1947
Liste plus complète ici
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1959 Jean Farjon    
1959 1968 Joseph Reynaud    
1968 1977 Ernest Capdeville    
1977 1983 Gaston Serguier    
1983 2001 Pierre Cuer    
2001 2002 Jean-Marie Roche    
2002 en cours Serge Fidèle    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Fiscalité locale

L'imposition des ménages et des entreprises à Caderousse en 2009[17]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 7,22 % 0,00 % 7,55 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 13,47 % 0,00 % 10,20 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 33,93 % 0,00 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 00,00 % 21,58 % 13,00 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[18]).

Écologie et recyclage

La Communauté de communes des Pays du Rhône et Ouvèze a pour compétence la collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et la protection et mise en valeur de l'environnement.

La commune possède une déchèterie au sud-est.

Population et société

Démographie

Évolution démographique
(Source : Cassini[19] et INSEE[20])

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 541 2 786 2 728 3 137 3 169 3 262 3 130 3 209 3 400
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 168 3 158 3 111 3 150 3 025 3 104 3 060 2 935 2 819
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 657 2 599 2 529 1 908 1 833 1 759 1 670 1 636 1 759
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008  
1 654 1 667 2 027 2 007 2 260 2 496 2 683[21] 2 727[22]  

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


  • 1269 = 256 feux. (Enquêtes administratives d’Alphonse de Poitiers)
  • 1302 = 194 feux. Assemblée réunie le 31 octobre. AC Cad, DD I.
  • 1364 = 173 feux. Assemblée réunie pour désigner un syndic chargé d’emprunter aux trésoriers du comtat une aide pour construire les murailles de Caderousse.
  • 1414 = 180 maisons sur le premier cadastre détenu en Mairie.
  • 1566 = 1908 habitants. Dénombrement des personnes et des grains dans 454 communautés du comtat ; BM Carpentras .ms 797.
  • En 1568 on trouve 450 maisons mais en 1592, soit 24 ans plus tard, il n'y a plus que 400 maisons, d’après la relation de la visite faite par Le marquis de Gargua, Général des Armées. Archives Vaticanes t 20, légation D’Avignon.
  • 1763 = 800 maisons.
  • 1851 = 3400 habitants.
  • 1886 = 3060 habitants.
  • 1901 = 2657 habitants.

En 1921, on comptabilise 1908 habitants, c’est le premier recensement après le conflit de 14/18, qui se solde par un véritable désastre pour la commune (voir le monument aux morts, sur lequel sont inscrits les noms de 106 Caderoussiers). Ensuite c’est la fuite progressive puisque en 1946, on descend à 1636 habitants pour remonter en 1962 à 1880 habitants et redescendre en 1968 à 1667 habitants. Depuis cette date la progression moyenne, est de 28 habitants l’an.

Éducation

L'on trouve sur la commune une école maternelle et une école primaire le groupe scolaire Jean Moulin[23]. Ensuite les élèves sont dirigés vers le Collège Jean Giono à Orange[24], puis au Lycée Polyvalent régional de l'Arc, toujours à Orange[25].

Sports

Les contreforts de l'église gothique de Caderousse

On trouve plusieurs stades sur la commune, ainsi qu'un centre de loisirs et un centre équestre, tous deux au nord de l'agglomération.

Parmi les clubs sportifs, on peut citer U.S Caderoussienne qui est l'équipe de football de Caderousse.

Santé

L'Hôpital de Caderousse est une institution charitable qui fut fondée en 1271 et dont les dernières transformations datent de 1999. Au cours de ses huit siècles d'existence, il fut successivement appelé : Hôpital des pauvres, Hôtel Dieu, Bureau de bienfaisance, Hôpital laïque des pauvres, Hospice de Caderousse, Hôpital Public, Maison de retraite. C'est actuellement un E.H.P.A.D (Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes).

Article détaillé : Hôpital de Caderousse.

Culte

Culte catholique en l'église Saint-Michel dont une des restaurations datée de 1478 comme en fait foi la date gravée au-dessus de l'autel d'une de ses chapelles[26]. Son abside romane à l'intérieur a été refaite à l'extérieur en gothique flamboyant[2].

Économie

Agriculture

Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément le label Vin de pays de la Principauté d'Orange

Industrie

Située au bord du Rhône, la commune héberge une centrale hydro-électrique de 156 MW et une écluse exploitées depuis 1975 par la Compagnie nationale du Rhône.

Écluse et barrage de Caderousse, vus de l'aval.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Article détaillé : Église Saint-Michel de Caderousse.

Le patrimoine de Caderousse :

Les vestiges du château de la maison d’Ancezune, ainsi que la chapelle seigneuriale, au sud. À proximité, on trouve l'Église Saint-Michel de Caderousse est de style romano-gothique. Elle se compose d'une nef, de quatre travées et d'une abside semi-circulaire romane. Extérieurement, celle-ci, est une des rares témoins du gothique flamboyant provençal. À l'intérieur de l'église, une chapelle latérale placée sous le vocable de saint Claude, édifiée au XVe siècle, est d'une grande richesse architecturale et ornementale[2].

Le vieux bourg est entouré de digues. Ce fut après la crue historique de 1856 qu'elles furent élevées. L'ouvrage a 10 mètres d'épaisseur et 5 mètres de haut[2].

Au nord, la sortie se fait par la porte Castellan. À proximité, encore plus au nord, la chapelle Saint-Martin et son cimetière, elle fut la première église paroissiale. Un des chartes du cartulaire de l'abbaye de Cluny confirme qu'elle était dépendant de l'abbaye bourguignonne à la fin du XIe siècle. Ce fut autour d'elle que se forma le premier noyau du vilage. Mais les crues du Rhône contraignirent à déplacer celui-ci[2].

Enfin, sur l'ile de la Piboulette, au niveau du Rhône, le château de la Piboulette.

Vie locale

Caderousse compte plus de 42 associations sportives et culturelles à ce jour.

Personnalité liée à la commune

Caderousse dans la littérature

Le Duc des Halles par André Billy (Édouard Aubanel, 1943) est un roman historique se jouant dans la deuxième moitié du XIXe siècle, qui a en large parti pour cadre Caderousse.

Héraldique

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Blason de Caderousse

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

De gueules à la clef d'or et à la clef d'argent passées en sautoir, accompagnées en chef de la lettre K capitale et en pointe de la lettre A capitale, le tout aussi d'or.[27]

Pour approfondir

Bibliographie

  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Avignon, 1876.
  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1986. (ISBN 2903044279)

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

  1. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  2. a, b, c, d, e et f Robert Bailly, op. cit., p. 119.
  3. La climatologie du Vaucluse
  4. Station météo d'Orange
  5. Relevés météorologiques d'Orange, (Vaucluse), de 1961 à 1990
  6. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1723.
  7. (fr) Tite-Live, Histoire romaine, Livre XXI, 24
  8. (en) Serge Lancel, Hannibal, éd. Fayard, Paris, 1995, p. 60.
  9. Philippe Leveau, Le franchissement du Rhône par Hannibal : le chenal et la navigation fluviale à la fin de l'âge de fer, PUF, Revue archéologique, n° 35, 2003, pp. 25 à 50.
  10. (fr) Tite-Live, Histoire romaine, Livre XXI, 32
  11. (fr) Tite-Live, Histoire romaine, Livre XXI, 29
  12. a, b et c Robert Bailly, op. cit., p. 117.
  13. a, b et c Jules Courtet, op. cit., p. 110.
  14. a, b, c et d Jules Courtet, op. cit., p. 111.
  15. a, b et c Robert Bailly, op. cit., p. 118.
  16. a et b Jules Courtet, op. cit., p. 112.
  17. (fr) Impots locaux à Caderousse, taxes.com
  18. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  19. (fr) http://cassini.ehess.fr/ Population par commune avant 1962 (résultats publiés au journal officiel ou conservés aux archives départementales)
  20. (fr) INSEE : Population depuis le recensement de 1962
  21. (fr) Recensement de 2006 des communes du Vaucluse
  22. (fr) Populations légales 2008 de la commune de Caderousse, INSEE
  23. Enseignement publique primaire en Vaucluse
  24. Carte scolaire de Vaucluse
  25. (fr) Site du lycée de l'Arc, Académie Aix-Marseille, 2010
  26. a et b Jules Courtet, op. cit., p. 113.
  27. Armorial des communes de Vaucluse

Autres sources



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