Lyon
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45° 45′ 35″ N 4° 50′ 32″ E / 45.759723, 4.842223

Lyon
En haut, vue sur le centre de Lyon depuis Fourvière, au centre le pont Bonaparte de nuit et le pont Lafayette, en bas la Place Bellecour avec à l'arrière plan la basilique Notre-Dame et la tour métallique sur la colline de Fourvière.
En haut, vue sur le centre de Lyon depuis Fourvière, au centre le pont Bonaparte de nuit et le pont Lafayette, en bas la Place Bellecour avec à l'arrière plan la basilique Notre-Dame et la tour métallique sur la colline de Fourvière.
Armoiries
Détail
logo
Détail
Administration
Pays France
Région Rhône-Alpes (préfecture)
Département Rhône (préfecture)
Arrondissement Lyon (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de quatorze cantons
Code commune 69123 et 69381 à 69389
Code postal 69001 à 69009
Maire
Mandat en cours
Gérard Collomb
2008 - 2014
Intercommunalité Grand Lyon (siège)
Site web www.lyon.fr
Démographie
Population 474 946 hab. (2008)
Densité 9 922 hab./km²
Aire urbaine 2 118 132 hab. (2008)
Gentilé Lyonnais, Lyonnaise
Géographie
Coordonnées 45° 45′ 35″ Nord
       4° 50′ 32″ Est
/ 45.759723, 4.842223
Altitudes mini. 162 m — maxi. 305 m
Superficie 47,87 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Lyon (prononcée [ljɔ̃]) est une ville située dans le quart sud-est de la France, au confluent du Rhône et de la Saône. C'est le chef-lieu du département du Rhône et de la région Rhône-Alpes. Ses habitants s'appellent les Lyonnais.

Lyon est en situation de carrefour géographique, au nord du couloir naturel de la vallée du Rhône (qui s'étend de Lyon à Marseille). Située entre le Massif central à l'ouest, et le massif alpin à l'est, la ville de Lyon occupe une position stratégique dans la circulation Nord-Sud en Europe. Lyon se trouve à 470 km de Paris, 320 km de Marseille, 160 km de Genève, 280 km de Turin, 630 km de Barcelone. Ancienne capitale des Gaules au sein de l'Empire romain, Lyon est le siège d'un archevêché dont le titulaire porte le titre de primat des Gaules. Lyon devint une ville de foire à partir du Moyen Âge, puis une place financière de premier ordre de la Renaissance à la fin du XIXe siècle. Sa prospérité économique a été portée successivement par le monopole de la soie, puis par l'apparition des industries notamment textiles et chimiques.

Lyon est historiquement une ville industrielle, et accueille de nombreuses industries pétrochimiques le long du Rhône, dans le couloir de la chimie. Après le départ et la fermeture des industries textiles, Lyon s'est progressivement recentrée sur les secteurs d'activité de techniques de pointe, telles que la pharmacie et les biotechnologies aux côtés de Grenoble. Lyon est également la deuxième ville étudiante de France, avec quatre universités (Claude Bernard Lyon 1, Lumière Lyon 2, Jean Moulin Lyon 3 et l'Université catholique de Lyon) et plusieurs grandes écoles (École centrale de Lyon, CPE Lyon, École catholique d'arts et métiers, EMLYON Business School, ENS Lyon, CNSMD de Lyon, Sciences Po Lyon, ENTPE, INSA, etc.). Enfin, la ville a conservé un patrimoine architectural important allant de l'époque romaine au XXe siècle en passant par la Renaissance et, à ce titre, les quartiers du Vieux Lyon, de la colline de Fourvière, de la Presqu'île et des pentes de la Croix-Rousse sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Par sa population, Lyon constitue la troisième commune de France[1], avec 483 181 habitants [2]. Lyon est ville-centre de la 3e unité urbaine de France, laquelle comptait 1 757 180 habitants en 2008[3] et de la 2e aire urbaine (2 118 132 habitants en 2008)[4] de France. Elle est intégrée dans le 2e espace urbain de France, celui de Rhône et Alpes[5], qui s'élève à 5 193 042 habitants[6]. Selon le critique littéraire d'entre-deux-guerres, Albert Thibaudet, « Si Paris est la capitale de la France, Lyon est la capitale de la province ». Préfecture de la région Rhône-Alpes, la ville de Lyon exerce une attraction d'importance nationale et européenne, et bénéficie ces deux dernières décennies d'un afflux de population. Avec une population légale de 1 310 096 habitants au 1er janvier 2008, la communauté urbaine du Grand Lyon est la plus peuplée de France[7] (Paris et sa banlieue n'étant pas organisées en communauté urbaine).

Sommaire

Géographie physique

Vue de Lyon depuis le Rhône, à l'arrière-plan la colline de la Croix-Rousse

Situation géographique

Lyon est située en Europe continentale, dans le sud-est de la France, au confluent de la Saône et du Rhône. La ville est entourée de plusieurs massifs montagneux, le Massif central à l'ouest et les Alpes à l'est, et se situe dans la plaine lyonnaise. Lyon et sa région se situent à un carrefour de l'Europe de l’ouest, reliant la Mer du Nord à la Méditerranée, et l'Europe de l’est à l'Atlantique.

La région Rhône-Alpes, dont Lyon est le chef-lieu administratif, couvre un territoire de 43 698 km2. Historiquement, la ville de Lyon est la capitale de la province du Lyonnais, couvrant une partie des départements du Rhône et de la Loire actuels. Elle est intégrée à la RUL[8] (Région Urbaine de Lyon), qui correspond aux territoires organisés autour de la métropole (zone d'influence de 50 à 100 km de rayonnement) et compte 2,9 millions d'habitants (estimation 2004). Lyon constitue également la ville centre du Grand Lyon, la première communauté urbaine de France par l'importance de sa population.

Topographie

Le mont Blanc, pourtant situé à 160 km, est parfaitement visible par temps clair, ici, vu depuis la place Colbert sur les pentes de la Croix-Rousse. Les tours de refroidissement à gauche sont celles de la centrale nucléaire du Bugey, située à une trentaine de kilomètres.

Située dans sa partie basse à une altitude de 170 mètres au confluent du Rhône et de la Saône, la cité est dominée par trois collines :

  • Fourvière d'une altitude de 294 mètres sur le parvis de la basilique - 299 au point culminant, surnommée par Jules Michelet la « montagne mystique »[9], qui deviendra à force de déformations la « colline qui prie », abrite le siège de l'évêché, plusieurs couvents et accueille à son sommet la basilique Notre-Dame de Fourvière. La colline se situe dans l'ouest de la ville et se prolonge au sud et vers l'ouest avec les quartiers de Saint-Just et du Point-du-Jour.
  • La Croix-Rousse d'une altitude de 250 mètres est la « colline qui travaille »[9] car elle était le lieu où résidaient et travaillaient les canuts, ouvriers qui ont fait la renommée soyeuse de la ville. La colline occupe le nord de la Presqu'île et se prolonge au nord par le plateau de Caluire-et-Cuire et de Rillieux-la-Pape jusqu'aux contreforts de la Dombes. Ces deux collines sont séparées par un défilé rocheux de la Saône : le défilé de Pierre Scize.
  • La Duchère se situe sur les contreforts des Monts-d'Or au nord-ouest de la ville. Elle est témoin d'une urbanisation dense à la fin des années 1960 et bénéficie aujourd'hui d'un programme de grand projet de ville.

Entre la colline de Fourvière et la Saône s'épanouit un quartier long et étroit, le Vieux Lyon, qui forme la partie médiévale et renaissance de Lyon. Le schéma urbain y est très dense mais compensé par des immeubles plus petits que dans le reste de Lyon, principalement dû à la sauvegarde de nombreux immeubles médiévaux, et les rues y sont sinueuses. Le Vieux Lyon se décompose en 3 parties, Saint-Georges au sud, Saint-Jean au centre, au niveau de la basilique de Fourvière et Saint-Paul au nord.

Sur la Presqu'île, entre le Rhône et la Saône, se trouve la place Bellecour, une des plus grandes places piétonnes d'Europe[10], au centre de laquelle trône la statue équestre de Louis XIV. C'est le point zéro des routes partant de Lyon.

Au-delà du Rhône, à l'est, s'étend la plaine, urbanisée suivant un plan orthogonal dans les quartiers des Brotteaux et de la Part-Dieu puis d'un plan plus désorganisé en se dirigeant vers le périphérique lyonnais, qui délimite Lyon intra-muros et sa banlieue.

Sismicité

Lyon est dans une zone d'aléa sismique faible[11], selon le programme national de prévention du risque sismique, le Plan Séisme, datant du 21 novembre 2005[12].

Hydrographie

Articles détaillés : Rhône, Saône et Ponts de Lyon.

Le Rhône et la Saône traversent la ville, en pénétrant dans la ville respectivement par l'est et par le nord. La Saône encercle au nord l'Île Barbe puis se jette dans le Rhône : la Presqu'île est la partie de la ville qui s'étend du confluent à la colline de la Croix-Rousse.

Le Rhône fut un fleuve difficile à maîtriser et il inonda à plusieurs reprises la ville par ses crues (la dernière très grande crue datant de 1856), notamment dans la plaine lyonnaise qui occupe la rive gauche du Rhône avec les quartiers des Brotteaux, Guillotière et Gerland. La construction de la grande digue de la Tête-d'Or, le creusement du canal de Miribel et de canal de Jonage et la création des plans d'eau du Parc de Miribel-Jonage (notamment le lac des Eaux Bleues) et du Réservoir du Grand-Large et une requalification des berges, ont mis fin aux crues importantes du fleuve[13].

Le Rhône s’est assagi depuis le XIXe siècle avec le développement de nombreux aménagements le long de son cours. Les digues et chenaux de protection contre les inondations, puis les barrages et les centrales construites par la Compagnie Nationale du Rhône au cours du XXe siècle, ont progressivement diminué le débit de certains tronçons, modifié les conditions hydrauliques et le fonctionnement du fleuve[14].

Climat

Éclairs lors d'un orage estival sur Lyon.

Lyon possède un climat de type semi-continental, dans lequel les précipitations sont plus importantes en été (dues principalement aux orages relativement fréquents) qu'en hiver, la sensation de froid étant renforcée par la bise. La ville a néanmoins subi à plusieurs reprises les conséquences d'épisodes méditerranéens violents remontant au nord, ces derniers touchant chaque année les régions du sud de la France. Lyon se trouve donc être une ville possédant à la fois des influences continentales, océaniques, et méditerranéennes.

À Bron, la température moyenne annuelle a été, entre 1920 et 2008, de 11,7 °C avec un minimum de 2,8 °C en janvier et un maximum de 21 °C en juillet[15]. La température minimale y a été de -24,6 °C le 22 décembre 1938 et la plus élevée de 40,5 °C le 13 août 2003[16]. Le 19 août 2009, la température enregistrée à Lyon Bron est 39,2 °C[17]. La ville fut ce jour-là parmi les 5 villes les plus chaudes d'Europe[18].

L'ensoleillement y est de 1 976 heures par an en moyenne, soit environ 164 jours par an[19].

Malgré l'assèchement des zones marécageuses qui entraîne une diminution de l'évaporation des eaux, le nombre de jours de brouillard à l'automne, à l'hiver et au printemps reste important, notamment dans la vallée de la Saône. Les hivers sont relativement secs et assez froids, et si le tiers des précipitations hivernales tombent sous forme de neige, celles-ci restent relativement peu longtemps au sol. Les frimas sont courants et les températures varient généralement d'une dizaine de degrés au plus pendant la journée. Les étés sont généralement chauds, orageux et plutôt bien ensoleillés : l'amplitude des températures en journée atteint parfois une vingtaine de degrés, et les températures maximales dépassent parfois les 35 degrés. Le mois d'août est parfois frais et pluvieux (2006 et 2007) avec quelques orages et une légère brise qui disperse les polluants de l'air, ou bien au contraire très chauds et secs (2003 et 2009) avec respectivement 33 et 30 degrés de température maximale en moyenne. Le vent souffle souvent, à cause de la compression de l'air dans le sillon rhodanien.

Un important complexe industriel dénommé couloir de la chimie, implanté le long du fleuve au sud de l'agglomération, constitue une menace de pollution. La qualité de l'air est surveillée par des détecteurs de niveau de pollution qui donnent l'alerte en cas de besoin. Le sud du quartier de Gerland (dont le stade) est d'ailleurs classé site à risque par la directive Seveso (directive européenne 96/82/CE) en raison d'usines implantées non loin.

mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) -0,4 0,5 3,1 5,7 9,6 13 15,2 14,7 11,8 8 3,5 0,6 7,1
Température moyenne (°C) 2,8 4,3 7,8 10,8 14,9 18,5 21 20,4 17,2 12,4 6,9 3,4 11,7
Température maximale moyenne (°C) 5,9 8 12,5 15,8 20,2 24 26,8 26,1 22,4 16,8 10,3 6,2 16,3
Précipitations (mm) 51,9 47,1 56,4 64,8 81,3 78,4 63,4 83,1 86,4 84,4 80,3 56,6 834,9
Record de froid (°C) -23 -22,5 -10,5 -4,4 -3,8 2,3 6,1 4,6 0,2 -4,5 -9,4 -24,6 -24,6
Record de chaleur (°C) 17,9 21,9 25,7 30,1 34,2 38,4 39,8 40,5 35,8 28,4 23 20,2 40,5
Source : Le climat à Lyon (en °C et mm, moyennes mensuelles 1920/2008 et records depuis 1920)meteostats


Communes limitrophes

Histoire de la ville

Articles détaillés : Histoire de Lyon et Lugdunum.

L'histoire de Lyon est très riche[20], son lieu a été occupé dès la Préhistoire mais la première ville date de la Rome antique. Une citation de l'historien Fernand Braudel résume à elle seule la complexité de l'histoire de Lyon :

« Le destin de Lyon n’est pas plus simple que celui du fleuve. Toute ville, sans doute, est un être compliqué, Lyon plus qu’une autre, qui frappe l’historien par sa richesse, ses brusques transformations, ses originalités, voire ses étrangetés. Elle n’est pas la même d’un siècle au siècle suivant et, plus contrainte qu’allant de son plein gré, elle passe sans fin d’une originalité à une autre. Elle est, à elle seule, un difficile problème de l’historien de France, peut-être le problème clef, sûrement l’indicateur clef[21]. »

Préhistoire et Antiquité

Statue de Lucius Munatius Plancus, fondateur de Lyon.
Maquette de Lugdunum, ancienne capitale des Gaules conservée au musée gallo-romain de Fourvière.

Du Néolithique jusqu'au second âge du fer, les différentes découvertes de nombreuses traces d'habitat et d'objets en tout genre attestent l'existence d'un relais de commerce de vin entre le littoral méditerranéen et le nord (VIe siècle). En l'absence d'artéfacts plus élaborés, on ne peut à ce stade parler de village ou de ville[22]. Sur la colline de Fourvière, on a retrouvé des milliers d'amphores. Il est probable qu'il s'agisse d'un lieu où les chefs gaulois se rassemblaient pour festoyer en l'honneur du dieu Lug.

Capitale des Gaules

Lucius Munatius Plancus fonde la ville sous le nom de Colonia Copia Felix Munatia Lugdunum en 43 av. J.-C.[23]. Les débuts de la colonie sont mal connus. Elle n'est pas pourvue de muraille, tout au plus une levée de terre avec fossés et palissades à l'image des camps romains[24]. Mais la ville de terre et de bois laisse la place à des bâtiments aux soubassements en maçonnerie de pierres[25]. L'essor de la cité est rapide du fait de son emplacement éminemment stratégique. Le nom de la cité évoluera en Colonia Copia Lugdunum. En -27, le général Agrippa, gendre et ministre d'Auguste, divise la Gaule. Lugdunum devient la capitale de la province de Gaule lyonnaise et le siège du pouvoir impérial pour les trois provinces gauloises, et devient la Caput Galliarum, la « Capitale des Gaules ». Dès -19, Auguste aménage le réseau urbain, qui accueille les quatre voies ouvertes à travers la Gaule à partir de Lugdunum[26]. La ville avec la venue des différents empereurs successifs, va s'agrandir, s'embellir et s'enrichir. Deux empereurs romains sont nés à Lyon : Claude, né en 10 av. J.-C. et Caracalla, né en 186. En 64, les notables de Lugdunum ont connaissance de l’incendie qui a ravagé Rome, et envoient quatre millions de sesterces d’aide pour la reconstruction. L’année suivante, en 65, Lugdunum est victime d’un terrible incendie ; Néron fait à son tour un don de quatre millions de sesterces à Lugdunum pour sa reconstruction[27].

La position clé de Lugdunum, au confluent de l'Arar (Saône) et du Rhodanus (Rhône), en fait un important port fluvial. C'est aussi un nœud routier, relié au sud de la Gaule (la Narbonnaise), à l'Aquitaine, la Bretagne, la Germanie et bientôt l'Italie. Cette double position met Lugdunum en contact avec l'ensemble de l'Empire. Son statut de colonie romaine accordé par le Sénat et le rôle de capitale des Gaules favorisent l'essor de la ville. Sous les Flaviens (de 69 à 96), puis sous les Antonins (de 96 à 192), Lugdunum prospère, et connaît la paix, à l'instar du monde romain. Sa population est estimée entre 50 000 et 80 000 habitants[28], ce qui en fait l'une des plus grandes villes de la Gaule avec Narbo Martius (Narbonne). La ville s'étale principalement sur quatre zones particulièrement délimitées : la ville haute (lieu où a été fondée la colonie originelle), le bourg celtique de Condate, les Canabae et la rive droite de la Saône, en contrebas de la ville haute. Les nécropoles sont situées le long des voies d'accès à la cité.

Déclin

Sous les Sévères (193-235), la ville va commencer à décliner en raison des martyrs chrétiens et des querelles de successions[29].

À la fin du IIIe siècle lors des réorganisations de la Tétrarchie, Lugdunum perd son rang de capitale des Gaules en 297, au profit de Trèves, plus proche de la frontière du Rhin. Lugdunum n'est plus que le siège administratif de la petite province de Première Lyonnaise (Lyonnais, Bourgogne et Franche-Comté). Dans les premières années du IVe siècle, la cité reçoit le coup de grâce[30]. Les pouvoirs municipaux n'ont plus les moyens de surveiller les aqueducs et leurs indispensables tuyauteries de plomb. Une quelconque bande de pillards aura tôt fait de voler ce fabuleux trésor. C'est ce qui arrive un jour, bien que l'on ne connaisse pas l'année exacte. La fière cité haute se voit privée de son alimentation en eau et les habitants sont contraints de descendre vers la Saône pour trouver une source pérenne : la colline de Fourvière est désertée. Du jour au lendemain, l'opulente cité se voit réduite à néant. Seuls deux endroits sont susceptibles de satisfaire cette demande nouvelle de sécurité contre les pillards et les troubles politiques : l'île Saint-Jean, dont le bras occidental ne sera comblé qu'au milieu du IVe siècle, et le secteur des Canabae, où l'on sait qu'on continue, vers 360, à embellir des demeures du quartier[31]. Ce drame préfigure le Lyon médiéval, où ce nouvel embryon urbain deviendra progressivement le cœur historique de la cité (Vieux Lyon), ce qu'il est toujours aujourd'hui. La campagne alentour traverse une période de troubles attestée par la découverte de plusieurs trésors monétaires (enfouis dans le sol par leur propriétaire).

En 437, des tribus germaniques burgondes sont installées en Savoie et Romandie comme troupes auxiliaires par le général romain Aetius après la destruction de leur royaume de Worms par les Huns. En avril 457, le général romain Ægidius, envoyé par l'empereur Majorien, reprend provisoirement la ville aux Burgondes. Ceux-ci l'enlèvent à nouveau, et en font une capitale de leur royaume en 461, avec Vienne et Genève[32]. Le 4 septembre 476 marque la fin de l'Empire romain, avec l'abdication de l'empereur Romulus Augustule. À l'automne 840, le forum de Fourvière s'écroule, les colonnes roulent jusqu'aux pieds de la colline[33]. Vers 1080, la construction du pont sur la Saône marque le début de l'utilisation du site antique comme carrière de pierres avec, par exemple, la construction de la basilique Saint-Martin d'Ainay, ou du pont de la Guillotière.

Christianisation et Moyen Âge

Armes du Primat des Gaules

Seulement un siècle après la mort de Jésus-Christ, des chrétiens venus du Levant s'y installent. Saint Pothin et Sainte Blandine figurent parmi les premiers martyrs, morts en 177 sous le règne de Marc Aurèle dans une période incertaine pour l'Empire, marquée par la peste et les invasions barbares. Saint Irénée, successeur de Saint Pothin, est l'un des premiers théologiens chrétiens. Lyon devient l'un des centres intellectuels de la chrétienté, illustré au Ve siècle par Sidoine Apollinaire[34].

Agobard de Lyon sauvant des accusés lors de l'épisode des « navires »

La ville, au centre du royaume des Burgondes de 470-474 à 534, puis du royaume de Bourgogne, est un foyer de la renaissance carolingienne, sous l'impulsion de son archevêque Leidrade, ami d'Alcuin, du diacre Florus, puis d'Agobard[35]. Après le traité de Verdun et la succession de Charlemagne, la ville revient, avec le royaume de Bourgogne amputé de la Basse Bourgogne, futur duché de Bourgogne, à Lothaire, comme le reste de la rive orientale de la Saône[36]. Lyon devient dès lors une ville de Francie médiane. Elle restera, au cours des démantèlements successifs du royaume, du côté de la Haute-Bourgogne. Aux IXe et Xe siècles, Lyon est victime de raids et de pillages : les Normands remontent le Rhône, et, en 911, les Hongrois ravagent la Bourgogne.

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La ville revint, en 1032, de même que l'ensemble du Royaume d'Arles (Royaume de Bourgogne), au Saint-Empire romain germanique. À la Renaissance, Lyon connut, en raison de son commerce de la soie, un fort renouveau de croissance. En 1310, la ville fut occupée par les troupes françaises. La peste la ravagea en 1348.

La ville, bien que restant modeste par sa taille, rayonne sur le plan religieux. Tandis que l'archevêque de Lyon est élevé au rang de Primat des Gaules par le pape Grégoire VII dès 1078, le marchand lyonnais Pierre Valdo se met, vers 1170, à prêcher la pauvreté évangélique après avoir vendu tous ses biens. D'abord toléré, puis suspecté d'hérésie, il est excommunié en 1184 par le pape Lucius III. Ses partisans fuient Lyon, après avoir incendié la trop luxueuse église de Saint-Nizier, et deviennent l'Église vaudoise. De nos jours, Lyon est toujours une ville d'importance majeure pour les vaudois. La ville accueille deux conciles, en 1245 et 1274, et le couronnement de deux papes : Clément V et Jean XXII. Le prince-archevêque exerce les pouvoirs laïque et religieux sur la ville, au détriment du roi de France ou de la Maison de Savoie.

Pendant la guerre de Cent Ans, Lyon reste fidèle aux rois de France, mais bien qu'épargnée, la ville vit dans la peur. Imbert de Grôlée, sénéchal de Lyon, s'illustre dans la bataille d'Anthon et protège Lyon des Bourguignons et des orangistes. À partir de Louis XI, les rois de France en font le centre des activités françaises en Italie. Lyon profite ainsi très tôt du développement économique et culturel italien. C'est à cette époque que Lyon obtient les franchises pour ses quatre foires annuelles.

Renaissance et Guerres de religions

Brocart de soie lyonnaise

C'est l'âge d'or de la ville, économiquement elle se développe surtout à partir du XVIe siècle avec la venue de banquiers florentins, de marchands attirés par les franchises royales et la tenue de quatre foires par an, l'installation d'imprimeurs, et le maintien de liens commerciaux avec l'Allemagne. La poésie y brille grâce à l'école lyonnaise. Le commerce de la soie se développe particulièrement, par le travail des canuts, les ouvriers en soie. Ceux-ci influencent également l'architecture, car ils ont besoin de pièces de plus de 4 mètres sous plafond pour y loger leurs métiers à tisser. De cette époque restent de nombreux immeubles de style Renaissance, témoins de la richesse d'une ville qui atteint une envergure européenne.

À cette époque la ville est extrêmement prospère. C'est la première place bancaire européenne, devant Genève[réf. nécessaire], et l'une des plus grandes cités européennes. Le nombre de langues parlées y est très important, ce qui lui vaut le surnom de « Myrelingues » (mille langues). La Cour y réside à de nombreuses reprises, et le roi François Ier envisage très sérieusement de s'y sédentariser et donc de faire de Lyon sa capitale mais il retournera finalement au Louvre à Paris, après la mort accidentelle de l'un de ses fils. À l'avènement d'Henri II, Lyon est au faîte de sa puissance. C'est la deuxième ville la plus peuplée du royaume avec ses 50 000 habitants. La présence fréquente des derniers rois a entraîné une activité économique et culturelle intense. Cependant l'endettement est énorme et la vie des gens simples reste difficile (la Grande Rebeyne, révolte de la faim qui eut lieu le 18 avril 1529) vont signer un lent déclin.

Mais les guerres de religion vont déchirer la ville, elle sera marquée notamment par l'expédition du baron des Adrets en 1562, qui organise des massacres de catholiques, des pillages et des destructions d'édifices religieux (les églises Saint-Just et Saint-Nizier, l'abbaye d'Ainay, le monastère de Saint-Irénée, les statues de la cathédrale St-Jean). La ville mettra du temps à s'en remettre et ne retrouvera pas le prestige antérieur : la plupart des imprimeurs ont émigré à Genève ; de même, les grandes familles bancaires fuient Lyon à cette époque pour n'y jamais revenir (la ville abrite 75 banques italiennes en 1568, mais seulement 21 en 1597).

Les XVIIe et XVIIIe siècles

La Saône à Lyon au XVIIIe siècle

Au cours des deux siècles d'absolutisme royal, l'administration de la ville passe entre les mains des officiers royaux : d'abord les gouverneurs (recrutés notamment dans la famille Villeroy), puis lorsque ceux-ci résideront plus souvent à la Cour qu'en province, les Intendants (voir également la Liste des Prévôts des marchands de Lyon).

À partir des années 1630, La tolérance règne et est même soutenue par l'archevêque Camille de Neuville de Villeroy sous son épiscopat (1653-1693). Vers 1630, sous l'impulsion du collège des jésuites (actuel lycée Ampère), Lyon devient un centre intellectuel de la République des Lettres. La richesse des notables lyonnais en fait des amateurs éclairés de tableaux, médailles, et livres. La ville s'embellit avec la construction de l'hôtel de ville, Lyon bénéficie des largesses royales grâce à sa fidélité à la couronne lors de la Fronde.

Dans le dernier quart de ce siècle, la fabrique de soie accapare l'essentiel des forces économiques de la ville au détriment du négoce et de la banque, laissés aux étrangers, Genevois, Lombards, Toscans et Suisses.

Au XVIIIe siècle la ville de Lyon est à l'étroit dans ses frontières historiques. En effet, la ville se limite à l'actuelle presqu'île et au Vieux-Lyon. Les pentes de Fourvière et de la Croix-Rousse sont inconstructibles, car il s'agit de terrains appartenant à l'Église, et la rive gauche l'est également dans sa grande majorité (à l'exception du faubourg de la Guillotière) car elle est située en zone inondable (Brotteaux). C'est ce qui explique la propension des immeubles lyonnais de l'époque à gagner en hauteur.

Deux personnes vont mettre en place des plans pharaoniques pour agrandir la ville de Lyon. Morand, tout d'abord, prévoit d'assécher une partie des marais de la rive gauche et de lotir ces terrains suivant un plan en damier. Il relie ce nouveau quartier à la Presqu'île par un pont, le pont Morand. Le deuxième projet est celui de Perrache, qui projette de doubler la surface de la presqu'île en l'étendant au sud. Il mettra ce projet à exécution, mais n'eut pas le temps de le lotir et le quartier projeté ne fut pas construit.

Le XVIIIe siècle lyonnais est marqué par deux inventions majeures qui furent testées chacune en 1783 : le bateau à vapeur et la montgolfière.

La Révolution française et l'Empire

Le siège de Lyon en 1793

Sous la Constituante, Lyon devient chef-lieu du département de Rhône-et-Loire, qui sera scindé en deux après l'insurrection lyonnaise.

Pendant la Révolution française, Lyon prend en 1793 le parti des Girondins et se soulève contre la Convention. La ville subit un siège de plus de deux mois avant de se rendre. La répression de la Convention est féroce. Le 12 octobre 1793, le conventionnel Barère se vante de son succès en ces termes : Lyon fit la guerre à la liberté, Lyon n'est plus. Lyon prend ainsi le nom de Ville-affranchie. Plus de 2000 personnes sont fusillées ou guillotinées, et plusieurs riches hôtels particuliers autour de la place Bellecour détruits, tout comme le château de Pierre Scize.

Le 21 août 1794, la Convention nationale envoie à Lyon deux représentants, Louis Joseph Charlier et Pierre Pocholle, pour organiser ces violentes répressions qui feront plusieurs milliers de victimes.

La prise de pouvoir par Bonaparte est perçue favorablement, comme la fin de la période noire et le retour à la paix civile. Le consulat et l'Empire favorisent l'industrie de la soierie et portent intérêt aux inventions de Jacquard. Bonaparte fait désigner son oncle Joseph Fesch au siège archiépiscopal en 1802.

En 1804 est lancé un projet de palais impérial à Lyon (comme dans les autres grandes villes de France). En 1811, une lettre du duc de Cadore, alors ministre d'État, précise : « le palais impérial sera élevé sur la gare d'eau, le jardin sera dans la presqu'île, entre les deux fleuves, jusqu'au pont de la Mulatière ». Mais le projet n'aboutira jamais[37].

Lyon accueille favorablement Napoléon lors de son retour de l'île d'Elbe (voir Cent-Jours) le 10 mars 1815. Ce dernier dira, avant de repartir vers Paris : « Lyonnais, je vous aime »[38]. Ce dernier décida même de faire construire un palais impérial au niveau de Perrache dans le but d'avoir une résidence dans le quart sud-est de la France, mais les finances de l'État étaient à court d'argent pour cause des récentes guerres dans toute l'Europe.

Cet accueil vaudra à Lyon une réaction royaliste lors de la seconde Restauration.

La Restauration et la Monarchie de Juillet

Article détaillé : révolte des Canuts.
La révolte des ouvriers de la soie, les canuts en 1834

Grâce aux compétences héritées de la soie, la ville entre dans la révolution industrielle avec l'industrie textile. Elle devient au XIXe siècle une importante ville industrielle, en grande partie grâce aux canuts.

La ville est reliée à Saint-Étienne par l'une des premières voies ferrées au monde (la première ligne de transport de voyageurs en France) par l'ingénieur Marc Seguin de 1827 à 1832. La mécanisation entraîne de nombreuses luttes sociales avec des crises insurrectionnelles, comme la révolte des Canuts en 1831.

L'implantation du métier à tisser de Jacquard marqua l'essor d'une culture sur les systèmes mécaniques complexes. Les inventions de la machine à coudre par Thimmonier et, ultérieurement celle du cinéma par les frères Lumière sont redevables des astuces mécaniques du métier à tisser enchaînant des séries d'actions successives, dont les progressions de bande par à-coup.

Le Second Empire

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Lyon en 1869 depuis la Croix-Rousse
Plan des projets réalisés sur la Presqu'île de Lyon en 1863
Lyon au XIXe siècle

Lors de la fête de l'Immaculée Conception du 8 décembre 1852 débute la coutume des lampions aux fenêtres. L’histoire du 8 décembre est intimement liée à l’histoire religieuse lyonnaise.

En 1850, les autorités religieuses lancent un concours pour la réalisation d’une statue, envisagée comme un signal religieux au sommet de la colline de Fourvière. Un an plus tard, ce concours est remporté par le sculpteur lyonnais Fabisch, et la date du 8 septembre 1852 est choisie pour son inauguration. Mais au mois d’août, la Saône sort de son lit et envahit le chantier où la statue doit être réalisée.

L’inauguration est donc reportée au 8 décembre, fête de l'Immaculée Conception. Le jour même, les journaux annoncent le programme de la soirée et toute la ville se prépare pour l’événement. Quelques-uns prévoient même d’illuminer les façades de leurs habitations à l’aide de bougies. Mais le mauvais temps va à nouveau contrarier les réjouissances, contraignant les autorités religieuses à remettre l’inauguration au 12 décembre. Malgré ce contrordre, l’enthousiasme des Lyonnais ne fut pas éteint.

Dès 18h, les premières fenêtres s’allument, et à 20h, la ville entière est illuminée. Une grande partie de la population descend dans la rue, joyeuse et attendrie, s’étonnant de ce geste spontané et communicatif. Les autorités religieuses suivent le mouvement et la chapelle de Fourvière apparaît alors dans la nuit.

Ce soir-là, une véritable fête est née ! Chaque année désormais, le 8 décembre, les Lyonnais déposent des lumignons à leurs fenêtres et se retrouvent pour déambuler dans les rues de la ville.

Sur le plan économique, Lyon est encore la première place financière française, ce qu'illustre la création du Crédit lyonnais en 1863, par Henri Germain. La modification de la structure économique qui va intervenir sous ce régime va remettre en cause cette prééminence à l'avantage de Paris. Toutefois la ville s'enrichit réellement sous le Second Empire, avec la poursuite de la révolution industrielle, notamment grâce aux capitaux lyonnais investis dans les usines et mines de la région stéphanoise. L'industrie chimique se diversifie et le textile est toujours aussi florissant.

À l'instar du baron Haussmann à Paris, Claude-Marius Vaïsse, maire de Lyon et préfet du Rhône, est à l'origine d'une mise en place d'une politique de Grands Travaux : en 1848, le tissu urbain de la presqu'île est considéré comme obsolète. Deux grandes percées sont réalisées pour aérer cet espace : la rue Impériale (rue de la République) et la rue de l'Impératrice (rue de l'Hôtel de Ville, puis rue Président-Herriot). Des places sont également créées : la place Impériale (place de la République) et la place des Cordeliers.

C'est également à cette époque que le parc de la Tête d'Or est aménagé sur la rive gauche. Il s'agit d'un magnifique parc de 116 hectares.

Enfin, Lyon est dotée d'une grande gare, la gare de Perrache, reliant les voies ferrées en provenance de Saint-Étienne (dès 1832 achèvement du tronçon Givors-Lyon qui permet dès lors la liaison Saint-Étienne-Lyon première ligne de transport de voyageurs de France). La gare de Perrache permet aussi la liaison Paris-Lyon-Méditerranée. Elle crée aussi une coupure au milieu de la Presqu'île.

Lyon contemporain

Le début du siècle dernier est marqué par le mandat d'Édouard Herriot (1905-1957), dont les grands projets d'urbanisme, mis en œuvre par Tony Garnier, conduisent à l'aménagement du quartier des Brotteaux, autour de la gare du même nom et du grand lycée du Parc, désormais emblématique du rayonnement intellectuel de la ville. Dans le quartier de Gerland la Grande Halle (auj. halle Tony-Garnier) et le stade de Gerland, édifié en 1914 et originellement prévu pour les jeux Olympiques de 1924 (qui se déroulèrent finalement à Paris). À Monplaisir est construit l'hôpital de Grange-Blanche (1910) qui devait remplacer le vieil Hôtel-Dieu. Après la première guerre mondiale, d'autres projets vont être réalisés : L'hôpital de la Charité est détruit, laissant sa place à la poste centrale et à une place en continuité de la place Bellecour (auj. Place Antonin-Poncet). Le quartier des États-Unis, quartier fortement inspiré de la cité idéale rêvée par Tony Garnier, est construit dans le VIIe arrondissement (cette partie de l'arrondissement deviendra plus tard le VIIIe).

Durant la Seconde Guerre mondiale, étant située en zone libre jusqu'en 1943, et très proche de la ligne de démarcation, la ville accueille les réfugiés et devient un foyer de résistance. Les traboules, très liées à l'histoire de Lyon, y contribuent beaucoup car elles permettent de fuir la Gestapo facilement. Jean Moulin est capturé à Caluire, dans sa banlieue. La ville est bombardée le 26 mai 1944 par l'aviation alliée, peu avant sa libération le 3 septembre 1944 par la 1re DFL et les FFI[39]. Le Centre d'histoire de la résistance et de la déportation, ancien siège de la Gestapo (voir Klaus Barbie, Paul Touvier), rend aujourd'hui hommage à ce passé. Lyon d'ailleurs possède le titre de « capitale de la Résistance », un titre glorieux décerné par le général de Gaulle le 14 septembre 1944, quelques jours après la libération de la ville. Le Tata sénégalais de Chasselay, un cimetière militaire édifié en 1942, rend hommage à l'action des tirailleurs sénégalais pour la défense de Lyon en juin 1940.

Le mandat du successeur d'Édouard Herriot, Louis Pradel, est marqué par l'aménagement en autoroute des quais rive droite du Rhône, la construction du quartier de la Duchère, du centre d'échanges de Perrache, du quartier de la Part-Dieu, du tunnel de Fourvière, du musée gallo-romain et du métro de Lyon notamment.

La ville est ensuite dirigée :


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