Troyes
Page d’aide sur l’homonymie Pour les articles homophones, voir 3 (nombre), Troie (homonymie) et Troy.

48° 17′ 51″ N 4° 04′ 27″ E / 48.297419, 4.074263

Troyes
La place de l’Hôtel-de-Ville
La place de l’Hôtel-de-Ville
Armoiries
Détail
logo
Administration
Pays France
Région Champagne-Ardenne
Département Aube (chef-lieu)
Arrondissement Troyes (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de sept cantons
Code commune 10387
Code postal 10000
Maire
Mandat en cours
François Baroin
2008-2014
Intercommunalité Communauté du Grand Troyes
Site web ville-troyes.fr
Démographie
Population 61 544 hab. (2008)
Densité 4 662 hab./km²
Aire urbaine 188 320 hab. ()
Gentilé Troyens
Géographie
Coordonnées 48° 17′ 51″ Nord
       4° 04′ 27″ Est
/ 48.297419, 4.074263
Altitudes mini. 100 m — maxi. 126 m
Superficie 13,2 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Troyes (prononcer [tʁwa]) est une commune française, située dans le département de l'Aube (dont elle est la préfecture) et la région Champagne-Ardenne. La commune est divisée en sept cantons dont elle est le chef-lieu.

Avec une population légale de 61 544 habitants en 2008, la ville de Troyes est la 2e ville la plus peuplée de la région Champagne-Ardenne derrière Reims et devant Charleville-Mézières et Châlons-en-Champagne. Elle est le centre d'une communauté d'agglomération : la Communauté du Grand Troyes qui compte 124 037 habitants en 2008 et qui s'étend sur une quinzaine de kilomètres le long de la vallée de la Seine.

Son passé historique, de la tribu des Tricasses à la libération de la ville lors de la Seconde Guerre mondiale en passant par la bataille des champs Catalauniques, le concile de Troyes, le mariage d'Henri V et de Catherine de France et les Foires de Champagne ainsi que son riche patrimoine architectural et urbain avec ses nombreux édifices protégés au titre des monuments historiques, ont permis à Troyes d'être désignée Ville d’art et d’histoire par le Comité national des Villes et des Pays d'art et d'histoire. Elle émet un monnayage particulièrement riche de 80 avant J.-C. à 1773. L'once troy, unité de mesure des métaux précieux depuis les Foires de Champagne, tient son nom de la ville.

Le textile, développé à partir du XVIIIe siècle est l'un des atouts historiques de l’économie troyenne jusqu'aux années 1960. De plus, la commune est la capitale européenne des magasins d'usine et de négoce grâce à ses trois centres de marques. Du point de vue géographique et touristique, la Seine reste le principal avantage ainsi que sa proximité avec le parc naturel régional de la forêt d'Orient et le lac-réservoir ou Lac d'Orient. La ville de Troyes située géographiquement au centre du département voit se développer autour d'elle un tourisme vert : outre le parc de la forêt d'Orient, le pays d'Othe et le pays d'Armance offrent leurs étendues vallonnées, boisées et de plaines.

Ses habitants sont appelés les Troyens.

Sommaire


Géographie

Localisation

Plan de la ville

La ville de Troyes est située dans la plaine de Champagne crayeuse, à proximité du pays d'Othe et du pays d'Armance, au centre du département de l'Aube et à 180 km de Paris soit environ deux heures de circulation routière[1]. Cette ville de plaine alluviale s'établit dans la vallée de la Seine[2], Sa superficie est de 1 320 hectares soit 13,2 km2.

À vol d'oiseau, elle est distante :

Les grandes villes les plus proches de Troyes hors Paris sont Reims (108 km) et Dijon (130 km)[5].

Géologie et relief

La Champagne crayeuse

Avec sa localisation géographique, Troyes s’établit sur des terrains sédimentaires constitués principalement d’alluvions modernes et anciennes et où affleure une craie du crétacé supérieur formée à partir de restes calcaires de mirco-organismes planctoniques[6]. Cette craie poreuse et épaisse a permis la formation en Champagne-Ardenne d'une immense « nappe de la craie » souterraine qui alimente de nombreux cours d'eau[7]. Dans le cas de Troyes (et du Pays d'Othe), il s'agit de craie sénonienne et turonienne[8],[9].

La ville se situe à faible altitude notamment en raison de sa situation dans la vallée de l'Aube. Ainsi l'altitude, comparée avec d'autres villes de l'Aube et de Champagne-Ardenne donne ceci :

Comparaison de l’altitude des villes de Champagne-Ardenne[10]
Troyes Romilly-
sur-Seine
Reims Charleville-
Mézières
Minimale 100 mètres 67 mètres 74 mètres 133 mètres
Maximale 126 mètres 112 mètres 137 mètres 323 mètres
Moyenne 113 mètres 90 mètres 106 mètres 228 mètres
De la mairie 107 mètres 77 mètres 88 mètres 152 mètres

Hydrographie et lacs

La Seine à Troyes
La fontaine des Quais de Seine

Le réseau hydrographique troyen est d'une longueur de 16 km[V 1] et s'établit sur la Seine. Caractérisé comme très présent dans le paysage, elle se divise en deux canaux principaux à Saint-Julien-les-Villas : d'un côté, la Vieille Seine n'arrose pas Troyes, de l'autre, la rivière Notre-Dame se divise en deux canaux plus petits et forme la tête du « bouchon de champagne »[11]. Ce fleuve suit également la Chaussée du Vouldy et l'est du centre-ville et longe la digue de Fouchy dans le Nord.

La commune est rélié à deux canaux :

Une rivière se jette dans la Seine à Troyes, la Barse[13], dont le point de rencontre se trouve en latitude 48 °29378, 4 °11396[14].

Dans ce même lieu, on y trouve les trois grands lacs de la forêt d'Orient : (Lac Amance : 500 ha, lac du Temple : 1 800 ha et lac d'Orient : 2 500 ha). Ces lacs ont développé une activité touristique importante autour des loisirs nautiques (motonautisme, baignade, voile, plongée…). Les lacs ont été en partie spécialisés dans une ou plusieurs de ces activités.

Climat

Article connexe : Climat de l'Aube.

Le climat de Troyes est « tempéré océanique humide » (Cfb) d'après la Classification de Köppen. Il s'agit donc d'un climat océanique dégradé qui donne lieu à une atmosphère doux et humide[15]. Dans l'ensemble, le climat de Troyes ressemble à celui de Paris. Les heures d'ensoleillement sont de 1 770 par an et proviennent principalement des jours d'été. Les automnes et hivers sont doux et souvent humides. Les étés sont secs et parfois orageux. Cependant, il pleut davantage à Nice qu'à Troyes[16]. La station climatique la plus proche est située dans la commune de Barberey-Saint-Sulpice qui analyse chaque année les relevés mensuels du département.

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Troyes[16] 1 771 620 14 22 53
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74
L'Avenue du Maréchal Joffre sous la neige
Relevé météorologique à Troyes
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 0 2 4 8 11 13 12 10 7 3 2 6
Température moyenne (°C) 3 3,5 7 9,5 13,5 16,5 19 18,5 15,5 11,5 6,5 4,5 10,7
Température maximale moyenne (°C) 6 7 12 15 19 22 25 25 21 16 10 7 15,4
Précipitations (mm) 34,2 30,1 28,7 35 36,4 34,7 36,7 31,1 34,4 41,9 37,2 38,4 34,9
Record de froid (°C)
(année du record)
-25,2
(1971)
-25,0
(1956)
-15,4
(2005)
-6,2
(2003)
-3,5
(1957)
0,4
(1991)
1,6
(1962)
1,1
(1966)
-1,9
(1972)
-7,0
(1985)
-11,1
(1998)
-21,0
(1970)
-25,2
Record de chaleur (°C)
(année du record)
16,2
(2002)
20,4
(1990)
23,7
(2004)
27,8
(2005)
31,0
(2005)
36,7
(2011)
36,6
(1995)
40,6
(2003)
31,1
(1987)
30,3
(1985)
22,5
(1994)
19,0
(1985)
40,6
Relevé pluviométrique en 2006 (mm) 111,6 52,4 68,8 18,2 79 20,2 82,6 113,2 15,6 67,4 40,2 43,6 712,8
Relevé pluviométrique en 2007 (mm) 24 65,4 57 1 52 51,4 75,6 89,2 45,8 21,6 41,8 48,8 573,6
Relevé pluviométrique en 2008 (mm) 53,4 50,8 69,2 76,8 69 50,8 48,8 53,6 35,6 50,6 27,2 31,4 617,2
Relevé pluviométrique en 2009 (mm) 33,4 26,6 32 70,2 43,4 67,8 96,8 17,8 31,8 22,8 64,6 66 573,2
Source : [17],[16],[18]>,[19]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
34.2
 
6
0
 
 
30.1
 
7
0
 
 
28.7
 
12
2
 
 
35
 
15
4
 
 
36.4
 
19
8
 
 
34.7
 
22
11
 
 
36.7
 
25
13
 
 
31.1
 
25
12
 
 
34.4
 
21
10
 
 
41.9
 
16
7
 
 
37.2
 
10
3
 
 
38.4
 
7
2
Temp. moyennes maxi et mini (°C) • Précipitations (mm)

Voies de communication et transports

Voies routières

La sortie Troyes-Sud de l'Autoroute A5.

La localité est desservie à 10 km par l'A5 en direction des régions Bourgogne et Île-de-France et permet de rejoindre le sud de la France (via Dijon puis Lyon) ainsi que Paris via les correspondances avec l'autoroute A6 puis la Francilienne ou par l’A4[20]. Vers le nord, l'autoroute A26 traverse la Champagne-Ardenne la Lorraine, la Picardie, ainsi que le nord de l’Europe et rejoint également à proximité de Châlons-en-Champagne l'autoroute A4, qui permet de rejoindre l'est de la France (Strasbourg) et l'Allemagne.

Hors autoroutes, la D619 en direction de Provins et Paris permet les liaisons avec l'Île-de-France sans passer par les voies de circulation rapide. Les routes D960 et N77 ainsi que la D444 permettent les liaisons avec le département de L'Yonne. La route D671 (France) dessert Dijon et le département de la Côte-d'Or. Enfin, les routes D960 et D400 effectuent les liaisons vers Nancy et Saint-Dizier.

Depuis 1974, le territoire est relié au boulevard périphérique du Grand Troyes dont l’achèvement a eu lieu durant l’été 2008 avec la mise en service de la tranche Bréviandes - Saint-Parres-aux-Tertres[21]. Elle s'étend sur une longueur totale de 30 km autour des villes de la Communauté du Grand Troyes.

Transports en commun

La TCAT est le nom du réseau qui gère les transports en commun à Troyes, dans les communes du Grand Troyes ainsi que dans 2 autres communes hors communauté d'agglomération (Barberey-Saint-Sulpice et Lavau) soit un total d'environ 130 000 habitants. Contrairement à un grand nombre de réseaux qui sont assurés par des opérateurs, c'est la communauté d'agglomération de la ville qui a la propriété de la société. Le réseau, né le 25 septembre 1899, est formé de onze lignes régulières et de treize lignes scolaires. Il a assuré 8 595 000 voyages en 2009[22].

Transports ferroviaires

Article connexe : Gare de Troyes.
Le hall de la gare de Troyes, recouvrant les voies et les quais

La création de la ligne Montereau - Troyes a permis l'ouverture de cette gare en 1848[23]. La gare est desservie par la ligne no 4. La section de Troyes à Chaumont est mise en service le 25 avril 1857[24], tandis que la création du TEE L'Arbalète permet les liaisons jusqu'à Zurich, Mulhouse et Bâle. Aujourd'hui, ces trains sont remplacés par des Intercités qui vont de Paris-Est à Mulhouse.

Pour les transports régionaux, elle est desservie par certaines lignes du réseau TER Champagne-Ardenne (par train ou par autocar). Cette liaison ferroviaire s'ouvre depuis peu en direction du sud avec la création de la ligne Troyes Dijon-Ville.

Cette gare se situe actuellement sur une ligne non-électrifiée. Néanmoins, lors de la venue à Troyes de Nicolas Sarkozy le 4 novembre 2010, un accord a été trouvé avec réseau ferré de France pour permettre une électrification rapide[25].

Autres moyens de transport

L'aéroport de Troyes Barberey assure les liaisons aériennes. Il n'existe cependant pas de lignes régulières au départ de l'aéroport[26]. En revanche, l'aéroport de Paris-Vatry, situé dans le sud du département de la Marne, à la limite de l'Aube, propose des vols réguliers en passagers et en fret.

La ville de Troyes se situe à proximité de la vélovoie des lacs : une piste de 42 km entre Saint-Julien-les-Villas et Dienville qui dessert entre autres les lacs de la Forêt d’Orient[27]. D'autre part, depuis novembre 2007, des pistes cyclables ont été aménagées en centre-ville[28].

Pour la randonnée pédestre, le Sentier de grande randonnée no 2 traverse le Pays d'Othe.

Urbanisme

Morphologie urbaine

Maisons du centre-ville

Le centre-ville, dont le cœur est en forme de bouchon de Champagne, conserve un patrimoine remarquable[29] (vus du ciel, les arbres et canaux dessinent ledit « bouchon » autour des 53 hectares du cœur historique) ; il est considéré comme « le plus bel ensemble citadin médiéval de France »[30]. On y trouve par exemple des maisons à colombage des XVIe siècles et XVIIe siècles (notamment rue Passerat), en cours de restauration depuis le début des années 1990. Certains toits et maisons sont couverts d'essentes, tuiles en châtaignier, bois réputé imputrescible.

Mais on trouve aussi de vieilles maisons à pans de bois datant du XVIe siècle quasiment toutes de style Renaissance, ce qui les rend remarquables du point de vue architectural, ainsi que des immeubles en pierres et en briques. Certains logements ont été rebâtis à l'identique après l'incendie général de 1524 à l’image du quartier Saint-Jean[31].

Quartiers

D'après le plan d'assemblage grands quartiers de l'INSEE (IRIS 2000[INSEE 1]), la ville de Troyes est composée de 11 quartiers. Cependant, chaque secteur peut se différencier d'un autre. Les zones d'activités ne sont pas les mêmes d'un secteur sur l'autre, tout comme la géographie, la démographie ou l'aménagement des axes routiers par exemple.

Les Chartreux est le quartier ayant la plus forte démographie avec 8 980 habitants, soit environ 15 % de la population troyenne[V 2].

La Place de la Bourse

Logement

En 2007, on dénombre un total de 33 806 logements dans la ville. Il y a 7 469 maisons reparties en 7 020 résidences principales, 32 résidences secondaires et seulement 6 logements occasionnels. Les appartements sont au nombre de 25 837 soit 75,4 % de l’ensemble des logements. Ce chiffre s'explique par les nombreuses locations d'appartements par les agences de parcs immobiliers.

23 458 de ces appartements sont des résidences principales, 184 sont des résidences secondaires et 47 des logements occasionnels. Enfin, on dénombre 501 autres logements[INSEE 2].

Le tableau ci-dessous indique l’évolution des résidences principales et secondaires depuis 1962[INSEE 3].

1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007
Résidences principales 22 585 25 139 26 352 25 689 25 538 28 198 23 458
Résidences secondaires NC 256 137 514 907 550 231

Projets d'aménagements

Les projets d’aménagements s'inscrivent dans le cadre du plan visant à améliorer l’emploi, le développement durable et le cadre de vie des habitants. Ainsi, depuis 1999, la municipalité a restructuré une grande partie de ses monuments et lieux touristiques comme par exemple les quartiers Saint-Urbain et Saint-Nizier, la place de la Libération, l'espace Argence et les places Jean Jaurès et du Marché au Pain[V 3].

De plus, le plan de relance économique de la France de 2008-2009 a fait que de nombreuses routes, bâtiments et logements ont été réfectionnés au cours de ces années. Le coût total de cet investissement est d'environ 7 000 000 €, soit 3 fois plus que le programme initial de voirie prévu en 2009[V 4].

Début 2009, la ville a programmé la réalisation d'un écoquartier sur la zone d'aménagement différé de Chomedey, sur 7 hectares, avec environ 200 logements prévus[32].

Enfin, la municipalité de Troyes travaille actuellement sur la réouverture du Canal de la Haute-Seine sur une longueur de 115 m dans la partie comprise entre les quais Dampierre et des Comtes-de-Champagne[V 5].

Toponymie

La ville est connue sous le nom d'Augustobona à l'époque romaine[33], nom parallèle à Juliobona, Lillebonne (Seine-Maritime), c'est-à-dire, celtique bona, fondation, ville + nom de l'empereur Augustus, Auguste, soit « fondation (dédiée à) Augustus ». L'élément bona se trouve également dans Vindobona « la ville blanche » (Vienne, Autriche) et Ratisbona (Ratisbonne, Allemagne)[34].

Par un processus connu pour bien d'autres villes françaises, le nom actuel est dérivé du nom de la tribu des Tricasses, organisée au sein de la civitas Tricassium (IVe siècle). Le toponyme est attesté sous les formes Trecassis au VIIe siècle, Trecasadiens au IXe siècle et encore Treci en 890, Treche en 1218 et enfin sous la forme actuelle avec le passage de /e/ à /wa/ au XIIIe siècle Troies (cf. vieux français treis, moderne trois = 3)[35],[36].

Histoire

Article connexe : Chronologie de Troyes.

La ville de Troyes, capitale historique des comtes de Champagne[37] et forte d'un grand passé historique et d'un riche patrimoine architectural et urbain, a été désignée Ville d’art et d’histoire le 5 juin 2009[V 6].

Origines et antiquité

Site gallo-romain de la Porte de Chaillouet

Les plus anciens habitants de la ville sont les Tricasses. Ils sont mentionnés à partir du Ie siècle av. J.‑C. dans les écrits de géographes grecs[38]. Ce peuple de la Gaule lyonnaise a donné leur nom à la ville qui prit alors le nom de Augustobona notamment lors de la Guerre des Gaules à partir de l’année 58 av. J.-C.[39]. Les Lingons, voisins de cette tribu, ont aussi habité dans la moitié sud-est de la ville.

L'empereur Adrien a séjourné dans la ville avec ses troupes durant les années 120 après Jésus-Christ[40].

La construction de la Via Agrippa à partir de 27 av. J.-C. entre Lyon à Saintes est l’un des facteurs du développement futur de la cité des Tricasses[41].

En l'an 271, le grec Savinien, premier apôtre du christianisme dans le diocèse de Troyes, venu de l'île de Samos, arriva à Troyes pour enseigner l'évangile. Cependant, l'empereur Aurélien qui se trouvait alors en Gaule et qui persécutait les chrétiens, effrayé par son idolâtrie, le fit enfermer ; mais Savinien arriva à s'enfuir en suivant la Seine et chercha refuge à Rilly. Poursuivi par les soldats, il fut rejoint à Rilly et c'est dans cette ville qu'il eut la tête tranchée.

La ville prit le nom de Tricassium à partir du IIIe siècle[39].

Moyen Âge

C'est à l'ouest de la ville[N 1],[42] que s'est déroulée en 451 la bataille des champs Catalauniques au terme de laquelle saint Loup, évêque de Troyes, réussit à préserver sa ville de la fureur d'Attila et des Huns.
Ce jour-là, alors qu'Attila a été repoussé à Orléans par les Romains, saint Loup se rend à son camp et le supplie d'« épargner une ville sans défense, car elle n'avait ni murs ni soldats ». Attila lui aurait répondu: « Soit ! Mais tu viendras avec moi et tu verras le Rhin ; je te promets de te renvoyer alors »[43]. Les Huns furent encore arrêtés dans les plaines voisines de Troyes, appelées Champs Catalauniques, par les Romains et par les Francs commandés par Mérovée ainsi que leurs alliés. Attila fut défait. Le roi des Wisigoths, Théodoric, y fut tué. La bataille de Mauriac chassa les Huns de la Gaule.

Le roi Clovis

En 484, Clovis s'empare de Troyes et de ses alentours qui seront appelés Champagne (campania) à cause des plaines crayeuses immenses. La Champagne fut attribuée au royaume d'Austrasie, après le partage des possessions de Clovis en 511, sauf Troyes et sa région qui sont attribuées à Clodomir. Ce n’est qu'en 524, suite à la mort du roi d'Orléans qu’elle rejoint l’Austrasie jusqu'en 558, année où Clotaire Ier fut proclamé roi des Francs. En 567, la cité de Troyes est placée dans le Royaume de Bourgogne. Entre 592 et 613, elle rejoint à nouveau l'Austrasie. À la mort de Clotaire II en 629, la ville dépend de nouveau de la Bourgogne[44].

La ville est contrôlée par les Sarrasins d'Espagne en 720. En 820, Aleran devient le premier comte de Troyes à l'époque de l'empereur Louis le Pieux. Son règne prendra fin en 852, l’année de sa mort lors d'une attaque des musulmans[réf. nécessaire]. Le territoire de Troyes fut également, vers 860, le prix d'une lutte entre l'évêque Ansegise et le comte Rodolphe de Ponthieu. Ce dernier en sort vainqueur[45].

Les Normands, en 889, s'emparent de la ville, la réduisent en cendres et pillent toute la contrée environnante. Au Xe siècle, les Normands reviennent une seconde fois, mais sont éloignés par Ansegise, évêque de Troyes. La ville appartient au duché de Bourgogne au début de ce siècle.

En 1040, Rabbi Salomon Ben Isaac naît à Troyes. Il crée une importante école de pensée juive dans la ville.

Au XIIe siècle, le comté de Troyes fusionne avec celui de Meaux pour donner naissance au comté de Champagne. Hugues Ier de Champagne est le premier à être proclamé à ce titre vers l'an 1102. En 1129, le concile de Troyes, qui a eu lieu dans la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, s'est déroulé en la présence de Hugues de Payns et de nombreuses personnalités religieuses comme le comte Thibaut IV de Blois. Ce concile entraînera la création d’une règle propre à l’ordre du Temple.

Durant cette période des comtes de Champagne, la ville de Troyes est le centre d'une importante vie culturelle[46] dans lequel on retrouve la poétesse Marie de France, le maréchal Geoffroy de Villehardouin mais surtout Chrétien de Troyes vers 1135[N 2], dont le nom vient de sa ville natale, et qui est considéré comme le premier grand romancier français du XIIe siècle et l'un des grands personnages de la littérature du Moyen Âge grâce à ses nombreux ouvrages[47].

En 1188, un grand incendie détruit une grande partie de la ville et ravage l'abbaye de Notre-Dame-aux-Nonnains, la collégiale de Saint-Étienne, le palais des comtes de Champagne et la Cathédrale Saint-Pierre[48].

En 1264, le pape Urbain IV instaure la Fête de l'Église universelle qui deviendra la Fête-Dieu. Cette fête, dédiée au Saint Sacrement est célébré les jeudis suivant la Sainte-Trinité[49].

La Champagne est rattachée au royaume de France par le mariage en 1283 de Jeanne Ire de Navarre avec le futur Philippe le Bel, et les foires françaises ont alors une dimension plus locale.

En 1288, un autodafé a lieu après que les juifs troyens ont été accusés de crime rituel. Le 24 avril, le tribunal de l'inquisition condamne 13 d'entre eux à monter au bûcher[50].

Les Foires de Champagne au (XIIIe siècle)

Le XIIIe siècle marque le début de la renommée des foires de Champagne, pour lesquelles des marchands venaient de tout l’Occident. Ces foires ont permis le développement de nombreux métiers industriels comme le textile, la tannerie, la papeterie et la teinturerie[41]. À Troyes, la célébration se tenait durant la Saint Jean et la Saint-Rémi dans les rues historiques du Bouchon de champagne telles que la rue Champeaux, la rue de la Pierre, ou la rue des Anciennes Tanneries[51].

Guerre de Cent Ans

Articles détaillés : Siège de Troyes et Traité de Troyes.
Mariage d'Henri V et de Catherine de Valois

Pendant la guerre de Cent Ans, la ville de Troyes se prépare à accueillir les Anglo-Navarrais. En 1359, les Troyens, menés par leur évêque Henri de Poitiers libèrent les villes d'Aix-en-Othe, Beaufort et Nogent-sur-Seine[52].

À la fin du XIIIe siècle, Troyes n’est plus la capitale du comté de Champagne. Celui-ci est en effet passé aux rois de France et Châlons-sur-Marne a été préférée comme capitale administrative de la Champagne[42].

Le Parlement de Paris fut transféré dans la ville. En 1420, la signature du Traité de Troyes désigne le roi anglais Henri V comme héritier de la couronne de France après que ce dernier épouse Catherine de Valois, l'une des filles de Charles VI.

Peu après toutefois, le Dauphin monta sur le trône sous le nom de Charles VII. C'est Jeanne d'Arc qui vint à son secours ; elle le mena d'Orléans à Reims pour qu'il soit sacré. Le 9 juillet 1429, Jeanne d'Arc délivre la ville des Anglais.

Époque moderne et Révolution française

À partir du XVIe siècle commence la période de la bonneterie qui a duré jusqu'aux années 1960.

Le 24 mai 1524, un nouvel incendie éclate au cœur de la ville médiévale. Le principal quartier de la ville, une vingtaine de rues, des milliers de maisons et plusieurs monuments historiques et religieux sont détruits[53].

Le 3 mars 1564, Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal, accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine[54]. Lors de son voyage, le roi soumet dans un édit royal du 29 mars les ports de Saint-Nazaire et du Croisic au siége royal de Guérande[55] et signe le 11 avril un traité de paix avec la reine Élisabeth Ire d'Angleterre en la Cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul[56]. Ce traité permet à Calais de redevenir définitivement française[57].

Suite à la Saint-Barthélemy (du 27 août au 4 septembre 1572), plusieurs dizaines de protestants furent massacrés à Troyes.

la Journée des barricades, par Paul Lehugeur

Après la Journée des barricades, (jeudi 12 mai 1588) qui voit l'occupation de la ville de Paris (13 mai), les Guise veulent prendre la ville. Henri III enjoint aux Troyens de ne pas recevoir le cardinal de Guise. Grâce à un ligueur, Denis Latrecey, l'ecclésiastique fait cependant son entrée, par la porte de Croncels et se rend à l'évêché. Le maire Jean Daubeterre le reçoit. Le lieutenant général du bailliage, Eustache de Mesgrigny, est chassé, avec d'autres, dont des chanoines resté fidèles au roi. Ils trouvent refuge à Châlons-en-Champagne, restée fidèle au roi, ville où se trouve Joachim de Dinteville. Le cardinal de Guise fait démissionner les conseillers de Troyes. Le 11 juin 1588, le favori et trésorier du cardinal de Guise, Nicolas de Hault est choisi comme maire par l'assemblée générale (il le reste jusqu'en 1592). Le 17 juin, de nouveaux conseillers sont élus par une assemblée générale. Parmi eux figure le traître Denis Latrecey. Le 20 juin, la ville envoie des délégués dans la capitale pour jurer fidélité à la Ligue. Le 19 août, la ville s'engage à respecter l'Union qui vient d'être scellée entre le parti des Guises et Henri III. En octobre des députés troyens sont envoyés à Blois aux États généraux.

Les foires de Troyes ont été interdites durant le XVIIIe siècle. Puis finalement, en 1694, elles y sont de nouveau autorisées.

Les premiers métiers de la bonneterie font leur apparition à Troyes en 1745 grâce à l'apparition du métier à tricoter les bas (invité par William Lee en 1589) et la création des premières manufactures[58]. En 1770, Troyes compte 40 bonnetiers, la ville devient alors la capitale de la bonneterie.

En 1789, alors que la ville se trouve au cœur de la Révolution française, le maire Claude Huez est assassiné après avoir été accusé à tort d'avoir voulu empoisonner le peuple[59].

Du XIXe siècle à 1914

Napoléon Bonaparte a fait plusieurs passages dans la ville en 1805 et 1814 lors de sa campagne de France. En 1870, l'armée prussienne prend à son tour l'occupation du territoire troyen.

En 1834, la ville occupe à elle seule environ 10 000 métiers de la bonneterie de coton et 12 000 ouvriers, ce qui caractérise un PIB de près de 7 000 000 francs[60].

Du 21 au 23 janvier 1910, la ville de Troyes est victime d'importantes inondations suite au débordement de la Seine, provoquant d'importants dégâts[61].

De 1914 à aujourd'hui

Lors de la Première Guerre mondiale, la ville de Troyes pris le rôle de ville-hôpital. Elle échappe aux conflits entre la Triple-Entente et la Triple-Alliance[62].

Le succès de la bonneterie se confirme lors de l’entre-deux-guerres, et de nombreuses grandes entreprises sont créées dans la ville notamment Petit Bateau, Lacoste, et Dim. D'autres sont créées plus tard notamment Absorba.

Lors de la Seconde Guerre mondiale le 15 juin 1940, l'armée allemande, après avoir pris Sens, Paris et une vaste partie du département de l’Aube entrent dans Troyes. Face aux bombardements des nazis, les Troyens, paniqués, décident de fuir la ville. Après la capture, il ne restera qu'environ 4 000 Troyens dans la cité[63].

Le 24 août 1944, l'armée allemande a commis à Buchères dans le sud de l'agglomération de Troyes un massacre communément appelé « martyre de Buchères » : 68 civils furent exécutés sans raison apparente, de nombreuses maisons furent incendiées[64]. Le lendemain, une huit centaine hommes s'emparent de la commune et son agglomération. Le début des combats pour la libération ont fait environ 60 morts et 572 prisonniers[65]. Le jour d'après, la ville de Troyes est définitivement délivrée par les troupes du Général Patton.

À partir des années 1960, la ville est Troyes est victime de la crise du textile. En effet, les entreprises sont en concurrence avec d'autres pays, notamment en Asie du Sud-Est et en Extrême-Orient. De plus, on assiste à une désaffection des consommatrices pour le bas couture. Malgré tout, la commune et son agglomération comptent aujourd'hui près de 250 entreprises liées à la fabrication textile et des grands centres de magasin d'usines, ce qui en fait le premier centre de maille en France[66].

Politique et administration

Résultats politiques

Lors du référendum du 29 mai 2005 sur la Constitution européenne, les votes des Troyens restent dans la moyenne des résultats nationaux. (52,53 % de Non contre 47,47 % de Oui). En revanche, le taux d’abstention est l'un des plus importants pour une grande ville puisqu'il est de 40,3 % (France entière : 30,66 %[67]).

À l’élection présidentielle française de 2007, le premier tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 34 % des voix, suivi de Ségolène Royal avec 24 % des suffrages et de François Bayrou avec 18 % des voix. Au second tour, Nicolas Sarkozy arrive en tête avec 56,12 % des suffrages contre 43,88 % des voix pour Ségolène Royal[68].

En revanche, les élections régionales 2010 signent la montée de la Gauche dans les votes troyens. Lors du premier tour, la liste de la majorité contrôlée par Jean-Luc Warsmann arrive en tête avec 31,57 % des voix mais est devancée de seulement 2,15 % par la liste de Jean-Paul Bachy soutenu notamment par le PS et le PCF. Lors du second tour, la gauche devance la liste de la majorité avec 46,08 % des suffrages contre 38,25 %. Le Front national réalise un score plus faible avec 15,66 %. À noter que comme dans toutes les villes françaises, le taux d'abstention a été important (61,78 % au premier tour)[69].

Administration municipale

L'hôtel de ville.

Depuis 1947, Troyes est une ville contrôlée par la droite. En effet, les trois maires qui se sont succédé après la Seconde Guerre Mondiale, viennent tous de cette même catégorie politique. De plus, lors des municipales de 2008, François Baroin, maire sortant UMP a été réélu dès le premier tour avec 50,41 % des suffrages, contre 23,22 % des suffrages pour le socialiste Jaïm Myara[70].

Membres du conseil municipal de la ville de Troyes depuis 2008[V 7]
Groupe Président Effectif Statut
Droite François Baroin 38 majorité
Gauche Jaïm Myara 6 opposition
MoDem Philippe Beury 2 opposition
FN Bruno Subtil 2 opposition
Non inscrit Alain Carsenti 1 opposition

Liste des maires

Article détaillé : Liste des maires de Troyes.

Depuis 1947, trois maires se sont succédé à Troyes :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1972 Henri Terré PRL[71] négociant, président du Comité local de Libération
1972 1995 Robert Galley RPR ingénieur
1995 en cours François Baroin UMP député, ministe de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, ancien journaliste, avocat

Situation administrative

L'arrondissement de Troyes

Troyes est le centre d'une unité urbaine (agglomération au sens de l'INSEE) regroupant les communes de Barberey-Saint-Sulpice, Bréviandes, Buchères, La Chapelle-Saint-Luc, Creney-près-Troyes, Lavau, Les Noës-près-Troyes, Pont-Sainte-Marie, La Rivière-de-Corps, Rosières-près-Troyes, Saint-André-les-Vergers, Saint-Germain, Saint-Julien-les-Villas, Sainte-Maure, Saint-Parres-aux-Tertres et Sainte-Savine[INSEE 4]. Avec 124 037 en 2008, il s'agit de la première agglomération de l'Aube et la seconde de Champagne-Ardenne[72].

Elle est également le chef-lieu de sept cantons organisés chacun autour de la ville et de son agglomération :

Instances judiciaires et administratives

La ville de Troyes est le siège du Conseil général de l'Aube (préfecture du département), du conseil de la communauté du Grand Troyes et de la Première circonscription de l'Aube. La municipalité dispose d'une caserne de sapeurs-pompiers, d'une police municipale, d'un SAMU, d'un Centre antipoison et de bureaux de la CRICR tandis que l'État administre la brigade de gendarmerie [73].

Pour les juridictions, elle possède un tribunal d'instance et de grande instance, d'un tribunal de commerce, d'un conseil des prud'hommes et d'un tribunal pour enfants et dépend de la cour d'appel de Reims et de la Cour administrative d'appel de Nancy[74].

Faits divers et délinquance

Article connexe : Affaire Patrick Henry.

La ville de Troyes a été le théâtre d'une grande affaire judiciaire après l'enlèvement, le 30 janvier 1976 par Patrick Henry du jeune Philippe Bertrand, âgé de huit ans, à la sortie de son école. Ce procès est depuis devenu celui de la peine de mort en France, en effet, le meurtrier avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité alors que l’entourage de la famille, des éditorialistes et des hommes politiques réclament la peine de mort pour ce crime[75].

En ce qui concerne la délinquance, le bilan du premier trimestre 2011 pour le département de l’Aube présente un résultat en baisse pour les atteintes aux biens et les escroqueries mais en hausse pour les atteintes physique et les cambriolages[76].

Politique environnementale

Plusieurs initiatives sont lancées par la mairie de Troyes pour la protection de l’environnement et pour assurer la propreté des espaces publics[V 8]. Comme par l’exemple l’installation de conteneurs semi-enterrés et de canisites[V 9], la création d'une brigade anti-tags[V 10], la mise en place du compostage collectif[V 11] et la mise en place d'une brigade chargée de la surveillance des actes environnementaux[V 12]. De plus, la Ville de Troyes a lancé en 2009 l’opération Mettons nos murs au vert afin d'inciter les troyens à la végétalisation des murs et façades de la ville[77].

L'eau potable qui permet l’approvisionnent de la localité provient des deux sites de captages d'eau souterraine situés près de la commune de Bar-sur-Seine. Un pompage depuis la nappe alluviale de la Seine permet également cet approvisionnement d'eau. Depuis le 1er juillet 1993, la municipalité de Troyes détient ce réseau de distribution[V 13]. La production est assurée par Veolia Eau.

Le tri sélectif a été progressivement instauré sur l’ensemble du territoire de 1998 jusqu'en 2000[V 8].

La commune fait partie des quatre villes et villages du département de l'Aube promues Ville fleurie quatre fleurs depuis 2010[78] et a reçu le label biodiversité en 2010[V 6].

Jumelages

Au 11 juin 2010, Troyes est jumelée avec :

La ville abrite également un consulat honoraire de Lituanie.

Population et société

Démographie

Évolution démographique

En 2008, Troyes comptait 61 544 habitants (soit une augmentation de 1 % par rapport à 1999). La commune occupait le 80e rang au niveau national, alors qu'elle était au 76e en 1999, et le 1er au niveau départemental sur 433 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Troyes depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint en 1968 avec 74 898 habitants,

Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par loi du 27 février 2002, dite loi de démocratie de proximité[80], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises.

Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.

Années 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
Population 26 751 24 061 27 196 25 078 23 740 25 563 25 469 25 702 27 376
Années 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
Population 33 071 34 613 35 678 38 113 41 275 46 067 46 972 50 330 52 998
Années 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
Population 53 146 53 447 55 486 55 215 58 321 58 804 57 961 58 805 58 819
Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 -
Population 67 406 74 898 72 165 63 579 59 255 60 903 61 344 61 544 -
Notes, sources, ... Sources : base Cassini de l'EHESS pour les nombres retenus jusqu'en 1962[81], base Insee à partir de 1968 (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[INSEE 6],[INSEE 7]

En ce qui concerne le nombre de ménages, celui-ci est identifié à 30 956 personnes en 2007 contre 28 153 en 1999[INSEE 8],[INSEE 9].

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (23,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,5 %) est supérieur au taux national (51,9 %). Enfin, la majorité de la population est comprise entre 15 et 63 ans et la moyenne d'âge est de 39 ans

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 46,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,6 %, 15 à 29 ans = 26,6 %, 30 à 44 ans = 20,8 %, 45 à 59 ans = 18,4 %, plus de 60 ans = 16,5 %) ;
  • 53,5 % de femmes (0 à 14 ans = 15 %, 15 à 29 ans = 23,5 %, 30 à 44 ans = 18,3 %, 45 à 59 ans = 18,2 %, plus de 60 ans = 24,9 %).
Pyramide des âges à Troyes en 2008 en pourcentage[INSEE 10]
Hommes Classe d'âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,8 
5,5 
75 à 89 ans
10,7 
10,6 
60 à 74 ans
12,4 
18,4 
45 à 59 ans
18,2 
20,8 
30 à 44 ans
18,3 
26,6 
15 à 29 ans
23,5 
17,6 
0 à 14 ans
15,0 
Pyramide des âges du département de l'Aube en 2008 en pourcentage.[INSEE 11]
Hommes Classe d'âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,3 
6,5 
75 à 89 ans
10,3 
13,7 
60 à 74 ans
14,3 
21,2 
45 à 59 ans
20,6 
20,2 
30 à 44 ans
19,1 
19,0 
15 à 29 ans
17,1 
19,1 
0 à 14 ans
17,3 

Natalité et mortalité

Le taux de natalité et de mortalité sont en stagnation depuis 1975. En 2009, 919 naissances ont été dénombrées contre 539 décès. Rapporté à la population correspondante, le taux d'excédent naturel annuel reste également stationnaire à 0,4 %[INSEE 8].

Évolution du nombre de naissances de 1999 à 2007
Année 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
Nombre de naissances 872 894 899 809 858 849 857 868 844
Évolution par rapport à l’année précédente +2.5 % +0.6 % -11.1 % +6.1 % -1.1 % +0.9 % +1.3 % -2.8 %
Sources des données : Annuaire-Mairie[82]
Évolution du nombre de décès de 1999 à 2007
Année 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
Nombre de décès 657 587 608 621 632 546 528 610 628
Évolution par rapport à l’année précédente -11.9 % +3.6 % +2.1 % +1.8 % -15.8 % -3.4 % +15.5 % +3.0 %
Sources des données : Annuaire-Mairie[82]

Enseignement

La commune est située dans l'Académie de Reims.

Établissements scolaires

La ville administre 22 écoles maternelles[V 14] et 18 écoles élémentaires communales[V 15]. Le département gère cinq collèges et la région Champagne-Ardenne cinq lycées.

Troyes dispose également de cinq collèges privés, de quatre lycées privés d'enseignement général[83] et de cinq lycées privés d'enseignement professionnel[84].

Vie universitaire

La ville de Troyes compte plusieurs grandes universités, dont l'Université de technologie de Troyes (UTT) créée en septembre 1994. Elle propose de nombreuses formations d’ingénieurs dans le domaine de l’informatique, des réseaux et de la télécommunication ainsi que plusieurs formations d'apprentissage en continu[95].

Autre lieu universitaire important, l'IUT de Troyes propose des formations permettant d'obtenir un diplôme universitaire de technologie, une licence professionnelle et dispose aussi de formations d'apprentissage en continu. Elle dépend de l'Université de Reims Champagne-Ardenne[96].

D'autres enseignements supérieurs sont implantés dans la commune, dont dans le domaine public :

Dans le domaine privé :

Depuis 2009, la municipalité a ouvert une maison dédiées aux étudiants afin de les accompagner dans leur travail et leur proposer des services liés à la vie quotidienne. Des manifestations sont également organisées comme les « Clés de Troyes »[V 16].

Santé

Le centre hospitalier de Troyes est le principal établissement hospitalier de la ville et du département de l’Aube et le deuxième de la région Champagne-Ardenne en volume d'activité. Il est composé de l'hôpital des Hauts-Clos qui fut inauguré durant l’année 1961, d'une résidence (« Comte Henri ») et d'un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (« le domaine de Nazareth »)[97]. L'organisation médicale reste importante notamment dans le domaine de la chirurgie, la gériatrie, l'imagerie médicale et la médecine[98]. Le centre hospitalier comprend un total d'environ 1 102 places dont 420 pour la médecine et 127 pour la chirurgie[99].

Dans le domaine privé, les plus grandes cliniques sont la clinique des Ursulines, de Champagne et la clinique psychiatrique de l'Aube.

Sports

Les activités sportives proposées dans la ville sont principalement gérées par la municipalité ainsi que par l'office des sports et des loisirs de Troyes et de l'agglomération.

La ville de Troyes a été désignée à deux reprises en 1981 et en 2005 ville la plus sportive dans le cadre d'un concours organisé par le quotidien national L'Equipe[V 6].

Équipements sportifs

Il existe de nombreux gymnases, complexes sportifs et stades dans la ville. Principale figure, le Stade de l'Aube est le lieu où sont disputés les matchs du championnat de France de football joués à domicile par le club de football de l'Espérance Sportive Troyes Aube Champagne (ES Troyes AC). Une salle omnisport est également présente non loin de ce stade. Autre grand lieu sportif, le complexe Henri Terré comprend la halle Marcel Hermant, la piscine des Chartreux, le complexe ASPTT, de nombreux courts de tennis, des terrains de football et de rugby, et trois complexes sportifs évolutifs couverts[V 17].

D'autres quartiers disposent aussi de leur complexe sportif évolutif couvert. Enfin, parmi les lieux notables, on peut citer le stade Gaston Arbouin, la halle d'athlétisme Marcel Hermant, et le bowling et patinoire des 3 Seine.

Évènements sportifs

De nombreuses manifestations sportives sont organisées dans la ville. Les principales étant les randonnées nocturnes en rollers ou en vélo dans le centre-ville de Troyes, le semi-marathon de Troyes (tous les mi-mai) qui réunit chaque année un millier de coureurs, la course cycliste Paris - Troyes à la mi-mars ou encore la Corrida de Noël[V 18].

Associations sportives

La commune compte 153 associations sportives[100] sur 59 sports[101] dont :

  • L'ESTAC : club de football professionnel évoluant en Ligue 2,
  • L'ETAC : club de handball de National 2
  • L'association sportive de Sainte maure-Troyes handball : club de handball féminin de national 2.
  • Le SUMA : club de France de motoball (l'un des plus titrés) évoluant en élite depuis les années 1930,
  • Le P.L.A.V.B : club de volley troyen évoluant en national 3,
  • Les Pygargues de Troyes : club français de football américain évoluant en division 2,
  • Le Troyes roller hockey : club de roller hockey évoluant en national 2.
  • Les Espadons : club de baseball

Médias

Radio

Trois radios locales indépendantes sont diffusées dans la ville : Thème Radio, qui est une radio associative diffusant de la musique, des rendez-vous locaux et d'information ainsi que divers événements organisés dans la ville ; Radio campus Troyes, radio musicale orientée rock et parfois rap et Radio Latitude, qui diffuse une programmation axée sur le son dancefloor, cette dernière est la première radio locale du département[102]. Trois radios régionales couvrent la ville : Champagne FM, Radio Star et RCF Aube, l'une des radios locales de proximité du groupe des radios chrétiennes. Enfin, les radios Chérie FM et NRJ diffusent des décrochages locaux.

Médias télévisuels et presse écrite

La presse locale est représentée par le quotidien régional L'Est-Éclair et son cousin Libération Champagne (Groupe Hersant Média). Ces deux journaux sont vendus respectivement à 27 685 et 5 889 exemplaires en moyenne durant l’année 2010[103],[104].

Dans le domaine des magazines gratuits, Press'Troyes est le mensuel officiel diffusé par la mairie de Troyes et Hebdo Troyes est le magazine d'annonces locales de la ville. L'association chargée de la distribution de ces magazines est le 10 de cœur[105], celui-ci possède son propre journal en son nom.

La commune possède également une chaîne de télévision nommée Canal 32 lancée le 23 novembre 2001[106]. La chaîne diffuse quotidiennement des magazines et de rendez-vous d'informations sur la ville et le département de l'Aube ainsi que certains évènements locaux. Pour les informations régionales, la chaîne France 3 émet le décrochage de France 3 Champagne-Ardenne.

Enfin, il existe plusieurs médias participatifs et citoyens[107] à Troyes et dans l'Aube dont le plus connu est Auboisement Correct.

ADSL

2 centrales, l’un couvrant le sud de la ville (localisée à Sainte-Savine) et l’autre le nord (localisée au niveau de la pointe du bouchon, dans l'avenue du 1er mai) permettent la couverture de Troyes via la technologie de l'ADSL en zone dégroupée. Ces deux lignes sont équipées pour l'ADSL2+[108].

D'autre part, Troyes a été désignée ville internet @@ en 2006[109].

Lieux de cultes

Les Troyens disposent de lieux de culte des principales religions : christianisme (catholicisme, protestantisme, mormonisme), islam, judaïsme et bouddhisme.

Les cultes catholiques sont rattachés au diocèse de Troyes. Il existe de nombreux lieux de culte pour la pratique de cette religion, la Cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul en étant le principal. De plus, l'église de Jésus-Christ des saints des derniers jours est présente avec la paroisse Troyes.

En 1558, la célébration du culte protestant n'était autorisé que dans la commune de Saint-Mards-en-Othe. Ce n'est qu'en 1840 qu'une ordonnance royale permet la construction d'une église réformée à Troyes. Le temple actuel est inauguré en 1859 et est constitue de 50 % des protestants du département, soit 0,15 % de la population totale[110].

Le culte israélite est célébré dans la synagogue de Troyes, dans lequel Rabbi Salomon Ben Isaac avait créé une importante école juive de réputation européenne. Les locaux actuelles remplacent une ancienne abbaye du XVIe siècle[111]. Auparavant, l'ancienne synagogue a été détruite pendant la Seconde Guerre mondiale[112].

La communauté musulmane dispose de trois mosquées : Hamza, Ali et Abou Bakr.

Enfin, il existe une association culturelle pour la pratique du bouddhisme dans la commune. Des reliques du Bouddha y sont présentes[113].

Économie

Revenus de la population et fiscalité

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage est de 14 956 €, ce qui plaçait Troyes au 26 576e rang parmi les 30 714 communes de plus de 50 ménages en métropole[INSEE 12].

L'imposition des ménages et des entreprises à Troyes en 2009[114]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 18,15 % 0,00 % 9,25 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 13,75 % 0,00 % 7,54 % 2,62 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 24,36 % 0,00 % 13,27 % 3,63 %
Taxe professionnelle (TP)[N 3],[115] 17,45 % 0,00 % 15,74 % 4,72 %

Emploi

Selon les résultats du recensement de 2008[INSEE 6], la population active (15-64 ans) de la commune compte 28 468 personnes, soit 69,2 %, ce taux est de 71,4 % au niveau départemental[INSEE 13]. Les 15-64 ans représentent 12,8 % de chômeurs, 56,4 % de personnes ayant un emploi et 30,8 % d'inactifs. Les inactifs se répartissent de la façon suivante : les retraités ou préretraités représentent 7,2 % de la population active, les scolarisés 12,5 %, les autres inactifs 11,1 %.

En 2008, le taux de chômage (au sens du recensement) parmi les actifs de la commune est de 12,8 %, en diminution par rapport à 1999 (13,6 %). Au 31 décembre 2010, on compte 5 584 personnes à la recherche d'un emploi dont 2 008 chômeurs de longue durée[116].

Répartition des plus de 15 ans selon le secteur d'activité en France

  Agriculture Industrie Construction Commerce Services
Troyes 0,5 % 15,5 % 4,0 % 40,5 % 39,5 %
Comparaison avec le département 6,6 % 19,7 % 7,4 % 37,5 % 28,8 %
Sources des données : INSEE[INSEE 6],[INSEE 13]

Entreprises

Au 1er janvier 2010, la ville de Troyes compte 3 026 entreprises hors agriculture et 490 ont été créées sur le territoire.

Répartition des entreprises par domaines d'activité

  Ensemble Industrie Construction Commerce et services divers Secteur public
Nombre d'établissements 3 026 171 207 2 143 505
% 100 % 5,7 % 6,8 % 70,8 % 16,7 %
Sources des données : INSEE[INSEE 6]

Répartition des créations d'entreprises par secteur d'activité en 2009

  Ensemble Industrie Construction Commerce et services divers Secteur public
Nombre d'établissements 490 25 61 355 49
% 100 % 5,1 % 12,4 % 72,4 % 10,0 %
Sources des données : INSEE[INSEE 6]

Agriculture

En 2000, la commune compte 291 hectares de superficie agricole utilisée dont 244 ha pour les grandes cultures, 36 ha pour les fruits et légumes et 9 ha pour les agricultures en provenance d'autres animaux[INSEE 6].

Commerces

Troyes est la capitale européenne des magasins d'usine et de négoce en Europe grâce à ses boutiques de grandes marques de vêtements, chaussures, lingeries, maroquineries et arts de la table. La ville possède près de 280 magasins sur 85 000 m² de surface de vente[117], le tout regroupé en trois centres : Marques City à Pont-Sainte-Marie fut le premier rassemblement de magasins d'usine à se créer, suivi de Marques Avenue à Saint-Julien-les-Villas en 1993[118] et de Mc Arthur Glen à Pont-Sainte-Marie en 1995[119]. Ce dernier profita de l'influence de Marques City en s'implantant à ses côtés.

D'après les statistiques des équipements et services en 2009, le nombre d'établissements commerciaux est de 393. Tous les types de commerces spécialisés alimentaires et non alimentaires y sont présents à l'exception de magasin de revêtement de sol[INSEE 14].

En ce qui concerne les grandes enseignes, la commune ne compte pas de centre et zone d’activité commerciale. Celles-ci sont implantées dans le Grand Troyes et les communes limitrophes avec leurs hypermarchés respectifs : E.Leclerc à Saint-Parres-aux-Tertres (Aire des Moissons, principale zone du département de l'Aube), Carrefour à Saint-André-les-Vergers et La Chapelle-Saint-Luc et Géant Casino à Barberey-Saint-Sulpice. Un hypermarché Auchan aurait pu voir le jour à Rosières[120] mais l'entreprise a été concurrencée par le groupe E.Leclerc pour l'acquisition du terrain[121]. Enfin, Troyes est la première ville de Champagne-Ardenne à avoir accueilli une entreprise spécialisée dans les courses en ligne avec drive (Chronodrive).

Troyes est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Troyes et de l'Aube et de la Chambre de Métiers et de l'Artisanat de l'Aube. Elle gère le port fluvial de Nogent-sur-Seine et l’aérodrome de Troyes.

Industrie

L’économie troyenne est marquée principalement par le succès historique de la bonneterie. En effet, de l’apparition des premières fabriques de bonneterie en 1820 jusqu’au milieu du XXe siècle, la ville de Troyes a été la principale ville productrice de mailles grâce à son nombre important d'ouvriers et d’entreprises[122]. C’est ainsi que la ville a vu la création de nombreuses entreprises du textile tel que Devanlay, Dim, Petit Bateau ou encore Lacoste. Bien que la plupart de ces entreprises aient fait depuis le choix de se délocaliser, de nombreuses entreprises de ce secteur restent implantées dans la commune.

Les autres secteurs implantés à Troyes et dans son agglomération sont :

Technopole

À proximité de la ville de Troyes se trouve la Technopole de l'Aube en Champagne (située sur la commune de Rosières vers l'Université de technologie de Troyes). Fondée en 1998, elle a pour objectif de promouvoir et d'accompagner des entreprises innovantes. Elle héberge un incubateur et une pépinière d'entreprises pour les différentes entreprises accompagnées, ainsi qu'un hôtel d'entreprises et un bureau d'entreprises.

Sa proximité avec les établissements d'enseignement supérieur aubois vise à favoriser le transfert de technologie avec les élèves ingénieurs et les élèves managers du Groupe ESC Troyes auquel elle est liée à travers la chaire Innovation and Entrepreneurial Management. La Technopole est dirigée par Francis Bécard, par ailleurs directeur de l'école de management troyenne. La Technopole de l'Aube en Champagne organise deux fois par an les journées Plug and Start, séminaires dédiés à la création d'entreprise et visant à attirer des entrepreneurs dans l'Aube[124].

Culture et patrimoine

Monuments et lieux touristiques

Malgré la guerre et les incendies, la ville a pu conserver un riche patrimoine architectural et urbain. En effet, de nombreux édifices sont protégés au titre des monuments historiques de France. La ville de Troyes en compte 42 dont 35 regroupés sur le « Bouchon de Champagne » et 21 monuments classés, soit le plus haut niveau de protection[V 1].

Depuis les années 1950, la ville a mis en place un plan de protection du patrimoine historique[V 19].

Bâtiments touristiques ou remarquables

Hôtels

L'hôtel de ville de Troyes date du XVIIe siècle et a été construit de 1624 à 1672. Classé depuis 1932 à l'inventaire des monuments historiques[125], sa statue de « Minerve casquée » est l'un des rares à avoir conservé sur son porche la devise révolutionnaire dans sa forme initiale : Unité Indivisibilité de la République - Liberté, égalité, fraternité, ou la mort.

Le Lion noir est un hôtel décoré de la façade typique de la 2e renaissance. Escalier en colimaçon en bois très rare. La plupart de ce type est fait en pierre à cette époque. Il a appartenu à la famille Huez. Située rue Émile Zola, elle est inscrite sur la seconde liste de patrimoine mondial (XVIe siècle).

L'hôtel-Dieu-le-Comte est fondé par le comte Henri Ier de Champagne et fut dirigé par les religieuses de l'ordre de Saint-Augustin jusqu'à la Révolution française. Depuis 1992, il est le centre universitaire de Troyes[126].

D'autres hôtels figurent également dans la liste des monuments historiques comme l'hôtel de préfecture de l'Aube (XIXe siècle, inscrit le 1er décembre 1988[127]), l'hôtel de Marisy (classé depuis 1992[128]), l'Hôtel de Mauroy (classé en 1862[129]).

Édifice religieux

Construite à partir de 1208, la Cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Troyes est le plus important monument historique de la ville et le siège du diocèse de Troyes. Elle est construite du XIIIe siècle au XVIIe siècle.

La basilique Saint-Urbain est une église gothique construite du XIIIe siècle jusqu'au XXe siècle par le pape Urbain IV, sur des terrains où se trouvait l'échoppe de son père. Elle est gothique du XIIIe siècle avec une toiture en tuiles vernissées. Déclarée basilique en 1964, elle est classée monument historique en 1840[130].

Construite au XVIe siècle siècle, l'église Saint-Nizier doit son nom aux reliques de Saint-Nizier déposées au VIe siècle. De style gothique, elle possède de nombreux vitraux remarquables qui représentent le Christ, la vie des saints, la légende des trois Marie, Notre-Dame des Douleurs ou le jugement dernier[131] ainsi que trois sculptures datant du XVIe siècle[132]. Elle est classée monument historique en 1840[130].

C'est dans l'église Saint-Jean-du-Marché (datant du XIIIee siècle et reconstruite au XVIee siècle) que Henri V épousa Catherine de Valois, la fille de Charles VI et d'Isabeau[133].

La plus ancienne église de Troyes est l'église Sainte-Madeleine (construite entre le XIIIe siècle et le XVIe siècle). Elle est sculpté par Jean Guailde, avec une statue de Sainte-Marthe, et le remarquable vitrail de la Création (Quartier Saint-Jean). Elle est classée monument historique en 1840[130].

Dans la synagogue de Troyes, Rabbi Salomon Ben Isaac, dit Rachi, créé une importante école juive de la réputation européenne. Le bâtiment est de style renaissance et fut restauré au XXe siècle. Elle est composée d'une maison à pans de bois du XVIe siècle et une autre maison datant lui du XVIIIe siècle (style Louis XV)[134].

Troyes possède en tout dix édifices religieux anciens groupés près du centre-ville.

Rues et architectures remarquables

Caractérisée comme la rue la plus étroite de la ville, la ruelle des Chats donne une idée des rues médiévales se rétrécissant en hauteur. Les étages des maisons débordaient sur la rue pour augmenter leur surface. L'impôt était calculé sur la surface au sol. Cette ruelle devrait son nom au fait qu'un chat pourrait passer d'un côté à l'autre de la rue, les maisons se touchant au niveau des toits[135].

La rue Émile Zola est, depuis le Moyen Âge, la rue commerçante la plus importante de Troyes. Elle a été rénovée de 2003 à 2004.

Un kiosque à musique fut créé en 1887 sur la place du jardin du Rocher . Construite par l'architecte Vermot grâce à un legs de l’ouvrier Jean-Baptiste Brissonnet[136], il possède un toit hexagonal en zinc et un campanile en forme de bulbe doré[137].

Musées

La ville de Troyes compte neuf musées dont quatre municipaux afin d'abriter le patrimoine riche et historique de la ville (pièces archéologiques, objets d'art, peintures, sculptures…)[V 20] dont :

Espaces verts

À proximité de Troyes se trouve le parc naturel régional de la forêt d'Orient (d'une superficie de 80 000 ha). Mis en service en 1966[V 1], il est l'un des premiers parcs naturels créés en France.

Patrimoine culturel

Lieux culturels

La Médiathèque du Grand Troyes

Troyes dispose de deux grandes salles pour l’accueil des manifestations publiques. Considéré comme la plus grande salle du département, l'espace Argence est situé au cœur même de la ville ancienne. Il dispose d'une capacité maximale de 3 000 places[139]. En complément de cet espace, la municipalité a ouvert en octobre 2008 Le Cube, situé dans le Parc des Expositions de Troyes, qui peut accueillir jusqu'à 6 500 personnes debout[140]. Chaque année, de nombreux évènements sont organisés dans ces lieux, notamment le festival des Nuits de Champagne et le salon du livre pour la jeunesse.

Les théâtres sont gérés par la municipalité dans le cadre du plan visant à améliorer la culture de la ville. Les deux grands théâtres de Troyes sont le théâtre de Champagne, avec une capacité de 1 100 places (ce dernier a remplacé le cirque de Troyes, détruit par un incendie), et le Théâtre de la Madeleine, avec une capacité de 600 places[V 24]. Ces théâtres accueillent chaque année l’Orchestre symphonique de l'Aube.

Ouverte en 2002 près de l’espace Argence, la médiathèque du Grand Troyes rassemble près de 1 000 ans d'histoire du livre. Anciennement fermée suite à un incendie survenu le 1er juillet 2009[141], elle a rouvert ses portes depuis le 11 janvier 2010[142]. Avec plus de 400 000 documents, 50 000 ouvrages dont 1 700 manuscrits du Moyen Âge, cette médiathèque est l’une des plus riches de France[143]. La ville compte également deux autres médiathèques localisées dans le quartier des Chartreux et des Marots.

Le Ciné City est la principale salle de cinéma du département. Elle diffuse chaque semaine une quinzaine de films dans plus de 10 salles équipées[144] et possède une capacité de 2 040 places (dont 54 pour handicapés). Depuis l'été 2010, le Ciné City est équipé pour diffuser des films en 3D[145]. Avant la création du Ciné City, la ville de Troyes comptaient 3 petites salles de cinéma : l'Alhambra, l'Alpha et le Paris[146].

La ville de Troyes est le siège de la Société académique d'agriculture, des sciences, arts et belles-lettres du département de l'Aube.

Manifestations et festivités

Cette liste non exhaustive, classée par mois présente les principales manifestations culturelles et festivités de la ville de Troyes[147],[148] :

  • janvier : Salon Tourisme & Loisirs
  • Février : Salon des Artisans d’Art
  • Mars : Foire de mars (attractions touristiques)
  • Avril : Antiquités de Printemps
  • Mai : Foires de Champagne
  • Juin : Traditionnelle fête de la musique
  • Juillet et août : Festivals Ville en lumières et Ville en musiques
  • Octobre : Festival des Nuits de Champagne : grand rendez-vous musical annuel des Troyens / Salon régional du livre pour la jeunesse / Salon de l’Automobile / Les Puces d'Automne
  • Novembre : Bien Vivre à Table
  • Décembre : Brocante de Noël

D'autre part, la ville de Troyes a accueilli du 7 au 11 mai 2009, le congrès national de l'esperanto en France[149].

Lieux de tournage

Une minorité de films ont comme lieu de tournage la ville de Troyes :

Gastronomie

Des andouillettes de Troyes.

Le champagne et le cidre du Pays d'Othe représentent un aspect essentiel du patrimoine gastronomique troyen et aubois. La production du vin de champagne est divisée en trois zones situés dans la Côte des Bars et dans les villes de Montgueux et Villenauxe-la-Grande. En tout, le vignoble aubois représente 7 132 ha soit 22 % de toute l'aire d'AOC, ce qui permet à Troyes et son département d'être au deuxième rang des plus grands producteurs de cette boisson[151]. Quand au cidre du Pays d'Othe, il est élaboré depuis le XVIe siècle à partir des 50 000 pommiers que compte la région, permettant ainsi la production de près de 100 000 bouteilles tous les ans[152]. On trouve également le rosé des Riceys classé parmi les meilleurs de France[153], le cacibel, boisson faite de cidre, cassis et miel ainsi que la prunelle de Troyes, un liqueur à 40 °C élaborée à base de noyaux de prunelle.

L'andouillette de Troyes est composée exclusivement de chaudins complets (gros intestin du porc) et d’estomacs de porc, découpés en lanière à cru ou après pochage. Pierre-Brice Lebrun, dans son ouvrage L'andouillette de Troyes[154], en atteste la présence et la renommée dès le XVIe siècle.

Le fromage est également à l'honneur avec le chaource, un fromage au lait de vache, à pâte molle à croûte fleurie qui a obtenu l'appellation d'origine protégée en 1996[155]. Enfin, la gastronomie troyenne est composé de la choucroute du Briennois, la chocolaterie Jacquot (groupe Cémoi), l’huile de chanvre et l'agneau de l'Aube.

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Blasonnement de Troyes
Blason de Troyes

« D'azur à la bande d'argent côtoyée de deux doubles cotices potencées d'or de treize pièces, au chef aussi d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or. »

Il s'agit du blason des comtes de Champagne auquel un chef de « bonne ville » (portant les trois fleurs de lys de France) a été octroyé. Pendant le règne de Napoléon Ier, Troyes fut au nombre des bonnes villes du Premier Empire et après l'autorisation à ce titre à demander des armoiries au nouveau pouvoir, elles devenaient

« D'azur à la bande d'argent côtoyée de deux doubles cotices potencées d'or de treize pièces, au chef de gueules chargé de trois abeilles d'or qui est des bonnes villes de l'Empire »[156]

Logo de la ville de Troye
Logo actuel de Troyes

Pour approfondir

Bibliographie

Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article : Ouvrage utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Abel Moreau, Troyes et ses trésors, La Vie en Champagne, 30 p. 
  • Amédée Aufauvre, Troyes et ses environs : guide historique et topographique, Bouquot Éditeurs, 1860, 264 p. [lire en ligne] 
  • Antoine Henri François Corrard de Bréban, Les rues de Troyes, Les éditions de la Tour Gile, 1994, 152 p. (ISBN 2-87802-166-5) [lire en ligne] 
  • Didier Guy, Patrick Dupré, Troyes en Champagne, La Maison du Boulanger (ISBN 978-2-913052-21-5)  Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Franc-Maria Doe, Notice des principaux monuments de la ville de Troyes, Laloy, 1838, 191 p. [lire en ligne] 
  • Henri Ehret, Passe avant le meilleur ou L'histoire de ces comtes qui ont fait la Champagne, Éditions de La Renaissance, 1989, 359 p. [lire en ligne] 
  • Lucien Morel Payen, Troyes et Provins, vol. 1, H. Laurens, 1910, 156 p. [lire en ligne] 
  • Théophile Boutiot, Histoire de la ville de Troyes et de la Champagne méridionale, vol. 1, Dufey-Robert, 1870 [lire en ligne] Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Gilles Rossignol, Le guide de la Champagne, La Manufacture, 1989, 385 p. (ISBN 2-7377-0130-9)  Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Gustave Carré, Histoire populaire de Troyes et du département de l'Aube, Léopold Lacroix, 1881 

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Vers Méry-sur-Seine ou Dierrey-Saint-Julien
  2. La vie de Chrétien de Troyes étant mal connue, il est difficile de déterminer la date exacte de sa naissance
  3. La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010.

Références

  1. a, b et c PLU VILLE DE TROYES - MODIFICATION N°2 Rapport de présentation : pièces écrites, 27 mai 2010, 99 pages,[lire en ligne]
  2. Renovation urbaine (ANRU) > Chartreux. Consulté le 27 juillet 2010
  3. Requalifications achevées. Consulté le 1er juin 2011
  4. Plan de relance (Archive, Wikiwix, que faire ?). Consulté le 15 avril 2011
  5. Réouverture du canal de la Haute-Seine. Consulté le 1er juin 2011
  6. a, b et c Projets de labellisation de la ville sur le site de la mairie de Troyes. Consulté le 1er juin 2011
  7. Conseil municipal de la Ville de Troyes. Consulté le 1er juin 2011
  8. a et b Page d’accueil « Environnement ». Consulté le 1er juin 2011
  9. Pinces à crottes et canisites. Consulté le 1er juin 2011
  10. Lutte contre les tags et graffes. Consulté le 1er juin 2011
  11. Le compostage collectif. Consulté le 1er juin 2011
  12. Brigade environnementale. Consulté le 1er juin 2011
  13. Environnement - L'eau. Consulté le 1er juin 2011
  14. Enseignement en école maternelle. Consulté le 1er juin 2011
  15. Enseignement en école élémentaire. Consulté le 1er juin 2011
  16. La Maison des Etudiants. Consulté le 11 juin 2011
  17. Complexe Henri Terré. Consulté le 11 juin 2010
  18. Les grandes manifestations sportives troyennes. Consulté le 1er juin 2011
  19. Zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP). Consulté le 11 juin 2011
  20. Troyes, je veux visiter. Consulté le 23 juin 2010
  21. Musée d'Art Moderne. Consulté le 1er juin 2011
  22. Apothicairerie. Consulté le 1er juin 2011
  23. Musée Saint-Loup. Consulté le 1er juin 2011
  24. Les théâtres de Troyes. Consulté le 1er juin 2011
  • Autres références
  1. Troyes à Paris sur le site de la société Mappy. Consulté le 8 juin 2010
  2. Informations sur Troyes sur le site « France, le trésor des régions », site personnel du géographe Roger Brunet. Consulté le 12 juin 2011
  3. Les villes proches de Troyes sur le site édité par la société « Midi Moins Une ». Consulté le 24 février 2011
  4. Lion1906 - Calcul de la distance orthodromique sur le site personnel de Lionel Delvarre. Consulté le 24 février 2011
  5. Distance entre Troyes et les plus grandes villes Françaises (à vol d'oiseau) sur le site annuaire-mairie.fr de la société Advercity. Consulté le 24 février 2011
  6. Savart du camp militaire de Moronvilliers (site fr2100256) sur le site de Natura 2000. Consulté le 20 février 2011
  7. La nappe de la Craie sur le site de la direction de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL Champagne-Ardenne). Consulté le 20 février 2011
  8. La structure du Pays d'Othe, par R. Musset, [lire en ligne]
  9. La craie sénonienne sur le site de la direction de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL Champagne-Ardenne). Consulté le 7 mai 2011
  10. Information géographique de Troyes sur le site annuaire-mairie de la société Advercity. Consulté le 24 février 2011
  11. Troyes sur Géoportail.
  12. Canal de la Haute-Seine : eau, montre-toi ! sur L'Est-Éclair. Mis en ligne le 27 septembre 2010, consulté le 27 juillet 2011
  13. Fiche rivière la barse (F08-0400) sur le site du Service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau (SANDRE). Consulté le 6 juin 2008
  14. La Barse sur Géoportail.
  15. La dégradation climatique sur le site curiosphère : l'éducation en images avec France 5. Consulté le 20 février 2011
  16. a, b et c Climat de Troyes sur Internaute. Consulté le 12 juin 2010
  17. Moyennes météorologiques de Troyes sur MSN.com. Consulté le 12 juin 2010
  18. Données mensuelles pour Troyes sur Météociel. Consulté le 12 juin 2010
  19. Premières fortes chaleurs de l'été sur le site de Météo-France. Mis en ligne le 28 juin 2011, consulté le 28 juin 2011
  20. Itinéraire Troyes Paris sur ViaMichelin. Consulté le 12 juin 2011
  21. Rocad Info, Lettre d’information du chantier de la Rocade Sud-Est de Troyes éditée par le Conseil général de l’Aube mars 2008 - N°6, [lire en ligne]
  22. Les transports publics TCAT : un réseau dense de qualité sur le site de la communauté du Grand Troyes. Consulté le 1er juin 2011
  23. J.-M. VAN HOUTTE, « La révolution haussmannienne à Troyes » sur L'Est-Éclair. Mis en ligne le 16 mai 2010, consulté le 11 mars 2011
  24. Adolphe Laurent Joanne, Atlas historique et statistique des chemins de fer français, L. Hachette, 1859 p. 31 intégral (consulté le 11 juin 2011).
  25. Paris-Troyes : Nicolas Sarkozy soutient l’électrification sur le site de Réseau ferré de France, 4 décembre 2010. Consulté le 24 février 2011
  26. Destinations sur le site de l'aéroport de Troyes en Champagne. Consulté le 24 février 2011
  27. De Troyes aux lacs de la forêt d'Orient sur le site du Conseil général de l'Aube. Consulté le 27 juillet 2011
  28. La carte des pistes cyclables à Troyes sur Troyes écologie, site personnel de Pascal Houplin, 21 novembre 2007. Consulté le 24 février 2011
  29. Francis Cahuzac et collaborateurs, « Inventaire du patrimoine historique » sur le site de l'association « commission française pour la protection du ppatrimoine historique et rural », 8 février 2011. Consulté le 6 juillet 2010
  30. Patrimoine culturel - Champagne-Ardenne. Consulté le 6 juillet 2010
  31. Saint-Jean: pionnier de la restauration sur le site du magazine L'Express. Mis en ligne le 27 février 2007, consulté le 26 avril 2011
  32. Un éco-quartier à Troyes : A qui la paternité ? sur Troyes écologie. Consulté le 6 juillet 2010
  33. Augustobona / Ciuitas Tricassium (Troyes) - 3263 - L'encyclopédie - L'Arbre Celtique
  34. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, errance 2003
  35. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, volume 1, Librairie Droz, Genève 1991.
  36. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse 1968.
  37. Visiter la ville de Troyes sur le site du comité départemental du tourisme de l'Aube. Consulté le 14 juin 2011
  38. Histoire de Troyes des origines à la fin du XIXè siècle sur le site vieuxtroyes.free.fr, site personnel d'Hervé Grosdoit-Artur. Consulté le 28 avril 2011
  39. a et b Noms anciens de Troyes sur le site arbre-celtique.com de Guillaume Roussel. Consulté le 14 juin 2011
  40. Théophile Boutiot, Histoire de la ville de Troyes et de la Champagne méridionale, vol. 1, Dufey-Robert, 1870 [lire en ligne], p. 74 
  41. a et b Les grandes heures de Troyes sur le site de l'office de tourisme de Troyes et sa région. Consulté le 14 juin 2011
  42. a et b Gilles Rossignol, Le guide de la Champagne, La Manufacture, 1989, 385 p. (ISBN 2-7377-0130-9) 
  43. Thierry Amédée, Histoire d'Attila et de ses successeurs, Didier, 1856 (ISBN 0-543-86531-2) [lire en ligne], p. 162 
  44. Isabelle Crété-Protin, Église et vie chrétienne dans le diocèse de Troyes du IVe au IXe siècle, Presses Univ, 2002, 466 p. (ISBN 2-85939-753-1) [lire en ligne] 
  45. Congrès scientifique de France : Trente-et-unième session tenue a Troyes au mois d'août 1864, Derache, 1865 [lire en ligne], p. 579 
  46. Villes et villages Troyes sur le site de Quid (récupéré depuis http://web.archive.org). Consulté le 25 août 2011
  47. Ernest Muret, « Chrétien de Troyes, son oeuvre (d'après Chrétien de Troyes; La grande encyclopédie: inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts) » sur castlemaniac.com, 1895 - 1902. Consulté le 25 avril 2011
  48. Ernest Lavisse, Histoire De France Depuis Les Origines Jusqu'À La Revolution : Les Origines La Gaule Independante Et La Gaule Romaine, vol. 3, Hachette, 1911 [lire en ligne] 
  49. 1264 : Urbain IV institue la Fête - Dieu sur le site du quotidien L'Est-Éclair. Mis en ligne le 3 janvier 2010, consulté le 14 mai 2011
  50. Martyrologe des Juifs et martyrs d'Israel sur le site de la congrégation de Notre-Dame de Sion. Consulté le 14 juin 2011
  51. Les foires de Champagne sur le site de l'office de tourisme de Troyes et sa région. Consulté le 14 mai 2011
  52. Heinrich Denifle, La désolation des églises, monastères, hopitaux en France, pendant la guerre de cent ans : La guerre de cent ans jusqu'à la mort de Charles V, A. Picard et fils, 1899 [lire en ligne] 
  53. Annales de la Société historique & archéologique du Gâtinais, vol. 17, La Société, 1899 [lire en ligne] 
  54. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 978-2-7242-0785-9), p. 252
  55. J.F. Macé de Vaudoré, Dictionnaire historique, géographique et topographique de Nantes et de l'ancien Comté Nantais, Merson, 1836 [lire en ligne], p. 344 
  56. Carte de visite sur le site de l'office de tourisme de Troyes et sa région. Consulté le 14 juin 2011
  57. Henri d'Orléans Aumale, Histoire des princes de Condé pendant les XVIe et XVIIe siècles, M. Lévy frères, 1863 [présentation en ligne] 
  58. L'histoire de la Bonneterie sur le site de l'office de tourisme de Troyes et sa région. Consulté le 14 juin 2011
  59. Mémoires de la Société académique d'agriculture, des sciences, arts et belles-lettres du département de l'Aube, vol. 49, 1885 [lire en ligne] 
  60. Sébastien Louis Saulnier, Revue britannique, publ. par M. Saulnier fils et P. Dondey-Dupré, 1838 [lire en ligne] 
  61. Seine 1910 - Centenaire de la grande crue sur le site du ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer. Consulté le 14 juin 2011
  62. L'histoire de l'Aube sur le site de la préfecture de l’Aube. Consulté le 14 juin 2011
  63. Juin 1940 : L'État abandonne la cité sur le site du quotidien L'Est Eclair. Mis en ligne le 6 juin 2010, consulté le 17 juillet 2010
  64. Bruge, Roger (1994) 1944 Le temps des Massacres, les crimes de la Gestapo et de la 51e Brigade SS, Albin Michel, (ISBN 978-2-226-06966-5)
  65. Une attaque à la hussarde pour libérer Troyes sur L'Est-Éclair. Mis en ligne le 25 août 2011, consulté le 25 août 2011
  66. Naissance des Magasins d'Usine sur le site de l'office de tourisme de Troyes et sa région. Consulté le 14 juin 2011
  67. Référendum sur la Constitution Européenne (29 mai 2005) sur L'internaute. Consulté le 2 juillet 2010
  68. Résultats présidentielles 2007 sur Annuaire Mairie. Consulté le 2 juillet 2010
  69. Résultat Élections Régionales 2010 Troyes-10000 sur Le Parisien / Aujourd'hui en France. Consulté le 2 juillet 2010
  70. Résultats Troyes - Elections municipales 2008 sur Le Figaro. Consulté le 1er juin 2011
  71. Biographie d'Henri Terré sur le site du Sénat . Consulté le 2 juillet 2010
  72. Données statistiques sur la région Champagne-Ardenne sur le site de la chambre régionale de commerce et d'industrie Champagne-Ardenne,  2009. Consulté le 24 février 2011
  73. Annuaire Pages jaunes, [lire en ligne]
  74. Annuaire des juridictions sur le site du ministère de la justice. Consulté le 11 juin 2011
  75. L'affaire Patrick Henry sur le site de l'Institut national de l'audiovisuel. Consulté le 11 juin 2011
  76. [vidéo]Canal 32, « Sécurité routière/Délinquance: Les Chiffres de l'Aube ». Mis en ligne le 28 avril 2011, consulté le 11 juin 2011
  77. Etienne Baupal, « La Ville de Troyes lance l'opération « Mettons nos murs au vert » » sur Le Post. Mis en ligne le 3 décembre 2009, consulté le 1er juin 2011
  78. Liste des villes et villages fleuris sur Le site du comité national des villes et villages fleuris. Consulté le 14 août 2010
  79. a, b, c, d et e Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures sur Ministère des affaires étrangères. Consulté le 11 Novembre 2009
  80. Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement ».
  81. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 24 février 2011
  82. a et b Statistiques sur la population de Troyes sur Annuaire-Mairie. Consulté le 18 septembre 2010
  83. Liste des lycées privés d'enseignement général sur site de l'académie de Reims. Consulté le 12 juin 2010
  84. Liste des lycées privés d'enseignement professionnel sur site de l'académie de Reims. Consulté le 12 juin 2010
  85. Collège Marguerite Bourgeoys sur site de l'Enseignement Catholique de l'Aube et de la Haute-Marne. Consulté le 12 juin 2010
  86. Collège Saint Bernard sur site de l'Enseignement Catholique de l'Aube et de la Haute-Marne. Consulté le 12 juin 2010
  87. Collège Saint Dominique Savio sur site de l'Enseignement Catholique de l'Aube et de la Haute-Marne. Consulté le 12 juin 2010
  88. Collège Saint François de Sales sur site de l'Enseignement Catholique de l'Aube et de la Haute-Marne. Consulté le 12 juin 2010
  89. Collège Saint Pierre sur site de l'Enseignement Catholique de l'Aube et de la Haute-Marne. Consulté le 12 juin 2010
  90. Bienvenue sur le site du lycée Camille Claudel sur site de l'académie de Reims. Consulté le 12 juin 2010
  91. Page d'accueil du site du lycée Chrestien de Troyes sur site de l'académie de Reims. Consulté le 12 juin 2010
  92. Page d'accueil du site du lycée Gabriel Voisin sur site de l'académie de Reims. Consulté le 12 juin 2010
  93. Page d'accueil du site du lycée Les Lombards sur site de l'académie de Reims. Consulté le 12 juin 2010
  94. Page d'accueil du site du lycée Marie de Champagne sur site de l'académie de Reims. Consulté le 12 juin 2010
  95. Arrêté du 16 janvier 2009 fixant la liste des écoles habilitées à délivrer un titre d'ingénieur diplômé sur www.legifrance.gouv.fr
  96. Site Internet de l'IUT de Troyes
  97. Page d'accueil sur le site du centre hospitalier de Troyes. Consulté le 25 mars 2011
  98. Organisation médicale sur le site du centre hospitalier de Troyes. Consulté le 27 juin 2010
  99. Centre hospitalier de Troyes sur le site de la Fédération hospitalière de France (FHF). Consulté le 25 mars 2011
  100. Office des Sports et des Loisirs de Troyes et de l’Agglomération - Listes des associations, 2010. Mis en ligne le 12 juin 2010
  101. Office des Sports et des Loisirs de Troyes et de l’Agglomération - Listes des équipements, 2010. Mis en ligne le 12 juin 2010
  102. Thibault Leroi, « Radio Latitude - Nouvelle progression de l'audience à Troyes » sur RadioActu, 2010. Consulté le 30 juillet 2010
  103. L'Est Eclair sur l'OJD. Consulté le 26 mars 2011
  104. Libération Champagne sur l'OJD. Consulté le 26 mars 2011
  105. Page d'accueil sur 10 de cœur. Consulté le 11 juin 2010
  106. Canal 32 émet à Troyes sur Les Échos. Mis en ligne le 10 Decembre 2001, consulté le 3 octobre 2010
  107. Les médias participatifs et citoyens au coeur de la communication Nord-Sud sur le Forum Mondial Sciences et Démocratie. Consulté le 11 mai 2011
  108. Liste des NRA et des répartiteurs ADSL situés dans le département de l' Aube sur ariase.com. Consulté le 26 mars 2011
  109. Palmarès TROYES sur Villes Internet - agir pour un internet citoyen. Consulté le 14 août 2010
  110. Donner sens aux formes des lieux cultuels - Le temple réformé sur le site du centre départemental de documentation pédagogique de l'Aube. Consulté le 29 octobre 2011
  111. Troyes en France - Une histoire juive millénaire sur judaicultures.info. Consulté le 30 octobre 2011
  112. Donner sens aux formes des lieux cultuels - La synagogue sur le site du centre départemental de documentation pédagogique de l'Aube. Consulté le 29 octobre 2011
  113. Des reliques du Bouddha l'an prochain à Troyes sur Libération champagne, 2008. Mis en ligne le 18 septembre 2008, consulté le 29 mars 2011
  114. Impots locaux à Céreste sur taxes.com. Consulté le 18 mai 2011
  115. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  116. Demandeurs d'emploi de catégorie ABC inscrits à Pôle emploi - D'après Pôle emploi, Dares, et Statistiques du marché du travail.
  117. Marques et magasins d'usines sur Aube Développement :. Consulté le 13 août 2010
  118. Modes de vie: Prix maison sur L'Express. Mis en ligne le 23 janvier 1997, consulté le 11 juin 2011
  119. Centres commerciaux - Troyes sur Le site du Shopping facile. Consulté le 11 juin 2011
  120. Auchan projette de s'implanter à Rosières sur L'Est Eclair. Mis en ligne le 1er juillet 2009, consulté le 25 juin 2010
  121. Auchan se fait souffler le terrain de Rosières par Leclerc sur L'Est Eclair. Mis en ligne le 8 septembre 2009, consulté le 25 juin 2010
  122. Troyes, vieille ville du textile en mutation, par M. Vanier, [lire en ligne]
  123. Kléber devient Michelin sur L'Est-Éclair. Mis en ligne le 09 juillet 2011, consulté le 11 octobre 2011
  124. Page d'accueil du site « Plug And Start »
  125. Notice no PA00078272, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  126. Didier Guy, Patrick Dupré, « Troyes en Champagne », La Maison du Boulanger (ISBN 978-2-913052-21-5), p. 66 
  127. Préfecture de l'Aube (Hôtel de Département), sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  128. Hôtel de Marisy, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  129. Hôtel de Mauroy, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  130. a, b et c Troyes, la ville aux dix églises. Consulté le 12 août 2010
  131. Didier Guy, Patrick Dupré, « Troyes en Champagne », La Maison du Boulanger (ISBN 978-2-913052-21-5), p. 18 
  132. L’église Saint-Nizier de Troyes. Consulté le 28 octobre 2010>
  133. Amédée Aufauvre, Les tablettes historiques de Troyes depuis les temps anciens jusqu'à l'année 1855, Éditeur Bouquot, 1858, p. 29
  134. Didier Guy, Patrick Dupré, « Troyes en Champagne », La Maison du Boulanger (ISBN 978-2-913052-21-5), p. 124 
  135. Une petite histoire de chats. Consulté le 13 août 2010
  136. Didier Guy, Patrick Dupré, « Troyes en Champagne », La Maison du Boulanger (ISBN 978-2-913052-21-5), p. 96 
  137. Kiosque à musique sur Petit Patrimoine. Consulté le 28 octobre 2010
  138. Page d'accueil sur site du musée. Consulté le 1er juin 2011
  139. L'Espace Argence sur evene.fr. Consulté le 29 décembre 2010
  140. Troyes Expo Cube : Espace professionnels sur site du Parc des Expositions du Grand Troyes. Consulté le 11 juin 2010
  141. Incendie à la Médiathèque de Troyes sur Le Post. Mis en ligne le 8 juillet 2009, consulté le 25 juin 2010
  142. La médiathèque rouvre ses portes le 11 janvier sur L'Est Eclair. Mis en ligne le 15 décembre 2009, consulté le 11 juin 2010 (mis à jour le 25 juin)
  143. BIBLIOTHÈQUES ET MEDIATHÈQUES : Et si vous poussiez la porte ? sur le site du Conseil général de l'Aube. Consulté le 26 juillet2010
  144. Fiche Ciné City sur AlloCiné. Consulté le 23 juin 2010
  145. Le Ciné City entre dans l'ère numérique sur L'Est Eclair. Mis en ligne le 18 juin 2010, consulté le 5 décembre 2010
  146. Lorient CINEMAS - Plus à l'Est. Consulté le 29 décembre 2010
  147. Site des sorties à Troyes
  148. Liste des salons organisés par l'association Foire de Champagne
  149. Page d'accueil sur Espéranto 10. Consulté le 11 juin 2010
  150. Je préfère qu'on reste amis (2005) sur L2TC.com - Lieux de Tournage Cinématographique. Consulté le 28 juillet 2011
  151. Le Champagne sur le site des produits du Terroir de l'Aube. Consulté le 27 juillet 2011
  152. Cidre et pommes du pays d'Othe sur le site des produits du Terroir de l'Aube. Consulté le 27 juillet 2011
  153. Le Rosé des Riceys sur champagne-les-riceys.com. Consulté le 27 juillet 2011
  154. Page d’accueil sur Chemins gourmands, le site de la collection gourmande. Consulté le 11 juin 2010
  155. le Chaource sur le site des produits du Terroir de l'Aube. Consulté le 27 juillet 2011
  156. Blason de Troyes sur Heraldry of the World. Consulté le 11 juin 2010

Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Troyes de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Troyes — • Diocese comprising the Department of Aube Catholic Encyclopedia. Kevin Knight. 2006. Troyes     Troyes     † …   Catholic encyclopedia

  • Troyes — Troyes …   Deutsch Wikipedia

  • Troyes — Escudo …   Wikipedia Español

  • TROYES — TROYES, chief town of the department of Aube, in northeast central France. Evidence of the earliest period of Jewish settlement in Troyes is derived from rabbinic sources. From the first half of the 11th century, an organized Jewish community… …   Encyclopedia of Judaism

  • Troyes — [tro̯a ]: Stadt in Frankreich. * * * I Troyes   [trwa], Stadt in der südlichen Champagne, Verwaltungssitz des Départements Aube, Frankreich, an der Seine, 59 300 Einwohner; katholischer Bischofssitz; Forschungszentrum für Wirkwaren; Kunstmuseen,… …   Universal-Lexikon

  • Troyes — (spr. trŭá), Hauptstadt des franz. Depart. Aube und ehemals der Champagne, 110 m ü. M., in fruchtbarer Ebene an der Seine, die sich hier in mehrere Arme und Bewässerungskanäle verzweigt, am Kanal der obern Seine, Knotenpunkt der Ostbahn, hat in… …   Meyers Großes Konversations-Lexikon

  • Troyes — Troyes, Tratado de ► C. del N de Francia, cap. del departamento de Aube, a orillas del Sena; 63 581 h (aglomeración urbana, 126 611 h). Célebres ferias medievales. Antigua cap. del condado de Troyes y cap. histórica de Champaña …   Enciclopedia Universal

  • Troyes — v. de France, ch. l. du dép. de l Aube, sur la Seine; 60 755 hab. Centre textile (bonneterie); industr. évêché. Cath. gothique (XIIIe XIVe s.). Musée. Cap. du comté de Troyes (Xe s.), puis du comté de Champagne (XIIe s.), la ville fut très… …   Encyclopédie Universelle

  • Troyes — Troyes1 Chrétien de see CHRÉTIEN DE TROYES Troyes2 [trwȧ] city in NE France, on the Seine: pop. 59,000 …   English World dictionary

  • Troyes [1] — Troyes (spr. Troa), 1) Arrondissement im französischen Departement Aube, 28,8 QM., 9 Cantone, 90,000 Ew.; 2) Hauptstadt des Departements u. des Arrondissements, früher auch der Champagne, an der hier mehrarmigen Seine, am Oberseinekanal u. an der …   Pierer's Universal-Lexikon

  • Troyes [2] — Troyes (spr. Troa), Chretien de T., s. Ehrestiens de T …   Pierer's Universal-Lexikon

Share the article and excerpts

Direct link
Do a right-click on the link above
and select “Copy Link”