Alpes-Maritimes

43°50′N 7°10′E / 43.833, 7.167

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Alpes-Maritimes
Logo des Alpes-Maritimes
Localisation des Alpes-Maritimes en France
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Code département 06
Création 14 juin 1860
Chef-lieu
(Préfecture)
Nice
Sous-préfecture(s) Grasse
Président du
conseil général
Éric Ciotti (UMP)
Préfet de département Jean-Michel Drevet
Statistiques
Population totale 1 082 465 hab. (2007)
Densité 252 hab./km2
Superficie 4 299 km2
Subdivisions
Arrondissements 2
Circonscriptions législatives 9
Cantons 52
Intercommunalités 12
Communes 163

Les Alpes-Maritimes sont un département français de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont les Maralpins. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 06.

Un premier département des Alpes-Maritimes a existé de 1793 à 1814. Il était alors composé essentiellement du comté de Nice, détaché du royaume de Piémont-Sardaigne et réuni à la France ainsi que de la principauté de Monaco (Monaco, Roquebrune et Menton à l'époque) annexée. En 1814, le comté de Nice retourne au royaume de Piémont-Sardaigne et Monaco recouvre son indépendance et passe sous protectorat sarde. Le second département des Alpes-Maritimes est créé en 1860, par l'adjonction du comté de Nice, cédé par le royaume de Piémont-Sardaigne, et de l'arrondissement de Grasse détaché du département du Var et par la création d'un nouvel arrondissement, celui de Puget-Théniers de 1860 à 1926.

Le département compte aujourd'hui 1 082 465 habitants et 163 communes[1]. Son économie est essentiellement tertiaire.

Sommaire

Histoire

Article détaillé : Histoire des Alpes-Maritimes.

Les Romains créent un district militaire nommé Alpes Maritimæ en 14 avant J.-C. qui acquiert le statut de province (Alpes-Maritimes) au milieu du Ier s. ap. J.-C. Elle a pour capitale Cemenelum (aujourd'hui Cimiez, un quartier du nord de Nice). Dans sa plus grande extension, en 297, cette province englobe Digne et Briançon, et sa capitale est ensuite déplacée à Embrun.

Un premier département des Alpes-Maritimes existe de 1793 à 1814. Son chef-lieu est alors Nice, mais ses limites diffèrent de celles du département actuel, incluant Monaco (Port-Hercule) et Sanremo (Saint-Rème) mais non l'arrondissement de Grasse (alors dans le département du Var).

Le département actuel des Alpes-Maritimes est créé en 1860 lors du rattachement à la France du comté de Nice. Il est constitué de ce comté, divisé en un arrondissement de Nice et un arrondissement de Puget-Théniers (ces deux arrondissements existaient déjà dans l'ancien département (1793-1814)), et d'une partie du département du Var, qui forme l'arrondissement de Grasse.

L'arrondissement de Puget-Théniers est supprimé à des fins d'économie en 1926 et rattaché à celui de Nice : le département ne comporte donc que deux arrondissements depuis.

En 1947 (traité de Paris), suite à un référendum favorable à leur rattachement à la France, les communes de Tende et de La Brigue (ainsi que des parties des communes des hautes vallées de la Vésubie et de la Tinée, donc une partie de la commune d'Isola) devenues italiennes depuis 1860, sont rattachées à ce département.

Géographie

Article détaillé : Géographie des Alpes-Maritimes.

Les Alpes-Maritimes sont entourées par les départements du Var et des Alpes-de-Haute-Provence ainsi que par l'Italie et la mer Méditerranée. Sa topographie est très contrastée. La partie côtière, densément peuplée, regroupe toutes les villes, tandis que la partie montagneuse, plus étendue mais très peu peuplée, est entièrement rurale.

Les cours d'eau sont l'Aigue Blanche, la Barlatte, la Bassera, la Bendola, la Bévéra, le Borrigo, le Bourdoux, le Bouyon, la Brague, la Braisse, le Braus, la Cagne, la Caramagne, le Careï, la Castérine, la Chalvagne, le Cians, le Clans, la Ciavanette, le Coulomb, l'Estéron, la Faye, le Fontanalbe, le Gorbio, la Gordolasque, la Guerche, la Levenza, la Minière, le Loup, la Lubiane, la Maglia, le Magnan, la Mairole, le Malvan, la Nieya, l'Oglione, le Paillon (les Paillons), le Raton, le Réfrei, le Riou, le Rioul, la Roudoule, la Roya, la Siagne, la Tinée, la Valmasque, le Var, la Vésubie et la Vionène.

Héraldique

Armes des Alpes-Maritimes

Les armes des Alpes-Maritimes se blasonnent ainsi : « D'argent à l'aigle couronnée de gueules au vol abaissé, empiétant une montagne de trois coupeaux de sable issant d'une mer d'azur mouvant de la pointe et ondée d'argent. »

Administration

Politique

Depuis la Seconde Guerre mondiale, le département vote à droite. Les neuf circonscriptions des Alpes-Maritimes sont actuellement toutes tenues par la droite (huit UMP et un Nouveau Centre). Sur les cinq sénateurs que compte le département, quatre sont de droite et un de la gauche socialiste. Sur les cinquante-deux conseillers généraux, quarante-deux sont de droite, dix sont de gauche ou apparentés.

Les Alpes-Maritimes ont connu des problèmes de corruption du personnel politique dans les années 1980 et 1990, aboutissant notamment aux condamnations pénales des maires de Nice, Jacques Médecin, de Cannes, Michel Mouillot et d'Antibes Pierre Merli.

Depuis le 18 décembre 2008, le Conseil général est présidé par Eric Ciotti (UMP).

Budget

En 2011, le budget primitif du département s'élève à 1,3 milliard d'euros dont 498 millions (38,3 %) sont consacrés à l'action sociale et 346 millions au fonctionnement (26,6 %)[2]. Les dépenses d'investissement atteignent un peu plus de 250 millions d'euros (19,2 %)[2].

En 2010, le département était le troisième plus endetté de France avec 942 millions d'euros d'emprunts soit 68,4 % du budget total[3]. Cette dette se chiffrait à 2 460 euros par foyer fiscal, et à 859 euros par habitant[3]. La tendance d'évolution de la dette au cours de la dernière décennie correspond à une forte augmentation : + 440 % entre 2001 et 2009[réf. nécessaire] et + 26 % entre 2009 et 2010[3]. Elle était ainsi de 43 millions d'euros en 2003[réf. nécessaire].

Projets

Le Conseil général est aujourd'hui porteur de plusieurs grands projets[4] :

  • construction de 10 établissements d'hébergement pour les personnes âgées.
  • création de digues dans la plaine du Var.
  • création à Sophia Antipolis d'un campus STIC (sciences et technologies de l'information et de la communication).
  • construction de 337 logements sociaux.
  • création de structures pour les handicapés.
  • construction de routes.
  • construction de collèges et de gymnases (10).
  • construction d'un centre de développement durable.
  • construction d'une LGV Nice-Paris (LGV Provence-Alpes-Côte d'Azur), sans passer par Toulon et Marseille (le trajet est d'ailleurs contesté par plusieurs responsables politiques et économiques).

À noter l'initiative du Conseil Général de porter à 1 euro, depuis le 1er janvier 2008, le prix des transports en commun routier (autocars) dans tout le département, quelle que soit la distance.

Climat

Article détaillé : Climat des Alpes-Maritimes.

C'est ce qui a fait la célébrité de la Côte d'Azur. Mais on ne doit pas perdre de vue que l'actuel département des Alpes-Maritimes ne sont pas seulement une côte, que la complexité et la vigueur du relief divisent les points entre ceux qui sont bien exposés (à l'adret) et ceux qui le sont moins (à l'ubac) ; que la douceur du climat méditerranéen fait oublier ses fréquents excès (violence des orages, longue sécheresse).

- La zone littorale a un climat méditerranéen (précipitations en automne et au printemps surtout, sécheresse d'été, hiver doux et sec).

- Vers l'intérieur, et surtout dans le nord, un climat de montagne (hiver assez vif, orages d'été).

Ainsi l'un des attraits du département est son niveau d'ensoleillement exceptionnel : 300 jours par an.

À noter aussi que le département est le plus orageux de France avec en moyenne 70 à 110 jours d'orages par an.

Économie

Article détaillé : Économie des Alpes-Maritimes.

L'économie des Alpes-Maritimes se caractérise par l'importance du secteur tertiaire. Le département compte, outre les activités touristiques et les services traditionnels, un nombre assez élevé d'entreprises de recherche et du secteur tertiaire supérieur. L'agriculture est peu importante et l'industrie jour un rôle relativement faible, mais elle s'est diversifiée vers des activités à haute valeur technologique. Le secteur du BTP est assez important. L'économie est très sensible aux variations de la conjoncture nationale et internationale. Le taux de chômage se situe à 9,1 %.

D'après l'Insee, en 2005 le PIB par habitant des Alpes-Maritimes atteignait 27 723 euros ce qui classait le département au treizième rang en France[5]. Son PIB était de 29,6 milliards d'euros[5]. D'après Eurostat, le PIB par habitant aux prix du marché en 2008 pour le département s'élevait à 30 700 euros, ce qui le classait également au treizième rang en France[6].

Répartition de l'emploi
Tertiaire Industrie BTP Agriculture
Alpes-Maritimes 76,2 % 12,5 % 9,2 % 2,1 %
Moyenne nationale 71,5 % 18,3 % 6,1 % 4,1 %

Le tourisme est une ressource essentielle, pour toute la région côtière (Côte d'Azur), et y est très développé (Nice est la deuxième ville hôtelière de France). Grâce à la douceur du climat, c'est un lieu de villégiature toute l'année. En montagne, il y a également quelques stations de sports d'hiver qui bénéficient d'un enneigement abondant ces dernières années (notamment Isola 2000).

Il y a aussi des industries bien développées, comme la parfumerie à Grasse ou les nouvelles technologies autour de Sophia-Antipolis et le Centre spatial de Cannes Mandelieu, premier[7] constructeur de satellites européens et premier établissement industriel du département[8].

Enseignement primaire et secondaire

Le département compte 222 écoles maternelles, 357 écoles primaires et une école d'enseignement spécial. Il accueille également 72 collèges, 14 lycées professionnels et 22 lycées, auxquels il faut ajouter 65 établissements privés sous contrats.

Enseignement supérieur

L'enseignement supérieur est relativement peu développé dans le département. L'aire urbaine de Nice ne compte ainsi que 35 000 étudiants[9], tandis que celles de Rennes ou de Bordeaux en ont 60 000.

Les Alpes-Maritimes bénéficient de l'installation à Menton, depuis octobre 2005, d'un premier cycle de l'Institut d'études politiques de Paris, dédié aux relations entre les rives nord et sud de la Méditerranée et aux relation de l’Europe avec le Moyen Orient.

Plusieurs écoles d'ingénieurs sont installées à Sophia Antipolis, dont Eurecom (École d'ingénieur et centre de recherche en systèmes de communication), l'Ecole des Mines de Paris et Polytech'Nice-Sophia. En outre, deux grandes écoles de commerces sont installées dans la région: l'EDHEC à Nice, et le CERAM Business School à Sophia-Antipolis.

A noter également l'implatation de l'INRIA et du CNRS à Sophia Antipolis.

Le département compte en tout 35 000 étudiants.

Démographie

Article détaillé : Démographie des Alpes-Maritimes.

Le département compte 1 082 465 habitants. Il compte 163 communes, dont 110 de moins de 2 000 habitants (55 600 habitants en tout), trente-cinq de 2 000 à 9 999 habitants (144 100 habitants), quinze de 10 000 à 49 999 habitants (335 500 habitants), deux de 50 à 199 999 habitants (Antibes et Cannes, 141 600 habitants) et une de 345 900 habitants (Nice)[1].

Les communes les plus peuplées sont (en 2006) puis (en 2007) :

Culture

Article détaillé : Culture dans les Alpes-Maritimes.

La vie culturelle est assez riche, largement décrite dans le quotidien régional Nice-Matin, relatée dans ses colonnes, et annoncée hebdomadairement dans le supplément JV du mercredi.

Parmi les musées renommés, on peut citer la Fondation Maeght, à Saint-Paul-de-Vence, le musée Picasso d'Antibes et l'Espace d'Art concret, à Mouans-Sartoux, le musée national Fernand Léger à Biot les musées Chagall et Matisse à Nice ainsi que le Musée d'art moderne et d'art contemporain (MAMAC), également à Nice.

Tourisme

Article détaillé : Tourisme dans les Alpes-Maritimes.

La présence de la mer Méditerranée et des Alpes sous un ciel clément a favorisé une activité dominante : le tourisme, qui représente 64 000 emplois directs dans les Alpes-Maritimes. Pour la seule ville de Nice, le chiffre d'affaires du tourisme représente 12 ou 13 % de part de marché du tourisme en France, la capitale azuréenne étant même la deuxième ville hôtelière du pays, juste après Paris. La ville de Nice possède également le deuxième aéroport de France (aéroport Nice Côte d'Azur) derrière Paris et ses trois entités de Roissy, Orly et Le Bourget avec près de 10 millions de voyageurs par an qui y transitent (données 2006).

Le bord de mer où réside l'essentiel de la population est une des régions les plus prisées du monde avec plusieurs atouts :

En montagne, le ski et la randonnée redonnent vie à Saint-Étienne-de-Tinée (Auron), Beuil, Péone (Valberg), Saint-Martin-Vésubie, Isola, Gréolières, Peïra-Cava, col de Turini, Camp d'Argent (massif de l'Authion).

Communes ayant plus de 10 % de résidences secondaires en 2008

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 23,2 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes des Alpes maritimes dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

Notes et références

  1. a et b INSEE - Institut national de la statistique et des études économiques - National Institute for Statistics and Economic Studies - France
  2. a et b Le budget 2011, site officiel du conseil général des Alpes-Maritimes. Consulté le 1er juillet 2011.
  3. a, b et c 1er : les Alpes-Maritimes (06), Le Journal du Net. Consulté le 1er juillet 2011.
  4. Les cahiers de la compétitivité, 29 janvier 2009.
  5. a et b Produit intérieur brut par département (PIB) à prix courants, Insee.
  6. Produit intérieur brut (PIB) aux prix courants du marché au niveau NUTS 3, Eurostat. Dernière mise à jour le 5 août 2011.
  7. 10 entreprises françaises championnes du monde : Alcatel Alenia Space, Journal du net
  8. Christian Apothéloz, « Alcatel space à Cannes Plus qu’une entreprise, une légende » dans Le Nouvel économiste, mars 2002
  9. Métropole Nice Côte d'Azur - Un territoire d'excellence internationale, site officiel de la Communauté d'agglomération Nice-Côte d'Azur. Consulté le 26 septembre 2008.
  10. "C'est pas classique !" pour les mélomanes niçois, Site web de France Musique
  11. web du Conseil général

Voir aussi

Articles connexes

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