Cotes-d'Armor

Côtes-d'Armor

Côtes-d'Armor
Drapeau fr département Côte-d'Armor.svg CA 22.svg
Localisation des Côtes-d'Armor en France
Administration
Région Bretagne
Préfecture Saint-Brieuc
Préfet de département Jean-Louis Fargeas
Président du
conseil général
Claudy Lebreton
(PS)
Sous-préfecture(s) Dinan
Guingamp
Lannion
Statistiques
Population totale 570 861 hab. (2006)
Densité 83 hab./km2
Superficie 6 878 km2
Subdivisions
Arrondissements 4
Circonscriptions législatives 5
Cantons 52
Intercommunalités 38
Communes 373

Les Côtes-d'Armor (Aodoù an Arvor en breton et Caouwt' d’Armor en gallo ) est le nom d'un département français situé en Bretagne. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 22.

Ce département tire son nom

  • du mot breton ancien Armor, dont le terme géographique Armorique est proche, en breton moderne an Arvor (la mer), par opposition à Argoad ou Argoat (« pays boisé », par extension, l'intérieur des terres), d'une part,
  • du gallo "Caouwt' d’Armor" : "Caouwt'" signifiant "côte"
  • de son ancien nom, les Côtes-du-Nord, d'autre part.

Sommaire

Histoire

Le département des Côtes-du-Nord a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790, en application de la loi du 22 décembre 1789, sur une partie de l'ancienne province de Bretagne, composée de l'est des évêchés de Cornouaille et du Trégor, de la presque totalité de l'évêché de Saint-Brieuc (l'extrême sud étant rattaché au Morbihan), du nord-ouest de l'évêché de Saint-Malo, d'une petite partie à l'ouest de l'évêché de Dol, ainsi que de deux petits morceaux au nord de l'évêché de Vannes.

Au civil, il s'étend sur les comtés de Penthièvre et de Trégor, augmentés de l'essentiel du Poudouvre et des parties nord du Poher et du Porhoët. Il reprend ainsi une partie importante de l'ancien royaume de Domnonée (dont le nom disparaît au XIe siècle). La formation de ce département fut très débattue. La partie ouest voulait un département centré sur Morlaix regroupant le nord-ouest de la Bretagne. La ville de Saint-Malo voulait qu'un département fût formé autour d'elle, au détriment de Saint-Brieuc et de Rennes, mais ce projet n'eut aucun soutien des représentants des autres villes bretonnes. Finalement, le département des Côtes-du-Nord de la Bretagne s'étendit jusqu'à la Rance, St-Malo n'obtenant que quelques communes lui faisant face sur la rive gauche de la Rance (dont Dinard). La ville de Saint-Brieuc obtint d'en être le chef-lieu, au détriment de Quintin, autre candidate aussi peuplée qu'elle.

Durant deux siècles, le département porta le nom de Côtes-du-Nord. Longtemps critiqué et jugé dévalorisant, ce nom fut changé le 27 février 1990 — près de trente ans après qu'en 1962 le conseil général eut émis un avis favorable en ce sens — pour Côtes-d'Armor, plus enchanteur, et signifiant littéralement « Côtes du pays de la mer ».

Géographie

Le département des Côtes-d'Armor fait partie de la région Bretagne. Il est limitrophe des départements du Finistère à l'ouest, du Morbihan au sud et d'Ille-et-Vilaine à l'est.

Économie

Une partie importante de l'activité économique des Côtes-d'Armor tourne autour de l'agriculture et de l'industrie agro-alimentaire. L'élevage porcin, notamment, y est largement développé. Le marché au cadran de Plérin (près de Saint-Brieuc) est l'organisme principal qui donne le cours de la viande de porc en France.

La pêche est également développée, grâce à une façade maritime importante (7 ports de commerce, 17 ports de pêche). L'exploitation de gisements de coquilles Saint-Jacques caractérise, entre autres, cette activité.

Les Côtes-d'Armor bénéficient de deux pôles technologiques importants, la télécommunication spatiale et les nouvelles technologies dans le Trégor autour de Lannion, au sein du technopôle Anticipa, et le zoopôle de Saint-Brieuc-Ploufragan, qui emploie 700 chercheurs et techniciens dans la recherche animale et l'analyse biologique.

Le département a une activité touristique très développée, principalement sur la côte, où l'on compte de nombreuses résidences secondaires. La principale station balnéaire est Perros-Guirec, les autres stations renommées sont Erquy, Pléneuf-Val-André, Saint-Cast-le-Guildo, Trébeurden, Trégastel et Saint-Quay-Portrieux.

Démographie

Radôme de Pleumeur-Bodou

Les habitants des Côtes-d'Armor sont les Costarmoricains.

Ils sont 570 861 en 2006 selon l'INSEE (population municipale). Saint-Brieuc, la préfecture, regroupe 85 849 habitants dans son agglomération (121 237 habitants dans l'aire urbaine), Lannion 48 990 et Dinan 22 366.

Avec un taux de natalité de 11,8 naissances pour mille habitants en 2006, les Côtes-d'Armor ont une natalité égale à celle du Morbihan, légèrement supérieure à celle du Finistère, mais nettement inférieure à celle de l'Ille-et-Vilaine.

Le solde naturel des Côtes-d'Armor est positif en 2006, à la différence des années antérieures.

Chiffres

1881 1891 1901 1911 1921 1931
1936 1954 1962 1968 1975 1982
1990 1999 2007

Note : de 1881 à 1954 : population totale, de 1962 à 1999 : population sans doubles comptes.

Culture

Le département est globalement coupé en deux : à l'est une zone gallo et à l'ouest une zone bretonnante avec notamment la quasi-totalité du Trégor et la partie nord du Goëlo.

Langues

Le département fut entièrement bretonnant au haut moyen-âge. Cependant, à partir de l'an 1000, le gallo s'est répandue petit à petit, venant de l'est. Au bas moyen-âge, ce département comprenait donc situé deux zones linguistiques : la partie occidentale du département en zone bretonnante et la partie orientale en zone gallo. On peut suivre cette évolution [réf. nécessaire]:

  • En 1200, un tiers du département avait oublié le breton.
  • En 1300, la limite linguistique joignait Saint Brieuc à Plémet.
  • En 1500, la limite joignait Binic à Loudéac.
  • En 1800, Trévéneuc à Hémonstoir.
  • Au début du XXe siècle : de Plouha à Gouarec.

Cependant, aujourd'hui, beaucoup de Bretons essayent de réapprendre la langue que leur ancêtres ont oubliée et cette limite linguistique a un peu perdu de son sens. En plus du français, le breton et le gallo, les deux langues traditionnelles de Bretagne, qui sont en recul. La signalisation routière bilingue est utilisée dans le département depuis les années dix neuf cent quatre-vingts.

Pour la langue bretonne, les effectifs pondérés que fournit l'enquête Étude de l'histoire familiale[1] menée par l'INSEE en 1999 affichent plus de 67 000 bretonnants de plus de 18 ans, essentiellement en dialecte trégorrois et généralement ruraux et âgés. La langue est parlée à l'ouest d'une ligne qui part de Plouha et passe à l'ouest de Caurel. Aux locuteurs natifs s'ajoutent les élèves des écoles bilingues, 1 761 élèves à la rentrée 2005, et les élèves qui suivent des cours de breton dans les établissements publics ou privés du secondaire (plus de 850 en 2002/2003).

Le gallo ou britto-roman, dialecte de la famille des langues d'oïl, est parlé sur la partie est du département. Les deux langues peuvent être prises comme options au Baccalauréat, bien que l'enseignement n'en soit pas assuré dans tous les établissements scolaires.

Tourisme

Fort-la-Latte
Logo de Côtes d'Armor Tourisme

La principale richesse touristique du département vient de sa façade maritime sur la Manche et de la variété des côtes. Elle offre ainsi de nombreuses plages de sable fin encaissées entre des collines ou des falaises (celles de Plouha sont les plus hautes de Bretagne). La Côte de granit rose, comme son nom l'indique, présente des rochers d'une couleur et d'une taille exceptionnelles (les amas chaotiques de Ploumanac'h). Juste en face, les Sept-Îles servent de refuge à la plus grande réserve ornithologique de France. La côte de grès rose présente également des sites remarquables comme le cap Fréhel ou le Fort-la-Latte. Quasiment au point le plus septentrional, l'archipel de Bréhat, face à Paimpol, abrite une réserve de plantes tropicales en plein air. La baie de Saint-Brieuc est la deuxième plus grande en France après celle du mont Saint-Michel.

Les attraits historiques et architecturaux sont nombreux, avec ses villes médiévales (Dinan, Moncontour), ses chapelles anciennes, ses châteaux (Rosanbo, La Roche-Jagu, Tonquédec, etc.), quelques abbayes (Abbaye Notre-Dame de Beauport, Abbaye Notre-Dame de Bon-Repos), ainsi que deux belles cathédrales (Tréguier et Saint-Brieuc).

Il existe de nombreuses activités sportives accessibles toute l'année. En plus des sports nautiques, la quantité de petits chemins dans l'Argoat favorise les marcheurs et les pratiquants de VTT. Au creux d'une crique sauvage des côtes d'Armor, Gwin-Zegal est l'un des derniers ports à pieux bretons, que l'on peut atteindre à pied. Il est facile de faire du cheval. On peut aussi pratiquer le parapente le long des falaises côtières, ou la plongée sous-marine à Perros-Guirec.

Le département compte deux trains touristiques. Le premier, la Vapeur du Trieux, est animé par la Connex et permet de faire la ligne de Guingamp à Paimpol en train à vapeur (écartement standard). Le second, le Chemin de fer des Côtes-du-Nord, est animé par l'association du même nom. En réalité deux trains touristiques sont proposés par cette dernière, l'un avec du matériel historique à voie métrique et un autre en voie de 40 cm.

Communes ayant plus de 10 % de résidences secondaires

Selon le recensement général de la population du 8 mars 1999, 15.8 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes des Côtes-d'Armor dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10% des logements totaux.

Politique

Article détaillé : Politique des Côtes-d'Armor

Sport

6 clubs d'élite (sport professionnel et élite sportive nationale) sont présents dans le département :

Personnalités nées dans les Côtes-d'Armor

Personnalités ayant des attaches dans les Côtes-d'Armor

Divers

Voir aussi

Liens internes

Liens externes

Bibliographie

  • Régis de Saint-Jouan. Dictionnaire des communes. Département des Côtes-d'Armor. (1990).
  • Alexandra Filhon, Cécile Lefevre, François Heran, Étude de l'histoire familiale, INED (2005) - ISBN 2-7332-0156-5

Référence

Commons-logo.svg

  1. Alexandra Filhon, Cécile Lefevre, François Heran, Etude de l'histoire familiale, INED (2005) - ISBN 2-7332-0156-5

48°20′N 02°50′W / 48.333, -2.833

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