Bouches-du-Rhone

Bouches-du-Rhône

Bouches-du-Rhône
Logo 13 bouches du rhone.png
Localisation des Bouches-du-Rhône en France
Administration
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Préfecture Marseille
Préfet de département Michel Sappin
Président du
conseil général
Jean-Noël Guérini (PS)
Sous-préfecture(s) Aix-en-Provence
Arles
Istres
Statistiques
Population totale 1 937 405 hab. (2006)
Densité 381 hab./km2
Superficie 5 087 km2
Subdivisions
Arrondissements 4
Cantons 57
Intercommunalités 10
Communes 119

Le département des Bouches-du-Rhône[1] est un département français de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont les Bucco-rhodaniens. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 13.

Sommaire

Histoire

Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790, en application de la loi du 22 décembre 1789, d’une partie de la province de Provence, ainsi que de quelques principautés (Orange, Martigues, Lambesc).

Plus étendu qu'aujourd'hui, il perdit toute la partie de son territoire située au nord de la Durance au moment de la création du département de Vaucluse, comprenant notamment Orange et Apt.

Il est tout de suite très favorable à la Révolution française, et très actif : on compte 90 sociétés populaires dans le département fin 1794[2]. De la même façon, 50 % des prêtres acceptent de prêter serment à la constitution civile du clergé[3]. Le département devient par la suite un bastion royaliste.

Article détaillé : Histoire des Bouches-du-Rhône.

Politique

Les cantons des Bouches-du-Rhône

Étant l'un des départements français les plus peuplés et les plus divers, les Bouches-du-Rhône ont constitué de longue date un lieu d'affrontements politiques particulièrement vifs.

Le développement du port de Marseille, par la relation entretenue entre la France et son Empire colonial, celui de l'industrie autour de l'exploitation du charbon des Houillères de Provence, l'importante immigration, venue notamment d'Italie, dès la fin du XIXe siècle et plus encore durant la période de l’entre-deux-guerres, sont autant d'éléments qui ont conduit à l'émergence d'une classe ouvrière importante et combative.

En milieu rural et notamment dans le pays d'Aix, le maintien de relations sociales imprégnées des enjeux de la propriété foncière, ont plutôt favorisé l'influence des partis de droite, et notamment catholiques et monarchistes aux débuts de la IIIe République.

Dès la fin du XIXe siècle, le courant socialiste gagne en influence, comme en témoigne, en 1881, l'élection du premier député socialiste de France, Clovis Hugues.

C'est l’entre-deux-guerres et l'époque du Front populaire qui marquent le début de la prédominance de la gauche dans le département, d'abord avec la SFIO, puis avec le PCF à compter de 1936.

La droite marseillaise, liée aux gangs de la pègre, ayant largement versé dans la collaboration pendant la guerre, la gauche domine très largement le département à la Libération. Marseille, avec l'élection de Jean Cristofol, est même, en 1945, la plus grande ville de France à avoir un maire communiste.

À compter de 1947, le jeu des alliances de la SFIO avec le centre et la droite contre le PCF imprègne fortement la vie locale, provoquant notamment le long règne de Gaston Defferre sur le Vieux Port.

La position dominante du courant socialiste a toutefois progressivement été remise en question, notamment avec l'évolution sociologique, économique et politique du département, qui penche de plus en plus vers la droite ; lors des élections nationales mais aussi locales. La conquête par la droite de la Mairie de Marseille, en 1995, sous la direction de Jean-Claude Gaudin en constitue un symbole. Durant les années 1990, le Front National y fait un de ses meilleurs scores, 2 municipalités basculent au FN en 1995 avec Vitrolles et Marignane.

En 2001, c'est la chute de deux bastions communistes que sont La Ciotat et Port-Saint-Louis-du-Rhône qui basculent à droite. Malgré cela, 39 des 57 cantons du département (soit 68%) restent ancrés à gauche, y compris ceux de Marseille, Cependant il faut nuancer le fait que les cantons ne sont pas peuplés de manière égale dans le département. Le PS dirige par ailleurs 3 grandes villes dont Salon-de-Provence, Istres et Vitrolles et le PCF reste présent à Aubagne, Arles, Gardanne, Martigues et aux municipales de 2008 regagne Port-Saint-Louis-du-Rhône. Sur les 16 circonscriptions législatives que compte le département des Bouches du Rhône, 3 sont au PS, 1 au PCF et 12 à l'UMP et, également les deux communes les plus peuplées du département (Marseille et Aix-en-Provence) sont dirigées par deux maires UMP.

Article détaillé : Politique des Bouches-du-Rhône.

Géographie

Article détaillé : Géographie des Bouches-du-Rhône.

Les Bouches-du-Rhône font partie de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elles sont frontalières avec les départements du Gard, de Vaucluse et du Var.

Principaux cours d'eau :

  • le Rhône, divisé en Grand-Rhône et Petit-Rhône en aval d'Arles, le Petit-Rhône faisant frontière entre les Bouches-du-Rhône et le Gard
  • La Durance, frontière entre les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse
  • L'Huveaune et son affluent le Jarret
  • L'Arc et la Touloubre, qui se jettent dans l'étang de Berre

Principales zones humides :

Massifs montagneux :

Climat

Article détaillé : Climat des Bouches-du-Rhône

Économie

Démographie

Les habitants des Bouches-du-Rhône sont les bucco-rhodaniens.

La population du département était de 1 937 405 habitants en 2006 (population municipale ; la population totale, qui comprend des doubles comptes[4], était de 1 963 988 habitants). Entre 1999 et 2006, le nombre de bucco-rhodaniens a augmenté de près de 102 000 habitants, soit +0,8%/an.

La population est principalement urbaine. En 2006, 28 communes dépassaient les 10000 habitants :

  1. Marseille 839 043 habitants, préfecture de département et de région
  2. Aix-en-Provence 142 534 habitants, sous-préfecture, siège du rectorat et de la cour d'appel
  3. Arles 51 970 habitants, sous-préfecture et ville romaine
  4. Martigues 46 318 habitants, premier pôle pétrochimique européen
  5. Aubagne 44 682 habitants, ville de naissance de Marcel Pagnol
  6. Istres 42 090 habitants, sous préfecture et siège d'une base aérienne
  7. Salon-de-Provence 40 147 habitants
  8. Vitrolles 37 190 habitants
  9. Marignane 32 921 habitants, aéroport de Marseille Provence
  10. La Ciotat 32 126 habitants
  11. Miramas 24 517 habitants, gare de triage ferroviaire de Marseille
  12. Gardanne 21 062 habitants
  13. Les Pennes-Mirabeau 20 231 habitants
  14. Allauch 19 057 habitants
  15. Port-de-Bouc 17 529 habitants
  16. Fos-sur-Mer 15 734 habitants
  17. Châteaurenard 14 000 habitants
  18. Berre-l'Étang 13 953 habitants
  19. Bouc-Bel-Air 13 711 habitants
  20. Tarascon 13 376 habitants
  21. Rognac 11 883 habitants
  22. Châteauneuf-les-Martigues 11 829 habitants
  23. Auriol 11 442 habitants
  24. Saint-Martin-de-Crau 11 321 habitants
  25. Plan-de-Cuques 10 536 habitants
  26. Saint-Rémy-de-Provence 10 203 habitants
  27. Septèmes-les-Vallons 10 117 habitants
  28. Trets 10 033 habitants

Communes ayant plus de 10% de résidences secondaires

Selon le recensement général de la population du 8 mars 1999, 3,5 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires et occasionnelles.

Culture

A ce jour, quinze académiciens français sont nés dans les Bouches-du-Rhône  :

Personnalités nées dans ce département

Tourisme

  • Portail de la Provence Portail de la Provence
  • Portail de l’Occitanie Portail de l’Occitanie

Patrimoine architectural, mobilier et naturel

Le patrimoine du département des Bouches-du-Rhône est particulièrement riche et diversifié :

Bibliographie

  • Sur le patrimoine
    • Charles-Laurent Salch et Anne-Marie Durupt, Nouvel Atlas Châteaux et fortifications des Bouches-du-Rhône (13), Châteaux-forts d'Europe, Strasbourg, 2008, 156 p. (ISBN 1253-6008).
      N°46/47/48, 2008
       

Notes et références

  1. en occitan provençal : Bocas de Ròse / Bocas dau Ròse selon la norme classique ou Bouco dóu Rose selon la norme mistralienne
  2. Albert Ceccarelli, La Révolution à l’Isle sur la Sorgue et en Vaucluse, Éditions Scriba, 1989, 2-86736-018-8, p 27
  3. Albert Ceccarelli, La Révolution..., p 30
  4. Définition des populations municipale et totale selon l'INSEE

Voir aussi

Commons-logo.svg

Liens internes

Liens externes

43°30′N 05°10′E / 43.5, 5.167

  • Portail des Bouches-du-Rhône Portail des Bouches-du-Rhône
  • Portail de l’Occitanie Portail de l’Occitanie
Ce document provient de « Bouches-du-Rh%C3%B4ne ».

Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Bouches-du-Rhone de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Bouches-du-Rhône — Administration …   Wikipédia en Français

  • Bouches du Rhône — Administration …   Wikipédia en Français

  • Bouches du rhône — Administration …   Wikipédia en Français

  • Bouches-du-Rhône —   Department   …   Wikipedia

  • Bouches-du-Rhône — Region …   Deutsch Wikipedia

  • Bouches du Rhône — (spr. Busch dü Rohn), Departement, so v.w. Rhônemündungen …   Pierer's Universal-Lexikon

  • Bouches-du-Rhône — (spr. būsch dü rōn ), s. Rhonemündungen …   Meyers Großes Konversations-Lexikon

  • Bouches-du-Rhône — (spr. busch dü rohn), Rhônemündungen, franz. Dep. im SW. der Provence, das Rhônedelta, die steinige Crau und Ausläufer der Alpen umfassend, 5248 qkm, (1901) 734.347 E.; Hauptstadt Marseille …   Kleines Konversations-Lexikon

  • Bouches-du-Rhône — dép. franç.; 5 112 km²; 1 759 371 hab.; ch. l. Marseille. V. Provence Alpes Côte d Azur …   Encyclopédie Universelle

  • Bouches-du-Rhône —   [buʃdy roːn, »Rhônemündungen«], Département in der Provence, Frankreich, 5 087 km2, 1,8 Mio. Einwohner; Verwaltungssitz: Marseille.   …   Universal-Lexikon

Share the article and excerpts

Direct link
Do a right-click on the link above
and select “Copy Link”