Marignane

43° 25′ 00″ N 5° 12′ 51″ E / 43.416538, 5.21415

Marignane
La chapelle Notre-Dame-de-Pitié.
La chapelle Notre-Dame-de-Pitié.
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Istres
Canton Marignane
Code commune 13054
Code postal 13700
Maire
Mandat en cours
Eric Le Disses
2008-2014
Intercommunalité Communauté urbaine Marseille Provence Métropole
Site web http://www.marignane.fr
Démographie
Population 33 159 hab. (2007)
Densité 1 432 hab./km²
Géographie
Coordonnées 43° 25′ 00″ Nord
       5° 12′ 51″ Est
/ 43.416538, 5.21415
Altitudes mini. 0 m — maxi. 100 m
Superficie 23,16 km2

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Marignane (en occitan provençal [maɾiˈɲanɔ], Marinhana selon la norme classique ou Marignano selon la norme mistralienne) est une commune française située dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, dans le département des Bouches-du-Rhône. Elle est baignée par les rives des étangs de Berre et de Bolmon et traversée par le canal du Rove.

On trouve notamment à Marignane l’aéroport de Marseille et la société Eurocopter qui y fabrique les hélicoptères militaires Tigre et NH90.

Sommaire

Géographie

Situation

Marignane est situé au sud-est de l’étang de Berre, dans une plaine anciennement marécageuse bordée au sud par la chaîne de l’Estaque et à l’est par le plateau de l’Arbois. La ville est séparée de l’étang proprement dit par une lagune, l’étang de Bolmon ; la langue de terre entre les deux étangs, accessible depuis le nord de la ville, est dénommée le Jaï.

Elle est traversée d’est en ouest par le ruisseau de la Cadière et son affluent le Raumartin, ainsi que par le canal de Marseille au Rhône.

Le seul relief de la commune est un petit plateau, nommé la plaine[1] Notre-Dame, qui culmine à 104 mètres d’altitude, à l’est de la commune.

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont :

Communications et transports

Marignane est situé à proximité de deux axes autoroutiers :

  • l’autoroute A7 (Lyon – Avignon – Marseille) passe à l’est de la commune ; l’échangeur de Vitrolles est à 3,5 km à l’est du centre ville ;
  • l’autoroute A55 (Marseille – Fos – Montpellier) passe au sud ; l’échangeur de Gignac est à 5 km au sud du centre ville.

La ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV) Paris - Marseille passe sur le plateau de l’Arbois ; la gare d'Aix-en-Provence TGV est à 10 kilomètres de Marignane. La ligne classique Paris – Marseille touche la commune de Marignane, mais la gare de Pas-des-Lanciers n’est desservie que par quelques TER reliant Marseille à Avignon. L’ancienne ligne de Marignane à Martigues, gérée par la régie départementale des transports des Bouches-du-Rhône (RDT 13), assure encore le trafic de marchandises entre la Mède (raffinerie), la zone industrielle de Marignane (plusieurs raccordements) et la gare de Pas-des-Lanciers où elle se raccorde à la ligne Paris – Marseille.

L’aéroport Marseille Provence est situé en quasi-totalité sur la commune de Marignane, bien qu’on n’y accède qu’en transitant par Saint-Victoret et Vitrolles. C’est un aéroport de classe internationale, qui dessert de nombreuses destinations françaises et étrangères.

Le canal de Marseille au Rhône traverse la partie sud-ouest de la commune. Sur ce tronçon il est navigable, mais la fermeture du tunnel du Rove le prive de tout trafic. Le port aménagé au quartier Saint-Pierre est inutilisé.

Climat

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la période 1971–2000.

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 11,2 12,6 15,3 17,7 22,2 26,1 29,5 29,2 25,3 20,3 14,7 12,0 19,7
Températures moyennes (°C) 7,1 8,3 10,7 13,1 17,4 21,1 24,1 24,0 20,4 16,0 10,8 8,1 15.1
Températures minimales (°C) 3,0 3,9 6,0 8,5 12,6 16,0 18,7 18,7 15,5 11,6 6,8 4,1 10,5
Précipitations (hauteur en mm) 54 44 40 58 41 25 13 31 61 85 51 52 554,5
Source: Météo France[2] / Station de Marignane

Histoire

Antiquité

À l’âge du bronze, les habitats étaient dispersés et aucune trace n’apparaît à ce jour sur Marignane sinon des traces plus anciennes du Chasséen au sud de la chapelle Notre-Dame-de-Pitié (découvertes Sicard portées à la carte archéologique de la Gaule - CAG -).

Cette présence semble être liée à des événements particuliers plutôt qu’au mouvement général dû à l’expansion de la cité grecque de Massalia à la fin du VIe siècle av. J.‑C..

Au second âge de fer, le territoire semble s’être organisé autour et depuis l’oppidum de Notre-Dame-de-Pitié, tardivement édifié vers 380 av. J.-C. et précocement abandonné vers 180 av. J.-C. Nous n’avons aujourd’hui aucune indication sur ce qu’était le territoire entre la fin de l’occupation de l’oppidum (180 avant J.-C.) et la fondation de la cité romaine par Caius Marius en 104 av. J.-C. avancée par Nicolas-Claude Fabri de Peiresc à la fin du XVIe siècle.

La première trace de la présence romaine concerne la christianisation de Marignane et de Berre l’étang[Quoi ?]. D’ailleurs plusieurs sites d’habitats étaient sur ce territoire à l’époque romaine.

Pomponius Mela (10 avant J.-C.54 après J.-C.), indique dans son traité de géographie la description des peuples et des pays des bords de la Méditerranée depuis la villa qu’il occupait dans le territoire du peuple des Aruas (Aryens).

La tradition rapportait que Marignane aurait été fondée par Marius, général et homme politique romain. Pourtant, Nicolas-Claude Fabri de Peiresc (1580-1637), conseiller au Parlement d’Aix écrivit dans son Histoire Abrégée de Provence à propos de la ville  :

« et pendant que les barbares estoient allés ravager l’Espagne, il (Caïus Marius) campa premièrement en Camargue, puis sur le bord de l’estang des Anatiques où il édifia Marignane et les Maritimes au port voisin »

— Nicolas-Claude Fabri de Peiresc, Histoire Abrégée de Provence

Les écrits de l’abbé Roquebrune qui parle d’un effroyable massacre sur les flancs de la colline Notre Dame de Pitié pourraient alors correspondre aux combats, rapporté par Plutarque dans la Vie des hommes illustres, menés par Caius Marius lorsqu’il écrasa les Cimbres et les Teutons en 102 av. J.-C.

Des érudits locaux qui participèrent à l’élaboration de l’encyclopédie départementale des Bouches du Rhône, retinrent pour leur part Marinius qui y avait séjourné dans la cité, comme fondateur de la ville. Marinius aurait donc donné son nom à Marignane lorsqu’il y meurt en 479. Ce dernier avait été nommé par Majorien (empereur romain de 456 à 461) pour commander les armées romaines qui étaient présentent dans la basse région rhodanienne. Marinius avait obtenu l’admiration de Rome par sa stratégique réussie contre les Huns à Badriacum. Sa dépouille fut ramenée à Rome par Bimardus.

Moyen Âge

Selon A. Longnon, à l’époque carolingienne (IXe siècle) et au Xe siècle, Marignana, Cadarascum, Istrum et Fossa étaient les seules villes autour de l’étang de Berre et, au début du règne de Henri Ier, en 1032, Marignana — avec les premiers chevaliers du pays d’Oc — et Fos étaient des fiefs.

Un château fut fondé sur les emprises d’une construction templière, hypothèse renforcée par le fait que Guillaume et Raymond des Baux furent de la première croisade et bienfaiteurs et membres de l’Ordre. Les Templiers avaient des biens dans cette seigneurie de Marignane et en particulier sur le site de Saint-Michel de Gignac, aujourd’hui sur la commune du Rove.

Époque moderne

Les limites du territoire sous l’Ancien Régime, ne sont pas celles d’une cité avec ses bornes administratives telles que nous les connaissons aujourd’hui, elles sont celles de l’emprise du seigneur : la seigneurie.

Au sommet de son expansion territoriale, la seigneurie de Marignane recouvrait Marignane, mais aussi Saint-Victoret et les territoires de Gignac et du Rove allant jusqu’aux calanques méditerranéennes[3].

Politique et administration

Tendances politiques

Le 16 mars 2008, les élections municipales ont donné une majorité de 51,13 % à la liste conduite par Éric Le Dissès.

Éric Le Dissès, ex-responsable UMP, opposé à l’investiture accordée par son parti au maire sortant Daniel Simonpieri, avait formé une liste dissidente. La liste du socialiste Vincent Gomez arrive en deuxième position au premier tour. Les deux listes de droite se maintiennent. La liste Simonpieri perd la triangulaire, permettant le retour d’une opposition de gauche à la mairie.

Éric Le Dissès est aujourd’hui président du Syndicat intercommunal de sauvegarde de l’étang de Berre (SITEB) et vice-président de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole.

Éric Le Dissès est élu au deuxième tour le 27 mars 2011, conseiller général avec 62,84 % des voix contre Alde Vinci (FN) 37,16 %. Le conseiller général sortant (ex FN, puis MNR, DVD et UMP) est sorti dès le premier tour avec 6,9 % des voix.

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008   Eric Le Disses Divers droite Conseiller général
1995 mars 2008 Daniel Simonpieri FN puis divers droite conseiller général
1947 1995 Laurens Deleuil Apparenté UDF  
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Jumelages

Population et société

Démographie

Évolution démographique
(Source : Ehess[4] et INSEE[5])

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 532 1 575 1 601 1 598 1 633 1 857 1 998 2 189 2 183
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 197 2 233 2 207 2 209 2 048 1 853 1 782 1 761 1 917
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 898 1 956 1 993 2 517 2 501 3 184 3 545 4 344 5 316
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007  
10 664 20 044 26 477 31 109 32 325 34 006 32 921 33 159[6]  

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


Manifestations culturelles et festivités

La ville accueille de nombreux salons au centre culturel Saint-Exupéry : collectionneurs, cartes postales, bien-être, énergies renouvelables, etc. Des foires ont également lieu sur le cours Mirabeau : plantes, gastronomie, vides greniers, etc.

  • Fêtes provençales en septembre
  • Course pédestre Carry-Marignane en septembre
  • Concours de chant en août
  • Festinades à la plage du Jai en juillet et août.
  • Animations festives Marignane plage tout l’été.
  • Village de Noël et patinoire
  • Crèche provençale, avec des personnages grandeur nature, à la chapelle Notre-Dame-de-Pitié.

Sports

  • Club de football Union Sportive de Marignane
  • Clubs de basket, de volley, de handball, d’aviron, de natation synchronisée, d’athlétisme, de tir à l’arc, etc.
  • Deux piscines
  • Un stade, un complexe sportif avec stade et piste d’athlétisme, équipé de multis terrains de sports
  • Un skate park
  • Trois gymnases
  • Trois boulodrome
  • Une base nautique
  • Une zone d’évolution de kitesurf et de planches à voiles
  • Un stand de tir sportif
  • Une base d’aviron

Personnalités liées à la commune

Économie

Constructions aéronautiques : hélicoptères Eurocopter et aéroport international Aéroport Marseille Provence

Culture et patrimoine

Héraldique

Blason ville fr Marignane (Bouches-du-Rhône).svg

Blasonnement :
d’azur à la lettre M capitale d’or surmontée d’une étoile du même[7].

Monuments et lieux touristiques

Monuments laïques

Maison des rocailleurs 
Façades décorées et façonnées en ciment imitant la pierre ou le bois artisanat de maçons italiens au début du XXe siècle
Centre historique 
On trouve des maisons du XVe au XXe siècles, des témoignages archéologiques de cimetière à tombes sous tuiles, des marbres romains, des céramiques du XIe siècle.
Oppidum 
Classé monument historique, l’oppidum dit du nom de la colline Notre-Dame-de-Pitié, a été classé monument historique en 2004, témoignant ainsi de l’intérêt archéologique de ce site habité depuis le IVe siècle av. J.‑C. (-380) soit à le second âge de fer. Les sondages de Lucien François Gantès, aujourd’hui archéologue de l’atelier du patrimoine de Marseille, ont permis de mettre au jour des céramiques massaliotes et étrusques, des amphores, des meules… mobiliers archéologiques dont certains sont visibles au musée de Marignane, et de localiser un petit atelier d’artisan. Les recherches actuelles menées par Marcel Germain portent sur l’étude des remparts qui révèlent une autre dimension du site. En effet, celui-ci se développe plus à l’ouest, l’ensemble faisant près de deux hectares. Il semblerait que sur le vaste site indigène, peut être contemporain du camp de Laure, se soit installé un site plus réduit, celui fouillé par L.-F. Gantès, qui serait un bastion fondé par les Grecs de Marseille pour protéger leur cité. Compte tenu de l’importance du site mis en évidence par Marcel Germain, le SRA (Service régional de l’archéologie) lui a demandé d’en faire une présentation pour « Marseille-Provence, capitale européenne de la culture 2013 ». Cette présentation sera accompagnée d’un spectacle vivant à la fois populaire et culturel : Grannus, rassemblement des tribus Gauloise. Cette reconstitution permettra de faire découvrir à la fois l’histoire du site et la civilisation gauloise. Une première aura lieu le 25 septembre 2010. [1]
Le beffroi 
Le beffroi correspond à l’une des possibles portes du mur d’enceinte vers 1353. Embelli en 1516 lors du passage de François Ier venu à Marseille pour régler les affaires locales dont l’absence de seigneurie noble à Marignane. Il décidera alors de donner la ville à la déjà princesse de Marignane, Louise de Savoie. Ce beffroi d’apparat, sans herse, servira de maison communale et sera doté d’une horloge donnant l’heure du pouvoir civil. Sur sa façade, on a pu attribuer à tort des symboles du compagnonnage qui existent par ailleurs dans le centre historique sur une ancienne cayenne ou atelier de tailleur de pierre.
Le château de Marignane 
Marignane et ses terres passent en de nombreuses mains par héritage ou vente jusqu’à leur rattachement au domaine du Comte de Provence au XVe siècle, puis à ses Gouverneurs issus de la Maison de Savoie. De 1603 à la Révolution les terres de Marignane appartiennent à la famille de Covet, dont l’un des derniers représentants n’est autre que le père d’Emilie de Covet-Marignane, épouse de Mirabeau dont le divorce fera un scandale retentissant. Les Covet vont agrandir, aménager et embellir le château médiéval des Baux puis de Françoise de Foix, (Hôtel de Ville aujourd'hui), notamment sa façade au XVIIe siècle, tandis que plusieurs édifices religieux sont construits: les chapelles Notre-Dame de Pitié (1635), Saint-Nicolas (XIIe s.-1695), Sainte-Anne (1710), aujourd’hui démolie et le Couvent des Minimes (1701).
« C’est dans ce château, que sur ordre du jeune roi Charles IX (23 novembre 1561), le comte de Tende, seigneur de Marignane, gouverneur de Provence, tiendra Nostradamus en prison. De passage à Salon-de-Provence le 16 décembre 1561, le comte fit arrêter Nostradamus et l’emmena avec lui dans son château de Marignane. Les deux hommes étaient amis, et l’emprisonnement tenait plus de la mise en résidence ! Le 18 décembre suivant, Claude de Tendre écrira au roi : « Au regard de Nostradamus, je l’ay faict saisir et est avecques moi, luy ayant deffendu de faire plus almanacz et pronstications, ce qu’il m’a promis. Il vous plaira me mander ce qu’il vous plaist que j’en fasse. » Nostradamus avait en effet publié ses prédictions pour 1562 sans l’imprimatur, ce qui avait mis le pape alors à Avignon dans une colère folle au point d’avoir recours au roi. »
— Marcel Germain, Marignane inventaire du patrimoine, 2005.

Monuments religieux

La chapelle des Pénitents blancs 
La chapelle des Pénitents blancs, située en cente-ville, date du XIVe siècle.
L’église Saint-Nicolas 
L’église Saint-Nicolas est au cœur de la vie de Marignane. Sans fondement à ce jour, il lui a été attribué par un érudit local du début XIXe siècle une origine légendaire de l’« époque du sacre de Charlemagne ». Sa nef, partie visible la plus ancienne, a été datée par M. Germain entre 1091 et 1094 grâce aux textes du cartulaire ; il s’agit d’une « reconstruction » dont on ignore encore si elle se trouve sur l’église antérieure, également connue par les textes du cartulaire. Les évolutions principales sont des XIIIe (chœur et chapelle nord-est, restaurée au XVIe siècle), XVIe (quatre chapelles) et XIXe siècles (autres chapelles et surélévation des chapelles sud du XVIe siècle). Depuis 1992, cet édifice paroissial est classée monument historique du fait de son histoire et de l’intérêt de son évolution architecturale. Sa tour carrée est de 22 mètres de haut, son superbe retable polychrome de la Renaissance, doré depuis Louis XV a été offert par la famille de Savoie, peut être par Louise de Savoie elle-même (représentée en donatrice dans l’Annonciation?) en marque d’autorité spirituelle sur la ville entre 1518 et 1530. Il pourrait avoir été financé par Jacques de Beaune, baron de Semblançay.
La chapelle Notre-Dame-de-Pitié 
La chapelle Notre-Dame-de-Pitié, construite sur l’oppidum dit de Notre-Dame-de-Pitié, aurait été édifiée après 1635, sur un précédent lieu sacré, à la suite d’un vœu de la population de Marignane épargnée par de spectaculaires inondations survenues cette année-là sur les rives de l’étang de Berre. Les fidèles y déposèrent une statue de la Vierge (peut-être du XVIIIe siècle) ainsi que de nombreux ex-voto et s’engagèrent à ce qu’une procession solennelle ait lieu dans la ville chaque 7 septembre. En voie de destruction, la chapelle a été restauré par les Amis du Vieux Marignane. Le culte de Marie est permanent sur Marignane. Avant de reprendre le vocable de Saint-Nicolas, l’église du même nom avait celui de Notre-Dame-de-Nazareth. Un mythe, rappelé par Bouyala d’Arbaud sur la christianisation de Marignane et de Berre l’étang[Quoi ?], met encore Marie au centre de l’histoire locale.
La chapelle Saint-Nicolas 
La chapelle Saint-Nicolas, un temps dite Saint-Joseph, est déjà mentionnée sur le registre des taxes synodales en 1217. Elle fut agrandie plus tard avec une façade datée de 1695 classée monument historique. La chapelle Saint-Nicolas a été entièrement réhabilitée en 2003 et renommée chapelle Saint-Joseph. Cette dernière appellation est retombée en désuétude avec la persistance du nom d’origine.
Le couvent des Minimes 
Le couvent actuel des Pères Minimes, installés à Marignane à partir de 1648, a été inauguré en 1701 par Joseph Covet et Marie de Crussol. Réquisitionné pour les pestiférés en 1720, passé bien national sous la Révolution, il est par la suite transformé en cellier avant de devenir, en 2002, l’actuelle Maison des associations, service municipal à destination des associations de la ville. D’une superficie de 800 m2, répartis sur deux niveaux, le couvent offre un large espace mis à la disposition des 270 associations de la ville : salles de conférences, expositions, etc.

Patrimoine culturel

La ville compte un musée d’Histoire, d’Art et de Traditions populaires. il compte de nombreuses salles : archéologie, objets religieux, matériel agricole, traditions locales et provençales, militaria, aviation, chasse, pèche, canal du Rove, etc.

Patrimoine naturel

Marignane est située au bord de l’étang de Berre, sur son territoire se trouve l’étang de Bolmon et les marais des Paluns. Ces milieux naturels classés en zone protégée humide sont la propriété du Conservatoire du littoral ; l’on y trouve de nombreuses espèces d’oiseaux aquatiques visibles d’un observatoire aménagé.

Notes et références

  1. Le mot provençal plan, qui signifie « plateau » (cf. le plan de Canjuers), est malencontreusement traduit par « plaine » en français (cf. la Plaine à Marseille)
  2. Météo France
  3. D’après Marcel Germain, Marignane en brèves, atelier du patrimoine marignanais.
  4. Notice communale de la base Cassini
  5. INSEE : Population depuis le recensement de 1962
  6. Recensement de 2006 des communes des Bouches-du-Rhône
  7. Louis J S. de Bresc, Armorial des communes de Provence, Planche K, Librairie Bachelin-Deflorenne, Paris, 1866 [lire en ligne] 

Bibliographie

  • Charles Esmieu, Notices historiques sur Marignane depuis sa fondation jusqu'à nos nos jours, vers 1920
    (littérature grise), archives municipales de Marignane.
     
  • Paul Deleuil, Marignane, histoire et documents, Marignane, 1974 .
  • Michel Méténier et Fernad Revilla, Le tunnel du rove, Tacussel, septembre 1999 .
  • Marcel Germain, Marignane, inventaire du patrimoine, éditions Prolégomènes, 2007 (ISBN 2-9523840-0-2) .
  • Chroniques marignanaises 1900-1960, Pierre Commandoux, 2008, éd. Prolégomènes (ISBN 978-2-917584-00-2).
  • Charles-Laurent Salch et Anne-Marie Durupt, Nouvel Atlas Châteaux et fortifications des Bouches-du-Rhône (13), Strasbourg, Châteaux-forts d'Europe, 2008, 156 p. (ISBN 1253-6008).
    N°46/47/48, 2008 Marignane : Maison forte et Remparts, p. 71.
     
  • Statistiques des Bouches du Rhone Comte de Villeneuve, 1824.

Voir aussi

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