Aix-en-Provence

43° 31′ 52″ N 5° 27′ 14″ E / 43.531127, 5.454025

Aix-en-Provence
La Rotonde
La Rotonde
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône (sous-préfecture)
Arrondissement Aix-en-Provence (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de trois cantons
Aix-en-Provence-Centre
Aix-en-Provence-Nord-Est
Aix-en-Provence-Sud-Ouest
Code commune 13001
Code postal 13100 ou 13090
Maire
Mandat en cours
Maryse Joissains-Masini
2009-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays d'Aix
Site web http://www.mairie-aixenprovence.fr/
Démographie
Population 142 743 hab. (2008)
Densité 767 hab./km²
Gentilé Aixois ou Aquisextains
Géographie
Coordonnées 43° 31′ 52″ Nord
       5° 27′ 14″ Est
/ 43.531127, 5.454025
Altitudes mini. 73 m — maxi. 511 m
Superficie 186,08 km2

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Aix-en-Provence (/ɛksɑ̃pʀɔˈvɑ̃s/) est une commune française, ancienne capitale de la Provence, située dans la Communauté d'agglomération du Pays d'Aix, dans le département des Bouches-du-Rhône et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Située dans le sud-est de la France à 764 kilomètres de Paris, 302 kilomètres de Lyon, 184 kilomètres de Nice, 33 kilomètres de Marseille, 371 kilomètres de Gênes, elle est localisée entre le massif de la Sainte-Victoire à l'est et la chaîne de la Trévaresse à l'ouest. Les cours d'eaux de l'Arc, de la Touloubre et de la Torse la traversent d'est en ouest.

Ses habitants s'appellent les Aixois ou les Aquisextains.

Fondée en 122 av. J.-C. par la garnison romaine de Gaius Sextius Calvinus, la ville s'est développée sous le nom d'Aquae Sextiae, selon un plan gallo-romain. Détruite lors de nombreuses razzias sarrasines, Aix se relève et devient au Moyen Âge une ville rassemblant plusieurs instances politiques.

En 2008, la population totale de la ville d'Aix-en-Provence était de 146 050 habitants d’après le recensement de l’Insee142 743 de population municipale et 3 307 pour la population comptée à part[1]. Son arrondissement comptait en 2007 413 933 habitants[2]. L'aire urbaine de Marseille-Aix-en-Provence, qui est centrée sur les communes de Marseille et d'Aix-en-Provence, comprenait 1 618 369 habitants en 2007[3], ce qui en fait la troisième aire urbaine de France, derrière Paris et Lyon.

Sommaire

Géographie

Situation

Aix-en-Provence se situe à 30 minutes du centre-ville de Marseille hors heure de pointe, 2 heures des pistes de ski[Où ?], 30 minutes des plages de l'Estaque (Marseille - Corbières), 20 minutes de l'aéroport de Marseille Provence, à 3 h 10 de Paris par la Gare d'Aix-en-Provence TGV, près de Vitrolles.

De très grande superficie, avec 18 608 hectares, Aix-en-Provence est la 11e commune la plus vaste de France métropolitaine. Le territoire communal comprend 6 219 hectares de surfaces boisées et englobe par ailleurs de nombreux villages aux alentours de la ville proprement dite, tels que Les Milles, Luynes, Puyricard, Célony, Couteron, Les Granettes, ainsi que des agglomérations récentes, comme La Duranne.

Sismicité

La situation de la ville d'Aix-en-Provence la place dans une zone dont le risque sismique est estimé entre faible et moyen[4], à l'instar des communes du nord des Bouches-du-Rhône. Le séisme de 1909 y a provoqué des dégâts assez importants.

Voies de communication et transports

Transports urbains

Bus de la commune circulant sur le cours Mirabeau.

En raison d'une circulation dense, le centre-ville d'Aix-en-Provence est régulièrement saturé. Pour cette raison, un système de transport urbain et scolaire a été conçu et permet à 8 millions de personnes de voyager tous les ans[5]. Ce réseau, nommé Aix-en-Bus[6], couvre le centre historique, les villages, les quartiers de la ville et les communes environnantes. La congestion automobile reste cependant un problème majeur d'Aix-en-Provence, qui au-delà des difficultés de temps de trajet et de stationnement est une source de pollution importante[7],[8].

Le 21 mai 2007, un système de vélos en libre service nommé V'hello, proposant 200 vélos répartis sur 16 stations, est inauguré. V'hello était la déclinaison aixoise du système Cyclocity de JCDecaux, qui en assurait la gestion. Suite à une fréquentation particulièrement faible, le service a été abandonné le 31 mai 2011[9] et les vélos ont depuis été retirés.

Une flottille de "diablines", sortes de petits taxis municipaux desservant uniquement le centre-ville existe également, à destination des personnes âgées et des touristes.

Aix possède également une gare SNCF et une gare routière, dans le centre-ville, ainsi qu'une gare TGV, sur le plateau de l'Arbois (à 18 kilomètres du centre-ville).

La ligne TER entre Aix et Marseille a été rouverte le 13 décembre 2008 suite à deux années de travaux pour moderniser la voie. Grâce à cette modernisation, le réseau ferroviaire assure deux trains par heure au minimum en semaine.

Transport aérien

C'est à Aix-en-Provence qu'est situé le Centre en Route de la Navigation Aérienne Sud-Est. On connaît, notamment, l'aéroport de Marseille Provence qui se situe à 25 kilomètres d'Aix-en-Provence. De plus, Aix-en-Provence a son propre aérodrome situé aux Milles, l'aérodrome d'Aix - Les Milles qui est utilisé surtout par des associations d'aviation de loisir mais aussi par des avions d'affaires privés qui préfèrent atterrir sur cet aérodrome afin d'éviter de payer les lourdes taxes de l'aéroport de Marignane et de rester plus ou moins discrets. L'aérodrome des Milles peut accueillir des ATR 42 ainsi que des avions à réaction légers, la piste mesurant 1 615 m.

Géologie

Aix-en-Provence se situe à 15 kilomètres à l'ouest de la montagne Sainte-Victoire dans une cuvette formée par l'Arc et la Torse, entre le massif du Montaiguet au sud et la chaîne d'Éguilles au nord.

Plusieurs cours d'eau traversent la commune, comme l'Arc, la Torse, le Grand-Vallat et la Luynes.

Climat

Le climat est méditerranéen : chaud et sec l'été, ensoleillé et doux l'hiver. La ville est relativement protégée du mistral grâce aux chaînes de collines situées au nord (Trévaresse et Luberon). Grâce à son climat, Aix-en-Provence compte 300 jours de soleil par an[10] et 100 journées estivales. Les températures moyennes oscillent de 6,5 °C en janvier à 24 °C en juillet. Souvent négatives en hiver avec 53 jours de températures inférieures à 0 °C et extrêmement élevées l'été avec 35 jours de températures supérieures à 30 °C, car la ville est sur un bassin formé par l'Arc à une altitude plus basse par rapport aux alentours ; l'air chaud est encerclé et a plus de mal à s'échapper.

En automne, des orages violents peuvent avoir lieu. Celui du 10 septembre 2005 toucha particulièrement le pays d'Aix avec 80 mm de pluie, et celui de 22 septembre 1993 entraîna des inondations meurtrières. On releva près de 222 mm en deux heures, soit quatre mois de précipitations.

En hiver, les épisodes neigeux importants sont rares, mais certains peuvent apporter beaucoup de neige comme le 7 janvier 2009 avec 25-30 cm (40 cm à Mimet (15 kilomètres d'Aix-en-Provence)). Ou encore novembre 1999 et février 2001 provoquant des dégâts sur la végétation. Une des principales chutes de neige sur Aix-en-Provence remonte à l'hiver 1946-1947 où, après le 24 janvier, 39 centimètres de neige tombent sur la ville[11].

La campagne y connaît des microclimats variés, plus humides, frais, ventés ou doux et protégés selon les endroits[12]. Si les températures minimales sont plus fraîches qu'à Marseille, la pluviométrie annuelle, plutôt faible, n'y est guère plus élevée.

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la période 1971-2000 :

Relevé météorologique d'Aix-en-Provence
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,0 3,9 6,0 8,5 12,6 16,0 18,7 18,7 15,5 11,6 6,8 4,1 10,5
Température moyenne (°C) 7,1 8,3 10,7 13,1 17,4 21,1 24,1 24,0 20,4 16,0 10,8 8,1 15,1
Température maximale moyenne (°C) 11,2 12,6 15,3 17,7 22,4 26,1 29,5 29,2 25,3 20,3 14,7 12,0 19,7
Précipitations (mm) 54 44 40 58 41 25 13 31 61 85 51 52 554 5
Source : Météo France[13] / Station de Marignane
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
54
 
11.2
3.0
 
 
44
 
12.6
3.9
 
 
40
 
15.3
6.0
 
 
58
 
17.7
8.5
 
 
41
 
22.4
12.6
 
 
25
 
26.1
16.0
 
 
13
 
29.5
18.7
 
 
31
 
29.2
18.7
 
 
61
 
25.3
15.5
 
 
85
 
20.3
11.6
 
 
51
 
14.7
6.8
 
 
52
 
12.0
4.1
Temp. moyennes maxi et mini (°C) • Précipitations (mm)

Urbanisme

Morphologie urbaine

Depuis la dernière mise à jour du recensement de l'Insee (chiffres collectés en 2006, officiels 2008), Aix-en-Provence est devenue la plus grande ville de banlieue française en nombre d'habitants devant Villeurbanne dans le Rhône[14]. Certains estiment néanmoins qu'il convient davantage de parler d'agglomération bicéphale : 2 villes centres au sein d'une même agglomération.

Logement

Aix-en-Provence comptait 76 960 logements en 2007 (69 172 en 1999[15]). Les constructions anciennes sont bien plus présentes que la moyenne française : en 2007, 21,1 % des résidences principales dataient d'avant 1949, 38,1 % construites entre 1949 et 1974 contre 23,8 % construites entre 1975 et 1989 et seulement 17 % datant d'après 1990.

Les résidences principales représentent 69 373 logements, soit 90,1 % du parc, réparties à 22,2 % en maisons individuelles (21,7 % en 1999) et à 77,0 % en appartements (respectivement 56,1 % et 42,4 % en France métropolitaine)[16]. Les propriétaires de leurs logements constituent 38,5 % des habitants, contre 57,8 % qui sont locataires (respectivement 57,4 % et 39,8 % en France métropolitaine)[17].

Projets d'aménagements

Les perspectives de développement d'Aix-en-Provence de 2010 à 2040 laissent envisager que la ville devrait être purgée de l'essentiel de son trafic de voitures et permettre la création de rues, boulevards et places, tout en laissant une large place aux lieux de promenade qui seraient construits sur l'emplacement des boulevards extérieurs, eux-mêmes desservis par un réseau de tramway[18].

Toponymie

Le nom « Aix-en-Provence » se dit Ais de Provença ou Ais de Prouvènço [ˈajs de pʀuˈvɛⁿsɔ] en occitan provençal et Aics en occitan médiéval.

Le nom « Aix », commun à treize communes et quatre hameaux en France[19], tire son origine du latin Aquae (« Eaux »), faisant allusion aux thermes romains de la ville. En 102 av. J.-C., le nom Aquae Sextiae est donné par l'historien romain Tite-Live à la ville[20].

En 1932, un décret de Paul Doumer, président de la République française, donne à Aix son nom moderne d'« Aix-en-Provence[19] ».

Histoire

Faits historiques

Article détaillé : Histoire d'Aix-en-Provence.
Fondation d'Aix par Sextius Calvinus (Joseph Villevieille, 1900).

Au IVe siècle av. J.‑C., la Basse-Provence est occupée par la tribu celto-ligure des Salyens ou Salluviens, dont la capitale, l'oppidum dit d'Entremont, se situe au nord d'Aix, sur la route de Puyricard[21]. En 123 avant J.-C., suite à l'appel des Grecs de Massalia (Marseille), le consul Gaius Sextius Calvinus prend et détruit cette ville-oppidum[21], ensuite y installe, près des sources thermales, un camp qui devient rapidement une ville, du nom d'Aquae Sextiae (« Eaux de Sextius[22] »), afin d'assurer la sécurité des transports commerciaux entre Rome et la cité phocéenne de Massalia[23]. En 102 avant J.-C., lors de la bataille d’Aquae Sextiae, Gaius Marius tient tête, au pied de la Sainte-Victoire, aux hordes d'Ambrons et de Teutons qu'il défait[24]. Aquae Sextiae prend de l'ampleur et rassemble une importante population composée pour l'essentiel des descendants des populations salyennes soumises par Rome[25]. La ville possède des remparts ainsi qu'un théâtre[26] qui en font une ville importante dans la région, idéalement située pour protéger les intérêts romains à Marseille.

Le bon roi René, comte d'Anjou et de Provence, peint par Nicolas Froment.

Dans les siècles qui suivent, plusieurs quartiers de la ville sont délaissés. Le théâtre antique est démantelé[25]. Cet état ne signifie pas une décadence d'Aix, mais simplement une nouvelle organisation territoriale des espaces habités. Au IVe siècle, la ville devient la capitale de la Narbonnaise deuxième et se dote d'un diocèse dont Lazarus devient l'évêque. Elle est ensuite occupée par les Wisigoths en 477. Au siècle suivant, elle est envahie tour à tour par les Francs et les Lombards, puis en 731 par les Sarrasins.

Alors que la ville d'Aix sort d'une longue période de ralentissement économique et démographique, les comtes de Provence (maisons d’Anjou et d’Aragon) décident d'en faire leur nouvelle résidence en 1189, au détriment des villes d'Arles et d'Avignon, d'où ils régnaient naguère. Cette position de force va non seulement donner à Aix le statut de capitale de Provence, mais surtout permettre un développement sans précédent de la ville. À ce titre, l'installation du bon roi René, duc d'Anjou, comte de Provence, roi titulaire de Sicile, au XVe siècle, marque l'âge d'or de la cité, qui conservera à jamais le titre de « cité du roi René ». Ce monarque, entouré d'une cour raffinée et lettrée, va faire d'Aix, dès 1409, un célèbre centre culturel et universitaire renommé, doter la ville d'une cour de justice et contribuer à son embellissement, après des siècles marqués par une stagnation économique.

À partir de 1486 et le rattachement de la Provence à la France, le gouverneur y réside. En 1501, Louis XII y établit le Parlement de Provence qui perdure jusqu’à la Révolution. Le plus souvent, les États de Provence s'y réunissent pour voter l'impôt.

Pluie de sang en Provence en juillet 1608

Début juillet 1608, les faubourgs d'Aix-en-Provence furent recouverts d'une pluie de sang. Quelques moines expliquèrent cet évènement par des influences sataniques. Nicolas-Claude Fabri de Peiresc fit des relevés de cette pluie en recueillant quelques gouttes sur la muraille du cimetière de la cathédrale. Il découvrit que c'était les excréments des papillons qui avaient été observés récemment. Le centre ville n'ayant pas été envahi, il était resté épargné. Cette explication scientifique ne calma pas la terreur populaire[27].

Aix-en-Provence est la ville où Paul Cézanne (1839-1906) a passé sa vie et Émile Zola ses 18 premières années. C'est au collège Bourbon (actuel collège Mignet) que s'est forgée la profonde amitié qui les a unis.

Aix est une ville qui mêle un passé historique et un futur technologique, notamment avec le projet ITER à Cadarache (communauté du Pays d'Aix), la Gare d'Aix-en-Provence TGV, les technopôles de l'Arbois et de Rousset. Aix compte en outre de nombreuses universités (Lettres, Droit, Économie, Sciences Politiques, Arts et Métiers, Beaux-Arts).

La ville a fêté le centenaire de la mort de Cézanne avec notamment l'exposition internationale au musée Granet : "Cézanne en Provence" du 9 juin 2006 au 17 septembre 2006 qui a rassemblé près de 120 œuvres du maître sur le thème de sa "chère Provence".

Politique et administration

Administration municipale

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de Aix-en-Provence [28] :

Groupe Président Effectif Statut
UMP Maryse Joissains-Masini 40 majorité
Union de la gauche Alexandre Medvedowsky 12 opposition
Centre-MoDem François-Xavier de Peretti 3 opposition

Maires d'Aix-en-Provence

Article détaillé : Liste des maires d'Aix-en-Provence.

Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie de Aix-en-Provence :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
19 mai 1945 27 janvier 1967 Henri Mouret MLN, SFIO, puis « indépendant » (centre-droit)  
27 janvier 1967 29 juin 1978 Félix Ciccolini SFIO, puis PS Avocat
29 juin 1978 18 mars 1983 Alain Joissains UDF-Parti radical Avocat
18 mars 1983 24 mars 1989 Jean-Pierre de Peretti UDF  
24 mars 1989 18 mars 2001 Jean-François Picheral PS Médecin radiologue
18 mars 2001 en cours Maryse Joissains-Masini Parti radical, puis UMP Avocate

Divisions administratives

Aix-en-Provence est divisée en trois cantons :

Conseiller général Parti Canton Code cantonal Population (2008)
Bruno Genzana NC Aix-en-Provence-Centre 13 47 43 550  hab.
Jean-Pierre Bouvet UMP Aix-en-Provence-Nord-Est 13 01 55 628  hab. (dont 43 279 aixois)
André Guinde PS Aix-en-Provence-Sud-Ouest 13 02 68 602  hab. (dont 55 914 aixois)


Un découpage cantonal de février 2003 divisait la ville en quatre cantons mais il a été annulé par le Conseil d'État en janvier 2004.

Politique environnementale

Si Aix-en-Provence bénéficie de la réputation de paysages mondialement connus telle que celui de la Sainte-Victoire, la ville doit faire face à de nombreuses pollutions notamment celles de l'air. Une pollution en partie liée à la proximité de l'étang de Berre et à la sur-utilisation des voitures[29]. Lors des élections municipales de juillet 2009, de nombreux Aixois et Aixoises ont décidé de se mobiliser pour faire d'Aix-en-Provence une ville durable et respectueuse de son environnement et de la santé de ses habitants en lançant un « Pacte écologique pour Aix »[30],[31]. Dans une démarche similaire à celle lancée par Nicolas Hulot lors des dernières présidentielles, le « Pacte », co-initié par le Dr Patrice Halimi, très investi sur les thématiques de santé-environnement, se voulait une force de propositions non-partisanes [32]. Tous les candidats s'étaient alors engagés à faire de l'environnement l'une de leur priorité[33].

Jumelages

Population et société

Démographie

Aix-en-Provence a connu, au XIXe siècle et jusqu'à l'entre-deux-guerres, une stagnation de sa population. Très modeste ville par rapport à Marseille, il a fallu attendre le début des années 1920 et surtout les années 1960/70 pour que la population augmente à un rythme régulier et soutenu[34].

De 25 000 habitants en 1840, elle est passée à 45 000 habitants en 1945, puis à 110 000 habitants en 1975 et environ 145 000 à l'heure actuelle.

À titre de comparaison, la ville d'Aix atteint maintenant le niveau de population d'une ville comme Nîmes ou Le Mans. En 2007, elle était classée 21e ville française par le nombre de ses habitants[35].

Évolution démographique

Le recensement de 1826, qui ne serait qu'une réactualisation de celui de 1821, n'a pas été retenu.
Le recensement de 1871 a été, pour cause de guerre, repoussé à l'année 1872.
Le recensement de 1941, réalisé selon des instructions différentes, ne peut être qualifié de recensement général, et n'a donné lieu à aucune publication officielle.
Les résultats provisoires du recensement par sondage annuel réalisé en 2004, 2005 et 2006 selon les communes sont tous, par convention, affichés à 2006.

Évolution démographique
(Sources : Cassini[36] et Insee[37])

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
27 000 21 009 21 960 22 412 22 575 24 660 26 698 27 280 27 255
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
26 136 27 659 28 152 29 020 28 693 29 257 29 057 28 357 28 913
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
29 418 29 829 29 836 29 983 35 106 38 332 42 615 46 053 54 217
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008  
67 943 89 566 110 659 121 327 123 842 133 018 142 534 142 743[38]  

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


Histogramme
(élaboration graphique par Wikipédia)

Évolution démographique 1962-1999

1962-1968 1968-1975 1975-1982 1982-1990 1990-1999 évolution 1962-1999
Naissances 8 200 11 475 11 664 13 249 14 064 58 652
Décès 4 704 6 133 6 740 7 825 9 027 34 429
Solde naturel 3 496 5 342 4 924 5 424 5 037 24 223
Solde migratoire 18 127 15 750 5 744 -2 909 5 343 42 055
Variation absolue population 21 623 21 092 10 668 2 515 10 380 66 278
Sources des données : INSEE[39]

Pyramides des âges

Évolution de la pyramide des âges de la ville d'Aix-en-Provence, comparaison entre l'année 2006[40] et l'année 1999[41] :

Pyramide des âges en 2006 en nombre d'individus.
Hommes Classe d'âge Femmes
4 261 
75 à plus
8 113 
7 893 
60 à 74
10 119 
15 852 
40 à 59
18 647 
22 467 
20 à 39
24 450 
15 154 
0 à 19
15 581 
Pyramide des âges en 1999 en nombre d'individus.
Hommes Classe d'âge Femmes
3 636 
75 à plus
6 720 
7 055 
60 à 74
8 886 
15 134 
40 à 59
17 277 
22 416 
20 à 39
24 974 
14 134 
0 à 19
14 092 

Sports

Aix-en-Provence est surtout connue pour son équipe de football américain, les Argonautes (club le plus titré de France[42]), pensionnaires du Casque de Diamant. Mais aussi pour son club de basket-ball féminin, le Pays d'Aix Basket 13 (ancien champion d'Europe), qui évolue en Ligue féminine de basket (1re division), et son club cycliste, l'AVC Aix (vainqueur de la Coupe de France des Clubs 2001 et 2002).

La ville abrite également des clubs de haut niveau en handball (Aix UC), water-polo (Aix-en-Provence Natation, Championnat de France de water-polo), escrime, taekwondo, badminton, squash (le vice champion du monde est Aixois[43])...

Éducation

La ville d'Aix-en-Provence est une ville universitaire, plus de 41 000 étudiants y vivent. De plus elle compte quatre lycées de plus de 1 000 élèves, ainsi que de nombreuses classes préparatoires dans ces lycées. La prochaine fusion des 3 universités d'Aix-Marseille regroupera 75 000 étudiants sur différents campus aixois et marseillais, ce qui en fera le plus grand site universitaire de France.

Santé

La ville d'Aix-en-Provence compte plusieurs établissements de soins comme le centre hospitalier du Pays d'Aix[59] et le centre hospitalier spécialisé de Montperrin. Plusieurs cliniques privées y sont également installées. Deux centres d'information permettent un dépistage anonyme du virus du sida[60].

C'est en 1518 que le consul Jacques de la Roque crée le premier hôpital de la ville qui prend le nom d'« hôpital saint-Jacques ». En 1961, c'est le début la construction de l'hôpital Cézanne qui prendra ultérieurement le nom de « centre hospitalier du Pays d'Aix[61] ».

Cultes et religions

La commune d'Aix-en-Provence abrite plusieurs centres de culte de diverses confessions. Les cultes les plus représentatifs sont les cultes catholique[62], protestant, juif – une synagogue a été construite en 1997, rue de Jérusalem[63] – et musulman : on compte 3 lieux de cultes musulman sur la commune ; ce sont des salles de prière[64].

Manifestations culturelles

La devise « Ville d'eaux, ville d'art » attribuée à la ville d'Aix-en-Provence trouve sa justification dans les nombreuses manifestations culturelles que la ville accueille chaque année. Au premier plan, figure le Festival international d'art lyrique, dont le programme est régulièrement retransmis en direct ou en léger différé par plusieurs chaînes de télévision nationales. C'est un festival d’opéra et de musique classique créé en 1948 et qui a lieu chaque été. Il s'agit d’un des grands festivals lyriques européens, avec une affinité particulière pour les opéras de Mozart ; les représentations données à l'origine, en plein air, dans la cour de l’ancien Archevêché sont réparties aujourd'hui sur plusieurs sites : le théâtre de l'Archevêché, le Grand Théâtre de Provence (construit en 2007), le théâtre du Jeu de Paume et l'hôtel Maynier d'Oppède en sont les principaux. D'autres manifestations culturelles notables peuvent être évoquées, notamment le Festival de la Chanson Française du Pays d'Aix, le Festival Littéraire « Le Printemps des Lettres Méditerranéennes », le Zic Zac Festival ou encore les Rencontres du neuvième art, consacrées à la bande-dessinée et organisées annuellement depuis 2004. En urbanisme, Aix à la chance d'accueillir le Festival Image de ville, l'un des plus graphiques et attractifs de France.

Économie

Revenus de la population et fiscalité des ménages

En 2007, le revenu fiscal médian par ménage était de 26 433 € pour 80 196 foyers fiscaux, 58,9 % de ces foyers sont imposés avec un revenu net imposable de 38 797 € représentant un impôt moyen de 3 734 € [15],[65].

Population active

La population âgée de 15 à 64 ans s'élevait en 2007 à 123 619 personnes (113 959 en 1999), parmi lesquelles on comptait 64,1 % d'actifs dont 56,5 % ayant un emploi et 7,7 % de chômeurs (contre 10,5 % en 1999)[66]. En 2007, 66,2 % des actifs ayant un emploi et résidant dans la commune travaillaient à Aix-en-Provence, 29 % dans une autre commune des Bouches-du-Rhône, 2,4 % dans un autre département et 2,2 % dans une autre région[67].

La répartition par catégories socioprofessionnelles de la population active d'Aix-en-Provence[Note 1] fait apparaître une sous-représentation des « agriculteurs » et « ouvriers » et une sur-représentation des « Cadres, professions intellectuelles » par rapport à la moyenne de la France métropolitaine.

Répartition de la population active par catégories socioprofessionnelles (recensement de 2007)

  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres, professions
intellectuelles
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Aix-en-Provence 0,3 % 5,4 % 25,1 % 28,8 % 27,4 % 13,0 %
Moyenne nationale 2,1 % 5,9 % 15,8 % 24,8 % 28,5 % 22,9 %
Sources des données : INSEE[66]

Emploi

En 2007, on comptait 84 165 emplois dans la commune, contre 65 263 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone étant de 57 090, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 2] est de 147,4 % (contre 137,1 % en 1999), ce qui signifie que la commune offre un fois et demie plus d'emploi que d'aixois actifs[66].

La répartition par secteurs d'activité des emplois à Aix-en-Provence fait apparaître l'importance des secteurs du commerce, des transports et des services. L'emploi tertiaire représente 87 % du total des emplois à Aix-en-Provence, contre plus de 75 % en France métropolitaine.

Répartition des emplois par domaines d'activité (recensement de 2007)

  Agriculture Industrie Construction Commerce,
transports,
services divers
Administration publique,
enseignement,
santé, action sociale
Aix-en-Provence 0,5 % 6,8 % 5,5 % 53,8 % 33,5 %
Moyenne nationale 3,1 % 14,8 % 6,8 % 45,1 % 30,3 %
Sources des données : INSEE[66]
Marché provençal.

Plusieurs secteurs sont source d'emplois dans le bassin aixois. Si l'artisanat provençal suscite l'intérêt du tourisme, par le moyen notamment des marchés de Provence, nombreux dans toute l'agglomération et les villages circonvoisins, depuis quelques années, des industries pourvoyeuses d'emplois se sont installées (l'industrie électronique, par exemple, avec ST Microelectronics, dans la zone d'acitivité de Rousset, à 10 kilomètres d'Aix, ou bien plusieurs usines de l'industrie agroalimentaire).

Aix-en-Provence possède un centre ENSAM (Arts et Métiers) et une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie Marseille-Provence.

Culture et patrimoine

La ville d'Aix possède un patrimoine architectural remarquable au sein de son centre historique, notamment en ce qui concerne les périodes des XVIIe et XVIIIe siècles. Avec 140 monuments historiques classés ou inscrits au titre de la loi du 31 décembre 1913 sur les monuments historiques (dont 9 fontaines et 75 hôtels) la ville d'Aix-en-Provence est la plus riche en patrimoine après Paris[68].

Monuments et lieux touristiques

La ville d'Aix-en-Provence vise l'obtention du label ville d'Art et d'Histoire. Elle détenait auparavant le label Ville d'art.
Aix-en-Provence possède deux étoiles au guide Vert Michelin.

Édifices religieux

Colonnade du cloître Saint-Sauveur

Édifices civils

Riche en édifices des XVIIe et XVIIIe siècles essentiellement, Aix-en-Provence attire de nombreux touristes par la qualité des bâtiments qui ornent les rues du centre-ville. L'hôtel de ville, construit entre 1655 et 1678 par Pierre Pavillon, dont la façade inspirée des palais italiens borde l'un des côtés de la place de l'Hôtel-de-Ville et sa tour de l'Horloge, couronnée d'un campanile, attirent le regard lorsque l'on pénètre dans le centre historique. On doit aussi visiter la place d'Albertas, le palais de justice de style néoclassique, construit après la Révolution sur les ruines de l'ancien palais comtal, la Tourreluque, tour datant du XIVe siècle, unique vestige de l'enceinte médiévale, mais aussi de nombreux hôtels particuliers, comme l'hôtel d'Estienne-de-Saint-Jean (rue Gaston-de-Saporta) ou l'hôtel de Castillon (XVIIIe siècle, 21, cours Mirabeau). La place des Quatre-Dauphins, au cœur du quartier Mazarin, conçu au XVIIe siècle par l'archevêque d'Aix-en-Provence Michel Mazarin, située à l'intersection de la rue Cardinale venant de l'église Saint-Jean-de-Malte et de la rue du Quatre-Septembre, menant au cours Mirabeau, entourée d'hôtels particuliers, dont l'hôtel de Boisgelin, offre un témoignage de l'architecture des XVIIe et XVIIIe siècles à Aix.

Dans les quartiers périphériques, des édifices modernes méritent aussi le déplacement, comme le Pavillon noir, accueillant le centre chorégraphique national, dirigé par Angelin Preljocaj. À l'extérieur de la ville, on trouve de nombreux monuments historiques, comme le pont de Saint-Pons ou le pont des Trois-Sautets.

Voies

La Rotonde.

La voie la plus connue à Aix-en-Provence, aussi bien localement qu'au niveau national, est le cours Mirabeau, tracé au XVIIe siècle, sur les remparts. Il possède à son extrémité ouest une monumentale fontaine appelée fontaine de la Rotonde érigée en 1860. À proximité se dressait, il y a encore peu, l'ancien casino-théâtre à l'architecture typiquement art-déco des années 1920, témoin du passé thermal de la ville. À l'autre extrémité du cours, se dresse une statue construite par David d'Angers (XIXe siècle) représentant le roi René tenant une grappe de raisin muscat.

Le centre-ville d'Aix se présente autour d'un réseau de voies qui l'encerclent de façon harmonieuse, sur le tracé des anciens remparts, détruits depuis le XIXe siècle. Du cours Mirabeau part l'avenue Victor-Hugo, puis le boulevard du Roi-René, le boulevard Carnot, le cours Saint-Louis, le boulevard Aristide-Briand, le boulevard Jean-Jaurès, le cours Sextius et enfin l'avenue Napoléon-Bonaparte qui, par la place de la Rotonde (officiellement dénommée place du Général-de-Gaulle) débouche à nouveau au cours Mirabeau.

Musées, fondations et bibliothèques

Aix-en-Provence possède de nombreux musées qui contribuent à la réputation culturelle de la ville. Le principal musée de la commune est le musée Granet. Situé tout contre l'église Saint-Jean-de-Malte, le bâtiment qui l'abrite a été construit en 1671, le prieuré étant transformé en musée en 1838. François Marius Granet y lègue une importante collection de peintures et l'établissement prend le nom de son donateur en 1949. Le musée des Tapisseries consiste en une vaste collection provenant de l'ancien archevêché. On y trouve des tapisseries exécutées à Beauvais aux XVIIe et XVIIIe siècles, dont certaines ont été réalisées d'après Bérain, ainsi qu'une série de neuf panneaux de la vie de don Quichotte, et quatre autres panneaux exécutés d'après Leprince.

Rue Gaston-de-Saporta existe depuis 1933 le musée du Vieil-Aix, situé dans l'hôtel d'Estienne-de-Saint-Jean. Il compte des collections de costumes, de faïences, de marionnettes, reconstituant la vie à Aix-en-Provence sous l'Ancien Régime, ainsi qu'au XIXe siècle. Le muséum d’histoire naturelle, fondé par le géologue Henri Coquand en 1838, est un musée installé depuis 1950 dans le prestigieux hôtel Boyer-d’Éguilles, monument historique datant du XVIIe siècle, dans lequel séjourna le célèbre botaniste aixois Joseph Pitton de Tournefort. Il accueille chaque année 30 000 visiteurs venus admirer ses imposantes collections paléontologiques, zoologiques ou encore ethnographiques.

Dans le centre-ville on peut aussi visiter le pavillon de Vendôme, ancien hôtel particulier abritant le musée du Pavillon de Vendôme-Dobler. Le musée Paul-Arbaud, quant à lui, propose des collections archéologiques.

Enfin, dans les quartiers périphériques de la ville d'Aix-en-Provence se situe, au Jas de Bouffan, la fondation Vasarely, construite en 1973 sur les plans de l'artiste Victor Vasarely. Sa façade, succession d'immenses cercles noir ou blanc, est caractéristique de son œuvre. Sur l'emplacement de l'ancienne manufacture des allumettes, la Cité du Livre a été construite sur une vaste friche industrielle réhabilitée ; elle rassemble la bibliothèque municipale Méjanes et ses partenaires institutionnels, associatifs et pédagogiques.

Depuis l'année 2002 un planétarium a été ouvert dans le Parc St-Mitre, situé dans les quartiers ouest (Jas de Bouffan) de la ville. Il porte le nom de Peiresc (1580-1637), humaniste et astronome aixois qui fut conseiller au Parlement d'Aix.

Patrimoine naturel

Gastronomie

Calissons d'Aix.

La cuisine aixoise est une cuisine provençale et méditerranéenne caractérisée par l'importante utilisation de produits frais : poissons, légumes, fruits. On y consomme donc l'essentiel de la cuisine méditerranéenne et, notamment, la soupe au pistou, la daube provençale et l'aïoli. La réelle spécialité de la ville, toutefois, est une confiserie connue sous le nom de « calissons d'Aix ». Ces calissons sont réalisés à base de pâte d'amandes aromatisée au melon et à l'orange confits, qui sont la spécialité de la ville depuis le XVIIe siècle.

Article détaillé : Calisson.

Célébrités natives d'Aix-en-Provence

François Marius Granet
Paul Cézanne (v. 1861)

De nombreuses personnalités ont vu le jour à Aix-en-Provence. L'un d'elles, Paul Cézanne (1839-1906), peintre de la montagne Sainte-Victoire, avait un jour écrit : « Quand j'étais à Aix, il me semblait que je serais mieux autre part, maintenant que je suis ici, je regrette Aix... Quand on est né là-bas, c'est foutu, rien ne vous dit plus[69]. » Plusieurs autres artistes sont nés dans cette ville : Jean-Baptiste van Loo (1684-1745), François Marius Granet (1775-1849), Jacques Pellegrin (né en 1944) sont du nombre des peintres, mais des écrivains peuvent aussi être cités, comme Louise Colet (née Révoil) (1810-1876), Paul Alexis (1847-1901), Alfred Capus (1857-1922), académicien de 1914 à sa mort en 1922, Folco de Baroncelli-Javon (1869-1943), Joachim Gasquet (1873-1921) ou encore José de Bérys (1883-1957). Aix-en-Provence est aussi une ville qui a vu la naissance de plusieurs artistes : le compositeur Emmanuel de Fonscolombe (1810-1875), le couturier Emanuel Ungaro (né en 1933) ou la pianiste Hélène Grimaud (née en 1969).

De nombreux sportifs se sont révélés. Eux aussi sont nés à Aix-en-Provence : Henri Michel (né en 1947), ancien footballeur et entraîneur de nombreuses équipes de football, Franck Cammas, (né en 1972), navigateur, Arnaud Clément (né en 1977), tennisman ou bien Virginie Dedieu (née en 1979), triple championne du monde de natation synchronisée.

Aix-en-Provence est aussi une ville d'hommes d'église ou de politiciens et, ce, depuis des siècles ; Éléonore de Provence (1223-1291), reine consort de Henri III d'Angleterre, en est un exemple marquant. Il est aussi possible d'évoquer la famille de Duranti (XIVe siècle-XIXe siècle), une famille noble de robe qui a donné plusieurs consuls à la ville, puis des conseillers en la Chambre des comptes et un général de l'ordre des Minimes, confesseur du roi Henri III. Bruno-Philibert Audier-Massillon (1746-1822), magistrat et homme politique français des XVIIIe et XIXe siècles est aussi né dans la ville, tout comme Jean Espariat (1747-1827), premier maire d'Aix, Eugène de Mazenod (1782-1861), prêtre catholique, François-Auguste Mignet (1796-1884), historien et conseiller d'État ou Maurice Rouvier (1842-1911), homme politique.

Personnalités liées à Aix

Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau

Mais beaucoup de personnes dont la vie a considérablement marqué, voire transformé la ville d'Aix-en-Provence, méritent aussi d'être évoquées, même si elles n'y sont pas nées. Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau (1749-1791), député des États généraux en 1789, en est un exemple marquant ; son nom est aujourd'hui associé de manière étroite à la ville d'Aix, au point d'avoir donné son nom à sa rue la plus célèbre, le cours Mirabeau.

Le plus ancien personnage liée à Aix est peut-être Mitre d'Aix, aussi appelé Saint Mitre (433-466), saint catholique ayant évangélisé Aix et dont le culte s'est perpétué au fil des siècles.

Aix, de par sa position d'ancienne capitale de la Provence et de siège du Parlement de Provence et du tribunal civil, a eu très tôt vocation à attirer les hommes politiques les plus réputés, tels Raimond Bérenger IV de Provence (1199-1245), comte de Provence et de Forcalquier, dernier des comtes catalans à régner en Provence, Jean-Étienne-Marie Portalis (1746-1807), homme d'État, jurisconsulte, philosophe du droit français et co-rédacteur du Code civil, Jean Joseph Pierre Pascalis (1732-1790), avocat, assesseur d'Aix et procureur du pays de Provence sous l'Ancien Régime ou Adolphe Thiers (1797-1877), avocat, journaliste, historien et homme d’État français.

Mais Aix-en-Provence étant aussi une ville d'arts, on y dénombre de nombreux artistes qui y ont fait leur carrière ou bien une partie de celle-ci : Jean-Baptiste Boyer d'Argens (1703-1771), Émile Zola (1840-1902), Blaise Cendrars (1887-1961), tous écrivains ; Fernand Pouillon (1912-1986), architecte, Jean Murat (1888-1968), acteur français, décédé à Aix ; Darius Milhaud (1892-1974), compositeur français de musique classique, Bruno Étienne (1937-2009), professeur d'université. Gaston de Saporta (1823-1895), le fameux botaniste né à Saint-Zacharie (Var), a vécu tout le restant de sa vie à Aix-en-Provence. En musique, Gérald De Palmas est aussi lié à Aix-en-Provence.

Nicolas-Claude Fabri de Peiresc, bien que né à Belgentier (Var) le 1er décembre 1580, a passé toute sa vie à Aix-en-Provence où il fut Conseiller au Parlement. Il est mort à Aix le 24 juin 1637 et a été enterré en l'église de la Madeleine.

Héraldique

Blason ville fr Aix-en-Provence.svg

Blasonnement :

D'or aux quatre pals de gueules ; au chef tiercé en pal : au premier d'argent à la croix potencée d'or cantonnée de quatre croisettes du même, au deuxième d'azur semé de fleurs de lys d'or brisé en chef d'un lambel de cinq pendants de gueules, au troisième d'azur semé de fleurs de lys d'or à la bordure de gueules.

Devise : Generoso sanguine parta (« Issue d'un noble sang »)

Ces armes ont été composées à partir de celles des comtes de Barcelone et rois d'Aragon, qui ont été comtes de Provence, sommées d'un chef composé d'armes des comtes capétiens: rois de Jérusalem et de Naples, ducs d'Anjou. Il y a cependant une énigme car les rois de Naples avaient un lambel à trois pendants alors que celui d'Aix est à cinq pendants.

Entre 1800 et 1814, Napoléon a donné de nouvelles armoiries à la ville qu'il a classées en 2e catégorie. D'or aux cinq pals de gueules ; au franc-canton d'argent au "N" de sable surmonté d'une étoile d'argent bordée de sable.

Photothèque

Pour approfondir

Bibliographie

Sur l'histoire d'Aix-en-Provence

  • Les Rues d'Aix, Ambroise Roux-Alphéran, 1846-1848.
  • Évocation du vieil Aix-en-Provence, André Bouyala d'Arnaud, éd. de Minuit, 1964.
  • Institutions et vie municipale à Aix-en-Provence sous la Révolution, Christiane Derobert-Ratel, éd. Édisud, 1981, (ISBN 2-85744-092-8).
  • Vivre au pays d'Aix aux temps de la reine Jeanne et du roi René, Jean Fabre et Léon Martin, éd. Aubanel, coll. « Archives du sud », 1984, (ISBN 2-7006-0106-8).
  • Le Guide d'Aix-en-Provence et du Pays d'Aix, Nerte Fustier-Dautier, Noël Coulet, Yves Dautier, Raymond Jean, éd. la Manufacture, 1988.
  • Le notaire, la famille et la ville, « Aix-en-Provence à la fin du XVIe siècle », Claire Dolan, Presses universitaires du Mirail, Toulouse, 1998, (ISBN 2-85816-361-8).
  • Les folies d'Aix ou la fin d'un monde, Michel Vovelle, éd. Le Temps des cerises, 2003, (ISBN 2-84109-389-1).
  • Architecture et urbanisme à Aix-en-Provence aux XVIIe et XVIIIe siècles, du cours à carrosses au cours Mirabeau, Jean Boyer, éd. Ville d'Aix-en-Provence, 2004, (ISBN 2-905195-14-2).
  • Carte archéologique de la Gaule : Aix-en-Provence, pays d'Aix, val de Durance, 13/4, Fl. Mocci, N. Nin (dir.), Paris, 2006, Académie des incriptions et belles-lettres, ministère de l'Éducation nationale, ministère de la Recherche, ministère de la Culture et de la Communication, maison des Sciences de l'homme, centre Camille-Jullian, ville d'Aix-en-Provence, communauté du pays d'Aix, (ISBN 2-87754-098-7).
  • Aix-en-Provence, promenades du peintre, Aleš Jiránek, Jacky Chabert, éd. Cerises & Coquelicots, 2007, (ISBN 2-914880-03-0).
  • Deux siècles d'Aix-en-Provence. 1808-2008, Académie d'Aix éditions, Aix-en-Provence, 2008.
  • Histoire d'une ville. Aix-en-Provence, Scéren, CRDP de l'académie d'Aix-Marseille, Marseille, 2008, (ISBN 978-2-86614-443-2).
  • Aix-en-Provence 1850-1950 Les faux-semblants de l'immobilisme, Philippe Vaudour, Publications de l'Université de Provence, coll. "le temps de l'histoire", Aix-en-Provence, 2010, 284 p., (ISBN 978-2-85399-762-1).

Articles connexes

Histoire


Histoire liée à l'Église catholique

Politique et administration

Infrastructures

Patrimoine (rues)

Patrimoine religieux

Patrimoine civil

Gastronomie

Enseignement

Club sportif

Festival

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Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Y compris les actifs sans emploi
  2. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'INSEE

Références

  1. Population légale de la commune d'Aix-en-Provence au 1er janvier 2008
  2. « Résultats du recensement de la population - 2007 », INSEE.
  3. Recensement INSEE 2007 Aire urbaine
  4. [PDF] Carte des risques majeurs, source : Académie d'Aix-Marseille
  5. Source : mairie d'Aix-en-Provence.
  6. Site d'Aix-en-Bus.
  7. Site de la Mairie
  8. Blog Faire du vélo en Provence
  9. Les V’Hellos, c’est vraiment fini ! sur Blog de Brigitte Devesa, 31 mai 2011. Consulté le 6 juin 2011.
  10. Aix-en-Provence tourisme.
  11. « Chronologie des catastrophes neigeuses dans le sud-est de la France », Gérard Staron, in Revue de géographie de Lyon, année 1991, vol. 66, p. 143.
  12. Climat à Aix-en-Provence.
  13. Méto France
  14. Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), Code officiel géographique, zonages d'études
  15. a et b (fr) [PDF] Fiche INSEE d'Aix-en-Provence, INSEE, 2007
  16. (fr)Catégories et types de logements en France Métropolitaine, INSEE, 2007
  17. (fr)Résidences principales selon le statut d'occupation en France Métropolitaine, INSEE, 2007
  18. (fr) Des architectes livrent des pistes pour Aix de 2040, La Provence, 4 mai 2010
  19. a et b Gilbert Schlogel (dir.), Louis André, Albert Giraud et Alban d'Hauthuille, Deux siècles d'Aix-en-Provence. 1808-2008, Aix-en-Provence, Académie d'Aix éditions, 2008, 409 p. (ISBN 978-2-9531510-0-8) (notice BNF no FRBNF41307346z), p. 201 
  20. « Duobus deinde proeliis circa Aquas Sextias eosdem hostes delevit » (Tite-Live, Perochia 68).
  21. a et b Patrice Arcelin, « Avant Aquae Sextiae, l'oppidum d'Entremont » in Florence Mocci (dir.) et Nuria Nin (dir.), Carte archéologique de la Gaule : Aix-en-Provence, pays d'Aix, val de Durance : Carte archéologique de la Gaule. [Nouvelle série] ; 13, 4, Paris, Académie des inscriptions et belles-lettres, ministère de l'Éducation nationale, ministère de la Recherche, ministère de la Culture et de la Communication, maison des Sciences de l'homme, centre Camille-Jullian, ville d'Aix-en-Provence, communauté du pays d'Aix, 2006, 781 p. (ISBN 2-87754-098-7) (notice BNF no FRBNFcb409873068), p. 125-168 
  22. On ne peut affirmer que la ville était dénommée Aquae Sextiae dès sa fondation. En revanche, elle portait ce nom au plus tard en 102 av. J.-C.. Tite-Live parle en effet de « duobus deinde proeliis circa Aquas Sextias eosdem hostes delevit » (Tite-Live, Perochia 68). Pline l'Ancien, lui, évoque « Aqua Sextia Salluviorum ».
  23. Dominique Busine (dir.), Histoire d'une ville. Aix-en-Provence, Marseille, SCEREN-CRDP Académie d'Aix-Marseille, coll. « Parcours d'histoire », 2008, 143 p. (ISBN 978-2-86614-443-2) (notice BNF no FRBNFcb412870756), p. 28 
  24. Plutarque, Vie de Marius, XIX-XXII, traduction Ricard, Furne et Cie Librairies-éditeurs, Paris, 1840.
  25. a et b Histoire d'une ville. Aix-en-Provence, op. cit., p. 29.
  26. « Théâtre antique d’Aquae Sextiae », site de la mairie d'Aix-en-Provence.
  27. Nicolas-Claude Fabri de Peiresc sur le site peiresc.org
  28. Résultats des élections
  29. « Aix : l'air pur se fait de plus en plus rare », La Provence.com, 11 juillet 2009.
  30. "Pacte écologique pour Aix".
  31. « Municipales d'Aix : le docteur Halimi veut donner le feu vert aux candidats », La Provence.com, 3 juillet 2009.
  32. « Halimi veut imposer l'écologie dans le débat politique », La Provence.com, 29 juin 2009.
  33. « Municipales d'Aix : dernière ligne droite pour 5 candidats », La Provence.com, 8 juillet 2009.
  34. Espace communal et pouvoirs municipaux à Aix-en-Provence de 1857 à 1930, Philippe Vaudour, Rives nord-méditerranéennes.
  35. Voir article de l'Insee : Les communes de France les plus peuplées.
  36. Population avant le recensement de 1962
  37. Insee : Population depuis le recensement de 1962
  38. (fr) Populations légales 2008 de la commune d'Aix-en-Provence, Insee
  39. Évolutions démographiques 1962 - 1999
  40. Recensement de l'INSEE en 1999 - Population totale par sexe et âge
  41. Données du recensement de 1999.
  42. Source : Fédération française de football américain.
  43. "Sports à Aix en Provence", Office de tourisme.
  44. Site officiel du club de rugby.
  45. (fr)(en)(de) Site du Lycée international Georges-Duby, Académie Aix-Marseille
  46. Site du Lycée militaire d’Aix-en-Provence sur lycee-militaire-aix.fr
  47. (fr) Site du Lycée Saint-Eloi sur st-eloi.org
  48. (fr) Site du Lycée Paul-Cézanne, Lycée Cézanne
  49. (fr) Site du Lycée Émile-Zola, Académie Aix-Marseille
  50. Site du Lycée Vauvenargues, Académie Aix-Marseille
  51. (fr) Site de La Nativité sur la-nativite.fr
  52. (fr)(en) Site du Centre international privé pour l'éducation et la culture sur cipec.com
  53. (fr) Site de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence, Université Cézanne
  54. (fr) Site dd l'École nationale supérieure d'arts et métiers sur ensam.fr
  55. (fr) Site de l'École supérieure d'art d'Aix-en-Provence sur ecole-art-aix.fr
  56. (fr) Site de l'Institut d'urbanisme et d'aménagement régional, Université Cézanne
  57. Site de l'Institut d'administration des entreprises, Université Cézanne
  58. (fr)(en) Site de l'American University Center of Provence sur aucp.org
  59. Site du centre hospitalier d'Aix-en-Provence
  60. Liste des établissements de santé, mairie d'Aix-en-Provence.
  61. Historique de l'hôpital, centre hospitalier du Pays d'Aix.
  62. Département 13 : Bouches-du-Rhône. Chef-lieu : Marseille
  63. Synaogue juive. Cette synagogue a été inaugurée le 2 avril 1997 par le Grand Rabbin de France Joseph Sitruck]
  64. Annuaire Musulmans francophones.
  65. (fr) CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl sur site de l'Insee
  66. a, b, c et d Résultats du recensement de la population - 2007 Emploi-Population active sur site de l'INSEE
  67. (fr) Résultats du recensement de la population - 2007 - Formes et conditions d'emploi sur site de l'Insee
  68. Le patrimoine architectural,archéologique et mobilier d'Aix-en-Provence sur le site officiel du ministère français de la Culture (base architecture et patrimoine)
  69. Paul Cézanne, Lettre à Philippe Solari, Talloires, 23 juillet 1896.





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