Henri III De France


Henri III De France

Henri III de France

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Henri III
Roi de France
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Henri III de France

Règne
30 mai 1574 - 2 août 1589
Sacre 13 février 1575
en la cathédrale de Reims
Dynastie Valois Angoulême
Titre complet Roi de France (1574-1589)
Roi de Pologne (1574)
Duc d'Angoulême (1551-1574)
Duc d'Orléans (1560-1574)
Duc d'Anjou (1567-1573)
Duc de Bourbon (1566-1574)
comte d'Auvergne (1569-1574)
Comte de Forez, d'Agen, de Rouergue (1566-1574)
Prédécesseur Charles IX
Successeur Henri IV
Héritier François de France (1574-1584)
Henri III de Navarre (1584-1585)
Charles de Bourbon (1585-1588)
Henri III de Navarre (1589)

Autres fonctions
Roi de Pologne
Période
24 janvier 1574 - 18 juin 1574
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Prédécesseur Sigismond II
Successeur Étienne Bathory

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Biographie
Nom de naissance Alexandre-Édouard de France
Naissance 19 septembre 1551
Pavillon royal de France.svg Fontainebleau, France
Décès 2 août 1589 (à 37 ans)
Pavillon royal de France.svg Saint-Cloud, France
Père Henri II
Mère Catherine de Médicis
Conjoint(s) Louise de Lorraine-Vaudémont
Descendance Sans descendance
Résidence(s) Palais du Louvre

Blason France moderne.svg
Rois de France

Henri III (19 septembre 1551 à Fontainebleau - 2 août 1589 à Saint-Cloud) est le quatrième fils d'Henri II, roi de France et de Catherine de Médicis. Il est, dans un premier temps, baptisé sous le prénom d'Alexandre-Édouard, et titré duc d'Angoulême. En 1560, à l'avènement de son frère Charles IX, il devient duc d'Orléans. Il prend lors de sa confirmation à Toulouse, le 17 mars 1565, le prénom de son père : « Henri »[1]. Le 8 février 1566, il devient duc d'Anjou.

Le 11 mai 1573[2], il est élu roi de Pologne sous le nom d'Henryk Walezy (en polonais, Henri de Valois). Il règne sur la Pologne du 24 janvier au 18 juin 1574. Le 30 mai 1574, son frère Charles IX étant mort, il quitte la Pologne en catimini pour le trône de France. Il est sacré à Reims le 13 février 1575 sous le nom d'Henri III et le 15 février il épouse Louise de Lorraine.

En montant sur le trône de France, Henri III a hérité d'un royaume divisé où son autorité n'est que partiellement reconnue. Son règne est marqué par de sérieux problèmes religieux, politiques et économiques. Quatre guerres de religion se déroulent sous son règne. Henri III doit faire face à des partis politiques et religieux soutenus par des puissances étrangères, qui finissent par venir à bout de son autorité, le parti des Malcontents, le parti des protestants et pour finir celui de la Ligue qui parvient à le faire assassiner. Il meurt à Saint-Cloud le 2 août 1589 après avoir été poignardé par le moine Jacques Clément.

Son emblème est constitué de trois couronnes symbolisant les royaumes de France et de Pologne ainsi qu'une devise qui explique la troisième couronne : « Manet ultima caelo », « La dernière se trouve au ciel. »

Sommaire

Biographie

Jeunesse

Henri, duc d'Anjou
Portrait par François Clouet (1570)
Le jeune prince se fait remarquer par son élégance et l'entretien de son apparence
Blason de Henri, duc d'Anjou

Jusqu'à la mort de son père, Henri grandit avec ses frères et sœurs au château de Blois et d'Amboise. Au sortir de la petite enfance, il est confié à deux précepteurs connus pour leur humanisme, Jacques Amyot et François de Carnavalet. C'est auprès d'eux qu'il apprendra à aimer les lettres et les discussions intellectuelles.

Enfant préféré de sa mère, la reine-régente Catherine de Médicis, il exerce très tôt son rôle de prince royal. A 7 ans, il siège à côté de son frère le roi Charles IX aux États généraux de 1560. Il l'accompagne ensuite dans son grand tour de France et en 1565, à l'âge de quatorze ans, il est chargé dans le cadre de l'entrevue de Bayonne, d'aller en Espagne chercher sa sœur la reine Elisabeth.

En grandissant, Catherine de Médicis désire qu'Henri devienne le plus ferme appui de la royauté. À seize ans, il est nommé lieutenant général du royaume. Cette très haute charge militaire fait de lui le second du royaume après le roi son frère. Malheureusement, cette élévation subite contrarie les ambitions politiques du prince de Condé, qui convoitait également cette charge. Leur mauvaise entente pousse Condé qui est aussi chef des protestants, à quitter la cour et, subséquemment, à rouvrir les hostilités.

Henri s'investit alors personnellement durant les deuxième et troisième guerres de religion. Adroitement conseillé par Gaspard de Saulx-Tavannes, il s'illustre en remportant les batailles de Moncontour et de Jarnac, au cours de laquelle Condé est assassiné par le capitaine des gardes du duc d'Anjou. Henri laisse la dépouille princière être tournée en ridicule par le peuple et promenée pendant deux jours sur une ânesse, s'attirant ainsi la rancœur d'Henri Ier de Bourbon-Condé, le fils et successeur de Louis.

Les hauts faits militaires d'Henri durant la guerre ont développé sa réputation en Europe et ont attisé en parallèle la jalousie du roi son frère, à peine plus âgé que lui. Sa grâce et sa popularité, ainsi que son ingérence politique, irritent Charles IX, avec qui Henri s'entend de plus en plus mal.

Très tôt, le duc d'Anjou est confronté à la politique. Plus proche des Guise que des Montmorency, il prône au sein du conseil royal - où sa mère l'a introduit - une politique de rigueur contre les protestants. Son ambition de gouverner et ses aptitudes à le faire font de lui, aux yeux de ses contemporains, un successeur potentiel très attendu. Catherine de Médicis a l'ambition de lui faire épouser une haute princesse, mais Henri n'a d'yeux que pour la belle Marie de Clèves. Tandis que la reine mère persiste à vouloir donner à son fils une couronne royale en Europe, les tractations avec Élisabeth Ire, reine d'Angleterre, échouent à cause des exigences religieuses du prince.

Durant les épisodes de la Saint-Barthélemy, Henri prend parti d'une action contre les chefs protestants. S'il n'est pas possible de prouver sa présence dans les rues au moment du massacre, il est certain que ses hommes participèrent activement au meurtre des militaires protestants[3].

En janvier 1573, le roi lui confie le commandement de l'armée pour s'emparer de la ville de La Rochelle, capitale du protestantisme français. Malgré les moyens utilisés, le siège s'avère un échec. Les pertes du côté catholique sont importantes et Henri lui-même est blessé. La trève est sonnée quand Henri apprend de sa mère qu'il a été élu roi de Pologne.

La période polonaise

Henri III, roi de Pologne sous le nom d'Henryk Walezy, par Jan Matejko, peintre polonais (XIX siècle)
Blason d'Henryk Walezy, roi de Pologne

La reine Catherine avait envoyé l'évêque de Valence, Jean de Monluc, en ambassade extraordinaire pour soutenir devant la Diète la candidature de son fils au trône polonais. Grâce à son talent de diplomate, Montluc réussit à la convaincre et Henri est élu Roi de la Rzeczpospolita de Pologne-Lituanie sous le nom d'Henri IV de Valois (Henryk IV Walezy). Le 19 août 1573, une grande délégation polonaise composée de 10 ambassadeurs et 250 gentilshommes est envoyée en France pour aller le chercher. Le nouveau roi fut obligé de signer la première Pacta Conventa et « Les Articles du Roi Henry » ("Artykuły Henrykowskie"), que tous les souverains polono-lituaniens de l’avenir auront à respecter. Selon ces documents Henri devait arrêter les persecutions contre les protestants en France et estimer la tolérance religieuse en Pologne conforme avec la Confédération de Varsovie (Konfederacja Warszawska, 1573). Henri n'étant pas pressé de partir, fit traîner son départ. Henri dut s'exécuter devant les exigences du roi son frère, à qui Henri fit ses adieux en décembre 1573.

Parti de Fontainebleau, il arrive à Cracovie le 18 février 1574 après une traversée assez difficile des pays allemands. Il est accompagné par une troupe nombreuse de gentilhommes de qualité : Albert de Gondi, Louis de Gonzague, Charles de Guise, François d'O ...

Le 21 février, le jeune prince de 23 ans est sacré roi, mais refuse d'épouser Anna Jagellon, sœur de Sigismond II Auguste, une femme quinquagénaire qu'il juge « laide ».

Il apprend par une lettre le 14 juin 1574 la mort de son frère Charles, et songe alors à quitter la Pologne. Un roi de Pologne n'a pas autant de pouvoir qu'un roi de France et Henri regrette la cour de France réputée dans toute l'Europe pour ses fêtes. Sans la permission de la Diète Polonaise, il s'échappe de nuit, le 18 juin 1574 du palais royal Wawel.

Après un interrègne de dix-huit mois, la Diète élira comme nouveau Roi de Pologne le souverain de la Transylvanie, Étienne Bathory (1575).

Retour en France

Henri arrive à Vienne en Autriche, le 23 juin où il rencontre l'empereur Maximilien II.

Henri III fuyant la Pologne, XIXe siècle, musée national de Varsovie.

La capitale autrichienne l'accueille avec faste et il y dépense près de 150 000 écus. Il atteint ensuite l'Italie et s'y arrête plus longuement.

Louise de Lorraine (1575)

La magnificence avec laquelle la République de Venise le reçoit à son tour émerveille le jeune souverain. Il a là une brève liaison avec la courtisane Veronica Franco. Il passe ensuite à Padoue, Ferrare et Mantoue. En août, il est à Monza où il rencontre Charles Borromée qui l'impressionne vivement. À Turin, Henri III retrouve sa tante Marguerite de France, puis, le duc de Savoie vient le chercher pour l'emmener à Chambéry. Il traverse donc les Alpes à bord d'une litière vitrée.

Il arrive à Chambéry le 2 septembre 1574 où il retrouve son frère François d'Alençon et son cousin Henri de Navarre. Le 6 septembre il est accueilli à Lyon par sa mère. Il souhaite l'annulation du mariage de Marie de Clèves afin de l'épouser, mais le 30 octobre, alors qu'il vient d'arriver à Avignon, il apprend sa mort. Cette nouvelle l'anéantit et il refuse de s'alimenter pendant dix jours.

Le 13 février 1575, Henri troisième du nom, est sacré dans la cathédrale de Reims par le cardinal de Guise. Le 15 février, il épouse Louise de Vaudémont-Nomény, princesse de Lorraine. Il n'aura pas d'enfant de ce mariage.

Le début d'un règne marqué par la guerre

Henri III
Portrait équestre d'avènement (1574)
Le roi apparaît sur un fond de ruines comme l'élu qui restaurera la France

Dès son avènement, Henri III est confronté à la guerre menée par Henri de Montmorency comte de Damville, dit roi du Languedoc. À la Cour, il doit faire face aux complots fomentés par son frère François d'Alençon, qui mène le parti "des Malcontents" et le roi de Navarre, le futur Henri IV, lesquels finissent par s'enfuir de la cour et prendre les armes. Tandis qu'Alençon s'allie avec le parti protestant, le roi de Navarre retourne à la religion calviniste. La campagne qui s'engage alors est désastreuse pour le roi. Le prince de Condé a fait appel au fils du comte palatin du Rhin Jean Casimir, qui vient avec ses mercenaires menacer Paris. Malgré la victoire du duc de Guise à Dormans sur l’avant-garde, Henri III doit s'incliner. Le 6 mai 1576, il accorde l'édit de Beaulieu, autrement appelé la paix de Monsieur dont son frère François est le principal gagnant. Henri III lui accorde le titre de duc d'Anjou. Les protestants obtiennent quant à eux de très nombreux avantages, ce qui renforce la rancœur des catholiques et contribue à faire naître les premières ligues.

Humilié, Henri III ne cherche qu'à reprendre sa revanche. Il doit tout d'abord réunir à la fin de l'année les États généraux à Blois dans le but de combler les déficits budgétaires causés par la guerre. Sous la pression des députés catholiques, Henri III décide de reprendre la guerre contre les protestants. Auparavant, il a pris soin de se réconcilier avec son frère qui, comblé de bienfaits, marche à ses côtés. Henri de Montmorency se rallie également à la cause royale. Ainsi débute la 6e guerre de religion dont le déroulement aura lieu principalement en Languedoc. La ville de Montpellier, prise par les protestants, voit sa citadelle rasée par les troupes catholiques. Le 17 septembre 1577, la paix de Bergerac est signée entre les belligérants et l'édit de Poitiers restreint quelque peu les libertés accordées aux protestants dans l'édit précédent.

Une puissance encore fragile

La flotte française se fait écraser par la flotte espagnole le 26 juillet 1582 aux Açores

Henri III laisse à sa mère Catherine de Médicis le soin de parfaire la paix. Elle effectue un séjour à Nérac où elle réconcilie le couple Navarre et signe le 28 février 1579, un édit accordant aux protestants trois places de sûreté en Guyenne et onze places en Languedoc, pour une durée de six mois. Elle entame ensuite un grand tour de France. Les efforts de la reine-mère n'empêchent pas la guerre de se rallumer très brièvement. En 1580, la 7e guerre de religion appelée "Guerre des Amoureux", éclate en France. Elle sera de très courte durée et François d'Alençon négocie la paix de Fleix le 26 novembre 1580. Les négociateurs prévoient une trêve de six ans.

Toujours sur les conseils de sa mère, Henri III soutient les ambitions de François d'Anjou aux Pays-Bas, tout en le désavouant devant l'ambassadeur espagnol. Conscient des fragilités du pays, le roi ne veut pas se risquer à un conflit ouvert avec l'Espagne. Ses relations avec Philippe II d'Espagne sont alors au plus bas. En 1582, La France soutient Antoine, prétendant au trône du Portugal, alors que Philippe II occupe le pays. Commandée par Strozzi, la flotte française est lourdement mise en échec aux îles Canaries, à la Bataille des Açores. Les Français sont exécutés sans pitié et Strozzi trouve la mort.

La même année, les Français échouent également aux Pays-Bas avec la retraite désastreuse de François d'Anjou. Après la furie d'Anvers, le prince français doit se retirer faute de moyens, ce qui amène les Espagnols à reprendre le contrôle de la Flandre qu'ils avaient perdu. Devant la montée en puissance de l'Espagne, Henri III resserre plus que jamais l'alliance avec la reine d'Angleterre et reçoit l'ordre de la jarretière.

Sa manière de gouverner

Henri III est un chef d'Etat qui aime prendre connaissance des affaires du royaume et entend être au courant de tout. Dans son conseil, il s'entoure de juristes compétents, comme le comte de Cheverny, ou Pomponne de Bellièvre.

A la cour, il aime promouvoir des hommes de noblesse moyenne, à qui il va donner de très hautes responsabilités. Henri III veut s'appuyer sur ces hommes neufs pour régner. La cour d'Henri III voit donc apparaître des favoris qui connaissent, grâce au roi, une fortune fulgurante et qu'on va appeler vulgairement les mignons. Le roi a l'intention d'avoir autour de lui des hommes qui lui sont complètement dévoués. Pour concrétiser ce projet, il crée, en 1578, l'Ordre du Saint-Esprit, un ordre de chevalerie très prestigieux qui rassemble autour de la personne royale, les gentilshommes les plus distingués de la haute société.

Le roi aime impressionner ses sujets et organise des fêtes somptueuses, comme celles données en l'honneur du duc de Joyeuse en 1581. À cette occasion, on donne à la cour le somptueux Ballet comique de la reine. Le roi donne également d'importantes sommes d'argent, en récompense, aux serviteurs les plus zélés. Toutes ces dépenses, fortement critiquées ne manquent pas d'approfondir la dette du royaume, mais, pour le roi, qui n'hésite pas à emprunter d'importantes sommes au Grand Prévôt Richelieu (père du cardinal de Richelieu) ou au financier Scipion Sardini, la restauration de la puissance royale demeure la priorité.

Par ailleurs, Henri III organise plusieurs réformes importantes, notamment des réformes monétaires devant régler les problèmes financiers du royaume. Henri III rend aussi l'étiquette de la cour plus stricte, préfigurant ainsi celle de Versailles un siècle plus tard. Comme Louis XIV plus tard, Henri III cherche à mettre sa majesté en valeur. C'est ainsi qu'apparaissent les barrières qui empêchent les courtisans de s'approcher de la table et du lit royal.

La Ligue

Henri III
Portrait par François Quesnel (vers 1588)
Marqué par les malheurs de son temps, le roi adopte une vie austère et consacrée à la prière

La paix relative qui s'est installée pendant quelques années dans le royaume est minée lorsque François, le frère du roi, meurt de tuberculose en 1584 sans enfant. Henri III lui-même ne parvient pas à en avoir. Enceinte au début de son mariage, la reine Louise n'a eu que de faux espoirs. La dynastie des Valois est donc condamnée à s'éteindre. Selon la loi salique, l'héritage de la couronne reviendrait à la maison de Bourbon dont le chef est Henri, roi de Navarre. Le fait que celui-ci soit protestant cause un énorme problème pour les consciences catholiques pour qui il est impossible de voir un protestant monter sur le trône. Pour les catholiques, la réconciliation entre le roi de France et le roi de Navarre est en elle-même inacceptable.

Le duc de Guise, craignant l'arrivée sur le trône d'Henri de Navarre, signe avec l'Espagne un traité secret. Contre 50 000 écus mensuels, le duc s'engage à empêcher Henri de devenir roi de France et à placer plutôt le cardinal de Bourbon, catholique, sur le trône.

Sous la pression de la Ligue et de son chef, le très populaire duc de Guise, Henri III se voit contraint de signer le traité de Nemours le 7 juillet 1585. Le roi s'y engage à « bouter les hérétiques hors du royaume » et à faire la guerre à Henri de Navarre, son propre héritier. La huitième et dernière guerre de religion commence. Elle est appelée "Guerre des trois Henri", car Henri de Guise, Henri III, et Henri de Navarre en sont les trois belligérants.

Le 20 octobre 1587, à Coutras, les troupes catholiques du roi dirigées par le duc de Joyeuse se heurtent à celles d'Henri de Navarre, en route depuis La Rochelle pour rallier une armée de 35 000 huguenots qui doit marcher sur Paris. Pour l'armée catholique, la confrontation tourne à la catastrophe : 2 000 de ses soldats y périssent, alors qu'Henri de Navarre n'en perd que quarante. Le duc de Joyeuse est tué, ainsi que son frère Claude de Saint-Sauveur.

Les ambitions de la Ligue catholique et l'ampleur du mouvement qu'elle représente font ombrage au roi qui la prend en haine. Henri III tente par tous les moyens de freiner son expansion. Très vite, un fossé se creuse entre lui et les milieux catholiques urbains. Les catholiques lui reprochent son manque de vitalité et d'utilité dans la guerre contre les protestants. Henri III, en effet, est plus préoccupé des ambitions de la Ligue que des protestants. L'image du roi, ridiculisé par les pamphlets de la Ligue et par les sermons des curés parisiens, se détériore considérablement dans les milieux populaires. Le 8 mai 1588, le duc de Guise, malgré l'interdiction qui lui en avait été faite, entre à Paris. Craignant une prise de pouvoir des ultra-catholiques, Henri III fait, le 12 mai, entrer les Suisses et les Gardes-Françaises dans la capitale, ce qui déclenche une insurrection[4]. C'est la journée des barricades. Le 13 mai 1588, le roi quitte Paris pour Chartres.

Le 1er août 1588, Catherine de Médicis et Henri de Guise se rendent à Chartres et demandent au roi de revenir à Paris. Il refuse. Dissimulant son intention de se débarrasser de la Ligue, il signe à Rouen l'édit d'Union qui fait siennes les intentions de la Ligue. Dans le but d'obtenir des crédits pour poursuivre la guerre, il convoque les États généraux à Blois et congédie les membres de son conseil les plus fidèles, Bellièvre, Cheverny et Villeroy. Même le duc d'Épernon, bête noire de la Ligue est officiellement disgracié.

Jacques Clément, ligueur fanatique, assassine le roi d'un coup de couteau

Le 23 décembre au matin, il fait assassiner le duc de Guise. À Blois, il fait arrêter les ligueurs et les membres de la famille des Guise. Le 5 janvier 1589, il est au chevet de sa vieille mère qui meurt dans la nuit. L'assassinat du duc de Guise provoque le soulèvement immédiat de la France ligueuse. À Paris, la Sorbonne délie de son serment de fidélité le peuple de France, alors que les prêcheurs appellent au meurtre. Toutes les villes et les provinces suivent, à l’exception de Tours, Blois et Beaugency, proches du roi, et Bordeaux (tenue par Matignon), Angers (d’Aumont) et le Dauphiné (d’Ornano)[5]. Isolé, traqué par le duc de Mayenne près d’Amboise, Henri III se voit contraint de se réconcilier avec le roi de Navarre. Les troupes royales et les troupes protestantes s'unissent alors pour combattre la Ligue. Les royalistes se rallient peu à peu, et permettent aux rois de France et de Navarre de faire campagne pour aller assiéger Paris, plongé dans un délire fanatique[6]. Les deux rois ont réuni une armée de plus de 30 000 hommes qui s'apprête à assiéger la capitale. Paris est alors défendue par 45 000 hommes de la milice bourgeoise, armée par le roi d'Espagne Philippe II.

Le 1er août 1589, Henri III, installé à Saint-Cloud dans l'attente du siège de Paris, est assassiné sur sa chaise-percée par Jacques Clément, moine dominicain ligueur. Alors que celui-ci vient de le poignarder, le roi s'exclame : « Méchant moine, tu m'as tué ! »[7]. Après une lente et douloureuse agonie, il décède au matin du 2 août 1589. Son cousin Henri de Navarre lui succède sous le nom d'Henri IV.

Henri III est le dernier souverain de la dynastie des Valois, laquelle aura régné sur la France de 1328 à 1589.

Le mystère Henri III

« Ce Roy étoit un bon prince, s’il eût rencontré un meilleur siècle. »[8] Ce sont les mots utilisés par le chroniqueur Pierre de L'Estoile à la mort du roi pour rappeler qu'en dépit de sa personnalité particulière et de l'explosion de haine qu'il a pu susciter, Henri III avait aussi ses qualités. Aujourd'hui encore, sa personnalité fait l'objet de discussions, notamment à propos de sa sexualité.

Sa personnalité

Bal à la cour des Valois
Le roi tient deux bals par semaine au Louvre

Henri III est un homme de contrastes qui présente plusieurs facettes : celle d'un homme fier aux manières distinguées et solennelles, mais aussi celle d'un homme extravagant qui aime les divertissements et ses plaisirs. Sa personnalité est complexe. Son apparente douceur cache un esprit nerveux et inflexible.

Henri III est un homme élégant qui incarne la grâce et la majesté d'un roi. Il apprécie la mode et ses extravagances (boucles d'oreilles et fraise imposante). C'est aussi un homme d'une grande douceur qui abhorre la violence et évite toute confrontation belliqueuse. Il délaisse les activités physiques, bien qu'il soit une des plus fines lames du royaume. Son dégoût de la chasse et des activités guerrières, privilèges des nobles, comme son goût pour la propreté et l'hygiène, lui valent des critiques acerbes de la part de ses contemporains, dont beaucoup considèrent que c'est un comportement efféminé.

Éduqué dans un milieu humaniste, le roi encourage le monde des lettres en soutenant financièrement des écrivains (Desportes, Montaigne, Du Perron). Il s'adonne lui-même à la philosophie et malgré son hostilité aux protestants fait venir l'imprimeur Estienne à Paris.

Henri III est un roi plus apte à s'affairer dans son cabinet avec ses ministres qu'à guerroyer sur un champ de bataille. Ce qui ne l'empêcha point de faire plusieurs campagnes militaires et de rester ferme, donnant l'ordre d'exécuter à coups de pistolet le prince de Condé à Jarnac. C'est un homme très intelligent, qui fait généralement preuve de mansuétude vis à vis de ses adversaires et des villes rebelles qu'il reconquiert, recherchant des solutions diplomatiques, ce qui lui vaut parfois quelques revers.

Henri III est un homme pieux, profondément catholique. Avec l'âge, sa piété se développe. Les malheurs qui l'accablent à la fin de son règne lui donnent parfois un goût pour le macabre. Il s'adonne de manière ostentatoire aux processions des pénitents. De nature nerveuse, le roi est un grand malade. Henri III croit que ses malheurs (dont l'absence d'héritiers) et ceux de son royaume sont causés par ses péchés. Il passe donc son temps à se mortifier dans des monastères où, pendant quelques jours, il prend une retraite spirituelle.

La passion des femmes

Henri III et Louise de Lorraine.
Estampe populaire du XIXe siècle

Les contemporains d'Henri III nous ont décrit le roi comme un homme aimant beaucoup les femmes. Si celles-ci furent assez peu connues, c'est qu’Henri III ne leur conféra jamais le titre de maîtresse officielle.

Dans sa jeunesse, Henri III se fait remarquer par une fréquentation des femmes particulièrement poussée, au point que sa réputation et sa santé, en pâtissent[9]. En 1582, un ambassadeur italien disait : « Le roi a aussi eu quelques maladies pour avoir fréquenté dans sa jeunesse trop familièrement les femmes »[10].

Ses maîtresses les plus célèbres sont Louise de La Béraudière, Mme d’Estrées (mère de Gabrielle d’Estrées) et Renée de Rieux, issues de la moyenne noblesse[11]. Il fréquente également lors de son périple italien qui le ramène de Pologne en juin 1574, la belle Veronica Franco, une courtisane vénitienne fort renommée à l'époque. À la même date, il entretient aussi une relation platonique avec la princesse de Condé, Marie de Clèves, pour qui il éprouva une passion démesurée. Sa mort survenue brutalement le 30 octobre 1574 amena le roi à prendre un deuil particulièrement ostensible qui étonna la cour.

Après son mariage avec Louise de Lorraine, les aventures d’Henri III se firent plus discrètes. Par respect pour son épouse qu’il aimait, il organisait ses rendez-vous avec les dames galantes, à l’écart du palais, dans des hôtels particuliers parisiens. Fait exceptionnel, Henri III avait choisi Louise de Lorraine pour sa beauté et son esprit et non pas pour des raisons politiques, comme c’était le cas pour la plupart des mariages royaux. Louise de Lorraine tenait une place très importante dans la vie sentimentale et spirituelle du roi. Un jour que Catherine de Médicis entra dans ses appartements sans se faire annoncer, elle la surprend en intimité sur les genoux de son mari[12]. Cette intimité quasi-exceptionnelle du couple royal n'empêche toutefois pas le roi de poursuivre ses aventures furtives avec une multitude de jeunes filles belles et enjouées (mesdemoiselles d’Assy, de La Mirandole, de Pont, de Stavay, ou encore une des sœurs de Gabrielle d’Estrées[13]). Louise de Lorraine et Catherine de Médicis, toutes les deux fort pointilleuses sur la moralité à la cour, avaient alors suffisamment d’influence sur le roi pour faire chasser ces maîtresses d’un jour.

La légende rose d'Henri III

Vision romantique de l'assassinat du duc de Guise, par un peintre du XIXe siècle

Longtemps, l'image véhiculée d'Henri III a été indissociable de celle de ses favoris plus couramment appelés mignons. Au XIXe siècle, c'est un thème à la mode et plusieurs peintres et auteurs romantiques s'y sont essayés. Henri III est alors décrit et représenté entouré d'éphèbes efféminés, aux costumes excentriques et grotesques. Cette image caricaturale du roi, très éloignée de la réalité, est encore répandue.

A cause des nombreux témoignages sur le côté entreprenant d'Henri III auprès des femmes, l'homosexualité du roi a été remise en cause par des historiens[14]. La seule source qui évoque des aventures masculines est une source partisane, celle du diplomate savoyard Lucinge. Cet ennemi de la France avait écrit que le roi a été initié aux amours masculines par René de Villequier[15]. Les autres textes allusifs à l'homosexualité ne sont que des pamphlets rédigés par des ligueurs radicaux ou des calvinistes intransigeants ou encore par des membres du parti des Malcontents dans l'entourage du frère du roi François d'Angoulême ayant perdu la faveur royale[16] qui promeut alors des hommes nouveaux appartenant à la "noblesse seconde"[17] du royaume dans l'entourage du dernier valois. Le raffinement des costumes, les nouvelles pratiques de cour, l'accès plus restreint au roi sont autant d'éléments qui irritent la haute-noblesse tradtionnelle et remettent en cause le mode de gouvernementalité qui prévalait jusqu'au milieu du XVIe siècle selon lequel le roi gouvernait par conseil de sa noblesse. Les écrivains comme L'Estoile ou Brantôme, pourtant connus pour leurs informations scabreuses n'accordent aucun crédit à ces rumeurs et mettent en exergue la passion débordante du roi pour les femmes.

La déformation de l'image d’Henri III trouve également son explication dans la propagande particulièrement violente, suscitée contre lui par la Ligue. L'appel au soulèvement a été accompagné dans les derniers mois de son règne, d'une violente vague de calomnies destinées à pervertir l'image du roi dans l'esprit des Français. Le changement de dynastie n'a pas vraiment permis la réhabilitation de ce roi diffamé et la fausse image d'Henri III a continué de se perpétuer. En dépit des efforts de la reine Louise et de la duchesse d'Angoulème pour obtenir un soutien en faveur du défunt roi, ni Henri IV, trop soucieux de complaire aux Guise, ni l'Église n’examinèrent une réhabilitation du personnage et une punition des coupables qui l’avaient fait tuer.

Notes et références

  1. Arlette Jouanna (dir.), Histoire et dictionnaire des guerres de religion, 1559–1598, Robert Laffont, coll. « Bouquins », 1998, p. 962.
  2. Le jour de la Pentecôte, ce qui explique le choix du roi de créer plus tard l'ordre du Saint Esprit.
  3. Nicolas Le Roux, La faveur du roi, Mignons et courtisans au temps des derniers Valois (vers 1547-vers 1589), Seysse, Champ Vallon, 2001, p. 85.
  4. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980, (ISBN 2-7242-0785-8 ) p 348
  5. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980, (ISBN 2-7242-0785-8 ) p 352
  6. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980, (ISBN 2-7242-0785-8 ) p 353
  7. L'Histoire de France pour les nuls, Jean-Joseph Julaud, p 287
  8. Journal de Henri III par Pierre de l’Estoile - Collection des mémoires relatifs a l’histoire de France - Alexandre Petitot – Paris - 1825 - Books Google
  9. Pierre Chevallier, Henri III : roi shakespearien, Paris, Fayard, 1985,p. 442.
  10. Lorenzo Priuli dans Pierre Champion, p. 709.
  11. Pierre Chevallier, op. cit., p. 442. ; Quid 2005, p. 753.
  12. Pierre Chevallier, op. cit., p. 448.
  13. Pierre Chevallier, Op. cit., p. 446  ; Quid 2005, p. 753.
  14. Dans son étude sur le duc d’Anjou, P. Champion s'est basé sur la correspondance des ambassadeurs espagnols du début des années 1570. Il nous apprend que des jeunes hommes avaient tenté en vain de corrompre Charles IX, que François d'Alençon avaient des "mœurs épouvantables", mais rien concernant Henri d'Anjou, hormis ses nombreuses aventures féminines.
  15. "Il a été imbu par lui du vice que la nature déteste (...) Je dirai seulement que le cabinet a été un vrai sérail de lubricité et de paillardise, une école de sodomie où se sont achevés les sales ébats que tout le monde a pu savoir." Pierre Chevallier, op. cit., p. 366.
  16. Sur ces éléments, l'apport de Nicolas Le Roux est considérable; voir notamment sont livre intitulé La faveur du roi: Mignons et courtisans au temps des derniers Valois (vers 1547-vers1589), Seyssel, Champ Vallon, 2001, 805 p.
  17. Cf. Jean-Marie Constant, La noblesse en liberté, XVIe-XVIIe siècles, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2004, 294 p.

Voir aussi

Personnalités du règne d'Henri III (1574 - 1589)

La famille :

Les Grands :

Les proches :

Les serviteurs :

Les hommes de loi :

Les financiers :

Les hommes des arts et des lettres  :

Les ennemis :

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Bibliographie

Biographies
  • Pierre Champion, La jeunesse d'Henri III, 2 tomes, Paris : Bernard Grasset, 1941-1942.
  • Pierre Champion, Henri III, roi de Pologne, Paris : Bernard Grasset, 1943-1951.
  • Philippe Erlanger, Henri III, Paris : Gallimard, 1948.
  • Pierre Chevallier, Henri III : roi shakespearien, Paris : Fayard, 1985.
  • Jean-François Solnon, Henri III : un désir de majesté, Perrin, 2001.
Études portant sur des aspects particuliers du règne
  • Jacqueline Boucher, Société et mentalités autour de Henri III, Lille : Atelier Reproduction des thèses, Université de Lille III ; Paris : Honoré Champion, 1981. In-8°, 4 volumes, 1603 pages.
  • Jacqueline Boucher, La cour de Henri III, Rennes : Ouest France, 1986. 224 p.
  • Henri III et son temps : actes du Colloque international du Centre de la Renaissance de Tours, octobre 1989, Paris : J.Vrin, 1992.
  • Xavier Le Person, "Practiques" et "practiqueurs" : la vie politique à la fin du règne d'Henri III (1584-1589), Genève : Droz, 2002.
  • Nicolas Le Roux, La Faveur du roi. Mignons et courtisans au temps des derniers Valois (vers 1547 - vers 1589), Champ Vallon (coll. « Époques »), 2001.
  • Nicolas Le Roux, Un Régicide au nom de Dieu. L'assassinat d'Henri III, Paris : Gallimard (coll. « Les journées qui ont fait la France », 2006.
  • Isabelle de Conihout, Jean-François Maillard et Guy Poirier (s.d.), Henri III mécène des arts, des sciences et des lettres, Paris : Presses de l'Université Paris-Sorbonne (PUPS), 2006.

Théâtre

Opéra

Cinéma & télévision

Peu de films traitent du roi Henri III. Parmi eux, on peut citer :

  • L'Assassinat du duc de Guise, film réalisé en 1897
  • L'Assassinat du duc de Guise, film d'André Calmettes réalisé en 1908
  • L'Assassinat d'Henri III, film de Henri Desfontaines réalisé en 1912
  • La Reine Margot, film de Jean Dréville réalisé en 1954, où il n'est encore que duc d'Anjou. L'acteur Daniel Ceccaldi incarne un prince outrageusement efféminé, fidèlement à la tradition populaire. Le duc d'Anjou est également dépeint comme un comploteur brouillon ligué avec Henri de Navarre ; son personnage reprend ainsi des traits et caractères propres à François, duc d'Alençon (personnage absent de cette version cinématographique mais tenant un rôle plus important que celui de son frère aîné dans le roman d'Alexandre Dumas).
  • La Dame de Monsoreau, feuilleton télévisé réalisé par Yannick Andréi (1971). Dans cette adaptation du roman d'Alexandre Dumas, Denis Manuel interprète un roi intelligent, conscient de ses devoirs et soucieux de la dignité de sa charge mais velléitaire et prompt au découragement face aux cabales des Guises et de son frère cadet François, duc d'Alençon. Confronté à ces crises politiques, Henri III préfère se reposer sur son bouffon et confident Chicot ainsi que sur sa mère, Catherine de Médicis. Quant aux supposées tendances homosexuelles et possessives du roi vis-à-vis de ses mignons, elles sont illustrées par une scène où il surprend les époux Saint-Luc au lit, ce qui vaut sa disgrâce à François d'Espinay. Ce dernier se réfugie en Anjou dont le gouverneur, Louis de Bussy d'Amboise (Nicolas Silberg), se gausse du souverain en évoquant le choc occasionné par la vision de cette liaison hétérosexuelle.
  • Elizabeth, film britannique réalisé en 1998 par Shekhar Kapur. Le duc d'Anjou (Vincent Cassel) est l'un des prétendants à la main de la reine d'Angleterre (Cate Blanchett) mais, à l'opposé du viril duc de Foix (personnage interprété significativement par Éric Cantona), le prince Valois n'est qu'un personnage maniéré et sans-gêne ; son goût pour le travestissement finit d'ailleurs par détourner Élisabeth Ire de son projet d'alliance matrimoniale. Par ce portrait de prétendant falot, le film contribue à l'idéalisation de son héroïne en dédouanant la "reine vierge" de la responsabilité de la rupture.
  • La Reine Margot, film de Patrice Chéreau réalisé en 1994, où il est duc d'Anjou. Acteur Pascal Greggory
  • La Dame de Monsoreau, par Michel Hassan d'après l'œuvre d'Alexandre Dumas père, France 2, 2008.

Littérature

Henri III apparait d'abord comme duc d'Anjou, puis comme roi de Pologne, et enfin comme roi de France dans la série de romans historiques d'Alexandre Dumas qui commence par La Reine Margot, 1845, La Dame de Monsoreau, 1846, Les Quarante-Cinq, 1847.

Il apparait également dans certains volumes de Fortune de France de Robert Merle dont Le Prince que voilà.

Articles connexes

Liens externes


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