Chambery

Chambéry

Chambéry

Vue panoramique de la ville de Chambéry
Vue panoramique de la ville de Chambéry

Armoiries
Détail
logo
Détail
Administration
Pays France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie (préfecture)
Arrondissement Chambéry
(chef-lieu)
Canton chef-lieu de 4 cantons :
Chambéry-Nord
Chambéry-Sud
Chambéry-Sud-Ouest
Chambéry-Est
Code Insee abr. 73065
Code postal 73000
Maire
Mandat en cours
Bernadette Laclais
2008-2014
Intercommunalité Chambéry métropole
Site internet http://www.chambery.fr/
Démographie
Population 59 188 hab. (2006)
Densité 2 820 hab./km²
Aire urbaine 125 974 hab.
Gentilé Chambériens
Géographie
Coordonnées 45° 34′ 12″ Nord
       5° 54′ 42″ Est
/ 45.57, 5.9118
Altitudes mini. 245 m — maxi. 560 m
Superficie 20,99 km²

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Chambéry est une commune française de la région Rhône-Alpes située dans les Préalpes du Nord entre les massifs des Bauges et de la Grande-Chartreuse au confluent de l'Albanne et de la Leysse. Préfecture du département de la Savoie, la ville est le siège d'une cour d'appel et d'un archevêché. Un consulat d'Italie y est établi. Avec 59 188 habitants (2006), la ville se classe au 82e rang national pour la population[1].

Acquise par la maison de Savoie en 1232, la ville de Chambéry devient la capitale politique des comtes de Savoie en 1329 lors de l'établissement officiel du Conseil résident[2] jusqu'à son transfert à Turin en 1562[3]. Chambéry demeure toutefois la capitale historique des États de Savoie. Grâce à la maîtrise des grands cols alpins et de la route d'Italie, qui leur a valu le surnom de Portiers des Alpes, les comtes, puis ducs de Savoie, devenus rois de Sardaigne en 1720, ont exercé une influence certaine en Europe, notamment en instaurant un véritable laboratoire de l'« absolutisme éclairé ». De 1792 à 1815 et depuis 1860, la ville fait partie de la France.

Marquée par une industrialisation tardive, l'économie de la ville a longtemps reposé sur la présence des administrations et de l'armée. Son centre historique a été partiellement détruit dans les bombardements de 1944. Depuis sa fusion avec deux communes rurales et la création de nouveaux quartiers et zones industrielles dans les années cinquante, puis dans les années soixante, Chambéry connaît un fort accroissement démographique. La présence de l'Université de Savoie, implantée en 1979, a apporté à Chambéry une importante population universitaire. La présence d'un grand nombre de résidents étrangers, notamment italiens, confère à la ville un caractère cosmopolite.

Sommaire

Géographie

Situation

Le bassin chambérien vu depuis la route menant au col du Granier. Le lac du Bourget est situé à une dizaine de kilomètres de la ville.

Localisation

La ville de Chambéry se situe dans le sud-est de la France à 537 km de Paris, 661 km de Bordeaux, 345 km de Marseille, 217 km de Turin, 114 km de Lyon et à 92 km de Genève[4], ce qui lui vaut le qualificatif de « carrefour naturel européen » et explique son essor historique. Elle se trouve dans une large vallée délimitée à l'est par le massif des Bauges (dominé par le Nivolet sur lequel on trouve la croix du Nivolet), au sud par le Mont Granier (Chartreuse) et la Chaîne de Belledonne, à l'ouest par la chaîne de l'Épine (montagne la plus méridionale du Jura) et au nord par le lac du Bourget. Avant la fondation de la ville à l'époque romaine, de vastes marais s'étendaient à cet emplacement. La majeure partie de la ville se situe sur un terrain plat marqué par quelques collines : Chambéry-le-Haut, Chantemerle et Chambéry-le-Vieux, Bellevue ou encore Les Monts. Le reste du paysage se compose de moyennes montagnes.

Les communes limitrophes[4] de Chambéry sont Barberaz, Bassens, Cognin, Jacob-Bellecombette, La Motte-Servolex, La Ravoire, Saint-Alban-Leysse et Sonnaz. La ville est baignée par la Leysse[5], rivière alimentant le lac du Bourget.

Climat

Le climat y est de type montagnard[6] en raison de la présence de la chaîne de l'Épine et du massif des Bauges.

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Chambéry[7] 1 950 h/an 1 136 mm/an 20 j/an 30 j/an 27 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 1 222,2 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour l'année 2007  :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 8,3 10,1 13 22,8 21,3 24,4 25,1 24,5 20,9 15,9 8,8 6,3 16,8
Températures minimales (°C) 1,7 2,3 2,6 7,2 10,9 13,9 14,3 14,2 10 7,6 1,5 -1 7,1
Températures moyennes (°C) 5 6,2 7,8 15 16,1 19,2 19,7 19,4 15,5 11,7 5,1 2,6 11,9
Précipitations (hauteur en mm) 91,4 176,8 147,4 5,6 150,6 104,4 113,4 129,4 84 21 54,8 143,4 1222,2
Source: Météo France et Météociel[8]

Le tableau ci-dessous indique les records de températures minimales et maximales :

Mois J F M A M J J A S O N D
Températures maximales records (°C) 17,9 20,5 24,6 27,7 31,4 36,1 38,3 38,8 32 29 23,3 22,7
Années des températures maximales      2003 2001 1981 2005 2001 2003 1984 2003 1987 1985 1997 1989
Températures minimales records (°C) -19 -11 -10,3 -4,6 -1,4 2,8 5,4 5 1 -4,3 -10 -13,5
Années des températures minimales      1985 1985 2005 1986 1979 1975 1978 1986 1995 1997 1973 1976
Source: Météo France et Lameteo.org[9]

Voici les normales mensuelles de températures et de précipitations de 1971 à 2000 :

Mois J F M A M J J A S O N D
Températures maximales (°C) 5,7 7,9 12,3 15,4 20,2 23,7 26,7 26,3 21,9 16,1 9,8 6,6
Températures minimales (°C) -1,3 -0,5 1,9 4,5 9 12 14,2 13,8 10,7 6,8 2,1 -0.3
Précipitations (hauteur en mm) 106 107,2 99,6 95,9 109,3 104,4 98,4 82,7 125,2 127,7 111,4 129
Nombre de jours avec précipitations 10 9 11 11 12 10 8 8 9 11 10 11
Source: Météo France et Météociel[8]

Voies de communication et transports

Chambéry est un carrefour européen des voies de communication alpines (« Carrefour alpin de l'Europe » peut-on lire à l'approche de la ville), avec un fort trafic de transit à destination des vallées. Déjà évoquée dans les années 1970, la création d'un contournement autoroutier est de nouveau envisagée.

L'importance du trafic routier a une nette incidence sur la qualité de l'air (5 jours d'alerte à l'ozone en 2006 par exemple)[10].

Chambéry est une agglomération dotée d'un réseau dense de bus, et au point de convergence de plusieurs lignes ferroviaires.

Voies routières
La VRU à sa sortie nord du tunnel des Monts en soirée.

Chambéry est traversée du nord au sud par une voie rapide urbaine (VRU)[11], la N201 (ou E712). Elle débute à la sortie de l'autoroute A41[12] venant de Lyon au niveau de la zone des Landiers et de l'Érier. Elle s'étend sur douze kilomètres, avant de rejoindre l'A43 aux alentours de Saint-Baldoph, direction Albertville, Grenoble, Turin et Bourg-Saint-Maurice. Cette VRU utilise le tunnel des Monts, inauguré en 1982. Depuis près de vingt ans, un projet de contournement de Chambéry est souhaité par des élus[13] et par les services de l'équipement, mais aucune décision n'a été prise pour l'heure. Alors que le trafic sur la VRU augmentait sans cesse, il a décru ces dernières années (la réouverture du tunnel du Mont-Blanc a détourné une partie du trafic du tunnel du Fréjus). Si l'élargissement de l'Union européenne fait basculer son centre de gravité vers l'est, en augmentant l'importance de l'axe routier et ferroviaire franco-italien, la création d'un contournement routier n'aura pas d'impact sur le trafic local, qui représente 80 % du trafic[13].

Pistes cyclables

La communauté d'agglomération et la ville ont développé en quelques années le réseau de pistes cyclables, destinées aux trajets domicile-travail et fréquentées avant tout pour le loisir. Chaque grande avenue possède une piste cyclable entre la route et le trottoir, et deux « avenues vertes » ont été mises en place pour relier le centre-ville au site de l'université de Savoie et à la plage des Mottets via Le Bourget-du-Lac (« Avenue verte nord ») et les villages de Saint-Jeoire-Prieuré et de Myans (« Avenue verte sud »)[14]. En distance cumulée, l'agglomération dispose d'environ 60 km de pistes cyclables fin 2007[15]. Chambéry étant trop petite pour que puisse être créé un système de vélopartage, la ville a mis en place une agence de location de bicyclettes, la Vélostation, au début des années 2000.

Transport ferroviaire
Article détaillé : Gare de Chambéry-Challes-les-Eaux.
Le bâtiment circulaire de la Rotonde, qui abrite un pont tournant et l'entretien des locomotives, est unique en France.

La gare de Chambéry, inaugurée en 1856[16], est le siège de la région SNCF « Alpes » (Isère, Savoie et Haute-Savoie) et sert de dépôt aux locomotives, au sein de la Rotonde construite en 1906, un bâtiment circulaire unique.

Cette gare gère également le système de ferroutage Modalohr (l'autoroute ferroviaire alpine), qui permet de désengorger la vallée de la Maurienne d'une partie des poids lourds entre Aiton et Orbassano.

De nos jours la gare de Chambéry dessert :

  • avec l'axe Dijon-Modane : les villes de Paris (gare de Lyon) et de Turin, puis l'Italie ;
  • avec l'axe Chambéry-Lyon : la ville de Lyon, et l'axe ferroviaire Paris-Marseille ;
  • avec l'axe « sillon alpin » : les villes de Genève, Annecy, (et via cette ville, St-Gervais), Aix-les-Bains, Grenoble et Valence.

La liaison ferroviaire transalpine Lyon-Turin[17] passera par Chambéry. Un agrandissement de la gare de Chambéry-Challes-les-Eaux est prévu à moyen terme, avec notamment une passerelle pour les piétons entre les quartiers du centre et de la Cassine. Le retard du projet « Lyon-Turin » (notamment la part du financement français des travaux, qu'attendent l'Italie et la Commission européenne[17]) a retardé la réalisation de ce projet. De plus, l'augmentation de la fréquence des trains est arrêtée par l'absence d'électrification entre Chambéry et Grenoble et la voie unique entre Annecy et Chambéry.

Transports en commun
Centre d'échange des bus du STAC à Chambéry
Le tarmac de l'aéroport de Chambéry-Aix-les-Bains

On dénombre 28,9 % de ménages chambériens sans voiture, 51,2 % avec une voiture et 19,9 % avec deux voitures ou plus[18]. L'utilisation des bus urbains est un peu plus élevée que la moyenne française, avec 74,4 voyages par an et par habitants (65 en France)[19].

Le transport en commun urbain est assuré par le Service des transports de l'agglomération chambérienne (STAC). Contrairement à d'autres villes, les lignes du STAC ne relient pas les quartiers de l'agglomération entre eux (à l'exception de quelques lignes, 1 et 2, vers les Hauts-de-Chambéry et Biollay), mais forment un réseau en toile d'araignée reliant les différentes communes limitrophes à partir du centre (ligne 3 pour La Motte-Servolex et La Ravoire, 4 pour Cognin, Barberaz et Saint-Baldoph...). La majorité des bus transite par un grand centre de correspondance, situé boulevard de la Colonne, en face de la fontaine des éléphants, ce qui sous-entend que toutes les lignes desservent le centre-ville. L'exploitation du réseau STAC est confiée par Chambéry métropole à une société privée (Connex Chambéry, filiale de Veolia Transport) dans le cadre d'un contrat de délégation de service public opérationnel depuis le 1er janvier 2005 (pour une durée de six ans)[20].

Par ailleurs, le volontarisme pour une mise en œuvre de transports en commun plus propres, d'abord avec de l'aquazole, puis avec les nouveaux autobus Irisbus fonctionnant au GNV[21] fait de Chambéry, depuis 1995[22], une des villes utilisant ce carburant de substitution.

De plus, Chambéry est une ville fortement impliquée dans la prévention routière et qui conduit une politique performante en faveur de la protection des piétons et des cyclistes[23]. Cet investissement fait figurer la ville parmi les meilleurs résultats au niveau national. En 25 ans, le nombre de tués a été divisé par treize[24].

Enfin la politique de prévention routière s'est accompagnée d'une promotion de l'usage des « modes doux », ce qui s'est traduit par la piétonnisation du centre historique au début des années 1980.

Transports aériens

La ville de Chambéry est desservie par l'Aéroport de Chambéry - Savoie (anciennement Chambéry-Aix-les-Bains[25]), le principal aéroport de Savoie[26]. De même, à proximité, se trouve l'Aérodrome de Chambéry - Challes-les-Eaux, de taille modeste spécialisé dans la pratique du planeur.

Urbanisme

Morphologie urbaine

La très fréquentée place du Centenaire, dans le centre-ville.

La ville de Chambéry[27] s'est développée au creux d'une cluse encaissée entre le massif des Bauges et le mont du Chat. L'histoire de la ville a fait d'elle une capitale durant plusieurs siècles. Les souverains des États de Savoie ont souhaité, sous l'ère féodale, installer leur capitale dans cette vallée. Les premiers points de peuplement furent les hauteurs à l'est du pied des Bauges, connus aujourd'hui sous le nom de Chambéry-le-Vieux.

D'un point de vue géologique, la ville actuelle de Chambéry se trouve dans une cuvette naturelle occupée autrefois par des zones humides (marais), laissées par le retrait du lac du Bourget. La raison de cet établissement en ce lieu étant la présence de rivières (l'Albanne et la Leysse) constituant un rempart naturel contre les invasions, et l'emplacement, stratégique car situé sur des axes économiques de l'époque. La cité s'est développée et a pris forme autour des établissements administratifs pendant l'époque féodale. Les rues et les boulevards se sont développés à partir du château et du sénat (le cœur administratif et judiciaire du Duché de Savoie). Chambéry s'est ensuite agrandie autour des remparts (qui ont disparu depuis), le long de la Leysse et de l'Albanne puis sur les collines (Nézin, Lémenc, Montjay...). Le faubourg Montmélian, le faubourg Reclus-Nézin et le faubourg Maché, autrefois aux portes de la cité, occupés essentiellement par des auberges et des artisans, sont aujourd'hui totalement intégrés dans la ville[28]. La Leysse a été couverte sur plusieurs centaines de mètres au début des années 1900, pour créer une grande artère routière, l'avenue des Ducs de Savoie.

La rue basse du Château de Chambéry

Au cœur de la vieille ville se trouvent de nombreuses traboules, qui étaient à l'origine des accès couverts et intérieurs des hôtels particuliers permettant de rejoindre les différentes dépendances (écuries, cuisines, hangars…). Ces allées sont de véritables dédales architecturaux traversant des blocs entiers d'immeubles anciens, certaines donnant sur des cours intérieures parfois agrémentées de commerces.

La ville est desservie par plusieurs grands axes de circulation, soit des artères médièvales, comme la place Saint-Léger et la rue Croix d'Or (qui étaient une portion de la route de Lyon à Turin), faubourgs Reclus (vers Aix-les-Bains) ou Montmélian (vers l'Italie), soit des rues qui entouraient les remparts (avenue de Lyon, rue Jean-Pierre Veyrat, boulevards de la Colonne et du Théâtre...) La circulation automobile a entraîné la création de l'avenue des Ducs de Savoie et de plusieurs places.

L'architecture du centre ancien a été bouleversée après le bombardement allié du 26 mai 1944 qui en a détruit 4 hectares, dont le quartier moyenâgeux Saint-Antoine (actuelles rue du Général de Gaulle et rue Favre). La reconstruction s'est effectuée tout au long des années 1950, sous le mandat de Paul Chevallier et la création du quartier du Biollay a permis d'accueillir de nouveaux habitants.

Plan du centre ville de Chambéry

À l'initiative du maire Pierre Dumas, la ville a fusionné avec deux communes agricoles limitrophes, Bissy (1960) et Chambéry-le-Vieux (1961) ; sur les terres de la première furent érigées les zones économiques qui ont permis le développement de la commune après la stagnation de l'après-guerre (alors que Grenoble et Annecy s'étaient considérablement renforcées), et sur la seconde une ZUP, devenue les Hauts-de-Chambéry (14 000 habitants à la fin du projet, en 1989).

Sous l'impulsion des maires Francis Ampe et Louis Besson, Chambéry s'est dotée de très nombreux établissements publics, notamment dans le quartier des Hauts-de-Chambéry, alors sous-équipé ; malgré sa taille modeste, la ville est parmi les premières de France[29] pour sa densité de crèches, de bibliothèques ou d'accès à la culture. La ville a toutefois longtemps été endettée.

Avec l'expansion urbaine et l'accroissement démographique, Chambéry s'étend sans cesse un peu plus[30] tout comme les communes voisines. Peu à peu, on ne parle plus de la ville de Chambéry en tant que telle, mais du bassin chambérien englobant, sur le plan urbain, les communes de Barberaz, Bassens, Cognin, Jacob-Bellecombette, La Motte-Servolex, La Ravoire, Saint-Alban-Leysse et Sonnaz pour ne citer que les plus importantes. Ce phénomène vaut également pour Aix-les-Bains au nord de Chambéry. La morphologie urbaine de ces deux bassins de vie tend à les rapprocher ; afin de concilier le développement urbain et économique des bassins chambérien et aixois, le syndicat mixte Métropole Savoie[31] a été mis en place, avec pour mission de suivre le schéma de cohérence territoriale (SCOT) de la combe de Savoie, de Chambéry et du lac du Bourget.

Logement

Vue de la ville depuis Bellevue.

L'agglomération chambérienne accueille chaque année quelque 1 300 nouveaux habitants[32]. Le nombre total de logements dans la ville de Chambéry est de 54 433. On dénombre 89,9 % de résidences principales et 2,6 % de résidences secondaires. Par ailleurs, 7,5 % des logements chambériens sont vacants. Il y a 14,5 % de maisons individuelles, 82,1 % d'appartements et 3,4 % d'autres types de logements. On trouve 36,8 % de propriétaires, 59,8 % de locataires et 3,4 % de personnes logées gratuitement. Les logements chambériens comprennent 14,1 % de studios, 16,1 % de logements deux pièces, 25,2 % de logements trois pièces, 26,2 % de logements quatre pièces et 18,4 % de logements cinq pièces ou plus. Le prix moyen de l'immobilier à la vente pour le bassin chambérien est de 2 611,05 € / m²[33].

En une trentaine d'années le parc chambérien a doublé. De 1968 à 1999, il est passé de 26 636 à 54 433 logements. Entre 1999 et 2006, en moyenne 726 logements ont été mis en chantier chaque année. Entre 2005 et 2006, une forte progression a été enregistrée avec une estimation positive de + 25 %. Dans la même période la commune de Chambéry totalise 37 % des nouveaux logements par rapport au reste de l'agglomération chambérienne. Au 1er janvier 2006, le territoire de Chambéry (les huit cantons autour de Chambéry) totalisait 11 148 logements locatifs sociaux, ce qui représente 39 % du parc départemental[34].

La ville de Chambéry, dont le promoteur de la loi SRU Louis Besson fut maire 19 ans, compte 29 % (1999) de logements sociaux[35], contre 17,2 % (1999) en Savoie [36].

On recense dans les quartiers des Hauts de Chambéry (le Haut et le Biollay) un total de 5 500 logements dont 3 500 logements sociaux. Au recensement de 1999, on dénombrait 14 000 habitants. On trouve dans ces hauts quartiers 3 212 logements relevant de l’OPAC de Chambéry, 1 149 logements à la SAIEM de Chambéry (à Chambéry le Haut), 815 logements à la SA du sud-est (plus des ¾ au Biollay) et 174 logements à l'OPAC de Savoie (à Chambéry le Haut)[37].

Projets d'aménagements

La construction de la salle multifonctionnelle le Phare.
Le Phare au lendemain de son inauguration.

La part du budget primitif de la ville de Chambéry voté le 28 janvier 2008 par le conseil municipal prévoit une enveloppe de 11,8 millions d’euros pour les investissements nouveaux (hors grosses réparations, acquisitions d’équipements et matériel, acquisitions foncières et subventions d’équipement). Au total, les dépenses d’équipement sont de 23,2 millions d’euros contre 22,1 millions d’euros en 2006 et 19,3 millions d’euros pour 2007[38].

Une grande salle multifonctionnelle appelée Le Phare a été inaugurée en décembre 2008 (réalisation de la Communauté d'agglomération). Construite à Bissy sur un terrain[39] de 29 074 m2, le bâtiment en lui-même fait 12 000 m2. Cette salle est destinée à accueillir des concerts, des manifestations sportives (notamment les matchs du Chambéry Savoie Handball), ainsi que l'événementiel économique de l'agglomération chambérienne[40]. Les Halles de Chambéry vont également être l'objet d'une importante réhabilitation urbaine à partir de 2008 afin d'accueillir un cinéma multiplexe, ainsi qu'une galerie marchande où l'on trouvera des grandes enseignes comme la Fnac[41].

Depuis plus de dix ans, différentes politiques de la ville se sont succédé, dont le Développement social des quartiers (DSQ) pour la période 1990 à 1993, suivi du contrat de ville de 1994 à 1999, du Grand projet de ville (GPV) de 2001 à 2003, et enfin du contrat de ville d'agglomération pour les années de 2000 à 2006[37]. Deux ZUS [42] existent : celle de Chambéry le Haut-Chantemerle-Le Piochet-La Cassine avec 13 598 habitants et celle de Le Biollay-Bellevue, avec 7 245 habitants. 37 % de la population de la commune est classée en zone urbaine sensible, qui est caractérisée à Chambéry par la faiblesse des revenus des ménages.

Une opération de renouvellement urbain est engagée depuis 2006, et jusqu'en 2010, avec le soutien de l'ANRU, pour un montant de 136 millions d'euros[43]. Elle concerne les quartiers du Biollay[44] et des Hauts-de-Chambéry[45]. Le quartier des anciennes usines Vétrotex (Saint-Gobain) à l'entrée nord de la ville et en bordure de la Leysse, deviendra un éco-quartier, destinés à accueillir des logements neufs, sur 6,3 hectares[46].

Toponymie

Les Romains nomment Lemencum le relais implanté dans l'actuel quartier du Lémenc à Chambéry. Au Moyen Âge, la ville change de nom lors de l'édification du château par les ducs de Savoie. On peut suivre une évolution du nom au fil des années. Chambéry s'appelle Camefriacum en 1016 (Cart. Saint-André, Append., n° 44), Camberiaco en 1029, Cambariacum en 1036 et Cambariaco en 1044. Le siècle suivant, vers 1100, on parle de Chambariaco qui évolue vers Chamberium (1233) pour devenir finalement, en 1603, Chamberi. Le nom actuel viendrait du gaulois camboritos (gué situé dans une courbe), de cambo-, (courbe, méandre), racine indo-européenne kam-p-, (courber), et ritu-, (gué). Les noms anciens indiquent plutôt un nom de domaine d’origine gallo-romaine. Cambariacum, formé avec le suffixe -acum sur le nom Cambarius, variante de Cammarius : domaine de Cammarius. Ce nom dériverait soit du latin cammarus ou cambarus, (écrevisse) via l'arpitan chambero (d'après l'abbé Adolphe Gros), soit du nom de métier cambarius, (brasseur de bière), du gaulois camba, (poêle à brasser). Une autre hypothèse du terme gallo-romain Camberiacum pourrait suggérer l'idée de change (cambium) ou d'échange (camerinum : marché) ou bien encore de chambre (camera) où ont pu être resserrées les taxes d'un péage ou les recettes d'un budget local.

Histoire

L'histoire de Chambéry est directement liée à sa situation géographique car la ville se situe à un carrefour naturel sur les grands axes économiques européens. Elle doit également beaucoup à la Maison de Savoie qui en fit la capitale de ses États. L'analyse historique de la ville doit être inscrite dans celle de l'histoire de la Savoie, si l'on veut mieux comprendre son évolution et son environnement culturel. Voici ci-dessous les périodes et les faits historiques les plus marquants de la commune de Chambéry.

Héraldique

Armes de Chambéry

Les armes de Chambéry se blasonnent ainsi : De gueules à la croix d'argent cantonnée en chef à dextre d'une étoile d'or.

Cette ville, ancienne capitale du duché de Savoie, possède des armoiries de patronage, c'est-à-dire que, par concession de ses anciens princes, elle porte leurs armes, mais brisées. Ces armoiries ont dû être octroyées à la ville de Chambéry dans la première moitié du XVIIe siècle[47].

La devise, Custodibus istis (Par ces gardiens)[48], semble avoir trait à la haute protection des ducs de Savoie qui, de leur grande autorité, appuyaient les droits de leur capitale et en devenaient les gardiens, ou bien à leur action de gardiens des cols des Alpes.
Armes de Chambéry avec ornements

Préhistoire et époque gallo-romaine

L'Empire romain à son apogée

Les hauteurs de Saint-Saturnin, à Saint-Alban-Leysse, sont occupées comme place forte depuis le Néolithique moyen (env. 4000 av. J.-C.) jusqu'à l'époque gauloise[49].. Cet oppidum est l'ancêtre de l'agglomération de Chambéry. Il est fort probable qu'il fut conquis, avec le bassin de Chambéry, par l'armée d'Hannibal en 218 av. J.-C., lors de sa traversée[50] des Alpes vers l'Italie. Elle aurait trouvé dans cette riche région gauloise des vivres et du bétail pour se nourrir « pendant deux ou trois jours » d'après Polybe. À l'époque romaine, les habitants s'installent sur la colline de Lémenc, alors appelée Lemencum. L'ancienne devise de la ville fut, en latin, Custodibus istis ce qui traduit en français donne « Par ces gardiens ». L’établissement gallo-romaine fut installé dans un site peu propice au développement urbain car au milieu de marécages entre les bras de la Leysse et de l'Albanne, et se limita à un poste-relais romain. L'attaque du site devait venir quelques siècles plus tard avec l'importance croissante de la route du Mont-Cenis[49]. Cet axe fut vital pour des villes en plein essor économique telles que Lyon et les cités du nord de l'Italie (Turin). La ville devra son véritable essor à son emplacement stratégique sur les grands axes économiques de son temps et surtout par l'installation des comtes puis ducs de Savoie, en quête, au XIIIe siècle d'un lieu leur permettant d'exercer un rayonnement politique puissant à travers l'Europe[49].

Capitale des États de Savoie

Le domaine des comtes de Savoie au XIIe et XIIIe siècle[51]

Chambéry n'apparaît vraiment comme une petite cité, Camberiaco, qu'au XIe siècle. Un acte de donation daté de 1057 atteste l'existence d'un burgus et d'un castellum. Le XIIIe siècle représente une période décisive, lorsque le comte Thomas Ier de Savoie l'achète, le 15 mars 1232 moyennant 32 000 sous forts de Suse, au vicomte Berlion et lorsque le comte Amédée IV en fait la capitale du Duché de Savoie, en 1295. Le développement de la ville est ensuite très lié à l'ascension de la Maison de Savoie. Une nouvelle enceinte est construite à partir de 1352, sous l'impulsion du comte Amédée VI de Savoie, plus communément surnommé le comte Vert.

L'avènement d'Amédée VIII, premier duc de Savoie en 1416, fait de Chambéry la capitale[52] d'un État souverain, libéré de la domination du Saint-Empire romain germanique. Une nouvelle noblesse chambérienne apparaît, liée aux institutions prestigieuses que compte la ville, et forme une cour autour de la famille ducale. Cette noblesse fait construire de remarquables hôtels particuliers, érigés autour d'une cour centrale dominée par une haute tourelle d'escaliers.

De très nombreuses congrégations religieuses sont installées en ville, et 1452 à 1578, le Saint-Suaire, propriété des ducs, est exposé dans la Sainte-Chapelle. La ville devient un lieu de pèlerinage.

Armoiries de la ville de Chambéry

Après l'occupation française de François Ier, le duc Emmanuel-Philibert lui préfère cependant Turin comme capitale à partir de 1563. Avec son Sénat et sa Chambre des comptes, la ville conservera néanmoins une vocation administrative maintenant une population importante de familles nobles. La période baroque voit s'édifier d'importants hôtels particuliers marqués par l'architecture turinoise. Jean-Jacques Rousseau habite la ville de 1729 à 1742.

De 1792 à 1815, pendant le premier rattachement de la Savoie à la France, Chambéry est le chef-lieu du département du Mont-Blanc. Au XIXe siècle, deux grandes périodes de développement urbain se détachent : la première, entre 1820 et 1830, est liée aux actions bienfaitrices du général de Boigne et se caractérise par une politique d'embellissement de la ville (rue monumentale, théâtre, alignement des façades…) ; la seconde, entre 1860 et 1890, s'ouvre avec le rattachement définitif de la Savoie à la France décidé lors du Traité de Turin, le 24 mars 1860 et confirmé par plébiscite le 22 avril[53]. Chambéry devient alors chef-lieu du département de la Savoie. La cité s'équipe de bâtiments utilitaires tels que l'actuel hôtel de ville ou le marché couvert, mais aussi de nombreuses écoles et lycées, ainsi que des musées[53].

Époque contemporaine

Durant la première moitié du XXe siècle, la ville grandit lentement. Sa situation géographique, ses voies de communication et son rôle administratif contribuent au développement de nouveaux quartiers (Gare, Verney, quartier d'Angleterre). Après la Première Guerre mondiale, la crise économique sévit, mais la ville se développe et gagne dix mille habitants entre 1920 et 1939 ; le quartier de Bellevue, les premiers immeubles de logements sociaux, sont alors construits par le propriétaire des cimenteries et futur maire, Lucien Chiron.

La ville est durement touchée par le bombardement du 26 mai 1944 qui visait la gare. On dénombre 120 morts (parmi lesquels le docteur Jean Desfrançois) et plus de 300 blessés. Trois cents immeubles sont détruits[54]. Plus de mille familles se retrouvent sans logement. Pendant vingt années, le centre de la ville est en chantier. De grands blocs d'habitations remplacent les vieilles maisons bombardées ou incendiées. Les rues Favre et Saint-Antoine sont désormais bordées d'immeubles massifs et austères, quelquefois ornés de bas-reliefs sculptés par Alfred Janniot[55].

Les années 1950, malgré les efforts de reconstruction, demeurent cependant bien ternes. La venue de la grande entreprise du Verre, Textile, et la création d'une grande zone industrielle sous la municipalité de Pierre Dumas dynamisent la ville, même si l'industrialisation reste modeste au regard de sa situation. En 1961, elle fusionne avec deux communes limitrophes, Bissy et Chambéry-le-Vieux. De nouveaux quartiers s'élèvent rapidement dans les années 1965-1975, et notamment une Zone à urbaniser en priorité à Chambéry-le-Haut sous la houlette de l'architecte Jean Dubuisson[56].

Après les Trente Glorieuses, la crise économique entraîne une pause dans le développement urbain. C'est l'heure des équipements culturels qui ont fait défaut à Chambéry : une maison de la culture, un centre de vie à Chambéry-le-Haut, un centre des congrès, une médiathèque et une cité des arts (nouveau conservatoire régional de musique).

Aujourd'hui, Chambéry, ville-centre d'une communauté d'agglomération dépassant les 120 000 habitants, mène une politique de développement et d'équipements en lien avec les vingt-trois autres communes de son agglomération. En 2008, s'ouvrira une grande salle à vocation pluridisciplinaire (spectacles, manifestations sportives...) renforçant ainsi le dynamisme de la cité. La population progresse d'environ 1 % par an (60 900 habitants en 2005 [57]).

Politique et administration

Hôtel de ville de Chambéry

La ville de Chambéry est le chef-lieu du département de la Savoie[58]. La commune est divisée en quatre cantons : Chambéry-Sud, Chambéry-Sud-Ouest, Chambéry-Est et Chambéry-Nord (ce dernier intégrant également la commune de Sonnaz)[59].

Deux circonscriptions législatives concernent les Chambériens : la première circonscription de la Savoie (cantons sud-ouest et nord) et la troisième circonscription de la Savoie (cantons est et sud) partagent la ville[60]. Ce découpage est critiqué par plusieurs élus locaux (manque de représentation de la ville au Parlement, séparation artificielle de quartiers)[61].

Le logo de Chambéry Métropole

Chambéry abrite la plupart des directions départementales des services publics, ainsi que le Consulat d'Italie[62] et l'Institut de la Montagne[63]. Chambéry fait partie de la communauté d'agglomération de Chambéry métropole depuis la création de cette intercommunalité, en 1956. Avec l'adhésion au 1er janvier 2006 de huit communes rurales (Curienne, La Thuile, Thoiry, Puygros, Saint-Sulpice, Saint-Cassin, Montagnole et Les Déserts) qui porte à 24 le nombre de communes membres, Chambéry et son agglomération réunissent plus de 120 000 habitants. Par ailleurs, la ville se trouve au cœur du syndicat mixte Métropole Savoie chargé de la gestion du développement urbain des bassins aixois, chambérien ainsi que de la Combe de Savoie.

Dans le cadre de la politique de proximité, la municipalité a mis en place six mairies de quartiers en 2002, à Chambéry-le-Vieux, à Bissy, au Biollay, à Chambéry-Centre, aux Hauts-de-Chambéry et au Laurier. Elles s'occupent, essentiellement, des formalités d’état civil et de listes électorales. Elles facilitent l'accès aux documents administratifs, aux enquêtes publiques et les inscriptions aux services publics. Ces six mairies sont le volet administratif de la démocratie participative mise en place, avec six conseils de quartiers, opérationnels depuis 2002.

Tendances politiques

Depuis 1989, la majorité municipale de Chambéry est étiquetée à gauche.

Traditionnellement, Chambéry est une ville de droite. Cependant, alors que la droite gérait la ville depuis 1947 (hors la période 1977-1983 avec le socialiste Francis Ampe), les chambériens ont depuis 1989 élu et réélu un maire de gauche, Louis Besson, tendance renforcée par les élections présidentielles de 2007 qui ont vu Ségolène Royal arriver en tête au second tour.

Sous la Cinquième république, les élections municipales opposaient le plus souvent deux ensembles, un de droite (après que le gaulliste Pierre Dumas l'ait emporté sur le radical Paul Chevallier en 1959) et un de gauche, parfois très ouvert (présence de 1989 à 2001 du barriste André Gilbertas, premier adjoint puis maire). Des listes communistes (1983, 1989), divers gauche (1977) ou FN (1995) ont été parfois présentes. L'élection municipale de 2008, en rupture avec le " cycle Besson" débuté en 1989, opposa pour la première fois cinq listes différentes (Gauche plurielle conduite par la maire sortante Bernadette Laclais, UMP-MoDem, LCR, "société civile" et PT). Dès le premier tour, la maire sortante est réélue avec 50,14 % des voix.

Au référendum du 29 mai 2005 sur le traité constitutionnel pour l’Europe, les Chambériens ont majoritairement voté pour la Constitution européenne[64], avec 53,91 % de Oui contre 46,09 % de Non et un taux d’abstention de 31,19 % (France entière : Non à 54,67 % - Oui à 45,33 %). Ces chiffres ne sont pas conformes à la tendance nationale, celle-ci se trouvant en opposition.

À l’Élection présidentielle française de 2007, le premier tour[65] a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 30,25 % soit 8 320 voix, suivi de Ségolène Royal avec 27,96 % soit 7 689 voix, suivi de François Bayrou avec 21,34 % soit 5 870 voix, et enfin de Jean-Marie Le Pen avec 7,48 % soit 2 058 voix, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Au second tour[65], les électeurs ont voté à 50,64 % soit 13 369 voix pour Ségolène Royal contre 49,36 % soit 13 029 voix pour Nicolas Sarkozy, résultat davantage à gauche par rapport à la moyenne nationale[66] qui fut, au second tour, de 53,06 % pour Nicolas Sarkozy et 46,94 % pour Ségolène Royal. Lors de cette élection présidentielle, le taux de participation a été très élevé. On compte 32 536 inscrits sur les listes électorales chambériennes, 84,37 % soit 27 449 électeurs ont participé, le taux d’abstention fut de 15,63 % pour 5 087 voix, 3,83 % soit 1 051 voix ont voté blanc ou nul et enfin 96,17 % soit 26 398 voix se sont exprimées.

Administration municipale

Le conseil municipal chambérien est composé d'un maire, de dix-neuf adjoints et conseillers délégués, à savoir, onze conseillers municipaux et quatorze conseillers municipaux délégués[67]. Le 27 août 2007, le maire Louis Besson annonce sa démission quelques semaines après ses 70 ans. Il soutient alors la candidature de sa première adjointe, Bernadette Laclais. Celle-ci est élue pour finir le mandat en 2008, année des élections municipales, Louis Besson devenant dans le même temps son premier adjoint, tout en conservant son mandat de président de la Communauté d'agglomération Chambéry métropole[68]. À 40 ans, Bernadette Laclais est la première femme maire de Chambéry.

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de Chambéry[69] :

Groupe Président Effectif Statut
Gauche plurielle Bernadette Laclais 35 majorité
UMP-Modem Xavier Dullin 9 opposition
LCR Laurent Rippart 1 opposition

Lors des élections municipales de mars 2008, le taux de participation, du premier et unique tour, fut de 59,77 % sachant que l'on dénombre un total de 32 245 inscrits sur toute la commune. Le nombre de votants s'est élevé à 19 275 voix dont 18 861 se sont exprimées. La liste socialiste Chambéry au cœur avec à sa tête, Bernadette Laclais a recueilli 50,14 % des suffrages soit 9 457 voix. Suivi de la liste UMP et centriste ménée par Xavier Dullin, intitulée Chambéry, la nouvelle vie, ayant reçu 39,64 % des suffrages soit 7 477 voix. En troisième position, la liste d'extrême gauche, Chambéry 100% à gauche, avec à sa tête Laurent Ripart a obtenu 5,78 % des suffrages soit 1 092 voix. Les autres listes n'ont, quant à elles, pas dépassé les 3 %[70].

Liste des maires

Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie de Chambéry :

Liste des maires successifs[71]
Période Identité Parti Qualité
1944 1945 Amédée Daille radical ...
1945 1947 François Marcet SFIO Conseiller général
1947 1959 Paul Chevallier radical Sénateur et vice-président du Conseil général
1959 1977 Pierre Dumas UNR puis UDR Député de la Savoie, ministre
1977 1983 Francis Ampe PS ...
1983 1989 Pierre Dumas RPR Ancien ministre, sénateur de la Savoie
1989 1997 Louis Besson PS ministre, ancien député
1997 2001 André Gilbertas divers gauche ...
2001 2007 Louis Besson PS Ancien ministre, ancien député
2007 → en cours Bernadette Laclais PS Vice-présidente de la Région Rhône-Alpes


Instances judiciaires et administratives

Le Palais de justice de Chambéry

Chambéry compte de nombreuses juridictions administratives et judiciaires. La ville connaît une longue tradition judiciaire car durant plusieurs siècles, elle fut la capitale des États de Savoie, ce qui implique la présence de nombreuses juridictions. L'actuel palais de justice fut de par le passé, durant une brève période, le Sénat de Savoie. Aujourd'hui, simple ville de province, elle a conservé la présence de juridictions judiciaires et administratives. La ville possède une cour d'Appel dont le ressort s'étend également sur Albertville, Annecy, Thonon-les-Bains et Bonneville. On trouve également un tribunal de grande instance, un tribunal d'instance, un tribunal de commerce et un conseil de prud'hommes. On compte 154 avocats dans la cité ducale[72]. Le justiciable peut bénéficier des conseils d'une maison de justice et du droit. En tant que chef-lieu départemental, Chambéry abrite la chambre départementale des huissiers de la Savoie, la chambre de commerce et d'industrie ainsi que la préfecture de Savoie. Outre l'Hôtel de ville qui héberge de nombreux services administratifs locaux, la commune possède un commissariat de police, une maison d’arrêt et un centre des impôts.

Politique environnementale

La politique environnementale de la ville de Chambéry est étroitement liée à celle décidée au niveau de la Communauté d'agglomération Chambéry métropole.

La ville avec ses communes voisines s'est fortement investie dans la valorisation des déchets. Un centre de tri a été créé en 1995. Il traite tous les déchets des conteneurs, bacs et sacs jaunes de l'agglomération qui sont ensuite triés puis envoyés dans les filières de recyclages. Ce centre collecte et trie 12 500 tonnes par an de déchets ménagers provenant de 16 collectivités territoriales, toutes membres de Chambéry métropole. Le centre a également hérité d'une mission de sensibilisation du public. Une passerelle a été mise en place. Elle surplombe les tapis de tri et permet aux visiteurs de regarder le fonctionnement du complexe[73].

Le 9 janvier 2008, la société de chauffage urbain (SCDC) et Chambéry métropole ont signé un contrat pour la valorisation de l'énergie générée par l'incinération des ordures ménagères[74]. Ce qui concrètement, suivant les estimations, permettra la suppression de rejet de 20 000 tonnes de CO2 en moins dans l'atmosphère. Au 1er janvier 2009, l'incinération des déchets fournira le tiers de l'énergie du chauffage urbain chambérien[75]. De plus, le réseau de chauffage urbain (le cinquième plus grand de France) va utiliser du bois et de la biomasse, pour atteindre en quatre ans un taux de 60 % d’énergie renouvelable. Enfin, depuis octobre 2007, les 7 000 m2 de serres du centre technique municipal sont chauffées par une chaudière au bois[76].

La ville de Chambéry dispose de nombreux points de tri sélectif

Individuellement la commune a aménagé une multitude d'espaces verts à travers l'espace bâti. Plusieurs vastes espaces verts ont été créés : le jardin du Verney (ancien champ de Tir), le jardin du Muséum d'histoire naturelle, le clos Savoiroux (1910) et le parc de la Calamine.

Chambéry est devenue la trente-sixième ville de France et la seconde du Sud-Est après Lyon, à bénéficier de la loi Malraux avec un périmètre protégé de 17 hectares[77].

La ville est le siège d'un organisme de contrôle sanitaire et de l'environnement, L'Air de l'Ain et des Pays de Savoie. Elle peut également s'appuyer sur l'aide de nombreuses associations locales telles que la fédération Rhône-Alpes protection nature (FRAPNA Savoie) installée à Chambéry tout comme l'Association savoyarde de Développement des énergies renouvelables (A.S.D.E.R). La ville fut également choisie par l'Onu comme ville de référence de l'Année internationale des montagnes[78]. L'institut de la Montagne[79] est établi à Chambéry sur décision du Gouvernement Jospin. Par ailleurs le protocole d’adhésion de Monaco à la convention sur la protection des Alpes[80], fut signé à Chambéry le 20 décembre 1994, démontrant l'attachement et la relation particulière qu'entretient la ville de Chambéry avec son environnement montagnard.

Chambéry a mis en place la toute première centrale solaire française de plus de 100 kWc (aujourd'hui la deuxième de France). Il s'agit de la Centrale solaire des Monts. Un bâtiment de la ville de Chambéry de 150 m2 et les réservoirs d’eau de l’agglomération soit 850 m2 se sont vu doter de 1 000 m2 de capteurs photovoltaïques. Cette centrale produit 120 000 kWh/an. Le coût de l’installation fut de 450 000 € HT soit 4,5 €/kWc, sans compter les aménagements divers d'une valeur totale de 80 000 € HT. La ville en a financé 20 % pour le reste l'Europe a pris part à 35 % par le programme universel, puis le conseil régional à 18 %, le conseil général à 13 % et enfin l'ADEME à 14 %[81].

Dans l'ensemble de la ville, grâce au plan solaire lancé en 2002, il y avait en 2008 2 840 m2 de capteurs thermiques et 2 500 m2 de capteurs photovoltaïques installés, soit le meilleur taux d’équipement solaire des villes françaises. L'équipement de toits d'entreprises est envisagé[76] Le Centre Commercial Chamnord fut le premier à mettre en service une toiture photovoltaïque de 205 m² (15kWc) qui a été inaugurée le 6 avril 2007.

Jumelage

La ville de Chambéry est jumelée avec plusieurs villes étrangères. Il faut rappeler que le jumelage est une relation établie entre deux villes de pays différents qui se concrétise par des échanges socioculturels.

La ville de Chambéry est jumelée avec plusieurs villes :

Coopération décentralisée :

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La commune de Turin en Italie
La commune de Albstadt en Allemagne
La commune de Ouahigouya au Burkina Faso

Population et société

Démographie

Au recensement démographique de 1999, la population de la commune totalise 55 786 habitants (ce qui la situe au 82e rang national) et l'agglomération 113 457 habitants. En neuf ans, la ville de Chambéry a gagné trois rangs au niveau national, sa population était de 54 120 habitants en 1990. La variation de population 1990-1999 est donc positive de + 1 666 habitants, cette variation la plaçant au niveau national à la 201e place. Son solde naturel pour la période 1990-1999 est positif de + 2 127 habitants. Son solde migratoire, pour cette même période, est négatif de - 461 habitant ce qui place la ville au niveau national au 7 932e rang. Le taux annuel moyen de variation de la population pour la période 1990-1999 est de + 0,3 %. Sa population en ZUS est de 21 194 habitants, classé ici au 42e rang national. Plus de 78 % de la population chambérienne a moins de soixante ans. En revanche, 21 % de cette même population se trouve dans une frange supérieure à cet âge.

Voici ci-dessous, l'évolution démographique de la ville de Chambéry classée par date de recensement de 1793 à 2006.

Évolution démographique
(Source : Ehess[85] et INSEE[86])
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
11 425 10 800 11 991 11 236 15 916 - 19 035 19 953 18 835
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
19 144 18 545 19 622 20 916 20 922 21 762 22 108 23 027 22 958
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
20 617 23 400 25 407 28 073 29 975 32 139 44 246 51 066 54 415
1982 1990 1999 2006 - - - - -
53 427 54 120 55 786 57 543 - - - - -
Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes


Voici ci-dessous, une courbe démographique du XXe siècle sur la ville de Chambéry classée par date de recensement.

Courbe d'évolution démographique depuis 1793 à 2006


Évolution de la pyramide des âges de la ville de Chambéry, comparaison entre l'année 1999 et 1982[87] :

Pyramide des âges en 1999 en nbre d'individus.
Hommes Classe d'âge Femmes
1 515  75 à plus  3 157
3 038  60 à 74  4 011
6 224  40 à 59  6 750
8 804  20 à 39  9 283
6 550  0 à 19  6 430
Pyramide des âges en 1982 en nbre d'individus.
Hommes Classe d'âge Femmes
1 089  75 à plus  2 331
2 538  60 à 74  3 535
5 723  40 à 59  6 148
8 282  20 à 39  8 721
7 748  0 à 19  7 416

Le nombre total de ménages chambériens est de 25 254. Ces ménages comptent de un à six individus, voire plus. Voici ci-dessous, les données en pourcentages de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.

Les Ménages

Ménages de : 1 personne 2 pers. 3 pers. 4 pers. 5 pers. 6 pers. ou +
Chambéry 42,3 % 28,5 % 12,9 % 9,8 % 4,2 % 2,3 %
Moyenne Nationale 31 % 31,1 % 16,2 % 13,8 % 5,5 % 2,4 %
Sources des données : INSEE[88]

Enseignement

Établissements éducatifs

La ville de Chambéry relève de l'académie de Grenoble[58]. Ses écoles sont gérées par la Direction de l'éducation de la mairie sous la supervision de l'inspection départementale de l'Éducation nationale. La commune fait partie des nombreuses villes refusant actuellement l'application du service minimum à l'école lors des jours de grève de la fonction publique[89].

Voici ci-dessous la liste exhaustive des principaux établissements scolaires de la ville :


Chambéry jouit également de la présence de grandes écoles telles que L'École Nationale Supérieure d'Arts et Métiers (E.N.S.A.M), l'École Supérieure d'Ingénieurs de Chambéry[90] (E.S.I.G.E.C) qui est une école publique et une Unité de Formation et de Recherche de l'Université de Savoie[91]. Il faut aussi signaler la présence de l'École Supérieure de Commerce de Chambéry (E.S.C) [92]. L'ESC Chambéry a été admise, lors de la commission du 4 décembre 2007, comme membre active de la CGE et donc du chapitre des écoles de management[92].

Ville étudiante

Restaurant universitaire du Campus de Jacob-Bellecombette

Chambéry est une ville étudiante. L'Université de Savoie est divisée en trois campus ou plus précisément en trois sites. On en trouve un à Annecy, un autre à Jacob-Bellecombette et un dernier au Bourget-du-Lac[93]. Le campus de Jacob-Bellecombette et dans une certaine mesure le campus du Bourget-du-Lac ont apporté à la ville de Chambéry une population universitaire importante. La ville abrite également une maison de l'étudiant, la Division de la recherche et des études doctorales (D.R.E.D), la Division des relations internationales (D.R.I) et enfin la Présidence de l'université. La vie étudiante est devenue une réalité pour cette commune. Les municipalités qui se sont succédé ont dû adapter les transports en commun, créer et favoriser le développement d'un parc locatif spécifique. L'économie locale a également suivi ce mouvement. La vie étudiante implique, entre autres choses, l'apparition d'établissements de divertissements. Des boîtes de nuits, des restaurants, des bars, des laveries automatiques et autres services de proximité sont apparus ou se sont renforcés sur ce marché. Cependant la présence des étudiants demeure une composante parmi d'autres. Chambéry reste avant tout la capitale administrative du département de la Savoie et la présence de l'Université de Savoie ne change en rien le visage de cette ville, elle ne fait que renforcer quelque peu ce statut. En effet le site de Jacob-Bellecombette est axé, en partie, sur les matières juridiques comme le Droit, l'AES, l'économie... De ce fait, les juridictions administratives et judiciaires de la ville et la présence de nombreux cabinets d'avocats, se voient renforcer dans ce domaine juridico-administratif. Des étudiants passent leurs stages dans ces institutions de la République et inversement des professionnels du droit enseignent à l'université et transmettent leur savoir. La présence estudiantine donne à Chambéry un caractère cosmopolite. De nombreux étudiants étrangers investissent les bancs de l'université. La Division des relations internationales de l’Université de Savoie gère pas moins de 228 conventions de partenariat avec des établissements d’enseignement supérieur et de recherche de 82 pays, sur l’ensemble de la planète. Pour faciliter un peu plus l'intégration de cette population l'Université a créée l'Institut savoisien d’études françaises pour étrangers (I.S.E.F.E)[94]. Il existe également un IFSI Institut de Formation en Soins Infirmiers qui dépend du Centre Hospitalier et qui regroupe près de 450 étudiants.

Manifestations culturelles et festivités

Liste non exhaustive, classée par mois, des principales manifestations culturelles et des festivités de la ville de Chambéry[95] :

  • Janvier : concert du Nouvel An.
  • Février : les Nuits de la roulotte, carnaval.
  • Mars : Mars en chansons, la quinzaine du cinéma espagnol.
  • Mai : festival du Film nature et environnement de Chambéry, festival du Premier roman[96], la Nuit des musées.
  • Juin : festival Cir'cule, festival Lafi-Bala[97] (biannuel).
  • Juillet et août : concerts gratuits bihebdomadaires Cité d'été, les Estivales du Château.
  • Septembre : Journées européennes du Patrimoine, les Rencontres musicales de Bel-Air, Savoie d'jazz festival, Foire de Savoie[98].
  • Octobre : Fête de la Science, Festival international de la bande dessinée, Lire en Fête, le festival de l'humour, Festival Eskapotes.
  • Novembre : Festival International des Métiers de Montagne, Les automnales du Festival du Premier roman[99].
  • Décembre : Concert de Noël, marché de Noël.

Santé

Le Centre hospitalier de Chambéry

Article détaillé : Centre hospitalier de Chambéry.

L'établissement public de santé[100] est l’hôpital référent du secteur sanitaire de la région Rhône-Alpes. Il couvre donc une population d’environ 350 000 habitants soit en tant qu’hôpital de proximité, soit comme établissement de secours.

Doté de près de 700 lits et places de court séjour et d’un secteur de gériatrie important (500 lits), il comporte les disciplines classiques de médecine, chirurgie et gynécologie-obstétrique décomposées de la façon suivante[101] :

Situé en pleine ville de Chambéry, le centre hospitalier[103], comme tout établissement public de santé, est le siège d’un conseil d'administration présidé par le premier magistrat de la ville. Il est géré par une équipe de direction d’une dizaine de personnes.

Autres établissements de santé

La ville de Chambéry est le siège, outre du centre hospitalier, de nombreux autres établissements ; la clinique Cléret, la Clinique générale de Savoie, la clinique Saint-Joseph, l'Hôtel-Dieu et l'école d'infirmières, ou encore l'Institut médico-éducatif Saint Louis du Mont(qui possède 72 places), le Centre hospitalier spécialisé de la Savoie (qui compte 475 places, à Bassens) et enfin le Foyer départemental de l’Enfance[104].

Sports

La ville de Chambéry dispose de nombreuses structures sportives permettant la pratique de disciplines variées. Elle offre, grâce à ses associations[105], une diversité sportive de proximité : promenades et randonnées alpines, parapente avec trois sites agréés, randonnées et circuits à vélo, sports d’eau (aviron, pratique du canoë, du canyoning) et de la spéléologie, Via Ferrata et escalade, ski de fond et ski alpin.

Les plus grands domaines de ski européen sont à quelques dizaines de kilomètres de la ville. On accède rapidement par autoroute aux vallées de la Maurienne et de la Tarentaise. D'autres stations plus modestes, familiales, sont à quelques minutes du centre-ville, notamment La Féclaz dans les Bauges.

En 1989, Chambéry a accueilli les Championnats du monde de cyclisme sur route, qui se sont déroulés sur les communes de Jacob-Bellecombette, Montagnole et Chambéry. Trois ans plus tard, elle accueillait la flamme olympique pour les Jeux olympiques d'hiver d'Albertville.

Chambéry est présente dans d'autres disciplines, notamment grâce à son club de handball[106], renforcé depuis 2005 par Jackson Richardson. Le Chambéry Savoie Handball[107] compte aujourd'hui un peu plus de 250 licenciés repartis en onze équipes jeunes (du mini hand au moins de 18 ans) et deux équipes seniors, un centre de formation (10 stagiaires) et une équipe professionnelle (15 joueurs sous contrat).

On compte aussi un club d'aviron[108] parmi les meilleurs clubs français depuis 15 ans envoyant régulièrement des rameurs porter les couleurs des équipes de France, une équipe de rugby, le club de football, le SO Chambéry Foot, ou encore les Éléphants, évoluant en D2 de Hockey sur glace. Chambéry possède aussi une équipe de Rink Hockey (hockey sur patins à roulettes) qui évolue en National 2, le Hockey Club Chambéry. Club formateur de nombreux biathlètes, le Tir Olympique Savoisien a remporté plusieurs titres nationaux en tir sportif et évolue en première division. Il est présidé par Jean-Pierre Amat, Champion Olympique en 1996.

Les voitures du Tour de France à Chambéry

Parmi les nombreux clubs sportifs chambériens on peut citer à titre d'exemple :

Médias

La presse locale est essentiellement écrite, Le Dauphiné libéré dispose d'une agence en ville. Deux hebdomadaires, l'Essor savoyard et La Vie Nouvelle sont toujours diffusés. Au {{XIXe}} siècle et jusqu'au milieu du {{XXe}}, de très nombreux titres existaient ; le Travailleur Alpin, la Croix de Savoie, le Patriote Savoisien, le Courrier des Alpes...Sabaudia.org...

Le Magazine municipal de la ville de Chambéry consigne non seulement l'ensemble des décisions prises par le conseil municipal ainsi que les projets en cours de réalisation, mais surtout cette publication apporte de nombreuses informations locales.

La ville est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie, ODS radio, Hot radio Chambéry[109], et Radio Ellebore qui est une radio associative chambérienne. Enfin, la chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement l'émission La Place du village expose la vie locale du bassin aixois. C'est également le cas lors des informations locales de cette même chaîne télévisée ainsi que sur France 3 dans l'édition locale (une agence est à Chambéry) et régionale.

Personnalités liées à la commune

Article détaillé : Personnalités chambériennes.
Claude Favre de Vaugelas

Voici ci-dessous un aperçu des personnalités chambériennes les plus significatives ou ayant un attachement particulier à la ville :

  • Claude Favre de Vaugelas (° 1595 - † 1650) - Fils du président du Sénat de Savoie, Antoine Favre, grammairien. Cet homme de lettres fut un membre des plus influents de l’Académie française.
  • César Vichard de Saint-Réal (° 1639 - † 1693) - Homme de lettre savoyard, ce fils de magistrat fut un grand polygraphe et historiographe de la Savoie. Ce fut un amoureux des belles lettres.
  • Jean-Jacques Rousseau (° 1712 - † 1778) - Chambérien d’adoption, il fit partie des philosophes des Lumières mais est considéré également comme écrivain, musicien et botaniste.
  • Benoît de Boigne (° 1751 - † 1830) - Militaire de carrière, il vécut longtemps en Inde et y acquit une prestigieuse réputation. De retour en Savoie, il fut président du conseil général.
  • Albanis Beaumont (° 1753 - † -1810) - Fils d’un père cuisinier, il fut un ingénieur et géographe savoyard. Au service de la noblesse savoyarde, il fut également écrivain à ses heures.
  • Joseph de Maistre (° 1753 - † 1821) - Issu de la noblesse savoyarde, il fut un homme politique influent, un écrivain apprécié et un des principaux philosophes contre-révolutionnaires.
  • Xavier de Maistre (° 1763-1852) - Cet aristocrate savoisien fut très tôt attiré par les arts. L’écriture et la peinture le firent rentrer dans la postérité. Il vécut longtemps exilé en Russie.
  • François Cachoud (° 1866 - † 1943) - Il fut un peintre dont son style se rapproche de l’école de Barbizon. Élève de Gustave Moreau, il fut un spécialiste des peintures représentant la nuit.
  • Mars Vallett (° 1869 - † 1957) - Il fut un important sculpteur de son temps côtoyant notamment Rodin. Il a été le 1er conservateur du musée des Charmettes.
  • Bernard Grasset (° 1881 - † 1955) - Il est le fondateur de la maison d’édition Grasset. Il publia en tant qu’éditeur le premier livre de Marcel Proust. Il fut un novateur dans le monde de la presse.
  • Jean Mamy (° 1902 - † 1949) - Il fut réalisateur, mais aussi monteur, scénariste et journaliste. Il exerça ses talents d’acteur à plusieurs reprises sur les planches de théâtre.
  • Jean Desfrançois (°1903 - † 1944) - Médecin et résistant français. Il dirigea le service de Santé de la Résistance de Chambéry et d'une partie de la Savoie. Il fut tué lors du bombardement du 26 mai 1944.
  • Michel de Certeau (° 1925 - † 1986) - Philosophe jésuite, notamment sur la culture.
  • Daniel Toscan du Plantier (° 1941 - † 2003) - Né à Chambéry, il fut célèbre en tant que producteur français de cinéma. Il était également le président de la cinémathèque de Toulouse et d’Unifrance.
  • Jean-Pierre Amat (° 1962) - Sportif confirmé, il a été à de multiples reprises champion du monde et olympique de tir à la carabine. Il est aujourd’hui entraîneur de l’équipe de France de biathlon section tir.
  • Ahmed Mouici (° 1963) - Chanteur populaire, il fut membre du groupe Pow wow. Passant d’un succès à un autre, il entre dans la troupe de la comédie musicale les Dix commandements.
  • Grégory Lemarchal (° 1983 - † 2007) - Vainqueur de l’émission télévisé Star academy. Il fut un chanteur à la voix de 4 octaves , décédant des suites d'une mucoviscidose.

De nombreuses personnalités ont fréquenté Chambéry. De 1232 à 1860, la ville fait partie des États de Savoie propriété de la Maison de Savoie ; ainsi tous les membres de cette famille sont régulièrement présents dans la cité, comme Thomas II de Piémont et Amédée VIII de Savoie qui y sont nés. On peut notamment citer Napoléon III lors de son passage, suite à l'Annexion de la Savoie, en 1860.

Économie

Plusieurs entreprises de grande importance y ont leurs sièges sociaux (Pechiney, Transalpine, Folliet, Placoplâtre, Opinel...) ou des centres importants de productions (Opinel, Vetrotex, SNCF avec son centre de maintenance régional[110], …). Mais Chambéry est une ville dont l'économie repose en grande partie sur les administrations publiques territoriales : la préfecture, la mairie et son CCAS, le centre hospitalier, l'Université de Savoie et le Conseil général sont les cinq structures de plus de 1000 salariés situées en ville. Avec le Palais de Justice, la Chambre de commerce et d'industrie de la Savoie et jusqu'en 1982 plusieurs casernes militaires, Chambéry est une ville à forte connotation publique.

Revenus de la population et fiscalité

Le revenu moyen par ménage chambérien est de 15 267 € par an, ce qui est légèrement supérieur à la moyenne nationale de 15 027 € par an[111]. Au niveau de la fiscalité, on dénombre 394 Chambériens redevables de l'impôt sur la fortune (ISF). L'impôt moyen sur la fortune à Chambéry est de 6 638 €/an contre 5 683 €/an au niveau de la moyenne nationale. Le patrimoine moyen des redevables chambériens de l'ISF est estimé à environ 1 563 284 €/an[112].

Impôt sur le revenu en 2005

  Part de foyers imposables (%) Revenu moyen par foyer fiscal en € Revenu moyen par foyer fiscal imposable Montant moyen des retraites et pensions Part de retraités et pensions (%)
Chambéry-Ville 51 15 558 23 916 17 635 32
Chambéry et agglo 58 17 484 25 062 18 388 31
Savoie 57 16 911 24 215 16 897 31
France 52 16 827 25 910 16 883 31
Sources des données : Ministère des finances[113]

Canton selon les territoires de développement social Chambéry (Chambéry et couronne chambérienne)

  Part d'allocataires du RMI pour 1000 hab. Nbre d'allocataires à bas revenus Nbre de personnes couvertes par allocataires à bas revenus en % par rapport à la population totale 1999 Allocataires du RMI
31/12/00 31/12/04
Cantons Chambéry 21,4 3 671 7 848 13,8 1 154 1 197
Chambéry et agglo 13,9 5 239 11 315 9,5 1 623 1 666
Savoie 9,3 13 126 30 380 8,1 3 403 3 463
Sources des données : C.A.F[113]

Le taux de fiscalité directe locale[114] de la commune pour l'année 2007 est le suivant. Ce taux regroupe le taux de la taxe d'habitation, le taux foncier bâti, le taux non foncier bâti et le taux de la taxe professionnelle. Le taux de la taxe d'habitation s'élève, au niveau communal à 18,72 %, au niveau intercommunal à 0 %, et au niveau départemental à 4,92 %. Le taux foncier bâti se monte au niveau communal à 25,95 %, au niveau intercommunal à 0 % et au niveau départemental à 7,46 %. Le taux foncier non bâti se chiffre, au niveau communal à 44,19 %, au niveau intercommunal à 0 %, au niveau départemental à 29,37 % et au niveau régional à 5,15 %. Pour ce qui est du taux de la taxe professionnelle, au niveau communal à 0 %, au niveau intercommunal à 19,35 %, au niveau départemental à 9,09 % et au niveau régional à 2,43 %[115].

Emploi

Le bassin d'emploi Chambérien compte une population active totale d’environ 60 000 individus[116] sur les 26 millions du pays. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans est de 75 % ce qui est inférieur à la moyenne nationale qui est quant à elle de 82,2 %[117]. Le nombre de chômeurs chambériens est de 3 600 en décembre 2006[116]. Le taux de chômage entre 1999 et 2005 a fortement diminué, passant de 15,4 % à 6,1 %[117], alors que le niveau moyen national passait simultanément de 12,9 % à 8,4 %. Chambéry compte 43 % d'actifs au sein de sa population ainsi que 17,6 % de retraités, 28,5 % de jeunes scolarisés et 10,9 % d'autres personnes sans activité[117].

Répartition des emplois par domaine d'activité

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Chambéry 0,1 % 5,5 % 12,8 % 24 % 32 % 25,6 %
Moyenne Nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : INSEE[118]

En moyenne, 27 % des chefs d'établissements dans Chambéry et son agglomération ont plus de 55 ans. Cette moyenne est légèrement plus élevée que la moyenne départementale qui est de 25,5 %[34].

Entreprises de l'agglomération

Le complexe de OCV Chambéry France à la confluence de la Leysse et de l'Hyères.

En 2004, 121 entreprises ont plus de 50 salariés[119]. Le nombre de créations d'entreprises pour l'année 2004 est de 419, ce qui place Chambéry au 72e rang national. Le Taux de la taxe professionnelle pour la commune en 2005 est de 19,05 %, plaçant la ville dans une position de compétitivité élevée par rapport aux autres communes (17,75 % ont un taux plus faible)[120].

Le nombre total d'établissements est d'environ 4 520 (en décembre 2004), et le nombre total d'entreprises est d'environ 3 630, dont 2 100 entreprises individuelles[121]. En se restreignant au champ ICS[122], il y a 2 930 entreprises en 2006[123]. Parmi les 3 440 établissements du champ ICS, on en dénombre 99 dans les industries agricoles et alimentaires représentant 2,9 % du total, 93 dans les industries des biens de consommation représentant 2,7 %, 45 dans les industries des biens d'équipement soit 1,3 %, 54 dans les industries des biens intermédiaires représentant 1,6 %, 27 dans l'énergie ce qui représente 0,8 %, 270 dans la construction soit 7,9 %, 893 dans le commerce représentant 26 %, 104 dans le Transport soit 3,0 %, 125 dans les activités immobilières soir 3,6 %, 607 dans les services aux entreprises représentant 17,7 %, 522 dans les services aux particuliers soit 15,2 %, et enfin 600 dans l'éducation, la santé, et l'action sociale soit environ 17,4 % du total des établissements chambériens[120].

Chambéry abrite de nombreuses grandes entreprises telles que Alpina-Croix de Savoie ou encore Placoplatre. Les 18 principales entreprises[120] chambériennes sont : OCV Chambéry France[124] (anciennement Saint Gobain vetrotex France) avec un chiffre d'affaires (CA) de 138 M €, la SATM avec un CA de 91 M €, OCV Chambéry International[124] (anciennement Vetrotex international) aevc un CA de 53 M €, Routin avec un CA de 51 M €[125], Jean Lain avec un CA de 49 M €€[126], Aménagement de Savoie SAS avec un CA de 45 M €, suivi des entreprises Spie Tondella avec 36 M €, Cafés Folliet avec 30 M €[127], Réal-Coppelia avec 29 M €, Transport de Savoie avec 28 M €, Grand garage Vasseur avec 26 M €, Transrol avec 24 M €, Alpes denrées avec 23 M €, Provent avec 19 M €, Pegaz-pugeat avec un CA de 17 M € tout comme l'entreprise Plaza automobiles, et enfin pour finir Gauthey qui tout comme Sotira 73 ont un chiffre d'affaires de 16 M €.

Commerce

Sur 3 440 établissements chambériens en 2004, on dénombre 936 commerces soit 21 %[121]. Au 1er août 2006, le cumul des surfaces commerciales de plus de 300 m2 relevées s'élève à 157 677 m2, sachant que 37 971 m2 sont dédiés à l'alimentaire et 68 706 à l'équipement domestique. Les magasins chambériens ont une taille moyenne d'environ 1 300 m2 par établissement. Le chiffre d'affaires commerciale réalisé pour l'agglomération est de 184 M€ pour les dépenses non alimentaires et de 79 M€ pour les dépenses alimentaires[34].

Le commerce chambérien est partagé entre les grandes surfaces commerciales et les petits commerces surtout présents en centre ville. À titre d'exemple on peut citer le Centre commercial Chamnord regroupant Carrefour plus une importante galerie marchande, l'ensemble étant situé dans la zone d'activité des Landiers où l'on trouve de nombreuses enseignes nationales telles que la Halle aux vêtements, King Jouet, McDonald's, Darty, Interior's et d'autres. Le centre ville de Chambéry, bien que fortement concurrencé par la zone d'activité des Landiers ainsi que celle de Bassens, reste actif, en raison notamment de sa forte densité démographique. Les principales artères commerçantes du centre-ville sont la rue de Boigne, la place Saint-Léger, la place Monge, le boulevard de la Colonne, la rue de la Croix-d'Or, la place des Halles, la rue Favre, la rue du Faubourg-Montmélian. De nombreuses enseignes se sont implantées dans le centre-ville telles que les Galeries Lafayette, Morgan, SFR, Celio et d'autres. Il faut également souligner la réhabilitation actuelle des Halles de Chambéry qui se verront très prochainement investies par la FNAC, un cinéma ainsi que d'autres boutiques marchandes.

Culture et patrimoine

La ville de Chambéry est classée Ville d'Art et d'Histoire[128]. Le label ville et pays d'art et d'histoire est attribué depuis 1985 par le ministère français de la Culture aux villes ou pays s'engageant dans une politique d'animation et de valorisation du patrimoine et de l'architecture. Outre des guides-conférienciers, les musées et l'active association des Amis du Vieux Chambéry, cette promotion est l'œuvre de l'Office du tourisme et de l'établissement public Chambéry promotion, et à partir de 2008 de la Maison du patrimoine, un bâtiment municipal dédié à l'étude du patrimoine chambérien.

Monuments et lieux touristiques

Monuments antiques

La rotonde de la crypte de Lémenc
La crypte de Lémenc : Le plus ancien vestige antique à Chambéry est l'église Saint-Pierre de Lémenc, en grande partie du XVe siècle, mais qui abrite une crypte plus ancienne. Sa date et sa destination sont très mal connues. Une rotonde composée de six colonnes remarquables aurait peut-être servie de reliquaire monumental ou de baptistère. Les archéologues ne sont pas d'accord sur sa datation (IXe ou XIe siècle).
Le cimetière voisin abrite les corps de plusieurs célébrités chambériennes, telles que le comte Benoît de Boigne ou encore Mme de Warens l'amie intime du philosophe Jean-Jacques Rousseau.

Monuments du Moyen Âge et de la Renaissance

Le château des ducs de Savoie
Le château des ducs de Savoie : Il est l'ancienne résidence des comtes et ducs de Savoie. Il abrite aujourd'hui la préfecture et le conseil général. C'est un ensemble de bâtiments datant du Moyen Âge au XXe siècle. Il se compose notamment de trois tours construites aux XIVe et XVe siècles, de dépendances médiévales et d'un grand corps de logis des XVIIIe et XIXe siècles édifié à la place des anciens appartements des comtes. Dans son enceinte se trouve la Sainte-Chapelle (1408-1430), qui a abrité de 1453 à 1578 le Saint-Suaire, avant qu'il soit transféré à Turin, pour suivre le changement de capitale des États de Savoie. À l'intérieur on y admire de remarquables vitraux du XVIe siècle, restaurés en 2002[129]. La façade, réalisée au XVIIe siècle, est un chef d'œuvre baroque de l'architecte turinois Amedeo di Castellamonte. Dans le clocher (ou tour Yolande), est installé le Grand carillon qui sonne de ses 70 cloches[130]. Œuvre de la fonderie Paccard à Sevrier, c'est le quatrième plus grand carillon au monde et le premier d'Europe[52]. Un concert a lieu les premier et troisième samedis de chaque mois à 17h30.
Trompe l'œil de la Cathédrale
La Cathédrale Saint-François-de-Sales : Ancienne chapelle franciscaine édifiée au XVe siècle[52], elle est devenue cathédrale en 1779, lors de la création de l'évêché de Chambéry, puis métropole en 1817, lors de sa transformation en archevêché. Elle abrite le plus vaste ensemble de peinture en trompe-l'œil d'Europe (1835), ainsi qu'un diptyque en ivoire du XIIe siècle d'inspiration byzantine.
La vieille ville : Elle est composée d'un grand nombre d'anciens hôtels de la noblesse savoyarde. À la fin du XVe siècle, les familles nobles ont entrepris la démolition des vieilles bicoques de bois et de torchis et ont bâti des maisons en bonnes pierres qui ont pris plus tard le nom « d’hôtel », là où le maître de maison reçoit ses hôtes. Les demeures des XVe et XVIe siècles sont nombreuses, même si leurs façades ont pour la plupart été redessinées à partir du XVIIIe siècle (rue Basse-du-Château, rue Juiverie, rue Croix-d'Or…). Très empreints de l’héritage médiéval, les premiers hôtels s’organisent autour d’une cour le plus souvent fermée dans laquelle se trouve une tourelle hors-œuvre ou en demi-hors-œuvre, contenant un escalier en vis. Un arc en accolade ou en anse de panier surmonte fréquemment la porte d’entrée. La Renaissance italienne y laisse sa marque : des galeries ou loggias relient les différents corps de bâtiment, les allées intérieures sont nombreuses, des arcades bordent quelquefois la cour…[131]

Monuments de style baroque

La Sainte-Chapelle du château des Ducs de Savoie, qui abrita le Saint-Suaire
Le château de Caramagne, sur les hauteurs de Chambéry.
À l’avènement de la période baroque (XVIIe et XVIIIe siècles) de nombreuses familles nobles, comme les Costa de Beauregard ou les Castagnery de Châteauneuf vont entreprendre, dans le tissu médiéval de la cité, la construction d’hôtels particuliers. La référence à Turin, et d’une manière générale à l’art italien, est bien affirmée. La situation intra-muros et la superficie conséquente de ces bâtiments les apparentent aux palais italiens. Dans toute la péninsule italienne, les grandes familles ont construit, depuis la Renaissance, des palais au cœur des villes, où la place est rare, d’où un plan carré sur cour intérieure aux jardins réduits voire inexistants. Une porte monumentale ouvre sur un passage qui mène à la cour intérieure. Ce passage traverse le bâtiment de part en part, ce qui permet au palais de bénéficier d’un double accès. Les hôtels Costa-de-Beauregard ou de Morand présentent cette particularité, comme le palais Carignan à Turin, issu des modèles florentins. Au XVIIIe siècle la cour intérieure des nouveaux hôtels disparaît : les hôtels Chollet-du-Bourget, de Roche ou de Montfalcon offrent un seul corps de logis. Le décor s’intensifie sur les façades ou dans les escaliers, avec une prédilection pour des éléments de style français (grilles Louis XV, guirlandes et rubans Louis XVI). La tradition sénatoriale de Chambéry, héritée depuis le milieu du XVIe siècle, a incité les familles nobles à vivre l’hiver en ville et l’été à la campagne. Les châteaux ou maisons fortes des environs sont modernisés et remis au goût du jour, et souvent transformés en domaines de rapport.
Le Château de Caramagne : Cette propriété privée est un des plus remarquables exemples conservés de nos jours. Au nord de la ville, à proximité du nouveau quartier de Chambéry-le-Haut et dans un environnement où la campagne tend à disparaître chaque jour un peu plus, le domaine de Caramagne donne des allures italiennes aux environs de Chambéry. Une imposante entrée, entourée de communs en hémicycle, ouvre sur une grande allée de platanes. Celle-ci conduit à cette demeure au décor en trompe-l’œil. Des colonnes de marbre soutiennent la loggia dans le goût des palais italiens. Les peintures à la détrempe présentent une perspective de fausses colonnes. Aux extrémités de la loggia, deux groupes imitant la sculpture figurent l’enlèvement de Déjanire par le centaure Nessus, à gauche, et l’enlèvement d’Europe par Jupiter. L’origine de cette vieille maison est beaucoup plus ancienne que ne le laisse supposer la décoration. Le juriste Bernadino Becchi, né dans le petit village de Caramagne (Piémont), en était le bâtisseur au XVIe siècle. La propriété passa ensuite à la famille des Bertrand de la Pérouse, puis à Frédéric de Bellegarde en 1783. La décoration du grand salon (fin XVIIIe siècle) comme celle des façades (début XIXe siècle) aurait été réalisée à l’époque de ce propriétaire, par des artistes piémontais mais dont les noms sont inconnus. En 1812, un ancien militaire, Joseph Gillet, prend possession de la maison, mais la loue en 1820 à la marquise de La Pierre, une anglaise mariée à un Chambérien, et à une de ses compatriotes, madame Birch. Le poète Alphonse de Lamartine rencontre en 1819 la fille de celle-ci. Un an plus tard, ils s’unissent. Le grand salon - orné de décors en stuc – demeure célèbre de par le contrat de mariage signé le 25 mai 1820.
Dans le style baroque est construit également l'église Notre-Dame, du XVIIe siècle, qui est l'ancienne chapelle des jésuites de Chambéry. Les plans sont dus à Étienne Martellange, architecte notamment de l'église Saint-Paul-Saint-Louis à Paris[132].

XIXe siècle

La rue de Boigne
La rue de Boigne bordée de portiques à la mode turinoise, a été percée entre 1824 et 1830 grâce aux libéralités du général de Boigne, urbaniste revenant dans sa ville natale. Cette artère, « percée en coup de sabre », apporte dans le Chambéry romantique d'alors une salutaire aération de l'espace urbain, malgré la disparition de bâtiments historiques sans doute du plus haut intérêt, comme les anciens hôtels des Buttet, la Chavanne et Lescheraine... Cette nouvelle voie devient très vite le centre mondain de la ville où s'installent les familles de notables, mais aussi les commerces de luxe, les salons de thé... Stendhal écrit en 1837 dans les Mémoires d’un touriste : « ... Un lieu aussi commode devient bientôt le rendez-vous de tout ce qui s'ennuie et veut se distraire un jour de pluie ; il s'y établit des cafés, des boutiques de luxe, des cabinets littéraires, où l'on va passer une heure ou deux quand il fait une bise noire et qu'on s'ennuie chez soi... Il pleuvait aujourd'hui. J'ai passé toute ma journée sous les portiques de la belle rue de Chambéry. Je pensais à la douce Italie... »
La fontaine des éléphants
La fontaine des éléphants : Cette fontaine est le monument le plus célèbre de Chambéry[133] ; il a été érigé en 1838 par le sculpteur grenoblois Pierre-Victor Sappey[134] qui commémore les exploits en Inde des marathes du Comte de Boigne (1751-1830). Après la mort de Benoît de Boigne en 1831, la Ville de Chambéry décide d’élever un monument pour perpétuer le souvenir et les bienfaits de l’illustre personnage. Le Conseil de Ville a porté son choix sur le projet du Grenoblois Pierre-Victor Sappey, pour son originalité et son faible coût. Ce monument est inauguré le 10 décembre 1838. L’ensemble, haut de 17,65 mètres, est une habile superposition de trois monuments : une fontaine, une colonne et une statue. La fontaine présente dans son plan la croix de Savoie[135]. Quatre éléphants réunis par la croupe, d'où le surnom populaire de "Quatre sans cul"[136], réalisés en fonte de fer, jettent l’eau par la trompe dans un bassin de forme octogonale. Ils portent chacun une tour de combat surmontée d’un bas-relief ou d’une inscription. Au-dessus se trouvent une grande variété de trophées : « Des armes persanes, mogholes, indoues ; divers objets rappelant les mœurs, les arts et la civilisation des peuples que le général de Boigne a combattus ou gouvernés, composent les trophées ». La grande colonne est symbolisée par un tronc de palmier, elle porte en son sommet la statue du Général. Il est représenté avec le costume de lieutenant général de SM le roi de Sardaigne.
Le théâtre Charles Dullin
Le théâtre Charles Dullin : Ce théâtre[133] porte le nom du comédien savoyard Charles Dullin depuis 1949. Il est construit à partir de 1824 grâce à une donation du Comte de Boigne. Il est inauguré en 1828. Incendié en 1864 (ce qui entraîna la perte d'une partie des archives municipales, stockés dans les combles), il est reconstruit de 1864 à 1866 sur le modèle de la Scala de Milan. Le rideau de scène, peint par Louis Vacca, représente la descente aux Enfers d'Orphée ; seul rescapé de l'incendie en 1864, il est inscrit à l'inventaire des monuments historiques[137].
Chambéry possède beaucoup de statues, la plupart installées à la fin du XIXe siècle siècle lors de la « guerre des statues », où à renfort de souscriptions publiques et de campagne de presse, des hommes politiques et notables républicains ou conservateurs érigeaient des monuments à forte portée symbolique :
La statue de Jean-Jacques Rousseau
La statue la Sasson (qui signifie Grosse femme en savoyard) est un monument du sculpteur Alexandre Falguière installée en 1892 pour commémorer un premier rattachement de la Savoie à la France qui eut lieu au moment de la Révolution en 1792. Elle fut confisquée et déboulonnée par les Allemands sous la Seconde Guerre mondiale, on la retrouva décapitée dans une gare en Allemagne et elle retrouva sa place dans la ville après réparations en 1983.
La statue des frères Joseph et Xavier de Maistre, respectivement philosophe et écrivain, par le sculpteur Ernest Dubois en 1899, près du château.
La statue de Jean-Jacques Rousseau (1910 - Mars Vallett), au jardin public du clos Savoiroux, qui le représente en promenade champêtre, dressé sur un rocher, face à la ville.
Monuments aux morts de 1870, (1892 - place Monge), inauguré pour le centenaire du premier rattachement de la Savoie à la France.

XXe siècle

La rotonde SNCF : La rotonde du dépôt de la gare SNCF, inspirée de l'architecture de Gustave Eiffel et construite en 1906, a été inscrite à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1984[138].
Deux bâtiments des années 1930, en béton, sont notables :
Les Halles de Chambéry
Les Halles de Chambéry : Il s'agit d'un exemple d'architecture en béton, réalisées par les architectes Pierre et Raymond Bourdeix. La particularité de la structure est de présenter à l'intérieur du marché couvert une dalle supportée par des poutres de grande portée avec des jambes de force en béton armé (système Hennebique), sans aucun point d'appui intermédiaire. Le marché couvert et le marché de plein air s'y tiennent deux fois par semaine. Les Halles ont fait l'objet d'un concours d'architecture pour la réalisation d'un centre commercial moderne. Le projet choisi permettra de mettre en valeur la structure existante, et sa réalisation sera achevée en 2010.
Les anciennes archives départementales : ce bâtiment a été construit 1936 et conçut par l'architecte Roger Pétriaux. Celui-ci était destiné a abriter l'ensemble des archives départementales, d'où son nom. Il a été transformé en bureaux pour certains services du Conseil général.

Espaces verts

Chambéry est une ville fleurie récompensée par trois fleurs attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[139].

  • Les squares : le square Vaugelas, le square Paul-Vidal, le square André-Tercinet, le square Jacques-Lovie, le square Pierre-Aglietta, le square du petit Paris, le square M. Migeon, le square Régis-Marcon, le square Jules-Daisay, le square d'Albstadt, le square Jules-Gauthier, le square Hudry-Menos.
  • Les jardins : le Jardin du Verney qui est le plus ancien espace vert de la ville, le jardin botanique, le Jardin du Musée situé en contrebas du château des Ducs de Savoie, le jardin Le Mas-Barral qui possède une centaine d'arbres de 50 essences[140].
  • Autre : Le clos Savoiroux où se trouve le monument de la victoire, le Parc de la Calamine se trouvant au pied du vallon des Charmettes, la Forêt des Monts s'étendant sur près de 15 hectares sur les hauteurs de la ville, le talweg qui est un parc de 43 hectares où on peut pratiquer la gymnastique, le football, les jeux de boules, ou tout simplement se promener. Une aire multisports y est installée[140].

Gastronomie

La gastronomie chambérienne s'inscrit dans la cuisine typique savoyarde préparée à l'aide de produits du terroir local et des alpages montagnards, essentiellement des Bauges. Outre la célèbre fondue savoyarde, on s'y plaît à préparer pour plat principal les bognettes à base de pomme de terre, mais aussi les crozets[141], la péla, la tartiflette, les diots, la polenta et les rioutes[142]... En dessert, on ne peut que solliciter les bugnes, la confiture de lait et la tarte aux myrtilles. Mais aussi la truffe en chocolat qui fut inventée par par Louis Dufour, un pâtissier chambérien, en décembre 1895[143]. Les tables de Chambéry arborent, bien entendu, les fromages savoyards comme par exemple l'abondance, le beaufort, le bleu du Mont-Cenis, l'emmental de Savoie, le gruyère de Savoie, le persillé des Aravis, le reblochon, le tamié, la tomme de Savoie et encore de nombreux autres préparations fromagères. Les forêts environnantes et les montagnes de moyenne altitude telles que le Mont Granier, les Bauges offrent des produits très appréciés par les habitants. On y trouve des champignons. La réputation des cèpes, des bolets, des chanterelles, des morilles, des rosées des prés et bien d'autres. Plusieurs vignobles autour de la commune chambérienne produisent des vins de terroirs employés dans de nombreuses spécialités comme la fondue savoyarde par l'usage de vin blanc. Ainsi, on retrouve près de Chambéry le vignoble d'Apremont, le vignoble de Chignin, le vignoble d'Arbin et d'une manière générale on consomme la plupart des Vins de Savoie[144]. La ville dispose de nombreux brasseries ou restaurants gastronomiques[145], dont un distingué par le Guide Michelin (le Château de Candie[146]). Sur le plan gastronomique, on se doit pour terminer de citer le chef-cuisiner du Titanic, Auguste Coutin, qui fut un chambérien. Il disparut tragiquement lors du naufrage du navire le 15 avril 1912[147].

Patrimoine culturel

L'Espace culturel André Malraux est accolé à la Médiathèque Jean-Jacques Rousseau. L'escalier monumental permet l'accès au théatre.
La Médiathèque de Chambéry a été construite devant une des faces du Carré Curial, elle a été inaugurée en 1992, pour les Jeux olympiques.

Chambéry comprend un ensemble de bâtiments anciens et contemporains :

  • La Cité des Arts, elle a été réalisée par Yann Keromnes, Aurelio Galfetti et François Cusson.
  • Le vieille ville, Chambéry possède de nombreuses petites ruelles d'époque médiévale.
  • L'espace Malraux, il s'agit d'une scène nationale qui fut réalisée par Mario Botta[148].
  • La médiathèque Jean-Jacques Rousseau, elle fut réalisée par l'architecte Aurelio Galfetti[148].
  • le Théâtre Charles Dullin, qui possède une salle à l'italienne.
  • Le Manège, centre de congrès qui fut réalisé par Jean-Jacques Morisseau[148].

Les différents musées de la ville, les espaces d'expositions et de séminaires :

  • Le musée des Beaux-Arts, qui possède des peintures italiennes de la renaissance savoyarde (fermé en 2009 et 2010 pour restructuration).
  • Le musée savoisien, consacré à l'histoire régionale.
  • Les Charmettes, la maison où Jean-Jacques Rousseau passa une partie de sa jeunesse.
  • Le musée d'histoire naturelle, créé en 1844, qui expose au public le patrimoine naturel de la région.
  • Le Phare, une salle qui accueille concerts, manifestations sportives et événementielles.
  • La galerie du Larith, pour les expositions d'art contemporain.

De nombreux acteurs œuvrent pour mettre en valeur le patrimoine chambérien. On peut citer la Société des Amis du Vieux Chambéry qui est une association, fondée en 1933 à Chambéry et qui est reconnue d'utilité publique par décret du 5 décembre 1969. Elle a pour objet de défendre le patrimoine chambérien, promouvoir ses atouts et préparer l'avenir en demeurant vigilante vis à vis de l'actualité de la ville de Chambéry. La ville possède plusieurs bibliothèques municipales que sont la médiathèque Jean-Jacques Rousseau et la bibliothèque Georges Brassens[149] ainsi que cinq bibliothèques associatives de quartier se trouvant à Bellevue, Bissy, Le Biollay, Chantemerle et Mérande[149].

Plusieurs sociétés savantes de Savoie sont présentes sur la commune de Chambéry. Ces associations permettent à des amateurs éclairés et à des spécialistes de se réunir autour de thèmes divers, dont notamment l'histoire régionale ou l'étude du patrimoine culturel régional. Sont présents, notamment, sur la commune la Société savoisienne d'histoire et d'archéologie[150] (SSHA), fondée à Chambéry en 1855, l'association des Amis de Joseph et Xavier de Maîstre ainsi que la Société des Amis du Vieux Chambéry[151] cité précédemment. Le 7e art a sa place au sein de la cité ducale. Chambéry compte plusieurs cinémas dont Le Paris, les cinémas Arts et Essai Le Forum et Malraux, et le multiplexe Les Nef Chamnord. Le premier cinéma s'était installé rue Saint-François, dans les années 1930.

Vie militaire

Depuis son rattachement à la France, la ville a connue une présence militaire constante ; la caserne Barbot et le Manège (aujourd'hui salle de congrès) accueillait des unités de cavalerie, la Caserne Curial de l'infanterie, qui s'est ensuite installée à Joppet, puis à partir de 1982 dans la commune voisine de Barby.

À partir de la fin des années 1970 jusqu'au début des années 1990, le quartier des casernes a été profondément remanié sous l'impulsion du maire - et urbaniste - Francis Ampe : aujourd'hui la médiathèque, l'espace culturel André Malraux, le centre de Congrès, un parking, le quartier étudiant de Curial et enfin les logements du quartier Jorcin ont remplacé les bâtiments militaires.

Unités militaires ayant tenu garnison à Chambéry[152] :

Vue aérienne du Carré Curial et de la médiathèque de Chambéry.

Notes et références de l'article

  1. Sources des données : INSEE - Chambéry : Données générales
  2. Réjane Brondy, Bernard Demotz, Jean-Pierre Leguay, Histoire de la Savoie, tome II : "La Savoie de l'an mil à la Réforme", Ouest-France Université , Rennes, 1984, page 158.
  3. Roger Devos, Bernard Grosperrin, Histoire de la Savoie, tome III : "La Savoie de la Réforme à la Révolution française", Ouest-France Université , Rennes, 1985, page 48.
  4. a  et b Godefroy, Géographie de la Savoie, éd. Dardel, 1930
  5. [pdf] Fiche de débit caractéristique de la Leysse, Direction régionale de l'environnement de Rhône-Alpes.
  6. Définition du climat montagnard et cartographie climatique des départements français
  7. Sources des données INSEE - Climat
  8. a  et b Base de données météo et observations en temps réel par Météociel et Météo France
  9. Données de l'INSEE et du site Lameteo.org concernant les températures records de Chambéry et Météo France
  10. Rapport d'activités 2006 de l'Air de l'Ain et des Pays de Savoie, pages 28 et 29.
  11. La communauté d'agglomération Chambéry métropole - 1978-1995 : le SIAC
  12. Le site officiel Autoroute A41 Nord
  13. a  et b Article paru dans le magazine Le Point, Chambéry-Circulation : Contourner ou pas ?, le 16 décembre 2004, n°1683
  14. La communauté d'agglomération Chambéry métropole - les aménagements cyclables
  15. aménagements des pistes cyclables - Chambéry métropole
  16. Gare de Chambéry-Challes-les-Eaux sur Gares en mouvement, un site officiel de la SNCF
  17. a  et b Le site du Comité pour la liaison européenne Lyon-Turin
  18. Données INSEE - Nombres moyens d'automobiles par ménage chambériens.
  19. Observatoire départemental des transports, Mission développement prospectives, 2007 [1].
  20. [pdf] Dossier de presse de Veolia Transport
  21. Site officiel de la société Irisbus - Liste clients et partenaires économiques
  22. Association savoyarde de développement des énergies renouvelables - ASDER
  23. Compte rendu de la prévention routière Dossier prévention routière
  24. Prix spécial du Jury en 2005 : Communiqué de presse de la Prévention routière [2]
  25. Site de l'aéroport. Le nom a changé quand le Conseil général a repris l'exploitation à la Chambre de commerce et d'industrie, pour l'orienter davantage vers les charters "neige".
  26. Journal officiel n°75 du 29 mars 2007, arrêté du 5 février 2007, Services dans la zone de l'aérodrome de Chambéry-Aix-les-Bains NOR : EQUA0600243A
  27. Plan de la ville
  28. Présentation historique sur le site de la mairie de Chambéry
  29. Dossier de l'hebdomadaire Le Point du 27 janvier 2008, n°1869. Où vit-on le mieux en France ? Les cent plus grandes villes françaises au banc d'essai. En partie accessible ici.
  30. Article publié dans le magazine L'Express le 6 décembre 2007, rédigé par la journaliste Mylène Sultan
  31. Le Compte rendu de la commission Transports et Déplacements du Conseil de développement de Métropole Savoie du 11 avril 2007
  32. Article paru dans le magazine Le Point, Démographie : La ruée vers Chambéry, le 1 mars 2007, n°1798
  33. Source INSEE reprise par le site linternaute - Immobilier
  34. a , b  et c [pdf] Chambre du Commerce et de l'Industrie de Savoie - Tableaux de bord des territoires de Chambéry et son agglomération
  35. Site de la délégation interministérielle à la ville, Chambéry.
  36. Site de la délégation interministérielle à la ville, Savoie.
  37. a  et b Association Régionale des organismes d'HLM de Rhône-Alpes (ARRA-Habitat)
  38. Site officiel de la Mairie de Chambéry
  39. le Dauphiné libéré édition du 25 janvier 2008 - p. 3
  40. Communauté d'agglomération Chambéry métropole - Le Phare
  41. Les Halles de Chambéry, le 24 novembre 2007, Bernadette Laclais rencontre des chambériens pour leur information - article sur chamb-aix.com
  42. Site de la délégation interministérielle à la Ville
  43. Site de Chambéry métropole
  44. Site de Chambéry métropole
  45. Site de Chambéry métropole
  46. "Vers un éco-quartier à la place de l'usine Vétrotex", Journal Municipal n°78, décembre 2008.
  47. Note de M. d'Arcollières, de Chambéry, publiée en 1896
  48. La devise et le blason de Chambéry
  49. a , b  et c Collectif, Chambéry, éd. la Jeune Chambre Économique de Chambéry, 1960, Imprimeries Réunies de Chambéry, p.17
  50. La traversée d'Hannibal sur un site personnel
  51. Site des archives départementales de l'Assemblée des Pays de Savoie
  52. a , b  et c Dictionnaire Le Petit Larousse illustré, éd. Larousse, 1984, (ISBN 2-03301-384-7), p.1220
  53. a  et b Paul Guichonnet, Comment la Savoie se rallia à la France, éd. SIPE, 1960
  54. Le Lycée général et technologique Saint-Ambroise de Chambéry - Historique de l’Institut St-Ambroise d’après les archives des soeurs Marcellines
  55. Christian Sorrel, Histoire de Chambéry, Privat, 2005, (ISBN 2-70898-303-2)
  56. Sylvie Friess et Abdelkader Zibouche , Rendez-moi mon cerisier-Zup de Chambéry, fragments d'une mémoire, éd. Comp'Act, 1999, (ISBN 2-87661-186-4)
  57. Estimation 2004, publiée en 2005 sur le site de la Mairie à partir des chiffres de l'INSEE.
  58. a  et b Dictionnaire le "Petit Larousse illustré", éd. Larousse, 1984, (ISBN 2-03301-384-7), p.1679
  59. Le Conseil général de Savoie - Territoire de Chambéry
  60. Ce découpage est issu de la loi n°86-1197 du 24 novembre 1986 ; elles regroupent les divisions administratives suivantes. Pour la 1re circonscription, elle regroupe les cantons d'Aix-les-Bains-Centre, Aix-les-Bains-Nord-Grésy, Aix-les-Bains-Sud, Albens, Chambéry-Est, Chambéry-Nord, Châtelard, Échelles, Motte-Servolex, Pont-de-Beauvoisin, Ruffieux, Saint-Alban-Leysse, Saint-Genix-sur-Guiers et Yenne. Puis pour la 3e circonscription, elle regroupe les cantons d'Aiguebelle, Chambéry-Sud,Chambéry-Sud-Ouest, La Chambre, Chamoux-sur-Gelon, Cognin, Lanslebourg-Mont-Cenis, Modane, Montmélian, La Ravoire, La Rochette, Saint-Jean-de-Maurienne et Saint-Michel-de-Maurienne.
  61. L'Essentiel des Pays de Savoie, juin 2007
  62. Site officiel du Consulat d'Italie à Chambéry
  63. Article paru dans le magazine Le Point, Les difficultés de l'Institut de la Montagne, le 16 décembre 2004, n°1683
  64. Scrutin du 29 mai 2005 sur la constitution Européenne - Chambéry, ministère de l'intérieur. Consulté le 6 juin 2007
  65. a  et b Résultats électoraux indexés sur le site du journal Le Figaro
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  67. Le Conseil municipal de Chambéry dans l'ordre du tableau au 06 septembre 2007
  68. Journal de Chambéry métropole n°18, décembre 2007, p. 9
  69. Site officiel de la mairie de Chambéry - Répartition des sièges du conseil municipal 2008
  70. Site officiel de la mairie de Chambéry - Résultats du 1er tour des élections municipales 2008
  71. Voir sur le site de FranceGenWeb ou l'article de André Palluel-Guillard, "L'administration communale de Chambéry au XVIIIe siècle", publication de la SSHA.
  72. Chambre nationale des avoués près les cours d'appel - Cour d'appel de Chambéry
  73. La communauté d'agglomérations Chambéry Métropole - Le Centre de tri
  74. Le contrat entre le SCDC et Chambéry Métropole : Site de actu-environnement
  75. La communauté d'agglomérations chambery-metropole Chambery Métropole
  76. a  et b Chambéry vise un taux de 60 % d’énergies renouvelables en 2012, article du journal Les Échos du 1er février 2008, par Gabrielle Serraz.
  77. La Société des Amis du vieux Chambéry - Le Patrimoine
  78. Article paru dans le magazine Le Point, Ville référence de l'année internationale des montagnes, le 18 octobre 2002, n°1570
  79. Article paru dans le magazine Le Point, Les difficultés de l'Institut de la montagne, le 16 décembre 2004, n°1683
  80. Journal officiel du 13 mai 2006 - Décret no 2006-538 du 11 mai 2006 portant publication du protocole d’adhésion de la Principauté de Monaco
  81. ASDER - Association savoyarde de développement des énergies renouvelables
  82. Le jumelage avec Turin : article sur le site officiel de la Mairie de Chambéry
  83. Le jumelage avec Albstadt : article sur le site officiel de la Mairie de Chambéry
  84. La coopération avec Ouahigouya : article sur le site officiel de la Mairie de Chambéry
  85. http://cassini.ehess.fr/ Population par commune avant 1962 (résultats publiés au journal officiel ou conservés aux archives départementales)
  86. INSEE : Population depuis le recensement de 1962
  87. Recensement de l'INSEE en 1999 - Population totale par sexe et âge
  88. Données démographiques d'après l'INSEE
  89. Journal 20minutes, « Chambéry n’appliquera pas le service minimum dans ses écoles », édition du 21 janvier 2008.
  90. Statut de l'école prévus au Décret n° 85-1243 du 26 novembre 1985 modifié - Journal officiel du 25 juillet 1998, les fonctions du directeur de l'École
  91. Site officiel de l'École Supérieure d'Ingénieurs de Chambéry
  92. a  et b Site officiel de l'École Supérieure de Commerce de Chambéry
  93. Les plans des campus de l'Université de Savoie
  94. L'Université de Savoie - Relations Internationales
  95. [pdf] La Direction des affaires culturelles de Chambéry, Chambéry Culture, Brochure municipale publiée en 2007
  96. Organisateur du Festival du Premier roman à Chambéry
  97. Organisateur du Festival Lafi-Bala à Chambéry
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  99. Article publié dans le journal L'Humanité, Premiers romans, chouchous des éditeurs, le 31 août 2000
  100. Le site internet de/ Legifrance
  101. Article L'hôpital de Chambéry Avant-Après publié dans le magazine L'Express le 6 décembre 2007, rédigé par la journaliste Mylène Sultan
  102. Informations issues du Centre hospitalier de Chambéry
  103. Plan de hôpital
  104. La Fédération hospitalière de France
  105. Liste des associations sportives chambériennes - La Mairie de Chambéry
  106. Le site officiel de l'équipe Chambéry Savoie Handball
  107. Article du Journal de Saône-et-Loire publié le 21/09/07
  108. Site officiel du Club Nautique Chambéry Bourget du Lac
  109. Journal Officiel n°269 du 20 novembre 2007 - Décision du CSA concernant Hot radio Chambéry
  110. Ce centre fait partie des 20 plus grands établissements de la région (INSEE)
  111. Données INSEE - Unité urbaine : Chambéry
  112. Sources des données INSEE - Fiscalité
  113. a  et b [pdf] CCI 73 - La Chambre du commerce et d'industrie de Savoie
  114. Données fiscales publiées par le Ministère du budget, des comptes publics et de la fonction publique
  115. Délibérations taux applicables dans les collectivités territoriales en 2007 - Ministère du budget, des comptes publics et de la fonction publique
  116. a  et b Données Unité urbaine de Chambery, INSEE. Consulté le 13 février 2008
  117. a , b  et c http://elections.lesechos.fr/elections-2008/campagne/4681117.htm Deuxième trimestre 2007, sur le site des Échos.
  118. Données démographiques d'après l'INSEE compulsées par linternaute
  119. Chiffres clés Chambery, INSEE
  120. a , b  et c Source INSEE reprise par le site linternaute - Entreprises et services
  121. a  et b base statistique de l'INSEE, données pour 2004
  122. définition champ ICS
  123. Résumé statistique, Chambery, INSEE
  124. a  et b Rachat de Saint Gobain Vetrotex par l'américain Owens Corning - Magazine économique de la CCI 73, Partenaires Savoie, n°65 mars 2007, p.27
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  128. Réseau national Les Villes et Pays d'art et d'histoire animé par le Ministère de la Culture et de la Communication, direction de l'architecture et du patrimoine
  129. Office du Tourisme de Chambéry - Description du Château des Ducs de Savoie
  130. Article Entre ville et montagne publié dans le journal L'Humanité le 5 novembre 2005
  131. La vieille ville sur le site officiel de la Mairie de Chambéry
  132. Article paru dans le magazine Le Point, Balade dans les pas de l'Histoire, le 16 décembre 2004, n°1683
  133. a  et b Philippe Gloaguen, Le guide du routard - Alpes, 2007, éd. Hachette Tourisme (ISBN 2-01240-635-1)
  134. Informations issues du site officiel de la Mairie de Chambéry
  135. Site officiel de la Mairie de Chambéry
  136. Les Quatre Sans Cul
  137. Office du Tourisme de Chambéry - Description du Théâtre Charles Dullin
  138. La rotonde SNCF, sur le site ac-grenoble
  139. Le concours des villes et des villages fleuris
  140. a  et b La Mairie de Chambéry - espaces verts
  141. Article paru dans le magazine Le Point, Pâtes savoyardes-Divins crozets, le 16 mars 2006, n°1748
  142. Luce Emeriaud et Marie-Paule Roc , Cuisine des pays de Savoie, éd. Libris, 2003, (ISBN 2-90778-118-9)
  143. Office de tourisme de Chambéry - Dossier de presse de 2007
  144. Collectif , Les vins de savoie, éd. Solar, 2006, (ISBN 2-26301-777-1)
  145. Office du Tourisme de Chambéry - Liste gastronomique
  146. Site Venere.com, consulté le 19 février 2008
  147. Article sur la commune de Chambéry du site du Quid - Généralités historiques
  148. a , b  et c Le média culturel Evene soutenu par le Ministère de la Culture et de la Communication
  149. a  et b Site officiel des Bibliothèques municipales de Chambéry
  150. Société savante - La Société Savoisienne d'Histoire et d'Archéologie
  151. Société savante - Les Amis du vieux Chambéry
  152. Le Ministère de la Défense - 13e bataillon de chasseurs alpins...

Voir aussi

Bibliographie

  • Monique Dejammet et André Palluel-Guillard, Chambéry à la Belle Époque, La Fontaine de Siloé, 2007, (ISBN 2-84206-231-0)
  • François Isler, Le Château des ducs de Savoie : Chambéry, Cléopas, 2006, (ISBN 2-95224-595-9)
  • Christian Sorrel, Histoire de Chambéry, Privat, 1992, (ISBN 2-70898-303-2)
  • François Juttet - Préface de Louis Besson, Chambéry : Lecture d'une ville, Comp'Act, 2005, (ISBN 2-87661-374-3)
  • (en) Collectif, Chambéry Aix Les Bains Lac Du Bourget, Chartech, 2005, (ISBN 0-75493-389-X)
  • Guides-conférenciers de Chambéry, Chambéry, lecture d'une ville, éditions Comp'Act, 2005, (ISBN 0-0000-000-0)
  • Collectif, Regards sur Chambéry, Comp'Act, 2003, (ISBN 2-87661-158-9)
  • Jean-Olivier Viout et Claude Fachinger, Chambéry intime, Alan Sutton, 2002, (ISBN 2-84253-661-4)
  • Jacky Laurent, Chronique des années de plomb : Chambéry 1940-1944, Alan Sutton, 2000, (ISBN 2-84253-498-0)
  • Gabriel Pérouse, Les environs de Chambéry, La Fontaine de Siloé, 1996, (ISBN 2-90869-747-5)
  • Geneviève Lecoq, 52 ballades en famille autour de Chambéry Aix-les-Bains, Didier Richard, 1996, (ISBN 2-70380-111-4)
  • Gabriel Pérouse, Le Vieux Chambéry, Vitte, 1974
  • Henry Bordeaux, Chambéry et ses environs, Ed. du Siècle, 1934

Articles connexes

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Liens externes

Plans et vues satellites

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