Chaumont (Haute-Marne)

Chaumont (Haute-Marne)
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48° 06′ 42″ N 5° 08′ 20″ E / 48.1116666667, 5.13888888889

Chaumont
Chaumont quartier historique.
Chaumont quartier historique.
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Champagne-Ardenne
Département Haute-Marne (préfecture)
Arrondissement Chaumont
Canton Chef-lieu des cantons de Chaumont-Nord et Chaumont-Sud
Code commune 52121
Code postal 52000
Maire
Mandat en cours
Luc Chatel
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Pays chaumontais
Site web http://www.ville-chaumont.fr/
Démographie
Population 25 995 hab. (2010)
Densité 470 hab./km²
Gentilé Chaumontaise, Chaumontais
Géographie
Coordonnées 48° 06′ 42″ Nord
       5° 08′ 20″ Est
/ 48.1116666667, 5.13888888889
Altitudes mini. 247 m — maxi. 416 m
Superficie 55,26 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Chaumont est une commune française, située dans le département de la Haute-Marne (dont elle est la préfecture) et dans la région Champagne-Ardenne. Ses habitants sont appelés les Chaumontais. Faisant partie de la région du Bassigny, elle a porté le nom de Chaumont-en-Bassigny jusqu'en 1971.

Sommaire

Présentation de la ville

Localisation

Géographie physique

Située sur le plateau de Langres, Chaumont est une ville de 25 995 habitants (en 2010) au cœur de la Haute-Marne ; département à dominante rurale, situé au sud-est de la région Champagne-Ardenne. Deux rivières traversent la commune : la Suize à l'ouest et la Marne à l'Est, adjacente au canal de la Marne à la Saône.

La ville s'organise en son sein, tout en étant ouverte au monde extérieur : le Train Express Régional relie Chaumont à Paris en 2h30, ainsi qu'à un ensemble de villes relativement proches que des voies routières rapides relient facilement : Nogent,Troyes, Saint-Dizier, Nancy, Reims, Besançon, Langres, Chalindrey, Dijon etc.

Quartiers

  • Quartier centre-gare : transformation en cours (construction d'un cinéma multiplexe, d'un pôle d'échanges multimodal, projet de Centre international du graphisme)
  • Village Lafayette et Pershing : héritage de la présence américaine à Chaumont (voir Chaumont-Semoutiers Air Base)
  • Quartier Foch : ancienne caserne qui accueille aujourd'hui des activités tertiaires
  • La Rochotte : quartier populaire constitué essentiellement de HLM.
  • Quartier du Cavalier : quartier populaire constitué essentiellement de HLM.
  • Le Val-Barizien
  • Le Haut-du-Val
  • Chaumont-le-Bois : quartier résidentiel pavillonnaire
  • Château-Paillot : quartier résidentiel pavillonnaire
  • Brottes : commune associée


Héraldique

Blason de la ville de Chaumont (52).svg

Blason de Chaumont : Parti, au premier de gueules à une demi escarboucle fleurdelysée d'or mouvante de la partition, au second d'azur à la bande d'argent côtoyée de deux doubles cotices potencées et contre-potencées d'or ; au chef cousu de France moderne (d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or).

Pendant le 1er Empire, Napoléon 1er accorda de nouvelles armoiries à la ville de Chaumont, celles ci devenaient : De gueules à la couronne d'épis d'or, de laquelle sortent cinq tiges de blé, du même, trois pointant vers le chef, et deux vers le bas de l'écu ; au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d'azur à une lettre N d'or, surmontée d'une étoile rayonnante du même[1].

Blason ville fr Chaumont-Empire.svg

Histoire

L’étymologie de Chaumont est selon Émile Jolibois, auteur d'une histoire locale au XIXe siècle, calvus mons soit le « Mont Chauve ». Le terme renvoie au site dépouillé d'arbre sur lequel la première ville a été édifiée au Xe siècle : un éperon abrupt et une terre de pâture estivale qui dominent les vallées de la Suize et de la Marne coulant à moins de 300 mètres d'altitude.

L'émergence de la ville se fonde sur une possession féodale dans une campagne peuplée et marquée par un héritage cadastral et hiérophanique au moins depuis l'époque gallo-romaine. Le lieu élu est une ancienne résidence mérovingienne puis carolingienne des comtes du pays de Champagne surveillée par un château érigé pendant l'époque ottonienne. La puissance des comtes de Champagne rayonnant sur toute la région, permet le choix de leur domaine ou villa qu'il transforme en leur bonne ville. Chaumont bénéficie ainsi très tôt d’une position politique stratégique, mais elle est aussi soumise aux aléas des dynasties régnantes de Champagne.

Antiquité

Le territoire de l'actuelle ville de Chaumont relevait de celui des Lingons. Des fouilles archéologiques menées de 1989 à 1992 dans la forêt du Corgebin ont permis de mettre en évidence les bases d'un petit fanum de surface rectangulaire, divers objets et monnaies frappées sous le règne de Marc Aurèle.

Dans les secteurs des faubourgs de Saint-Aignan et du Moulin Neuf, des fouilles ont mis au jour les fondations de quelques villas et fermes gallo-romaines sur les bords de la Suize.

La colline de saint Roch fut elle aussi occupée bien avant que l'ermitage soit édifié : un camp militaire romain[réf. nécessaire] aurait été placé temporairement sur ce site, les anciens nommaient l'endroit "la vieille cité".

Moyen Âge

Chaumont (Haute-Marne)
<< Géolocalisation >>
Chaumont
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Chaumont
Article détaillé : Histoire de Champagne-Ardenne.

Chaumont ne serait pas une ville très ancienne. D’origine féodale, elle est née au Xe siècle. Geoffroy Ier de Chaumont en est le fondateur selon Émile Jolibois. La seigneurie de Chaumont possède le fief de Chaumont jusqu'en 1190.

Tout d’abord, les paysans et les artisans s’installent en périphérie de la cité qui allait être construite. Ainsi, les seigneurs décident d’établir deux chapelles accompagnées de leur cimetière : Buxereuilles et Saint-Aignan. À peine deux siècles après, au XIIe siècle, la cité est endettée à cause des actions entreprises par les seigneurs (constructions d’édifices religieux, croisades…), si bien qu'elle est cédée[réf. nécessaire] au Comte de Champagne en 1205.

Au XIIIe siècle Chaumont connaît une période de prospérité : le nombre d’habitants est en constante augmentation (hommes puissants, artisans, paysans…), une véritable cité se crée durant cette période, après la construction de l’église Saint Jean-Baptiste.

Thibault IV, comte de Champagne de 1201 à 1253, et roi de Navarre de 1234 à 1253, est attaqué par Hugues IV, duc de Bourgogne mais il se réfugie dans son château fortifié (1229-1230).

Juliette Petiot, princesse, et épouse du comte de Champagne de 1201 à 1252, est une grande criminelle dans son adolescence, elle tue[réf. nécessaire] sa sœur ainée, Marie Petiot, peu après une dispute interminable (1229-1230).

La petite-fille de Thibault IV, Jeanne de Champagne épouse Philippe Le Bel encore fils aîné du Roi de France. Lorsque celui-ci accède au trône de France, Chaumont prend de l’ampleur tant dans son extension que dans ses fortifications. C’est en 1292 que Chaumont est reconnue "capitale" du pays environnant à part entière.

Chaumont souffre comme toutes les villes de la guerre de Cent Ans et de la peste dans la première partie du XIVe siècle. Lorsque cette guerre s'arrête progressivement, la féodalité disparaît et cette disparition profite à toutes les villes qui étaient assiégées en permanence.

Chaumont ne suit pas [réf. nécessaire] Charles le Téméraire dans sa lutte contre le roi Louis XI.

Le 8 février 1475, le pape Sixte IV institue par une bulle pontificale le Grand Pardon de Chaumont (voir infra) qui accorde à perpétuité une indulgence plénière à tous ceux qui, chaque fois que la St Jean-Baptiste (24 juin) tombera un dimanche, visiteront la collégiale, s’y confesseront et y communieront.

Renaissance et Temps modernes

Vue de la ville de Chaumont en Bassigny (vers 1700)

Au début du XVIe siècle, Chaumont reçoit la visite de François Ier, qui visite les fortifications et constate l’échevinage (sorte de municipalité) instauré en 1469.

Plan des fortifications

Malgré l’extension de Chaumont au XVIe siècle la ville subit les guerres de religions, qui commencent avec le massacre de Wassy de plusieurs dizaines de protestants par le duc François de Guise. L’Édit de Nantes, signé par Henri IV, marque la fin de ces guerres et renforce par écrit le statut de la municipalité chaumontaise. Cependant, les riches et puissantes personnes n’acceptent pas vraiment le pouvoir renforcé des élus, dont ils ne partagent pas forcément le point de vue sur la gestion de la ville.

Un peu avant le milieu du XVIIe siècle, la peste sévit à Chaumont, les artisans et les paysans se trouvant à l’extérieur meurent par centaines, les portes de Chaumont étant fermées[réf. nécessaire]. Louis XIII et Richelieu viennent quelques années plus tard constater les dégâts de la peste et de la famine.

Lorsque Louis XIV devient roi, tous les pouvoirs délégués aux villes sont peu à peu supprimés, notamment ceux accordés à Chaumont. En 1685, l’Édit de Nantes est révoqué par le roi, ce qu’approuvent[réf. nécessaire] les seigneurs de Chaumont.

Au XVIIIe siècle, sous le règne de Louis XV, un jeune sculpteur se fait remarquer favorablement, il s’agit d’Edme Bouchardon (1698-1762). En 1790, Chaumont est considérée comme une capitale à part entière, ville-centre du département de Haute-Marne récemment créé.

De 1814 à 1945

Le viaduc (1857)

Chaumont est occupée en 1814 par les troupes alliées, qui signent secrètement le Traité de Chaumont le 9 mars 1814. Ce traité prévoit une alliance défensive de 20 ans entre la (Grande-Bretagne, la Russie, la Prusse et l’Autriche). Un an après, le Pacte de Chaumont réunit les mêmes signataires et a pour but de lutter contre une nouvelle révolution de la part de la France.

Chaumont connait un essor économique et industriel au XIXe siècle avec notamment la ganterie, la bonnèterie, la draperie, etc. Une véritable révolution des transports a lieu : des canaux sont créés, des chemins de fer construits, le viaduc est édifié (1856).

La ville est occupée en 1871 par les troupes prussiennes durant la guerre franco-allemande (juillet 1870 – mai 1871).

Lors de la Première Guerre mondiale (1914-1918), le président des États-Unis Wilson et ses troupes débarquent en France. Le quartier général du corps expéditionnaire du général Pershing est installé à Chaumont en septembre 1917, au Val des Escholiers. Pendant la seconde guerre mondiale, Chaumont est occupée de 1940 jusqu’au 13 septembre 1944. Elle est libérée par les troupes du général Patton. Après 1946, la population atteint 16 000 habitants.

Depuis 1945

En 1951, dans le cadre de l'OTAN, les américains débutent la construction d'une base aérienne qui sera occupée par l'USAF jusqu'en 1967, date du retrait de la France de l'OTAN. Le 61e régiment d'artillerie est aujourd'hui localisé sur cette base.

À Chaumont se situe la plus ancienne école de gendarmerie de France, créée en 1945. Trois ans plus tard, elle est affectée à la caserne de Damrémont où sont accueillies les troupes américaines de Pershing. Plus de 50 000 gendarmes y furent formés depuis sa création. En 2002, Jacques Chirac alors président de la République remet symboliquement la médaille militaire à cette école.

Le dernier tiers du XXe siècle et la première décennie du XXIe siècle voient une stagnation puis une diminution de démographie chaumontaise : la perte de vitalité économique de la Haute-Marne, la baisse démographique, l'absence d'industries structurantes, la faillite ou la délocalisation de certaines sociétés chaumontaises (Nordénia, Capdevielle, SIHM[2], etc) marquent le déclin relatif de la ville. Les pouvoirs publics tentent d'enrayer ce déclin par le souci de ne pas voir disparaître l'Ecole de gendarmerie ou le régiment d'artillerie, et par la construction d'une zone économique à la Croix Coquillon, ayant vocation à compléter les zones artisanales de la Vendue et de la Dame Huguenotte.

Démographie

Évolution démographique

D’après le recensement Insee de 2008, Chaumont compte 24 039 habitants (soit une diminution de 7,4% par rapport à 1999). La commune occupe le 350e rang au niveau national, alors qu'elle était au 299e en 1999, et le 2e au niveau départemental sur 433 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Chaumont depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint en 1982 avec 27 554 habitants.

Années 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
Population 5 253 6 188 6 102 5 487 5 965 6 318 6 347 6 243 6 374
Années 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
Population 9 263 7 673 8 285 8 500 9 226 12 160 12 852 13 280 13 428
Années 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
Population 14 622 14 872 14 870 16 210 15 178 15 941 18 069 16 851 19 346
Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 -
Population 21 717 25 779 27 226 27 554 27 041 25 977 24 357 24 039 -
Notes, sources, ... Sources : base Cassini de l'EHESS pour les nombres retenus jusqu'en 1962[3], base Insee à partir de 1968 (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[4],[5],[6]

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 15,8 %, 15 à 29 ans = 26 %, 30 à 44 ans = 18,2 %, 45 à 59 ans = 20,9 %, plus de 60 ans = 19,1 %) ;
  • 52,2 % de femmes (0 à 14 ans = 13,8 %, 15 à 29 ans = 20,8 %, 30 à 44 ans = 17,5 %, 45 à 59 ans = 21,9 %, plus de 60 ans = 26 %).
Pyramide des âges à Chaumont en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d'âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,0 
6,4 
75 à 89 ans
10,8 
12,3 
60 à 74 ans
14,2 
20,9 
45 à 59 ans
21,9 
18,2 
30 à 44 ans
17,5 
26,0 
15 à 29 ans
20,8 
15,8 
0 à 14 ans
13,8 
Pyramide des âges du département de la Haute-Marne en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d'âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,2 
7,2 
75 à 89 ans
11,4 
14,6 
60 à 74 ans
15,3 
22,1 
45 à 59 ans
21,2 
19,8 
30 à 44 ans
18,7 
18,1 
15 à 29 ans
15,6 
17,7 
0 à 14 ans
16,6 

Culture

Monuments et lieux touristiques

Événements culturels

  • Depuis 1989, le Festival international de l'affiche et des arts graphiques de Chaumont célèbre l'affiche et les graphistes. C'est un événement de renom international et le premier festival hexagonal dans cette catégorie. Il a lieu tous les ans en mai et investit différents lieux de la ville.
  • Concerts d'orgue, appelés "Jeu d'orgue", tous les premiers dimanche du mois par les élèves des classes d'orgue du Conservatoire à rayonnement communal de Chaumont et de l'Ecole de Musique de Langres à 17 heures en la basilique Saint Jean Baptiste excepté en juillet, août et septembre. Il y en a aussi un vers la mi-juillet.

Grand Pardon de Chaumont

Le Grand Pardon de Chaumont est une fête religieuse qui se tient à Chaumont depuis la fin du XVe siècle[9].

En 1475, Jean de Montmirel, fils d’un modeste mercier chaumontais, devenu docteur en droit canon et chanoine de Langres, promu évêque de Vaison-la Romaine, puis conseiller du pape Sixte IV, est au faîte d’une brillante carrière ecclésiastique. Celle-ci l’a conduit à occuper d’importantes fonctions à la Curie romaine et à obtenir des papes, honneurs et prébendes.

Jean de Montmirel n’a pas oublié Chaumont, sa ville natale. Il obtient du pape l’élévation de l’église en collégiale, avec un corps de chanoines dotés de toutes sortes de privilèges.

Puis, le 8 février 1475, le pape signe une bulle accordant à perpétuité une indulgence (catholicisme) plénière à tous ceux qui, chaque fois que la Saint-Jean-Baptiste (24 juin) tombera un dimanche, visiteront la collégiale Saint-Jean-Baptiste, s’y confesseront et y communieront : le Grand Pardon était né.

Sa première célébration date de 1476 et depuis, à une exception près durant la Révolution française, il a été régulièrement célébré à des intervalles constants de 4, 5, 6 et 11 ans.

Les Chaumontais et les habitants de la région ont accompagné cette fête religieuse de réjouissances, de liesses et d’animations populaires, parant rues et maisons de fleurs, de guirlandes, d’écussons de mousse et de verdure.

Elle a été célébrée récemment le 24 juin 2007 et a attiré plusieurs dizaines de milliers de visiteurs.

Musique

Quelques groupes chaumontais :

  • Les Z'Oreilles (reggae-Jazz),
  • Casius Belli (Chanson-Rock),
  • InfaZer (Electro-Dub),
  • GuNN (Electro-Rock) [10],
  • Low-Tech (Rock),
  • The Rockers (Reggae-Dub),
  • Don't Shoot the Pianist (Electro-Rock),
  • Kool Up Natural (Reaggae-Ska),
  • Mille Feuille (Electro-Rock),
  • Bioconflict (Métal-Industriel),
  • Les Drôles de Types (Reggae-HipHop),
  • Léo les Mains (Chanson française),
  • Etoile Rouge (HipHop),
  • Lorenzo Sanchez (Blues).
  • ItioD (Rock Alternatif)
  • The Guipop's (Rock Fusion)

Sports

Vie économique, administrative et politique de la commune

Économie

En sa qualité de préfecture, Chaumont est une ville essentiellement tournée vers le tertiaire, avec la présence de fonctionnaires d'administrations nationales et locales, de militaires (régiment d'artillerie, école de gendarmerie), des enseignants, des salariés de compagnies d'assurances ou mutuelles, etc. L'établissement le plus important en termes d'employés est le centre hospitalier (environ 850 personnes).

La ville possède aussi une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de la Haute-Marne, qui gère l'Aérodrome de Chaumont-Semoutiers.

Dans une moindre mesure il existe une petite industrie (équipement médical, Soremo…), Girardot, etc).

Jusqu'au milieu du XXe siècle, Chaumont possédait une industrie du gant mondialement reconnue.

Chaumont, ville-centre du Pays de Chaumont et de la Communauté de communes

Il convient de distinguer le "Pays de Chaumont" de la "Communauté de communes du pays chaumontais" :

  • Le Pays de Chaumont, créé en 2002, concerne 153 communes situées sur 12 cantons et regroupe 73 000 habitants ; il inclut 7 Communautés de communes, et notamment la Communauté de communes du Pays chaumontais qui représente environ la moitié Pays de Chaumont,
Article détaillé : Pays (aménagement du territoire).
  • La Communauté de communes du pays Chaumontais, créé en 1998 et qui n'est qu'une partie du Pays de Chaumont. Néanmoins, à la différence de ce dernier, elle dispose de la personnalité juridique, d'une fiscalité locale indépendante et promeut des actions concrètes. La Communauté de communes a d'importantes compétences administratives déléguées, notamment en matière de développement économique et de transports urbains et intercommunaux.
  • Chaumont fait historiquement partie de la micro-région du Bassigny, dont le périmètre ne recoupe en rien les notions administratives de Pays et de Communauté de communes.

Liste des maires successifs

Article détaillé : Liste des maires de Chaumont.
De (du) À (au) Nom Parti
1882 1894 Jules Tréfousse Parti républicain
1900 1910 Emile Goguenheim Parti républicain
1914 1940 Georges Lévy-Alphandéry Parti radical
1945 1958 Jean Masson Parti radical
1958 1976 Marcel Baron Parti radical
1976 1989 Georges Berchet UDF-RAD
1989 1995 Cyril de Rouvre DVD
1995 2008 Jean-Claude Daniel DVG
2008 ---- Luc Chatel UMP

Les militaires à Chaumont

Unités ayant tenu garnison à Chaumont :

L'École de gendarmerie

Article détaillé : École de gendarmerie de Chaumont.

La ville accueille la plus ancienne école de gendarmerie. Créée en 1945, elle est l'ancien quartier général du Général Pershing. Elle peut accueillir jusqu'à 6 compagnies d'instruction (720 élèves) simultanément.

Personnages célèbres

S'agissant des personnes nées à Chaumont :

Artistes, musiciens, sportifs, chercheurs, religieux

Par ordre alphabétique :

  • Danièle Bour (1939-...), illustratrice, créatrice de « Petit ours brun », née à Chaumont.
  • Manu Codjia (1975-...), guitariste de jazz, né à Chaumont.
  • Lucie Décosse (1981-...), vice-championne olympique en judo dans la catégorie des -63 kg en 2008 à Pékin, double championne du monde (2005, 2010) et triple championne d'Europe (2002, 2007, 2008), née à Chaumont.
  • Georges Oudot (1928-2004), peintre et sculpteur, né à Chaumont.
  • Nicole Rieu (1949-...), auteur-compositeur-interprète et réalisatrice, née à Chaumont.
  • Jean Vilnet (1922-...), évêque, ancien président de la Conférence épiscole française, né à Chaumont.

Ingénieurs et militaires

Par ordre alphabétique :

  • Eugène Decomble (1816-1889), ingénieur et architecte, il a réalisé le viaduc de Chaumont.
  • Léon-Vivant Moissenet (1831-1906), polytechnicien et ingénieur, l'un des pères de la carte géologique de France, décédé à Chaumont.

Personnalités politiques

Par ordre alphabétique :

  • Luc Chatel (1964-...), homme politique, député de Haute-Marne, maire de Chaumont, ministre.
  • Jean Masson (1907-1964), maire de Chaumont (1945-1958), député de la Haute-Marne (1946-1958) et plusieurs fois ministre sous la IVe République[11].
  • Louise Michel (1830-1905), anarchiste et figure de la Commune de Paris, née à Vroncourt, étudiante à Chaumont.
  • Christian Pineau (1904-1995), résistant et homme politique de la IVe République, plusieurs fois ministre, notamment dans le cabinet Mollet, cosignataire du Traité de Rome, né à Chaumont.

Jumelages

Par ordre chronologique :

Bibliographie

  • Jean-Marie Pérouse de Montclos, Le guide du Patrimoine : Champagne-Ardenne, Paris, Hachette, 1995. ISBN 2-010209-87-7
  • François Veillerette, Les Illustres Chaumontais des origines à nos jours, 1984
  • Denis Lamarre, Mémoire en images : Chaumont, éd. Alan Sutton, 2000. ISBN 2-84253-445-X

Notes et références

  1. Couleurs et symbolique des armoiries des villes sous le 1er Empire et la Restauration Michel Pastoureau
  2. Article de l'Affranchi, SIHM : une liquidation qui ne passe pas, n°857 du 8 octobre 2010.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 2 janvier 2011
  4. Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) sur Insee. Consulté le 2 janvier 2011
  5. Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur Insee. Consulté le 2 janvier 2011
  6. Populations légales 2008 de la commune sur Insee. Consulté le 2 janvier 2011
  7. Évolution et structure de la population à Chaumont en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 2 janvier 2010
  8. Résultats du recensement de la population de la Haute-Marne en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 2 janvier 2010
  9. Ch. Rondot, Le grand pardon de Chaumont, 24 juin 1888 (ASIN: B0000DPKKD).
  10. Avec d'anciens membres de Inti Aka et d'Em-City
  11. Voir ce site

Liens internes

Liens externes

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