Arras

50° 17′ 23″ N 2° 46′ 51″ E / 50.2897222222, 2.78083333333

Arras
Aperçu de la place des Héros.
Aperçu de la place des Héros.
Armoiries
Détail
logo
Détail
Administration
Pays France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais (préfecture)
Arrondissement Arras (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de trois cantons : Nord, Ouest et Sud
Code commune 62041
Code postal 62000
Maire
Mandat en cours
Frédéric Leturque
2008-2014
Intercommunalité Communauté urbaine d'Arras
Site web arras.fr
Démographie
Population 42 780 hab. (2008)
Densité 3 678 hab./km²
Aire urbaine 124 206 hab. ()
Gentilé Arrageois
Géographie
Coordonnées 50° 17′ 23″ Nord
       2° 46′ 51″ Est
/ 50.2897222222, 2.78083333333
Altitudes mini. 52 m — maxi. 99 m
Superficie 11,63 km2

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Arras [aʁɑːs][1] est une commune française, capitale administrative et universitaire du Pas-de-Calais au cœur de la zone économique agroalimentaire la plus étendue au nord de Paris.

Arras est le chef-lieu du département du Pas-de-Calais, le siège de la communauté urbaine d'Arras et le second pôle administratif de la région Nord-Pas-de-Calais. Historiquement, Arras était sous l’Ancien Régime la capitale de la province d’Artois, un grand centre religieux et une cité prospère connue pour ses fabrications drapières. Ville universitaire, Arras se caractérise aujourd'hui par sa grande jeunesse ; en effet, 33 % des habitants de l’agglomération ont moins de 25 ans.

Arras est réputée pour ses deux magnifiques places baroques, formant un ensemble architectural unique au monde. La ville a su conserver son charme et sa qualité de vie, tout en réussissant à créer de nombreux emplois.

Arras bénéficie du label « ville fleurie » avec quatre fleurs attribuées depuis 2004 par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[2].

Sommaire


Géographie

Arras-Position.png

Localisation

Arras est située en Artois, entre Amiens, à environ 60 km et Lille, à environ 50 km à vol d'oiseau. Elle est également entre Calais (à un peu plus de 100 km) et Reims (à environ 160 km). Située à 17 km au sud - sud-ouest de Lens, la ville est à proximité de la vaste conurbation transfrontalière du nord de la France (eurométropole). Chef-lieu du Pas-de-Calais, elle en est pourtant excentrée dans la partie sud-est.

Communes limitrophes

Géologie

Le sol d'Arras est composé de craie, roche vieille de 90 millions d'années. Cette craie fut exploitée depuis les premiers siècles de notre ère ; elle servit à l'édification des bâtiments de pouvoir et de prestige, et donna son nom de « ville blanche » à Arras[3]. L'argile est également présent. Il a été utilisé pour la fabrication des briques, utilisées pour des bâtiments moins nobles ou en décoration des façades au XXe siècle. On le retrouve dans le nom du lieu-dit « la Terre Potier »[4] à l'ouest au-delà du territoire communal.

Le risque sismique est faible sur l'ensemble du territoire communal (zone 2 sur 5 du zonage mis en place en mai 2011)[5], comme dans la majorité du Pas-de-Calais.

Hydrographie

Le territoire communal est au confluent du Crinchon et de la Scarpe, affluent de l'Escaut. La Scarpe passe juste au nord de la limite communale ; elle est canalisée à partir de l'écluse Saint-Nicolas.

Le Crinchon, qui entre dans le territoire communal par le sud-ouest, est enterré dans sa traversée de la ville. On le retrouve au nord, à l'ouest du bassin Méaulins (appendice en amont du canal), avant qu'il ne se jette dans la rivière. Autrefois, il inondait les fossés de la citadelle[6] et séparait la ville en deux.

La commune est rattachée à l'agence de l'eau Artois-Picardie.

Relief

L'altitude varie de 52 mètres au nord, où coule la Scarpe, à 99 mètres au sud. Les collines (de Baudimont, de La Madeleine) alternent en pentes douces avec les bas quartiers (de Méaulens, de la basse ville du XVIIIe siècle)[6]. La citadelle, la basse-ville et la gare (à l'ouest) se situent à environ 75 mètres d'altitude. En limite nord-ouest, l'altitude remonte au niveau du Mont Saint-Vaast (supérieur à 85 mètres)[7].

Climat

Article détaillé : Climat du Pas-de-Calais.

Le climat est de type océanique tempéré dans ce département ayant une façade maritime, située à un peu moins de 100 km d'Arras. Du fait de cette distance, le climat local est légèrement plus continental que celui de la côte. Les amplitudes thermiques sont modérées (un peu plus grandes que sur le littoral) et les hivers sont doux avec un temps instable. Il pleut en moyenne environ 600 à 650 mm de pluie par an[8]. Les précipitations sont de 637 mm à Cambrai, station météorologique la plus proche à 35 km[9].

Voies de communication et transports

Voies routières

Arras se situe au croisement de deux autoroutes françaises, l'A1 de Paris à Lille, mise en service en 1958 pour la section Fresnes-lès-Montauban - Carvin[10], et l'A26 de Calais à Troyes, ouverte en 1992. L'autoroute A26 se confond pour partie avec la route européenne E17 de Anvers à Beaune via Lille et Reims.

Arras et son agglomération sont desservies par trois échangeurs autoroutiers : sur l'A1 les sorties no 15 et 16, et sur l'A26 la sortie no 7.

Arras est également au centre d'un réseau de routes départementales ou nationales, avec parmi les plus importantes : la route départementale 917 / RN 17 vers Bapaume, Péronne et Le Bourget d'une part, Lens, Lille et Halluin d'autre part ; la route départementale 950 (ancienne RN 50) vers Douai ; la route départementale 939 (ancienne RN 39) vers Cambrai d'une part, Le Touquet d'autre part ; la RN 25 vers Amiens ; la route départementale 341 vers Bruay-la-Buissière[11].

Voies ferroviaires

Photographie montrant la gare SNCF
La gare SNCF

Arras est également très bien desservie par sa gare SNCF qui propose 12 liaisons TGV par jour[12] vers la gare du Nord de Paris (le trajet dure environ 55 mn), des liaisons directes vers Lyon, Marseille, Bordeaux, Rennes, Nantes, Toulouse (sens Toulouse-Arras), Quimper (sens Quimper-Arras) Brest (sens Brest-Arras), La Rochelle (uniquement les samedis estivaux), Strasbourg, Bruxelles, Hendaye, Irun en Espagne… et pendant la saison hivernale vers les Alpes à savoir la Tarentaise (Bourg-Saint-Maurice), la vallée de l’Arve (Saint-Gervais-les-Bains).

Arras est de plus reliée aux gares régionales de Lille, Lens, Dunkerque, Douai, Valenciennes, Calais et Boulogne-sur-Mer. Depuis 2003, Arras est reliée à Lille en 20 mn par le TERGV (un aller-retour par jour).

La municipalité milite pour l'installation de la future deuxième gare ferroviaire européenne du Nord-Pas-de-Calais à Arras. Cette gare accueillerait, en plus des TGV qui s'arrêtent déjà à Arras, les Thalys et les Eurostar[13].

Le schéma de transports régionaux évoque la construction d'une ligne de chemin de fer nouvelle vers Marquion et Cambrai, en liaison avec le projet de canal à grand gabarit Seine-Nord Europe et afin d'assurer la desserte ferroviaire de la future plate-forme de Marquion[14].

Transport aérien

Arras est à proximité immédiate de l'aérodrome de Roclincourt, ouvert à l'aviation de loisirs. L'aéroport commercial le plus proche est celui de Lille-Lesquin à environ 45 km au nord-est. L'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle est à 157 km au sud.

Transports en commun

La communauté urbaine d'Arras est l'autorité organisatrice du réseau d'autobus, exploité sous le nom d'« Artis » par la société Keolis Arras, filiale de Keolis. En 2011, la société emploie une centaine de salariés et dispose de 50 véhicules[15].

Pistes cyclables

Afin de faciliter les modes de déplacements doux, la ville a mis en place des double-sens cyclables.

Urbanisme

Morphologie urbaine

Tissu urbain, quartiers et espaces verts

« Arras alterne la représentation la plus éclatante du fait urbain, de la vie en société, avec l'extrême intime toujours préservé. »

— Hervé Leroy, Arras, la mémoire envoûtée.

Photographie montrant la citadelle d'Arras
La citadelle

La cité historique était implantée dans les remparts. Les plus vieilles constructions encore debout se situent à proximité du beffroi, au niveau de la Grand'Place et du tribunal de grande instance. À l'issue du Moyen Âge, l'obligation de bâtir dans des matériaux résistants au feu (à la place du bois et du torchis) a marqué le tissu urbain : en 1583, l'édit de Philippe II d'Espagne stipule que toute nouvelle construction doit se faire en pierres ou en briques, sans aucune saillie sur l'espace public[16]. Malgré un renouvellement urbain récurrent (la ville est reconstruite à environ 90 % au XVIIe siècle[16] et à 95 % au XXe siècle), le centre a conservé son organisation historique, faite de larges places, aménagées pour le commerce, mais également de ruelles étroites, et ses façades de qualité. La richesse de la ville à l'époque moderne est également encore lisible dans l'espace urbain. De nombreux hôtels particuliers subsistent encore autour du tribunal, avec leurs cours privées, leurs murs d'enceinte parfois.

La citadelle se situe au sud-ouest ; son emplacement fut choisi au XVIIe siècle car il permettait d’inonder les fossés avec l'eau du Crinchon[6]. Au siècle suivant, le quartier de la Basse ville est dessiné[16] avec un réseau d'artères aérées débouchant sur une place octogonale, l'actuelle place Victor-Hugo.

Les remparts ont été ensuite enlevés à la fin du XIXe siècle[17] et ont laissé la place à des boulevards périphériques.

La ville a conservé des espaces de respiration (espaces verts, jardins publics) dans ce tissu urbain.

Grands espaces verts

Au total, au sein du périmètre communal, 91 ha sont en surfaces naturelles, 111 ha en surfaces agricoles[18].

Les Grandes Prairies sont composées de 23 ha arborés, le long de la Scarpe[19]. Le jardin du gouverneur, de plus de 6 ha, est à proximité des anciens remparts ; une partie en est encore visible. L'espace vert des Hautes-Fontaines et les fossés de la Citadelle constituent 23 ha d'espaces aujourd'hui enherbés.

Jardins et squares

Le jardin de la préfecture s'étend sur 4 ha[20]. Le jardin Minelle, de 2 ha, s'organise autour d'un plan d'eau[21]. Le Rietz Saint-Sauveur constitue une transition de 2 ha entre le centre-ville et la cité universitaire[21]. Les squares Saint-Nicolas et Jeanne d'Arc se situent de part et d'autre de la cathédrale[21]. Le jardin de la Légion-d'honneur occupe 1,2 ha, entre la cathédrale et l'abbaye Saint-Vaast[21].

Architecture

Photographie montrant le soubassement de grès dans la citadelle d'Arras
Soubassement de grès à la citadelle d'Arras

Les matériaux traditionnels, suite à l'édit de Philippe II, sont la pierre et la brique. Comme la craie est perméable, on utilise du grès en soubassement, pour éviter les infiltrations humides.

Plusieurs styles architecturaux se côtoient dans la ville.

Avant la première guerre mondiale, l'architecture correspond à des tendances nationales voire internationales. Le beffroi, commencé en 1501, est gothique flamboyant. Arras n'a été française que tardivement, le rattachement à la France n’est définitif et ratifié qu’en 1659 par le traité des Pyrénées. L'architecture flamande a fortement influencé les constructions de la ville, par ses façades avec pignon à redents. Sur les places, on construisait pignon sur rue afin que plus de marchands puissent donner sur l'espace public. Le premier bâtiment d'architecture classique conservé dans la ville date de 1701. Arras rattachée à la France, l'influence française s'affirme. Ce style sobre se retrouve dans les hôtels particuliers, rassemblés à proximité des lieux de pouvoir.

Après guerre, de nouveaux matériaux et techniques apparaissent, les styles se diversifient. L'architecture Art déco est présente à Arras après guerre, comme dans d'autres villes de la région (piscines...). Il existe également quelques références d'architectures balnéaires. On trouve des exemples d'architecture industrielle (toiture en sheds). Dans la deuxième moitié du XXe siècle, des équipements publics d'architecture fonctionnaliste sont construits, dans un souci de salubrité et de confort : immeubles, lycée Gambetta... Enfin, le début du XXIe siècle voit le développement de rénovations urbaines, avec l'amélioration de l'isolation des bâtiments existants.

Logements

La mairie d’Arras et la Communauté urbaine ont mis en place un vaste ensemble de projets immobiliers (400 projets de haute qualité environnementale sur la communauté urbaine) qui va provoquer une hausse de la démographie de plusieurs dizaines de milliers d’habitants d’ici à 2010[22][réf. insuffisante].

En 2008, on dénombre à Arras 21 880 logements dont 20 168 résidences principales soit 92,2 % de l'ensemble des logements. Les résidences secondaires et logements occasionnels sont au nombre de 145. Le nombre de logements vacants s'élève à 1 567 soit 7,2 %. Sur l'ensemble de ces logements, on dénombre 8 032 logements individuels soit 36,7 % et 13 576 logements dans un immeuble collectif soit 62,0 %[23].

Projets d'aménagement

La ville d’Arras était candidate en novembre 2003 à l’implantation d’une antenne du musée du Louvre (Louvre II), mais le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a préféré Lens afin de « tenter d’apporter un attrait touristique à une agglomération en grave crise économique »[24]. En conséquence, les services de la ville préparent un projet de pôle culturel de grande envergure au sein du quartier des Arts. Situés dans les quelque 22 000 m2 de l'ancien palais épiscopal, plusieurs éléments culturels seront regroupés en un seul lieu pour plus de lisibilité culturelle : office de tourisme, office culturel, musée, médiathèque, conservatoire, musée d'histoire local... Au prix de quelques modifications architecturales, les alentours de la Cathédrale Saint-Vaast seront alors un point culturel majeur de la préfecture du Pas-de-Calais[25].

Toponymie

Jules César mentionne la ville sous la forme Nemetocenna dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules. Le premier élément est le celtique nemeto-, enclos sacré, temple, suivi d'un second élément obscur[26].

À l'époque romaine, lors de la réorganisation du village en civitas, le nom est latinisé sous la forme de Nemetacum Atrebatum par suppression de l'ancien -cenna et adjonction du suffixe gallo-romain d'origine gauloise -acum et du nom du peuple, les Atrebates, dont elle est le chef-lieu, selon un processus bien connu. Comme souvent, seul le nom du peuple subsistera[Note 1].

Elle est connue sous ce nom dès le IVe siècle et est encore mentionnée au IXe siècle sous la forme Athrebate, enfin Arras au XIIe siècle[27].

Homophonie fortuite avec Arras (Ardèche) et Arras (Hautes-Pyrénées).

En néerlandais, Arras se nomme Atrecht.

Histoire

Premières occupations humaines

L'homme de Néandertal occupe la région, à proximité d'Arras[Note 2], il y a 200 000 ans[28]. A l'époque gauloise, les Atrébates sont installés en Artois. La région est conquise par les Romains en 56 av. J.-C., lors de la guerre des Gaules. Vers 15 av. J.-C. nait le village de Nemetacum sur la colline de Baudimont, dont les Romains font la capitale des Atrébates. Il devient une ville d'importance moyenne, couvrant environ 30 ha[29], qui fut fortifiée lors des premières incursions de peuples germaniques au IIIe siècle[30].

Au IVe siècle, Nemetecacum était un centre d'artisanat et de commerce réputé pour ses textiles exportés vers tout l'empire[31].

En 406-407, les Germains détruisent la ville[32].

En 428, les Francs saliens menés par Clodion le chevelu conquirent toute la région jusqu'à la Somme. Le général romain Aetius préféra négocier la paix et conclut avec Clodion un traité (fœdus) qui fit des Francs, des « fédérés » combattant pour Rome. Après la conversion de Clovis, un évêché fut créé à Arras en 499, et confié à Saint Vaast; mais il fut rapidement rattaché à celui de Cambrai.

Moyen Âge

Développement au Haut Moyen Âge

Saint Aubert, évêque de Cambrai, transfère le corps de saint Vaast sur les bords du Crinchon et fonde l'Abbaye Saint-Vaast en 667. Au IXe siècle, Arras devient la résidence privilégiée des comtes de Flandre qui y établissent une châtellenie héréditaire. En 1105, une épidémie provoquée par un champignon sur le blé touche la ville, puis cesse. Certains parlent du « miracle de la Saint Chandelle »[33].

Une ville rayonnante de 1150 à 1250 environ

Des activités liées à l'eau sont possibles grâce à l'emplacement de la ville : les bateaux peuvent accoster place de l'ancien rivage, et l'eau du Crinchon est utilisée dans la fabrication des tissus[6]. Au XIIe siècle, le développement important des institutions et de l’économie grâce à l’abbaye Saint-Vaast permet à la ville de compter onze églises. La prospérité de la ville se traduit dans la reconstruction de la cathédrale en 1161. En 1163, la ville se dote d'une charte pour les affaires de la cité, qui sert d'exemple aux villes de Flandres.

Arras compte environ 35 000 habitants[34] qui développent un commerce jusqu’à l’Orient grâce à l’industrie drapière : les tapisseries d’Arras sont connues jusqu’en Italie sous le nom d'arazzi et en Angleterre tout simplement sous le nom d’arras[35]. En Pologne, à Cracovie, le château royal du Wawel abrite plus de cent pièces, la plus importante et la plus précieuse collection de tapisseries d’Arras de l’époque de la Renaissance.

En 1191, le Traité d’Arras est signé : le territoire actuel du département entre dans le giron du domaine royal.

Une ville bourguignonne tourmentée à la fin du Moyen Âge

La ville est ensuite bourguignonne du XIVe siècle au XVe siècle. En 1430, Jeanne d'Arc, prisonnière, est enfermée dans la région d'Arras, peut-être au château de Bellemeotte à Saint-Laurent-Blangy[36]. La paix d’Arras de 1435 réconcilie les Valois de France et de Bourgogne, et met fin aux guerres commencées en 1345.

En 1460, commença à Arras un des plus célèbres procès en sorcellerie de l'Inquisition, la grande vauderie d'Arras (nl)[37].

Époque moderne

Au début du XVIe siècle, l'Artois est disputé lors des guerres opposant François Ier et Charles Quint. En 1525, il n'y a plus qu'une centaine de marchands à Arras[38]. L'activité textile ne s'améliore guère par la suite ; les conflits font fuir les artisans à Lille et Roubaix[39]. Le Traité de Madrid de 1526 rattacha Arras aux Pays-Bas espagnols, mais il ne fut pas respecté par François Ier; les conflits continuèrent jusqu'à la fin de son règne.

Lors de la Réforme qui enflamma la région, la ville d'Arras demeura fidèle au camp catholique, et signifia sa loyauté au roi d'Espagne lors de l'Union d'Arras en 1579.

Elle est conquise par Louis XIII en 1640 après un siège puis assiégée par les Espagnols en 1654 (épisode du Secours d'Arras) ; Vauban participe à sa défense sans commander[40] et la ville est reprise par Turenne. Cependant, le rattachement à la France n’est définitif et ratifié qu’en 1659 par le traité des Pyrénées.

En 1668[6], la ville intègre le projet régional défensif de Pré carré de Vauban avec la construction de la citadelle.

En 1750, le secteur du textile n'a plus beaucoup de fabricants. L'activité est orientée vers l'alimentation (épiceries, boulangeries, boucheries, marchands de vin...) et l'artisanat (à la suite de l'essor du bâtiment durant tout le siècle)[41].

Époque contemporaine

Carte postale montrant les destructions de la Première Guerre mondiale
Destructions de la Première Guerre mondiale
Photographie montrant les bois et forêts où les armées tentaient de se cacher ont été ravagées par les pilonnages, ici entre Arras et Bapaume
Les bois et forêts où les armées tentaient de se cacher ont été ravagées par les pilonnages, ici entre Arras et Bapaume
Photographie montrant le roi George V inspecte le H.M. Gun « Boche Buster », canon naval de 14 pouces monté sur chemin de fer, à Marœuil, à 10 km au nord-ouest d’Arras, en France, le 8 août 1918
Le roi George V inspecte le H.M. Gun « Boche Buster », canon naval de 14 pouces monté sur chemin de fer, à Marœuil, à 10 km au nord-ouest d’Arras, en France, le 8 août 1918

Robespierre, natif d'Arras, est élu le 26 avril 1789 avec sept autres députés du Tiers état de l’Artois. Lors de la Révolution française, la municipalité est d’abord dirigée par Dubois de Fosseux, hobereau érudit, secrétaire de l’Académie d’Arras et futur président du Pas-de-Calais. En compétition avec Aire-sur-la-Lys, Calais et Saint-Omer, Arras obtient finalement la préfecture du Pas-de-Calais. De novembre 1793 à août 1794, ce sont dix mois de terreur, la ville est alors sous la dictature de Joseph Lebon qui instaure des restrictions alimentaires, ordonne 400 exécutions et détruit beaucoup d’édifices religieux (la cathédrale notamment, l’abbatiale Saint-Vaast en tient lieu depuis lors). Arras voit stagner sa démographie et son activité économique alors que Lille sous le coup de la révolution industrielle explose. Sous l’impulsion d’Émile Legrelle, maire dynamique, Arras démantèle une partie de ses remparts pour établir de vastes boulevards périphériques, réaliser un nouveau réseau d’égouts, et se dote d’une nouvelle gare ferroviaire en 1898 (la précédente, ouverte pour l’ouverture de la ligne Paris - Lille, datait de 1846).

Première Guerre mondiale : une ville détruite et une base secrète souterraine

La Grande Guerre inflige des destructions considérables au patrimoine arrageois car la ville était située à moins de 10 km du front, et elle était l’enjeu des coûteuses batailles d’Artois. Dès le 31 août 1914, les cavaliers uhlans sont à Tilloy-lès-Mofflaines, et une patrouille de soldats fait une première incursion dans Arras, suivie le 6 septembre, de 3 000 hommes et d'un état major (commandés par le général Hans-Jürgen von Arnim) qui s'installe dans les casernes, la citadelle et en ville. Un régiment de goumiers arabes tente de défendre les environs de la ville. En septembre, les soldats de Louis Ernest de Maud'huy repoussent une partie des troupes allemandes ; on creuse des tranchées dans les faubourgs d'Arras. L'hôtel de ville brûle le 7 octobre et le beffroi est détruit le 21 puis la cathédrale le 6 juillet 1915.

En secret, les Britanniques rassemblent une formidable armée dans les boves : cette armée surgit de terre en avril 1917 et enfonce le front allemand.

Après la guerre, la ville, ravagée aux trois quarts, est reconstruite presque à l’identique, et en profite pour s’étendre. Dans les arrondissements d'Arras et Béthune, 150 000 ha de terres sont stérilisés[42].

La ville contemporaine : transition puis réveil de la « belle endormie »

Article détaillé : Bataille d'Arras (1940).

Après la Seconde Guerre mondiale et sous les mandats du maire socialiste Guy Mollet, Arras perd une partie de ses activités économiques et commerciales. Le réveil sonnera à la fin du XXe siècle avec l’arrivée de l’Université d’Artois, la mise en service de l’autoroute A26 qui la relie à Calais, et l’arrivée de la gare TGV.

Vie militaire

De nombreuses unités militaires ont tenu garnison à Arras : en 1906 (33e régiment d’infanterie, 1er bataillon du génie, 2e bataillon du génie, 3e bataillon du génie, 5e régiment d'infanterie territoriale) puis le 16e bataillon de chasseurs à pied, le 7e régiment de chasseurs d’Arras (1964-1993), le 233e régiment d'infanterie, le 525e régiment du train, le 601e régiment de circulation routière de janvier 1994 à 2009 et le 625e régiment de circulation routière.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Depuis la Libération et jusqu'en 1995, Arras a été gérée par des maires socialistes : de 1945 à 1975 par Guy Mollet, secrétaire général du Parti socialiste pendant la plus grande partie de ses mandats municipaux, puis par Léon Fatous de 1975 à 1995. Depuis 1995, c'est Jean-Marie Vanlerenberghe, vice-président du MoDem, qui est maire d'Arras. Il a été en effet réélu dès le premier tour des élections municipales de 2008 avec 51,24 % des voix contre 33,93 % pour Alain Fauquet (PS), 62,88 % de participation[43].

Au premier tour de l'élection présidentielle de 2002 Lionel Jospin et Jacques Chirac, obtenaient quasiment le même score avec respectivement 18,89 % et 18,69 % des suffrages. Au second tour, le résultat a été de 82,56 % pour Jacques Chirac (RPR), 17,44 % pour Jean-Marie Le Pen (FN), 81,15% de participation[44].

Une majorité socialiste se retrouve à l'élection présidentielle de 2007 où 52,68 % des suffrages vont à Ségolène Royal et 47,32 % à Nicolas Sarkozy, contre respectivement 46,94 % et 53,06 % au niveau national. Au premier tour Jean-Marie Le Pen obtenait à Arras un résultat proche du reste de la France (10,68 % contre 10,44 %), ainsi que François Bayrou (19,87 % contre 18,57 %). Olivier Besancenot, avec 5,13 % des voix, était le seul autre candidat à dépasser 5 %[45].

Les élections régionales françaises de 2010 montrent la même tendance, la liste conduite par Daniel Percheron (Union de la Gauche) arrivant en tête au second tour avec 55,07 % des suffrages, contre 27,77 % à la liste de la majorité présidentielle conduite par Valérie Létard, et 17,16 % à Marine Le Pen (Front National)[46].

Liste des maires

Article détaillé : Liste des maires d'Arras.

Quatre maires se sont succédé depuis 1945 :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1975 Guy Mollet PS député
1975 1995 Léon Fatous PS sénateur
1995 14 novembre 2011[Note 3] Jean-Marie Vanlerenberghe MoDem sénateur
15 novembre 2011 en cours Frédéric Leturque[47] MoDem ancien adjoint au maire

Instances judiciaires et administratives

Arras est dans le ressort de la cour d'appel de Douai. Elle est le siège d'un tribunal de grande instance dont le ressort se confond avec les limites de l'arrondissement, d'un tribunal d'instance, d'un conseil de prud'hommes et d'un tribunal de commerce[48].

Rôle administratif et territorial

Cantons

Plan montrant Arras dans l'arrondissement d'Arras et dans ses différents cantons
Arras dans l'arrondissement d'Arras et dans ses différents cantons :
canton d'Arras-Sud
canton d'Arras-Nord
canton d'Arras-Ouest (à l'intérieur de la ville)

Arras est le chef-lieu de trois cantons :

Conseiller général Canton Code cantonal Population (2008)
Nicolas Desfachelle Arras-Nord 62 03 19 522  hab.
Jean-Louis Cottigny Arras-Sud 62 04 30 191  hab.
Denise Bocquillet Arras-Ouest 62 58 22 440  hab.

Communauté de communes, arrondissement, département

Arras est le siège de la communauté urbaine d’Arras qui regroupe 24 communes soit environ 100 000 habitants.

Fruit de huit ans de réflexion et de débats, le schéma directeur est le résultat en 2000 des choix politiques des élus arrageois de 39 communes[49]), sa transformation en schéma de cohérence territoriale (SCoT) est en cours de 2006 à 2012[50] sur 41 communes[49] (la communauté urbaine d'Arras (CUA), la communauté de communes du val de Gy, la communauté de communes de l'Artois), soit 100 854 habitants au recensement de la population de 1999 (Insee).

L’arrondissement d'Arras compte 300 785 habitants et 17 cantons.

Photographie montrant la préfecture d'Arras en 2011
Préfecture d'Arras en 2011.

Préfecture et chef-lieu du Pas-de-Calais depuis 1789, Arras possède la quasi totalité des sièges administratifs départementaux, et plusieurs sièges administratifs régionaux (la Chambre régionale des comptes du Nord-Pas-de-Calais par exemple). Elle est néanmoins moins peuplée que Calais (environ 75 000 habitants), et est trop loin de la côte pour s'y imposer. Cela a contribué au développement en réseau du département (universités multipolaires...)[28].

Politique environnementale

Dés 1995, la communauté urbaine d'Arras s'est engagée en faveur de la protection de l'environnement, par une « charte d’écologie urbaine et rurale », une première régionale[51]. Un plan climat territorial a été lancé en 2010 à l'échelle du Pays. Un espace info énergie a été ouvert à cette date à Arras[52].

Arras bénéficie du label « ville fleurie » avec quatre fleurs attribuées depuis 2004 par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[2] ; elle compte plus de 5 000 arbres[53]. Ses serres municipales (tunnel et pépinière) produisent annuellement 200 000 plantes à massif divers[54]. La ville s'est engagée dans la gestion différenciée de ses espaces : ses techniciens pratiquent moins de fauches, l'eau de pluie de ses serres est récupérée[53]...

Des jardins biologiques destinés aux publics scolaires ont été mis en place depuis 1998, afin de sensibiliser les enfants au jardinage[54]. La ville compte également quatre sites dédiés aux jardins familiaux, sur une surface totale de 5 ha[55].

La gestion des déchets est faite par la communauté urbaine. Plusieurs déchetteries existent sur son territoire. Une plate-forme de compostage a été mise en place pour le traitement des déchets verts de la ville[53].

Jumelages

Au 20 septembre 2011, Arras est jumelée avec :

Population et société

Démographie

Évolution démographique

En 2008, Arras comptait 42 780 habitants (soit une augmentation de 6 % par rapport à 1999). La commune occupait le 154e rang au niveau national, alors qu'elle était au 161e en 1999, et le 3e au niveau départemental sur 895 communes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Arras depuis 1793.
Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par loi du 27 février 2002, dite loi de démocratie de proximité[57], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises.
Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006[Note 4].

Le maximum de la population a été atteint en 1968 avec 49 144 habitants.

Années 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
Population 21 019 19 958 19 286 19 798 23 419 23 485 24 439 26 956 25 271
Années 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
Population 26 216 25 905 25 749 27 329 26 764 27 041 26 914 25 701 26 144
Années 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
Population 25 813 24 921 26 080 24 835 29 718 29 490 31 488 33 345 36 242
Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
Population 41 761 49 144 46 483 41 736 38 983 40 535 42 015 42 672 42 780
Notes, sources, ... Sources : base Cassini de l'EHESS pour les nombres retenus jusqu'en 1962[58], base Insee à partir de 1968 (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[59],[60].

En 2008, on ne dénombrait que 1 970 immigrés, soit 4,6 %[61] ; ce pourcentage est faible en regard du pourcentage de 8,4 au niveau national[62].

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (20,2 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 47,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,4 %, 15 à 29 ans = 27,6 %, 30 à 44 ans = 21,7 %, 45 à 59 ans = 18,2 %, plus de 60 ans = 14,2 %) ;
  • 52,7 % de femmes (0 à 14 ans = 15,9 %, 15 à 29 ans = 26,9 %, 30 à 44 ans = 17,6 %, 45 à 59 ans = 17,8 %, plus de 60 ans = 21,9 %).
Pyramide des âges à Arras en 2008 en pourcentage[63]
Hommes Classe d'âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,1 
5,3 
75 à 89 ans
9,6 
8,4 
60 à 74 ans
11,2 
18,2 
45 à 59 ans
17,8 
21,7 
30 à 44 ans
17,6 
27,6 
15 à 29 ans
26,9 
18,4 
0 à 14 ans
15,9 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2008 en pourcentage[64].
Hommes Classe d'âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
5,3 
75 à 89 ans
9,4 
11,4 
60 à 74 ans
13,1 
21,0 
45 à 59 ans
20,2 
20,6 
30 à 44 ans
19,4 
20,2 
15 à 29 ans
18,3 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement

Arras est située dans l'académie de Lille.

Établissements scolaires

La ville administre onze écoles maternelles et onze écoles élémentaires communales[65].

Le département gère six[66] collèges et la région sept[67] lycées.

Les Arrageois disposent également d'établissements privés : six écoles[68] et deux collèges[69].

Vie universitaire

Arras est le siège de l’université d'Artois, université multipolaire qui comprend les pôles de Lens, Liévin, Béthune, Douai et Arras. Créée en 1992, elle compte en avril 2011 4 600 étudiants à Arras[70]. Le pôle d’Arras « littéraire » est destiné aux lettres, langues, sciences humaines (histoire-géographie notamment) et depuis la rentrée 2006, aux sciences économiques.

Arras accueille aussi un IUFM, une école supérieure des métiers d'art (Esmaa), l'École privée des sciences informatiques (EPSI) et le Centre des études supérieures industrielles (CESI).

Arras est réellement devenue une cité universitaire comme en témoignent les nouvelles résidences universitaires, notamment la première résidence étudiante réhabilitée dans une ancienne caserne d'Arras, inaugurée en août 2009[71]. Elle comporte aussi un service de formation, le Sépia, qui permet d’obtenir un diplôme d’accès aux études universitaires ainsi qu’une validation d’acquis par expérience[72].

La communauté urbaine d’Arras gère l'École supérieure des métiers d'art d'Arras dont l’excellence est reconnue pour l’enseignement du vitrail[72].

Manifestations culturelles et festivités

Main Square Festival

Article détaillé : Main Square Festival.

Arras est depuis quelques années essentiellement connue pour le Main Square Festival. La société France Leduc Productions, en collaboration avec Herman Schueremans, le père fondateur du festival de Wechter, en Belgique, organise un festival estival musical, le Main Square Festival, qui a une scène originale et particulièrement impressionnante : la Grand’place. A noter que depuis 2010, le Main Square Festival a déménagé et s'invite désormais au sein de la citadelle d'Arras. Ce festival a attiré des groupes prestigieux : Muse, Depeche Mode, Tryo, Indochine, Black Eyed Peas, Radiohead, Rammstein, Prince.

Événements annuels

Depuis 2001, de janvier à mars[73], le festival de musiques actuelles de l'université d'Artois MusiKampus accueille ses soirées d'ouverture et de clôture à Arras. MusiKampus se déroule au cœur des universités de l'Artois. Le festival offre une scène à des jeunes groupes du Nord Pas-de-Calais (Degadezoo en 2003, Shiko Shiko en 2009) et programme des artistes de renommée nationale et européenne (Sharko, Gonzales, Les fatals picards, Ministère des affaires populaires, Jim Murple Memorial).

En mars, pendant une semaine, l'Université d'Artois et son service culturel proposent un festival international et universitaire des arts de la scène, en partenariat avec le théâtre d'Arras, et l'option théâtre du lycée Gambetta d'Arras. Des jeunes artistes étudiants du monde entier viennent proposer leurs créations, créant un foisonnement culturel et artistique au sein de l'université et de la ville d'Arras[74].

Chaque 1er mai, se tient le salon du livre d'expression populaire et de critique sociale d'Arras[75].

Chaque année en novembre, depuis 2000[76], pendant dix jours, Arras organise le festival international du film d'Arras « L'Autre Cinéma » : 18 401 spectateurs en 2008, 181 projections, 80 longs-métrages, des invités prestigieux (John Boorman en 2008, Bernadette Lafont, Andrzej Zulawski et Dario Argento en 2007, Arthur Penn en 2006, Sidney Lumet en 2005, Claude Chabrol et Enki Bilal en 2004, Rosanna Arquette et Jerry Schatzberg en 2003, Volker Schlöndorff en 2002, Bertrand Tavernier en 2001, Francesco Rosi en 2000), 45 inédits et avant-premières en présence de nombreux réalisateurs et comédiens venus du monde entier.

Santé

Arras dispose d'un centre hospitalier important (2 000 salariés, 1 200 lits et places) dans les domaines de la chirurgie, de la médecine, de la gynécologie obstétrique, de la psychiatrie et de la gériatrie[77]. Le centre a été restructuré et réhabilité de 2003 à 2007, sur 75 000 m², pour un montant total de près de 100 millions d'euros[78]. Il existe également plusieurs cliniques privées dont une clinique spécialisée en soins de réadaptation en psychiatrie, administrée par l'association régionale « Espoir et Vie »[79] et deux cliniques administrées par la Générale de santé : la clinique Bon-Secours[80] et la clinique Sainte-Catherine[81].

Sports

Arras dispose de nombreux clubs sportifs de haut niveau : l’ASPTT Arras (aussi nommée Arras Pays d’Artois Basket Féminine) est le club de l'équipe de basket féminin qui évolue en Ligue féminine de basket ; l’ASL Canoë Kayak basé à Saint-Laurent Blangy compte parmi ses membres plusieurs sélectionnés aux jeux Olympiques ; le Rugby Club d'Arras évolue à l’heure actuelle en Fédérale 2 (équivalent 4e division) et a été pendant longtemps le club porte-drapeau du rugby dans le Nord - Pas-de-Calais ; le Racing Club d’Arras Handball est un club de handball évoluant en national 3 poule 4 ; l’Arras Football a une équipe de football masculin évoluant en CFA 2 et une équipe féminine en D3.

On joute à Arras depuis 1812. La société des jouteurs d’Arras est membre de la FFSN (Fédération de joutes et sauvetages nautiques) depuis plus de 20 ans et a porté le titre de champion de France plusieurs années[82].

Depuis 1884, Arras possède un champ de course, l’Hippodrome des Hauts-Blancs-Monts.

À côté de « Cité Nature », un centre de remise en forme et aquatique a vu le jour en attendant l’extension du stade d’eaux vives et d’un bassin d’eaux plates.

Média

Le quotidien régional La Voix du Nord publie une édition locale pour l'Artois.

La ville est couverte par les programmes de France 3 Nord-Pas-de-Calais et les chaînes nationales de la TNT. Elle reçoit également la chaîne régionale Wéo.

Cultes

Les Arrageois disposent de lieux de culte catholique, mormon, musulman et protestant.

Culte catholique

Les lieux de culte catholique sont ceux des trois paroisses du doyenné d'Artois, au sein du diocèse d'Arras :

  • les cinq clochers de la paroisse Notre-Dame de Cité : la cathédrale Assomption et Saint-Vaast, les églises Notre-Dame-des-Ardents, Saint-Géry, Saint-Jean-Baptiste et Saint-Nicolas-en-Cité[83] ;
  • deux des trois clochers de la paroisse Notre-Dame des Blancs-Monts : les églises Saint-Paul et Sainte-Bernadette[84] ;
  • trois des huit clochers de la paroisse Notre-Dame de Pentecôte : les églises Notre-Dame de Bonnes Nouvelles, Saint-Curé-d'Ars et Saint-Sauveur[85].

Culte mormon

L'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours dispose d'une église.

Culte musulman

La communauté musulmane d'Arras dispose de deux mosquées[86].

Culte protestant

L'Église réformée de l'Artois, communauté rattachée à l'Église réformée de France dispose d'un lieu de culte au sein de sa paroisse à Arras[87].

Par ailleurs, il existe une église protestante évangélique à Arras, membre de la Fédération évangélique de France[88], disposant d'un lieu de culte.

Économie

Revenus de la population et fiscalité

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 15 595 €, ce qui plaçait Arras au 24 088e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[89].

Emploi

Emploi à Arras

En 2008, le nombre d'emplois au lieu de travail de la commune s'élève à 34 482 personnes[90].

La répartition en fonction du secteur d'activité est assez différente de la répartition au niveau national, compte tenu d'une proportion très forte de la population travaillant dans les secteurs de l'administration publique et assimilés.

Répartition des emplois par secteur d'activité économique

  Agriculture Industrie Construction Commerces, transports et services Administration publique, enseignement, santé, action sociale
Arras 0,2 % 7,4 % 2,5 % 39,6 % 50,3 %
Moyenne nationale 3,0 % 14,2 % 6,9 % 45,2 % 30,7 %
Sources des données : Insee[91],[92]

Quant à la répartition par domaine d'activité, la différence essentielle par rapport au niveau national réside dans la proportion d'ouvriers.

Répartition des emplois par domaine d'activité

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Arras 0,1 % 3,2 % 16,5 % 29,9 % 36,1 % 14,1 %
Moyenne nationale 2,0 % 6,1 % 15,9 % 24,9 % 28,6 % 22,5 %
Sources des données : Insee[93],[94]

.

Emploi des Arrageois

En 2008, la population active parmi les Arrageois s'élève à 20 001 personnes[95] dont 3 280 chômeurs, soit un taux de chômage de 16,4 %, largement supérieur au taux national de 11,6 %[96].

Entreprises et commerces

Arras est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Artois. Celle-ci gère notamment le port fluvial de Saint-Laurent-Blangy et l’aéroport de Roclincourt[97].

Le renouveau de l’économie arrageoise est manifeste depuis une dizaine d'années avec l’arrivée d’Häagen-Dazs, la mise en place de la zone Actiparc, les créations de pépinières d’entreprises, si bien que le magazine L'Entreprise a élu à plusieurs reprises l’agglomération d’Arras, l’agglomération moyenne (moins de 100 000 habitants) la plus dynamique de France[98]. En effet, depuis 10 ans, les efforts conjoints de la communauté urbaine d'Arras (CUA) et de ses partenaires économiques ont permis de créer plus de 11 000 emplois sur le territoire[99].

Outre l'agroalimentaire (produits laitiers Ingredia, Häagen Dazs à Tilloy-lès-Mofflaines, coopérative agricole Unéal à Saint-Laurent-Blangy : résultat d'une fusion de 2002, elle emploie 400 personnes pour un effectif total de 1 500 salariés et une collecte de céréales et oléoprotéagineux de 1,5 million de tonnes par an et elle fédère 8 000 adhérents) et le transport-logistique (transports Lebas-Laridant et transports urbains de la communauté d'Arras), la vie économique du territoire est marquée par les secteurs de l'industrie électrique et de la chimie, avec comme principaux employeurs l'usine de batteries et de chargeurs Hawker (1 000 salariés), les emballages plastiques Alcan (220 salariés), les détecteurs de gaz Oldham (180 salariés)[100].

L'agglomération bénéficie également d'un important secteur tertiaire (80 % de l'activité totale)[99], avec des services administratifs et financiers (assurances Prevea, Crédit du Nord, BNP, crédit-bail Actea, Banque de France, gestion immobilière Le Logement rural. EdF, la Générale des Eaux, les installations thermiques Logista comptent aussi parmi les employeurs importants[100]. Depuis l'arrivée du TGV Nord, ce secteur a encore vu son attractivité se renforcer[99].

Photographie montrant une vue aérienne de la place des Héros un jour de marché
Marché sur la place des Héros

Arras ne possède plus de grand magasin en centre ville depuis la fermeture définitive des Nouvelles Galeries à la fin du XXe siècle mais est connue pour avoir un très grand marché, chaque samedi matin sur les places du centre ville. Le commerce de moyenne et grande surface est représenté par un hypermarché Auchan, un centre Leclerc, et des magasins Leroy-Merlin et Monoprix[100] ainsi que onze supermarchés.

Le tourisme joue aussi un rôle dans l'économie de la ville, avec par exemple six cents créations d'emplois en dix ans[101] : ses célèbres places, ses ruelles médiévales, ses édifices flamboyants en font un lieu touristique important pour les Britanniques, les Hollandais, les Allemands… qui viennent découvrir les charmes de la capitale atrébate.

Avec l’ouverture du canal Seine-Nord Europe, prévue en 2016, 8 000 emplois pourraient être créés entre Arras et Cambrai[102]. Le canal passera à environ 25 km de la ville. Arras se trouvera ainsi au centre de la scène économique de l’Europe du Nord : entre Paris, Bruxelles et Londres, à proximité de Lille et Amiens.

Culture locale et patrimoine

Monuments et lieux touristiques

Arras est classée ville d’Art et d’Histoire. Elle est membre du Réseau des sites majeurs de Vauban. Elle compte 225 monuments classés ou inscrits aux monuments historiques, ce qui fait d'elle la 7e ville française en nombre de monuments, équivalent à ceux de Rouen et Strasbourg. L'importance de ce nombre est dû au classement de chaque façade de ses deux places principales.

Monuments historiques

Autres lieux et monuments

Les deux places, l’hôtel de ville et le beffroi

La place des Héros, la rue de la Taillanderie et la Grand'Place forment un ensemble monumental extraordinaire, unique en Europe. Dans leur tracé actuel, ces places existent depuis sept siècles. Mais au XVIIe siècle, les échevins décidèrent de reconstruire, en les harmonisant, les maisons des deux places. Ils prirent modèle sur une maison gothique du XVe siècle, que l'on peut encore voir, au fond de la Grand'Place au no 47, avec ses quatre piliers monolithes supportant trois arcades ogivales, ses deux pignons supérieurs à la flamande, en gradins dits pas de moineaux. Selon le style du XVIIe siècle, les arcades s'arrondirent, les « pas de moineaux » s'assouplirent en volutes renversées, surmontées d'un fronton percé d'une lucarne ronde, le pigeonnier. Ces places forment ainsi des décors d'une grande harmonie, chaque façade est ornée d'une gerbe de blé stylisée, porte un détail de sculpture, qui la différencie de ses voisines[103].

Le beffroi de l'hôtel de ville fut construit entre 1463 et 1554. Détruit par l'artillerie allemande pendant la Première Guerre mondiale, il fut reconstruit à l'identique après la guerre. Depuis le 15 juillet 2005 le beffroi d'Arras est classé au patrimoine de l'Humanité par l'Unesco avec 22 autres beffrois de France et de Belgique[104].

Le patrimoine religieux
Photographie montrant l’abbaye Saint-Vaast et la cathédrale
L’abbaye Saint-Vaast et la cathédrale.

L’abbaye Saint-Vaast abrite aujourd'hui le musée des Beaux-Arts d'Arras et la médiathèque municipale. Elle fut fondée au VIIe siècle, lorsque l'évêque Aubert fit transporter le corps de saint Vaast dans une chapelle située au bord de la rivière Crinchon. Ainsi naquit le monastère, qui devint bénédictin au Xe siècle. Les bâtiments actuels datent du XVIIIe siècle, tandis que l'église abbatiale devenait cathédrale après la Révolution[105].

Le patrimoine civil et militaire

La basse-ville constitue le quartier qui relie la ville à la citadelle. IL s'ordonne autour de la place Victor-Hugo, construite en 1756 sur un plan octogonal au centre de laquelle a été placé un obélisque.

La « maison Wetz d'Amain », sur la place principale, est un édifice des plus typiques de la ville d'Arras. On y retrouve le pignon à pas de moineaux, le portail en briques et pierres de facture classique, mais également une tourelle hexagonale.

La citadelle fut construite entre 1668 et 1672 comme élément de défense du « pré carré » voulu par Vauban, destiné à protéger le royaume contre les invasions des Pays-Bas espagnols. Toutefois, en raison de sa position en deuxième ligne de défense, elle ne fut jamais attaquée et fut donc surnommée « la belle inutile »[106]. La citadelle est classée au patrimoine mondial de l’Unesco depuis le 8 juillet 2008[107].

Photographie montrant l'intérieur des boves (souterrains)
Dans les boves (souterrains).

Les souterrains appelés les Boves ont été creusés depuis le 10, dans un premier temps pour exploiter la craie blanche, puis ces souterrains ont servi de liens entre les caves des maisons, puis de caches pendant les deux guerres mondiales.

Cité Nature et Aquarena

À l'entrée nord de la ville s'est constitué depuis 2005 un pôle destiné aux loisirs.

Cet ensemble se compose de « Cité Nature » , musée dédié aux sciences, notamment axé sur les secrets de l'alimentation, de la science et de la nature dans une ancienne friche industrielle réaménagée par Jean Nouvel en 2005 sur 2 500 m2 d'exposition permanente, 1 600 m2 d'exposition temporaire et de 15 000 m2 de jardins en bord de Scarpe.

Jouxtant le musée « Cité Nature », le centre balnéoludique « L'Aquarena » a vu le jour en 2011. Réalisé par l'architecte Alain Sarfati, cet imposant bâtiment à l'architecture futuriste surmonté d'une énorme « perle noire » est à la fois un espace de loisirs avec piscines ludiques, toboggans, rivières, et de remise en forme grace à un espace dédié aux hammam, saunas, fitness et institut de beauté, le tout intégré dans un espace vert de 8 000 m2. Cette base de loisirs, qui accueille également le bowling depuis 2010, est amenée à être vivante avec son esplanade de 15 000 m2, et pourra accueillir différentes manifestations (fêtes foraines, cirques...)[108].

Patrimoine culturel

Arras possède un splendide théâtre à l’italienne daté de 1785 rénové en 2004-2007[109]. Il comprend deux salles, dont une à l'italienne, ainsi que des compagnies de théâtre professionnelles et des espaces de diffusion culturelle (Le quai de la batterie).

Un complexe de six salles de cinéma appelé « Cinémovida » a vu le jour en plein centre ville en 2004[110]. Ce cinéma propose les grandes sorties mais également une programmation art et essai, et en partenariat avec Plan-Séquence qui organise le Festival International du Film d’Arras, un programme régulier de classiques et chaque semaine un film pour les enfants. C’est un ancien cinéma de la Grand’Place qui a été réhabilité, choix préféré par le conseil municipal à la création d’un complexe cinématographique en périphérie de ville. C'est là que se déroule pendant dix jours chaque année en novembre le Festival International du Film d'Arras L'Autre Cinéma.

Les musées

Le Musée des Beaux-Arts d'Arras est situé dans l'ancienne abbaye Saint-Vaast. Il rassemble des sculptures, des objets d'art et des collections de peinture : œuvres des écoles flamande et hollandaise, italienne et française.

La Carrière Wellington est un site touristique à Arras retraçant l'histoire de la Bataille d'Arras de 1917. Ce musée, ouvert au public le 1er mars 2008 permet aux visiteurs de découvrir le réseau de galeries souterraines qui a joué un rôle majeur dans la prise des lignes ennemies et a permis d'épargner la vie à de nombreux soldats en passant par le sous-sol.

Folklore

Comme de nombreuses villes de la région Nord - Pas-de-Calais, Arras possède ses géants : Colas et Jacqueline, et leur fils Dédé, né en 1995.

Gastronomie

Les spécialtés gastronomiques d'Arras sont nombreuses : les cœurs en chocolat, l'andouillette, le coquelet à la bière, la flamiche aux porions, le gâteau artésien,les bonbons de l'ami Bidasse[111].

Les cœurs en chocolat : au XIIe siècle, Emma Crespin dont les armoiries de la famille ont comme pièces principales des cœurs, possède un moulin sur le Crinchon (aujourd'hui rivière souterraine) au centre d'Arras et fabrique des pâtisseries en forme de cœur. Au XVIIe siècle, les cœurs en pain d'épices deviennent les « cœurs d'Arras ». Depuis les années 1950, ils sont fabriqués en chocolat et leur succès est considérable[112].

Depuis le Moyen Âge, des artisans charcutiers perpétuent la recette traditionnelle de l’andouillette d’Arras, élaborée à partir de fraise de veau préparée à la main[113]. L'andouillette d'Arras possède sa confrérie et sa fête annuelle[114].

Arras et les arts

Arras et le cinéma

Arras et la littérature

  • Les Misérables de Victor Hugo - Jean Valjean, sous le nom de M. Madeleine, maire de la commune de Montreuil-sur-Mer, apparaît devant la cour d'assises à Arras pour sauver un nommé Champmathieu, faussement identifié comme Jean Valjean, d'une condamnation de travaux forcés à perpétuité, en révélant sa vraie identité.

Personnalités liées à la commune

Portrait de Maximilien de Robespierre
Maximilien de Robespierre

Parmi les nombreuses personnalités liées à Arras, on note en particulier :

  • Jean Bodel (1165-1210), trouvère, auteur de chansons de geste en ancien français, a vécu à Arras
  • Adam de la Halle (1240-1287), trouvère de langue picarde, né à Arras
  • Constant Dutilleux (1807-1865), peintre, dessinateur et graveur, habitait Arras
  • Maximilien de Robespierre (1758-1794), célèbre révolutionnaire, né à Arras.
  • Joseph Le Bon (1965-1995), maire d’Arras et député, envoyé en mission de la Convention nationale, né à Arras.
  • Eugène-François Vidocq (1775-1857), aventurier et détective, né à Arras dans une maison voisine de celle où Robespierre était né.
  • François Flameng (1856-1923), peintre, graveur, illustrateur, réalisa des croquis et dessins des événements sanglants d'Arras.
  • Pierre Jean Jouve (1887-1976), écrivain, poète, romancier et critique, né à Arras.
  • Louise Weiss, (1893-1983), journaliste, écrivain, féministe et femme politique, née à Arras.
  • Guy Mollet, (1905-1975), homme politique, président du Conseil sous la IVe République, ancien maire d'Arras.
  • René Huyghe (1906-1997), écrivain, conservateur du musée du Louvre, académicien, né à Arras.
  • Violette Leduc (1907-1972), romancière, née à Arras.

Parmi les personnalités qui ont séjourné à Arras, on note :

Héraldique

Blason Blasonnement
De gueules au lion d'or armé et lampassé d'azur, à l'écusson brochant en abime sur le tout aussi d'azur semé de fleurs de lys d'or brisé d'un lambel de gueules de trois pendants chargés chacun de trois châtelets aussi d'or rangés en pal

Pour approfondir

Bibliographie

  • Anne Bernard, Arras : Une ballade en aquarelle, « La Voix du Nord » éd., 2006, 180 p. (ISBN 2843930987, 9782843930980) .
  • Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'articleC'artouche, Pas-de-Calais : Histoire d'un renouveau, Librairie Arthème Fayard, 2000, 349 p. (ISBN 2-213-60733-8) 
  • Jacqueline Desmulliez et L.J.R. Milis, Histoire des provinces françaises du Nord : De la préhistoire à l'An Mil, t. 1, Arras, Artois presses université, coll. « Histoire », 2008, 285 p. [lire en ligne] 
  • Alain Jacques, Pierre Bougard, Yves-Marie Hilaire et Alain Nolibos, Histoire d'Arras, Éditions Des Beffrois, 1988, 415 p. 
  • Henry ou Henri? Gruy, Histoire d'Arras, Éditions culture et civilisation, Doullens, Dessaint, 1967 et/ou 1979?, 277 p. .
  • Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article Hervé Leroy, Arras : La mémoire envoûtée, Light Motiv, 2006, 95 p. (ISBN 2-9524717-1-1) 
  • Edmond Lecesne, Arras sous la révolution, 1882 et 1977? 
  • Edmond Lecesne, Histoire d'Arras : Depuis les temps les plus reculés jusqu'en 1789, Rohard-Courtin, 1880, 1 220 p. 
  • C. Le Gentil, Le vieil Arras, 1980 
  • Mgr Lestocquoy, Arras au temps jadis, 1944 
  • Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'articleAcadémie des Sciences, Lettres et Arts d'Arras, Arras : à la veille de la Révolution - Traditions et Lumières, vol. 1, Mémoires de l'Académie des Sciences, Lettres et Arts d'Arras, 1990, 208 p. 
  • Alain Nolibos, De Nemecatum à la communauté urbaine, 2003 .
  • Andrzej Szczypiorski, Messe pour la ville d’Arras, l’Âge d’Homme, 1987, 159 p. . Traduit du polonais par F. Rosset.
  • Commission départementale des Monuments historiques, Dictionnaire historique et archéologique du département du Pas-de-Calais, t. I et II, 1979 .

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Notes et références

Notes

  1. Ainsi Luteciam Parisiorum deviendra Paris
  2. En 1976, un fragment de crâne d'une femme de Néandertal est retrouvé sur un chantier à Biache-Saint-Vaast, entre Arras et Douai
  3. Démission du maire en cours de mandat
  4. Par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc ainsi que la dernière population légale publiée par l’INSEE. Dans le graphique sont par contre représentés l’ensemble des populations légales connues.

Références

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  34. C'artouche, Pas-de-Calais : Histoire d'un renouveau, Librairie Arthème Fayard, 2000, 349 p. (ISBN 2-213-60733-8), p. 27 et 28 
  35. Hervé Leroy, Arras : La mémoire envoûtée, Light Motiv, 2006, 95 p. (ISBN 2-9524717-1-1), p. 24 
  36. Hervé Leroy, Arras : La mémoire envoûtée, Light Motiv, 2006, 95 p. (ISBN 2-9524717-1-1), p. 48 
  37. L'enfer du decor ou la vauderie Arras (1459-1491) : Les enjeux politiques d'un procès d'Inquisition à la fin du Moyen Âge
  38. C'artouche, Pas-de-Calais : Histoire d'un renouveau, Librairie Arthème Fayard, 2000, 349 p. (ISBN 2-213-60733-8), p. 36 
  39. Académie des Sciences, Lettres et Arts d'Arras, Arras : à la veille de la Révolution - Traditions et Lumières, vol. 1, Mémoires de l'Académie des Sciences, Lettres et Arts d'Arras, 1990, 208 p., p. 21 
  40. Martin Barros, Nicole Salat et Thierry Sarmant. Vauban - L’intelligence du territoire. Éditions Nicolas Chaudun et Service historique de l'armée, Paris, 2006. Préface de Jean Nouvel. 175 p, ISBN 2-35039-028-4, p. 166
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  74. Festival International et Universitaire des Arts de la Scène de l'Artois sur le site de l'université d'Artois. Consulté le 14 novembre 2011
  75. Salon international du Livre d'Expression Populaire et de Critique sociale d’Arras 1er mai 2011 sur le site ccas.fr. Consulté le 14 novembre 2011
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  77. Page d'accueil sur le site du centre hospitalier d'Arras. Consulté le 27 octobre 2011
  78. Centre hospitalier d'Arras, dossier de presse sur le site du centre hospitalier d'Orléans. Consulté le 27 octobre 2011
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  81. Clinique Sainte-Catherine sur le site de l'association « Bien naître en Artois ». Consulté le 27 octobre 2011
  82. Arras-Roubaix : une rencontre sportive ! sur le site de la région Nord-pas de Calais, 20 août 2008. Consulté le 15 novembre 2011
  83. paroisse Notre-Dame de Cité sur le site du diocèse d'Arras. Consulté le 20 septembre 2011
  84. paroisse Notre-Dame des Blancs-Monts sur le site du diocèse d'Arras. Consulté le 20 septembre 2011
  85. Notre-Dame de Pentecôte sur le site du diocèse d'Arras. Consulté le 14 novembre 2011
  86. Mosquées à Arras sur le site du guide musulman. Consulté le 20 septembre 2011
  87. présentation sur le site de l'Église réformée de l'Artois. Consulté le 20 septembre 2011
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  90. Arras - EMP1 - Emplois au lieu de travail par sexe, âge, statut et temps de travail sur le site de l'Insee. Consulté le 28 septembre 2011
  91. Arras - EMP2 - Emplois au lieu de travail par sexe, statut et secteur d'activité économique sur le site de l'Insee. Consulté le 28 septembre 2011
  92. France - EMP2 - Emplois au lieu de travail par sexe, statut et secteur d'activité économique sur le site de l'Insee. Consulté le 28 septembre 2011
  93. Arras - EMP3 - Emplois au lieu de travail par sexe, catégorie socioprofessionnelle et secteur d'activité économique sur le site de l'Insee. Consulté le 28 septembre 2011
  94. France - EMP3 - Emplois au lieu de travail par sexe, catégorie socioprofessionnelle et secteur d'activité économique sur le site de l'Insee. Consulté le 28 septembre 2011
  95. Arras - ACT1 - Population active de 15 ans ou plus par sexe, âge et type d'activité sur le site de l'Insee. Consulté le 28 septembre 2011
  96. France - ACT1 - Population active de 15 ans ou plus par sexe, âge et type d'activité sur le site de l'Insee. Consulté le 28 septembre 2011
  97. Dossier de presse - Installation de la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Artois, 23 décembre 2010, p. 9,[lire en ligne]
  98. Le palmarès des villes où il fait bon entreprendre, L'Entreprise cité par le Journal d’informations de la Communauté urbaine d’Arras, numéro28, janvier/février 2010,[lire en ligne]
  99. a, b et c L'agglomération d'Arras : un développement économique efficient au coeur d'une « région logistique »,[lire en ligne]
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  101. Arras : un pas de géant pour le tourisme avec 25 % de visiteurs de plus sur le site du quotidien La Voix du Nord, 21 septembre 2008. Consulté le 11 novembre 2011
  102. Mesures d'accompagnement territorial liées aux restructurations de Défense - Déplacement d'Hubert FALCO à Arras, 3 septembre 2008, page 16,[lire en ligne]
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  105. Saint Vaast, patron du diocèse d'Arras sur le site du diocèse d'Arras. Consulté le 14 novembre 2011
  106. É. B.-R., « Arras célébrée pour sa «belle inutile» », Le Figaro, 2008. Consulté le 13 novembre 2011
  107. La Citadelle d'Arras, Patrimoine mondial de l'Unesco sur le site de l'office de tourisme d'Arras. Consulté le 14 novembre 2011
  108. Le centre balnéoludique : nouvelle destination de loisirs pour les jeunes Arrageois sur le site du quotidien La Voix du Nord, 23 mars 2011. Consulté le 26 octobre 2011
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  111. Guide pratique des promenades et des loisirs, le Pas-de-Calais, éditions Axial, 1976, p. 27
  112. LES CŒURS D'ARRAS sur le site de Jean Trogneux à Arras. Consulté le 28 septembre 2011
  113. Andouillette d'Arras sur le site de la Fédération Nord / Pas-de-Calais des artisans bouchers charcutiers traiteurs. Consulté le 28 septembre 2011
  114. ARRAS : Fête de l'Andouillette sur le site nordmag.fr de Nicolas Chalmin. Consulté le 28 septembre 2011
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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Arras de Wikipédia en français (auteurs)

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