233e regiment d'infanterie

233e régiment d'infanterie

233e Régiment d'Infanterie
Période Août 1914
Pays France France
Branche Armée de terre
Type Régiment d'infanterie
Rôle Infanterie
Inscriptions sur l’emblème Verdun 1916
Flandres 1917
La Marne 1918
Anniversaire Saint-Maurice
Guerres Première Guerre mondiale
Fourragères Croix de Guerre 1914-1918
Décorations Croix de Guerre 1914-1918
Insigne de béret d'infanterie

Le 233e régiment d'Infanterie est un régiment d'infanterie constitué en 1914. Il est issu du 33e Régiment d'Infanterie : à la mobilisation, chaque régiment d'active créé un régiment de réserve dont le numéro est le sien plus 200.

Sommaire

Création et différentes dénominations

  • Août 1914: 233e Régiment d'Infanterie

Chefs de corps

Formé à ARRAS, le 4 août 1914, avec les réservistes de la subdivision, le 233° R.I., sous le commandement du lieutenant-colonel HEPP

Drapeau

Les noms des batailles s'inscrivent en lettres d'or sur le drapeau[1] :

Décorations

Fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre 1914-1918 décernée le 16 septembre 1918

Citations

Le Philippe Pétain, commandant la IIe Armée, cite à l'Ordre N° 37 de la IIe Armée la 19e Compagnie du 233e Régiment d'Infanterie: sous le commandement du Lieutenant Bagnères, puis du Sous-Lieutenant Broc, chargée le 22 février 1916, au moment d'une attaque de l'ennemi, de renforcer une ligne très mince vigoureusement attaquée, s'est portée par une manœuvre habile et rapide sur son emplacement, a arrêté net l'élan de l'ennemi, l'obligeant à rentrer dans ses tranchées et a sauvé ainsi une partie de la ligne : s'est maintenue pendant 36 heures dans uns situation critique, sans tranchées et malgré des pertes sensibles, repoussant plusieurs assauts de l'ennemi et et lui faisant éprouver de grosses pertes. Extrait Certifié conforme Aux Armées le 20 mars 1916.

Le Sergent Chef Fonteyne Eugène était de ces braves - Le Commandant de la Cie Delatre.

Historique des garnisons, combats et batailles du 233e RI

Première Guerre mondiale

Affectations:

1914

Rejoint la base de concentration de la 51° D.I., région d'Hirson, le 10. Il est appelé à intervenir en BELGIQUE et reçoit le baptême du feu le 23 août, entre Astières et Onhaye, près de Dinant. Les Allemands avaient réussi à franchir la Meuse et en occupaient la rive gauche. Le 233° reçoit la mission de les déloger d'Onhaye. L'attaque a lieu à dix-sept heure, le 6° bataillon à gauche, le 5° bataillon à droite. La progression se fait par bonds; le village est enlevé; le combat continue une partie de la nuit à la lueur des incendies. D'autres régiments, dont le 45° R.I. et le 243° R.I., prennent part à cet engagement.
Le 24, à deux heure, ordre donné de battre en retraite; le régiment exécute cinq jours de marche rétrograde sais être inquiété par l'ennemi.
Le 29 août, ordre est donné de reprendre l'attaque en direction de Vervins; le 29 au soir, le régiment est en position en avant de Gerey et, le 30 au matin, la progression commence dans la direction de Voulpaix. Cette progression semblait être générale, lorsque, à onze heure, arriva un nouvel ordre de retraite qui fut exécuté sous le feu de l'artillerie ennemie. Dans ce mouvement, le capitaine Brun, commandant la 18° compagnie, est mortellement blessé il demande qu'on l'adosse à une meule de paille, voulait mourir face à l'ennemi.
Les jours suivants, la retraite continue à marche forcées jusqu'au 5 septembre soir.
Le 6 au matin, l'offensive générale est ordonnée: le régiment remonte vers le nord, traverse Sézanne et s'établit au bivouac, le soir, près du village des Essarts. Le 7 à midi, le régiment attaque et dépasse la ferme Chapton, revient au bivouac à Lachy et le lendemain, 8 septembre, attaque et occupe le village de CORFELDC Le 9, la progression continue; le 15, le régiment est devant Reims et occupe une partie de la voie ferrée à l'est de la ville; le 17, le 5° bataillon capture une patrouille de cavalerie allemande et repousse, dans la soirée, une attaque venant de Cernay. Le 21 septembre, le régiment est en ligne au nord de Reims, près de Merfy. Le 26 septembre, il est au Godat réserve des et 119° R.I.
Le 14 octobre, les 18° et 19° compagnie attaquent sais résultat le ferme Sainte-Marie, solidement tenue.
D'octobre 1914 à la fin mai 1915, le régiment occupe et organise différents secteurs au sud de Reims. Il est embarqué le 31 mai, à destination du Pas-de-Calais.

1915

Après une période de repos et de travaux dans la région d'ARRAS, le régiment est enlevé en autos le 28 août 1915 et transporté dans la Somme, où il occupe le secteur de Lihons pendant un mois; delà, il part pour attaquer Dancourt, mais contre-ordre est donné la veille de l'attaque, et le régiment est embarqué en chemin de fer 1e 29 septembre; il débarque le 30 à Châlons-sur-Marne.
Dès le 2 octobre, il occupe au nord de Souain, les tranchées conquise par d'autre régiments ; le 6 octobre, la 51° D.I. attaque à son tour; le 208° échoue au nord de la ferme de Navarin; il est remplacé par le 6° bataillon du 233° qui attaque, mais n'est pas plus heureux: la ligne allemande, que l'on ne voit pas, est forcée elle est organisée et est couverte par un réseau de fils de fer à contre-pente. Le 5° bataillon relève le 6° bataillon pour attaquer à nouveau (17° compagnie à droite et 20° compagnie à gauche). Une reconnaissance faite par un groupe de volontaires de la 20° compagnie, à travers le bois J 28, donne des renseignements précis sur la valeur des défenses ennemies. L'attaque n'a pas lieu. Le 14 octobre, le régiment est relevé et embarqué le 16 pour Verdun.
Après quelques semaines de repos et d'instruction dans la région entre Bar-le-Duc et Verdun, le régiment va occuper, le 8 décembre, le secteur des Éparges, point X ; secteur difficile, boueux.
La nuit du 26 décembre, le 5° bataillon étant en ligne, une mine allemande explose, sans causer de pertes sérieuses; la 18° compagnie occupe immédiatement les lèvres de l'entonnoir. Relevé le 9 janvier 1916, le régiment est occupé à faire des travaux de défense en avant de Verdun, jusqu'au 21 février, jour de l'attaque allemande.

1916

Ce régiment a pris part aux batailles de Verdun du 21 au 26 février 1916 Pendant la nuit du 21 au 22, deux compagnies du 6° bataillon sont envoyées en renfort au 164° R.I., au bois de la VILLE, deux autre compagnie au bois de HERBEBOIS. Les 21° et 24° contre-attaquent le 22 au matin ; la 21, sous le commandement du lieutenant AY MA RD, fait 80 prisonniers. Le 5° bataillon intervient également ; la 19° tient le ravin à l'est du bois d'HERBEBOIS et la parte ouest du bois de la VIL LE ; la 18° compagnie, la lisière nord de l'HERBEBOIS ; la 20° tient le terrain entre l'HERBEBOIS et la WAVRILLE ; la 17° compagnie est en réserve. Toute la journée du 22, l'ennemi est tenu en échec ; le 23, après un bombardement d'une intensité jusqu'alors inconnue, l'attaque ennemie reprend. La 19° compagnie tient toujours en flèche ; pourtant son commandant de compagnie (lieutenant BAGNERES) a été blessé le matin. Le sous-lieutenant DUMORTIER qui prend le commandement est tué presque aussitôt ; le sous-lieutenant BROC, son nouveau chef encourage la défense. Le sergent VA SSE U R fait devait lui une hécatombe d'Allemands qui attaquent à plusieurs reprises et finalement utilisent des liquide enflammés sais pouvoir faire reculer cette section. L'ennemi s'infiltre à droite et à gauche, la 19° compagnie tient toujours. Cependant une partie de la lisière du bois est bientôt occupée par l'ennemi. La 17° contre-attaque et déblaie le terrain. Le lieutenant VOISIN est tué. Plus au nord, le bois de la WAVRILLE est occupé par l'ennemi. La 20° compagnie tient le ravin de la ferme SAINT-ANDRE et empêche l'ennemi de se rabattre au sud vas l'HERBEBOIS. Dans l'après-midi, le lieutenant-colonel HEPP est blessé, ainsi que le chef d'escadron PARIS qui lui était adjoint ; le commandant DE TOU RDON N ET prend le commandement du régiment A dix-sept heure, arrive l'ordre de battre en retraite : la 19° compagnie est presque total eurent entourée. Une section de la 18° compagnie (sergent TA BA RY) contre-attaque pour la dégage- ; le 20° compagnie est chargée de couvrir la retraite des éléments décimés du régiment Le capitaine DE LA TTRE, commandant la 20°, est blessé à douze heure ; le sous-lieutenant HUBERE, qui le remplace, dégage deux sections déjà aux prise avec l'ennemi et les établit sur une crête à l'ouest de l'HERBEBOIS ; il couvre ainsi la retraite des 17°, 18° et 19° compagnie et des fractions restantes du 6° bataillon. Il ne bat en retraite qu'après avoir assuré sa mission. Dans cette retraite, le lieutenant POITEAU, commandant une compagnie de mitrailleuses, a la poitrine traversée par une balle. Les pertes du régiment sont énormes ; mais il a tenu pendant près de quarante-huit heure contre un ennemi puissamment outillé et de beaucoup supérieur en nombre : il a ainsi permis l'entrée en ligne des réserves. Le 24, il se reforme à la cote 378, est dirigé le 25 sur VERDUN, et, de là, acheminé vers les Vosges, où il passe une assez longue péri ode de repos.

1917

1918

Le 14 février 1919, le 233° est dissous et ses éléments sont répartis par moitié entre le 33° R.I. et le 73° R.I. Un des jeune régiments de l'armée française vient d'entrer définitivement dans l'Histoire. A force de bravoure, d'endurance et de ténacité, sa gloire a égalé celle des plus vieux régiments. Heureux du devoir accompli, le 233° R.I. est justement fier d'avoir mérité le bel ordre d'adieux de son général de division.

ORDRE DE LA 1RE D.I. Le général commandant la 1° D.I. ne laisse pas s'éloigne- sais une profonde émotion, le 233° régiment d'infanterie, qui a écrit sa page glorieuse dans l'histoire de la division. Arrivé en novembre 1916, le 233°, sous les ordres du lieutenant-colonel LEQUEUX, fait de suite prawe d'ardeur dans l'attaque et d'opiniâtreté dans la défense, à MAISONS DE CHAM PAGNE (février 1917), puis à CRAONNE qu'il réussit à occupe- et où il se maintient malgré les efforts de l'ennemi ; mais c'est dans les Flandres qu'il donne toute sa mesure, en enlevant dans un admirable élan, tous ses objectifs; il est cité à l'ordre de l'armée. En 1918, à NOYON, puis dans la forêt de Relz, il se distingue de nouveau, sous le commandement du Lieutenant-colonel GENIE. Enfin, 1e 8 juillet, à CHAVIGNY, et du 18 au 24, dans la contre-offensive, jusqu'à PLESSIER-HULEU, sous l'impulsion du Lieutenant-colonel BRIDE, il est magnifique d'entrain et d'allant et mérite une nouvelle citation à l'ordre de l'armée et la fourragère. L'existaice gloriaise du 233° R.I. est indissolublement liée à l'histoire de la 1° D.I. qui lui doit une grande part de sa belle réputation. Mobilisé en 1914, il a non seulement accompli noblement et jusqu'au bout tout son devoir, mais il a su se classer parmi les plus belles unités et faire preuve des plus hautes vertus militaires. L'entrée en Allemagne et le passage du Rhin ont définitivement consacré la part qu'il a prise à l'effort commun. Quand viendra pour lui l'heure prochaine de la dissolulion, il disparaîtra dans une auréole de gloire. Le général de division s'incline avec respect devait les nombreux camarades qui sont tombés sur l'âpre chemin de la victoire; il adresse au 233° l'adieu de bouts les troupes de la 1° division et salue son drapeau, relique sacrée qui perpétuera I e souvenir de ce beau régiment.

Les pertes du 233° R.I, morts pour la France, 1564 hommes dont : 54 officiers, 129 sous-officiers, 141 caporaux et 1240 soldats.

Entre-deux-guerres

Seconde Guerre mondiale

De 1945 à nos jours

Traditions et uniformes

Insigne

Devise

Personnages célèbres ayant servi au 233e RI

Notes

  1. Service Historique de la Défense, Décision N°12350/SGA/DMPA/SHD/DAT du 14 septembre 2007

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Sources et bibliographie

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