Boulogne-sur-Mer


Boulogne-sur-Mer
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50° 43′ 35″ N 1° 36′ 53″ E / 50.7263888889, 1.61472222222

Boulogne-sur-Mer
Vue générale : le phare, le beffroi et la mer
Vue générale : le phare, le beffroi et la mer
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
(sous-préfecture)
Arrondissement Arrondissement de Boulogne-sur-Mer
(chef-lieu)
Canton chef-lieu de 3 cantons
Boulogne-sur-Mer-Nord-Est
Boulogne-sur-Mer-Sud
Boulogne-sur-Mer-Nord-Ouest
+ Canton du Portel
Code commune 62160
Code postal 62200
Maire
Mandat en cours
Frédéric Cuvillier
2008- 2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Boulonnais
Site web www.ville-boulogne-sur-mer.fr/
Démographie
Population 43 757 hab. (2008[1])
Densité 5 197 hab./km²
Gentilé Boulonnais
Géographie
Coordonnées 50° 43′ 35″ Nord
       1° 36′ 53″ Est
/ 50.7263888889, 1.61472222222
Altitudes mini. 0 m — maxi. 110 m
Superficie 8,42 km2

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Voir la carte administrative

Sommaire

Le nom

Boulogne-sur-Mer est une commune française, située dans le département du Pas-de-Calais et la région Nord-Pas-de-Calais. Pendant la Révolution française, la ville fut appelée Port-de-l'Union.

Les habitants de Boulogne-sur-Mer sont appelés les Boulonnais. L'adjectif relatif à Boulogne-sur-Mer est boulonnais.

Boulogne-sur-Mer a donné son nom à la région naturelle du Boulonnais.

Boulogne-la-petite, créée en 1330 pour proposer pèlerinage marial plus près de Paris que celui du très populaire pèlerinage boulonnais, et devenue en 1790 Boulogne-sur-Seine puis en 1926 Boulogne-Billancourt, doit son nom à Boulogne-sur-Mer.

Une ville d'Argentine désormais dans la banlieue nord de Buenos Aires, Boulogne Sur Mer, ainsi qu'une rue[2] de Buenos Aires près de la gare de Once, dans le quartier de Balvanera, tirent leur nom de Boulogne-sur-Mer, en hommage à la ville d'exil où mourut en 1850 le général José de San Martín, héros de l'indépendance argentine.


Géographie

Boulogne sur Mer se situe via l'autoroute A 16 à 34 km de Calais, 75 km de Dunkerque et à 120 km de Lille.

Carte de la Côte d'Opale
Boulogne-sur-Mer est sur la Côte d'Opale.

Boulogne-sur-Mer est située au bord de la Manche, à l'embouchure de la Liane.

La position de la ville dans le pas de Calais a justifié l'installation d'un marégraphe côtier numérique (HT 200), installé à l'extrémité de la darse Sarraz-Bournet dans le port, dans l'ex-usine Comilog.

Appartenant sous l'Ancien Régime à la province de Picardie, Boulogne est rattachée depuis la création des régions du programme à la région Nord-Pas-de-Calais.

Accès et transports

Accès

La ville est bien desservie par différents modes de transports. Texte Elle est reliée à l'autoroute A 16.

Deux gares permettent de rejoindre Paris, Lille, Amiens, ainsi que des localités proches en TER ; la gare de Fréthun assure les liaisons vers Londres.

Le port maritime de Boulogne est très bien développé.

La ville est également le point de départ ou d'arrivée de 2 routes cyclables européennes majeures: la LF1 [1] jusque Den Helder en Hollande, et l'Euroroute R1 [2] , commune avec la route précédente jusque La Haye, et qui bifurque ensuite à l'est pour rejoindre l'Allemagne, la Pologne et les pays baltes jusque Saint-Pétersbourg.

Transports

L'agglomération est desservie par les bus TCRB. Elle connait aux heures de pointes des phénomènes de circulation difficile. Des ferry circulaient depuis le port jusqu'en 2010. Le trafic fluvial est dense : bateaux de pêche et de loisir, patrouilles (douane).

Quartiers

La ville est composée de 8 quartiers:

  • Beaurepaire, au Nord
  • Le Chemin vert, quartier défavorisé situé au Nord-Ouest de la ville
  • La vieille ville, quartier le plus riche, au Nord-Est
  • Le centre ville, quartier favorisé, au coeur de Boulogne
  • Brecquereque près du centre ville
  • Le port, au Sud-Ouest
  • Capécure, quartier économique et industriel, au Sud
  • Ostrohove, à l'Est

Lieux-dits et écarts

  • Rupembert
  • La Caucherie
  • Colonne de la Grande Armée
  • Ningles
  • Vallée du Denacre
  • Capécure

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Boulogne-sur-Mer
Manche Wimereux Wimille
Manche Boulogne-sur-Mer Saint-Martin-Boulogne
Le Portel Outreau Echinghen

Hydrographie

Boulogne-sur-mer est traversée par le fleuve côtier, la Liane, d'une longueur totale de 36,7 km. Le fleuve se jette dans la Manche à Boulogne-sur-mer et son embouchure a favorisé les installations portuaires. La Liane est canalisée et artificialisée à l'approche de l'estuaire. La digue Carnot protège le port.

Géologie

Astropecten lorioli

Le territoire se situe géologiquement au cœur de la boutonnière du Boulonnais, qui se prolonge sous l'eau jusque dans le Kent, au-delà des côtes anglaises voisines. Les terrains sont du Jurassique supérieur (Tithonien). Boulogne-sur-mer est connu en paléontologie pour ces étoiles de mer : Astropecten lorioli.

La plage est sableuse, mais la ville s'inscrit en limite sud d'une façade rocheuse (pointe de la Crèche).

Topographie

Les reliefs sont relativement importants, avec de nombreuses pentes dans la ville. L'altitude varie de 0 mètre à l'ouest (au niveau de la plage) à 110 mètres au niveau de la pointe est de la ville (hôpital). La vieille ville se situe sur une colline à environ 45 mètres d'altitude[3], Le chemin vert sur une autre colline plus au nord, à 70 - 80 mètres.

Risque sismique

Une faille sismogène existe en Belgique parallèle à la frontière franco-belge. Plusieurs tremblements de terre importants, dont le tremblement de terre de 1580 semblent avoir eu un épicentre dans le pas de Calais, entre la France et l'Angleterre. En 1580, Boulogne et Calais ont été touchés par un petit tsunami qui aurait aussi mis en difficulté des navires en mer, mais dans cette région qui a subi de nombreuses guerres, il reste peu de témoignages précis de cette époque.
Plus récemment, le 19 septembre 1810, un petit tsunami a également touché[4] le port de Boulogne sur mer ; évalué à une intensité[5] de 3.0 par le BRGM, c'est-à-dire avec comme effets : « Assez forte. Généralement remarquée. Inondation des côtes en pente douce. Embarcations légères échouées. Constructions légères près des côtes faiblement endommagées. Dans les estuaires, inversion des cours d'eau jusqu'à une certaine distance en amont ».

Climat

Climat du Pas-de-Calais : La ville côtière est sous un climat océanique marqué, avec 44,3 mm de précipitations moyennes mensuelles, celles-ci étant légèrement plus importantes à l'automne. Les hivers sont doux, avec néanmoins des gelées et des périodes d'enneigement, comme durant l'hiver 2009/2010 et les étés frais. Elle connait également des périodes de canicule estivale, comme en 2003.

Les vents dominants viennent du sud-ouest ou de l'ouest (façade maritime), mais il existe également des vents froids en provenance du nord.


Relevé météorologique de Boulogne-sur-Mer
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,0 3,0 5,0 6,0 9,0 12,0 14,0 15,0 13,0 10,0 6,0 4,0 8,3
Température maximale moyenne (°C) 6,0 6,0 9,0 12,0 15,0 17,0 20,0 21,0 18,0 15,0 10,0 7,0 13,0
Précipitations (mm) 52,1 34,5 30,8 39,3 34,0 33,0 41,4 33,8 46,3 62,1 69,1 56,1 532,5
Source : Fiche climatologique de Boulogne-sur-Mer par Météo France[6]


Histoire

Premières occupations humaines

Habité primitivement par les Morins germanophones[7], le site de Boulogne est choisi par Jules César, en 55 Av J.C., pour préparer sa flotte destinée à envahir la Bretagne (l'actuelle Grande-Bretagne). Il installe son camp à l'emplacement actuel de la vieille ville qu'il nomme "Bolonia", en référence à l'actuelle ville de Bologne. Des restes qui pourraient être ceux de son quartier général ont été identifiés dans la haute-ville actuelle de Boulogne en 1980.

Boulogne sera nommée en latin Bononia ou Bolonia, puis Gesoriacum vers le IIIème siècle.

À partir de la basse-ville dénommée Portus Itius, Jules César lance ses galères vers les côtes du Kent et conquiert l'Angleterre. Le point d'embarquement des troupes romaines vers l'Angleterre pourrait être une plage aujourd'hui ensablée située à douze milles au nord de Boulogne, sur le site actuel de Wissant (identifiée dans la chanson de Roland sous son nom saxon Wit-sand (Sable blanc).

Portus Itius devint sous l'Empire romain le port d'attache de la Classis Britannica.

C'est à Boulogne que les romains, sous l'ordre même de Caligula selon Suétone (Vie de Caligula, chap. XLVI), construisent une tour « d'une hauteur prodigieuse ... à l'instar du Pharos » vers 39 en vue d'une campagne contre les Celtes du pays de Galles (Silures). On confond généralement cette tour initiale avec la tour d'Ordre, ou le Vieil Homme, phare médiéval à section octogonale détruit au XVIe siècle. Boulogne restera célèbre jusqu'au Moyen Âge pour ce phare romain placé sur la haute falaise près de la plage, qui consistait en une tour de maçonnerie avec des étages se rétrécissant et au sommet de laquelle brûlait un feu.

Article détaillé : Tour d'Ordre.

En 43 la flotte de l'empereur Claude, la Classis Britannica, conquiert définitivement et entièrement la Grande-Bretagne.

À la fin du IIIe siècle, le préfet Carausius, commandant de la flotte de Gesoriacum s'allie aux Francs, fait sécession de l'empire et prend le contrôle de la Bretagne et du nord de la Gaule. Le nouveau tétrarque Constance Chlore ne parvient à reprendre la ville de Gesoriacum qu'après bien des difficultés en 294, et il lui faudra encore deux ans pour éliminer de Gaule le reste des troupes révoltées et préparer une invasion de la Bretagne. Sa flotte part de Gesoriacum en 296 divisée en deux groupes, l'un dirigé par Constance en personne, l'autre par son préfet du prétoire, Asclepiodotus. Un brouillard épais contraint la flotte de Constance à revenir en Gaule, mais permet à la flotte d'Asclepiodotus de débarquer sans être repéré et de reconquérir la Bretagne.

Moyen Âge

Beffroi

Au Moyen Âge, Boulogne est le siège du comté de Boulogne. Un de ses comtes, Eustache II "as grenons" (aux belles moustaches), envahit l'Angleterre avec Guillaume le Conquérant. Il est le mari de sainte Ide et le père de Godefroy de Bouillon.

Un autre, Étienne de Blois, est roi d'Angleterre au XIIe siècle. Alphonse de Portugal, mari de la comtesse de Boulogne Matilde II, est roi de Portugal.

Baudouin de Boulogne, comte de Boulogne, frère de Godefroy de Bouillon, est le premier roi chrétien de Jérusalem.

Le 25 janvier 1308, Isabelle de France, fille de Philippe le Bel, épouse dans l'église abbatiale située en haute ville le roi Édouard II d'Angleterre.

Époque moderne

Boulogne est attaquée à trois reprises par les Anglais depuis l'enclave de Calais pendant la première moitié du XVIe siècle. Le 26 juillet 1544, la Tour d'Ordre romaine est détruite. Boulogne tombe en Septembre 1544 ; elle est presque aussitôt ré-assiégée par les troupes du dauphin de France (futur Henri II) (en octobre 1544) dont l’avant-garde est commandée par Blaise de Montluc. Mais l'indiscipline des mercenaires ruine l'assaut et il faut attendre la paix d'Ardres (juin 1546) pour que la ville redevienne française. Ronsard y fait allusion dans son Hymne d'Henri II :

Et sans en faire bruit, par merveilleux effortz,
Tu avois ja conquis de Boulongne les forts,
Et par armes contraint cette arrogance Angloise
A te vendre Boulongne et la faire Françoise.
(v. 1581-1584)

La signature du traité entre les Français et les Anglais eut lieu le 24 mars 1550 (rachat de 400 000 écus d’or). A ce stade-là, la ville est encore majoritairement flamande.

En 1662, alors que Louis XIV vient d'acheter au roi d'Angleterre la place forte de Dunkerque, enlevée quatre ans plus tôt aux Espagnols par la coalition franco-britannique, les Boulonnais, bourgeois et paysans, se révoltent contre le roi de France, en raison de la pression fiscale accrue et des réquisitions pour le financement des guerres incessantes.

La révolte des Lustucru est soutenue en sous-main par les agents du roi d'Espagne, avec qui la guerre reprend en 1667, et dont la frontière se trouve à une vingtaine de kilomètres de l'entrée de Boulogne. En effet, jusqu'à 1678 (paix de Nimègue), la frontière passe encore entre Longueville et Escœuilles. Le pouvoir central exerce alors une répression féroce sur la région : de nombreux habitants des campagnes sont massacrés. Trois mille survivants, qui n'ont pu s'enfuir de l'autre côté de la frontière, sont envoyés aux galères.

Au 18e siècle, Boulogne est un port de pêche en décadence (hareng à l'automne et maquereau au printemps), qui voit la montée en puissance de la contrebande entre l'Angleterre et la France[8]. Cette fraude, appelée smogglage, concerne surtout des produits courants (thé, tissus) ou des alcools (eaux-de-vie, vins, genièvre), surtaxés en Angleterre. Encouragé par les autorités françaises, ce trafic atteint des sommets dans les années 1780, avec près de 6 millions de livres de rapport annuel, contre 500.000 livres pour toutes les pêches[9].

Durant ce siècle, les corsaires boulonnais sont très actifs, notamment pendant les guerres de Succession d'Espagne (1744-1748) et de Sept Ans. Ils font de nombreuses prises et annoncent les grands succès durant la Révolution française et l'Empire, emmenés par le fameux baron Bucaille (Jacques-Oudart Fourmentin).

Après guerre, la pêche industrielle se développe fortement, avec des chalutiers très présent en Atlantique nord-Est, jusqu'au nord et ouest des îles britanniques[10].

Époque contemporaine

Le tramway de Boulogne à son terminus de Hardelot, avant 1914
Le tramway de Boulogne à son terminus de Hardelot, avant 1914
La Grande Rue, avant 1914, avec, en gros plan, une rame de tramway
La Grande Rue, avant 1914, avec, en gros plan, une rame de tramway
Un tramway sur le Quai Gambetta, au début du XXe siècle
Un tramway sur le Quai Gambetta, au début du XXe siècle

Le 21 juillet 1798, vente à l'ancan[11] de la cathédrale, du Palais épiscopal et des dépendances pour la somme de 510 000 francs. Tout sera démoli pierre à pierre par les adjudicateurs. Le 19 juin 1800, la première vaccination contre la variole en France est effectuée sur trois petites filles de la rue des Pipots : Mlles Beugny, Hédouin, et Spitalier.

C'est autour de Boulogne que Napoléon Bonaparte assembla entre 1803 et 1805 la « Grande Armée » ou armée des côtes de l'Océan ; la première distribution de la Légion d'honneur a lieu au camp de Boulogne, le 16 août 1804.

Boulogne-sur-Mer bénéficia de grands travaux portuaires, comme l'aménagement d'un bassin circulaire sur la rive gauche dans le but d'accueillir la flotte qui devait assurer la maîtrise du détroit ; on connaît cette structure sous le nom du bassin Napoléon. Deux ponts furent inaugurés, ils furent jetés au-dessus de la Liane pour relier Capécure à Boulogne. Cet ensemble de structure passe pour être à l'origine de la prospérité de Boulogne au XIXe siècle. L'idée d'un débarquement fut abandonnée en août 1805, Napoléon préféra envoyer l'Armée des Côtes et de l'Océan soutenir la campagne d'Autriche (victoire de la bataille d'Austerlitz.)

Puis le XIXe siècle est marqué par différents projets d'aménagement qui accompagnent la croissance de la ville et le développement du tourisme balnéaire :

  • en 1825 est inauguré le "Palais de Neptune"[12], premier établissement marquant le début d'un essor rapide de la vogue des bains de mer ;
  • la ligne Paris - Amiens - Boulogne est achevée en 1848 ;
  • le 19 juin 1863, un casino municipal à orientation très mondaine et pourvu d'équipements d'hydrothérapie en sous-sols est inauguré.
  • Un réseau de tramway fonctionne de 1881 à 1897, avec une ligne hippomobile à voie normale, puis, jusqu'en 1951, deux lignes de tramways électriques[13].

On compte, en 1854, 5 000 Anglais (et jusqu'à 15000 en été) sur près de 31 000 habitants. Le 21 septembre 1909, le capitaine Ferber, pionnier de l'aviation, se tue lors d'un meeting aérien.

En 1914-1918, la ville se trouve assez loin du front pour être épargnée mais les populations souffrent de la guerre et en conservent des séquelles visibles sur le monument aux Morts. Demeure aussi un dépôt de munitions immergées en mer non loin du port. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Boulonnais furent très actifs contre l'occupant allemand : dès septembre 1941, intervenaient les premiers sabotages par ce qui allait devenir le front national de la résistance de Boulogne, créé par Roger Thierry, Eugène Blamengin et Émile Popelier, qui regroupera jusqu'à quatre cent résistants encadrés par Firmin Blondeel et Louis Fourrier[14]. Les Allemands comme les Alliés épargnent la ville haute (citadelle, remparts, château, basilique Notre-Dame, église Saint-Nicolas) et les maisons bourgeoises de l'ancien rivage. Mais en 1943 et 1944, les quartiers populaires proches du port (notamment le quartier Saint-Pierre) sont presque entièrement rasés par les bombardements, ce qui explique l'architecture typique de l'après-guerre qui les caractérise aujourd'hui.

Avec la démolition des hauts-fourneaux construits sous la présidence du général Charles de Gaulle, les séquelles du développement industriel étatique sans aucune préoccupation écologique tendent à s'estomper, au moins en ce qui concerne la pollution atmosphérique avec celle d'une des plus grandes usines littorales de France, la Compagnie minière de l'Ogoué (Comilog, ex-Société de ferromanganèse de Paris Outreau ou SFPO, aujourd'hui filiale d'Eramet), qui produisait au XIXème siècle des fontes de seconde fusion puis du ferromanganèse en haut-fourneau à partir de 1901 (assurant 10 % environ de la production mondiale des années 1950 à 1970). Le port et sa plage ont longtemps été classés parmi les plus pollués de France, à cause du mercure notamment.

L'avenir du port de Boulogne fait l'objet de débats politiques. D'un côté ceux qui veulent que le port se tourne exclusivement sur la plaisance et d'autres préférant une diversification des activités. La CCI de Boulogne gestionnaire du port de Boulogne soutenue par la Région semble avoir gain de cause. Prochainement un terminal roulier, et des entreprises halieutiques (20 ha) remplaceront les 40 hectares de la friche Comilog.

Administration

Boulogne-sur-Mer est le siège de la Communauté d'agglomération du Boulonnais et du regroupement de trois structures intercommunales appelé Pays Boulonnais.

Héraldique

Blason ville fr Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais).svg

Les armes de Boulogne-sur-Mer se blasonnent ainsi : D'or à l'écusson de gueules chargé d'un cygne d'argent becqué et membré de sable, l'écusson accompagné de trois tourteaux de gueules.

Liste des élus

Boulogne-sur-Mer et ses cantons :
canton de Boulogne-sur-Mer-Nord-Est
canton de Boulogne-sur-Mer-Nord-Ouest
canton de Boulogne-sur-Mer-Sud
canton du Portel
dans l'arrondissement de Boulogne-sur-Mer
Liste des maires de 1790 à 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1814 1815 François-Xavier-André de Wissocq    
1815 1815 Louis Fontaine    
1815 1816 François Nicolas Merlin-Dubreuil    
1816 1821 Jean-Baptiste de Rosny    
1821 1828 Jean Pierre Vasseur    
1828 1830 François Marie Grandsire de Belleval    
1830 1848 Alexandre Adam    
1848 1849 Constant Chauveau-Sire    
1849 1855 Louis Fontaine    
1855 1861 Alexandre Adam    
1861 1864 Bertulphe Gosselin    
1864 1870 Eugène Livois    
1870 1871 Désiré Henry    
1871 1879 Auguste Huguet    
1879 1881 François Honoré Duhamel   Docteur
1881 1884 Auguste Huguet    
1884 1892 Jules Baudelocque    
1892 1900 Douglas Aigre    
1900 1912 Charles Peron    
1912 1918 Félix Adam    
1918 1919 Auguste Chochoy    
1919 1929 Roger Farjon AD  
1929 1935 Edmond Warluzel radical  
1935 1940 Eugène Canu Radical-socialiste  


Liste des maires depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Henri Henneguelle SFIO  
1947 1953 Jean Febvay RPF-MRP puis indépendant  
1953 1977 Henri Henneguelle PS  
1977 1989 Guy Lengagne PS Député
1989 1996 Jean Muselet DVD  
décembre 1996 2002 Guy Lengagne PS  
2002 réélu en 2008 Frédéric Cuvillier PS Député

Conseil Municipal

  • Avec Frédéric Cuvillier (PS) Frédéric Cuvillier 38 sièges
  • Nouvelle énergie pour Boulogne (SE-NC-UMP/PCD-Gauche Mod.) Richard Honvault 3 sièges
  • Faire Gagner Boulogne (UMP) Annick Valla 1 siège
  • Boulogne Gagnante (MoDem) Grégory Suslamarre 1 siège

Jumelages

Urbanisme

Le SCOT (Schéma de cohérence territoriale) du Boulonnais est en cours de réalisation, ainsi qu'un PLU (plan local de l'urbanisme) intercommunal intégrant un PLH (plan local de l'habitat).

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Boulogne-sur-Mer depuis 1793. D’après le recensement Insee de 2007, Boulogne-sur-Mer compte 43 840 habitants (soit une diminution de 2 % par rapport à 1999). La commune occupe le 148e rang au niveau national, alors qu'elle était au 132e en 1999.

Années 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
Population 10 137 10 685 13 257 17 728 20 874 25 732 29 145 30 994 30 783
Années 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
Population 34 739 35 349 38 492 38 514 40 075 44 842 45 916 45 205 46 807
Années 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
Population 49 949 51 201 53 128 55 336 52 839 51 854 52 371 34 885 41 870
Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
Population 49 281 49 276 48 440 47 653 43 678 44 865 44 273 43 840 43 757
Notes, sources, ... Sources : base Cassini de l'EHESS pour les nombres retenus jusque 1962[15], base Insee à partir de 1968 (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[16],[17]

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,5 %, 15 à 29 ans = 24,4 %, 30 à 44 ans = 20 %, 45 à 59 ans = 18,9 %, plus de 60 ans = 14,2 %) ;
  • 54 % de femmes (0 à 14 ans = 17,8 %, 15 à 29 ans = 23,4 %, 30 à 44 ans = 18,2 %, 45 à 59 ans = 18,3 %, plus de 60 ans = 22,3 %).
Pyramide des âges à Boulogne-sur-Mer en 2007 en pourcentage[18]
Hommes Classe d'âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
1,0 
4,6 
75 à 89 ans
9,5 
9,4 
60 à 74 ans
11,8 
18,9 
45 à 59 ans
18,3 
20,0 
30 à 44 ans
18,2 
24,4 
15 à 29 ans
23,4 
22,5 
0 à 14 ans
17,8 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[19]
Hommes Classe d'âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

L'analyse des patronymes de la région, francisés au cours des siècles, montre que les Boulonnais sont essentiellement d'origine scandinave, flamande, picarde ou anglaise.

Économie

Le port

Le phare et la digue Carnot.
Article détaillé : Port de Boulogne-sur-Mer.

Le port de Boulogne-sur-mer est devenu un « port régional » en 2007, dans le cadre de la décentralisation.

  • Premier port de pêche français, Boulogne est aussi le siège d’AQUIMER[20], seul pôle de compétitivité national dédié à la filère pêche et à la valorisation des produits de la mer.
    L'hydroptère de Tabarly dans le port de Boulogne-sur-Mer.
  • Il dispose également d'une activité de chantiers navals (SOCARENAM[21])
  • En 2004, la fermeture des hauts-fourneaux de la Comilog[22] mettait un coup de frein au volume d'activité du port de commerce. Cette activité consistait principalement en la réception sur les quais privés de l'usine de vraquiers de minerai. Le port de Boulogne-sur-Mer passe alors à la 20e place des ports de commerce métropolitains (chiffres 2005).

La libération des terrains de l'ex-usine Comilog devenue effective en octobre 2007 permet à la chambre de commerce et d'industrie de Boulogne-sur-Mer Côte d'Opale, gestionnaire du port, d'en disposer d'une part pour étendre la zone d'activité des industries de transformation des produits de la mer et d'autre part pour la création d'un hub port.

Après une année 2009 particulièrement marquée par la reprise de la liaison transmanche entre la ville de Boulogne-sur-mer et Douvres, ainsi que par l'inauguration d'un nouveau terminal (hub port), l'année 2010 a vu s'éteindre cette activité, néanmoins l'espoir d'un futur rebondissement demeure...

Commerces et services

Le centre hospitalier de Boulogne est le premier employeur du territoire du SCOT en 2010[23], avec plus de 2 000 employés. L'administration et les établissements publics constituent également un pôle d'emploi (équipements scolaires, DDTM, chambres, université, agence d'urbanisme...)

La ville compte de nombreux commerces, bars et restaurants. En centre ville, sur la "place Lumière", un nouveau complexe de logements, un centre commercial et un parking souterrain voient le jour en 2011.

Tourisme

Nausicaa, l'un des plus grands aquariums publics d'Europe, attire environ 600 000 visiteurs par an.

La proximité avec le Royaume-Uni et la Belgique et la richesse du patrimoine attirent de nombreux touristes.

Industries et recherche

Boulogne a une usine connue des crayons Conté (320 sal.), Nicolas Conté ayant, à la demande de Lazare Carnot, inventé le crayon à mine de graphite et argile en 1794 pendant le blocus ; le groupe Bic en est propriétaire depuis 1979. Un réseau dense de PME et PMI est présent.

Il existe également de nombreux laboratoires de recherche appliquée dans les produits de la mer.

Vie locale

Éducation

La ville est équipée de plusieurs collèges (dont le collège Daunou, qui a ouvert une section internationale dans le cadre de l'amitié franco-anglaise, Langevin, Haffreingue, Nazareth, St Joseph de Navarin...) et lycées (Branly, Mariette, St Joseph, Giraux Sannier).

Une partie de l'université du littoral - Côte d'Opale est à Boulogne-sur-Mer, 3 500 étudiants y sont inscrits[24]. L'université est répartie entre cette ville, Calais, Dunkerque et Saint-Omer pour un total de 10 000 étudiants.

Un réseau de trois médiathèques est également ouvert au public.

La basilique Notre-Dame.
La coupole de la basilique vue de l'intérieur

Cultes

Catholiques

La fonction religieuse ancienne de la ville relève du fait qu'elle était le siège d'un ancien évêché (d'où la présence d'une cathédrale), tête du Diocèse de Boulogne ayant existé entre 1567 et 1802 (année pendant laquelle il est dissous pour être intégré en totalité au diocèse d'Arras). Le Diocèse de Boulogne correspondait a un territoire s'étendant jusqu'à Étaples, Montreuil, Hesdin, Saint-Pol-sur-Ternoise et Calais.
L'histoire religieuse de Boulogne est aussi marquée par Sainte Ide, mère de Godefroy de Bouillon, qui fut nommée patronne de Boulogne et de son comté par le roi Louis XI en avril 1478.
De plus, un pèlerinage à la Vierge de Boulogne existe depuis le Moyen Âge. Par le passé, ce pèlerinage était très connu dans les autres régions de France. À tel point que les habitants de l'Île-de-France, afin de pouvoir lui rendre hommage, créèrent un pèlerinage secondaire dans la forêt du Rouvre (dont un vestige est le Bois de Boulogne) qui allait favoriser la fondation de Boulogne-la-petite appelée de nos jours Boulogne-Billancourt. Dans les années 1930, cette dévotion fut ranimée par le transport d'une statue placée dans une remorque automobile à laquelle on fit faire le tour de la France.

Les lieux suivants se trouvent donc sur le Doyenné du Boulonnais, lui-même faisant partie du Diocèse d'Arras:

  • Cathédrale-basilique Notre-Dame et Saint-Joseph
  • Chapelle Sainte-Ide, rue du mont d'Ostrohove
  • Chapelle du Saint-Sang ou Notre Dame du Saint-Sang, 55 avenue du président John Kennedy[25]
  • Chapelle des Sœurs de la Visitation, rue de Maquétra
  • Église Saint-François de Sales, rue de Bréquerecque
  • Église Saint-Louis, rue Félix Adam
  • Église Saint-Michel, boulevard Saint-Michel
  • Église Saint-Nicolas, place Dalton
  • Église Saint-Patrick, rue du Chemin Vert
  • Église Saint-Pierre, rue du Camp de Droite

Protestants

  • Église baptiste, rue du Bras d'Or
  • Église évangélique, rue Émile Cazin
  • Église réformée, avenue John Kennedy

Israélite

  • Synagogue de l'impasse Charles Butor

Sport

Le 29 mai 2009, après une victoire 4 à 0 face au Amiens SC Football, l'Union sportive Boulogne Côte d'Opale (USBCO) monte pour la première fois de son histoire en Ligue 1. Champion de CFA en 2005, le club gravira 3 échelons (De la CFA à la Ligue 1) en l'espace de 5 années. Après une saison passée parmi l'élite du football français, l'USBCO resdescend en Ligue 2.

Le Stade Olympique Maritime Boulonnais (SOMB), équipe locale de basket-ball, évolue depuis la saison 2010-2011 en Pro B.

Culture

La Saison Culturelle proposée par la mairie de Boulogne-sur-Mer, est présentée sur le site de la ville à la rubrique agenda des manifestations. Une école d'art et un conservatoire assurent une formation artistique de qualité

Célébrités natives ou rattachées à la ville

Franck Ribéry sous les couleurs de l'équipe de France de football a pour ville natale Boulogne-sur-Mer.

Festivités

Évènements

Espérantophones devant le palais des congrès en 1905

En 1905, la ville de Boulogne-sur-Mer a accueilli le premier congrès mondial d'espéranto.

Tourisme

Écologie et recyclage

Lieux et monuments

Boulogne-sur-Mer est classée ville d'art et d'histoire.

  • La Haute ville, ou Vieille ville, est en effet construite à l'emplacement d'un camp romain. Elle en conserve les dimensions et le tracé des voies (cardo, decumanus, forum).
    • Réalisés par Philippe Hurepel, fils du roi de France Philippe Auguste, les fortifications et le château (aujourd'hui musée) constituent l'un des ensembles architecturaux médiévaux les mieux conservés en France. Leurs soubassements remontent à l'époque romaine. L'enceinte est percée de quatre portes : la porte des Dunes, la porte des Degrés, la porte Gayole et la porte Neuve (dite aussi porte de Calais ou porte Flameingue).
  • La bibliothèque municipale classée est située au 18, place de la Résistance, dans l'ancien couvent des Annonciades, dont les dispositions d'ensemble (chapelle, cloître...) sont encore visibles. Elle abrite plusieurs dizaines de milliers d'ouvrages, dont une cinquantaine d'incunables.
  • Le palais de justice du XIXe siècle présente une façade néo-classique abritant, entre autres, les statues de Charlemagne et de Napoléon. Une tour carrée romaine a été découverte sous l'édifice.
  • Le beffroi (inscrit depuis 2005 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO) surplombe la Ville fortifiée. Il s'agissait à l'origine du donjon du premier château connu des comtes de Boulogne, attribué à Renaud de Dammartin (fin XIIe siècle). Ses salles accueillent un musée lapidaire (vitrail de Godefroy de Bouillon, boulets de pierre et de fonte, puits...)
  • Accolé au beffroi, l'hôtel de ville présente une façade en brique et pierre, datée de 1734. De cette époque datent le bureau du maire ainsi que la salle des gouverneurs (ou salle des mariages), de style rocaille. On peut également y voir la salle Eurvin (salle des fêtes) orné d'un grand tableau représentant le siège de 1544, la salle du Conseil municipal et un jardin japonais.
  • L'hôtel désandrouin de 1777 (ou palais impérial, où séjournèrent brièvement le premier consul puis empereur Napoléon, l'impératrice Marie-Louise, le tsar Alexandre Ier...), d'autres hôtels particuliers datant de l'Ancien Régime et des maisons en pierre de Bainchthun bordent les ruelles étroites de la Vieille Ville.
  • La basilique Notre-Dame avec son dôme haut de 83 mètres se voit à des kilomètres à la ronde. Cet édifice fut construit par l'abbé Benoît-Agathon Haffreingue au XIXe siècle siècle, entre 1827 et 1866. Le dôme est similaire à celui de l'église de la Compagnie (Iglesia de la Compania) de Guanajuato (Mexique)[réf. nécessaire]. Le visiteur peut y découvrir le splendide autel Torlonia, chef d'œuvre de la mosaïque italienne, réalisé dans les ateliers du Vatican. D'un poids de 16 tonnes, il est composé de 147 sortes de marbre et de pierres ornementales. De nombreuses œuvres d'Eugène Delaplanche y sont aussi présentées (statue de Notre-Dame de Boulogne, cénotaphe de l'abbé Haffreingue, autel du Sacré-Coeur...)
  • Située sous la basilique, la crypte, dont les soubassements datent de l'époque romaine, est la plus grande d'Europe du Nord. Cette dernière est très impressionnante par ses dimensions, ses salles (crypte basse, crypte du dôme, chapelle de la Vierge...) et ses murs recouverts de fresques (« grisailles » du XIXe siècle siècle et peintures médiévales), ses sculptures et son trésor d'art sacré (dont le reliquaire du Saint-Sang, offert par le Philippe-le-Bel en 1308).
  • L'église gothique Saint-Nicolas, située en Basse ville, recèle de magnifiques statues du XVe siècle; autour se trouvent de vastes souterrains remontant au XIIe siècle (propriétés privées non visitable par le public).
  • la maison de la Beurrière en face de Nausicaä reconstitue l'habitat typique des marins pêcheurs de Boulogne.
  • le calvaire des Marins est une chapelle dédiée aux équipages des bateaux perdus en mer. La grande procession (dernier dimanche d'août) relie le calvaire à la basilique.
  • Le Boulogne Eastern Cemetery, créé durant la Première Guerre mondiale pour les soldats de l'armée impériale britannique morts dans les hôpitaux de la ville

Monuments historiques

Entrée du Château-Musée
  • Abbaye d'oratoriens Saint-Vulmer, de chanoines réguliers 1944 : inscrit MH.
  • Abbaye et église Saint-Wilmer : immeubles contenant les restes de l’abbaye et de l’église [cad. 97 (2, rue de Lille), 99 (12, place Godefroy-de-Bouillon), 100 (10, place Godefroy-de-Bouillon), 101 (8bis, place Godefroy-de-Bouillon), 102 (8, place Godefroy-de-Bouillon), 103 (1, rue d'Aumont), 104 (3, rue d'Aumont), 105 (6, rue Henry), 106 (4, rue Henry), 107 (3, rue Henry), 108 à 111 (1, rue de l'Oratoire), 112 (7, rue de l'Oratoire), 113 (9, 11 et 13, rue de l'Oratoire)] : inscription par arrêté du 11 janvier 1944.
  • Beffroi : inscription par arrêté du 10 juin 1926.
  • Basilique Notre-Dame (ancienne cathédrale), y compris la crypte : classement par arrêté du 26 mars 1982.
  • Chapelle du Saint-Sang, dite la Capelette, son enclos et sa grille de clôture (cad. AZ 1212) : inscription aux Monuments historiques par arrêté du 5 mars 1990.
  • Château fort dit caserne d'Aumont : château (sauf parties classées) ; enceinte de la haute ville : inscription par arrêté du 10 juin 1926 ; ensemble des façades et toitures ; portail d’entrée ; pont ; salle basse dite la Barbière ; fenêtres de la grande salle au-dessus de la salle basse (cad. AC 206, 207) : classement par arrêté du 6 octobre 1977.
  • Château d'eau dit fontaine Louis XVI, fontaine de la Chefferie : 1945 : inscrit MH.
Colonne de la Grande Armée.
Colonne de la Grande Armée, détail.
  • Fontaine, contre le bas-côté sud de la basilique : inscription par arrêté du 16 janvier 1947.
  • Fontaine Louis XVI et pavillon, derrière la porte Gayole, dans la ville haute intra muros : fontaine, avec la façade du pavillon qui la surmonte et le mur sur lequel elle est adossée sur une longueur de 10 mètres environ de chaque côté du monument : inscription par arrêté du 5 octobre 1945.
  • Hôtel des Androuins ou Desandrouins, dit aussi Palais impérial, construit par Giraud Sannier : toitures sur rues et place (cad. AB 158), inscription par arrêté du 20 septembre 1946 ; façades sur rues ; escalier avec sa cage décorée ; pièces du premier étage avec leur décor : salle à manger, chambre à coucher et petit cabinet ; cheminées du deuxième étage (cad. AB 158) : classement MH partiellement par arrêté du 27 juin 1984.
  • Maison du Croissant, façade et porche : inscription par arrêté du 5 avril 1948.
  • Ouvrage d'entrée dit porte des Degrés : 1905, classé MH.
  • Ouvrage d'entrée dit porte des Dunes : 1905, classé MH.
  • Ouvrage d'entrée dit porte de Calais, dit porte Neuve, dit porte Flamengue, dit Aubète, 1905 : classé MH.
  • Porte Gayolle : façade des deux tours qui forment la porte, à l'exclusion des locaux intérieurs : classement par arrêté du 21 juin 1905, modifié par arrêté du 15 novembre 1905.
  • Porte des Degrés : classement par arrêté du 21 juin 1905. Fait partie des remparts de Boulogne-sur-Mer ; l'enceinte de la haute ville est inscrite avec le château d'Aumont 10 06 1926 (arrêté).

Source: Mérimée, base de données du ministère de la culture.

Nausicaä

Centre national de la mer, Nausicaä a déjà accueilli plus de 11 millions de visiteurs. C'est un centre de culture scientifique et technique consacré à la relation que l'homme entretient avec la mer. Ouvert en 1991 après plus de 10 ans de gestation, le centre est aujourd'hui le deuxième site touristique français au nord de Paris en termes de public. Outre sa vocation de loisir, le centre privilégie la dimension pédagogique de son projet en sensibilisant au respect des mondes marin et côtier. Cette politique lui a valu en 1999 le label de Centre d'Excellence de la Commission Océanographique Intergouvernementale de l'UNESCO. En 2006, il accède au statut de membre de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Situé face au port de pêche, sur la jetée, ses aquariums totalisant plus de 4,5 millions de litres d’eau de mer abritent une faune riche de plus de 35 000 êtres, sur 4 500 m2. Ils sont accompagnés d'expositions sur la faune maritime, l'exploitation et la gestion des ressources marines (pêche, aquaculture, aménagement du littoral, transport maritime, exploitation des ressources minérales et énergétiques, tourisme…). Son objectif est de faire découvrir et aimer la mer au grand public, tout en le sensibilisant à la nécessité d'une bonne gestion des ressources marines.

Le miracle de la statue du général San Matin

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Boulogne-sur-Mer a enduré des raids aériens et beaucoup d'attaques navales. Dans ces attaques, des quartiers entiers ont disparu : Saint-Pierre, le quartier le plus durement touché, Capécure, et Je vous salue Marie. Dans la nuit du 15 juin 1944, 300 avions ont largué deux cent mille tonnes d'obus sur la ville. Tous ces attentats cherchaient à affaiblir une base sous-marine installée à deux cents mètres de la statue du Libérateur[réf. nécessaire]. Comme d'habitude dans la région, les attaques étaient faites à haute altitude avec l'intention d'achever un plus haut degré de destruction. Et en fait, tout a été détruit dans le secteur près de la statue du général San Martin, sauf la statue de San Martín elle-même, malgré que plusieurs bombes ont explosé sur les deux côtés du monument. Les Boulonnais appellent cela le miracle de la statue de San Martin[réf. nécessaire].

Œuvres liées à Boulogne-sur-Mer

(œuvres citées par ordre chronologique)
Œuvres littéraires


Œuvres musicales


Films

Boulogne-sur-Mer est une ville de plus en plus recherchée pour y tourner des films ou des scènes de films. À deux heures des studios de Paris, sa diversité, son littoral et la disponibilité de ses habitants en font une ville de prédilection pour l'industrie cinématographique. Voici une liste des films tournés à Boulogne-sur-Mer, triée par ordre chronologique :

Et voici une liste de films sur Boulogne-sur-Mer:

  • La ville est le sujet d'un épisode complet de la série TV américaine "The Tudors" (Saison 4, épisode 8) consacré au

Siège de Boulogne (1544)

Codes

Boulogne a pour codes :

Notes et références

  1. Populations légales 2008 de la commune : Boulogne-sur-Mer sur le site de l'Insee
  2. Boulogne sur Mer à Buenos Aires sur google maps
  3. Carte topographique IGN
  4. Base de données Tsunami du BRGM
  5. échelle d'intensité des Tsunamis, BRGM
  6. Météo France, « Fiche climatologique de Boulogne-sur-Mer » sur www.meteo.education.fr. Consulté le 29 avril 2011
  7. Zosime, Historia Nova, Book VI.5.2-3
  8. http://a.c.r.b.free.fr/
  9. Yann GOBERT-SERGENT, "Pêches, course et contrebandiers. Le Port de Boulogne-sur-mer de Louis XIV à Napoléon Ier", ACRB éditions, 2004, 196 pages.
  10. Ancelin et Nedelec, « Atlas de Pêche de la Mer du Nord, d'après les lieux de pêche des chalutiers boulonnais» publié en 1956 par l'Institut des Pêches maritimes
  11. Vente de mobilier aux enchères publiques
  12. publication du service animation de l'architecture et du patrimoine de Boulogne-sur-mer, téléchargeable sur ce site http://www.ville-boulogne-sur-mer.fr/pages/patrimoine_touristique/animation_patrimoine/laissez_vous_conter_balneaire.pdf (Archive, Wikiwix, que faire ?)
  13. FACS, « Les chemins de fer secondaires de France - Département du Pas-de-Calais. » sur http://www.trains-fr.org, 2008. Consulté le 19 mars 2011
  14. "Le Boulonnais dans la Tourmente" de Guy Bataille
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 10 août 2010
  16. Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) sur Insee. Consulté le 10 août 2010
  17. Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur Insee. Consulté le 10 août 2010
  18. Évolution et structure de la population à Boulogne-sur-Mer en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 10 août 2010
  19. Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 10 août 2010
  20. http://www.poleaquimer.com/presentation/
  21. http://www.socarenam.fr/index.php
  22. La Comilog est une filiale de la société Eramet, groupe minier et métallurgique de taille mondiale. L'usine de Boulogne produisait des ferromanganèses pour l'industrie sidérurgique.
  23. Le SCOT en 50 chiffres, Hôpital 1er employeur, 2010, consulté le 2 août 2011
  24. Le tissu économique de Boulogne bénéficie d'un bassin d'emploi dynamique avec ses étudiants, site officiel de la CAB, consulté le 2 août 2011
  25. officielle de la Chapelle du Saint-Sang
  26. Frédéric Vaillant, « Arrêtée le 16 août 1940, une Boulonnaise est la première résistante condamnée à mort », La Voix du Nord. Mis en ligne le 15 août 2010, consulté le 16 août 2010. « Son nom est entré dans l'Histoire comme celui de la première femme à avoir été condamnée à mort par l'armée d'occupation pour des faits de résistance. »

Voir aussi

Bibliographie

  • Alain Lottin, Histoire de Boulogne-sur-Mer, Le Téméraire, 1998, 514 p. (ISBN 2-84399-015-7) 
  • Georges Torrès, Un port Boulogne-sur-Mer, Armand Colin, 1976 64p.

Articles connexes

Liens externes

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