Portugal

38°42′N 9°11′W / 38.7, -9.183

República Portuguesa (pt)
République portugaise (fr)
Drapeau du Portugal Armoiries du Portugal
(Drapeau du Portugal) (Armoiries du Portugal)
Devise nationale : Aucune[1]
carte
Langue officielle Portugais [2]
Capitale Lisbonne
38° 4' N ; 9° W
Plus grande ville Lisbonne
Forme de l’État République parlementaire
 - Président
 - Premier ministre
Aníbal Cavaco Silva
Pedro Passos Coelho
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 109e
92 152[3] km2
0,5 %
Population
 - Totale (2011)
 - Densité
Classé 74e
10 555 305[4] hab.
114,52[5] hab./km2
Indépendance
 - Indépendance du Portugal
- Reconnue
- Fin de l'Union ibérique
Estandarte del Reino de León.png León
1139
1143
1640
Formation
 PortugueseFlag1095.svg Comté de Portugal
 Flag Portugal (1830).svg Royaume de Portugal
 Estandarte real de 1580-1668.svg Union ibérique
 Flag of Europe.svg Union européenne
 
868
1139
1580
1986
Gentilé Portugais, Portugaise
IDH (2010) en augmentation 0,909 (très élevé) (34e)
Monnaie Euro[6] (EUR)
Fuseau horaire UTC +0: (WET);

Heure d'été: UTC+1: (WEST)

Hymne national A Portuguesa
Code ISO 3166-1 PRT, PT
Domaine internet .pt
Indicatif
téléphonique
+351
Organisations internationales
OCDE, OMC, OTAN, UE, CPLP, UL, Sommets ibéro-américains des Chefs d'État et de Gouvernement

Le Portugal, en forme longue la République portugaise, en portugais República Portuguesa, est un pays du sud de l'Europe, dans l'ouest de la péninsule Ibérique. Ce pays, le plus occidental de l'Europe continentale, est délimité au nord et à l'est par l'Espagne et au sud et à l'ouest par l'océan Atlantique. Il comprend également les archipels des Açores et de Madère, situés dans l'hémisphère Nord de l'océan Atlantique.

Fondé au XIIe siècle, le royaume de Portugal devient au XVe siècle l'une des plus grandes puissances économiques, sociales et culturelles du monde, jouant un rôle majeur dans les grandes découvertes et se taillant un vaste empire colonial en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud. La puissance du pays décline à partir du XVIIe siècle, et la monarchie est renversée en 1910, à l'issue d'un soulèvement militaire qui contraint le roi Manuel II à l'exil. Pendant plus de quarante ans, le pays est soumis au régime autoritaire d'António de Oliveira Salazar, jusqu'à la révolution des Œillets de 1974 qui met fin à la dictature salazariste et installe la démocratie dans le pays.

Le Portugal devient à la fin du XXe siècle un pays développé, économiquement prospère, socialement et politiquement stable. Membre fondateur de l'OTAN en 1949 et de l’OCDE en 1948, il est également membre de l'ONU depuis 1955, du conseil de l'Europe depuis 1976 , de l'Union européenne depuis 1986, et de « l’espace Schengen ». Enfin, il est l'un des pays fondateurs de la zone euro en 1999. En 2011, la dégradation économique mondiale conduit le Portugal à la récession et provoque une crise socio-économique et politique.

Dans ce petit pays qui a connu la dictature de 1926 à 1974, l'économie n'a pris son essor qu'après 1975, amenant près d'un million et demi de Portugais à aller travailler en dehors du pays pour fuir la misère et les guerres coloniales. Les fortes zones d'immigration sont le Brésil, la France[7], le Luxembourg (14,1 % de la population totale du pays)[8], la Suisse[9], les États-Unis, l'Argentine, le Venezuela, le Canada[10], ainsi que la principauté d'Andorre (où 15,75 % de la population est portugaise[11]) et divers autres pays.

Aujourd'hui le thème du déclin devient de plus en plus présent même si l'entrée dans l'Union européenne a permis de dynamiser l'économie (aide aux PME, aux agriculteurs, nouvelles technologies, structures routières). L'émigration s'est arrêtée et le pays tend à devenir un pays d'immigration à son tour. Le niveau de vie de la région de Lisbonne est devenu comparable à celui d'autres grandes villes de l'Europe de l'Ouest.

Le tourisme, principalement balnéaire, est une ressource très importante, notamment en Algarve et dans la région de Lisbonne. Le Portugal est également un grand pays viticole, notamment réputé pour le vin de Porto. Le Portugal est par ailleurs le premier producteur mondial de liège.

La capitale Lisbonne a accueilli l'Exposition universelle sur le thème des océans en 1998[12]. Le Portugal s'est porté candidat à l'organisation des Jeux olympiques d'été 2020 par l'intermédiaire des villes de Porto et de Lisbonne. Il s'est également porté candidat, conjointement avec l'Espagne, à l'organisation de la Coupe du monde de football de 2018 après avoir été l'hôte du championnat d'Europe en 2004[13].

Sommaire

Histoire

Préhistoire et antiquité pré-romaine

Articles détaillés : Lusitanie, Ibères, Celtes et Culture des Castros.
Une gravure rupestre de la vallée de Côa

Les plus anciennes traces de civilisation retrouvées au Portugal datent du Paléolithique : peintures et gravures rupestres des grottes d'Escoural (Alentejo), de Mazouco (Tras-os-Montes) et surtout de Vale de Côa, datées entre 22000 et 10000 av. J.-C. La majorité de ces traces se trouvent au nord du Tage et témoignent de l'existence de peuples de chasseurs-cueilleurs.

Vers 10000 av. J.-C., les Ibères peuplent l'intérieur des terres de la péninsule, qui prend dans l'Histoire le nom de Péninsule ibérique.

Entre 4000 et 2000 av. J.-C., le Portugal et la Galice voient se développer une culture mégalithique originale par rapport au reste de la péninsule, caractérisée par son architecture funéraire et rituelle particulière, et par la pratique de l'inhumation collective. On peut encore trouver dans le pays de nombreuses traces monumentales, la plupart dans l'Alentejo : le cromlech d'Almendres près d'Évora, ceux de Vale Maria do Meio ou de Portela de Mogos, ainsi que le dolmen de Zambujeiro[14].

L'âge de bronze voit l'établissement de contacts maritimes entre le littoral atlantique et celui de la Bretagne, et des îles Britanniques, alors que le sud de la péninsule entretient des liens commerciaux avec la Méditerranée : des Grecs et des Phéniciens venus de l'actuel Liban ainsi que leurs descendants carthaginois y installent de petits comptoirs commerciaux semi-permanents[15]. Le moteur de ce commerce est la richesse de la péninsule en métaux (or, argent, fer et étain), ainsi que le salage du poisson de l'Atlantique, réputé dans le bassin méditerranéen. Les Phéniciens auraient ainsi fondé Lisbonne autour de l'an 1000 av. J.-C.[16], la légende veut même que ce soit Ulysse qui ait donné son nom à la ville. Mais seul le site d'Abul, près d'Alcácer do Sal, demeure incontestablement d'origine phénicienne. On peut voir à Almodovar (Alentejo) un musée des écritures locales primitives du VIIe au IVe siècles av. J.‑C. où les influences phénicienne et helléniques sont bien visibles.

Durant l'âge du fer, un peuple indo-européen s'établit dans la région : les Celtes. Ils occupent bientôt le centre et l'ouest de la péninsule, vivant regroupés en petits noyaux de population isolés, établis sur les hauteurs avec des habitations circulaires (castros), et pratiquant l'agriculture et l'élevage. Chaque maison (150 environ) est défendue par une enceinte (comme on peut en voir dans la Citânia de Briteiros). On trouve aussi dans ces regroupements un édifice funéraire. Comme ils maîtrisent le fer, le travail de la terre devient plus efficace, les cueillettes augmentent, améliorant par la même les conditions de vie et la démographie.

Les Lusitaniens occupent une partie du territoire actuel du Portugal et les provinces espagnoles du León et l'Estremadure. Les Lusitaniens parlent leur propre langue, ils s'étendent vers l'Estremadure[17].

Les Carthaginois arrivent dans la péninsule ibérique au IIIe siècle av. J.‑C., attirés par ses ressources minières, halieutiques et par la réputation des guerriers ibères, un atout précieux face à Rome. Ils en occupent la moitié sud, et, alliés aux Lusitaniens, forment la principale résistance à l'invasion romaine dans la péninsule.

Formation du Royaume de Portugal

La présence romaine est ancienne et déterminante dans la culture, les usages et la langue portugaise fortement latinisés. Le peuplement romain proprement dit commence au Ier siècle av. J.‑C. après la conclusion de la paix entre les Lusitaniens et Jules César (en 48) Les Romains créent un réseau urbain et de transport qui structure le pays jusqu'à nos jours. Il est spécialement destiné à l'exportation maritime vers la Méditerranée des principales productions du pays : métaux, huile d'olive, vin, conserves de poisson.

L'occupation par les Suèves précédant l'époque wisigothique est partielle et discrète (lire Royaume suève).

Au VIIIe siècle les Omeyyades mettent en place une occupation musulmane qui ne se révèle structurante que dans le sud du pays, directement sous influence andalouse et rechristianisé tardivement. Silves connaît un rayonnement culturel jusqu'au XIe siècle, Mertola joue un rôle économique par les échanges maritimes. La population arabo-andalouse reste limitée en nombre. Son apport essentiel touche à l'irrigation (connaissance des calculs de pente et de débit d'eau) et de l'agriculture : les spécificialités portugaises sont les fruits (notamment les pommes, les poires et les figues en Algarve), la vigne car la consommation du vin s'est perpétuée chez les Andalous, les céréales dont le riz en Alentejo, les légumes comme l'artichaut. De cette époque subsiste encore la tradition décorative des azulejos.

Carte politique du Nord-Ouest de la péninsule Ibérique à la fin du XIIe siècle.

Sous le règne d'Alphonse Ier, les rois chrétiens des Asturies s'emparent des territoires jusqu'au Douro.

Le royaume de León compte au début cinq divisions : les Asturies, le León, la Galice, le Portugal et la Castille. Chacune est dirigée par un comte. Au fur et à mesure des conquêtes, les terres sont divisées en comtés ou en duchés. En 868, Porto et Braga sont reprises. À partir du IXe siècle, le sud de la Galice forme un comté dynamique autour de sa métropole religieuse, Braga, et de son port, Porto. Il porte le nom de Portucale ou Terra portucalensis (pays de Portucale), rappelant le nom latin de Porto (Portucale).

Le premier drapeau du Portugal.

En 1095, Urbain II lance la première croisade pour libérer les lieux saints et surtout réagir à la menace que représentent les Turcs récemment convertis à l'islam. Déjà, les réformes grégoriennes appellent à s'unir pour lutter contre toutes les croyances païennes et hérétiques. C'est dans ce cadre qu'en 1095, Alphonse VI de Castille et de León, annexant la Galice et le comté de Portugal, réunifie le royaume. Alphonse VI, marié à Constance de Bourgogne, fait appel à sa belle-famille bourguignonne pour l'aider à reconquérir la péninsule. Raymond et Henri de Bourgogne, de la famille royale de France, font partie d'une noblesse en quête de terre et de prestige et répondent favorablement à l'appel[18].

En remerciement et pour consolider ses liens avec les autres monarchies, il donne à Raymond sa fille Urraque et en fait donc le futur roi de León et de Galice. À Henri, il donne la main de sa fille bâtarde, Thérèse de León et le comté de Portugal en 1093. Dès lors, celui-ci installe sa cour près de Braga, à Guimarães (considéré depuis comme « berceau » du Portugal). Il continue à prêter serment à Alphonse VI tout en bénéficiant d'une certaine autonomie, et poursuit la reconquête jusqu'au fleuve Mondego.

En 1139, Afonso Henriques, fils de Henri de Bourgogne[19], remporte sur les musulmans une bataille historique à Ourique et est proclamé roi par ses troupes sur le champ de bataille[20]. La légende veut que le Christ lui soit apparu pendant la bataille. Cette situation est officialisée par le traité de Zamora (1143) par lequel Alphonse VII reconnaît le royaume de Portugal et son roi Alphonse Ier. Grâce à son habileté politique et militaire, ce dernier a réussi là où d'autres comtés échouent, et gagne ainsi son indépendance[21].

Les découvertes

Articles détaillés : Empire colonial portugais et Vasco de Gama.

Avec la fin de la guerre, le Portugal lance l'exploration et l'expansion des découvertes grâce à Henri le Navigateur et au roi Jean II. Ceuta est conquise par le Portugal en 1415[22]. En 1474, João Vaz Corte-Real et Alvaro Martins Homem auraient découvert le Groenland et Terre-Neuve[23].

Devenu roi, Jean II (1481-1495) centralise le pouvoir et continue de planifier les grandes expéditions. Jean II est le monarque de la Renaissance par excellence : il met fin à certains privilèges, oblige la noblesse à lui prêter serment, se débarrasse des traîtres. Ainsi, le duc Ferdinand II de Bragance, qui conspire avec les Rois catholiques, est arrêté et exécuté en 1483 ; en 1484, c'est le duc de Beja et de Viseu Diogo qu'il assassine lui-même pour les mêmes raisons. Le pouvoir et le domaine royal s'en trouvent agrandis, au prix de la haine de la grande noblesse. Ce ressentiment est d'autant plus vif que le roi privilégie désormais la poursuite des découvertes de nouvelles terres et surtout de la route des Indes. L'Afrique n'est plus l'enjeu ; il s'agit de la contourner.

Diogo Cão

La mission en est confiée à Diogo Cão, qui, en 1481, emporte le premier padrão (borne de pierre revêtue des symboles du Portugal plantée dans les terres découvertes). Il remonte le fleuve Zaïre, débarque au Congo, au Gabon, en Angola et en Afrique du Sud enfin en 1486.

Ces coûteuses expéditions ne sont plus royales mais confiées à des commerçants privés, en échange ces derniers doivent découvrir 500 km de côtes par an. Ces commerçants se financent par l'exploitation des terres conquises et par l'établissement de São Jorge da Mina, dans le golfe de Guinée, qui voit converger l'or de la région ; construit en 1482, il vise aussi à interdire aux navires étrangers l'accès aux eaux portugaises. Le traité de Tolède (6 mars 1480) instaure un partage de l'Atlantique avec la Castille, lui abandonnant les découvertes à l'ouest des Canaries et assurant au Portugal le monopole en Afrique. Madère devient un point d'escale. Le vin, la canne à sucre et l'élevage s'y développent grâce à l'arrivée de migrants et d'esclaves. Le blé des Açores sert à ravitailler le pays. Le Cap-Vert, les îles de São Tomé et de Principe fournissent du sucre et du bétail. Jean II passe une alliance avec le roi du Congo pour enseigner la religion catholique[24]. Le commerce avec les Africains rapporte aussi de l’ivoire et des fruits tropicaux.

C'est ensuite Bartolomeu Dias qui est envoyé en 1487. Il double le cap de Bonne-Espérance (qu'il avait nommé cap des Tempêtes[25] avant que le roi ne le baptise de ce nom prophétique) le 6 janvier 1488, par hasard, emporté par une tempête. Il atteint l'actuelle Namibie mais une mutinerie l'empêche d'aller plus loin.

Dans le but de préparer le voyage vers les Indes, Jean II envoie en 1488 des émissaires par voie de terre. C'est un moyen de recueillir des informations sur les courants dans l’océan Indien, peut-être même de trouver une trace du Royaume du prêtre Jean. C'est d'abord Pedro de Montanoio et Pedro de Lisboa qui partent. Ils sont suivis de Pêro da Covilhã et d'Afonso de Paiva qui apportent de précieux renseignements pour le voyage de Vasco de Gama.

Les voyages des explorateurs portugais.

Ils partent vers Jérusalem, accèdent au golfe Arabique, à Aden à l'embouchure de la mer Rouge. Ils se séparent ensuite. Paiva part vers l'Abyssinie à la recherche du prêtre Jean. Covilhã part vers les Indes. Il passe par Calicut, puis Sofala, Madagascar, revient au Caire où il apprend la mort de son compagnon. Il envoie ses informations au roi et part pour Ormuz. Il parvient à la cour du négus chrétien, s'y marie et y finit ses jours. Grâce à lui, on fait construire des navires spéciaux : la caravelle va être remplacée par la caraque permettant d'emporter plus d'équipage, d'armes et de ravitaillement.

Pendant ce temps là, les Rois catholiques prennent Grenade et mettent fin à la reconquête (1492). Cette victoire leur laisse les mains libres pour entreprendre des expéditions. Christophe Colomb embarque en leur nom pour atteindre les Indes par l'ouest. Jean II, à qui il s'adresse auparavant, refuse de financer ce voyage, privilégiant la route découverte par Vasco de Gama et estimant, à juste titre, que Colomb se trompe.

En 1493, Christophe Colomb revient d'Amérique et c'est à Lisbonne qu'il débarque en premier. Il annonce au roi que les terres découvertes lui appartiennent en vertu du traité d'Alcaçovas. Jean II les revendique donc auprès du pape Alexandre VI. Une bulle papale établit alors une division des terres qui passe à 100 lieues à l'ouest du Cap-Vert. Jean II exige un autre accord : le 7 juin 1494, Espagnols et Portugais signent le traité de Tordesillas qui fixe la limite à 370 lieues. Ce nouvel accord permet au Brésil qui n'a pas encore été découvert d'être portugais tout en abandonnant à l'Espagne les nouvelles terres d'Amérique.

C'est le nouveau roi Manuel Ier (1495-1520) qui tire profit de la politique intelligente de Jean II. Celui-ci, très impopulaire auprès de la noblesse, meurt probablement empoisonné en 1495. Vasco de Gama arrive aux Indes le 20 mai 1498, ouvrant la voie au commerce très fructueux des épices contrôlé jusque là par les Vénitiens. Son voyage a été minutieusement préparé. Mais à son arrivée à Calicut, il est mal accueilli par le Zamorin. En 1499, une deuxième expédition, commandée par Pedro Alvares Cabral est envoyée avec l'objectif de s'imposer, par la force si nécessaire.

Le 22 avril 1500, Cabral aborde au Brésil et en prend possession. Il envoie un messager à Lisbonne et poursuit sa route.

Arrivé à Calicut, il reçoit meilleur accueil mais très vite les Portugais doivent affronter la concurrence des Vénitiens, des Turcs et des Égyptiens. C'est la fin des voyages pacifiques. Les Portugais tirent parti des divisions entre les hindous et les musulmans de la région. Une feitoria est créée à Cochim puis à Cananor, Sofala, Quiloa et Malacca (1511). Elles sont protégées par des forteresses et une armada. On finit par installer une administration et créer un poste de vice-roi des Indes pour maintenir l'ordre dans l’océan Indien : Francisco de Almeida en est le premier, suivi d'Afonso de Albuquerque qui installe de solides forts aux points stratégiques (Malacca, Siam, Goa qui devient la capitale de cet empire, Moluques, Timor, archipel de Socotra, Ormuz) et consolide cet empire naissant. Tout l'océan Indien est bientôt sous contrôle.

Amerigo Vespucci fait partie du premier voyage officiel au Brésil (1501). La découverte du Brésil permet aux commerçants portugais de s’approprier le pau-brasil, un bois de teinture et de construction très recherché. Mais le pays semble peu intéressant au départ jusqu'à ce que la concurrence espagnole et française se fasse sentir. On y envoie des colons, on crée des factoreries. Les Indiens du Brésil puis de nombreux Africains sont mis en esclavage pour la culture du sucre. En 1600, le Brésil est le premier producteur mondial de sucre et le principal fournisseur de ressources du Portugal. Au XVIIe siècle, les Bandeirantes découvrent également au sud de la colonie des mines d’or et de diamants qui sont exploitées grâce à une même main-d’œuvre servile. Les découvertes se poursuivent par ailleurs : en 1495, Pêro de Barcelos et João Fernandes Lavrador explorent les côtes du Canada et du Groenland (donnant son nom au Labrador). En 1500, Gaspar Corte Real arrive à Terre-Neuve. En 1513, Jorge Álvares arrive en Chine et Tomé Pires à Pékin.

Carte anachronique de l'Empire portugais (14151999).

C'est la naissance d'un véritable empire reposant sur les comptoirs. La Casa da India à Lisbonne contrôle et vérifie les marchandises importées d'Orient. Les richesses venues des colonies (épices, or, pierres...) affluent pendant les siècles suivants. Jamais le pouvoir royal n'a été aussi grand. Manuel Ier réforme d'ailleurs l'administration avec un nouveau code législatif afin de renforcer encore ce pouvoir (les ordonnances Manuelines de 1521). Mais il sait aussi ménager la noblesse (contrairement à son prédécesseur) qui, grâce aux nouvelles colonies, finit par y trouver son compte. En 1555, le pays est considéré comme le plus riche d'Europe.

C'est un période de croissance démographique. Le Portugal compte environ 1,5 million d'habitants ; tout un peuple vit alors impliqué dans le colonialisme. Beaucoup partent vers les colonies. L'esclavage fait que le travail devient une valeur dévaluée.

Il s'agit également d'une période de développement culturel avec le début des grandes constructions influencées par la Renaissance, avec l'installation définitive de l'université à Coimbra. Le style manuélin, gothique propre au pays, se propage sous l'influence de grands architectes (Mateus Fernandes, les frères Diogo et Francisco de Arruda et les Français Diogo Boitaca ou Nicolau de Chanterene).

La littérature connaît aussi une époque faste avec les œuvres de João de Barros, Damião de Góis ou Gil Vicente.

Union Ibérique

Carte de l'Union ibérique (15801640)      Empire portugais      Empire espagnol

Le 4 août 1578, la bataille d'Alcácer-Quibir tourne au carnage avec des milliers de morts et de nombreux prisonniers. Une centaine de rescapés rentrent à Lisbonne. Le roi est mort mais son corps n'est pas retrouvé. C'est un désastre militaire, économique et politique : la défaite marque la fin de la dynastie d'Aviz et d'une époque glorieuse, chantée dans Les Lusiades par le poète Luís de Camões, disparu également à cette époque. Quatre siècles d'une indépendance chèrement acquise sont remis en cause[26].

Outre la crise politique et économique, c'est une crise morale que connaît le pays : une Couronne endettée, des milliers de morts et des prisonniers dont il faut payer la rançon. C'est dans cette atmosphère que vont surgir et prospérer de nombreuses prophéties évoquant le retour du jeune roi : le sébastianisme. Pas moins de quatre imposteurs cherchent à se faire passer pour le roi au cours de cette période, le dernier, un Italien, fut pendu en 1619[27].

Le vieux cardinal Henri, dernier fils de Manuel Ier, monte sur le trône le 28 août 1578. Il est chargé de se trouver un successeur. De nombreux prétendants existent dont Philippe II d'Espagne, qui apparaît comme le seul capable d'assurer la conservation de l'Empire portugais. Cette solution a les faveurs de la noblesse et du clergé. Le peuple, lui, favorise un Portugais (dom Antoine, prieur de Crato) mais les Cortes n'arrivent pas à trancher. La grande bourgeoisie penche du côté espagnol pour des raisons économiques. Elle entend profiter des marchés offerts par l'Espagne et ses colonies[28].

Henri Ier meurt sans les départager. Philippe II s'impose avec une démonstration de force face au prieur de Crato lors de la bataille d'Alcántara (25 août 1580). Celle-ci marque la fin de la dynastie d'Aviz et le début de celle des Habsbourg. À l'occasion de la tenue des Cortes à Tomar (1581), le roi Philippe II joue l'apaisement avec son pardon aux soutiens du prieur de Crato et le respect de l'ensemble des lois et coutumes portugaises ; l'exploitation des colonies et l'administration du pays restent du domaine exclusif des Portugais. Le Portugal fait désormais partie de la Couronne d'Espagne mais garde une autonomie certaine.

Il retrouve une certaine stabilité économique mais perd des positions au profit de la Hollande et de la France. Le conflit entre l'Espagne et l'Angleterre (1588), qui aboutit à l'épisode de l'Invincible Armada, vient à bout de ce qui reste de la flotte portugaise[28]. Les premiers accrocs surgissent à la fin du règne de Philippe II et se poursuivent avec son successeur, Philippe III, qui se désintéresse du Portugal et de l'administration en général. Il délègue ses pouvoirs au vice-roi qui cherche à centraliser le pouvoir et à remettre en cause l'autonomie du Portugal. Le nouveau roi se rend impopulaire en augmentant les impôts, en affichant une certaine tolérance envers les nouveaux chrétiens et en signant une trêve avec la Hollande qui en profite pour conforter sa place dans les colonies portugaises.

Un nouveau code législatif est introduit : les Ordonnances philippines (1603). Philippe IV bafoue les accords sur l'autonomie du pays et alourdit encore la pression fiscale. Des troubles éclatent. Face à la concurrence des Anglais et des Hollandais, les places portugaises tombent une à une : Ormuz en 1622, Bahia en 1624, Arguin en 1633, São Jorge da Mina en 1637[28]. Dès lors, le Portugal se tourne essentiellement vers le Brésil déjà menacé par les Néerlandais et les Français. L'Espagne devient la cause de tous les maux du pays. Des révoltes éclatent. L'unité nationale en sort renforcée. Les opposants soutiennent le duc Jean de Bragance, ils s’emparent du palais royal de Lisbonne le 1er décembre 1640. Le 15 du même mois, Jean devient roi de Portugal sous le nom de Jean IV[28].

Restauration, absolutisme et libéralisme

Acclamation de Jean IV le Restaurateur.

La restauration de l'indépendance du Portugal est suivie d'une guerre contre l'Espagne qui dure jusqu'en 1668. Avec le traité de Lisbonne, l'Espagne reconnaît définitivement l'indépendance de son voisin[29].

Cette gravure de 1755 montre les ruines de Lisbonne en flammes et un raz-de-marée submergeant les navires du port.

Dans la fin du XVIIe siècle et dans la première moitié du XVIIIe siècle, ces deux siècles ont permis la floraison de l'exploration minière du Brésil, où il fut découvert de l'or et pierres précieuses. Ces richesses servaient aussi pour payer des produits importés, majoritairement d'Angleterre (il n'existait presque pas industrie textile dans le royaume portugais et tous les tissus étaient importés d'Angleterre). Le commerce externe se basait sur l'industrie du vin et le développement économique du royaume fut impulsé, déjà dans le règne de José I, par les efforts du Marquis de Pombal (ministre entre 1750 et 1777), pour inverser la situation avec de grandes réformes mercantilistes. Ce règne fut marqué par un violent séisme qui a dévasté le Portugal (Lisbonne, Madère et l'Algarve), le Maroc, le Royaume-Uni[30] et d'autres pays le 1er novembre 1755[31].

Pour ne pas briser l'alliance avec l'Angleterre, le Portugal a refusé d'adhérer au Blocus continental, en conséquence il fut envahi par les armées napoléoniennes en 1807[32]. La cour et la famille royale portugaise se sont réfugiées au Brésil. Lisbonne n'est plus la capitale du Royaume-Uni portugais, la capitale fut transférée à Rio de Janeiro[33], où il reste jusqu'en 1821, quand Jean VI est retourné à Lisbonne pour la première Constitution. Dans l'année suivante, le 7 septembre 1822, son fils Pedro IV s'était proclamé empereur du Brésil[34].

Pendant le XIXe siècle, le Portugal a vécu des périodes d'énormes perturbations politiques et sociales (une guerre civile et des révoltes ainsi que des soulèvements militaires, comme la Révolution de Septembre, la Révolution du Minho, celle de Patuleia…).

Dans la fin du XIXe siècle, les ambitions coloniales portugaises choquent avec celles des Anglais, ce qui est à l'origine de l'Ultimatum britannique de 1890. La cession aux exigences britanniques et la croissance des problèmes économiques lancent la monarchie dans un discrédit croissant, et Charles Ier et le prince héritier Louis Philippe de Bragance sont assassinés le 1er février 1908. La monarchie se maintient pendant deux ans, sous le règne de Manuel II, mais une révolution l'abolit le 5 octobre 1910, le Portugal devenant ensuite une République[35].

République, Estado Novo et retour à la démocratie

Le Portugal et ses régions d'Outre-Mer en Afrique. Pendant la guerre coloniale (19611974)      Portugal actuel      Colonies portugaises
Allégorie de la proclamation de la República Portuguêsa en 1910.

Le 5 octobre 1910, peu après la proclamation de la République, le jeune roi Manuel II s'exile en Angleterre. Après plusieurs années d'instabilité politique marquées par des luttes de travailleurs, des tumultes, des homicides politiques et des crises financières, l'armée prend le pouvoir en 1926.

Le régime militaire nomme António de Oliveira Salazar, un enseignant de l'université de Coimbra[36], ministre des Finances, avec pleins pouvoirs budgétaires afin de redresser l'économie du pays, ce qu'il fait de façon spectaculaire en un an. Il est nommé en 1932 président du Conseil par le président de la République, le général Óscar Carmona.

Salazar consolide le pouvoir autoritaire et introduit en 1933 une nouvelle constitution qui lui donne les pleins pouvoirs. L'Estado Novo (« État Nouveau »), régime à parti unique, nationaliste, proche de l'idéologie du parti faciste italien (du moins jusqu'en 1945), restera en place pendant plus de quarante ans[37].

Le refus du régime dictatorial portugais de décoloniser les provinces d'outre-mer entraîne une série de conflits coloniaux. La première colonie à se révolter est l'Angola en 1961, suivie par la Guinée-Bissau en 1963 et enfin par le Mozambique en 1964. Entre 1974 et 1975, le Portugal doit donner l'indépendance à toutes ses colonies, seules deux régions n'ont pas pris l'indépendance, Madère et les Açores. Le 10 septembre 1974, les deux premières colonies qui ont pris leur indépendance vis-à-vis du Portugal sont le Cap-Vert et Guinée-Bissau[38]. Le Timor oriental fut aussi une colonie portugaise jusqu'au 28 novembre 1975, où il acquiert son indépendance. Mais neuf jours plus tard, l'Indonésie l'annexe militairement[39].

Manifestation du 25 avril 1983 à Porto.

Avec un coup d'État militaire, le 25 avril 1974, le gouvernement instauré par Salazar et dirigé par Marcelo Caetano depuis 1968 est renversé. La foule manifeste dans la capitale portugaise pour soutenir les militaires dirigés par le général António de Spínola. Les jours suivants, les prisonniers politiques sont libérés, la censure de la presse est levée et le secrétaire général du parti socialiste, Mário Soares[40], rentre de son exil en France. Il est élu deux fois comme président de la République, la première fois en 1986 et la seconde en 1991[41].

Dans les années 1940-1960, le Portugal est parmi les membres fondateurs de l'OTAN, de l'OCDE et de l'AELE. Il quitte cette dernière en 1986 pour entrer dans la Communauté économique européenne en même temps que l'Espagne. En 1999, le Portugal adhère à la zone euro, et le 20 décembre de la même année, le gouvernement portugais rend le territoire de Macao à la Chine[42]. Depuis son entrée dans l'Union européenne, le pays a présidé le Conseil européen trois fois et en 2007, la capitale du pays voit la signature du traité de Lisbonne[43].

Division administrative

Les principales divisions administratives portugaises sont les 18 districts du continent et de ses régions autonomes des Açores et de Madère[44], qui se subdivisent en 308 municipalités et 4 257 paroisses (pt)[45]. Les districts, constituent la plus importante subdivision du pays, ils servent de base pour diverses divisions administratives, comme par exemple, les cercles électoraux.

Avant 1976, les deux archipels étaient aussi intégrés dans la structure générale des districts portugais avec toutefois des spécificités administratives tenant compte de leur statut de districts indépendants des îles adjacentes, décret-loi n.º 36453, du 4 août 1947 qui se traduit par l’existence de trois districts indépendants aux Açores et un pour Madère :

Depuis 1976, les Açores et Madère sont devenues des régions autonomes, avec un statut politico-administratif[46] et des agences du gouvernement propres. Article 6.º, paragraphe 2, de la Constitution de la République portugaise. Actuellement, la division administrative se résume dans le tableau suivant.

Districts[47]
  District Superficie Population Carte numérotée des districts du Portugal.   District Superficie Population
01 Lisbonne 02 761 km2 2 124 426 10 Guarda 05 518 km2 173 831
02 Leiria 03 517 km2 477 967 11 Coimbra 03 947 km2 436 056
03 Santarém 06 747 km2 445 599 12 Aveiro 02 808 km2 752 867
04 Setúbal 05 064 km2 815 858 13 Viseu 05 007 km2 394 844
05 Beja 10 225 km2 154 325 14 Bragança 06 608 km2 148 808
06 Faro 04 960 km2 421 528 15 Vila Real 04 328 km2 218 935
07 Évora 07 393 km2 170 535 16 Porto 02 395 km2 1 867 986
08 Portalegre 06 065 km2 119 543 17 Braga 02 673 km2 879 918
09 Castelo Branco 06 675 km2 208 069 18 Viana do Castelo 02 255 km2 252 011
Régions autonomes
  Région autonome Superficie Population Gentilés
19 Açores 02 333 km2 243 101 açoréen(ne)(s)
20 Madère 00 801 km2 244 098 madérien(ne)(s), madérois(e(s))

Le Portugal est aussi divisé en trois régions NUTS de premier niveau[45] (séparant le territoire métropolitain des deux régions autonomes). Le second niveau NUTS est constitué par les 18 districts de la métropole, mais ne subdivise pas les anciens districts des Açores qui constituent une seule région NUTS-2 comme aussi Madère : il y a donc 20 régions NUTS de niveau 2, de population relativement équilibrée (à l’exception des districts de Porto et Lisbonne qui sont 5 à 20 fois plus grands que les autres). Cette division, élaborée à des fins statistiques, est entrée en vigueur dans tous les pays de l’Union européenne.

Politique

Article détaillé : Politique du Portugal.

Le Portugal est un État unitaire à régime parlementaire unicaméral fondé sur la Constitution portugaise du 25 avril 1976 (constitution modifiée en 1982, 1989, 1992, 1997, 2001 et 2004)[48]. Les trois principales composantes du pouvoir sont le président de la République et le gouvernement, l'Assemblée de la République, et la justice. La Constitution accorde la division ou la séparation des pouvoirs entre les branches législative, exécutive, et judiciaire. La République du Portugal est un État laïque.

Le président de la République, élu pour cinq ans, a un rôle essentiellement honorifique. L'actuel président est Aníbal Cavaco Silva, élu en janvier 2006.

Le pouvoir législatif est détenu par l'Assemblée de la République (Assembleia da República), parlement unicaméral composé de 230 députés élus pour 4 ans (dont 4 représentent les Portugais de l'étranger).

Le gouvernement est dirigé par le Premier ministre qui est, depuis les élections du 05 juin 2011, Pedro Passos Coelho, président du PSD. Le Premier ministre choisit son gouvernement, constitué des ministres, de Ministres d'État et de Ministres. L'actuel gouvernement est entré en fonction le 21 juin 2011.

Le pouvoir judiciaire est divisé en trois ordres : judiciaire, administratif, et financier. Le Tribunal suprême de justice constitue la plus haute juridiction judiciaire du pays, le Tribunal administratif suprême étant la plus haute juridiction administrative. Tous deux statuent en cassation[49].

Par ailleurs, le Tribunal constitutionnel veille à la conformité des lois avec la Constitution.

L'âge minimum requis pour voter est fixé à 18 ans. Les femmes ont obtenu le droit de vote en 1931 par un décret-loi (Decreto-lei 19694 de 5 de Maio de 1931)[50]. La peine de mort a été abolie en 1867, la dernière exécution eut lieu en 1849[51].

Les partis politiques (2011-2015)

Article détaillé : Partis politiques portugais.

Conflits territoriaux

Articles détaillés : Olivenza et Îles Selvagens.

Deux conflits territoriaux opposent encore actuellement le Portugal et l'Espagne. le Portugal ne reconnaît pas la municipalité d'Olivença comme territoire espagnol[52]. À la suite du traité de Vienne, l'Espagne a manifesté la volonté de faire rétrocession de ses territoires occupés.

La constitution portugaise dans son article 5, alinéa 3, rend impossible que ce territoire soit reconnu comme espagnol[53].

Il existe également un conflit non clarifié au sujet de la zone économique exclusive du Portugal dans les eaux territoriales des îles Selvagens (un petit archipel au nord des îles Canaries), sous autorité portugaise.

L'Espagne les réclame au motif qu'elles ne se trouvent pas sur une plaque continentale distincte, en accord avec l'article 121[2][54] de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. Le statut des îles Salvagens en tant que simples rochers ou au contraire en tant qu'îles est donc au cœur du débat. Ces îles constituent aujourd'hui une réserve naturelle dont les seuls résidents sont deux gardes du Parc naturel de Madère. Année après année, les autorités portugaises ont saisi des bateaux de pêche espagnols naviguant dans ces zones pour cause de pêche illégale et plusieurs survols non autorisés des forces aériennes espagnoles ont été dénoncés aux gouvernements concernés.

Indépendance et fusion

Articles détaillés : Ibérisme et Galice.
Proposition pour le drapeau de l'État Fédéraliste Ibérien.

Au Portugal, il exista des mouvements indépendantistes aux Açores[55] et à Madère entre la Seconde Guerre mondiale et 1976 quand ces archipels obtinrent le statut de région autonome. D'autres mouvements réclament la fusion de l'Espagne et du Portugal ou encore la fusion de la Galice (région espagnole) et du Portugal.

Pour la fusion entre l'Espagne et le Portugal, ce sont surtout les Espagnols qui, plus que les Portugais, sont favorables à une éventuelle union entre les deux pays. Presque la moitié des Espagnols se déclarent pour contre un peu plus d'un quart des Portugais. Un sondage public effectué en 2006 a révélé que 45,6 % des Espagnols sont pour la fusion ; parmi ceux-ci, 43,4 % défendent le nom d’Espanha pour l’hypothétique entité mais 39,4 % sont pour le nom Ibéria. Pour 80 % des partisans de l’union, ils souhaitent que la capitale soit Madrid, contre à peine 3,3 % pour Lisbonne[56].

Certains mouvements galiciens minoritaires et dits réintegrationnistes tels l'AGAL, revendiquent une union entre les peuples du Portugal et de Galice en militant pour ré-introduire le galicien comme dialecte de la lusophonie. D'autant que le Portugal et la Galice ont des langues issues de l'ancien galicien, le galaïco-portugais[57] qui de fait a deux variétés modernes : le portugais et le galicien.

Quelques projets transfrontaliers existent entre la Galice et le Nord du Portugal, en particulier dans le cadre de l'euro-région de Galice/Nord-Portugal (Galicia - Norte de Portugal, communidade de trabalho)[58].

Il est envisagé d'autoriser la réception des chaines de télévision portugaises en Galice, parmi les six chaînes de télévision présentes, cinq sont en langue castillane ou espagnol et une seule en galicien[59],[60].

Le 10 juillet 2008, le secrétaire exécutif de la CPLP a fait une déclaration dans laquelle il garantit que la Galice , n'étant pas un pays, peut toutefois prétendre à être membre associé de la CPLP, grâce à l'accord du gouvernement espagnol, et qu'il en a informé les autorités galiciennes[61].

Géographie

Le Portugal
Carte topographique du Portugal.
Carte administrative du Portugal.
Carte topographique de l'archipel de Madère
L'archipel de Madère
Carte topographique de l'archipel des Açores
L'archipel des Açores
Carte topographique de l'archipel des Berlengas
L'île principale de l'archipel des Berlengas

Dans le Nord du pays, le paysage est plutôt montagneux dans les zones intérieures avec des plateaux, intercalés par des secteurs qui permettent le développement de l'agriculture.

De Lisbonne, jusqu'à l'Alentejo, le relief est plutôt caractérisé par des plaines[62]. Le Portugal est traversé par plusieurs fleuves certains prenant leur source en Espagne comme le Douro, le Minho, Guadiana et le plus célèbre le Tage. D'autres fleuves importants naissent, eux, au Portugal comme le Mondego, le Sado et Mira [63]. Le pays compte plusieurs écorégions dont la Forêt sclérophyle et semi-caduque ibérique.

Les îles des Açores sont localisées sur un rift au milieu de l'océan Atlantique, quelques îles sont rentrées dans une réaction volcanique récemment comme à São Miguel en 1563 et Capelinhos en 1957, ce qui a permis un agrandissement de la superficie de l'île de Faial. Avec toutes les éruptions volcaniques une nouvelle île pourrait surgir dans un futur proche.

Le point culminant du Portugal est le Ponta do Pico dans l'île du Pico[64], c'est un ancien volcan qui est entré trois fois en éruption depuis le XVIe siècle, et une incertaine en 1963[65], la plus probable serait en 1720, il s'élève à 2 351 m mètres. Mais sur le Portugal continental le plus haut sommet, la Serra da Estrela, est situé dans le district de Guarda, et culmine à 1 993 m.

L'archipel des Berlengas est situé à 10 kilomètres des côtes portugaises, dans l'océan Atlantique. Cet archipel est composé de Berlenga Grande, des îles Estelas et Grande Farilhão. Situé à exactement 5,7 milles de Cabo Carvoeiro[66].

Les îles de Madère, au contraire des Açores qui sont localisées sur un rift au milieu de l'océan Atlantique, sont situées sur une plaque africaine[67].

Le Portugal continental possède 1 230 kilomètres de côtes, les Açores en comptent 667 kilomètres, et Madère 250 kilomètres (incluant les îles Desertas, Selvagens et celle de Porto Santo). Une caractéristique importante de la côte portugaise est l'existence de la Ria de Aveiro, l'estuaire du fleuve Vouga, près de la ville d'Aveiro, avec environ 45 kilomètres de longueur et un maximum de 11 kilomètres de largeur, qui contient une grande richesse de poissons et d'oiseaux marins.

Le pays présente une superficie de 92 906 km2 pour le Portugal continental, 2 355 km2 pour la région des Açores, 741 km2 pour la région de Madère et le Portugal possède une des plus grandes zones économiques exclusives (ZEE) d'Europe, qui recouvre une surface d'environ 1 683 000 km2.

C'est la troisième plus grande zone exclusive de l'Union européenne et la onzième à l'échelle mondiale. Les régions protégées au Portugal incluent un parc national, 12 parcs naturels, 9 réserves naturelles, 5 monuments naturels et 7 paysages protégés, s'étendant du Parc National de Peneda-Gerês jusqu'au Parc naturel de la Serra da Estrela et à la Réserve naturelle de Paul de Arzila.

En ce qui concerne les forêts portugaises, le pin (plus particulièrement le Pinus pinaster et le Pinus pinea), le châtaignier, le chêne-liège, le chêne vert, le chêne du Portugal, et l'eucalyptus sont très répandus.

Le Portugal est une escale importante pour les oiseaux migrateurs, sur les sites du cap Saint-Vincent et de la Serra do Monchique, où des milliers d'oiseaux qui volent de l'Europe vers l'Afrique en automne ou sur la direction opposée peuvent être vus au printemps.

Au Portugal il est également possible d'observer des phénomènes de remontée, particulièrement sur la côte Ouest, qui fait la richesse de la gastronomie portugaise et de la biodiversité. Les eaux marines portugaises sont parmi les plus riches en biodiversité au niveau mondial.

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Principales villes

Lisbonne (avec environ 564 477 habitants – 2,8 millions d'habitants dans la région de Lisbonne) est la capitale du Portugal depuis le XIVe siècle, car jusqu'en 1385 la capitale du Portugal fut Coimbra[68]. Lisbonne est la plus grande ville du pays, le principal pôle économique, possédant le principal port maritime et aéroport du pays. C'est aussi la ville la plus riche du Portugal avec un PIB supérieur à la moyenne européenne.

Porto (avec environ 278 255 habitants – 1,7 million dans le Grand Porto) est la seconde ville du Portugal. Il y a aussi d'autres grandes villes comme Aveiro (considérée comme le Venise portugais)[69], Braga (la ville des Archevêques), Chaves (ville historique et millénaire), Coimbra (avec son université, la plus vieille du pays et l'une des premières en Europe), Guimarães (Ville Berceau), Évora (Ville musée), Faro, Setúbal ou encore Viseu.

Classement Ville Population
1 Lisbonne 1 764 477
2 Porto 978 255
3 Vila Nova de Gaia 697 255
4 Matosinhos 395 872
5 Braga 589 460
6 Cascais 275 500
7 Coimbra 191 069
8 Guimarães 180 526
9 Setúbal 164 303
10 Maia 156 845
11 Gondomar 153 040
12 Funchal 142 291
13 Viana do Castelo 107 181
14 Leiria 99 846
15 Viseu 99 695
16 Aveiro 89 350
17 Sintra 86 102
18 Ponta Delgada 69 703
19 Póvoa de Varzim 68 515
20 Vila do Conde 59 745
21 Loulé 59 934
22 Évora 42 159
23 Faro 41 859
24 Portimão 40 643
25 Castelo Branco 40 270
26 Vila Real 38 148
27 Bragança 37 625
28 Covilhã 36 772
29 Lagos 35 433
30 Alenquer 34 649

Dans l'aire métropolitaine de Lisbonne, il existe des villes avec de grandes densités comme celles de Agualva-Cacém et Queluz (municipalité de Sintra), Amadora, Almada, Amora, Seixal, Barreiro, Montijo et Odivelas. Dans l'aire métropolitaine de Porto les plus grandes municipalités sont Vila Nova de Gaia, Maia, Matosinhos et Gondomar. Dans la région autonome de Madère, la principale ville est Funchal, c'est la capitale de l'île. Dans la région autonome des Açores il existe trois grandes villes Ponta Delgada, dans l'île de São Miguel, Angra do Heroísmo dans l'île Terceira et Horta dans l'île de Faial.

Climat

Le climat du Portugal est de type méditerranéen selon la classification de Köppen. D'après cette classification, le climat est caractérisé essentiellement par des étés chauds et secs et des hivers plus ou moins doux.

En hiver, les mois les plus « froids » sont en janvier et en février, mais les températures restent douces. Ainsi, pourtant située à 700 mètres d'altitude, la ville de Bragance dans le nord-est du pays présente une moyenne de 4,5 °C en janvier[70], valeur comparable à la basse vallée du Rhône. Cela n'exclut toutefois pas des vagues de froid périodiquement comme dans toutes les régions méditerranéennes.

En été, les mois les plus chauds et les plus secs sont juillet et août, avec une température moyenne supérieure à 20 °C presque partout au mois de juillet, atteignant des pics de plus de 45 °C dans certaines régions.

Toujours selon Köppen, le pays connaît deux nuances :

  • La zone Csa qui s'étend sur la moitié sud du pays. C'est le climat méditerranéen-type, caractérisé par des étés très chauds et secs, et des hivers doux. La neige et les gelées sont rares et l'ensoleillement annuel est souvent supérieur à 2 500 heures ;
  • La zone Csb s'étend sur la moitié nord du pays. C'est la variante « galicienne » du climat méditerranéen. Les étés demeurent secs (d'où la classification de Köppen), mais sont moins caniculaires qu'au sud, tout en restant assez chauds. La moyenne de juillet est de 20 °C à Porto[71], ce qui est assez élevé (comparable à la moyenne vallée du Rhône ou au sud-ouest français). Le cumul des précipitations annuelles y est toutefois plus élevé qu'au sud du pays, surtout sur les reliefs. L'ensoleillement est moindre, mais encore élevé (souvent entre 2 000 et 2 500 heures).

Au Portugal comme ailleurs, l'effet de l'altitude peut se faire sentir, surtout sur les hautes collines du nord-est du pays où la neige peut apparaître, influence qui reste néanmoins modérée. Plus on va vers le sud, plus cette influence se fait rare voire inexistante dans la région de l'Algarve.

On peut également citer le cas des territoires « d'outre-mer », telles les îles (Açores et Madère) qui bénéficient d'un climat océanique ou tropical suivant les localités.

Économie

Le palais de la Bourse à Porto.
Article détaillé : Économie du Portugal.

Depuis 1985, le pays est entré dans un processus de modernisation et a rejoint l'Union européenne en 1986[72]. Les gouvernements successifs ont réalisé plusieurs réformes, ont privatisé de nombreuses sociétés contrôlées par l'État et ont libéralisé les espaces-clefs de l'économie, y compris les secteurs des télécommunications et financier. Le pays a développé une économie de type capitaliste de plus en plus fondée sur les services. Le Portugal fait partie des onze États de l'UE fondateurs de l'euro, en 1999[73].

Le pays fait ainsi disparaître l'ancienne monnaie nationale, avec l'application d'une parité de 200,482 escudos pour un euro. Pendant la majeure partie des années 1990, la croissance économique portugaise est supérieure à la moyenne de celle des pays de l'Union européenne.

En partie avec des fonds de l'Union européenne[74], le pays réalise durant les vingt dernières années d'importants investissements dans ses infrastructures et dispose d'un réseau de voies routières et ferroviaires de qualité.

Début 2006, le Portugal souffre d'un taux de chômage de 7,7 %, qui atteint 8,7 % chez les femmes et 16,2 % chez les jeunes de moins de 25 ans. Néanmoins, deux des régions européennes les moins touchées par le chômage sont portugaises : les Açores et Madère avec un taux de 2,5 %[75].

Avec un passé majoritairement agricole, et après les évolutions de ces dernières années, l'économie est fondée actuellement sur les services et sur l'industrie, qui représentent 67,8 % et 28,2 % du secteur économique portugais. L'agriculture portugaise bénéficie d'un climat et d'un relief favorables et de sols fertiles.

Les dernières décennies ont permis d'intensifier la modernisation de l'agriculture et de la pêche, bien qu'encore 13 % de la population active y travaille toujours[76]. Les oliviers (qui s'étendent sur 4 000 km2), les vignobles (qui occupent 3 750 km2), le blé (sur 3 000 km2) et le maïs (qui représentent 2 680 km2) sont les principales cultures par la surface cultivée.

Tonneau de vin de Madère.
Liège en Algarve.

Les vins (les plus célèbres étant le vin de Porto[77], le vin de Madère et le vinho verde[78]) et les huiles portugaises sont appréciés grâce à leur qualité. Le Portugal est également un pays producteur de fruits, notamment les oranges algarviennes, la pêra-rocha de l'Ouest, la cerise du Gardunha et la banane de Madère. Il existe aussi d'autres productions comme l'horticulture, la fromagerie et la floriculture, comme la betterave rouge, le fromage da Serra[79], l'huile de tournesol et le tabac. Le Portugal produit 52,5 % de la production mondiale de liège[80], des eucalyptus, du vin, du cuivre... C'est aussi un important importateur de produits alimentaires. Les importations proviennent de l'Union européenne à 76 %, 4 % de l'Amérique du Nord et 1 % des pays lusophones. Le secteur primaire (agriculture) représente 2,8 %, du PIB portugais, le secteur secondaire (industrie) 24,8 % et le secteur tertiaire (services) 72,4 %[81].

Le tourisme est un secteur très important comptant pour 8 % du PIB. Les Espagnols (49 %) constituent la principale origine des touristes, suivis des Britanniques (14 %).

Exportations de produits portugais dans le monde (2006)

Les principales exportations portugaises sont le textile, les voitures, les produits manufacturés, des composants (pièces) informatiques et électroniques et des matériaux de construction.

Depuis 1962, l'usine PSA de Mangualde produit des véhicules, en 2010 47 369 véhicules ont été produits et elle a la particularité d'être en production majoritairement manuel[82]. Renault-Nissan ont débutés au second trimestre de 2011 la construction de véhicules électriques[83],[84]

Le commerce extérieur du Portugal se concentre essentiellement dans l'Union européenne. Aujourd'hui, 80 % des exportations portugaises sont à destination des pays de l'Union européenne, 5 % pour l'Amérique du Nord, les pays lusophones représentant 4 % des exportations.

Les exportations de biens manufacturés comme le textile, les vêtements, les chaussures, le liège, les machines-outils, les équipements de transports, la pâte à papier, les dérivés du papier et les produits chimiques représentent 70 % des exportations totales.

Énergie

Article détaillé : Énergie au Portugal.

Le Portugal est fortement dépendant de ses importations en matière d'énergie, en particulier pour les combustibles fossiles[85].

Le gouvernement portugais affirme qu'en 2010 45 % de l'électricité sera produite à partir des sources renouvelables[86]. Le barrage d'Alqueva, dans l'Alentejo (servant à l'irrigation des champs et à produire de l'énergie hydroélectrique) a créé le plus grand lac artificiel d'Europe de l'Ouest et a représenté un des plus grands investissements du pays.

En 2007, fut inaugurée une des plus grandes centrales solaires photovoltaïques du monde[87], située à Brinches, municipalité de Serpa. Mais de nos jours la plus grande centrale solaire photovoltaïque est située dans le village d'Amareleja[88], commune de Moura, elle devrait être complètement achevée en 2010.

Parallèlement, la première exploration commerciale du monde des énergies des vagues de la mer est entrée en fonctionnement en septembre 2008, à 5 kilomètres au bord d'Aguçadoura, commune de Póvoa de Varzim[89]. Le pays compte aussi de nombreux parcs éoliens, dont le plus grand d'Europe depuis 2008[90].

Transports

Article détaillé : Transport au Portugal.

Les transports ont constitué une priorité dans les années 1990 en parallèle avec l'utilisation croissante des véhicules automobiles et le processus d'industrialisation.

La première autoroute portugaise date de 1944 et reliait Lisbonne au Stade National (l'actuelle A5). Malgré la construction de nouveaux tronçons dans les années 1960 et 1970, c'est véritablement à la fin des années 1980 que fut commencée la construction d'autoroutes à grande échelle. De nos jours, le réseau d'autoroutes portugaises couvre la presque totalité du territoire, reliant tout le littoral et les principales villes.

Le pays compte également les réseaux des Itinerários Principais (IP) et des Itinerários Complementares (IC) qui peuvent être constitués d'autoroutes, de voies rapides et de routes nationales. Le pays possède 68 732 km de réseaux routiers, dont 2 600 km forment le réseau d'autoroutes du pays. À l'horizon 2012, le réseau autoroutier devrait atteindre 3 187 km.

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Les deux principaux noyaux urbains possèdent des systèmes de métro : le métro de Lisbonne et le Metro Transportes do Sul pour Lisbonne et le métro de Porto.

Le transport ferroviaire de passagers et de marchandises s'effectue sur les 2 791 km de lignes actuellement en service, dont 1 430 sont électrifiés et environ 900 permettent des vitesses de circulation supérieures à 120 km/h. Le réseau ferroviaire est géré par la REFER (Rede Ferroviária Nacional, Réseau ferroviaire national), tandis que les transports de passagers et de marchandises relèvent de la responsabilité des Caminhos de ferro Portugueses (Chemins de fer portugais), devenus Comboios de Portugal (CP) en 2004. Il s'agit de deux entreprises publiques. En 2006, la CP a transporté 133 millions de passagers et 9,75 millions de tonnes de marchandises. La première ligne de chemin de fer a été créée en 1856 et il fut construit avec un écartement des rails de 1,674 m, comme en Espagne[91].

Les appels d'offres pour la construction et l'exploitation d'un réseau ferroviaire à grande vitesse, avec les liaisons Lisbonne-Madrid, Lisbonne -Porto et Porto-Vigo, devaient débuter en 2008 pour la première, et en 2009 pour les deux autres. Les travaux devraient commencer en 2013 pour les liaisons Lisbonne-Madrid et Porto-Vigo et en 2015 pour la liaison Lisbonne-Porto. L'investissement prévu pour ces trois liaisons est de 7 790 millions d'euros. Deux autres lignes à grande vitesse sont encore à l’étude : Aveiro-Salamanque et Évora-Faro[92].

Lisbonne occupe une position géographique qui fait d’elle une escale pour de nombreuses compagnies aériennes étrangères. Le projet d'un nouvel aéroport international à Alcochete qui remplacera l'actuel aéroport de Portela à Lisbonne est actuellement à l'étude. Les principaux aéroports sont ceux de Lisbonne, de Faro, de Porto, de Funchal et de Ponta Delgada.

Démographie

Article détaillé : Démographie du Portugal.
Population portugaise (INE, Lisbonne)
Porto
Lisbonne
Année Total Variation Année Total Variation
1422 1 043 274 - 1900 5 423 132 +7,4 %
1527 1 262 376 +21,0 % 1911 5 960 056 +9,9 %
1636 1 100 000 -12,9 % 1920 6 032 991 +1,2 %
1736 2 143 368 +94,9 % 1930 6 825 883 +13,1 %
1770 2 850 444 +33,0 % 1940 7 722 152 +13,1 %
1776 3 352 310 +17,6 % 1950 8 441 312 +9,3 %
1801 2 931 930 -12,5 % 1960 8 851 289 +4,9 %
1811 2 876 602 -1,9 % 1970 8 568 703 -3,2 %
1838 3 200 000 +11,2 % 1981 9 852 841 +15,0 %
1849 3 411 454 +6,6 % 1991 9 862 540 +0,1 %
1864 4 188 410 +22,8 % 2001 10 356 117 +5,0 %
1878 4 550 699 +8,6 % 2011 10 760 305 +3,9 %
1890 5 049 729 +11,0 % Sources : [93],[94],[95]

Les Portugais sont, à l’origine, des Celtes et des Ibères, des Celtibères et, majoritairement, des Lusitaniens. Les Gallaeci sont d'origines celte et germanique. Autres influences importantes : les Romains (la langue portugaise dérive du latin), les Wisigoths et les Suèves ; tous ont peuplé ce qui constitue aujourd'hui le territoire portugais. De moindre influence, citons aussi les Grecs et les Phéniciens-Carthaginois, les Vandales (Sillings et Hasdings), les Alains (tous deux expulsés ou partiellement laissant la place aux Wisigoths) et les Berbères du Nord africain.

La population portugaise est composée de 16,3 % de personnes ayant entre 0 et 14 ans, 66,1 % entre 15 et 64 ans et 17,6 % pour les plus de 65 ans[96]. L'espérance de vie moyenne est de 78,21 ans, 81,69 ans pour les femmes et 74,95 ans pour les hommes[97]. 93,3 % des Portugais, 95,5 % pour les hommes et 91,3 % pour les femmes, savent lire et écrire[98], le taux d'analphabétisme diminuant au long des années. La croissance de la population se situe dans les 0,305 %. On compte 10,45 naissances pour 1 000 habitants et 10,62 décès pour 1 000 habitants. La population du pays n'est pas donc renouvelée, le taux de fertilité au Portugal n'étant que de 1,49 enfant/femme. Le Portugal est l'un des pays où le taux de mortalité infantile est le plus bas du monde (5 pour mille)[99]. Selon l'ONU, en 2010, 60 % des Portugais résident dans le milieu urbain et 40 % résident dans le milieu rural[100].

Même si le Portugal est un pays développé, il y existe encore des populations qui n'ont pas accès à l'eau en réseau et à l'électricité, même si les populations concernées ont beaucoup diminué de nos jours. L'assainissement de base n'inclut encore pas tout le territoire, étant particulièrement développé dans les régions de l'Alentejo et de Lisbonne, ainsi que la vallée du Tage où se concentre la plus grande partie de la population bénéficiant d'un accès. À l'heure actuelle, il existe encore un grand nombre d'habitations non reliées à un reseau public d'assainissement (tout-à-l'égoût), quelques-unes étant mêmes dépourvues de tout système d'assainissement. L'accès à la santé est garanti pour toute la population, l'accès aux médicaments étant garanti à la quasi-totalité de la population.

Près de 550 000 immigrés vivent au Portugal, représentant environ 5 % de la population portugaise, une grande partie en provenance du Brésil (66 700). Vient ensuite l'Ukraine (65 800) puis le Cap-Vert (64 300). On trouve aussi d'autres nationalités, venant par exemple de Moldavie, de Roumanie, de Guinée-Bissau, d'Angola, du Timor-Leste, de Mozambique, de São Tomé e Príncipe et enfin de Russie[101].

Évolution de la population portugaise entre 19612003 (nombre d'habitants en milliers; Source FAO, 2005).

Culture

Article détaillé : Culture du Portugal.
Chanteurs de fado

La culture du Portugal trouve ses racines dans la culture latine de la civilisation romaine, avec également un héritage celtibère (mélange de culture celtique pré-romaine et ibérique).

Le Portugal, pays de longue histoire qui a connu de nombreuses influences de civilisations étrangères, abrite des bâtiments à l'architecture remarquable, des arts, ameublement et collections littéraires qui sont des miroirs des événements qui ont forgé ce territoire et ses habitants. Les Portugais possèdent de nombreux sites culturels allant des musées jusqu'aux vieilles églises qui témoignent de son héritage culturel.

Architecture

Article détaillé : Architecture du Portugal.

L'architecture du Portugal est l'architecture qui a existé et qui se pratique sur le territoire du Portugal, c'est-à-dire bien avant la fondation du Portugal en tant que pays au XIIe siècle. Le terme s'étend aussi à des bâtiments créés sous l'influence de la culture portugaise ou par des architectes portugais du temps de l'empire portugais.

L'architecture portugaise, à l'instar de tous les aspects de la culture portugaise, est marquée par l'Histoire du pays et des peuples qui se sont installés avec leur culture sur le territoire actuel portugais. Parmi eux, les Romains, les Germains, les Arabes, mais aussi l'influence des principaux centres artistiques européens qui a introduit dans le pays les différents styles architecturaux aussi bien roman, gothique, Renaissance, baroque que classique. On peut citer comme principales manifestations de l'architecture portugaise, le style manuélin, version locale du Gothique tardif, et le style pombalin, mélange de baroque tardif et de néoclassicisme qui s'est développé après le tremblement de terre de Lisbonne en 1755.

Architecture des premiers temps

Anta (dolmen) à Cabeção près de Mora dans l'Alentejo.

Des exemples précoces d'activités de bâtisseurs au Portugal datent du Néolithique et sont des sites associés à la culture des mégalithes. L'intérieur du pays comporte un grand nombre de dolmens (appelés antas ou dólmens), de tumulus (mamoas) et de menhirs. La région de l'Alentejo est particulièrement riche en monuments mégalithiques comme l'Anta Grande do Zambujeiro` situé non loin d'Évora. On trouve des pierres levées, soit isolées, soit disposées en cercle (cromlechs). Le cromlech des Almendres, lui aussi près d'Évora, est le site le plus étendu de la péninsule ibérique, avec près de cent menhirs formant deux ellipses orientées est-ouest.

Des villages fortifiés préhistoriques datant du Chalcolithique se trouvent le long du Tage telle le site de Vila Nova de São Pedro près de Cartaxo et le Castro do Zambujal près de Torres Vedras. Ces sites furent occupés environ de 2500 à 1700 avant J.-C. et étaient ceints de murs et de tours en pierre, signe d'hostilités à cette époque.

À partir du VIe siècle av. J.‑C., le Nord-Ouest du Portugal, tout comme la région voisine de la Galice en Espagne, connut le développement de la culture des Castros (cultura castreja). Cette région était couverte d'habitations fortifiées (appelées citânias ou cividades) qui, pour une grande part, continueront d'exister sous la domination romaine quand la région sera annexée à la province de Gallaecia. Citânia de Sanfins près de Paços de Ferreira, Citânia de Briteiros près de Guimarães ou Cividade de Terroso près de Póvoa de Varzim sont des sites archéologiques notables.

Période romaine

L'architecture s'est développée de façon significative avec l'arrivée des Romains au IIe siècle av. J.‑C. qui appelèrent Hispanie la péninsule Ibérique. Les villages et lieux d'implantation conquis furent souvent modernisés selon les modèles romains avec la construction de forum, de rues, de théâtres, de temples, de bains, d'aqueducs et d'autres bâtiments publics. Un réseau efficace de routes et de ponts fut créé pour mettre en relation les villes et les autres zones colonisées.

Braga (Bracara Augusta) fut la capitale de la province de Gallaecia et possède encore des vestiges de bains publics, une fontaine publique (appelée la fontaine de l'Idole) et un théâtre. Évora a la particularité de posséder un temple romain très bien conservé, probablement dédié au culte de l'empereur Auguste. Un pont romain traverse la rivière Tâmega à Chaves (Aquae Flaviae). On trouve aussi les vestiges d'un théâtre aux environs de l'Alfama à Lisbonne (Olissipo).

Les vestiges les mieux conservés de villages romains sont ceux de Conimbriga situés près de Coimbra. Les fouilles ont révélé des murs d'enceinte, des bains, un forum, un aqueduc, un amphithéâtre, des logements pour la classe moyenne (insulae) de même que des villas luxueuses (domus) avec une cour centrale décorée de mosaïques. Un autre site de fouilles important de village romain est Miróbriga près de Santiago do Cacém possédant un temple romain bien préservé, des bains, un pont et les vestiges du seul hippodrome romain connu au Portugal.

Période pré-romane

La domination romaine sur l'Hispanie prit fin avec les invasions germaniques (Suèves et les Wisigoths) à partir du Ve siècle. Très peu de bâtiments ont été conservés de cette période de domination wisigothe (de 580 à 770), surtout à cause des modifications ultérieures ; néanmoins, il subsiste la chapelle de São Frutuoso de Montélios près de Braga qui faisait partie d'un monastère wisigoth construit au VIIe siècle. Ce monument présente un plan en forme de croix grecque avec des branches rectangulaires et une coupole centrale ; coupole et branches sont décorées d'arcs en relief. La chapelle révèle une nette influence de l'architecture byzantine comme le mausolée de Galla Placidia à Ravenne.

Après 711, lors de la période de domination de la péninsule ibérique par les Maures, beaucoup de chrétiens (les Mozarabes) vivaient sur les territoires maures et avaient le droit de pratiquer leur religion et de construire des églises. Le royaume resté chrétien des Asturies (de 711 à 910), situé au nord de la péninsule, sera la point de départ de la Reconquista. L'architecture asturienne et l'art mozarabe vont influencer les monuments chrétiens du futur Portugal. Le plus important est sans doute l'église de São Pedro de Lourosa, située près d'Oliveira do Hospital, qui porte gravée l'inscription de 912 comme année de sa construction. Cette église est une basilique avec trois nefs séparées par des arcs outrepassés, un narthex en façade et des fenêtres à meneaux et à arc outrepassé d'influence asturienne sur l'aile centrale.

Période mauresque

Vue de Silves et son château mauresque.

La conquête de la péninsule Ibérique par les Maures venus du Maghreb en 711 mit fin à la domination wisigothe en Hispanie, renommée Al-Andalûs par les nouveaux arrivants. La présence mauresque va profondément influencer l'art et l'architecture sur le territoire portugais, surtout au sud où la Reconquista ne s'achève qu'en 1249. Cependant au Portugal, contrairement à l'Espagne voisine, peu de bâtiments mauresques sont parvenus intacts jusqu'à nos jours. L'habitat traditionnel dans beaucoup de villes et de villages du Portugal a de simples façades blanches qui donnent à l'ensemble une allure du type des villages d'Afrique du Nord. De nombreux villages et quartiers de ville ont gardé le réseau viaire de la période islamique, comme le quartier de l'Alfama à Lisbonne avec ses rues étroites et ses petites maisons et immeubles, qui sont trace du Coran[102]. Les bâtiments mauresques étaient souvent construits en pisé (taipa) et adobe, et blanchis à la chaux.

Les Maures ont construit des châteaux forts et des fortifications en de nombreuses villes, mais, bien que beaucoup des châteaux médiévaux du Portugal soient originaires de cette période, dans la plupart des cas, ils ont été profondément remaniés après la reconquête chrétienne. Cependant un des mieux préservés est le château de Silves, ancienne capitale de l'Al-Gharb, l'Algarve d'aujourd'hui. Bâti entre les VIIIe et XIIIe siècless, le château de Silves a conservé ses murailles et ses tours carrées de la période mauresque, ainsi que ses citernes du XIe siècle qui servaient à ravitailler la ville en eau en cas de siège. Le vieux centre de la ville – l'Almedina – était défendu par des murailles, des tours fortifiées et des portails dont certaines parties existent toujours.

Vue de Mértola et de son église.

Beaucoup de mosquées furent construites sur le territoire portugais durant la période de domination musulmane, mais elles ont toutes été transformées en églises ou cathédrales, et les caractéristiques de l'art islamique sont difficilement identifiables maintenant. Ainsi les cathédrales de Lisbonne, Silves et Faro, par exemple, ont certainement été construites à l'emplacement d'une grande mosquée après la Reconquista.

L'église principale de Mértola dans l'Alentejo constitue la seule exception. La mosquée de Mértola a été construite durant la seconde moitié du XIIe siècle et reste, même si elle a connu de sévères modifications, la mosquée médiévale portugaise la mieux conservée[103].

À l'intérieur son plan est pratiquement carré avec quatre branches et un total de 12 colonnes supportant des croisées d'ogives manuélines du XVIe siècle.

Même si le toit a été modifié et quelques ailes supprimées au XVIe siècle, l'espace intérieur labyrinthique avec sa forêt de piliers est clairement affilié aux autres mosquées d'Espagne et du Maghreb qui lui sont contemporaines. Les murs intérieurs portent encore un mihrab, la niche décorée indiquant la direction de La Mecque[104].

Style manuélin

Article détaillé : Style manuélin.

L'architecture gothique tardive du Portugal se caractérise par l'émergence d'un style somptueux appelé manuélin en l'honneur de Manuel Ier sous le règne duquel la plupart des bâtiments de ce style furent construits ou commencés. Le style manuélin combine des aspects du gothique tardif avec d'autres de la Renaissance, et la décoration montre l'influence de la Renaissance espagnole (plateresques, isabellines), italienne et flamande, mais aussi les emprunts à la tradition islamique grâce à son voyage au Maroc[105].

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Les édifices de style manuélin sont aussi souvent décorés de motifs naturalistes typiques de l'époque des Grandes Découvertes, tels les motifs en spirale rappelant les cordes utilisées dans la navigation, et aussi les compositions opulentes faites de motifs animaux et végétaux.

Le premier bâtiment connu de style manuélin est le monastère de Jésus de Setúbal. L'église du monastère fut construite entre 1490 et 1510 par l'architecte Diogo Boitaca considéré comme l'un des principaux créateurs de ce style. La nef tripartite de cette église conserve la même hauteur sur toute sa largeur, comme une tentative d'unification de l'espace intérieur qui atteindra son apogée dans la nef de l'église santa Maria du monastère des Hiéronymites à Lisbonne, terminée dans les années 1520 par l'architecte João de Castilho. La nef du monastère de Setúbal est supportée par des colonnes torsadées, ce qui est une des caractéristiques du style manuélin et qu'on retrouve d'ailleurs dans la cathédrale de Guarda et les églises paroissiales d'Olivenza, de Freixo de Espada à Cinta et de Montemor-o-Velho entre autres. Les bâtiments manuélins ont aussi habituellement des portails élaborés avec des colonnes torsadées, des niches et des motifs décoratifs empruntant à la Renaissance et au gothique, comme par exemple le monastère des Hiéronymites ou le monastère de Santa Cruz à Coimbra[106].

Style pombalin

Article détaillé : Style pombalin.
Praça do Comércio avec l'arc marquant l'entrée dans la rua Augusta à Lisbonne.

Le tremblement de terre de Lisbonne de 1755, suivi d'un raz-de-marée et d'un incendie, détruisit en grande partie la ville. Joseph Ier de Portugal et son premier ministre Sebastião José de Carvalho e Melo, marquis de Pombal, demandèrent à des architectes et des ingénieurs de reconstruire les parties endommagées de Lisbonne, dont le quartier de Baixa[107].

Le style pombalin est une architecture utilitaire et laïque marquée par le pragmatisme. Il suit le style dépouillé des ingénieurs militaires avec ses arrangements réguliers et rationnels, mélangé à des détails rococo et une approche néoclassique pour la composition générale. Baixa fut reconstruit par Eugénio dos Santos et Carlos Mardel. Le marquis de Pombal imposa des règles de reconstruction. Des maquettes architecturales servirent de test en simulant autour d'elles un tremblement de terre en faisant juste à côté marcher au pas des troupes, faisant des bâtiments pombalins les premiers exemples de construction antisismiques. La praça do Comércio, la rue Augusta et l'avenida da Liberdade sont les exemples par excellence de ce style. La praça do Comércio a une composition régulière et rationnelle en accord avec la reconstruction de Baixa[108].

Le style pombalin se retrouve aussi à Vila Real de Santo António, une ville nouvelle dans l'Algarve construite par Reinaldo Manuel dos Santos. Le style est bien visible dans la composition urbaine et surtout dans la place principale.

À Porto, sous l'impulsion du gouverneur de la prison João de Almada e Melo, la rue de São João fut reconstruite, de même que la cour des lois Relação, la cour d'appel Gaol et la prison. Les commerçants britanniques introduisirent l'architecture palladienne avec la praça da Ribeira, la fabrique (1785-1790) et l'hôpital São Antonio (1770).

Littérature

Article détaillé : Littérature lusophone.

Écrite en portugais ou dans d'autres langues, la littérature portugaise est remarquable par la douceur de sa poésie lyrique et l'esprit mordant de sa prose satirique.

La littérature portugaise peut être divisée en quatre époques[109] :

  • de 1200 à 1415, l'âge des troubadours,
  • de 1415 à 1580, floraison de l'humanisme, rivalisant avec la Castille,
  • de 1580 à 1820, période peu productive,
  • depuis 1820, renouveau romantique.

La littérature portugaise fut l'une des littératures occidentales qui se développèrent le plus tôt, par les textes et les chansons. Jusqu'en 1350, les troubadours galaïco-portugais ont étendu leur influence littéraire à la majeure partie de la péninsule Ibérique. Gil Vicente fut l'un des fondateurs des traditions dramatiques portugaise et espagnole.

Le poète Luís de Camões a écrit des poésies épiques. Son œuvre la plus connue, Os Lusíadas (Les Lusiades), est publiée en 1572 et raconte la naissance et le destin de la nation et de l’empire portugais. Pour mesurer l'importance de ce poète et de cette œuvre pour le pays, il suffit de savoir que la fête nationale portugaise est fixée à la date anniversaire de sa mort.

La poésie portugaise moderne est enracinée dans des modèles néoclassiques et contemporains, à l'exemple de l'œuvre de Fernando Pessoa. La littérature portugaise moderne est représentée par les auteurs tels que Camilo Castelo Branco, Almeida Garrett, Eça de Queiroz, Sophia de Mello Breyner Andresen et Antonio Lobo Antunes. Particulièrement populaire et distingué, José Saramago s'est vu remettre le prix Nobel de littérature en 1998[110],[111].

Musique

Mariza, chanteuse de fado.

La musique traditionnelle portugaise est variée et très riche. Du folklore avec les danses du vira (région du Minho), du pauliteiros de Miranda (région Mirandaise), du corridinho de l'Algarve ou encore du bailinho deMadère. Les instruments typiques sont le cavaquinho, la cornemuse, l'accordéon, le violon, les tambours, la guitare portugaise (instrument caractéristique du fado) et toute une variété d'instruments à vent et de percussion. Dans la culture populaire existent encore les groupes philharmoniques qui représentent chaque localité et jouent des styles de musique différents, du populaire au classique.

Le style de musique portugais le plus connu est le fado, dont l'interprète la plus célèbre fut Amália Rodrigues[112],[113]. D'autres chanteurs comme Alfredo Marceneiro, Vicente da Câmara, Nuno da Câmara Pereira, Frei Hermano da Câmara, António Pinto Basto et Hermínia Silva se sont distingués en tant que fadistes. Ces dernières années, le fado a vu apparaître de jeunes chanteurs qui ont connu un grand succès, comme Camané, Mariza, Ana Moura, Mafalda Arnauth et Mísia entre autres, ainsi que de jeunes guitaristes comme Bernardo Couto.

Récemment, grâce aux Madredeus et à des chanteurs comme Mariza, Cristina Branco ou Dulce Pontes, la musique portugaise a atteint un niveau de reconnaissance international, contribuant à diffuser la langue portugaise dans le monde entier[114]. Citons également Paulo Alexandre et sa chanson Verde Vinho, vendue à 200 000 exemplaires au Portugal, dont paroles et refrain ont fait le tour du monde[115].

Chez les instrumentistes, on remarque la carrière et les compositions du guitariste Carlos Paredes, le plus connu des maîtres de la guitare portugaise[116].

Comme référence à la chanson de la fin du XXe siècle (surtout de la période pré- et post-révolutionnaire), on trouve entre autres Zeca Alfonso, Sérgio Godinho, Os Trovante. Même si le fado reste le genre le plus connu au-delà des frontières, la « nouvelle » musique portugaise a aussi un rôle important et fait preuve d'une grande originalité[117]. Mafalda Veiga, Sara Tavares, Lúcia Moniz, Jorge Palma, Rui Veloso, Clã, GNR, Ornatos Violeta, Xutos & Pontapés, Moonspell, Da Weasel, Tiago Bettencourt, Fingertips, Per7ume, Mão Morta et Primitive Reason font partie des plus connus.

D'autres styles de musiques existent au Portugal, comme le Pimba, ce genre musical créé au milieu des années 1990 par le chanteur Emanuel avec sa chanson Pimba en 1995 ; pour d'autres, Quim Barreiros serait à l'origine de ce genre musical. Ce style musical emprunte beaucoup à la variété, la pop et avec l'accompagnement de l'accordéon, du synthétiseur et des trompettes. Les plus grands de cette catégorie sont Emanuel, Quim Barreiros, José Malhoa, Luis Manuel et Ruth Marlene.

Les styles dance, électro, house et techno apparaissent tout à la fin du XXe siècle. La dance fait sont apparition en 1998 au Portugal, avec le groupe Santamaria qui rencontre un franc succès. La house et la techno sont très présents au Portugal avec des DJ tels que Rui da Silva, Mastiksoul, DJ Vibe, Pete Tha Zouk, Pedro Cazanova, Diego Miranda ... Le grand phénomène portugais de l'electro actuelle est le groupe Buraka Som Sistema qui a réussi un mélange de hip-hop, de kuduro (musique traditionnelle angolaise) et d'electro/dance ; ils connaissent un grand succès international.


Le Portugal participe au concours Eurovision de la chanson depuis 1964 sans jamais le gagner[118].

Gastronomie

Chaque région du Portugal possède ses spécialités culinaires spécifiques, s'inspirant souvent des produits locaux. Les aliments de base dans cette cuisine sont la viande (de mouton, de porc et de volaille), diverses espèces de poissons et de coquillages (grande variété d'assiettes de morue, il existe 365 variantes de recettes pour la morue[119]). La caldeirada de peixe est un plat typique de la municipalité de Peniche[120], il est composé de poissons, patate, oignons, tomates et de piments. Les fromages les plus populaires sont le fromage da Serra da Estrela et le fromage de Azeitão[121]. Bien sûr il y a d'autres fromages populaire portugais sous l'appellation d'origine protégée.

Le Portugal est un pays fortement vinicole, les vins les plus célèbres sont les vins du Douro, de l'Alentejo et du Dão, les vins verts du Minho, et les liquoreux de Porto, de Lourinhã et de Madère. Dans les pâtisseries il existe une liste énorme de variétés de recettes traditionnelles, les plus célèbres étant les pastéis de nata (le secret de la recette est toujours bien gardé), les ovos moles d'Aveiro, les pastéis de Tentúgal, le pão-de-ló, et encore beaucoup d'autres.

Parmi les plats typiques du pays, les plus populaires et qui font partie intégrante de la cuisine portugaise sont le cozido à portuguesa, le bacalhau à Brás ainsi que le bacalhau à Gomes de Sá ou encore le cochon de lait cuit à la mode du Bairrada rojões d'Aveiro et du Minho.

La cuisine portugaise a également influencé d'autres gastronomies, comme celle du Japon, avec l'introduction de la friture qui a donné plus tard le tempura[122].


Mode vestimentaire

Le pays se développe de plus en plus au niveau de la mode vestimentaire. Depuis les années 1990, des marques portugaises ont envahi le marché de la mode[Où ?] et des créateurs ont su s'imposer tant nationalement que mondialement[Lesquels ?]. Énormément[Combien ?] de marques de prêt-à-porter vont chercher de l'inspiration au Portugal[Lesquelles ?] et font assembler leurs modèles au Portugal, principalement dans la zone de Porto, connue pour son savoir-faire dans le textile et la mode[réf. nécessaire].

Parmi les créateurs et stylistes portugais les plus connus, il y a Fátima Lopes, Nuno Gama, Ana Salazar, Miguel Vieira, Nuno Melo, Luis Buchinho et d'autres.

Voici quelques marques de prêt-à-porter portugaises, comme Salsa Jeans, Tiffosi Denim, Concreto, Cirrone Jeans, Cheyenne, D-Sample, SMK Jeans, Sacoor Brothers, Mike Davis, Decenio, Throttleman, Foreva, Ana Sousa et d'autres.

Sport

Le football est le sport le plus connu, aimé et pratiqué au Portugal. Le légendaire Eusébio est encore un grand symbole du football portugais et les plus récents phénomènes de popularité sont Luís Figo, Rui Costa, João Vieira Pinto, Ricardo Quaresma, Pedro Miguel Pauleta et Cristiano Ronaldo, qui font partie des nombreux footballeurs de réputation mondiale nés au Portugal.

Le Sporting Clube de Portugal, SC Braga, FC Porto et Benfica Lisbonne sont les quatre plus grands clubs de sport par leur popularité et en termes de trophées gagnés. Ils ont gagné 12 titres dans les concours européens, ils étaient présents dans beaucoup de finales et ont été les compétiteurs réguliers aux dernières étapes de presque chaque saison.

Supporters de la Selecção pendant l'Euro 2004 à domicile.
Équipe Sport Création Ligue Stade Capacité Entraîneur
Sport Lisboa e Benfica (SLB) Football 28 février 1904 Championnat du Portugal de football Estádio da Luz 65.200 Jorge Jesus[123],[124]
FC Porto (FCP) Football 28 septembre 1893 Championnat du Portugal de football Estádio do Dragão 52.202 Vítor Pereira
Sporting Clube de Portugal (SCP) Football 1er juillet 1906 Championnat du Portugal de football Estádio José Alvalade XXI 50.095 Domingos Paciência

En rink-hockey, l'équipe du Portugal est la plus titrée au Monde[125], c'est un sport qui est très populaire et pratiqué dans tout le pays[126]. Ils sont avec l'Italie les deux uniques pays à posséder un championnat professionnel dans ce sport.

La Selecção est restée en deuxième place à l'Euro 2004, c'est le Portugal qui avait accueilli le tournoi européen de football cette année-là[127]. L'équipe avait réussi à atteindre la troisième place lors de la Coupe du monde de football de 1966 et atteint la quatrième place de la Coupe du monde de football de 2006, ce sont ses meilleurs résultats en concours jusqu'à présent. Le Portugal a aussi accueilli le Grand Prix automobile. Le Grand Prix automobile du Portugal fut une épreuve du championnat du monde de Formule 1 entre 1958 et 1960, puis de 1984 à 1996 où il se disputa sur le circuit d'Estoril, situé au nord de Lisbonne.

Le Portugal a participé à toutes les éditions des Jeux olympiques d'été depuis 1912 mais n'a participé que quatre fois aux Jeux olympiques d'hiver depuis 1952.

Les athlètes portugais ont remporté 22 médailles aux Jeux olympiques d'été et aucune médaille aux Jeux olympiques d'hiver. Ils ont remporté la plupart de leurs médailles en athlétisme, en voile et en équitation. Lors des Jeux olympiques d'été de 2008, le Portugal remporta deux médailles olympiques :

Religion

Le sanctuaire de Notre-Dame de Fátima.

L'Église et l'État sont formellement séparés pendant la première République portugaise (1910 à 1926), séparation réitérée dans la constitution portugaise de 1976. Le Portugal est un État séculier. En dehors de la constitution, les deux documents les plus importants concernant la liberté religieuse sont le Concordat du 18 mai 2004 (succédant à ceux de 1940 et de 1886) entre le Portugal et le Saint-Siège[130] et la « Loi de liberté religieuse » de 2001.

Le Christ Roi, un monument religieux dédié au Sacré-Cœur de Jésus.
Synagogue à Porto.

La majorité des Portugais (environ 84,5 %) sont de confession catholique[131]. Selon une étude de l'Église catholique romaine, les catholiques pratiquants représentent 18,7 % de la population totale. 'Le Portugal a reconnu le mariage entre personnes de même sexe.

L'avortement est légal jusqu'à 10 semaines   

Le Portugal est divisé en vingt diocèses, regroupés en trois provinces : Braga, Lisbonne et Évora.

Environ la moitié des mariages au Portugal sont des mariages catholiques. Le divorce est autorisé par le Code civil portugais, par consentement mutuel ou sur demande auprès d'un tribunal par un des conjoints.

Au Portugal sont également pratiquées d'autres religions issues du christianisme comme le protestantisme et le mouvement des Témoins de Jéhovah. Il existe actuellement une communauté de 100 000 évangéliques. Les Témoins de Jéhovah comptent près de 50 000 fidèles au Portugal. Plus de 100 000 personnes ont assisté, en 2009, à la célébration de la Commémoration du décès du Christ. Cette religion est présente dans le pays depuis 1925, mais elle fut officiellement interdite entre 1961 et 1974. En décembre 1974, huit mois après la révolution des Œillets qui renversa l'État nouveau, l'Association des Témoins de Jéhovah fut légalement reconnue. Son siège est actuellement dans la paroisse d'Alcabideche (municipalité de Cascais).

Les anglicans sont organisés en Église catholique apostolique évangélique lusitanienne,fondée en 1880.

La communauté juive reste présente au Portugal malgré le décret du 5 décembre 1496 de Manuel Ier qui obligea la communauté juive à choisir entre la conversion ou l'expulsion du pays[132] et le massacre de 1506[133]. La culture juive s'est développée dans la ville de Belmonte où il y a encore une communauté juive et où un musée juif a été ouvert en 2005. En 2006, il existe au Portugal une communauté d'environ 8 000 juifs.

Une des plus petites communautés religieuses au Portugal est l'islam avec environ 15 000 fidèles[134]. Selon l’Instituto Nacional de Estatística, en 1991, il y avait une communauté de 9 134 musulmans dans le pays. La majorité de cette population provient des anciennes régions ultramarine, comme la Guinée-Bissau et le Mozambique qui sont majoritairement de confession musulmane.

La principale mosquée du pays est la mosquée centrale de Lisbonne. À Mértola, il existe encore une mosquée, mais elle fut convertie en église catholique après la Reconquista[135].

Langue portugaise

Publicité en portugais angolais

La langue officielle de la République portugaise est le portugais[136], avec plus de 220 millions de personnes qui la parlent dans le monde entier en 2008. C'est alors la huitième langue[137] la plus parlée au monde et la cinquième langue européenne la plus parlée dans le monde. Cette langue est officielle au Portugal, au Brésil, en Angola, au Cap-Vert, en Guinée Bissau, en Guinée équatoriale, à Macao, au Mozambique, à São Tomé e Príncipe et au Timor-Oriental, mais elle est aussi parlée dans l'ancienne Inde portugaise (Goa, Daman et Diu et Dadra et Nagar Haveli) et dans certains territoires limitrophes de pays lusophones (comme Olivença[138] en Espagne et l'Uruguay[139] avec le Brésil).

Le portugais possède aussi un statut officiel dans l'Union européenne[140], dans l'Union des nations sud-américaines, dans l'Union latine, dans le Mercosur, dans la Communauté de développement d’Afrique australe et dans l'Union africaine[141]. Le portugais est parfois désigné comme la « langue de Camões » (Luís de Camões, auteur de Os Lusíadas).

Plaque rédigé en mirandais.

D'autres langues sont aussi reconnues officiellement :

  • La langue des signes portugaise[142]
  • Le mirandais, qui est la seconde langue officielle du Portugal. Elle est surtout parlée dans la région de Miranda do Douro (la « Terre de Miranda »), cette langue est enseignée comme seconde langue facultative dans les écoles de cette ville et de Vimioso.

Le Portugal apparaît homogène sur le plan linguistique, car 96 % des habitants ont comme langue maternelle le portugais ; mais il en existe aussi plusieurs variétés dialectales, notamment l'açorien, l'algarvio, l'alentejano, le Minhoto, le beirão, le madérien, le dialecte de la Beira Alta et du Mondego, le dialecte de Castelo Branco et de Portalegre et enfin le dialecte de Trás-os-Montes[143].

Fêtes et jours fériés

Plus grand arbre de Noël d’Europe, Porto, 2007.
Fêtes et jours fériés au Portugal
Date Nom Observations
1er janvier Nouvel An Jour de l'an.
Février Carnaval Mardi-gras.
Mars - Avril Vendredi Saint Célébration chrétienne de la passion et de la mort du Christ.
Mars - Avril Pâques Célébration chrétienne de la résurrection du Christ.
25 avril Révolution des Œillets Fête de la liberté (anniversaire de la fin de la dictature le 25 avril 1974).
1er mai Fête du Travail Fête des travailleurs.
13 mai Notre-Dame de Fátima Anniversaire de la première des six apparitions de la Vierge Marie à Fátima.
Mai - Juin Fête-Dieu Célébration catholique du corps et du sang du Christ.
10 juin Fête nationale Anniversaire de la mort du poète Camões en 1580.
15 août Assomption Célébration catholique de la montée au paradis de la Vierge Marie.
5 octobre Implantation de la République Fête de la République (instaurée en 1910).
1er novembre Toussaint Fête catholique de tous les saints.
1er décembre Restauration de l’indépendance Fête de l’indépendance (restaurée en 1640 après 60 ans d’union avec l’Espagne dans l’Union ibérique).
8 décembre Immaculée Conception Fête catholique de la conception de la Vierge Marie, patronne du Portugal depuis 1646.
25 décembre Noël Célébration chrétienne de la naissance du Christ et fête de la famille.

Médias

Radio

Station de radio locale de Lourinhã.

La radio apparait lors de la première partie du XXe siècle. Les premières émissions sont réalisées en 1932, par la Emissora Nacional (Émetteur national), fondée officiellement en 1935, mais existante depuis 1930, lors d'un décret qui a créé la Direcção dos Serviços Radio eléctricos (Direction des Services Radio électriques), autorisant, en simultané, l'acquisition des premiers expéditeurs de Moyenne fréquence et la haute fréquence au Portugal. En 1934, sont réalisées les premières émissions en haute fréquence. Conçue dans un cadre politique interne et externe où les radios nationales jouaient surtout un rôle de véhicule des intérêts du Gouvernement, cette caractéristique s'est accentuée davantage dans le cas portugais en fonction du régime totalitaire qui a perduré jusqu'en 1974.

Après ce régime, les postes radiophoniques sont nationalisés et fut ensuite créée la RDP (Radiotelevisão Portuguesa). Son évolution a continué, avec des réorganisations internes et des réformes, en 2004, elle fut appelée la RTP (Radio Télévision du Portugal). Actuellement, la RTP, entreprise publique d'état, comporte trois émetteurs : Antena 1, Antena 2 et Antena 3. Outre celles-ci, il existe d'autres stations de radios privées comme la Radio Renascença, la Rádio Comercial, RFM, MEGA FM, Best Rock FM, Cidade FM et la Rádio Clube Português. Il existe aussi une centaine de stations locales et régionales.

Télévision

La télévision est apparue au Portugal pendant les années 1950. A l'initiative du gouvernement portugais, la RTP SARL est créée le 15 décembre 1955. Les émissions expérimentales de la RTP (ultérieurement, connue comme la RTP1) ont été initiées en 1956, à partir de la Feira popular, à Lisbonne. Néanmoins, les émissions ne seront effectives qu'à partir de 1957. Devant la nécessité d'organiser la programmation de manière à satisfaire les téléspectateurs, RTP créa en 1968 une nouvelle chaîne : RTP2.

En 1975, la RTP fut nationalisée, en la transformant en une société publique. À la fin du XXe siècle, l'État a accordé une licence pour la création de deux chaînes de télévision indépendantes : la SIC en 1992 et la TVI en 1993[144].

À l'heure actuelle RTP1, RTP2, la SIC et TVI sont les seules quatre chaînes nationales existantes au Portugal. Outre les chaînes nationales, il existe aussi deux chaînes régionales, celle de RTP Açores qui fut créée en 1975 et RTP Madeira qui fut elle créée en 1972. RTP et SIC possèdent des chaînes internationales et aussi par satellite, les chaînes internationales sont TVIi, RTPi et SICi. Au Portugal il est aussi possible de capter les chaînes par câble et via satellite. Avec les évolutions technologiques, il est désormais possible de voir la télévision à travers internet et par téléphone[145].

Le réseau principal du câble portugais est TV Cabo qui propose de nombreuses chaines thématiques (MTV Portugal, SIC Radical, Sport TV ...).

Presse

Quelques parutions de l'Expresso.

L'Açoriano Oriental est le journal le plus ancien du Portugal. C'est aussi l'un des dix plus vieux du monde. Il fut fondé le 18 avril 1835, dans une période qui correspond à un âge d'or du journalisme aux niveaux national et international.

Quatre mois avant l'apparition de cette première publication, fut promulguée la première loi de liberté de la presse au Portugal. Depuis cette loi, plusieurs journaux sont apparus au long des années, dont les plus connus sont O Século, le Diário de Notícias et le Jornal de Notícias.

Au Portugal, il existe plusieurs revues, aux sujets variés ; les principaux périodiques portugais sont :

Annexes

Codes

Le Portugal a pour codes :

Sources, notes et références

  1. Depuis la fin du régime dictatorial de Salazar le Portugal ne possède plus de devise. L'ancienne devise était A Nação e tudo, tudo pela Nação. Source : A Nação e tudo, tudo pela Nação, devise du Portugal pendant l'époque de Salazar, page consultée le 30 mai 2009.
  2. La langue officielle du Portugal est le portugais : Artigo 11.º .3, Page visitée le 29 mars 2009. Sont aussi reconnus et protégés officiellement le mirandais, dans le concelho de Miranda do Douro (Loi n.º 7/99, 29 Janvier 1999), et la langue des signes portugaise (Article 74.º, paragraphe 2.h), Constituição da República Portuguesa – révision de 1997), dans le domaine de l'éducation.
  3. (pt) Site du gouvernement portugais
  4. Central Intelligence Agency, The World Factbook, 2011
  5. Densité du Portugal, Visitée le 25 mars 2009.
  6. Avant 1999: escudo portugais
  7. Immigration portugaise au Brésil et en France, Consultée le 25 mars 2009.
  8. Population portugaise au Luxembourg, Visitée le 25 mars 2009.
  9. Immigration portugaise en Suisse, Visitée le 25 mars 2009.
  10. Immigration portugaise au Canada, visitée le 25 mars 2009.
  11. Ambassade du Portugal à Andorre, page visitée le 16 avril 2009.
  12. L'exposition universelle de Lisbonne 1998, Visitée le 26 mars 2009.
  13. Le Portugal et l'Espagne font candidature commune, visitée le 25 mars 2009.
  14. Le monde mégalithique, page consultée le 9 octobre 2011.
  15. Mark Gielen, Le Portugal, p. 16.
  16. UNS : LISBONNE : SUR UN AIR DE FADO, page consultée le 9 octobre 2011.
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  18. Comté de Portugal, visitée le 26 mars 2009.
  19. Le Portugal, un livre de Mark Gielen. Page 17.
  20. Naissance du Royaume, Consultée le 21 mars 2009.
  21. Lors de ce traité, l'indépendance du Portugal est officiellement reconnue, page consultée le 23 avril 2009.
  22. Prise de Ceuta par les portugais, Visitée le 27 mars 2009.
  23. Voyages Portugais au Canada, visitée le 27 mars 2009.
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  30. Régions touchées par le séisme, Consultée le 21 mars 2009.
  31. Séisme le 1er novembre 1755, visitée le 21 mars 2009.
  32. Lisbonne capitule face à Napoléon, Visitée le 21 mars 2009.
  33. Histoire du Brésil contemporain, un livre de Enders Armelle. Page 18 à 19
  34. Indépendance du Brésil, visitée le 21 mars 2009.
  35. Proclamation de la République le 5 octobre 1910, Consultée le 21 mars 2009.
  36. Salazar, professeur d'économie politique, visitée le 21 mars 2009.
  37. Salazar instaure la dictature au Portugal, visitée le 21 mars 2009.
  38. Indépendance de la Guinée-Bissau, Visitée le 21 mars 2009.
  39. Informations sur le portugais et pays lusophones, visitée le 23 mars 2009.
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  52. Le Portugal ne reconnais pas la souveraineté espagnole de cette commune, visitée le 20 mars 2009.
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  117. Les genres musicaux pratiqués au Portugal, page consultée le 2 novembre 2010.
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  120. Peniche, ville portuaire du Portugal. Dont la spécialité culinaire est le poisson, Visitée le 28 mars 2009.
  121. La gastronomie portugaise, Les produits laitiers..., Visitée le 28 mars 2009.
  122. La gastronomie portugaise, Visitée le 28 mars 2009.
  123. Profil du nouvel entraîneur du Benfica - 17 juin 2009
  124. équipe technique
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  130. Le Portugal est un pays laïc, mais avec une présence de l'Église avec le concordat de 2004, page visitée le 10 avril 2009.
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  140. Le portugais, langue officiel de l'Union Européenne, page consultée le 19 avril 2009.
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  142. Article 74.º, paragraphe 2, alinéa h), de la Constitution de la République portugaise.
  143. Les dialectes régionaux portugais, page consultée le 23 avril 2009.
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Bibliographie

Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article : Ouvrage utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

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  • Mark Gielen, Le Portugal, Artis-Historia, coll. « Couleurs du Monde », 2003 (ISBN 978-2-87391-416-5) . Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
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  • Yosef Hayim Yerushalmi, Sefardica, Paris, Chandeigne, coll. « Péninsules », 1998, 364 p. (ISBN 978-2-906462-45-8) .
  • Armelle Enders, Histoire du Brésil contemporain : XIXe ‑ XXe siècle, Bruxelles, Complexe, 1997, 282 p. (ISBN 978-2-87027-637-2) 
  • (pt) Sousa Manuel, Reis e Rainhas de Portugal, « Mem-Martins : SporPress », Portugal, 2000 (ISBN 978-972-97256-9-2)
  • (en) David Birmingham, A concise history of Portugal, « Cambridge University Press », Cambridge, 2003 (ISBN 978-0-521-83004-1)
  • (fr) Jean-Frédéric Schaub, Le Portugal au temps du comte-duc d'Olivares, « Casa de Velázquez », Madrid, 2001 (ISBN 978-84-95555-16-8)
  • (fr) Agricol Joseph François Fortia d'Urban et Jean-François Mielle, Histoire générale de Portugal, « Gauthier frères », 1828 (OCLC 23408469)
  • (fr) Eric LEBRETON, Des visas pour la vie, Aristides de Sousa Mendes, éditions du Cherche Midi, 2010

Liens externes

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