Angola
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República de Angola (pt)
République d'Angola (fr)
Drapeau de l'Angola Armoiries de l'Angola
(Drapeau de l'Angola) (Armoiries de l'Angola)
Devise nationale : Virtus Unita Fortior.

L'union fait la force.

carte
Langues officielles Portugais
Capitale Luanda
8°50′18″S 13°14′4″E / -8.83833, 13.23444
Plus grande ville Luanda
Forme de l’État République présidentielle
 - Président de la République
 - Vice-président de la République
José Eduardo dos Santos
Fernando Dias dos Santos
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 23e
1 246 700 km2
Négligeable
Population
 - Totale (2010)
 - Densité
Classé 72e
18 931 487 hab.
10,0 hab./km2
Indépendance
 - Date
Portugal
11 novembre 1975
Gentilé Angolais, angolaise
IDH (2007) 0,564 (moyen) (143)
Monnaie kwanza (AOA)
Fuseau horaire UTC +1
Hymne national Angola Avante
Code ISO 3166-1 AGO, AO
Domaine internet .ao
Indicatif
téléphonique
+244


Carte de l'Angola

L'Angola, en forme longue la République d'Angola, en portugais República de Angola, est un pays du sud-ouest de l'Afrique, limitrophe de la République démocratique du Congo, la République du Congo, la Namibie et la Zambie. Le pays est un quadrilatère reliant l'Afrique centrale francophone à l'Afrique australe anglophone. Ancienne colonie portugaise, c'est le deuxième pays lusophone par son étendue et le troisième par sa population. L’État angolais est né en 1975, sous le nom de République populaire d'Angola. Les frontières actuelles résultent de la colonisation européenne mais les nationalités africaines priment toujours sur le sentiment national. Ce pays lusophone est membre de la CPLP.

Sommaire

Histoire

Article détaillé : Histoire de l'Angola.

Politique

Géographie

Articles détaillés : Géographie de l'Angola et Villes d'Angola.
  • Superficie : 1 246 700 km²
  • Densité : 10 hab./km²
  • Frontières terrestres : 5 198 km (République démocratique du Congo 2 511 km; Namibie 1 376 km; Zambie 1 110 km; République du Congo 201 km)
  • Littoral : 1 600 km
  • Extrémités d'altitude : 0 m > + 2620 m
  • Lignes de téléphone : 62 000 (en 1997)
  • Téléphones mobiles : 4 000 000 (en 2007 : 2 500 000 pour l'opérateur Unitel, 1 500 000 pour Movicel)
  • Postes de radio : 630 000 (en 1997)
  • Postes de télévision : 150 000 (en 1997)
  • Utilisateurs d'Internet : 172 000 (en 2005)
  • Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 7 (en 2005)
  • Routes : 76 626 km (dont 19 156 km goudronnées) (en 1997)
  • Voies ferrées : 2 771 km (en 2000)
  • Voies navigables :1 295 km
  • Nombre d'aéroports : 247 (dont 31 avec des pistes goudronnées) (en 2000)

Le relief

Deux régions s’opposent sur le plan orographique. Un relief varié s’élevant en gradins (revers de plateau) depuis l’étroite plaine côtière (200 km maximum de large) vers des plateaux et massifs intérieurs. Le point culminant est Morro de Môco à 2 620 mètres[1]. L’ensemble le plus massif est le plateau angolais qui déborde à l’Est les frontières de l’État. L'altitude moyenne y est de 1000 m. À l’Est, se trouve le bassin de très grands fleuves vers l’océan Indien. Le plateau est situé directement sur le bouclier granitique qui contient très peu de structure sédimentaire.

Climat

Situé entre le tropique du Capricorne et l’équateur, l'Angola est le pays le plus étendu au Sud du Sahara, après la République Démocratique du Congo. L'Angola connaît de fortes variations de températures. Plus on avance vers le Nord, plus les précipitations sont importantes. Au Nord, le climat est tropical humide avec la présence d'une saison sèche qui s'étend de juin à septembre où le temps est très voilé. Les Angolais parlent « d’hivernage ». Plus on avance vers le tropique, plus le climat est désertique ; le désert de Namibie est l’un des plus anciens, les plus secs du monde. Ce n’est pas un désert de sable mais d’ergs. L’orographie, ici le plateau de climat tempéré, modifie ces données[2]. Le long de la côte passe le courant de Benguela. Depuis la côte Angola – Namibie, un brouillard se dessine au-dessus de la mer quand la plage elle-même est dégagée. La côte est ainsi très sèche. La présence du plateau suscite des précipitations au Sud, dans la région de Huambo. Les plaines côtières sont relativement sèches et reçoivent annuellement environ 300 millimètres de précipitation. Le climat est particulièrement humide dans l’enclave équatoriale de Cabinda. Les plateaux reçoivent 1000 à 1800 millimètres par an.

Subdivisions

Article détaillé : Subdivisions de l'Angola.

L'Angola est divisé en dix-huit provinces :

Carte des subdivisions numérotées de l'Angola

Économie

Article détaillé : Économie de l'Angola.

La République d'Angola est un producteur de matières premières, notamment des hydrocarbures et des pierres précieuses.

Démographie

Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
Article détaillé : Démographie de l'Angola.
  • Population : environ 19 millions (en 2010). 0-14 ans : 43,31 %; 15-64 ans : 53,98 %; + 65 ans : 2,71 %
  • Taux de migration : - 1,34 ‰ (en 2009)[3]
  • Taux de croissance de la pop. : 1,96 %(en 2009)[3]

Santé

  • Espérance de vie des hommes : 42 ans (en 2009)
  • Espérance de vie des femmes : 44 ans (en 2009)
  • Taux de natalité : 46,54 ‰ (en 2001)
  • Taux de mortalité : 24,68 ‰ (en 2001)
  • Taux de mortalité infantile: 180,21 ‰ (en 2009)[3]
  • Taux de fécondité : 6,5 enfants/femme (en 2001)

Éducation

Centre d'éducation à Lwena/Moxico - bénéficie du fonds de la campagne « Ta journée pour l'Afrique » de l'organisation humanitaire allemand: Aktion Tagwerk[4].

Une minorité importante de la population adulte se constitue d'analphabètes[5]. 15 % de dépenses du gouvernement du pays de la période 1998-2007 étaient pour l'éducation[5].

Langues

Article détaillé : Langues d'Angola.

La langue officielle est le portugais, parlé par (probablement) 80% de la population (dont entre 20% et 30% comme langue maternelle). Cinq langues bantoues ont le statut de langue nationale : umbundu (35,7 %), kimbundu (26,7 %), kikongo (9,8 %), quioco (4,5 %), nganguela (6 %)[6]. Au total, près d’une quarantaine de langues bantoues sont parlées comme langue maternelle ou seconde langue par les Angolais[7]. Le lingala est aussi présent depuis les années 1970 avec les quelque 400 000 Angolais de l'ethnie bakongo qui ont fui du Nord-Ouest de l'Angola à la suite de la répression coloniale, réponse à l'insurrection anti-coloniale de l'UPA, en 1961, et qui se sont installés en République démocratique du Congo (ancien Zaïre). Surtout dans la région de Kinshasa, ces Angolais ont très souvent abandonné leur langue d'origine, le kikongo, pour passer au lingala, et en retournant en Angola ils ont "importé" cette langue. Il y a déjà une génération d'enfants, et de jeunes de plus de 25 ans d'âge, qui sont nés lingalophones en Angola sans avoir jamais été au Zaïre ou au Congo[8].

Culture

Article détaillé : Culture de l'Angola.
Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Nouvel An Ano Novo
4 janvier Jours des martyrs de la répression coloniale Dia dos mártires da repressão colonial
25 janvier Jour de Luanda Dia de Luanda Seulement à Luanda
4 février Début de la lutte armée Início da luta armada
8 mars Jour de la Femme Dia da Mulher
27 mars Fête de la Victoire Festa da Vitória
4 avril Jour de la paix et de la réconciliation nationale Dia da Paz e da Reconciliação Nacional
Vendredi Saint Sexta-feira Santa
1er mai Fête du Travail Dia do Trabalho
25 mai Fête de l'Afrique Dia de África le jour de la fondation en 1963 de l'Organisation de l'unité africaine
1er juin Fête des Enfants Dia das Crianças
17 septembre Anniversaire du Président Neto Aniversário do nascimento do Presidente Neto Agostinho Neto est le fondateur de la république d'Angola
2 novembre Jour des Morts Festa de Finados
11 novembre Fête de l'Indépendance Dia da Independência Fête Nationale
25 décembre Noël Natal

Lorsqu'un jour férié tombe un dimanche, le lundi suivant est chômé.

La culture d'Angola est mélangée avec la culture portugaise et la culture Bantu, qui est d'origine angolaise.

Religion

En Angola il y a (au début du XXIème siècle) près de 1 000 églises ou organisations / institutions religieuses comparables[9]. Quant aux nombres de leurs membres, l'on ne peut en ce moment (en attendant le recensement prévu pour 2012/2013) qu'avancer des estimations. Un peu plus de la moitié de la population est constitué par les membres de l'Église catholique introduite par les Portugais dès le XVe siècle. Environ un quart appartient aux Églises protestantes fondées pendant la période coloniale, au XIXe et XXe siècle, surtout à l'Église évangélique congrégationelle, concentrée dans le Plateau Central et les villes côtières avoisinantes, à l'Église méthodiste dont le fief est une région allant de Luanda jusqu'à Malange, ainsi que l'Église baptiste au Nord-Ouest, mais aussi les Églises luthériennes et reformées[10]. À ces Églises chrétiennes "traditionnelles" s'ajoutent les adventistes, les néo-apostoliques mais à partir de l'indépendance, souvent sous influence brésilienne, surtout d'innombrables communautés pentecostales ou semblables (y compris les Témoins de Jéhovah), qui surgissent en général dans les grandes villes où elles suscitent des adhésions massives. Il y a encore deux Églises chrétiennes-syncrétiques, l'Église kimbanguiste dont le centre se trouve en République Démocratique du Congo, et l'Église tocoïste que s'est formée en Angola, toutes les deux des créations datant du temps colonial. Une proportion très faible de la population, certainement inférieure a 5%, se dit croyante d'une religion "animiste", mais il y a parmi les chrétiens, plus spécialement en milieu rural, un certain nombre qui maintient des croyances et pratiques "traditionnelles". La proportion des musulmans, tous sunnites, est inférieure à 1%. Il s'agit exclusivement d'immigrés de l'Afrique de l'Ouest ou d'autres pays dont la diversité culturelle n'empêche qu'ils constituent une communauté. Dernièrement, l'Arabie Saoudite fait un certain effort pour promouvoir l'Islam en Angola; en 2010 elle a annoncé sont intention de créer à Luanda une université musulmane[11].

Sport

L'équipe d'Angola de football se qualifie pour la première fois de son histoire pour les phases finales de la coupe du monde de 2006 en Allemagne.

Le lundi 4 septembre 2006, l'Angola est désigné pour organiser la Coupe d'Afrique des nations de football en 2010.

Codes

L'Angola a pour codes :

Notes et références

  1. (en) Merriam-Webster, Geographical Dictionary, Third Edition, Springfield, Massachusetts : Merriam-Webster, Incorporated, 1997. ISBN -0-87779-5460-0.
  2. Gérard Sournia (sous la direction de), Atlas de l'Afrique, 2000, Éditions du Jaguar, Paris.
  3. a, b et c http://www.statistiques-mondiales.com/angola.htm
  4. Reportage : Ta journée pour l'Afrique
  5. a et b http://www.unicef.org/infobycountry/angola_statistics.html
  6. Angola, L'aménagement linguistique dans le monde, Jacques Leclerc.
  7. Languages of Angola, Ethnologue.
  8. Angolan People + United States Committee for Refugees and Immigrants, World Refugee Survey 2008 - Angola, 19 June 2008.
  9. Fátima Viegas: Panorama das Religiões em Angola Independente (1975 - 2008). Ministério da Cultura/Instituto Nacional para os Assuntos Religiosos, Luanda 2008
  10. Lawrence W. Henderson, The Church in Angola: A river of many currents, Cleveland/Ohio: Pilgrim Press, 1989; Benedict Schubert: Der Krieg und die Kirchen: Angola 1961 - 1991. Exodus, Luzerne 1997
  11. (pt) Universidade Islâmica em Estudo (Univeristé islamique en étude), O País online, 8 octobre 2010.


Bibliographie

  • Jakkie Cilliers, Christian Dietrich (éd.)(2000): Angola’s war economy. Pretoria.
  • Michael Cromerford (2005), The Peaceful Face of Angola: Biography of a Peace Process (1991 to 2002), Luanda
  • Manuel Ennes Ferreira (1999): A indústria em tempo de guerra: Angola 1975-1991, Lisbonne
  • Fernando Florêncio (2010), 'No Reino da Toupeira', dans idem (éd.), Vozes do Universo Rural: Reescrevendo o Estado em África. Lisbonne
  • Global Witness (1999): A Crude Awakening: The Role of the Oil and Banking Industries in Angola’s Civil War and the Plunder of State Assets. Londres.
  • Global Witness (1998): A rough trade: The Role of Companies and Governments in the Angolan Conflict. Londres.
  • Global Witness (2000): Conflict Diamonds: Possibilities for the Identification, Certification and Control of Diamonds. Londres.
  • Global Witness (2002): Os Homens dos Presidentes'. Londres.
  • Fernando Andresen Guimarães (1998): The Origins of the Angolan Civil War: Foreign Intervention and Domestic Political Conflict, Houndsmills, Basingstoke + New York
  • Franz-Wilhelm Heimer (1980), Der Entkolonisierungskonflikt in Angola, Munich
  • Franz-Wilhelm Heimer (éd.) (1973), Social Change in Angola, Munich
  • Tony Hodges (2001): Angola from Afro-Stalinism to Petro-Diamond Capitalism, London + Bloomington, Indianapolis.
  • Tony Hodges (2004): The Anatomy of an Oil State, Oxford + Bloomington, Indianapolis
  • Human Rights Watch (2001): The Oil Diagnostic in Angola: An Update Complete Report. New York.
  • International Monetary Fund (1999): IMF Staff Country Report No. 99/25: Angola: Statistical Annex. Washington, D.C..
  • International Monetary Fund (2002): Mission Concluding Statements: Angola-2002 Article IV Consultation, Preliminary Conclusions of the IMF mission. Washington D.C.
  • Yves Loiseau, Pierre-Guillaume Roux (1989): Jonas Savimbi. Cologne.
  • Jean-Michel Mabeko-Tali (2005): Barbares et citoyens: L'identité nationale à l'épreuve des transitions africaines: Congo-Brazzaville, Angola, Paris: L'Harmattan
  • Assis Malaquias (2007): Rebels and Robbers: Violence in Post-Colonial Angola, Uppsala: Nordiska Afrikainstitutet
  • Médecins sans frontières (2002): Angola uma população sacrificada. Bruxelles.
  • Christine Messiant (2008):L'Angola post-colonial: Guerre et paix sans démocratisation, Paris: Karthala
  • Christine Messiant (2009): L'Angola post-colonial: Sociologie politique d'une oléocratie. Paris: Karthala
  • Didier Péclard (éd)(2008), L'Angola dans la paix: Autoritarisme et reconversions, dossier dans Politique africaine, pp. 5 - 121.
  • Manuel Alves da Rocha (2009), Economia e Sociedade em Angola, 2. Ausg., Luanda: Nzila.
  • Keith Somerville (1986): Angola: Politics, Economics and Society, London + Boulder, Colorado
  • Inge Tvedten (2002): La scène angolaise. Limites et potentiel des ONG, Lusotopie 2002/1, pp. 171-188.
  • Nuno Vidal & Justino Pinto de Andrade (éd.)(2008): O processo de transição para o multipartidarismo em Angola, 3e éd., Luanda
  • Nuno Vidal & Justino Pinto de Andrade (éd.)(2008): Sociedade civil e política em Angola: Enquadramento regional e internacional, Luanda


Annexes

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Articles connexes

Liens externes


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