Cameroun


Cameroun
Republic of Cameroon (en)
République du Cameroun (fr)
Drapeau du Cameroun Blason du Cameroun
(Drapeau du Cameroun) (Blason du Cameroun)
Devise nationale : Paix, travail, patrie
Peace, Work, Fatherland
carte
Langues officielles français, anglais
Capitale Yaoundé
3°52′N 11°31′E / 3.867, 11.517
Plus grande ville Douala
Forme de l’État République
 - Président de la République
Premier ministre
Paul Biya
Philémon Yang
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 53e
475 442 km2
1,3
Population
 - Totale (juillet 2010)
 - Densité
Classé 58e
19 294 149 hab.
40,6 hab./km2
Indépendance
 -
de la France
du Royaume-Uni
1er janvier 1960
1er octobre 1961
Gentilé Camerounais(e)
PIB (PPA) (2009) 42.76 milliards US$[1] (89e)
IDH (2010) en augmentation 0,460 (faible) (131e UNIQ56d7ca7e23ee31e2-nowiki-00000005-QINU2UNIQ56d7ca7e23ee31e2-nowiki-00000006-QINU)
Monnaie Franc CFA (XAF)
Fuseau horaire UTC +1
Hymne national Ô Cameroun, berceau de nos ancêtres -

O Cameroon, Cradle of our Forefathers
Chant de Ralliement

Code ISO 3166-1 CMR, CM
Domaine internet .cm
Indicatif
téléphonique
+237


Le Cameroun, en forme longue la République du Cameroun, en anglais Cameroon et Republic of Cameroon, est un pays d'Afrique centrale et occidentale, situé entre le Nigeria à l'ouest, le Tchad au nord, la République centrafricaine à l'est, le Gabon, la Guinée équatoriale et la République du Congo au sud et le golfe de Guinée au sud-ouest.

Ancienne colonie allemande, le territoire a été placé sous la tutelle de la Société des Nations à la fin de la Première Guerre mondiale et confié à l'administration de la France et du Royaume-Uni. L'ancien territoire sous administration française accéda à l’indépendance sous l’appellation de République du Cameroun le 1er janvier 1960. Il est rejoint par une partie du territoire sous administration britannique (Cameroons) en 1963 pour former la République fédérale du Cameroun, qui, le 20 mai 1971, fut renommée République unie du Cameroun, puis République du Cameroun depuis 1985. Le Cameroun et ses frontières actuelles résultent de la colonisation européenne, mais l'histoire de ses habitants remonte à bien plus longtemps. Avant la période coloniale au XIXe siècle, les habitants ne formaient pas un seul groupe homogène et présentaient donc différentes formes d'organisation sociale allant de royaumes structurés à des ethnies nomades.

Le Cameroun est aujourd'hui membre de droit de l'Organisation internationale de la Francophonie, ainsi que du Commonwealth.

Sommaire

Histoire

Article détaillé : Histoire du Cameroun.

Les premiers habitants du Cameroun furent probablement les Baka, également appelés Pygmées. Ils habitent toujours les forêts des provinces du sud et de l'est..

La première allusion historique aux côtes camerounaises se trouverait dans le récit dit périple d'Hannon, d'après un texte grec très controversé. Au Ve siècle av. J.-C., ce Carthaginois aurait atteint le Mont Cameroun qu'il baptisa le « Char des Dieux ». En fait, d'après les témoignages archéologiques, les Carthaginois ne semblent pas être allés au sud d'Essaouira[4].

En 1472, les marins du Portugais Fernando Pó entrent dans l'estuaire du Wouri, s'extasient devant l'abondance des crevettes dans le cours d'eau qu'ils appellent aussitôt Río dos Camarões. Les marins anglais adoptèrent ce nom en l'anglicisant, d'où le nom actuel de Cameroun.

Après les Portugais viennent les Néerlandais puis les Allemands. Après les contacts avec les européens débutent des échanges commerciaux, y compris la traite négrière avec bien souvent la complicité des chefs de tribus du littoral, l'introduction du christianisme et le démantèlement progressif de l'organisation politique existante (comme le Royaume Bamoun).

Sous prétexte de protéger leurs intérêts commerciaux, les Allemands établissent en 1884 leur protectorat du nom de Kamerun. Afin d'assurer l'essor économique du protectorat, les Allemands se lancent dans des travaux importants : construction de routes et de la première ligne de chemin de fer, démarrage des travaux du port de Douala, édification d'écoles et d'hôpitaux et création de grandes plantations (cacaoyers, bananiers, caféiers, hévéas, palmiers à huile, etc.). Les indigènes sont alors soumis au travail forcé et aux châtiments corporels. Les Allemands perdent leur colonie en raison de leur défaite lors de la Grande Guerre, en 1918 : la Société des Nations confie la partie orientale (la plus grande) à la France, et la zone occidentale (deux poches limitrophes du Nigeria) au Royaume-Uni. Chacun de ces deux pays imprimera sa marque à « son » Cameroun, la France adoptant la politique de l'assimilation et le Royaume-Uni celle de l'indirect rule.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le mouvement de l'UPC (Union des populations du Cameroun), dirigé par Ruben Um Nyobe, revendique l'indépendance et la réunification avant d'être interdit puis lourdement réprimé par le pouvoir colonial français en pays Bassa et en pays Bamiléké. L'indépendance de la zone française est proclamée le 1er janvier 1960 et la réunification a lieu l'année suivante avec la partie sud de la zone britannique, la partie nord ayant opté pour l'union avec le Nigeria. Il s'ensuit une période de violente répression contre le mouvement de l'UPC, et l'ALNK, son « Armée de libération nationale Kamerounaise », par le nouveau gouvernement avec l'assistance de la France, qui durera jusqu'à la fin des années 1960[5]. Le 20 mai 1972, un référendum conduit à un État unitaire et met fin au fédéralisme.

Carte du Cameroun

Politique

Article détaillé : Politique du Cameroun.

Le Cameroun est une république de type présidentialiste. Le pouvoir exécutif est concentré autour du président et contrôlé par Paul Biya depuis 1982. Le pouvoir législatif est en théorie exercé par deux chambres, une Assemblée nationale et un Sénat. Toutefois, le Sénat attend encore d'être mis en place. On désigne souvent le régime comme étant une « démocrature » dans la mesure où le système politique du Cameroun s'apparente plus à une démocratie procédurale ; sous les oripeaux d'institutions au fonctionnement à priori démocratique, la réalité de l'exercice du pouvoir est celle d'une dictature qui ne permet pas qu'on remette en cause son autorité et réprime avec force toute velléité de contestation politique ou sociale. En outre, le pouvoir politique exacerbe les rivalités tribales et régionales pour apparaître comme le seul garant de la paix et consolider sa position. A titre d'exemple, la constitution adoptée par l'assemblée nationale en 1996 prend prétexte sur la nécessaire protection des minorités pour faire référence dans la loi fondamentale des concepts d'«autochtone» et d'«allogène» introduisant de fait une stratification des citoyens en fonction de la région d'origine et de celle de résidence, la région d'origine étant entendue comme celle à laquelle se rattache le patronyme c'est-à-dire celle où vivaient les aïeux pendant la période précoloniale.

Le 11 octobre 2004, Paul Biya est réélu à travers des élections très contestées à la présidence du pays au premier tour de scrutin et avec près de 75 % des voix. Le 8 décembre 2004, il y a un nouveau gouvernement avec à sa tête le premier ministre Ephraïm Inoni, qui est anglophone (du sud-ouest) comme le veut l'usage de l'équilibre politique du Cameroun.

Le 10 avril 2008, l'Assemblée Nationale adopte le projet de loi sur la révision constitutionnelle avec 157 voix pour, 5 contre et 15 non votants. Ce projet adopté est très critiqué[6] par les partis politiques de l'opposition puisqu'il permet à Paul Biya de prétendre a un quatrième mandat à la fin de son mandat en 2011. Il est réélu en octobre avec 77% des suffrages exprimés.

Sur tout le territoire, les chefs traditionnels ont conservé un réel pouvoir et sont consultés par les autorités centrales. Outre les codes juridiques modernes émanant des législations internationales, la règlementation juridique s'appuie sur le droit coutumier qui permet aux camerounais de maintenir leurs cultures originelles. Il n'est pas rare que les fils des dynasties royales, des lamibé ou de sultans exercent des responsabilités ministérielles à Yaoundé. Enfin, les homosexuels y subissent des atteintes aux droits de l'homme allant jusqu'à des peines de prison.

Subdivisions administratives

Article détaillé : Subdivisions du Cameroun.
Article détaillé : Villes du Cameroun.

Sur le plan administratif, le Cameroun compte dix Régions et 58 départements. Les départements sont divisés en arrondissements. Les regions ont été créées suite à un décret présidentiel le 12 novembre 2008 . Jusque là on avait à faire aux provinces[7].

Le Cameroun est un melting pot de plusieurs ethnies (On en dénombre 280) avec quelques grands ensembles (sémites, hamités, bantous, semi-bantous et soudanais) et de nombreux métissages.

Les différents chefs-lieux et langues des Régions
Régions chef-lieu Langues officielles langue officielle
majoritaire[8]
Départements
Les Régions du Cameroun.
1 Adamaoua Ngaoundéré français - anglais français 5
2 Centre Yaoundé français - anglais français 10
3 Est Bertoua français - anglais français 4
4 Extrême-Nord Maroua français - anglais français 6
5 Littoral Douala français - anglais français 4
6 Nord Garoua français - anglais français 4
7 Nord-Ouest Bamenda français - anglais anglais 7
8 Ouest Bafoussam français - anglais français 8
9 Sud Ebolowa français - anglais français 4
10 Sud-Ouest Buéa français - anglais anglais 6

Géographie

Article détaillé : Géographie du Cameroun.

Le Cameroun est un pays du golfe de Guinée, sur la façade occidentale de l'Afrique. Il possède 590 km[9] de côtes très découpées le long de l'Océan Atlantique. Très étendu en latitude (1 200 km du nord au sud), le pays a schématiquement la forme d'un triangle dont la base longe le 2e degré de latitude Nord, tandis que le sommet, riverain du lac Tchad, atteint le 13e parallèle. Le Cameroun est entouré des pays et étendues d'eau suivants :

Par sa superficie de 475 442 km2[10] et sa population d'environ 18 467 692 habitants (2008), le Cameroun est un pays de taille moyenne en Afrique.

Le pays se situe entre la bordure mériodionale du Sahara et la limite septentrionale de la forêt équatoriale du bassin du Congo au Sud. L'Ouest du pays est dominé par les Hauts-Plateaux, et comprend le massif le plus haut de toute l'Afrique de l'Ouest : le Mont Cameroun, qui culmine à 4 095 mètres; c'est le neuvième sommet du continent africain. L'Est du pays est recouvert dans sa très grande majorité d'une forêt équatoriale encore bien conservée. Le long de ses 590 km de côtes, on compte quelques cités balnéaires : Kribi, et Limbé près du Mont Cameroun.

Frontières terrestres

Principaux cours d'eau

Une gamba pêchée à Limbé, non loin de l'embouchure du Wouri

Le relief

  • Les basses terres : la cuvette de Mamfé (Sud-Ouest), la cuvette de la Bénoué et la plaine du Nord
  • Les plateaux : le Sud camerounais, avec une altitude moyenne de 650 m, et l'Adamaoua — le château d'eau du Cameroun — dont l'altitude moyenne est de 1 000 m[11] mais qui s'élève jusqu'à 2 650 m[12].
  • Les hautes terres de l'Ouest : un bloc du socle soulevé et recouvert d'épanchements basaltiques, disposé en un arc de cercle appelé la dorsale camerounaise. Les sommets vont de 1 500 à 4 000 m. Les massifs les plus connus sont les monts Mandara (Extrême-Nord), Alantika (Nord), et les volcans encore en activité d'Oku (Nord-Ouest) et du mont Cameroun (Sud-Ouest) qui est, à 4 095 m d'altitude, le point culminant de l'ouest de l'Afrique.

Le climat

  • Le domaine équatorial, caractérisé par des précipitations abondantes, des températures élevées et stables et une végétation se dégradant au fur et à mesure qu'on s'éloigne de l'équateur. On distingue les plateaux du Centre et du Sud avec quatre saisons bien tranchées : saison de pluie (de mars à juin), petite saison sèche (juillet et août), saison de pluie (de septembre à novembre), grande saison sèche (décembre à février), et la zone occidentale (Littoral, montagnes du Sud-Ouest et hauts plateaux de l'Ouest) avec ses pluies surabondantes qui tombent pendant 9 mois d'affilée de mars à novembre.
  • Le domaine tropical, avec des températures élevées et des pluies peu abondantes, de type soit soudanien (une saison pluvieuse de mai à octobre, une saison sèche de novembre à avril), soit sahélien, marqué par des pluies très irrégulières, mais absentes de décembre à mars.

les températures les plus basses sont 17 à 18 degrés et les plus élevées sont 30 à 32 degrés.

Économie

De 1965 à 1985, le Cameroun a connu une croissance soutenue (plus de 15 % par an en moyenne), portée par les prix des matières premières et a longtemps été parmi les pays les plus prospères du continent africain. La situation économique s'est ensuite fortement dégradée jusqu'à la dévaluation, en janvier 1994 du franc CFA, précédée par une diminution drastique des salaires de l'ordre de 70 %. Après une décennie de récession caractérisée par une forte baisse du PIB (-30 % entre 1985 et 1993) et une chute de 40 % de la consommation par habitant, le Cameroun a renoué avec la croissance économique depuis 1994. Son PIB (environ 42.750 Mds de $ en 2009, soit 2300 $ par habitant en PPA) représente aujourd'hui la moitié de celui de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), ce qui lui confère une place importante au niveau régional.

Le pays dispose de ressources naturelles agricoles (bananes, cacao, café, coton, miel), forestières, minières (bauxite, fer, cobalt, nickel, manganèse, diamant) et pétrolières. La population active se répartissait en 2010 entre secteurs primaire (19.7%), industriel (31.4%) et de tertiaire (48.9%)[1]. 75 % de la main-d'œuvre urbaine travaillerait dans le secteur informel et 6 ménages sur 10 tireraient au moins une partie de leurs revenus de ce secteur informel. Cette importance du secteur informel aurait tendance à croître de plus en plus depuis la crise économique. Il permettrait de remédier partiellement au problème du chômage (20 % de la population en 1995, 30 % en 2003).

La dette publique constitue 14.3 % du PIB (2009), tandis que la dette extérieure est d'environ 2.929 milliards $ (est.2009)[1]

Malgré son potentiel naturel, minéral et humain énorme, le Cameroun souffre encore aujourd'hui de plusieurs maux qui empêchent un véritable décollage économique : la corruption, une production énergétique déficitaire par rapport à la demande, des finances publiques insuffisamment assainies, une attractivité pour des investissements de capitaux privés et étrangers en retrait par rapport à d'autres pays, une lourdeur administrative souvent handicapante. À cela s'ajoute une inadéquation entre la formation des jeunes et les besoins du marché de l'emploi qui aggrave le chômage, et l'ampleur du secteur informel.

Trois grands ports sont actifs, à commencer par le port autonome de Douala. Les ports de Limbé et Kribi sont en grande partie financés par la Banque d'investissement chinoise et ont vocation à devenir des ports en eau profonde pour abriter les navires avec de plus grands tirants d'eau que ceux accédant aujourd'hui à Douala.

Démographie

Article détaillé : Démographie du Cameroun.
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003. Population en milliers d'habitants, Données FAOSTAT, 2005.

La population du Cameroun est estimée en 2008 à 18 millions d'habitants. En janvier 2010, la population du cameroun était estimée à 19 406 100 habitants.

En 2001, 6 villes dépassaient le seuil des 200 000 habitants : Douala (la capitale économique, 1,5 million d'habitants en 2001), Yaoundé (la capitale politique et siège des institutions, environ 1,25 million d'habitants en 2001), Garoua (environ 357 000 habitants en 2001), Bamenda (environ 316 000 habitants en 2001), Maroua (environ 272 000 habitants en 2001) et Bafoussam (environ 242 000 habitants en 2001).

Cependant, les estimations démographiques varient selon les sources, faute de recensement (le dernier datant de 1987). Selon le quotidien gouvernemental Cameroon Tribune (en se basant sur les dossiers speciaux hebdomadaires dans une ville du pays au cours des années 2008 et 2009), les dix agglomérations les plus peuplées seraient : Douala (2,2 millions d'habitants), Yaoundé (1,7 million), Garoua (600 000), Bafoussam (400 000), Nkongsamba (300 000), Bamenda (280 000), Edea (250 000), Kribi (220 000), Maroua (220 000) et N'Gaoundéré (200 000). Le Cameroun compterait au total une vingtaine de villes ayant au moins 50 000 habitants.

Selon les résultats du dernier recensement[13], le Cameroun compte toujours un peu plus de femmes (50,6 %) que d’hommes (49,4 %). La moitié de la population a moins de 17,7 ans et le poids démographique des moins de 15 ans se situe à 43,6 %. Les personnes âgées de plus de 60 ans ne représentent que 5,5 % de la population totale[13].

Malgré une démographie urbaine en constante croissance, une majorité (de 55 à 65 % selon les estimations) de la population demeure en zone rurale.

Les provinces les plus densément peuplées (plus de 100 habitants par km²) sont les provinces de l'Ouest, du Littoral, de l'Extrême-Nord et du Nord-Ouest. Par contre, les provinces de l'Adamoua, de l'Est et du Sud sont très faiblement peuplées (moins de 15 habitants par km²).

Tableau des données sur la répartition géographique de la population du Cameroun[13].
no  Région chef-lieu Population Superficie Densité de population
1 Adamaoua Ngaoundéré 884 289 63 701 13,9
2 Centre Yaoundé 3 098 044 68 953 44,9
3 Est Bertoua 771 755 109 002 7,1
4 Extrême-Nord Maroua 3 111 792 34 263 90,8
5 Littoral Douala 2 510 283 20 248 124,0
6 Nord Garoua 1 687 859 66 000 25,5
7 Nord-Ouest Bamenda 1 728 953 17 300 99,9
8 Ouest Bafoussam 1 720 047 13 892 123,8
9 Sud Ebolowa 634 855 47 191 13,4
10 Sud-Ouest Buéa 1 318 079 26 410 51,8


Différents groupes socioculturels sont représentés au sein de la population camerounaise. Ainsi, les Peuls des savanes du Nord se sont souvent organisés en Lamidats dirigés par un Lamido, l'équivalent d'un chef de village. Leurs constructions sont encore visibles à ce jour et leurs coutumes perdurent. Les populations du Centre et du Sud possèdent également leurs coutumes, caractérisées par une très grande diversité linguistique. Les habitations des anciens chefs traditionnels ont presque disparu au profit de constructions modernes, la zone étant la plus développée du pays, mais plusieurs monuments commémoratifs y sont érigés.

Les Bamiléké (peuplant le grand Ouest du pays, renommés pour leurs créations artistiques, utilisent surtout leur dynamisme dans le commerce, où ils excellent), les Beti (groupe principal de la zone forestière du centre, sud et est), les Bassa les Yabassi les DIBOM (au centre-ouest-et le littoral géographique du pays) et les Sawa et apparentés (peuplant la zone côtière) sont les autres principaux peuples.

Les Bassa sont majoritairement installé dans plusieurs villes, en commençant par Eseka en passant par Edea jusqu’à Yabassi et un peu dans le Moungo et le Wouri.

Les Bassa sont structuré en plusieurs petits groupes tel que les Bassoh, Yabassi-bassi, Dibom, Mbang, Dibombari, etc.

Les pygmées du Sud vivent principalement dans la forêt.

Les religions

Le Cameroun, État laïque, est composé[14] :

  • d'environ 70 % de chrétiens :
    • les catholiques (38,4 % de la population) sont répartis en 22 diocèses. Leur plus haut dignitaire est Mgr Samuel Kleda, cardinal archevêque émérite de Douala qui succède à Christian Tumi ;
    • les orthodoxes : 0,5 % ;
    • les protestants (26,3 % de la population) sont répartis principalement sur le littoral et les provinces anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ;
    • les autres chrétiens : 4 % ;
  • de 20,9 % de musulmans, concentrés dans l'Adamaoua, le Nord et l'Extrême Nord ;
  • de 5,6 % d'animistes ; les adeptes des religions traditionnelles sont principalement présent à l'Ouest, au Sud et à l'Est ;
  • d'1 % d'autres religions ;
  • de 3,2 % de libre-penseurs.

Selon certaines sources du ministère de l'Administration territoriale, seules 80 congrégations, sur la centaine qui fonctionne, ont reçu du gouvernement les autorisations nécessaires.

Réfugiés au Cameroun

En 2007, le Cameroun a hébergé près de 97 400 réfugiés et demandeurs d’asile, dont environ 49 300 provenant de la République Centrafricaine, 41 600 du Tchad et plusieurs milliers du Nigeria, du Rwanda, de la République Démocratique du Congo (Congo-Kinshasa), du Burundi, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Libéria ainsi que d’autres pays[15]. Une importante proportion d’entre eux vivait dans les provinces de l’Est et de l’Adamaoua. Tel que rapporté dans le World Refugee Survey 2008 du Comité américain pour les réfugiés et les immigrants[16], les réfugiés et les demandeurs d’asile ne pouvaient pas travailler légalement en 2007 au Cameroun mais ils étaient libres de voyager dans le pays et de s’établir là où ils le désiraient.

La santé et le développement humain

La santé ainsi que le développement humain au Cameroun sont encore très bas. D'après l'OMS, il y aurait un médecin pour 10 400 habitants au Cameroun. En 2007, le PNUD, dans son tableau d'IDH (Indice de développement humain), classait le Cameroun à la 141e place sur 177. On remarque aussi une répartition inégale des services médicaux dans le pays, et ce sont les zones enclavées du Grand Nord et de l'Est du pays qui en pâtissent le plus.

Cependant, de nombreux efforts ont été fournis depuis plusieurs années pour diminuer la pauvreté et garantir un accès équitable aux soins médicaux.

Éducation et formation académique

Le Cameroun compte 7 universités d'État (Yaoundé I- Ngoa-Ekelle, Yaoundé II-Soa, Douala, Buea, Dschang, N'Gaoundéré-Dang et Maroua), une dizaine d'universités privées (dont l'Université Catholique d'Afrique Centrale située à Yaoundé, l'Université des Montagnes à Bagangté, l'Université Adventiste de Nanga Eboko) et une cinquantaine d'instituts universitaires parapublics et privés répartis dans l'ensemble du territoire. En 2008, on dénombrait plus de 140 000 étudiants au Cameroun.

On dénombre aussi des centaines d'établissements d'enseignement maternel, primaire, secondaire. Dans les grands centres urbains, l'alphabétisation est presque universelle alors que certaines régions du Cameroun, notamment la zone septentrionale, souffrent encore d'une sous-alphabétisation, ce qui n'empêche pas le pays d'afficher un taux d'alphabétisation d'environ 80 % selon l'UNICEF (un des taux les plus élevés du continent africain) ou de 70 % selon CIA World factbook. Cependant, le pays doit faire face à une pénurie d'enseignants, pas souvent très bien formés ou alors démotivés par une rémunération indigente.

Au Cameroun, l'entrée à l'école maternelle se fait en général à l'âge de trois ans. Le cycle primaire dure 8 ans, aboutissant à l'obtention d'un CEP (Certificat d'Études Primaires).

L'accès au cycle secondaire se fait généralement par le biais d'un concours dit d' "entrée en classe de 6e". Il est à noter qu'au Cameroun, le terme "lycée" désigne un établissement public, tandis que le qualificatif "collège" est attribué à un établissement privé. Le cycle secondaire dure 7 ans et il est sanctionné par trois diplômes : le BEPC (Brevet d'Études du Premier Cycle, délivré après avoir accompli les quatre premières années), le Probatoire (niveau Première) et le Baccalauréat (niveau Terminale), ouvrant l'accès aux études universitaires.

Dans les écoles primaires et secondaires, les heures de cours vont du lundi au vendredi de 7:30 à 15:30, avec une pause d'une heure à midi, à l'exception du mercredi où les cours s'arrêtent à 12:30. Dans plusieurs établissements, des cours sont aussi dispensés le samedi matin, selon le niveau d'études (généralement les classes d'examen).

La rentrée scolaire au Cameroun a lieu traditionnellement le premier lundi de septembre (sauf si celui-ci est le 1er septembre). L'année scolaire, à cheval sur deux années civiles, est divisée en trois trimestres d'inégale longueur : le 1er allant de septembre à décembre, le 2e de janvier à mars et le 3e d'avril à mai. Les épreuves des examens officiels (CEP, BEPC, Probatoire, Baccalauréat) se déroulent au mois de juin, en une seule session (il n'y a pas de session de rattrapage et l'oral au Baccalauréat a été annulé en 1993), à l'exception des épreuves sportives qui se tiennent souvent en mai.

La rentrée universitaire a lieu traditionnellement en octobre.

Voir aussi :

Langues

Article détaillé : Langues du Cameroun.

On recense au Cameroun plus de 200 langues, dont le bamoun, le bankon, l'éton, l'ewondo, le douala, le bassa, le yabassi, le dibom, le mbang, le bakweri, le bulu, le peul ou foufouldé, les langues bamiléké composées de plusieurs sous-ensembles comme le feʼefeʼ ou nufiBafang), le ghomala'Bafoussam, Baham, Bandjoun, Batié, Bansoa, Bandenkop, ...), le medumba (à bangangté), le yembadschang), le ngombaʼa (à Bamesso), et bien d'autres. Ce qui fait que, contrairement à la majorité des pays africains, le Cameroun n'a pas de langue régionale dominante ou commune. La jeunesse urbaine a créé une forme d'argot complexe dit camfranglais (mélange de français, d'anglais, de locutions dialectales camerounaises et de verlan) qui varie selon les villes. Par ailleurs, le pidgin english sert parfois de lingua franca aux commerçants et, en 2011, à une chaîne de télévision privée pour ses émissions d'informations.

En ce qui concerne les langues officielles, le français (plus de 80 % de la population est francophone, la plus grande ville, Douala, étant francophone à 99 % en 2010, en augmentation par rapport à 2007[17]) et l'anglais (parlé dans deux subdivisions administratives limitrophes du Nigeria anglophone) sont les deux langues de l'administration, de l'enseignement et des médias. Ce bilinguisme est un héritage de la colonisation et permet au Cameroun de faire à la fois partie du monde francophone et anglophone. Malgré tout, le français est largement avantagé dans l'administration et les médias par le fait de la majorité démographique des francophones. Certains anglophones se plaignent de discrimination à l'égard de leur langue.

Cependant, le bilinguisme est officiellement encouragé par le gouvernement et la plupart des documents officiels lus ou écrits le sont dans les deux langues. La chaîne unique de la CRTV émet notamment ses informations dans les deux langues par alternance. Par ailleurs, cinq des sept universités publiques sont bilingues, une entièrement anglophone (University of Buea) et de nombreux lycées et écoles primaires bilingues existent sur l'ensemble du territoire.

Concernant l'"Assiko",, il faut distinguer l'Assiko qui est une danse traditionnelle qu'on retrouve chez les Bassa et les Betis du "djingo" qui est exclusivement une danse traditionnelle Bassa réservée aux initiés et pratiquée uniquement lors des séances de traitement traditionnel. En effet cette danse se faisait lorsqu'il y avait dans la communauté des maladies considérées comme mystiques et incurables. Les initiés se réunissaient dans le village autour du malade et au cours de cette danse un des initiés disparaissait dans la forêt et ramenait les remèdes consititués de feuilles d'écorces et de racines à administrer au malade lequel recouvrait la santé.

Culture

Article détaillé : Culture du Cameroun.

Medias

Article détaillé : Médias au Cameroun.

Le Cameroun compte une douzaine de journaux quotidiens. Les plus connus sont le Cameroon Tribune (quotidien gouvernemental bilingue), La Nouvelle Expression, Mutations, Le Jour, Le Messager, la voix du Nkam, The Herald, Le Popoli (journal humoristique). On dénombre aussi des hebdomadaires comme Repères, l'Ouragan indépendant, Nyanga, Situation.

Le paysage audiovisuel s'est considérablement diversifié depuis l'ouverture aux médias privés au début des années 2000. La principale chaîne de télévision publique, la Cameroon Radio Television (CRTV), a vu le jour en 1985 et est basée à Yaoundé, avec une station dans chacune des dix régions du pays. Les principales chaînes de télévision privées (STV1 et 2, Canal 2 International, Equinoxe TV, Samba TV, Vision 4, Ariane TV, LTM International, New TV, ...) sont basées à Douala et Yaoundé.

De nombreuses radios locales (RTS, RTL, Sweet FM, Radio Véritas, FM 94, FM 105, Poala FM, Mount Cameroon FM, Radio Campus, Radio Bonne Nouvelle, Satelite FM, Radio Vénus, Sky Radio, Radio Environnement, Radio Rennes, Il est Écrit, ...) émettent sur l'ensemble du territoire. Quelques grands réseaux radiophoniques internationaux sont captés comme RFI, BBC, Africa No1 ou Radio Vatican.

Réseaux de communication

Le Cameroun possède (officiellement) 50 000 km de routes, dont 6 000 bitumées. Le réseau ferroviaire totalise 1 020 km de voies ferrées.

Le Cameroun compte plusieurs ports dont les plus importants sont ceux de Douala et de Limbé. Il possède aussi un port fluvial saisonnier à Garoua (sur le fleuve de la Benoué). Le projet de construction d'un port en eau profonde à Kribi est en cours d'exécution.

Le Cameroun dispose de quatre aéroports internationaux (Douala, Yaoundé-Nsimalen, Maroua et Garoua) et une quarantaine d'aéroports secondaires (pas toujours utilisés). Depuis 2008, la compagnie nationale aérienne Cameroon Airlines a été mise en faillite, et une nouvelle compagnie, à savoir Camair-Co, effectuera son premier vol dès le 28 mars 2011. Seules ont subsisté quelques compagnies privées de taille modeste dont la flotte se limite à un ou deux porteurs de moins de 50 places et desservant essentiellement l'intérieur du pays.

Sports

Les Camerounais adorent le football. Le Cameroun possède peu d'infrastructures sportives. La plupart des stades de football ont été construits à la veille de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) de 1972, dont le Cameroun était l'organisateur. Pourtant l'équipe de football du Cameroun, surnommée les « Lions Indomptables », possède un honorable palmarès puisqu'elle a été quatre fois vainqueur de la CAN, une fois vainqueur de la Coupe Intercontinentale et une fois championne olympique en 2000 à Sydney. Le Cameroun a aussi remporté la première édition de la Coupe d'Afrique de Beach Soccer en Afrique du Sud en 2007.

Le Cameroun a aussi obtenu d'excellents résultats en boxe (les deux premières médailles olympiques du pays sont venues de ce sport, en 1968 et 1984), en handball (compétitions nationales comme en club, avec de nombreux trophées), en volley-ball (plusieurs fois champions d'Afrique), en basketball (vice-champion d'Afrique en 2007), en haltérophilie. En athlétisme, la triple sauteuse Françoise Mbango Etone est double championne olympique de sa discipline (2004 et 2008).

En 2008, des projets de constructions d'infrastructures sportives ont été lancés par le gouvernement pour pallier ce manque relatif. Il est prévu la construction sur la période 2008-2018 de plusieurs stades, piscines ou palais omnisports à Yaoundé, à Douala, à Bafoussam, Limbé ainsi que dans d'autres villes du pays. Ces travaux sont financés par la république populaire de Chine et construits par des entreprises chinoises[18].

Tourisme

Article détaillé : Tourisme au Cameroun.
Le mont Rhumsiki situé dans l'extrême-nord du pays.

Le tourisme n'est encore que très peu développé au Cameroun. En 2002, le tourisme représentait 2,5 % du PIB, en 2005, il n'en représente que 1.8 %, soit 25 USD par habitant. Toutefois, le gouvernement a affirmé à plusieurs reprises sa volonté de développer ce secteur.

Récemment, pour pallier la faiblesse du tourisme au Cameroun, le gouvernement a lancé un plan d'aménagement à long terme, susceptible de porter la masse de visiteurs au Cameroun de 200 000 personnes actuellement à 500 000 d'ici la fin 2009. Pour cela, le gouvernement a noué des liens de coopération en ouvrant des bureaux touristiques dans les grandes villes européennes telles que Paris, Londres et Madrid. Ces derniers ont pour but de vanter le "produit" Cameroun à l'étranger afin d'inciter des voyageurs à venir.

Ces programmes passent également par la recherche de nouveaux investisseurs. C'est notamment le cas avec la Chine, qui a signé un contrat spécial avec le gouvernement Camerounais afin d'envoyer, et ce dès l'année 2008 quelque 50 000 Chinois par an au Cameroun. La recherche de nouveaux partenaires vise aussi les États-Unis, via un partenariat culturel et des échanges entre les deux pays[19].

Quelques sites touristiques

Le Cameroun possède deux sites naturels classés au patrimoine mondial par l'UNESCO : la Réserve de faune du Dja et le parc national de Waza.

Entre autres sites touristiques, on note :

  • Le musée national situé dans le centre-ville de Yaoundé ;
  • Les chefferies traditionnelles à l'ouest :
  • Le mont Cameroun (4 070 m) au sud-ouest, plus haut sommet du Cameroun et de l'Afrique de l'ouest ;
  • Les paysages lunaires des Kapsiki dans le nord.
  • Les chutes de la Lobé (Kribi) seul fleuve au monde qui se jette à la mer par une chute (cascade) ;

Officiellement, le ministère du tourisme recense 120 sites à potentiel touristique, dont une soixantaine en mesure d'accueillir des touristes[20].

Corruption

Article détaillé : Corruption au Cameroun.

La corruption existe au Cameroun comme dans tous les pays du monde. On retrouve sa pratique dans les plus hauts niveaux de l'État jusqu'au fonctionnaire au bas de l'échelle. Celle-ci s'est développée en conséquence des plans d'ajustements structurels imposés par le Fonds Monétaire International à la fin des années 1980. Le FMI a ainsi exigé et obtenu une baisse drastique (jusqu'à -70 %) des salaires de la fonction publique suivie d'une dévaluation de 50 % du Franc CFA. Ainsi, les fonctionnaires notamment se sont mis à vendre leurs services. La corruption quotidienne est qualifiée de nombreux noms : Gombo, bière, taxi, carburant, motivation, le tchoko et d'autres.

Divers

Fêtes et jours fériés

Fêtes et jours fériés
Date Nom Remarques
1er janvier Jour de l'an
Variable Fête du Mouton Aussi appelée « Tabaski »
Variable Fête du Ramadan
11 février Fête de la Jeunesse
Variable Vendredi Saint
1er mai fête du Travail
Variable Ascension
20 mai Fête nationale ou de l'unité Ce jour marque la date de la naissance de la République unie du Cameroun et la fin du système fédéraliste.
15 août Assomption
25 décembre Fête de Noël

Le Cameroun en chiffres

Indice de développement humain (IDH) : 148e sur 177 en 2003

Évolution de l'IDH depuis 1975 sources
Année 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2003 2005
IDH[21] 0,416 0,463 0,505 0,514 0,494 0,500 0,497 0,532

Indicateur de pauvreté humaine (IPH-1) : 47e sur 88 pays en développement (IPH-1 de 30,7 %)

Statistiques issues du CIA World Facts Report :

Extrémités d'altitude : 0 m > + 4 095 m
Taux de croissance de la population : 2,19 % (en 2009 est.)
Taux de migration : 0 (en 2001)
Lignes de téléphone : fixe : 198 300 (en 2008)
Téléphones portables : environ 4 077 000 (en Janvier 2008 (MTN,Orange))
Postes de radio : 2,27 millions (en 1997)
Postes de télévision : 450 000 (en 1997)
Utilisateurs d'Internet : 725 000 (en 2008)
Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 70 (en 2009)
Routes : 50 000 km (dont 4 288 km goudronnées) (en 2004)
Voies ferrées : 1 008 km (en 2004)
Voies navigables : 2 090 km
Nombre d'aéroports : 45 (dont 11 avec des pistes goudronnées) (en 2007)

Codes

Le Cameroun a pour codes :

Quelques Photos

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Bibliographie

  • UNESCO, Comité scientifique international pour la rédaction d'une Histoire générale de l'Afrique, Histoire générale de l'Afrique, 8 vol, , Paris, éd UNESCO, 1980, 1999;
  • Cameroun, ed by Danielle Ben Yahmed, Les Éditions Jeune Afrique, coll Atlas de l'Afrique, Paris, 2006
  • Max F. Dippold :Une bibliographie du Cameroun. Les écrits en langue allemande. Préface S. Eno Belinga, Burgau, Imprimerie Boeck, 1971, xx + 343 p
  • Engelbert Mveng SJ : Histoire du Cameroun, Paris, Présence Africaine, 1963, 533 p. ill.
  • Daniel Barreteau et Robert Hedinger, Description de langues camerounaises, Coll. DELAN, Paris, ORSTOM/ ACCT, 1989, 408 p.
  • Jean Ngandjeu, Le Cameroun et la crise, Paris, L'Harmattan, 1988.
  • Adalbert Owona, Naissance du Cameroun, 1884-1914, Racines du Présent, Paris, L´Harmatann, ISBN : 2-7384-3696-X, 1996, 236 pages.
  • Didier Reuss et Jessica Reuss-Nliba, Cameroun, aux éditions Grandir, 2009, ISBN 978-2-84166-375-0, ouvrage documentaire destiné aux 8-12 ans.

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. a, b et c https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/cm.html
  2. Indicateurs internationaux de développement humain - Cameroun
  3. UNESCO, Histoire générale de l'Afrique, t 2, p. 688
  4. B.H. Warmington, La période carthaginoise, in Histoire générale de l'Afrique, UNESCO, 4e ed 1999, t. II, p. 484-485
  5. Verschave François-Xavier, La Françafrique, le plus long scandale de la République, Stock
    Max Bardet, pilote d'hélicoptère français ayant opéré au Cameroun à cette époque, écrit « ils ont massacré de 300 000 à 400 000 personnes » dans son livre écrit avec Nina Thellier OK Cargo - Grasset 1988
  6. Article sur la modification de la constitution
  7. référence
  8. d'après tlfq.ulaval.ca
  9. UICN, L'Atlas pour la Conservation des Forêts tropicales d'Afrique, Ed Jean-Pierre de Monza, 1992, p. 133
  10. mais seulement 465 400 km2 de surface terrestre, Atlas op. cit.. p. 133
  11. http://www.webcitation.org/5kwDQCNco
  12. http://www.britannica.com/EBchecked/topic/5060/Adamawa-Plateau
  13. a, b et c Population Recensement : Les résultats sont enfin connus au Cameroun !
  14. Institut national de la statistique du Cameroun, « Etat et structure de la population: indicateurs démographiques », p. 6. Consulté le 29 janvier 2011
  15. U.S. Committee for Refugees and Immigrants. 2008. "World Refugee Survey 2008."
  16. U.S. Committee for Refugees and Immigrants
  17. La langue francaise dans le monde en 2010, Nathan
  18. Cameroun link: Le portail du Cameroun; WikiLeaks Cablegate: mission diplomatique americaine en Yaoundé, 18 février 2010 (ID: 10YAOUNDE95) China's Growing Presence in Cameroon
  19. Cameroon Radio Television - Crtv
  20. Cameroun: ambition de sortir le tourisme de l'ornière - xinhuane - 14/02/2008
  21. UNDP - IDH Cameroun



Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Cameroun de Wikipédia en français (auteurs)

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  • Cameroun — /kam roohn /; Fr. /kannm rddoohn /, n. 1. Cameroon (def. 1). 2. Also called French Cameroons. a former French mandate (1919 46) and trusteeship (1946 60) in W Africa: independence 1960: now part of the United Republic of Cameroon. * * * …   Universalium

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  • Cameroun — Came•roun [[t]kæmˈrun[/t]] fr. [[t]kamˈrun[/t]] n. 1) geg Cameroon 2) geg Also called French Cameroons a former French mandate (1919–46) and trusteeship (1946–60) in W Africa: independence 1960; now part of Cameroon …   From formal English to slang

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