Republique Dominicaine

République dominicaine

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República Dominicana (es)
République dominicaine (fr)
Drapeau dominicain Armoiries dominicaines
(Détails) (Détails)
Devise nationale : Dios, Patria, Libertad
(en français : Dieu, Patrie, Liberté)
carte
Langue officielle Espagnol
Capitale Saint-Domingue
18°24′44″N 69°53′26″O / 18.41222, -69.8905618°24′44″N 69°53′26″O / 18.41222, -69.89056
Plus grande ville Saint-Domingue
Forme de l’État
 - Président
République
Leonel Fernandez
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 127e
48 730 km²
1,6
Population
 - Totale (2008)
 - Densité
Classé 84e
9 507 133 hab.
188.5 hab./km²
Indépendance
 - Date
De Haïti
27 février 1844


Gentilé Dominicain(e)s


Monnaie Peso dominicain (DOP)
Fuseau horaire UTC -4
Hymne national Quisqueyanos valientes
Domaine internet .do
Indicatif
téléphonique
++1 809 et +1 829


La République dominicaine est un pays des Grandes Antilles. Elle occupe environ les deux tiers de l'île d'Hispaniola, en mer des Caraïbes, Haïti occupant le tiers ouest de l'île. L'espagnol est la langue officielle de ce pays qui compte environ 9,2 millions d'habitants.

Sommaire

Nom du pays

Le nom de République dominicaine a été institué par la constitution de 1844 qui commence ainsi : « Les députés des peuples de l'ancienne partie espagnole de l'île de Saint-Domingue décrètent... ». Son origine se trouve dans le nom de la capitale, Saint-Domingue (Santo Domingo en espagnol), lui-même tiré de saint Dominique de Guzmán.

La République dominicaine n'a pas d'appellation officielle courte. Cependant, il en existe plusieurs officieuses :

  • La « Dominicaine » (sur le modèle de la « République argentine » qui a donné l' « Argentine ») ; cette appellation est peu usitée en français mais l'on trouve plus facilement ses équivalents anglais « Dominican » et espagnol « Dominicana » ;
  • « Saint-Domingue », par extension du nom de la capitale du pays, puisque c'est le substantif duquel dérive « dominicaine ». Ce nom a cependant aussi été utilisé dans le passé pour désigner la colonie française qui occupait le tiers occidental de la même île (dite Hispaniola) et à laquelle a succédé la République d'Haïti ;
  • La « Dominicanie », terme surtout utilisé par les Haïtiens et qui date de l'occupation haïtienne.

Histoire

Parvenu au pouvoir le 23 février 1930 suite à un coup d'État, le despote Rafael Leónidas Trujillo Molina régna sans partage jusqu'à son décès. Il changea le nom de la capitale du pays (Saint-Domingue) en Ciudad Trujillo, s'appropria au bénéfice de lui-même et sa famille la majeure partie des terres arables. Son régime fut marqué par la répression, l'usage de la torture et le meurtre politique. En 1937, il ordonna le massacre de 15.000 Haïtiens. Dès août 1960, l'Organisation des États américains (OEA) imposa des sanctions diplomatiques à son encontre estimant qu'il était complice dans la tentative d'assassinat du président vénézuélien Rómulo Betancourt. Le 3 août 1960, Joaquín Balaguer Ricardo, qui depuis 1935 avait été à divers titres au service du régime Trujillo, devint « président constitutionnel » fantoche au service de Trujillo. Au bénéfice de sa position au sein de l'appareil d'État, il réussit à prendre le pouvoir à la suite de l'assassinat le 30 mai 1961 de Trujillo (La Fiesta del chivo). Il fut néanmoins rapidement renversé.

La première élection libre depuis près de quarante ans porta au pouvoir Juan Bosch, chef du Parti révolutionnaire dominicain (PRD). Celui-ci fut à son tour renversé par un coup d'État militaire. Très rapidement la situation devint confuse, condition qui se solda par une occupation en avril 1965 des forces armées des États-Unis. Cette confusion est usuellement mise en relation avec le fait que Bosch était perçu comme procastriste.

Balaguer remporta les élections de juin 1966 et fut, aux termes d'élections fortement influencées par la violence politique d'État au service d'une dictature, réélu en 1970 et en 1974.

En 1978 Silvestre Antonio Guzmán Fernández, candidat du Parti révolutionnaire dominicain (PRD), fut élu. Il laissa la place en 1982 à Salvador Jorge Blanco, également membre du PRD.

Balaguer retrouva un pouvoir de moins en moins dictatorial suite à l'élection présidentielle de 1986, et fut réélu en 1990 et en 1994. Cette dernière élection aux résultats serrés fut, aux dires des observateurs internationaux, suffisamment entâchée d'irrégularités pour que seulement deux ans plus tard, la constitution soit modifiée et de nouvelles élections organisées.

Celles-ci conduisirent à l'élection du candidat du Parti de la libération domicaine (PLD ; centre-droit) Leonel Fernandez Reina, âgé de 43 ans.

En 2000 c'est le candidat PRD (membre de l'international socialiste) Hipólito Mejía Domínguez, opposé, d'une part, à Danilo Medina, candidat du PLD - Leonel Fernández ne pouvant se présenter pour un second mandat au vu de la constitution - et, d'autre part, à Balaguer, candidat du Parti réformiste social chrétien (PRSC ; conservateur), qui accéda au pouvoir. Balaguer, âgé de 93 ans, obtint plus de 24 % des voix et manqua de peu la possibilité de provoquer un deuxième tour.

Balaguer décéda le 14 juillet 2002, mettant ainsi fin à son implication dans une très longue transition vers la démocratie.

Hipólito Mejia, candidat après une modification de la constitution lui permettant de se présenter pour un second mandat, perd l’élection présidentielle de 2004 au profit de Leonel Fernández.

Aux élections législatives du 16 mai 2006, le PLD, parti de Leonel Fernández, obtient des électeurs dominicains une majorité au Sénat et à la Chambre des députés.

Leonel Fernández est réélu président de la République lors des élections du 16 mai 2008.

Politique

Comme son nom l'indique, ce pays est une république démocratique. Toutes les personnes de plus de 18 ans peuvent voter, de même que les personnes mariées, quel que soit leur âge. En revanche, les policiers et les militaires ne peuvent pas voter.

Le pouvoir exécutif est représenté par un président et un vice-président élus pour un mandat de 4 ans. L’élection présidentielle se déroule chaque année multiple de quatre (2008, 2004, 2000, etc.), à la date du 16 mai.

Le pouvoir législatif est exercé par le Congrès national de la République dominicaine, composé de deux chambres : le Sénat et la Chambre des députés. Le Sénat compte 32 sièges et la Chambre des députés, 178. Les élections législatives sont organisées toutes les années paires non divisibles par quatre, au suffrage direct.

Subdivisions

La République dominicaine se divise en 31 provinces, plus la capitale, Santo Domingo, qui occupe le District National.

Géographie

Carte de la République dominicaine

Saint-Domingue, la capitale, est la plus grande ville. Santiago de los Caballeros est la deuxième plus grande ville.

Les cinq principaux aéroports accueillant de nombreux touristes en provenance d'Amérique du Nord et d'Europe sont situés à Saint-Domingue, Punta Cana, Puerto Plata, La Romana et El Catey à Samana.

Distances en km des principales villes
Nom Barahona Higüey Jarabacoa La Romana Las Terrenas La Vega Montecristi Nagua Puerto Plata Punta Cana Samana San Francisco de Macoris San Pedro de Macoris Santiago de los Caballeros Santo Domingo (Saint-Domingue) Sosua
Barahona 0 345 245 310 415 275 345 355 365 410 400 280 275 305 200 391
Higüey 345 0 290 35 386 265 415 320 355 60 385 280 70 290 145 410
Jarabacoa 245 290 0 265 178 30 165 135 95 365 205 65 215 50 155 143
La Romana 310 35 265 0 335 225 375 285 320 105 355 245 35 255 110 350
Las Terrenas 415 386 178 355 0 149 290 48 243 435 40 110 297 179 225 169
La Vega 275 265 30 225 149 0 145 110 90 335 175 40 195 36 125 124
Montecristi 345 415 165 375 290 145 0 240 135 480 305 170 345 115 270 139
Nagua 355 320 135 285 48 110 240 0 140 390 65 70 245 125 180 122
Puerto Plata 365 355 95 320 243 90 135 140 0 425 210 110 285 69 215 25
Punta Cana 410 60 365 105 435 335 480 390 425 0 455 345 140 365 205 450
Samana 400 385 205 355 40 175 305 65 210 455 0 135 315 190 245 155
San Francisco de Macoris 280 280 65 245 110 40 170 70 110 345 135 0 200 55 135 158
San Pedro de Macoris 275 70 215 35 297 195 345 245 285 140 315 200 0 225 70 321
Santiago de los Caballeros 305 290 50 255 179 36 115 125 69 365 190 55 225 0 155 94
Santo Domingo (Saint-Domingue) 200 145 155 110 225 125 270 180 215 205 245 135 70 155 0 240
Sosua 390 410 143 350 169 124 139 122 25 450 155 158 321 94 240 0

Économie

L'économie est principalement dépendante de l'agriculture et du tourisme. Le tourisme prend une importance croissante depuis les années 1990. Le tourisme représente plus d'un milliard de dollars et les envois des expatriés, principalement des États-Unis, représentent 1,5 milliard de dollars (2000). Le tourisme et les envois de l'étranger constituent tous deux d'importantes sources de devises.

En 1999, le PIB a augmenté de 8,3% et l'inflation a atteint 5%.

En 2003 et 2004, le pays a connu, sur fond de divers scandales dont celui de la banque BANINTER, une grave crise financière conduisant à une forte dévaluation du peso dominicain (dont la parité est passée d'environ 16 pesos dominicains pour un dollar américain à 50 pesos dominicains pour un dollar américain), une inflation importante et une crise de l'endettement. Cette crise financière s'est accompagnée d'une baisse considérable du niveau de vie des habitants.

Le changement d'administration à la suite de l'élection présidentielle de 2004, au terme de laquelle le président sortant n'a pas été réélu, a redonné confiance aux intervenants internationaux, l'année 2004 se terminant par un rebond du peso dominicain (28,5 pesos dominicains pour un dollar américain). En 2005 et 2006, le pays a renoué avec une forte croissance, la situation macroéconomique paraissant stabilisée.

Démographie

Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

La population s'élève à 8 442 533 habitants (2000).

Environ la moitié des habitants vivent dans les zones rurales, une grande partie d'entre eux sont des petits propriétaires terriens (2000).

Les Haïtiens constituent le groupe d'étrangers le plus important. Le catholicisme est la principale religion.

En 2000, le taux de croissance était de 1,64 %, le taux de natalité 25,15 naissances par 1 000 habitants, le taux de mortalité 4,72 par mille habitants et le taux de fécondité était de 3 enfants par femme.

Beaucoup ont émigré aux États-Unis d'Amérique depuis les années 1960, notamment Washington Heights à New York est surnommé les hauteurs Quisqueya.

Culture

La tumba, la bachata et le merengue sont des styles musicaux originaires de la République dominicaine. Le carnaval en République dominicaine a encore des caractères d'originalité.

Le baseball est un sport populaire. La République dominicaine fournit, devant le Japon, le plus grand nombre de joueurs étrangers au championnat professionnel de baseball de la Ligue majeure de Base-ball aux États-Unis.

Fête nationale : 27 février

La canne à sucre, avec la distillation du rhum, et le tabac font aussi partie de la culture dominicaine. Plus de 50% du tabac en République dominicaine est produit à Villa Gonzalez, petite commune d'environ 30 000 habitants (2002) située dans la Cibao, qui représente de ce fait la capitale du tabac dominicain.

feather men, carnival Dominican Republic. photographer: www.hotelviewarea.com, Carnaval en République dominicaine whip men, carnival Dominican Republic. photographer: www.hotelviewarea.com, Carnaval en République dominicaine taino girls, carnival Dominican Republic. photographer: www.hotelviewarea.com, Carnaval en République dominicaine

Carnaval en République dominicaine, 27 février.

De nombreux Dominicains sont descendants d'esclaves africains, ce qui est parfois vécu comme une honte. Les disparités de richesse sont très fortes et les blancs sont de loin les plus riches tandis que les noirs et les métis occupent généralement le bas de l'échelle sociale ; le racisme est donc économique et social. Difficile toutefois de trouver des Dominicains descendant exclusivement de colons ou d'esclaves, le métissage a été très important.

Codification

la République dominicaine a pour codes :

Jumelage

Voir aussi

Liens externes

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