Bosnie-Herzegovine

Bosnie-Herzégovine

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Bosna i Hercegovina (bs)
Босна и Херцеговина (sr)
Bosnie-Herzégovine (fr)
Drapeau de la Bosnie-Herzégovine Armoiries de la Bosnie-Herzegovine
(Détails) (Détails)
Devise nationale : Aucune
carte
Langues officielles Bosnien, Croate, Serbe
Capitale Sarajevo
55°30'5N, 37°20'3E
Plus grande ville Sarajevo
Forme de l’État
 - Président du Conseil des ministres -Présidence collégiale
Démocratie semi-directe
Nikola Špirić
Nebojša Radmanović
Željko Komšić
Haris Silajdžić
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 124e
51 129 km²
Négligeable
Population
 - Totale (2008)
 - Densité
Classé 117e
4 590 310 hab.
79 hab./km²
Indépendance
 - Date
De la Yougoslavie
1er mars 1992


Gentilé Bosnien, Bosnienne (par abus de langage[1] Bosniaque, Bosniaque)


Monnaie Mark convertible (BAM)
Fuseau horaire UTC +1
Hymne national Intermeco
Domaine internet .ba
Indicatif
téléphonique
+387


La Bosnie-Herzégovine ou Bosnie-et-Herzégovine[2] est un État d'Europe du Sud situé dans la péninsule des Balkans. Elle est entourée de la Croatie, de la Serbie et du Monténégro, et a une petite ouverture sur la mer Adriatique.

C'est une république composée de deux entités : la Fédération de Bosnie-et-Herzégovine, et la République serbe de Bosnie. Sa capitale est Sarajevo. Les autres villes importantes sont Banja Luka, Tuzla, Mostar, Zenica, Bihać, Srebrenica, Goražde, Foča, Trebinje, Neum, Jajce, Sanski Most.

Concernant les deux entités de la République de Bosnie-Herzégovine, il y a lieu de préciser que la dénomination peut s'avérer trompeuse. La Fédération de Bosnie-Herzégovine n'est pas une fédération au sens du droit international public entre la région historique de Bosnie et celle d'Herzégovine. La République de Bosnie-Herzégovine comporte deux entités territoriales :

Du point de vue juridique l'imbroglio est complexe, car la République serbe de Bosnie s'est autoproclamée comme entité de l'ancienne Yougoslavie en 1992 par opposition à la proclamation d'indépendance de la Bosnie-Herzégovine, alors que la constitution yougoslave admettait l'indépendance des six républiques fédérées, mais non l'établissement de nouvelles frontières telles que celles de la République serbe de Bosnie ou du Kosovo. La Constitution de Bosnie-Herzégovine et les exigences de la commission Badinter non plus n'admettaient pas l'autonomie de la République serbe de Bosnie. Cette république de fait a donc été rejetée par la communauté internationale et à ce jour n'a jamais été reconnue en tant que telle. En 1996, les accords de Dayton lui reconnaissent seulement la qualité de collectivité territoriale autonome au même titre que la Fédération croato-musulmane, renommé par la suite Fédération de Bosnie-et-Herzégovine (qu'il ne faut pas confondre avec la République de Bosnie-Herzégovine, qui est le seul état souverain reconnu).

Sommaire

Nom

Bien qu'en français on dise couramment Bosnie-Herzégovine, la traduction littérale du bosnien Bosna i Hercegovina est « Bosnie-et-Herzégovine » (qu'on retrouve dans la plupart des autres langues). Le pays unit ainsi deux régions historiques et n'est pas réductible à une Bosnie à laquelle on accolerait un adjectif.

Histoire

Article détaillé : Histoire de la Bosnie-Herzégovine.
La Vieille ville de Sarajevo
Vue nocturne de Sarajevo

La Bosnie-Herzégovine a été successivement romaine, slave, hongroise, ottomane, austro-hongroise et yougoslave (voir article détaillé). Héritage de cette longue histoire, ses populations, de langue serbo-croate, sont chrétiennes catholiques ou orthodoxes, et musulmanes sunnites. Les catholiques, qui se définissent comme « Croates » et sont officiellement reconnus comme tels dès la période austro-hongroise, les orthodoxes qui se définissent comme « Serbes » et bénéficient de la même reconnaissance, et enfin les Bosniaques dominent à tour de rôle : l'empire Ottoman favorisait les musulmans, l'empire Austro-Hongrois avantageait les catholiques et la première Yougoslavie soutenait tous les groupes ethniques.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la population de Bosnie-Herzégovine est divisée. En 1941, le territoire de la Bosnie-Herzégovine est cédé à l'État indépendant de Croatie allié du troisième Reich. Certains Croates et Musulmans s'y rallient (ou s'y soumettent). Certains Serbes prennent les armes et rejoignent majoritairement les Tchetniks, une résistance nationaliste et royaliste. Un autre mouvement de résistance multiethnique (les Partisans communistes) est dirigé par Tito. Un grand nombre de Bosniaques, Croates et Serbes, mais également des Slovènes, Macédoniens, Monténégrins ou Albanais s'y engagent. Le 25 novembre 1943, le Conseil antifasciste de libération de la Yougoslavie se réunit à Jajce créé la Fédération démocratique de Yougoslavie et décide de la formation d'une République socialiste de Bosnie-Herzégovine au sein de la Yougoslavie communiste. La fin de la guerre et la victoire des Partisans entraînent la création de la République fédérale populaire de Yougoslavie, qui devient la République fédérale socialiste de Yougoslavie en 1963.

Une nouvelle assemblée est formée lors des élections parlementaires de 1990. Elle est dominée par trois partis communautaristes formés sur des critères ethniques, qui forment une coalition dans le but de prendre le pouvoir aux communistes. Ces partis sont soutenus par certains pays de la Communauté européenne notamment l'Allemagne et l'Italie. Les récentes déclarations d'indépendance de la Slovénie et de la Croatie, et les guerres qui les ont suivies, placent la Bosnie-Herzégovine dans une situation difficile. La population est divisée : la Bosnie-Herzégovine doit-elle rester dans la fédération yougoslave, comme le veut la majorité des Serbes (32 % de la population), ou chercher à obtenir son indépendance, ce que souhaite la majeure partie des Bosniaques et des Croates (64 % de la population)?

Initiée par le Parti d'action démocratique de l'ancien dissident Alija Izetbegović, la déclaration de souveraineté d'octobre 1991 est suivie du rapport de la commission Badinter. Selon ce rapport, la Bosnie-Herzégovine ne peut être reconnue comme Etat indépendant par la communauté internationale que si un référendum national réclame cette reconnaissance. Ce réferendum a lieu le 29 février 1992, conformément à la constitution yougoslave et aux exigences de la commission Badinter, mais il est boycotté par un tiers de la population (la majorité des Serbes de Bosnie). Parmi la population bosniaque et croate, les votants s'expriment à 99,4 % pour l'indépendance.

Refusant les résultats de ce référendum, les milices serbes organisées par Radovan Karadzić, chef du parti nationaliste serbe SDS encerclent la ville de Sarajevo. Karadzic organise une conférence de presse où il déclare : une guerre inter-ethnique et religieuse est inévitable, alors qu'Alija Izetbegović, élu président de la Bosnie, annonce qu' il n’y aura pas de guerre en Bosnie, ni interne ni importée. Le 30 mars 1992, le chef d’état major de l’armée yougoslave (JNA), le général Blagoje Adžić, déclare : la sécession de la Bosnie-Herzégovine est inacceptable et l’armée fédérale est prête à y intervenir pour défendre le peuple serbe menacé par une agression ouverte. Néanmoins, la Communauté européenne et les États-Unis reconnaissent l'indépendance de la Bosnie-Herzégovine, le 6 avril 1992. Son adhésion dans l'Organisation des Nations Unies a lieu le 22 mai 1992, en même temps que celles de la Croatie et de la Slovénie.

Refusant aussi cette reconnaissance par la communauté internationale, les forces de l’armée yougoslave dressent des barricades et postent des snipers tout autour de Sarajevo, pour "protéger" les quartiers serbes et isoler les quartiers bosniaques, à majorité musulmane, et les croates, à majorité catholique. Le 6 avril 1992, le président yougoslave Slobodan Milošević coordonne les premières opérations militaires en Bosnie. Le scénario est le même qu’en Croatie.

Bijeljina est la première ville bosniaque à être investie par l’armée yougoslave et par les milices serbes sous les ordres d'Arkan. Nous avions l’ordre de tuer le plus de musulmans possible, confesse Goran Jelišić, un jeune mécanicien serbe recruté à Bijeljina par Arkan pour participer au nettoyage ethnique de Brcko dans le Nord de la Bosnie (Audience du procès de Goran Jelišić, Dossier IT-95-10, Tribunal pénal international, La Haye, inculpé de génocide le 1er septembre 1997). Zvornik est la deuxième ville investie par les Serbes. José Maria Mendiluce, du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, responsable pour l’ex-Yougoslavie, parvient à franchir le pont sur la Drina et à longer Zvornik avant d’être arrêté par un groupe de miliciens. Lorsqu’il eut quitté ses fonctions, il décrivit la scène suivante : Dans un virage, avant d’être interceptée, ma voiture a patiné sur du sang, j’ai croisé des camions remplis de cadavres. Dès lors la guerre se généralise, les milices de chaque communauté s'en prenant aux civils désarmés des deux autres. Aucune convention de guerre n'est appliquée et la barbarie se déchaîne (viols, tortures, assassinats, formation de camps de concentration)[3]. Le général Mladić, serbe de Bosnie à la tête du corps d’armée de Knin, réussit à s'emparer de l'ouest de de la Bosnie-Herzégovine (à l'exception de Bihać), d'où il chasse toutes les populations non serbes. À la mi-mai 1992, les forces serbes entreprennent de "nettoyer" les zones occupées. Parallèlement, le chef du parti démocratique serbe, Radislav Vukić, interdit les mariages mixtes.

Les populations bosniennes sont dès lors soumises à un régime d’apartheid institutionnalisé sous le nom de statut spécifique: les bosniaques et les croates des territoires sous contrôle serbe, ainsi que les serbes des territoires sous contrôle croate ou bosniaque, sont privés de travail et de soins médicaux, assignées à résidence après avoir été expulsés et relogés dans des quartiers devenus ghettos. Des membres de chaque communauté sont également détenus dans les territoires pourtant contrôlés par "leurs" leaders, pour s’être opposés à la guerre et avoir défendu l’idée d’une Bosnie multi-ethnique. Ils y subissent les mêmes sévices que les ennemis. La violence se déchaîne aussi entre croates et musulmans (combats de Mostar et dynamitage de son pont, sac de Stolac et dynamitage de sa mosquée...)[4].

En 1993, le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie est créé par les résolutions, n° 808 et 827, du Conseil de sécurité des Nations unies. Ainsi déclarait M.Boutros Boutros-Ghali : il était inadmissible, en effet, que restent depuis si longtemps impunis les actes dont nous sommes, hélas, si souvent les témoins et qui révoltent les consciences humaines[5].

Lorsque les pressions de la communauté internationale sur le régime Milosević forcent l'Armée fédérale yougoslave (JNA) d'évacuer la Bosnie-Herzégovine, les militaires serbes de la JNA changent d'insigne sur leurs uniformes et sur leurs appareils militaires, créant ainsi l'Armée de Republika Srpska. Sous ce nouvel uniforme, ils continuent de bénéficier d'un large support humain, logistique, et financier de la part de la République fédérale de Yougoslavie. L'offensive de la République serbe de Bosnie de 1992 réussit à placer la majorité du pays sous son contrôle (70% du pays en 1993). En mars 1994, un accord à Washington proposait une Fédération croato-musulmane, avec le principe d'un État fédéral entre celle-ci et la république serbe de Bosnie.

Mais les efforts de la communauté internationale pour tenter de faire cesser le conflit et éviter les pertes humaines parmi la population eurent peu d'effets concrets malgré l'envoi de plus de 38.000 militaires sous le drapeau de l'ONU. Les massacres continuèrent, dont le plus connu fut certainement celui de Srebrenica, en juillet 1995.

Les populations croato-bosniaques ont alors obtenu une aide logistique accrue de la part de la communauté internationale, qui isola la République fédérale de Yougoslavie officiellement définie comme agresseur (même si les Serbes continuaient de dire qu'il s'agissait d'une guerre légitime pour permettre le maintien dans la Yougoslavie des populations désirant y rester).

L'offensive conjointe en Croatie, en 1995, des forces croates de Croatie et de Bosnie, et des forces bosniaques de Bosnie (voir 5e Corpus de Hamza en Croatie), permit la conquête de tous les territoires serbes de Croatie. La population serbe de ces territoires (dont la présence remontait aux frontières militaires de l'Empire d'Autriche) fut expulsée vers la République serbe de Bosnie, qui fut également attaquée et perdit un tiers de son territoire. La Forpronu perdit 167 hommes et eu plus de 700 blessés durant leur mission, dont environ la moitié étaient de l'armée française.

Le 21 novembre 1995, alors que certains militaires croates et bosniaques souhaitaient effacer la république serbe de Bosnie et en expulser les habitants vers la Yougoslavie, les belligérants furent invités à signer à Dayton (États-Unis) un traité de paix afin d'arrêter les combats. Les accords de Dayton partagèrent la Bosnie-Herzégovine en deux entités : La Fédération de Bosnie et Herzégovine (51 % du territoire et 70 % de la population) et la République serbe de Bosnie (49 % du territoire et 25 % de la population, plus les réfugiés serbes de Croatie, désormais apatrides). En 1995-1996, une force internationale de maintien de la paix (IFOR) dirigée par l'OTAN, comprenant 60 000 soldats, intervint en Bosnie afin de mettre en place et de surveiller les aspects militaires de l'accord. À l'IFOR succéda une force de stabilisation (Sfor) plus réduite (14 000 soldats en 2003) dont la mission était d'empêcher la reprise des hostilités. À cette Sfor, a succédé en décembre 2004, l'Eufor, une force militaire de l'Union européenne de 7 000 hommes environ.

La force de police internationale de l'ONU en Bosnie-Herzégovine a été remplacée fin 2002 par la Mission de police de l'Union européenne (MPUE), premier exemple pour l'Union européenne d'une telle force de police, ayant des missions de surveillance et d'entraînement.

En 2005, on découvre encore en Bosnie-Herzégovine des charniers datant de la guerre. La plupart du temps, les militaires de chaque belligérant s'en prenaient aux populations civiles de ses adversaires, et évitaient de s'affronter entre eux. Peu d'entre eux furent inquiétés, moins encore, poursuivis. La Croatie s'est officiellement excusée pour ses agressions et ses crimes de guerre commis sur le peuple bosniaque (mais pas sur les Serbes). La Serbie, qui n'a encore présenté aucun regret, est poursuivie par la Bosnie-Herzégovine pour agression et génocide sur la population bosniaque devant la Cour internationale de justice. Les Bosniaques, comme les Croates, ne reconnaissent officiellement aucun crime sur les Serbes. Les principaux dirigeants de l'armée serbe de Bosnie, rendus responsables des évènements de Srebrenica, le général Ratko Mladić et Radovan Karadžić, ancien président de la République serbe de Bosnie. Après des années de fuite, Karadžić est arrêté en juillet 2008.

La guerre a causé la mort de "200 000 civils bosniaques et de dizaines de milliers de Serbes et de Croates" (ces chiffres étant incertains, encore à ce jour) ; 1,8 millions de personnes furent déplacées, toutes nationalités confondues.

L’analyse ethnique de la population sur le territoire de la Republika Srpska, d’après le recensement de la population de l’année 1991 en comparaison avec après guerre en l’an 1997 (source : IMG, sur la base du recensement de la population de l’année 1991 et des estimations de l’UNHCR pour l’année 1997):

  1. 1991 : Serbes 54,30% ; Bosniaques 28,77% ; Croates 9,39% ; Autres 7,53%
  2. 1997 : Serbes 96,79% ; Bosniaques 2,19%  ; Croates 1,02% ; Autres 0,0%

Géographie

Entités

Carte de la Bosnie-Herzégovine.

Le pays est constitué de deux entités (entitet) :

Politique

Des élections générales ont eu lieu le 1er octobre 2006. Les électeurs de Bosnie-Herzégovine ont élu la présidence et le parlement de Bosnie-Herzégovine. Les électeurs de la Fédération de Bosnie et Herzégovine ont élu un nouveau parlement pour l'entité et les électeurs de la République serbe de Bosnie ont choisi un président, un vice-président et un parlement. Le président du Conseil des ministres, Nikola Špirić, a été confirmé par le Parlement le 9 février 2007.

Indépendantisme de la République serbe de Bosnie

Le mouvement indépendantiste serbe connaît un regain d'activité depuis l'annonce du soutien de l'indépendance du Kosovo par l'Union européenne et les États-Unis[6]. La possibilité d'une sécession unilatérale par mesure de réciprocité de la part de la République serbe de Bosnie se fait de plus en plus présente. Les accords de Dayton n'ayant apporté aucune solution réelle aux problèmes ethniques balkaniques, l'indépendance du Kosovo reviendrait à reconnaître dans les Balkans le droit des peuples à disposer d'eux-même, donc à légitimer l'indépendance ou le rattachement à la Serbie de la République serbe de Bosnie.

Fin 2007, l'institut de sondage Partner qui est basé à Banja Luka a révélé que 77 % des Serbes de Bosnie étaient favorables à une sécession de la République serbe de Bosnie dans l'hypothèse où les Albanais du Kosovo se déclareraient indépendants de la Serbie[7].

Les décisions constitutionnelles précisant le statut de Bosnie-Herzégovine et de ses deux entités

  • Mai 1998 : « Contrairement aux assertions des représentants de l’Assemblée populaire de la Republika Srpska, la Constitution de la Bosnie-Herzégovine n’envisage pas de préserver la souveraineté des Entités, ni n’envisage un droit à l’auto-organisation basée sur l’idée de la séparation territoriale. De la même manière, d’après l’article III/3 (a) de la Constitution de la Bosnie-Herzégovine, les « fonctions gouvernementales » sont attribuées aux institutions de la Bosnie-Herzégovine ou aux Entités, de façon à ce que les compétences des Entités ne soient d’aucune manière l’expression de leur qualité d’État, mais résultent de cette allocation de compétences prévue par la Constitution de Bosnie-Herzégovine....toutes les dispositions du Préambule de la Constitution de la République Serbe faisant référence à la souveraineté, à l’indépendance de l’État, à la création d’un État et à la réunion complète et étroite de la Republika Srpska avec d’autres États, constituent une violation de l’article I/1, au regard des articles I/3, III/2 (a) et 5 de la Constitution de BH, qui garantissent la souveraineté, l’intégrité territoriale, l’indépendance politique et la personnalité internationale de Bosnie-Herzégovine » (Cour constitutionnelle de la Bosnie-Herzégovine, affaire U 5/98).
  • Janvier 2007 : La Cour constitutionnelle de Bosnie-Herzégovine précise qu'aucun signe, drapeau ou hymne, autre que celui de l'État de Bosnie-Herzégovine ne saurait être admis publiquement sur le territoire de la Bosnie-Herzégovine. Cette décision étant rendue suite à la demande de la Fédération croato-bosniaque et de la République serbe de Bosnie, en vue de porter des signes particuliers les distinguant de l'État de Bosnie-Herzégovine auquel ils appartiennent. La décision s'inscrit dans une jurisprudence constante de la Cour et de la communauté internationale. Selon cette jurisprudence, les deux entités n'ont aucune qualité d'État, car elles sont uniquement des entités de l'État de Bosnie-Herzégovine[8].

Démographie

Population

Composition ethnique de Bosnie-Herzégovine, en raison de l'imbrication des principaux peuple de l'ex-Yougoslavie, la Bosnie est surnommée la petite Yougoslavie[9].

À l'époque de la Yougoslavie, les Bosniaques étaient majoritairement appelés « Musulmans », les trois nationalités composant le pays étant les Musulmans, qui avaient la majorité relative, les Croates et les Serbes.

Ces gentilés ont été changés afin d'éviter toute confusion entre le peuple musulman et la religion musulmane et pour répondre à la volonté de reconnaissance des Bosniaques en tant que nation. Ainsi les habitants du pays sont désormais officiellement appelés « Bosniens », les trois nationalités majoritaires étant les Bosniaques, les Croates et les Serbes.

Cependant, le langage courant notamment médiatique désigne les habitants du pays par le terme de Bosniaques, et ses composantes comme étant les Bosniaques (ou les musulmans de Bosnie), les Croates de Bosnie et les Serbes de Bosnie (ou les Bosno-Serbes). En particulier, la distinction entre les membres du peuple Bosniaque (ex-Musulman) et les citoyens du pays est peu opérée dans le langage courant (ce qui a bien sûr de fortes implications sur la représentation de la place des différents peuples).

La composition de la population a varié et surtout a changé de répartition géographique suite aux diverses opérations de nettoyage ethnique.

Évolution de la composition ethnique entre 1991 et 1997, en pourcentage

La nationalité yougoslave correspond à la population continuant à se déclarer Yougoslave, et non de l'une des nationalités bosniaque, croate ou serbe : il s'agit en majorité de Juifs[réf. nécessaire] ou couples mixtes.

Langues

Même si les linguistes utilisent le terme de serbo-croate pour définir la langue parlée en Croatie, en Bosnie-Herzégovine, en Serbie et au Monténégro, officiellement le serbo-croate n'existe plus, chaque pays nommant sa langue « croate », « bosniaque », « serbe » ou « monténégrin ». Il n'y a pas d'isoglosse entre ces langues (les locuteurs se comprennent spontanément, sans traducteur) : leur définition est donc historique et politique. Par contre, il y a des différences partielles de lexique (certains mots, certaines conjugaisons ou déclinaisons varient) et surtout une différence d'alphabet : il est latin en Croatie et dans la Fédération croato-bosniaque de Bosnie-Herzégovine, et aussi cyrillique en Serbie, au Monténégro et dans la République serbe de Bosnie.

Culture

1ermars || Jour de l'indépendance || Dan nezavisnosti|| Indépendance du pays vis-à-vis de la Yougoslavie, via le référendum d'indépendance de mars 1992. Fête controversée, car la population serbe n'a pas voter lors du référendum de 92, du coup, il est fête uniquement au sein de la Fédération.

Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
25 novembre Fête nationale Dan Državnosti
25 décembre Noël Katolički Božić Noël catholique
31 décembre - 1er janvier Nouvel An Nova Godina Avec feux d'artifices, nuit blanche.
7 janvier Noël Pravoslavni Božić Noël orthodoxe
13 janvier - 14 janvier Nouvel an Serbe Pravoslavna Nova godina
8 mars Journée internationale des droits de la femme Dan žena
1er mai Premier mai Prvi maj / Prvi svibanj Fête du Travail.
7 mai Journée des Mosquées Dan Džamija
date variable Fête du sacrifice Kurban Bajram (Aïd el-Kebir)
date variable Nouvel an musulman Hidžretska nova godina Souligné par les familles musulmanes, feux d'artifice dans les grandes villes bosniennes
date variable Fête de fin de Ramadan Ramazanski Bajram (Aïd el-Fitr) Jour de fête célébrant la fin du mois de ramadan
2e jour de l'Aid el-Fitr Journée des Martyrs Dan Šehida Jour commémorant les Bosniaques morts en martyrs dans le but d'obtenir l'indépendance.

Sport

Avant que n'éclate la Yougoslavie, tous les clubs jouaient sous une même fédération, la Fédération yougoslave de football, Fédération yougoslave de basket-ball ou la Fédération yougoslave de handball.

Le club Borac de handball de la ville de Banja Luka est devenu champion d'Europe de handball en 1976. Le club Bosna de basket-ball de la ville de Sarajevo a remporté la coupe d'Europe de basket-ball en 1979, et le club Jedinstov-Aida de la ville de Tuzla est devenu champion d'Europe en 1989. Les clubs de football comme le FK Sarajevo,le FK Zeljeznicar et le FK Velež Mostar sont parmi les clubs les plus connus de cette partie de l'Europe. Voici quelques noms de sportifs de la Bosnie-Herzégovine, comme Abas Arslanagić, Asim Ferhatović, Ivica Osim, Mirza Delibašić, Safet Sušić, Vahid Halilhodžić, Duško Bajević, Sergej Barbarez, Hasan Salihamidžić, Nenad Marković, Svetlana Kitić, Vedad Ibišević,Razija Mujanović, Mehmed Baždarević, Edin Dzeko et Miralem Pjanić.

Statistiques

  • Population : 4 229 205 habitants (en 2006). 0-15 ans : 20,13 % ; 15-64 ans : 70,78% ; + 65 ans : 9,09 %
  • Frontières terrestres : 1 459 km - Croatie 932 km, Serbie 312 km, Monténégro 215 km
  • Littoral : 28 km
  • Extrémités d'altitude : 0 m > + 2 386 m
  • Espérance de vie des hommes : 72 ans (en 2006)
  • Espérance de vie des femmes : 78 ans (en 2006)
  • Taux de croissance de la population : 1,47 % (en 2006)
  • Taux de natalité : 12,86 ‰ (en 2001)
  • Taux de mortalité : 7,99 ‰ (en 2001)
  • Taux de mortalité infantile : 21,35 ‰ (en 2006)
  • Taux de fécondité : 1,71 enfants/femme (en 2001)
  • Taux de migration : 6,91 ‰ (en 2006)
  • Indépendance : 1er mars 1992 (ex-Yougoslavie)
  • Lignes de téléphone : 938 000 (en 2003)
  • Téléphones portables : 1,05 million (en 2003)
  • Postes de radio : 940 000 (en 1997)
  • Postes de télévision : n.c.
  • Utilisateurs d'Internet : 3 500 (en 2000)
  • Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 3 (en 2000)
  • Routes : 21 846 km (dont 14 020 km goudronnés) (en 2001)
  • Voies ferrées : 1 021 km (en 2000)
  • Voies navigables : n.c.
  • Nombre d'aéroports : 28 (dont 9 avec des pistes goudronnées) (en 2000)

Codes

La Bosnie-Herzégovine a pour codes :

Notes et références

  1. Paul Garde, « Conférence - débat avec Paul Garde, animé par Anne Madelain lors de la journée annuelle du Courrier des Balkans », dans Le Courrier des Balkans, 12 février 2005 [texte intégral (page consultée le 28 septembre 2009)] 
  2. Nom officiel pour l'Union européenne et recommandé par cet État et ses administrateurs.
  3. Documents rassemblés par Le Nouvelle Observateur et Reporters sans frontières, Le Livre Noir de l’ex Yougoslavie, Purification ethnique et crimes de guerre, Édit. Arléa
  4. Florence Hartmann, Milošević: La diagonale du fou, P.286, 287, 288, et Prosecutor v. Rajić, Case No. IT-95-12 (Trial Chamber), Review of the Indictment pursuant to Rule 61 of the Rules of Procedure and Evidence, September 13, 1996, para. 13, 26, 32.
  5. Journal Le Monde, jeudi 18 novembre 1993, Juger les crimes de guerre, Point de Vue
  6. (fr) Romandie Nexs - Kosovo: Rice prévient les Européens du « danger » de tergiverser
  7. (fr) Autonomistes et indépendantistes en Europe
  8. Cour constitutionnelle de Bosnie-Herzégovine
  9. http://www.regard-est.com/home/breve_contenu.php?id=645

Annexes

Articles connexes

Liens externes

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