Monaco
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Principauté de Monaco (fr)
Drapeau de Monaco Armoiries de Monaco
(Drapeau de Monaco) (Armoiries de Monaco)
Devise nationale : Deo Juvante
(en latin : « Avec l’aide de Dieu »)
carte
Langue officielle Français [1]
Capitale Monaco[2]
43°43′57.44″N 7°25′5.58″E / 43.7326222, 7.4182167
Quartier principal Monte-Carlo
Forme de l’État Monarchie constitutionnelle
 - Prince souverain
 - Ministre d’État
Albert II
Michel Roger
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 234e
1.974 km2
Négligeable
Population
 - Totale (2010)
 - Densité
Classé 190e
35,881[3] hab.
15 380 hab./km2
Indépendance
 - Date
De la République de Gênes
8 janvier 1297
Gentilé Monégasque
Monnaie Euro (EUR)
Fuseau horaire UTC +1: (CET);

Heure d'été: UTC+2: (CEST)

Hymne national Hymne monégasque
Code ISO 3166-1 MCO, MC
Domaine internet .mc
Indicatif
téléphonique
+377


Albert II de Monaco - 2007
Albert II de Monaco - 2006

Monaco, en forme longue la Principauté de Monaco, en monégasque Mùnegu et Principàtu de Mùnegu, est un pays d’Europe de l’Ouest ainsi qu’une commune du même nom occupant la même superficie que l’État lui-même (ce qui en fait une cité-État). Elle est située au bord de la mer Méditerranée, le long de la Côte d'Azur, à près d'une vingtaine de kilomètres à l’est de Nice. Entourée par les villes françaises de Cap-d'Ail, Beausoleil, et Roquebrune-Cap-Martin, mais bénéficiant d'un accès direct à la mer et d'eaux territoriales rejoignant les eaux internationales, Monaco n'est pas une enclave dans la France comme Saint-Marin en Italie, mais une encoche.

Dépendante de la République de Gênes dont les Grimaldi étaient une des familles patriciennes, relativement autonome depuis 1297, elle est devenue une monarchie constitutionnelle et est dirigée depuis 2005 par le prince souverain Albert II de Monaco de la dynastie des Grimaldi qui est l'une des plus anciennes dynasties régnantes du monde (si l'on s'en tient à la traditionnelle définition agnatique de la maison régnante, la principauté de Monaco est passée à la famille de Goyon de Matignon en 1731 puis à la famille de Polignac en 1949).

Cet État occupe aujourd’hui une superficie de 1,974 km²[4] ce qui en fait le deuxième plus petit État indépendant du monde (le premier étant le Vatican). Lors du dernier recensement de 2008, Monaco comptait 31 109 habitants[5]. Avec 15 380 habitants au km2, c’est le pays le plus densément peuplé au monde.

Pratiquement entièrement urbanisée, la principauté de Monaco bénéficie d’un climat méditerranéen particulièrement clément et dispose de nombreuses installations hôtelières de luxe. Le Grand Prix automobile de Monaco s’y déroule et des attractions sont présentes tout au long de l’année dont le Casino de Monte-Carlo, le Musée océanographique et le Palais princier.

Sommaire

Histoire

Article détaillé : Histoire de Monaco.

Les première traces de vie à Monaco remontent à environ 300 000 ans avant J.-C. La protection qu’apportent le rocher de Monaco ainsi que le port naturel et abrité ont attiré de nombreuses peuplades : Ligures, Phéniciens, Grecs, Romains, Sarrasins. L’histoire moderne de Monaco a fortement été marquée par la famille Grimaldi qui règne presque sans discontinuité sur la principauté depuis le XIIIe siècle.

Préhistoire

Le territoire correspondant à Monaco a été occupé par les premiers habitants de la région à partir de la fin du Paléolithique inférieur, il y a environ 300 000 ans. Des ossements d’animaux ayant servi de nourriture à ces hommes préhistoriques ont été retrouvés dans la grotte de l'Observatoire, située dans le Jardin exotique[6]. Des fouilles ont également révélé la présence d’un bassin dans la grotte de l’Observatoire et dans la grotte du Prince[7]. La présence humaine est attestée au Paléolithique moyen (- 50 000 ans) et au Paléolithique supérieur (à partir de - 30 000 ans). Les premières œuvres d’art (gravures, sculptures de Vénus paléolithiques, etc.) apparaissent durant cette période. Les sépultures, individuelles ou collectives, deviennent de plus en plus nombreuses. Le site voisin des Balzi Rossi à Grimaldi en a livré plusieurs, notamment une sépulture double contenant une femme et un adolescent.

Antiquité

D’après l’historien Diodore de Sicile et le géographe Strabon, les premiers habitants sédentaires étaient des Ligures qui ont émigré depuis la ville de Gênes en Italie. Cependant, l’ancienne langue ligure, issue des langues indo-européennes[réf. nécessaire], n’était apparentée ni au dialecte italien parlé aujourd'hui par les habitants de Ligurie, ni au monégasque moderne. Cette avancée à Monaco aurait pu être l’ouverture maritime d’un peuple ligure situé à l’intérieur des terres.

Les Phocéens de Marseille (alors Massalia) ont fondé la colonie de Monoïkos au VIe siècle av. J.‑C. à l’endroit où se trouve maintenant Monaco. Monoïkos était associée à Hercule, adoré sous le nom Hercules Monoecus. D’après les travaux d'Hercule mais également selon Diodore de Sicile et Strabon, les Grecs et les Ligures ont rapporté qu’Hercule était passé par la région.

Après la Guerre des Gaules, Monoecus, où Jules César s’est arrêté en se rendant en Grèce, est passé sous contrôle romain au sein de la province de Gaule narbonnaise. Dans L'Énéide (VI, 830), le poète Virgile mentionnait déjà le rocher de Monaco. Le grammairien Maurus Servius Honoratus affirme que le terme Monaco dérive de cette origine : « dictus autem Monoecus vel quod pulsis omnibus illic solus habitavit » (« Hercule a écarté tout le monde et vivait là seul ») et « vel quod in eius templo numquam aliquis deorum simul colitur » (« dans son temple, nul autre dieu n’est vénéré au même instant »). Le nom du port de Monaco est également mentionné dans L'Histoire naturelle de Pline l'Ancien (III.V[8]) et dans les Historiae de Tacite (III.XLII) lorsque Valens, soutien de Vitellius a été forcé d’y faire escale « Fabius Valens e sinu Pisano segnitia maris aut adversante vento portum Herculis Monoeci depellitur » (« Fabius Valens, à la sortie du golfe de Pise, fut, par une mer calme ou un vent contraire, forcé [de faire relâche] au port d'Hercules Monoecus »).

Moyen Âge

Monaco, alors Turbiasque, est resté sous domination romaine jusqu’à l’effondrement de l’Empire romain d'Occident en 476. L’endroit a ensuite été occupé et ravagé par les Sarrasins et diverses tribus barbares. Alors que Monaco était pratiquement dépeuplé, les Sarrasins en furent expulsés en 975 et au XIe siècle, l’endroit était de nouveau peuplé par des Ligures (cette fois, il faut comprendre des populations parlant une langue romane du nord de l’Italie).

En 1191, l’Empereur romain germanique Henri VI a concédé la souveraineté de quelques ares du quartier de la Condamine et le rocher qui appartenaient à la seigneurie de La Turbie à Gênes : le futur Monaco. Le 10 juin 1215, un détachement de Gibelins mené par Foulques de Castello a commencé la construction d’une forteresse sur le rocher de Monaco. Cette date marque le début de l’histoire moderne de la principauté de Monaco.

Les Gibelins construisirent leur forteresse pour en faire une position stratégique militaire et un moyen de contrôler la région, ils établirent également des habitations à la base du Rocher afin d’appuyer les garnisons. Pour attirer les habitants de Gênes et des villes environnantes, ils offrirent des terres et exonérèrent de taxes les nouveaux arrivants.

Règne des Grimaldi

Vue de Monaco vers 1890-1900

Monaco est gouverné par la dynastie des Grimaldi depuis le 8 janvier 1297, date à laquelle François Grimaldi dit Malizia (François la Malice) s’empara de la forteresse sous un déguisement de moine franciscain (d'où son surnom de « la Malice »). On trouve sur le blason de la principauté les traces de cette origine avec les deux moines tenant une épée.

L’autorité des Grimaldi fut définitivement reconnue en 1314, et s’est perpétuée jusqu’à aujourd’hui à la seule exception de la période de 1793-1814 pendant laquelle Monaco fut intégrée à la France, sous le nom de Fort-Hercule. En 1346 les Grimaldi acquièrent la seigneurie de Menton et en 1355 celle de Roquebrune. Ces seigneuries, avec celle de Monaco, constitueront le territoire de la Principauté de 1633 à 1861.

Le 14 septembre 1641, le traité de Péronne est signé entre le roi de France Louis XIII et Honoré II de Monaco[9].
[10] Ce traité, qui comporte 14 articles, met fin au protectorat espagnol et replace la Principauté de Monaco dans la mouvance française. En compensation de la confiscation de ses biens en pays espagnol Louis XIII octoie à Honoré II les fiefs du Valentinois, de Carladès, des Baux, de Saint-Rémy.
Le 14 février 1793, la Convention nationale décréta que « la ci-devant principauté de Monaco est réunie au territoire de la République (française), et fait partie du département des Alpes-Maritimes ».
Sous le Consulat, la loi du 28 pluviôse an III (17 février 1800), concernant la division du territoire français et l'administration, érigea Monaco en chef-lieu du deuxième arrondissement du département des Alpes-Maritimes, comprenant les cantons de Monaco, Menton, Perinaldo, Briga et Sospello.

La ville est ensuite placée sous protectorat du Royaume de Sardaigne par le congrès de Vienne jusqu’en 1860. Enfin, en 1861, un traité franco-monégasque assure la souveraineté de Monaco.

La principauté de Monaco (en orange) avec les Villes libres de Menton et Roquebrune (en bleu) en 1848.

En 1847, la principauté de Monaco occupait une superficie totale de 24 km2 et comprenait trois communes : Monaco (1 250 habitants), Roquebrune (850 habitants) et Menton (4 900 habitants). La partie la plus vaste et la plus riche de la principauté était la plaine mentonnaise, avec ses cultures d'agrumes et d'oliviers, le commerce extérieur reposant essentiellement sur les exportations d’huile et de citrons. Mais, en 1848, Menton et Roquebrune proclamèrent la déchéance des Grimaldi et se proclamèrent « villes libres » sous la protection du royaume de Sardaigne. En 1860, elles votèrent leur rattachement à la France, qui fut entériné par le traité franco-monégasque de 1861.

Afin de pallier le manque de ressources financières aggravé par la perte de Menton et Roquebrune, le prince Charles III eut l'idée d'autoriser, en 1856, la création de maisons de jeux et de casino sur le territoire monégasque (interdits dans les pays voisins), afin de permettre à la principauté, en s’enrichissant, de se développer rapidement. En 1863, il accorda le privilège d’exploiter le casino à François Blanc, lui offrit la présidence de la Société des bains de mer qu'il venait de créer. En 1866, le quartier des Spélugues (où se trouvait le casino) prit le nom de Monte-Carlo en hommage au prince souverain. Enfin, en 1869, la principauté pouvant suffire à ses besoins, Charles III supprima les impôts personnels, fonciers et mobiliers, ce qui entraîna une intense activité de construction.

Le prince de Monaco disposait des pleins pouvoirs (monarchie absolue) jusqu’à l’octroi de la constitution de 1911, qui fait du pays une monarchie constitutionnelle. En juillet 1918, un traité accordant une protection limitée de la principauté par la France est signé entre les deux pays. Le traité fait partie du traité de Versailles et établit que le petit État devra s’aligner sur les intérêts politiques, militaires et économiques de la France.

Seconde Guerre mondiale

L'arrivée des troupes italiennes en juin 1940 inquiète le prince Louis II de Monaco à titre personnel. Il craint une annexion et une destitution. Il se rapproche du gouvernement de Vichy. C'est à Pierre Laval et au maréchal Pétain — dont il a embauché l'ancien aide de camp — qu'il demande, avec succès, assistance. Le prince Louis II fait passer de son propre chef, sans contrainte ni de l'Allemagne nazie ni du régime pétainiste, des lois antisémites visant au recensement des juifs et à l'organisation de rafles[11].

Vis-à-vis de l'Allemagne, la principauté de Monaco exercera envers le Troisième Reich ce qui sera nommé plus tard une étrange neutralité. Des liens financiers avec les nazis existaient depuis 1936, quand le ministre des Finances allemand Hjalmar Schacht avait rendu visite au prince pour mettre en place un montage financier à partir de banques allemandes. L'intérêt à avoir des liens financiers était mutuel. La prospérité et l'indépendance de la principauté en profitaient. Le Reich diversifiait ses interfaces de financement. Par la Suisse et par Monaco, l’Allemagne nazie a réussi à contourner les embargos imposés par les Alliés. Le 25 juin 1943, Louis II offre un banquet au consul d'Allemagne ; il nomme le docteur Bernhard Bodenstein, un membre du parti nazi, consul de Monaco à Berlin. Les nazis arrivent à Monaco en septembre 1943. Des Allemands prennent des participations dans la Société des bains de mer (SBM).

Histoire récente

Le prince Rainier III accède au trône après la mort de son grand-père le prince Louis II (le stade de l’AS Monaco porte d’ailleurs son nom), en 1949.

1962 est une année chargée : sur fond du référendum sur l'élection au suffrage universel du président de la République française, proposé par le Général de Gaulle, une crise politique et financière oppose Monaco à la France durant l'automne. Le contrôle de l'État français sur la radio et la télévision est gêné par l'Ordonnance Images et Sons proclamée par le prince Rainier III, permettant à Radio Monte-Carlo (RMC) et Télé Monte-Carlo (TMC) d'échapper à leur contrôle financier indirect par l'État français, effectif depuis 1955[12]. En effet, l'ordonnance offrait aux fonds d'investissement monégasques la possibilité de reprendre le contrôle de leurs deux moyens d'information, dont la couverture régionale, limitée, pouvait cependant permettre de véhiculer des idées différentes de celles de l'ORTF.
Malgré des concessions de la part de la principauté, la France rompt les négociations et lève tous les intérêts de la principauté[12] : l'union frontalière est rompue et les entrées à Monaco sont contrôlées par des douaniers ; l'affranchissement du courrier est revu à la hausse alors que les privilèges pour les Français habitant Monaco sont réduits à néant. Finalement, le 18 octobre 1962, Monaco récupère l'ensemble de ses privilèges, ainsi qu'un renforcement de sa souveraineté, et ce malgré de très importantes concessions d'ordre fiscal concernant les revenus des sociétés du Rocher et les opérations financières monégasques[12]. Cette crise permet la rédaction et l'adoption d'une nouvelle constitution pour la principauté[12], abolissant la peine de mort, autorisant le vote des femmes et mettant en place une cour suprême garantissant les libertés fondamentales.

En 1982, la principauté est endeuillée par la mort soudaine de la princesse Grace de Monaco, épouse de Rainier III et mère de l’actuel prince de Monaco (Albert II), victime d’un accident sur la D37 (qui relie La Turbie à Cap d'Ail). Sa fille Stéphanie de Monaco survit à cet accident.

En 1993, Monaco devient officiellement membre des Nations Unies.

En 2004, la principauté de Monaco rejoint le Conseil de l'Europe après de nombreuses tractations et une modification de la loi électorale rendant systématique une représentation de l’opposition au Conseil national par un mode de scrutin ayant une composante proportionnelle.

À la mort du prince Rainier III, survenue le 6 avril 2005, c’est son fils Albert II (né en 1958), jusque-là prince héréditaire et marquis des Baux, qui devient prince souverain. Les cérémonies marquant son avènement se sont déroulées le 12 juillet 2005, celles de son intronisation officielle le 19 novembre 2005.

Géographie et climat

Géographie

Article détaillé : Géographie de Monaco.
Monaco vu de La Turbie. De gauche à droite : Monte-Carlo, le port, le Rocher et Fontvieille

Monaco est située le long de la mer Méditerranée, sur la Côte d'Azur, à mi-chemin entre Nice et la frontière italienne. Les coordonnées géographiques de la principauté (au niveau du Musée océanographique) sont 43°43′49″N 7°25′36″E / 43.73028, 7.42667[4].

Monaco est le deuxième plus petit État indépendant au monde, après le Vatican. Son territoire s’étend sur une bande de terre de 4 100 m le long de la mer Méditerranée et sa largeur varie de 1 050 à 350 m, pour une superficie totale de 202 hectares (2 km2). L’altitude maximale de 164 m est atteinte sur un des flancs du Mont Agel, qui culmine à 1 150 m. La place du Palais se trouve à 62 m.

La plage aménagée sur la nouvelle digue

La principauté compte 5 469 m de frontière avec la France (dont : 3 274 m avec la commune de Beausoleil, 1 341 m avec Cap-d'Ail, 464 m avec Roquebrune-Cap-Martin et 390 m avec La Turbie), ainsi que 3 829 m de côte (port et plage). Au cours des dernières années, des grands travaux ont permis à Monaco de s’étendre de près de 40 hectares, principalement gagnés sur la mer par le biais de remblais. Les tout premiers travaux de remblaiement ont commencé en 1865 pour créer la voie ferrée, suivie quelques années après par la création du premier quartier industriel de Fontvieille, qui a permis de gagner 5,5 hectares sur la mer. Le fond du port de Monaco a ensuite été comblé et, dans les années 1960, le Grimaldi Forum ainsi que le Larvotto ont été construits[13]. En 1965, sur une initiative du prince Rainier III et afin de diversifier les activités de la ville, la construction du quartier de Fontvieille a permis la création de 220 000 m2 de nouveaux terrains constructibles supplémentaires ainsi que d’un nouveau port. Ce quartier accueille entre autres le stade Louis-II ainsi qu’une grande surface[14]. L’extension du port de Monaco s’est également faite vers la mer.

La construction d’une digue semi-flottante de 352 m de long pour un poids total de 163 000 tonnes en 2003 a permis la construction de 360 places de parking, 25 000 m² de stockage, 2 gares maritimes ainsi que des locaux administratifs et commerciaux[15]. Le terre-plein artificiel auquel la digue est reliée a permis de gagner un hectare de terrain et a vu la création d’un parc immobilier de 15 000 m2[16]. En 2006, Albert II de Monaco avait officiellement lancé un appel d'offre pour projet d’extension en mer permettant à terme de gagner 10 nouveaux hectares sur la mer. Ce projet, estimé à 8 milliards d’euros, aurait permis la construction de 275 000 m² de plancher[17] et aurait dû s'étaler jusqu'en 2023, les premiers bâtiments livrés en 2014[13]. Il fut cependant abandonné en 2008, pour raison officiellement écologique mais aussi économique, dans un contexte de crise financière internationale[18]. Lui fut préféré un projet, plus modeste, mais marquant le retour de la construction en hauteur : la construction d'une double tour de 49 étages, la Tour Odéon.

Toponymie

Le nom officiel de Monaco est « principauté de Monaco ». Le nom de Monaco dériverait de Monoïkos (Μόνοικος, « une maison » en grec) et la première mention de Monaco serait due à Hécatée de Milet, historien et géographe grec du VIe siècle av. J.‑C., qui écrivit « Monoïkos, polis Ligustikè » (Monaco, ville de Ligurie) dans sa Périégèse. Il existe plusieurs hypothèses, associées aux Grecs et aux Ligures, pour expliquer l’origine de Monoïkos.

L’origine de ce terme remonterait à l’époque où Monaco était sous domination ligure. La région de Monaco a été en effet habitée depuis 300 000 av. J.-C. environ mais les premières tribus ligures s’y installèrent vers 2000 av. J.-C[19]. La tribu ligure des Monoïkos, présente sur le rocher au Ve siècle av. J.‑C., aurait pu être à l’origine du nom à la ville[20].

Il existe également une autre origine pour le terme Monoïkos qui remonterait aux temps où Monaco était un comptoir phénicien. Partout où les Phéniciens se rendaient, ils élevaient des chapelles à leurs divinités, dont le dieu Melkart, associé à Hercule ou Héraclès par les Romains ou les Grecs[21].

Tout au long de l’Antiquité, le port de Monaco fut associé à Hercule[22] (Héraclès en grec), souvent désigné sous le nom de Héraklès Monoïkos (Ἡρακλῆς Μόνοικος), signifiant « Héraklès solitaire » ou « Héraklès possédant un temple unique ». Ce port fut également appelé Portus Herculis Monoeci en latin[23]. Le port moderne de Monaco s'appelle d'ailleurs Port Hercule[24].

Quartiers

Article détaillé : Quartiers de Monaco.

Monaco est divisée en dix quartiers :

Nr Quartier Superficie
(m²)
Population
(Recensement de 2000)
Densité
km−2
Îlots Remarque
Ancienne municipalité de Monaco-Ville
05 Monaco Ville 184 750 1 034 5 597 19 Vieille ville sur le Rocher avec le Palais Princier
Ancienne municipalité de Monte-Carlo
01 Monte Carlo/Spélugues (Bd. Des Moulins-Av. de la Madone) 281 461 3 034 10 779 20 Casinos et installation hôtellière
02 La Rousse/Saint-Roman (Annonciade-Château Périgord) 105 215 3 223 30 633 15 Nord-est, incluant Le Ténao
03 Larvotto/Bas Moulins (Larvotto-Bd Psse Grace) 328 479 5 443 16 570 15 Plages situées à l’est
10 Saint-Michel (Psse Charlotte-Park Palace) 142 223 3 807 26 768 24 Zone résidentielle centrale
Ancienne municipalité de La Condamine
04 Condamine 237 283 3 847 16 213 27 Zone longeant le port et la place du marché
07 La Colle (Plati-Pasteur-Bd Charles III) 188 073 2 822 15 005 15 Situé à la frontière ouest de Cap d'Ail
08 Les Révoires (Hector Otto-Honoré Labande) 75 747 2 515 33 203 11 Jardin exotique de Monaco
09 Moneghetti/Bd de Belgique (Bd Rainier III-Bd de Belgique 107 056 3 003 28 051 18  
Terrains gagnés sur la mer après 1970
06 Fontvieille 324 157 3 292 10 156 9 Construit en 1971
11 Le Portier 275 000(1) - - - Prévu pour 2014
  Monaco 1 974 444 32 020 16 217 173  
(1) cette zone n'étant pas encore construite, elle n'est pas incluse dans le total

Climat

Le climat de Monaco est de type méditerranéen avec des hivers doux et humides et des étés chauds et secs avec énormément de soleil. La température moyenne des 60 dernières années d’observation est de plus de 16 °C. La température moyenne varie de 13 °C en hiver à 28,5 °C en plein été. L’ensoleillement annuel moyen est de 2 583 heures et le nombre de jours de pluie ne dépasse pas 62 par an.

Relevé météorologique
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 8,1 9,5 10,7 14,5 17,8 20,2 24,5 25,5 21,3 18,2 13,1 10,1 16,1
Température maximale moyenne (°C) 13,1 14,2 16,9 19,1 21,9 25,1 27,5 28,5 25,4 21,4 16,9 13,4 19,4
Ensoleillement (h) 149,7 158,9 185,5 210,0 248,1 281,1 329,3 296,7 224,7 199,0 155,2 136,5 2 574,7
Nombre de jours avec pluie 5,9 5,2 6,7 6,0 5,6 2,8 1,3 2,5 4,5 7,5 7,7 6,8 62,5


Démographie

Population

Nationalité Population[25]
Total 35 889
Drapeau de Monaco Monaco 7 634
Drapeau de France France 8 785
Drapeau d'Italie Italie 5 778
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 2 334
Drapeau du Portugal Portugal 1.008
Drapeau de Suisse Suisse 783
Drapeau d'Allemagne Allemagne 783
Drapeau de Belgique Belgique 480
Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 412
Drapeau des États-Unis États-Unis 307
Drapeau de Suède Suède 287
Drapeau du Maroc Maroc 242
Drapeau d'Espagne Espagne 215
Drapeau de Grèce Grèce 205
Drapeau du Canada Canada 204
Drapeau du Danemark Danemark 165
Drapeau d'Autriche Autriche 158
Drapeau des Philippines Philippines 153
Drapeau du Liban Liban 145
Drapeau de Maurice Maurice 118
Drapeau de Russie Russie 107
Drapeau d'Australie Australie 105
Drapeau de Tunisie Tunisie 100
Autres 1 701

Lors du dernier recensement effectué en 2010, la principauté de Monaco comptait 35 889 habitants (32 020 en 2000)[5]. Une des particularités de Monaco est d’avoir un nombre de nationaux en minorité dans leur propre État. Les Monégasques, au nombre de 7 634, représentent 21,5 % de la population. Eux seuls sont dispensés d'impôts directs. La communauté la plus importante est celle des Français avec 28,24 % de la population (8 785 habitants) suivie des Italiens avec un peu plus de 18,57 % (5 778 habitants) et des Britanniques avec un peu plus de 7,51 % (2 335 habitants). Les 24 % restants se partagent entre 140 autres nationalités.

Les premières traces de peuplement à Monaco datent du Paléolithique inférieur et sont attestées par la découverte d’ossements d’hommes semblables à l’Homme de Néandertal dans les grottes de l’Observatoire, au-dessous de la Tête-de-Chien, rocher dominant la principauté. Des squelettes d’hommes apparentés à l’Homme de Cro-Magnon ont également été retrouvés. Les avantages offerts par le port naturel de Monaco ont ensuite attiré de nombreuses populations de tout le bassin méditerranéen, mais également d’Orient et d’Europe du Nord. Les données chiffrées fiables concernant la population ne remontent qu’au XVIIIe siècle et concernent principalement le rocher de Monaco. Les historiens évaluent à un millier le nombre de personnes habitant ce petit territoire, dont 500 à 600 habitants autochtones. Lors du traité du 2 février 1867 fixant le territoire de Monaco, la population était de 1 200. Elle était de 22 297 au recensement de 1961[26] et de 31 109 en 2008[5].

La nationalité monégasque s’obtient par décision souveraine du prince. Les critères d’admission (nécessaires mais non suffisants, la décision appartenant au prince) sont, notamment, d’être résident depuis 10 ans (après l'âge de 18 ans) et de renoncer à sa nationalité antérieure.

Pyramide des âges de Monaco en 2008 (population totale : 31 109, 119 recensés n'ont pas renseigné leur âge.) [5]
Hommes Classe d'âge Femmes
1 530 
75 et plus
2 228 
801 
70-74
847 
947 
65-69
1 015 
1 134 
60-64
1 023 
1 120 
55-59
1 097 
1 128 
50-54
1 090 
1 194 
45-49
1 165 
1 163 
40-44
1 179 
1 003 
35-39
1 119 
751 
30-34
766 
638 
25-29
667 
647 
20-24
601 
724 
15-19
674 
727 
10-14
674 
706 
5-9
724 
577 
0-4
557 

Langues

En 1988, Monaco comptait 33 000 habitants, dont 17 400 parlaient français, 5 100 ligure (en fait sa variété monégasque) et 4 500 occitan[27]. Du fait de la diversité de la population, l’italien et l’anglais sont aussi communément compris et parlés.

Langue officielle

D’après la Constitution de Monaco de 1962, seul le français est langue officielle[28] et à ce titre, tous les documents officiels des institutions politiques et judiciaires sont publiés dans cette langue. C’est également la langue dominante de la principauté, parlée par environ 58 % de la population[20]. Toutefois l'hymne national est chanté dans sa version en langue monégasque : "C'est enfin le poète monégasque Louis Notari (1879-1961) qui écrivit en 1931 une version en langue monégasque. Elle suit mot à mot le rythme musical et reprend le trio. Ce texte, rédigé dans l'élégante simplicité de l'idiome local est maintenant définitivement adopté et chanté dans diverses manifestations." (extrait de l'article sur l'hymne monégasque sur le site du palais Princier).

Langues autochtones

Ligure (monégasque "officiel")

La langue[29],[30] monégasque, appelée ligure monégasque (munegascu), dont le nombre de locuteurs est estimé entre 5 000 [20] et 5 100[31] (principalement des personnes âgées), est proche de l’intémélien, le parler de Vintimille. Le monégasque est parlé depuis le Moyen Âge (XIIIe siècle), lorsque les Génois se sont établis à Monaco pour en faire une place forte et ont fait appel à des Vintimillois[32]. Les premières traces de textes en cette langue remontent à 1484 dans un extrait des brèves notariales de Jean de Porta[33]. Au XIXe siècle, environ un millier de personnes parlait le monégasque[34] mais l’usage quotidien de cette langue a beaucoup reculé après la Seconde Guerre mondiale et le monégasque, parlé uniquement par une vingtaine de personnes dans les années 1960-70[35], était considéré comme en voie d’extinction. Afin d’endiguer ce déclin, l’enseignement du monégasque est devenu obligatoire dans les écoles primaires publiques de la principauté en 1976, grâce à une initiative du prince Rainier III[33], et ne le devint dans l'enseignement privé qu'en 1988, puis jusqu’en 5e en 1998. Il reste facultatif au-delà. Aujourd’hui, le monégasque est accepté en option au baccalauréat au lycée de Monaco. Pas de mention dans les options citées sur http://eduscol.education.fr/D0056/bacg-arretepreuves.htm. La réintroduction et l’utilisation du ligure monégasque dans la vie courante ont également un outil d’affirmation de l’identité de Monaco, notamment grâce au Comité des Traditions Monégasques qui a souhaité des aménagements linguistiques dans la ville et a obtenu, à l’instar de nombreuses autres villes qui pratiquent un double affichage français / langue régionale, que les panneaux indiquant l’entrée de la ville portent les inscriptions "Principauté de Monaco / Principatu de Mùnegu"[36].

Le territoire de Monaco est un îlot linguistique en domaine occitan. Le monégasque est d’ailleurs une langue à base du génois de l'ouest encore en usage en Ligurie surtout vers Vintimille mais influencée par l’occitan alpin.

Il a existé des îlots liguriens en Provence orientale -le figoun, disparu aujourd'hui- dans les communes de Biot et Vallauris, aux environs d'Antibes, Escragnoles à l'ouest de Grasse et Mons dans le Var. C'étaient des colonies liguriennes de repeuplement en terre provençale aux XVe et XVIe siècles venues afin de faire revivre ces villages victimes de la peste et des guerres de religion[37]. Ces parlers étaient très proches du monégasque d'aujourd'hui.

Occitan

Les attestations certaines de présence de locuteurs pratiquant l'occitan à Monaco datent des XIXe et XXe siècles. La présence de l’occitan dans ses dialectes vivaroalpin et niçois a été établie dans les années 1940[38] par Raymond Arveiller. Une vingtaine de foyers de locuteurs originaires de Nice et des communes alpines maritimes limitrophes de Monaco : Cap d'Ail, Beausoleil, La Turbie, Roquebrune-Cap Martin et établis dans les quartiers de La Condamine et Monte-Carlo [34]. En 2006, la proportion de locuteurs occitans à Monaco est évalué à 15 %[39].

Il faut remarquer que la principauté de Monaco comprenait jusqu'en 1848 trois communes : Monaco proprement dit, Roquebrune et Menton. Ces deux dernières communes qui pratiquent le mentonasque et sa variante roquebrunoise (des parlers intermédiaires entre le ligure et un alpin maritime de l'occitan vivaroalpin, appelés rocabrunasc et mentounasc) ont participé au brassage de la population de Monaco (par échanges commerciaux, marchés et par mariages principalement). Ainsi, la population de la principauté d'avant 1860 a pratiqué conjointement les deux langues (monégasque et occitan). Ces communes indépendantes en février 1848 ont été rattachées à la France en septembre 1861 un an après le Comté de Nice[40].

Monéguier

Il existe une troisième langue, intermédiaire entre le monégasque "officiel" appris à l'école et l'occitan alpin maritime, la plupart l'appellent "patois de la rue" [41] ou plus rarement "monéguier/muneghié". Cette langue mélange les apports historiques monégasques, occitans mais aussi issus de l'immigration -par la construction de Monte Carlo et du chemin de fer notamment- comme le piémontais (de la montagne, occitan lui-même ou de la plaine, le piemonteis) ou le génois du pays de Vintimille tout proche[42].

Religion

Le catholicisme est religion d'État mais la liberté de culte est garantie par la constitution[43]. Le christianisme pourrait avoir été pratiqué à Monaco à partir du IVe siècle mais les données archéologiques attestent de la présence de cette religion à partir du IXe siècle seulement. La chapelle Saint-Martin à Carnolès remonte à 1061. En 2000, 93,2 % de la population serait chrétienne[44] dont 89,3 % appartenant à l’Église catholique romaine[45]. Monaco abrite cinq chapelles catholiques (dont une construite au XVIe siècle, trois au XVIIe siècle et une au XIXe siècle) sur le Rocher. Quatre autres églises et deux chapelles du XIXe siècle et du XXe siècle se trouvent dans les autres quartiers. Sainte Dévote, la patronne de la principauté dont l’église votive se trouve à La Condamine, fait l’objet d’une fête et d’un culte particuliers, et est célébrée tous les ans le 27 janvier. La Cathédrale Notre-Dame-Immaculée, située sur le Rocher, est le siège de l’archidiocèse de Monaco. La majorité des 7 200 Monégasques adhèrent à cette religion. Le protestantisme est la deuxième religion de la principauté avec deux temples[46].

Peu de juifs (principalement des ashkénazes de France) résidaient à Monaco avant la Seconde Guerre mondiale. Après la guerre, quelques retraités pratiquant le judaïsme se sont installés, provenant principalement de France ou du Royaume-Uni, mais également d’Afrique du Nord et de Turquie. La communauté juive de Monaco a été fondée en 1948 avec l’Association Cultuelle Israélite de Monaco (ACIM) et la population juive est estimée à 5,7 % [44],[47]. On trouve une seule synagogue dans la principauté[48]. Quelques résidents monégasques pratiquent l’islam mais la principauté ne compte pas de mosquée.

Politique

Article détaillé : Politique de Monaco.

Principauté indépendante, Monaco est une monarchie constitutionnelle depuis 1911, avec un prince à la tête de l’État. Le pouvoir exécutif consiste en un ministre d’État, qui préside un Conseil de gouvernement composé de six membres (lui-même et cinq Conseillers de Gouvernement, l'équivalent de ministres), responsables uniquement devant le prince. Suivant une convention avec la France, signée en 1930, le ministre d’État était un citoyen français (en général un préfet ou un ambassadeur) désigné par le prince. Depuis la modification récente de cette convention, le prince peut nommer un ministre d’État, monégasque ou français, agréé par le gouvernement français.

D’après la Constitution de 1962, le prince partage le pouvoir législatif avec le Conseil national qui est un parlement unicaméral. Les vingt-quatre membres de ce corps législatif sont élus pour cinq ans par un scrutin plurinominal et au suffrage universel. Dix-huit conseillers sont élus par simple classement individuel du nombre de suffrages recueillis, et les six conseillers restants selon un mode proportionnel de liste.

Les affaires locales sont du ressort du Conseil communal, une assemblée de quinze membres élus pour quatre ans au suffrage universel direct et au scrutin de liste plurinominal à deux tours avec possibilité de panachage et sans vote préférentiel, présidée par le maire (actuellement Georges Marsan).

Économie

Vue sur Monaco

Monaco tire la majeure partie de ses revenus des services, de la TVA monégasque[49], du commerce ainsi que de l’immobilier qui génèrent environ 40 000 emplois pour un chiffre d’affaires de plus de 11 milliards d’euros. Contrairement à une légende tenace, le tourisme n’arrive qu’en troisième position dans les sources de revenus et le fameux casino de Monte Carlo ne participe que pour moins de 4 % au budget de l’État.

Depuis les accords du 18 mai 1963, Monaco et la France forment un ensemble fiscal au regard de la TVA. Monaco collecte sur son territoire la TVA qu'elle verse à la France qui lui rétrocède sa quote-part. Le reversement français revenant à la principauté est fixé à 108 238 802 euros au titre de l'année 2001[50]. Pour 2007, le budget de l'état monégasque est d'environ 881 millions d'euros[51]. Cela représentait donc environ 12 % du budget de l’État.

Si le principe d’un compte de partage de la TVA est parfaitement justifié dans la mesure où il s’agit de remettre les États dans la situation qui serait la leur s’il y avait eu une frontière fiscale, ses modalités de calcul posent problème. D'une part le calcul d'origine attribue à Monaco 60 % (coefficient 1,6 de la formule) de rétrocession supplémentaire, d'autre part, la dérive résultant de la formule de calcul conduit la France à reverser à Monaco des montants qui ne traduisent pas la réalité de l’activité économique de la principauté[52].

À compter du 1er janvier 1999, l’euro est introduit sur le territoire monégasque et, depuis le 1er janvier 2002, les pièces et les billets libellés en euro ont cours légal en principauté au même titre que les pièces nationales.

Le PNB par habitant le plus élevé au monde

Le PNB de Monaco était de 7,240 milliards de dollars US en 2008, soit 222 022 US $/habitant[53],[54], ce qui place la principauté en tête du classement mondial des revenus par habitant.

Il est à noter une différence de méthode de calcul entre les chiffres de la banque mondiale et les chiffres très inférieurs publiés par le gouvernement monégasque (52 145€ en 2008[55]). Le gouvernement monégasque estime que les plus de 30 000 travailleurs pendulaires venant de l'étranger tous les jours (France, Italie) doivent rentrer en compte dans le calcul du PNB par habitant, étant donné la nature très particulière de la ville-état. La population de référence de 2008 était ainsi de 72 351 pour le calcul officiel.

Tourisme

Vue sur Monaco

La situation géographique de Monaco ainsi que son climat méditerranéen ont fait de la principauté une destination prisée des touristes. Le secteur hôtelier propose plus de 2 800 chambres pour un total de 900 000 nuitées en 2006 (19 % d'Italiens, 18 % de Français, 15 % de Britanniques, 13 % de Nord-Américains, 5 % d’Allemands, 4 % de Russes). Le tourisme a toujours principalement été orienté vers la clientèle de luxe, attirée par les nombreuses manifestations sportives et culturelles et les casinos (dont le casino de Monte-Carlo) mais le secteur touristique s’est récemment redéployé vers le tourisme d’affaire, de congrès et de séminaires qui représente aujourd’hui 25 % des nuitées[56].

Le tourisme génère environ 25 % des revenus de la principauté[51] et le chiffre d’affaires du secteur hôtelier a été de 356 913 168 euros en 2005[57].

Industrie

L’industrie représente environ 8 % du PIB de Monaco. Une centaine de petites industries non polluantes et à haute valeur ajoutée emploient environ 3 800 personnes, soit environ 9 % de la population salariée[58]. Les premières entreprises (entreprises industrielles de la Brasserie de Monaco, de la minoterie et de la chocolaterie) ont commencé à s’installer sur le premier terre-plein de Fontvieille, à partir de 1906. Ces entreprises se concentrent principalement sur les 250 000 m² de terrain gagnés sur la mer lors de la construction du terre-plein de Fontvieille .

Le secteur "chimie-pharmacie-cosmétologie" apparaît comme le plus représenté avec 49,21 % des revenus de l’industrie et 1 200 employés mais les industries de fabrication de matériel électrique et électronique (10,2 % des revenus) ainsi que de transformation de matières plastiques (21,6 %) sont également présentes. L’imprimerie et le cartonnage contribuent également à hauteur de 6 %[59].

Le nombre d’emplois rapporté à celui des habitants est particulièrement élevé. Les pendulaires/navetteurs sont environ 40 000.

Immobilier

Le quartier de Fontvieille

D’après le classement du groupe immobilier Knight Frank et de la banque Citi Private Bank, Monaco est la deuxième ville la plus chère du monde (derrière Londres) en ce qui concerne les prix de l’immobilier (35 000 euros par mètre carré dans les quartiers les plus chics, comme le Carré d’Or à Monte-Carlo)[60].

En raison d'un développement économique rapide et des choix urbanistiques du prince Rainier III, de nombreux immeubles de grande hauteur (gratte-ciel) ont été construits. Contrairement à beaucoup de villes densément peuplées, les immeubles de grande hauteur à Monaco sont cependant presque exclusivement résidentiels, et non pas à usage commercial.

Article détaillé : Liste des gratte-ciel à Monaco.

Du paradis fiscal à la régularisation ?

Culture

Article détaillé : Culture de Monaco.

Les Journées du Patrimoine constituent une excellente occasion de découvrir les principaux sites d’intérêt, notamment les grands appartements du Palais Princier, la résidence du Ministre d’État, le Conseil National. Le Musée océanographique quant à lui propose un droit d’admission à tarif réduit.

Fêtes et jours fériés
Date Nom Remarques
1er janvier Jour de l’an
27 janvier Fête de Sainte-Dévote Sainte Dévote patronne de la principauté.
Lundi suivant le dimanche de Pâques. Lundi de Pâques
1er mai Fête du Travail
Jeudi, 40 jours après Pâques Ascension
Lundi suivant le septième dimanche après Pâques Lundi de Pentecôte
Jeudi, 60 jours après Pâques Fête-Dieu
15 août Assomption
3 septembre Libération (n'est pas un jour férié)
1er novembre Toussaint Fête de tous les saints
19 novembre Fête du Prince Fête nationale (bien que le jour de la Saint-Albert soit le 15 novembre, le prince Albert II a décidé que la Fête nationale serait maintenue au 19 novembre, jour où l’on célébrait le bienheureux Rainier d'Arezzo dont son père, le prince Rainier III, reconnaissait le patronat)
8 décembre Immaculée Conception
25 décembre Noël

Médias

La principauté héberge trois chaînes de radio (deux en français, l’autre en italien) et deux chaînes de télévision. Plusieurs Webradios sont également présentes sur le sol Monégasque MC one, Radio de M. Gildo Pallanca-Pastor, qui émet aussi en hertzien sur la Principauté 98.2, Radio Ethic de Mme Evelyne Tonelli, fille de M. Schick, ancien directeur d’antenne de RMC ; et pour finir Radio Fréquence Évasion. L’une de ces chaînes de télévision est une chaîne locale exclusivement diffusée sur le câble, seul moyen autorisé en principauté pour recevoir la télévision. Son nom est Monaco Info. Les radios ou télévisions hertziennes s’adressent donc davantage aux publics français ou italien. L’un des projets récent de SAS Albert II de Monaco fut de créer une radio typiquement monégasque, « Radio Monaco », qui arroserait de Menton à Toulouse. Radio Monaco émet depuis le 12 juillet 2007.

Presse écrite

Radios

  • Radio Monaco (fr) : 98,2 MHz sur la principauté et 95.4 dans Alpes-Maritimes et le Var
  • RMC (fr) : 98,8 MHz
  • Radio Monte-Carlo (it) : 106,8 / 107,3 MHz
  • RMC (it) : 92,7 / 101,6 MHz
  • Riviera Radio (en) : 106,3 / 106,5 MHz*
  • Radio FG Monaco (fr) : 96,4 MHz

Télévisions

Journalistes monégasques

Festivals

Monaco héberge quelques festivals de première importance, dont:

Lieux et monuments


Musées

Édifices religieux

Église Saint-Charles.
Église Sainte-Dévote.

Proches de Monaco

Transport

Article détaillé : Transport à Monaco.

Un héliport situé sur la digue quartier de Fontvielle dessert l'aéroport de Nice Côte d'Azur plus de trente fois par jour en 7 minutes de vol (15 minutes d'aérogare à aérogare).

Une gare SNCF souterraine situé à proximité de l'église Ste-Dévote, avec une desserte TGV pour Paris quotidienne, située sur la ligne Marseille-Vintimille.

Sortie d'autoroute spécifique rejoignant la Moyenne Corniche (RD6007) et entrant en principauté à hauteur du Jardin Exotique.

Services postaux

Un des premiers timbres de Monaco à l'effigie du prince Charles III.

Historique

Depuis la convention de voisinage du 9 novembre 1865 avec la France, et auparavant de 1640 à la Révolution française[61], la poste française est en charge des services postaux monégasques.

À partir de 1818, des bureaux de poste du royaume de Sardaigne sont ouverts dans la principauté[62]. Des timbres de Sardaigne à l'effigie de Victor-Emmanuel II y sont utilisés de 1851 à 1860[62], avant d'être remplacés par des timbres de France à l'effigie de Napoléon III des bureaux français, auxquels vont succéder les séries d'usage courant de France[63].

La principauté reçoit des timbres-poste à son nom, le 1er juillet 1885, avec une première série à l'effigie du prince Charles III, dessinée par O. Dupuis et gravée par Louis-Eugène Mouchon[64].

Pratique

Malgré l'intégration postale avec la France, les plis envoyés de Monaco doivent être affranchis avec des timbres de Monaco, dont les illustrations et la programmation sont déterminées par l'Office des émissions des timbres-poste de Monaco (OETP), et validées par le prince. L'OETP choisit également les artistes de ces timbres et peut faire appel aux artistes, graveurs et moyens d'impression de Phil@poste Boulazac, l'imprimerie de La Poste.

De la même façon, les timbres de Monaco n'ont pas valeur postale sur le courrier posté en France. Les tarifs postaux sont ceux au départ de la France métropolitaine.

En raison de l'intégration au système postal de la France, les codes postaux de Monaco sont sous la forme "98.XXX", soit à 5 chiffres comme les codes postaux français; par opposition à la principauté d'Andorre, dont les services sont également gérés par la France mais qui a refusé l'attribution d'un code postal de format français[65]. Pour le courrier envoyé à destination de Monaco, plusieurs libellés :

  • 98.XXX Monaco (depuis la France/Monaco uniquement: sans mention du pays de destination),
  • MC 98.XXX Monaco (depuis la France/Monaco uniquement: sans mention du pays de destination),
  • 98.XXX Monaco - FRANCE (bien que géopolitiquement incorrecte, cette mention est acceptée dans le cadre de l'intégration de Monaco au territoire postal français).
  • 98.XXX Monaco - EUROPE (géopolitiquement correcte, cette mention permet au courrier d'éviter des détours hors Europe, le Maroc (Morocco en anglais) étant un des plus fréquents).
  • 98.XXX Monaco - MONACO

Sport

Manifestations sportives

La principauté sert de cadre à diverses manifestations prestigieuses, parmi lesquelles :

  • le Grand Prix automobile de Monaco en Formule 1
  • le Trophée des Champions de Handball
  • le Rallye Monte-Carlo en WRC
  • le Meeting d’Athlétisme « Herculis » ; le premier meeting Herculis fut organisé en 1987 et après une interruption de 2002 à 2005, la 20e édition a eu lieu le 20 août 2006, au stade Louis II[66].
  • le Festival International du Cirque
  • le Marathon de Monaco et des Riviera, qui se court au printemps, entre Vintimille et Monaco. En même temps a lieu la course des 10 kilomètres de Monte-Carlo[67].
  • la Supercoupe de l'UEFA (Super Cup), match de football opposant le vainqueur de la Ligue des Champions au vainqueur de la Ligue Europa[68].
  • le tournoi international de judo de Monaco : Trophée Adidas à la mi-décembre
  • le Monaco Raid : Raid Inter Armées
  • le tournoi international d'échecs
  • le Challenge International Denis Ravera : challenge de sport boules (lyonnaise) réservé aux jeunes (catégories moins de 23 ans, moins de 18 ans et moins de 15 ans)
  • le grand départ du Tour de France 2009 s'est fait de Monaco avec une première étape contre-la-montre de 15 km avec départ et arrivée à Monaco et le départ de la deuxième étape de Monaco[69]
  • le Red Bull X-Alps, compétition de parapente organisée tous les deux ans, qui part de Salzburg et se termine à Monaco
Virage en épingle du circuit du Grand Prix de Monaco.

Le Masters de Monte-Carlo (tournoi de tennis professionnel) est organisé chaque mois d'avril à Roquebrune-Cap-Martin au Monte-Carlo Country Club et non à Monaco.

Clubs sportifs

Un club omnisport, l’AS Monaco, dont l’équipe première de football jouera en ligue 2 pour la saison 2011/2012 du championnat français. La section professionnelle s’appelle AS Monaco FC depuis le changement de statut opéré en 2002 (passage en S.A.M.). L’A.S. Monaco F.C. participe au Championnat de France de football de Ligue 1 (autrefois Première Division). Elle a commencé à s’illustrer dans les années 1960 en remportant 4 titres nationaux en 3 saisons (2 championnats et 2 Coupes de France dont un doublé en 1963) sous les ordres de son légendaire entraîneur Lucien Leduc. Ensuite, sous la présidence du Dr Jean-Louis Campora, le club allait devenir un grand d’Europe multipliant à nouveau les titres nationaux et les beaux parcours européens. L’équipe joue à domicile au stade Louis II, magnifique complexe sportif réalisé en 1985 sur le terre-plein de Fontvieille et conçu par Henry Pottier, avec 18 500 places assises et une pelouse qui pousse sur une immense dalle de béton à 13 mètres de hauteur.

Par contre, les entraînements ont lieu sur un complexe sportif situé à La Turbie, en France, à plus de 500 m d’altitude.

Un club de karaté, le Karaté Club Shotokan de Monaco[70] avec comme entraîneur Maître SATO 6e Dan. Ancien élève de Maître Tanaka, il dirige également des stages de perfectionnement en Allemagne, Italie, Angleterre, France, Belgique, Suisse.

La fédération monégasque d’athlétisme[71] est présidée par Albert II.

La fédération Monégasque de Judo[72], affiliée à la FIJ et à l'UEJ, qui a obtenu les meilleurs résultats aux derniers Jeux des Petits États d'Europe en 2007 et en 2009.

La fédération Monégasque de Boules, créée en 1924, elle regroupe les Club Bouliste Monégasque[73](axé pétanque) et le Club Bouliste du Rocher[74](axé Sport-Boules ou Longue)et son Centre de Formation[75]. Elle est affiliée à la Fédération Internationale de Boules et à la Confédération Mondiale des Sports de Boules (C.M.S.B. dont le siège est à Monaco)

Créée en 1987, la Fédération Monégasque de Volley-Ball[76], membre de la FIVB et de la CEV, est en charge de régir, d’organiser et de développer la pratique du Volley-Ball et du beach volley par tous les moyens d’action. En 2004, la communauté du volley monégasque fut particulièrement honorée du titre de Président d’Honneur du Beach Volley de la FIVB accepté par le prince Albert II. Les dernières récompenses obtenues par le Volley monégasque furent la première médaille d’or de beach volley de l'histoire des Jeux des Petits États d’Europe par l'équipe féminine en 2005 à Andorre et la médaille d'argent également en beach volley aux JPEE de 2007 qui se déroulèrent sur le territoire de la principauté de Monaco.

N'oublions pas le Monte Carlo Country Club, le club de tennis est affilié à deux fédérations (monégasque et française) de tennis. Il accueille le Tournoi Masters 1000 dont le tenant du titre est Rafael Nadal.

Danse classique

Monaco abrite l'Académie de Danse Classique Princesse Grace fondée en 1968 et dirigée depuis près de 35 ans par la Russe Marika Besobrasova.

Personnalités liées à Monaco

Codes

Monaco a pour codes :

Notes et références

  1. Constitution de Monaco (site officiel)
  2. Monaco est à la fois une ville et un État. Monaco-Ville est le quartier où est situé le Palais princier.
  3. « Arrêté Ministériel n° 2011-235 du 13 avril 2011 relatif à l’actualisation annuelle du chiffre officiel de la population de la Principauté de Monaco », dans Bulletin officiel de la principauté de Monaco, 2011 [texte intégral] 
  4. a et b Monaco en chiffres, édition 2005, www.gouv.mc
  5. a, b, c et d Population de Monaco selon le recensement de 2008. Consulté le 2 mai 2011
  6. La grotte de l’Observatoire, site du Jardin exotique de Monaco.
  7. Musée d’Anthropologie préhistorique, www.gouv.mc
  8. (en)The third book of the historie of nature, written by C. Plinius, SECVNDS, Université de Chicago
  9. Germain-Antoine Guyot, Traité des droits, fonctions, franchises..., 1787, p. 138
  10. M. Ulino, L'Età Barocca dei Grimaldi di Monaco nel loro Marchesato di Campagna, Giannini editore, Napoli 2008
  11. Un rocher bien occupé, Monaco pendant la guerre 1939-1945, Pierre Abramovici, Seuil, Paris, 2001[réf. incomplète]
  12. a, b, c et d Les Alpes-Maritimes et la crise franco-monégasque de 1962 par Jean-Rémy Bezias, publié par le Centre de la Méditerranée moderne et contemporaine.
  13. a et b « Monaco, un siècle d’extension sur le domaine maritime... et encore un projet », article du journal Les Échos, janvier 2007
  14. Grands travaux à Monaco, www.gouv.mc
  15. La digue semi-flottante, www.gouv.mc
  16. Le terre-plein, www.gouv.mc
  17. « Monaco, une ville sur l'eau », L'Express, 21 août 2008.
  18. Article du Point: La crise pousse Monaco à arrêter son projet d'extension en mer
  19. Histoire de Monaco, www.riviera-magazine.com
  20. a, b et c Trésor de la langue française du Québec, Université Laval, Canada, 2005
  21. Histoire des Romains, les guerres puniques, www.mediterranee-antique.info
  22. (en) Culture of Monaco, www.everyculture.com
  23. « Des origines au XIIIe siècle », Histoire de Monaco, www.monaco.gouv.mc
  24. Présentation du Port Hercule, www.ports-monaco.com
  25. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées recensement_2010.
  26. Émile Girardeau, La population de Monaco et les migrations, Population (French Edition), 17e Année, No. 3. (Jul. - Sep., 1962), pp. 491-504
  27. ethnologue.com
  28. Art. 8. - La langue française est la langue officielle de l’État., Constitution de Monaco de 1962
  29. Langues parlées à Monaco, site de l’office du tourisme de la principauté de Monaco.
  30. Les institutions de Monaco, www3.monaco.mc
  31. (en)Ligure à Monaco, www.ethnologue.com
  32. Pierre Deguise, The French Review, Vol. 43, No. 2. (Dec., 1969), p. 366,
  33. a et b L’enseignement de la langue monégasque
  34. a et b Raymond Arveiller (1967) Étude sur le parler de Monaco, Monaco: Comité national des traditions monégasques, extrait consultable en ligne
  35. Pierre Bec, La Langue Occitane, Presses universitaires de France, Paris, 1973, rééd de 1995, p. 11, (ISBN 978-0-320-06252-0)
  36. Des panneaux en langue monégasque aux entrées de Monaco, communiqué de presse du Ministre d’État de Monaco du 22 novembre 2006
  37. D'après P. Bec : La langue occitane (collection Que sais-je ? n°1059), 1963, 6e édition corrigée, 1995, 128 pages, PUF, Paris.
  38. Étude sur le parler de Monaco, Raymond Arveiller : données linguistiques recueillies entre 1943 et 1954, thèse terminée en 1961, publiée en 1967
  39. Editorial Team, « Monaco: Language Situation », dans Encyclopedia of Language & Linguistics (Second Edition), 2006, p. 230 [lien DOI] :

    « A further 15% of the population of Monaco speaks the Niçard (Niçois) variety of Provençal, which greatly influences the French of the Monegasque region. In fact, the Niçard-speaking community comprises mainly individuals of over 50 years of age, but Provençal is increasingly gaining status as a literary language. »

     
  40. par Louis Canis 1963 "Notre passé" 242 pages
  41. Travaux de l'Académie des langues dialectales de Monaco"
  42. par Louis Barral et Suzanne Simone 1983 "Dictionnaire français-monégasque"
  43. Constitution de la principauté de Monaco : Art. 9. - La religion catholique, apostolique et romaine est religion d’État - Art. 23. - La liberté des cultes, celle de leur exercice public, ainsi que la liberté de manifester ses opinions en toutes matières sont garanties, sauf la répression des délits commis à l’occasion de l’usage de ces libertés.
  44. a et b (en)Monaco fact sheet, Encyclopédie Britannica
  45. Présentation du docèse de Monaco, www.eglise-catholique.mc
  46. (en)International Religious Freedom Report 2006, Département d'État des États-Unis
  47. (en)The Virtual Jewish History Tour, www.jewishvirtuallibrary.org
  48. (en)The Jewish community of Monaco, www.eurojewcong.org
  49. Convention France - Monaco (Article 27)
  50. Journal Officiel du 01/09/2005
  51. a et b Site de la Principauté
  52. Rapport sur les relations économiques et financières entre la France et la principauté de Monaco
  53. Atlaseco Le Nouvel Observateur 2011
  54. Le Gouvernement Princier dévoile le PIB de Monaco.
  55. Monaco en chiffres 2010.
  56. Tourisme à Monaco, www.monaco.gouv.mc
  57. Rapport budgétaire de la Principauté de Monaco (2005), www.monaco.gouv.mc
  58. Industrie à Monaco, www.monaco.gouv.mc
  59. Business facts, Consulat général de Monaco à New York.
  60. Rapport 2007, cité dans « À Londres, le mètre carré atteint des sommets », Le Figaro du 08/05/2007, [lire en ligne]
  61. http://www.oetp-monaco.com/html/info_histoire.html
  62. a et b « Timbres de Monaco » (introduction et « période sarde »), dans Catalogue de cotations des timbres des principautés et terres polaires, Dallay, 2007-2008, page 175-176.
  63. « Timbres de Monaco » (« période de transition » et « période française »), dans Catalogue de cotations des timbres des principautés et terres polaires, Dallay, 2007-2008, page 176-182.
  64. « Timbres de Monaco » (« période classique et avant-guerre ») timbres n°1 à 10, dans Catalogue de cotations des timbres des principautés et terres polaires, Dallay, 2007-2008, page 182-184.
  65. http://www.gralon.net/articles/economie-et-finance/politique/article-les-departements-francais---presentation-et-histoire-1639.htm
  66. Site web d’Herculis
  67. Site web du marathon de Monaco
  68. Site web de l’UEFA
  69. Tour de France 2008 - Grand Départ 2009
  70. Site officiel du Karaté Club Shotokan de Monaco
  71. Site officiel de la fédération monégasque d’athlétisme
  72. Site officiel de la fédération Monégasque de Judo
  73. Site du Club Bouliste Monégasque
  74. Site du Club Bouliste du Rocher
  75. Site du Centre de Formation du Club Bouliste du Rocher
  76. Site officiel de la fédération Monégasque de Volley Ball

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