Irlande (pays)
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Éire (ga)
Ireland (en)
Irlande (fr)
Drapeau de l'Irlande Armoiries de l'Irlande
(Drapeau de l'Irlande) (Armoiries de l'Irlande)
Devise nationale : l'Irlande toujours
Irlandais : Éirinn go Brách (non officiel)
carte
Langue officielle Irlandais, anglais
Capitale Dublin (en irlandais Baile Átha Cliath)
53°20.65′N 6°16.05′W / 53.34417, -6.2675
Plus grande ville Dublin (en irlandais Baile Átha Cliath)
Forme de l’État République
 - Président
 - Premier ministre
Michael D. Higgins
Enda Kenny
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 117e
70 273 km2
2 %
Population
 - Totale (2011)
 - Densité
Classé 120e
4 670 976[1] hab.
60 hab./km2
Indépendance
 - Déclarée
- Reconnue
du Royaume-Uni
21 janvier 1919
6 décembre 1922
Gentilé Irlandais, Irlandaise
IDH (2010) en augmentation 0,895[2] (très élevé) (5e)
Monnaie Euro[3] (EUR)
Fuseau horaire UTC +0 (été +1)
Hymne national Amhrán na bhFiann
Chant des soldats
Code ISO 3166-1 IRL, IE
Domaine internet .ie
Indicatif
téléphonique
+353


L'Irlande (en irlandais Éire[4] [ˈeːrʲə] et en anglais Ireland) est un pays d'Europe de l'Ouest, membre de l'Union européenne depuis 1973. C'est une république qui s'étend sur les 26 des 32 comtés historiques de l'île. Elle partage l'île d'Irlande avec l'Irlande du Nord (les six comtés), restée partie constitutive du Royaume-Uni. La république d'Irlande revendique son identité celtique, si bien que, sur le plan culturel, elle représente habituellement l'île d'Irlande considérée comme l'une des six[5] « nations celtiques ».

Le symbole officiel du pays est la harpe celtique (qui figure sur les pièces d'euro), mais le trèfle à trois feuilles est souvent utilisé comme autre symbole, notamment par l'équipe irlandaise de rugby.

Adepte de la concurrence fiscale et de la dérégulation, le pays a connu une forte croissance depuis le début des années 80 mais vit actuellement une grave crise liée à la surchauffe de l'économie (explosion de la bulle immobilière), au départ de certaines multinationales non européennes, et à l'endettement public massif consécutif à la crise. En 2010, son déficit public s'établissait à 32,4 % du PIB pour un taux de chômage supérieur à 14 % de la population active[6].

Sommaire

Nom de l'État

Article détaillé : Noms de l'État d'Irlande.

Selon la constitution de 1937, le nom officiel de l'État est Éire en irlandais et Ireland en anglais.

Depuis la loi qui a établi la République le 18 avril 1949, le pays a aussi comme nom d'usage courant « République d'Irlande » (Republic of Ireland en anglais, Poblacht na hÉireann en irlandais), appellation non reconnue constitutionnellement[7]. Par exemple, la présidente s'appelle présidente d'Irlande et non pas présidente de la République d'Irlande. En outre, les sources toponymiques francophones (IGN, UE, OIT) indiquent bien que la forme longue (ou officielle) du pays est Irlande, ce qui est confirmé par les versions françaises des traités européens dont l'Irlande fait partie.

L'appellation anglaise Irish Republic (République irlandaise) n'est pas utilisée – c'est le nom de la république autoproclamée le 21 janvier 1919. Entre 1922 (sortie du Royaume-Uni) et 1937, l'État s'appelait État libre d'Irlande (Saorstát Éireann en irlandais, Irish Free State en anglais).

Géographie

Article détaillé : Géographie de l'Irlande.

L'Irlande est sur une île située au nord-ouest du continent européen dans l’Atlantique Nord. Elle s'étend sur une superficie de 70 273 km2[8]. Le pays comprend vingt-six comtés depuis la partition du pays en 1921.

La capitale de l'Irlande est Dublin, mais d'autres villes possèdent une certaine notoriété : Galway, Cork, Waterford.

La morphologie de l'île comprend une plaine centrale entourée de montagnes et de collines, particulièrement dans le Donegal et le Wicklow. Les paysages sont faits de tourbières, de lacs et de rivières. Au Sud-Ouest, les falaises de Moher surplombent l'océan Atlantique. Non loin de là, les îles d'Aran font face à la baie de Galway. À l'Est du pays, au Nord de Dublin, le rivage est assez plat. Mais tout autour de l'île s'étendent de nombreuses plages de sable fin.

Climat

Le climat est de type tempéré océanique, ou Cfb selon le système de classification de climat de Köppen.
Les étés sont généralement doux, la température ne dépassant que très rarement les 25 °C. Les hivers sont frais et pluvieux. Les températures minimales ne descendent qu'exceptionnellement en dessous de 0 °. Le centre et l'Est de l'île connaissent des températures un peu plus fraîches en hiver que l'ouest du pays, qui bénéficie énormément de l'effet du Courant du Golfe (Gulf Stream en anglais). A Dublin, les mois les plus frais sont janvier et février des moyennes de 3 ° pour les minimales et de 8 ° pour les maximales ; en été, les températures moyennes oscillent entre 12 ° pour les minimales et 19 ° pour les maximales. Les précipitations sont assez importantes (733 mm de précipitations annuels en moyenne à Dublin). Elles tombent rarement sous forme de neige (4 jours de neige par an en moyenne à Dublin).

Les écarts de température dans une même journée sont faibles : il n'est pas rare que la température soit constante du matin au soir, ce qui contraste avec les brusques changements de temps durant les saisons intermédiaires (printemps et automne), au cours desquelles la rapidité d'évolution du temps est étonnante avec des épisodes de « giboulées » très fréquents.

Comme dit un proverbe, « en Irlande, il fait beau… fois par jour ! ».

Histoire

Article détaillé : Histoire de l'Irlande.

Les premiers occupants de l'Irlande sont arrivés sur l'île environ au 9e millénaire av. J.-C.. Ensuite sont venues des peuplades mégalithiques, puis néolithiques, qui ont développé l'agriculture et l'élevage. Au VIe siècle av. J.‑C., les Celtes vont imposer leur civilisation laténienne. C'est une société parfaitement organisée en clans, et parlant le gaélique dans lequel les premiers poètes composent des chants et légendes qui constituent le patrimoine autochtone.

Article connexe : Chronologie de l'Irlande.

La préhistoire

Article détaillé : Histoire de l'Irlande primitive.
Dolmen de Poulnabrone

Les traces les plus anciennes du peuplement de l'île remontent au 9e millénaire av. J.-C., elles ont été retrouvées dans le comté de Waterford. Une migration de populations mésolithiques est attestée vers le LXVIe siècle av. J.‑C., il semble qu'il s'agisse de peuples venus d'Europe du Nord, passés par l'Écosse. Ils se sont installés dans la région de l'actuelle Ulster. Leur mode de vie est une économie de prédation (chasse et pêche) qui va progressivement évoluer vers l'agriculture et l'élevage. Ils connaissent l'usage d'outils en pierre polie, cultivent la terre et ont du bétail. C'est une civilisation mégalithique qui érige des dolmens à vocation funéraire. De nouveaux arrivants entre XXe et XVIIe siècle av. J.‑C. apportent l'âge du bronze. C'est de cette époque que date l'exploitation de mines de cuivre dans les régions de Cork et Kerry et d'or dans le Wicklow.

Les Celtes

C'est vers -500 que les Celtes font leur apparition en Irlande, leur civilisation sur l'île va durer près de mille ans. Leur arrivée s'est faite par deux routes différentes, par l'actuelle Grande-Bretagne et par l'Espagne. La mythologie celtique a d’ailleurs conservé le souvenir de cette origine espagnole puisque, selon le Lebor Gabála Érenn (Livre des Conquêtes d’Irlande), les Milesiens (c’est-à-dire les Gaèls) sont dits fils de Míl Espáine. Avant l'introduction de la civilisation de La Tène (second âge du fer), l’histoire d’Erin est largement mythique.

La structure de la société celtique reprend le schéma de la structure sociale tripartite des Indo-européens au sommet de laquelle on trouve une classe sacerdotale composée des druides, des bardes et des vates. Les druides ont en charge la religion, le sacrifice, la justice, l’enseignement, la poésie, la divination ; les bardes sont spécialisés dans la poésie orale et chantée et doivent faire la louange, la satire ou le blâme ; les vates sont des devins qui se consacrent plus particulièrement à la divination et à la médecine. En Irlande, les filid (bardes) vont devenir les membres les plus influents de cette classe sacerdotale, dont une des prérogatives est de conseiller le roi. Dans la civilisation celtique, le rôle du roi est non seulement de mener la guerre, mais surtout de redistribuer les richesses et de dire la justice, inspirée par les druides. Longtemps ces rois n’ont été que des chefs au pouvoir incertain et aux successions problématiques. La deuxième classe de la société est celle des guerriers et la troisième est celle des producteurs, artisans, agriculteurs et éleveurs. Ces clans vont progressivement fusionner pour constituer quatre royaumes (ou provinces) : l’Ulster, le Leinster, le Munster et le Connacht (Connaught). Au début du Ve siècle, un Ard ri Érenn (roi suprême d’Irlande) étend son pouvoir sur toute l’île, il siège à Tara capitale de Meath. Les autres rois lui doivent le «  boroma  », tribut payable en bétail – son non-paiement entraîne des guerres dont la mythologie se fait l’écho, tout autant que les razzias.

Les romains, qui occupent la Bretagne (Grande-Bretagne actuelle), n'occuperont jamais l'Irlande (qu'ils appellent Hibernie), peuplée de populations trop difficilement assimilables et loin du centre de l'Empire.

Articles connexes

La christianisation

Croix celtique à Knock

La christianisation de l’Irlande marque la fin de la religion celtique, du moins en ce qui concerne sa mythologie, car la structure de la société s’est maintenue, avec une classe sacerdotale prédominante. Les circonstances exactes de l’introduction du christianisme dans l’île sont mal connues, d’autant que les textes relatifs à son initiateur, saint Patrick, sont largement hagiographiques.

Padraig serait né en 390 en un lieu incertain de l’île de Bretagne. Il était le fils d’un fonctionnaire britto-romain. En 405, il aurait été victime d’une razzia de Gaels et aurait été emmené comme esclave en Irlande, sous le règne du Ard ri Érenn, Niall Noigiallach. Pendant six années de captivité, passées à surveiller les troupeaux, sa foi en Dieu se serait affermie et une fois évadé, il aurait poursuivi ses études théologiques en Gaule. Les dates de son retour en Irlande sont incertaines (entre 432 et 490 selon les différentes thèses) mais la conversion de l’île, probablement commencée avant lui, aurait connu un moment décisif sous le règne du roi Loegaire, fils de Niall. Patrick est souvent décrit conversant avec les druides pour tenter de les convaincre que le Dieu unique est plus puissant que la magie druidique. La légende rapporte aussi qu’il a chassé tous les serpents de l'île et qu'il avait l'habitude d'expliquer le principe de la Trinité en montrant les feuilles du trèfle. Le concept de triades était en effet très répandu dans la mythologie celtique. Patrick est mort vers 461.

Dans ce contexte, la conversion du pays ne s’est faite que par celle des filid, qui sont devenus les porteurs de la nouvelle religion, de manière pacifique. Le rite celte est imprégné par les usages monastiques. Des moines des pays celtiques sont nombreux venus dans plusieurs pays d'Europe occidentale pour évangéliser et fonder des monastères. Les monastères de Clonard, Clonmacnoise, Glendalough sont des centres importants de culture et de spiritualité. L’église d’Armagh est fondée par saint Patrick vers 445. Au VIe siècle, la fondation du monastère de Bangor (558) par Comgall et celui de l’île d’Iona par Colomba, qui permirent l’évangélisation de l’Écosse. Ce n’est qu’au VIIe siècle que le synode de Whitby (664) préconise l'abandon des rites celtes au profit du rite romain mais certains usages celtiques se maintiennent jusqu'au XIIe siècle.

Articles connexes

Les Vikings

Au VIIIe siècle, la croissance démographique et des guerres de succession entraînent, semble-t-il, des peuples scandinaves, Norvégiens et Danois, à sortir de leurs territoires. Les Varègues partent vers l’est et fondent en Russie des embryons d’États, les Vikings (du norrois fara í víkingu : partir en expédition et víkingar qui désigne ceux qui partent) déferlent sur les îles britanniques à l’Ouest et le continent au Sud.

L’Irlande vit un âge d’or intellectuel par le dynamisme de ses institutions religieuses, mais sur le plan politique l’île est divisée entre cent à cent cinquante tuatha (les clans), à la tête de chacun desquels se trouve un (roi). Ces chefs sont eux-mêmes assujettis au roi d’une des cinq provinces (Ulster, Connacht, Munster, Leinster et Meath). Le Ard rí (roi suprême) porte un titre honorifique : son titulaire ne bénéficie pas d'une réelle autorité.

C’est dans ce contexte d’instabilité que les Vikings arrivent dans l’île. Les premières expéditions attestées sont de 795, ils brûlent l’église de l’île de Lambay ainsi que les monastères d’Inisbifin et d’Inismurray; ce dernier subira un nouvel assaut en 807. Dès 812 les raids se concentrent sur la côte ouest, puis sur les rivages de la mer d'Irlande. Au début des années 820 le tour de l’île est accompli. Pendant une quarantaine d’années, les Vikings vont multiplier les raids et le razzias, privilégiant les monastères, non pour des raisons religieuses, mais parce que plus riches en trésors. Durant les années 830, ils remontent les fleuves et pénètrent à l’intérieur des terres qu’ils ravagent. En 836, ils empruntent la rivière Shannon et pillent le Connaught. L’année suivante, deux flottes d’une soixantaine de drakkars chacune, reconnaissent la Liffey et La Boyne, les territoires sont systématiquement ravagés, les habitants massacrés. Nombreux sont les exemples de leurs méfaits. L’hiver 840-841 marque une étape, puisque pour la première fois les Vikings passent la saison dans l’île et s’installent dans des places fortifiées qui deviennent aussi des lieux de commerce : Dublin, Annagassan, puis par la suite, Wexford, Cork, Limerick, pour ne citer que quelques établissements. Ce sont autant de bases retranchées qui permettent des expéditions vers l’intérieur, dont le point culminant semble être l’année 845, à tel point que l’on parle d’invasion. Le revers de la médaille est que les rois celtes peuvent parfois les contenir et les assiéger.

Sous la couronne anglaise

Après la victoire de Brian Boru à la bataille de Clontarf, en 1014, l'Irlande connaît une brève période d'indépendance. Mais à la fin du XIIe siècle, l'Angleterre entreprend sa conquête. Après s'être limitée à l'ouest de l'île, en 1494, la couronne anglaise déclare sa domination sur toute l'île (loi Poynings). En 1541, Henri VIII prend le titre de roi d'Irlande. La colonisation par les confiscations de terres se développe alors. (cf. Plantations en Irlande).

Une grande révolte éclate en 1641, brisée par Oliver Cromwell en 1649 (massacres de Drogheda et Wexford). Les Irlandais ont profité de la première révolution anglaise pour tenter de recouvrer leur indépendance. Cromwell débarque à Dublin (durant l'été 1649) avec ses soldats, les « Côtes de Fer » et organise un véritable massacre. Selon les sources, entre le tiers et la moitié de la population de l'île est massacrée. Après sa défaite, l'Irlande est soumise à l'autorité et aux lois de l'Angleterre et les terres du Nord du pays sont confisquées et attribuées à des colons venus d'Écosse et d'Angleterre.

Jacques II, roi catholique chassé du trône de l'Angleterre protestante, tente de reprendre pied en Irlande et y est défait à la bataille de la Boyne (1690), le sort de l'Irlande s'aggrave encore. En 1695, Guillaume III promulgue des « lois pénales » anti-catholiques.

Un nouveau soulèvement a lieu en 1798, nourri aussi bien par l'émancipation des États-Unis que par l'exemple de la Révolution française (il est commémoré par la chanson The Wind That Shakes the Barley). La répression est terrible et le 1er août 1800, en réaction, la Grande-Bretagne proclame un « acte d'union » unissant totalement l'Irlande au Royaume-Uni.

Émigration et révolte

Le XIXe siècle est marqué par une émigration massive des Irlandais (plusieurs millions) en direction de l'Amérique, émigration accrue par les conséquences de la terrible famine qui sévit en Irlande entre 1846 et 1848. Cette famine est d'ailleurs l'objet de controverses, les nationalistes irlandais considérant que c'est délibérément que la couronne britannique laissa les Irlandais mourir de faim.

Mais à la fin du XIXe siècle, le mouvement pour l'indépendance reprend de la force, les élus irlandais au parlement britannique s'en font l'écho. Une suite de réformes agraires commence à restituer des terres aux Irlandais. En 1905, le Sinn Féin indépendantiste est fondé. De son côté, James Conolly fonde le premier journal socialiste irlandais : Workers' Republic. Des syndicats irlandais se développent.

En 1914, le « Home Rule » est voté, donnant une autonomie relative à l'île. Néanmoins le pouvoir suspensif de la Chambre des Lords puis le déclenchement de la Première Guerre mondiale l'empêcheront d'être mis en œuvre.

Durant la guerre, en 1916, sous la direction de l'Irish Republican Brotherhood du Sinn Féin et de l'Irish Citizen Army de James Conolly, éclate l'insurrection de Pâques 1916 à Dublin, qui proclame la République au nom de Dieu et des générations disparues. Elle est écrasée au bout d'une semaine. Mais le Sinn Féin en retire une popularité accrue : il remporte triomphalement les élections de décembre 1918, constitue un parlement irlandais (le Dáil Éireann) et proclame l'indépendance. Le pouvoir britannique dissout le parlement. Un nouveau soulèvement éclate, qui va durer trois ans.

Indépendance

Article détaillé : Guerre d'indépendance irlandaise.

Le 6 décembre 1921, des négociations entre le gouvernement britannique et les dirigeants nationalistes irlandais aboutissent au traité de Londres, qui fait de l'Irlande, amputée des deux tiers de l'Ulster, un dominion au sein de l'empire britannique, l'Irish free state, qui se dota d'une constitution en octobre 1922. En fait, la partition de l'île s'est faite sur des critères économiques. L'Est de l'Ulster était la région la plus développée à l'époque. C'est pourquoi six des neuf comtés de l'Ulster restèrent britanniques dont deux avec une faible majorité catholique. Ce traité fut ratifié de peu par le Dáil Éireann en décembre 1921, mais fut rejeté par une large majorité de la population. Cela entraîna la guerre civile d'Irlande qui dura jusqu'en 1923, opposant les adeptes d'une poursuite de la lutte pour obtenir l'indépendance complète de l'île et les partisans du compromis de 1921.

Durant ses premières années, ce nouvel État fut gouverné par les vainqueurs de la guerre civile. Cependant, en 1932, Fianna Fáil, le parti des opposants au traité, dirigé par Éamon de Valera, remporta les élections (il resta au pouvoir jusqu'en 1948). En 1933, De Valera, devenu président du conseil, fit abolir le serment au souverain du Royaume-Uni.

En 1937, il fait adopter une nouvelle constitution qui renomme l'État en Éire ou en anglais Ireland. Un traité conclu en 1938 avec le Royaume-Uni, lui laissait ses bases navales en Irlande et entérinait cette indépendance. L'Irlande resta neutre durant la Seconde Guerre mondiale, interdisant même officiellement au Royaume-Uni l'usage militaire de ses ports et aéroports.

En février 1948, c'est le parti Fine Gael qui remporte les élections. Le gouvernement est une coalition constituée avec le parti travailliste. En 1948, l'Oireachtas proclame le Republic of Ireland Act qui prend effet le 18 avril 1949 et qui déclare que l’Irlande est officiellement une république. Le pays quitte le Commonwealth.

Paradoxalement il ne nomme pas le nouvel État comme étant la « République d'Irlande », mais considère que cela en est la description.

Langues

Il existe deux langues officielles en Irlande. La constitution dispose que la première langue nationale est l'irlandais, et que l'anglais est une langue annexe. Toutefois, l'anglais est fortement majoritaire, et l'irlandais, bien qu'enseigné obligatoirement à l'école, n'est plus pratiqué dans la vie courante que par très peu de personnes, essentiellement dans les différentes zones du Gaeltacht[9].

Politique

Article détaillé : Politique de l'Irlande.

Depuis 1949, l'Irlande est une république parlementaire.

Carte d'Irlande

Le président d'Irlande (Uachtarán en irlandais, President en anglais) est élu pour sept ans au suffrage universel direct. Le Dáil Éireann est le nom irlandais de la chambre basse du Parlement (l'Oireachtas) de l'Irlande. Il est directement élu tous les cinq ans selon un système de représentation proportionnelle (selon la méthode du vote transférable). Il a le pouvoir de voter les lois, de nommer et de remplacer le Taoiseach (Premier ministre). La chambre haute s'appelle Seanad Éireann.

Subdivisions

L’île d'Irlande est divisée entre trente-deux comtés et quatre provinces. Les provinces suivent approximativement les anciennes provinces d'Irlande, les six comtés d'Irlande du Nord, en Ulster ne sont pas inclus. Les provinces ne sont pas utilisées par l'administration, elles sont utilisées seulement pour les sports, le rugby à XV ou les sports gaéliques.

Les comtés sont utilisés pour l'administration locale. Ils ont été créés par les Britanniques après la conquête de l'Irlande. Il y a 26 comtés traditionnels dans la république plus les comtés de Nord-Tipperary et de Sud-Tipperary et les comtés issus de la partition du Comté de Dublin (Dublin Sud, Fingal et Dun Laoghaire-Rathdown). Certaines villes ont aussi un pouvoir de décision du même niveau que le comté au travers d'un conseil de Cité (Dublin, Cork, Galway, Limerick et Waterford).

Démographie

Article détaillé : Démographie de l'Irlande.
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

L'Irlande comptait environ 4,58 millions d'habitants en avril 2011[10] et la croissance démographique annuelle s'élevait à 2,5 %, un chiffre particulièrement élevé pour l'Europe[11]. La densité toutefois reste assez faible : avec un peu plus de 60 hab/km2, elle est presque deux fois moindre que la moyenne de l'Union européenne, ensemble dont l'Irlande regroupe moins d'1 % de la population.

Le dynamisme démographique est relativement nouveau dans le pays. Il est dû à la relative jeunesse de la population, à un taux de natalité élevé pour l'Europe et surtout à une forte immigration. Il s'agit d'un phénomène assez nouveau : la croissance démographique n'a commencé que dans les années 1960. Auparavant, la région s'était fortement dépeuplée. Elle comptait 6,5 millions d'habitants en 1841[12], et passe à 5,1 millions en 1850 du fait d'une grande famine accompagnée d'une émigration massive. L'émigration s'est poursuivie pendant le XIXe siècle et une bonne partie du XXe siècle, et a fait plus que contrebalancer l'excédent naturel. La population a donc globalement continué à décroître jusque dans les années 1960 : 3,2 millions d'habitants en 1901 et 2,8 millions en 1961. À partir de cette date la population a crû de nouveau[13]. Dans les années 1990, et plus encore les années 2000, la population immigrée a fortement augmenté. En 2006, 14 % des résidents était nés hors de la république d'Irlande. La plupart viennent d'Europe, du Royaume-Uni pour plus de la moitié, d'Europe de l'Est pour une part importante et en rapide augmentation[14].

Dublin: 505 739, Cork: 119 143, Galway: 72 111, Limerick: 52 560, Waterford: 45 748

Économie

Articles détaillés : Tigre celtique et Économie de l'Irlande.

De 1995 à 2007, l'économie irlandaise croît en moyenne de 6 % par an[8], lui valant le surnom de « tigre celtique ».

Comme quinze autres pays européens, l'Irlande a abandonné sa monnaie nationale, la livre irlandaise, pour adopter l'euro le 1er janvier 1999 (les pièces et billets ayant été introduits le 1er janvier 2002).

Le taux de chômage est de 4,3 % (2005). Au deuxième trimestre de 2006, 2 017 000 personnes travaillaient en République d'Irlande, soit 87 800 personnes de plus que l'année précédente. La plus forte hausse a eu lieu dans l'industrie de la construction et la vente[15]. Toutefois, malgré ce développement économique, le bureau central des statistiques estime que 19 % de la population présente des risques de pauvreté. Ceci est en partie dû à la forte inflation de ces dernières années, notamment dans le domaine du logement[16].

En 2009, le PIB par habitant de l'Irlande est le second plus élevé de l'Union européenne, après celui du Luxembourg[17]. Elle était au douzième rang selon les mêmes critères en 1992[réf. nécessaire].

Au milieu des années 1980, une prise de conscience collective a abouti en 1987 à un consensus national visant à sortir du sous-développement chronique qui caractérisait l'Irlande depuis la Grande Famine de 1851 (crise de la pomme de terre).

En effet, avant les années 80, comparativement aux autres pays européens, l'économie irlandaise pouvait être qualifiée d'« économie de subsistance » ; avec une industrie archaïque et un niveau de vie très en deçà des standards occidentaux (le PIB (PPA) par habitant était inférieur de plus de 50 % à celui d'un Américain en 1987). Bien que la croissance économique eut été de 4 % par an entre 1970 et 1985 (contre 2,7 % en Europe et 3,2 % aux États-Unis), cela s'avérait encore insuffisant pour que les irlandais atteignent un niveau de vie comparables aux autres pays européens.

L'économie de l'Irlande était alors très dépendante de son voisin le Royaume-Uni, qui recevait encore plus la moitié des exportations au début des années 1980. Les exportations irlandaises étaient alors constituées pour beaucoup de produits agro-alimentaires, de textile artisanal et de produits industriels à faible valeur ajoutée.

Ce pays ancré dans ses traditions et aux paysages exceptionnels a toujours attiré de nombreux touristes. Le tourisme a toujours été un secteur phare de l'économie irlandaise, de nombreux descendants d'émigrés irlandais (américains notamment) venant fouler la terre de leurs ancêtres.

Ce sous-développement caractéristique de l'Irlande se traduisait par une émigration massive (plus de 30 000 personnes par an, soit 10 % de la population chaque décennie), un chômage endémique (17 % en 1987) et une misère autant rurale qu'urbaine, particulièrement visible dans les quartiers nord de Dublin.

Les indicateurs sociaux (espérance de vie, mortalité infantile, pauvreté primaire) étaient alors notoirement mauvais.

Il est cependant à noter que, hormis à Dublin, la société irlandaise était alors jusque dans les années 1980 relativement égalitaire.

Les réformes d'inspiration libérale menées depuis 1987 ont cependant été conduites de manière pragmatique par les gouvernements successifs quelle que soit leur couleur politique, Fianna Fail (centre-droit national) ou Fine Gael (centre-gauche libéral).

La volonté des gouvernements visant à ouvrir l'Irlande sur le monde ont dopé l'attractivité du pays pour les multinationales avec des taux d'imposition sur les sociétés très bas (12,5 % contre 33,3 % en France), une TVA réduite à 13,5 %, et une fiscalité directe sur les particuliers elle aussi très favorable. Le taux de prélèvements obligatoires est particulièrement bas (30 % du PIB en 2007 en Irlande, contre 44 % en France ou 37 % au Royaume-Uni).

Une meilleure compétitivité et l'implantation de nombreuses compagnies étrangères ont permis la création de centaines de milliers d'emplois, dans tout le secteur de l'industrie et des services. La population étant anglophone et bien éduquée, les firmes informatiques ainsi que les call-center ont trouvé en Irlande dans les années 1990 un lieu idéal où s'installer en Europe. Suite à cela, le tourisme, le commerce de détail, et la construction ont connu un développement exceptionnel.

Les lotissements de maisons à l'américaine ont poussé comme des champignons dans les années 1990 et 2000 à la périphérie de Dublin, Galway et Cork. Les prix de l'immobilier tant à la location qu'à l'acquisition ont atteint des sommets à Dublin (le prix du mètre carré étant plus cher qu'à Paris en 2007). Les grosses berlines allemandes et japonaises ainsi que les 4x4 sont désormais légion à Dublin, malgré leur prix prohibitif en Irlande.

Ainsi, l'économie irlandaise a décollé de manière remarquable. Les taux de croissance économique ont été exceptionnels (+9 % par an entre 1995 et 2000), et la croissance des échanges fulgurante. Le niveau de vie des Irlandais était en 2007 parmi les plus élevés au monde, entrainant le retour au pays d'émigrés américains. Cf. Liste des pays par PIB (PPA) par habitant

Les salaires élevés ainsi que le plein emploi (le taux de chômage était de 4 % en 2007) ont engendré une immigration importante depuis 2000. L'immigration en provenance des pays de l'Est (Pologne, Estonie...), de France (près de 9 000 Français vivent en Irlande à la fin de 2009[18]), et d'Asie (de très nombreux Chinois vivent à Dublin) entraîne une augmentation de la population de 2,5 % par an durant les années 2000.

Grâce à la croissance économique, les rentrées fiscales permettent à l'État irlandais de connaître des excédents budgétaires.

Le taux de chômage est très faible (4 %), l'économie manque de main d'œuvre provoquant des fortes hausses de salaires. La pénurie de main d'œuvre est criante dans le secteur du BTP.

Cependant, la dépendance de l'Irlande vis-à-vis de l'extérieur est forte, malgré l'implantation , dans ce pays des centres de décision des firmes internationales. Les infrastructures de transport routier et ferroviaire, bien qu'en amélioration, n'ont pas suivi l'augmentation très forte du trafic. L'immobilier est en surchauffe, avec une augmentation démesurée des prix à cause d'une forte demande due à l'immigration.

Les déséquilibres sont évidents : l'endettement des Irlandais grâce au « mortgage » (prêts hypothécaires) est démesuré. Optimistes par nature, leur taux d'épargne est très faible.

Dès début 2008, avant même la crise financière, la tendance semble se retourner.

Crise financière 2008 - 2009

La crise mondiale de 2008-2009 a balayé de plein fouet l'économie celtique.

La récession est particulièrement violente avec une contraction du PIB de 2 % en 2008, 7,5 % à 9 % en 2009 (estimations), 1 à 3 % en 2010 (prévisions); atteignant ainsi près de 15 % en 3 ans. Ces chiffres donnent le vertige de par leur ampleur. Ainsi le taux de chômage devrait atteindre 15 % de la population active en 2010.

Le déficit budgétaire, à cause de l'effondrement des recettes fiscales et de la hausse des dépenses sociales, explose. Les plans de sauvetage des banques irlandaises coutent une fortune au gouvernement. Le déficit public annoncé pour 2010 avoisinera 32 % du PIB, ce qui est tout à fait hors normes. La dette publique avoisine les 100 % du PIB.

Les prix à la consommation baissent fortement en 2009. Les prix de l'immobilier s'effondrent. Les pancartes to let (à louer) et for sale (à vendre) fleurissent dans toutes les rues des villes du pays. Nombre de ménages connaissent des défauts de paiements sur leurs crédits immobiliers.

Les activités bancaires et financières qui avaient connu un essor sans égal à Dublin sur les bords de la Liffey dans les années 2000 ont été particulièrement touchées par la crise financière d'octobre 2008, mettant en grandes difficultés les principales banques du pays et obligeant le gouvernement à intervenir en recapitalisant ou nationalisant les établissements financiers et éviter une faillite générale du système. Le coût de ces plan de sauvetage est énorme (près de 20 % du PIB en 2010), expliquant le niveau astronomique du déficit public à 32 % du PIB (à titre de comparaison, la France connait un déficit public de 7,8 % du PIB en 2010).

La délocalisation d'une partie des activités de l'informatique Dell de Limerick vers la Pologne, entraînant la perte de près de 2000 emplois (ce qui à l'échelle irlandaise est énorme !), est ressentie comme une catastrophe économique et sociale par l'Irlande tout entière pour cette région qui avait connu une renaissance économique dans les années 2000.

Les Irlandais, pourtant dotés d'un optimiste chevillé au corps doutent sur leur avenir personnel. Les témoignages de la population à la radio et à la télévision quant aux difficultés actuelles sont quotidiens depuis 2008.

L'ampleur de cette crise est inédite. Le redressement de l'économie sera long et laborieux.

Plan de sauvetage du FMI de novembre 2010

Les difficultés financières s'accumulant depuis plusieurs mois, le gouvernement de Brian Cowen s'est résigné, sous la pression des dirigeants européens, à accepter l'aide financière du FMI pilotée par l'Union Européenne. Ce « plan de sauvetage » sous la forme d'un emprunt de 85 milliards d'euros au taux de 6,7 %, est largement décrié par la population du fait de son coût prohibitif et du plan d'austérité qui y est associé. Il est prévu une baisse du salaire minimum de 12 % et de fortes hausses d'impôts sur les ménages (3000 euros d'augmentation par ménage et par an en moyenne).

Toutes ces difficultés constituent un énorme défi pour la population et le gouvernement irlandais.

Transport

Article détaillé : Transport en Irlande.

Chemins de fer

  • Total en 1998 : 1 947 km
  • voie large (écartement particulier de 5'3" : 1,600 m).
  • 38 km électrifiés en courant continu 1,5 kV (DART à Dublin)
  • 485 km à double voie

Les services Intercity assurés par la compagnie nationale Iarnród Éireann (IÉ) relient Dublin à Cork, Waterford, Kilkenny, Galway, Tralee, Sligo, Limerick et Belfast. En Irlande du Nord, c'est la compagnie Northern Ireland Railways (en) (NIR) qui exploite le réseau, assurant la liaison entre Belfast et Derry (Londonderry) et les services de banlieue. Le service transfrontalier « Enterprise » est assuré conjointement par les deux compagnies, IÉ et NIR.

Depuis 1984, un train électrique, appelé Dublin Area Rapid Transit (DART), circule entre Bray et Howth. Il est exploité également par IÉ.

Un réseau de tramway, le Luas, est en cours de construction à Dublin ; un réseau de métro est aussi programmé. « Luas » est un mot irlandais signifiant « rapide » et non pas un acronyme. La mise en œuvre de ce réseau LUAS, à l'écartement standard de 1,435 m, sous l'égide de la Railway Procurement Agency (en) (RPA), a provoqué beaucoup de bouleversements à Dublin ; en réaction beaucoup pensent qu'un métro aurait été une meilleure solution ; une possibilité encore discutée serait de convertir le LUAS en métro quand celui-ci sera construit. Les trams seront des « Citadis » construits par Alstom (modèle identique à celui de Montpellier). La concession pour l'exploitation du réseau a été attribuée à Connex (groupe Veolia).

Routes

Kilométrage (total en 1999) : 92,500 km, dont :

  • Routes revêtues : 87 043 km (dont 667 km d'autoroutes - 350 km en cours de construction)
  • Routes non revêtues : 5 457 km

La conduite se fait à gauche comme en Grande-Bretagne.

Les infrastructures routières sont en amélioration, et de nombreux chantiers jalonnent les routes irlandaises. Cependant, il reste encore du chemin à parcourir pour atteindre le confort des infrastructures continentales. La typicité des routes irlandaises participent au charme du pays. Il n'est pas rare de rencontrer une vache ou un mouton égaré sur les routes du Burren ou du Connemara.

Les limitations de vitesse ainsi que les indications de distance sont exprimées depuis quelques années en kilomètres. Cependant, il s'agit de ne pas prendre au pied de la lettre ces mêmes indications : il arrive très souvent de trouver des limitations de vitesse à 100 km/h qui sont de fait totalement fantaisistes du fait des tracteurs, des virages, des bosses ou des nids de poules… ou même de l'étroitesse de la route.

Les autoroutes et autres 2 × 2 voies (dual carriage way) se développent.

Depuis quelques années, une prise de conscience de la population aidée par les campagnes gouvernementales et les médias semble avoir porté ses fruits pour rendre les routes relativement sûres, notamment concernant la conduite le samedi soir…

Voies navigables

Total en 1998 : 700 km

Ports

Principaux ports de commerce : Arklow, Cork, Drogheda, Dublin, Foynes, Galway, Limerick, New Ross, Rosslare Europort et Waterford.

Marine marchande (total en 1999) : 31 navires (de 1 000 tonneaux ou plus de jauge brute) totalisant 100 639 tonneaux (115 793 tonnes de port en lourd).

Navires par catégories :

  • vraquier 1 ;
  • cargos 27 ;
  • porte-conteneurs 2 ;
  • passagers à courte distance 1.

Aéroports

publique, la Dublin Airport Authority (en) (DDA), anciennement Aer Rianta.

Beaucoup d'aéroports régionaux assurent quelques vols internationaux. Par exemple : Knock / Comté de Mayo, Galway, Sligo, Farranfore / Comté de Kerry et Waterford.

La compagnie aérienne nationale irlandaise, Aer Lingus exploite des vols au départ de Dublin, Cork et Shannon vers la Grande-Bretagne, l'Europe et l'Amérique du Nord. Autres compagnie aériennes basées en Irlande : Ryanair et Aer Arann.

Sport

Article détaillé : Sport en Irlande.

Tourisme

Ladys View à County Kerry

Tous les comtés du pays ont su développer leur infrastructure afin d'attirer les touristes du monde entier. Le pays offre ainsi de nombreuses activités, telles que la pêche, l'équitation, le golf, la randonnée pédestre... afin de découvrir les richesses du pays.

Enseignement

Culture

Article détaillé : Culture de l'Irlande.

Notes et références

  1. Central Intelligence Agency, The World Factbook, 2011
  2. [PDF] Rapport sur le développement humain 2010 des Nations Unies. Tableau 1 p. 167
  3. Avant 2002, la monnaie était la livre irlandaise.
  4. Nom qui vient de la déesse Ériu
  5. Parfois huit selon les auteurs.
  6. [1], texte additionnel.
  7. http://www.irishstatutebook.ie/1948_22.html
  8. a et b Ireland sur le CIA World Factbook
  9. Article 8 de la Constitution irlandaise « The Irish language as the national language is the first official language. The English language is recognised as a second official language. » La Constitution n'utilise pas les mots « gaélique irlandais » ou « Irish Gaelic ». C'est « irlandais » tout simple.
  10. Census of Population 2011: Preliminary Results, 30 June 2011, p. 1. Consulté le 29 August 2010
  11. CSO
  12. CS0 le chiffres ne prennent pas en compte l'actuelle Irlande du Nord
  13. CS0 (p. 6)
  14. entre 2002 et 2006, le nombre de polonais est passé de 2200 à 63 000 CSO (p. 24)
  15. Metro, 13 septembre 2006, p. 7, Dublin
  16. BreakingNews.ie: Archives :2006-10-26
  17. Le PIB par habitant a varié dans les États membres de 41 % à 268 % de la moyenne de l’UE27 Eurostat
  18. Source : page « Irlande », sur le site www.expatries.org de la Maison des Français de l'étranger.

Voir aussi

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