Burundi
République du Burundi (fr)
Republika y'Uburundi (rn)
Drapeau du Burundi Armoiries du Burundi
(Drapeau du Burundi) (Armoiries du Burundi)
Devise nationale : Unité, Travail, Progrès
carte
Langues officielles français, kirundi
Capitale Bujumbura
3°30′S 30°00′E / -3.5, 30
Plus grande ville Bujumbura
Forme de l’État République
 - président Pierre Nkurunziza
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 141e
27 834 km2
7,8
Population
 - Totale (2010)
 - Densité
Classé 85e
9 863 117 hab.
354,3 hab./km2
Indépendance
 - Date
du Royaume de Belgique
1er juillet 1962
Gentilé Burundais, Burundaise
Monnaie Franc burundais (BIF)
Fuseau horaire UTC +2
Hymne national Burundi bwacu
(Notre Burundi)
Code ISO 3166-1 BDI, BI
Domaine internet .bi
Indicatif
téléphonique
+257


Carte du Burundi

Le Burundi, en forme longue la République du Burundi, en kirundi Republika y'u Burundi, est un pays d'Afrique de l'est sans accès à la mer, mais possédant un grand lac (lac Tanganyika) situé dans la région des Grands Lacs et entouré par la République démocratique du Congo à l'ouest, le Rwanda au nord, et la Tanzanie à l'est et au sud.

Sommaire

Histoire

Article détaillé : Histoire du Burundi.

Politique

Articles détaillés : Politique du Burundi et Droit burundais.

Le Burundi est une république multi-partite à régime présidentiel où le Président occupe les charges de chef de l'État et chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est aux mains du gouvernement tandis que les deux chambres du Parlement (Sénat et Assemblée nationale) partagent le pouvoir législatif avec le gouvernement.

Réconciliation nationale

Le 14 mars 2006, la ministre burundaise de la Justice, Clotilde Niragira, annonce la libération d’un dernier groupe de 1 864 prisonniers dits politiques, essentiellement des Hutus accusés de massacres de Tutsis, indiquant que « La Commission chargée d’identifier les prisonniers politiques a terminé son travail ». Ces nouvelles libérations portent à 3 299 le nombre de détenus libérés depuis janvier dans le cadre de la politique de réconciliation nationale. Une bonne partie de la société Civile a décrié cette mesure du fait que la majeure partie des personnes élargies étaient poursuivies pour des crimes inamnistiables comme le génocide.

Après une décennie de guerre civile (de 1993 à 2002) et une transition de trois ans, le Burundi a organisé ses premières élections démocratiques en août 2005. Ces élections ont été reconnues comme exemplaires par les observateurs internationaux. Cependant, certains élus sont des criminels avérés qui ont pu présenter leurs candidatures en profitant de l'amnistie octroyée en violation du prescrit du droit. Par exemple, le Président de la République Pierre Nkurunziza est un condamné à mort pour pose de mines sur la voie publique, faits ayant causé la mort de plusieurs civils innocents.

Nouveau code pénal

Le 22 novembre 2005, le parlement du Burundi a adopté un nouveau code pénal prévoyant l'abolition de la peine de mort ainsi que des dispositions de droit international contre le génocide, les crimes contre l'humanité et de guerre. Ce nouveau code pénal marquait un changement dans le domaine des droits des homosexuels puisqu'il prévoyait de pénaliser l'homosexualité qui était jusqu'alors tolérée[1].

Subdivisions

Article détaillé : Subdivisions du Burundi.

Le Burundi est divisé en 17 provinces, 117 communes et 2 638 collines. La capitale, Bujumbura, est également la ville la plus peuplée. Les autres villes importantes sont Gitega, Muyinga, Ngozi et Ruyigi.

Liste des provinces :

Géographie

Article détaillé : Géographie du Burundi.
Paysage du Burundi

Situé sur un plateau au cœur de l'Afrique, le Burundi jouit d'un climat équatorial tempéré par l'altitude (1 700 mètres en moyenne au centre, plus bas en périphérie). Le Mont Heha, au sud-est de Bujumbura, culmine à 2 670 mètres. Une bande de terre longeant le fleuve Ruzizi, au nord du lac Tanganyika, est la seule région dont l'altitude est inférieure à 1 000 mètres. Cette région fait partie du Rift Albertine, extrême ouest de la Vallée du grand rift.

Voir aussi : Villes du Burundi

Économie

Article détaillé : Économie du Burundi.

L'économie du Burundi est principalement rurale, basée essentiellement sur l'agriculture et l'élevage. La production agricole se répartit entre les produits destinés à l'export, comme le café, le thé et le coton, et la culture vivrière.

La population dépend à plus de 90 % de cette agriculture, qui représente plus de 50 % du PIB (800 millions US$ en 1999). L'industrie comptait pour 18 % du PNB en 1999, et les services 32 %.

La population active a été multipliée par deux entre 1990 et 1999, passant de 2 millions de personnes à 4 millions ; un actif sur deux est une femme, et la moitié de la population active a entre 10 et 14 ans.

Le Burundi est signataire du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture.

Démographie

Article détaillé : Démographie du Burundi.
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

En 2008, il y avait un million d'habitants dans la capitale, Bujumbura.

Religion

La composition religieuse est la suivante : catholiques 60%, religions indigènes 20%, protestants 15%, musulmans 2 à 5%[2].

Réfugiés au Burundi

Le Burundi a abrité près de 32 000 réfugiés et demandeurs d’asile en 2007 et la plupart provenaient de la République Démocratique du Congo (Congo-Kinshasa) et les autres du Rwanda[3]. Au cours de cette même année, près de 18 900 réfugiés et demandeurs d’asile vivaient dans quatre camps dirigés par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés et les autres vivaient dans des lieux prédéterminés et dans des régions urbaines[3]. Tel que décrit dans le World Refugee Survey 2008 du Comité américain pour les réfugiés et les immigrants (U.S. Committee for Refugees and Immigrants), les réfugiés devaient obtenir des permissions et certains documents lors de leurs déplacements à l’extérieur des camps qui ont limité leur capacité à travailler.

Culture

Au Burundi la culture est basée sur les traditions locales et influencée par les pays voisins. Toutefois,l'importance de la culture a été entravée par de nombreux troubles civils. L'agriculture étant la principale industrie au Burundi, un repas burundais typique se compose de patates douces, maïs et haricots. En raison de son coût, on ne mange de la viande que quelques fois par mois. Lorsque les Burundais se retrouvent lors de grandes fêtes, ils boivent de l' impeke, une bière de sorgho, servie dans un pot unique. Chaque personne y trempe sa paille en symbole d'unité. Plus quotidiennement, les Burundais sont de très gros consommateurs de bière de banane, qui revêt une incalculable quantité de noms kirundi en fonction de sa préparation et de son temps de fermentation. La bière la plus consommée reste l'urwarwa.

Les langues officielles du Burundi sont le français et le kirundi. Le français reste toutefois une langue de l'élite, parlée par moins de dix pour cent de la population. Quant au swahili, la langue bantoue régionale, il est avant tout parlé par les commerçants et reste circonscrit essentiellement aux zones urbaines.

Au Burundi, le taux d'alphabétisation est en hausse depuis la loi de 2005 sur la gratuité de l'éducation primaire. Cela étant, l'immense nombre d'élèves amenés sur les bancs de l'école a largement surpassé la capacité d'accueil des écoles, les infrastructures et le nombre des professeurs se sont révélés insuffisants et la qualité de l'enseignement s'en en trouvé considérablement affaiblie. Par ailleurs, seuls dix pour cent de garçons burundais ont droit à un enseignement secondaire. La tradition orale est forte et relaie histoire et leçons de vie grâce aux contes, à la poésie et au chant. L'Imigani, l'indirimbo, l'amazina et l'ivyivugo sont quelques uns des genres littéraires existants au Burundi. L'anglais est utilisé dans l'administration et est une des langues de travail du gouvernement, sans toutefois être officiel[réf. nécessaire].

Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
1er mai Fête du Travail
1er juillet Fête de l'Indépendance Ukwikukira kw'Uburundi
13 octobre Commémoration de l'assassinat du Prince Louis Rwagasore, héros de l'indépendance
21 octobre Commémoration de l'assassinat du Président Melchior Ndadaye, héros de la démocratie
1er novembre Toussaint

Important: Bien que la Burundi soit un pays très largement chrétien, certaines fêtes religieuses musulmanes ont été intégrées dans le calendrier des jours chômés, tel l'Eid el-Fitr, qui célèbre la fin du Ramadan.

Artisanat

L'artisanat est une importante forme d'art au Burundi. La vannerie est très populaire ainsi que les masques, boucliers et les statues en bois faites par les artisans locaux. Les Batwas, une ethnie pygmée qui représente à peine 1% de la population, s'est quant à elle spécialisée dans la fabrication de poteries. L'artisanat du Burundi, pourtant très riche, fin et dont certaines formes sont tout à fait inédites, a beaucoup souffert de la guerre civile. Cependant, depuis la fin des années 2000, un renouveau très net se fait sentir.

Ce renouveau s'appuie en partie sur le développement des arts plastiques proprement dits, auxquels les Burundais n'ont commencé à s'intéresser qu'assez récemment. On trouvera ainsi à Bujumbura et à Gitega de forts talentueux artistes capables de sculpter de jolies scènes de village sur des bas-reliefs en bois et quelques peintres de paysages aux lointains bleutés.

Tambourinaires du Burundi

Le tambour est une partie importante de l'héritage culturel burundais. Le célèbre Royal-Tambours du Burundi, qui s'est produit plus de quarante ans, est connu pour ses tambours traditionnels comme l'amashako, l'ibishikiso, et l'ikiranya. La troupe se produit toujours, sur l'ancien site royal de Gishora, situé à quelques kilomètres au nord de Gitega. La danse accompagne souvent les performances du tambour, musique populaire des célébrations et réunions de famille. L'abatimbo, dont on joue lors des cérémonies officielles et des rituels, et le rythme rapide de l'abanyagasimbo sont de célèbres danses burundaises. À noter également la flûte, la cithare, l'ikembe, l'indonongo, l'umuduri, l'inanga, et l'inyagara.

Tambours de Gitega

La réputation des tambourinaires a dépassé les limites du Burundi pour devenir internationale. En Afrique, ils symbolisent même la bonne orchestration du tambour.

Leur art est sacré. Il est aussi profane. C'est un lien mystique entre un pays, un peuple et un instrument. « Ingoma », c'est à la fois le tambour et le royaume.

Les tambourinaires du Burundi forment généralement un groupe d'une vingtaine de personnes.

Ils entrent en scène leur tambour sur la tête. Disposés en arc de cercle autour du tambour central, ils attendent son signal. Alors chacun bat son rythme dans une harmonie surprenante. Le tambourinaire soliste, celui qui bat le inkiranya ou tambour central, exécute une danse où se mêlent fantaisie et gravité. Danse guerrière, sa gestuelle est significative. Le soliste par moment mime le geste de se trancher la gorge. Ceci traduit son attachement à son pays : « Que je meure si je trahis »!

Les tambourinaires du Burundi manient aussi l'humour, la satire. Le danseur soliste se transforme en un gentil clown marchant sur les mains, empruntant une démarche caricaturale, et faisant des clins d'œil au public.

Danses traditionnelles féminines

Chaque danse féminine (urwedengwe, ihunja, umutsibo, amarwandama, etc) ou masculine (ingoma, agasimbo, ou danse acrobatique du Buragane, intore ou danse -parade des guerriers, umuyebe, etc) a une signification qui lui est propre et qui correspond à un événement précis ou à une profession bien déterminée. Le chant, le rythme, l’expression corporelle, les mines sont autant de signes distincts adaptés à chaque circonstance et recherchés pour toucher à la fois le sens esthétique et l’esprit. Les dames et demoiselles montrent des évolutions chorégraphiques dans lesquelles l’élégance et la souplesse des inyambo (c’est-à-dire les vaches aux longues cornes, bêtes quasi sacrées dans le Burundi traditionnel) rivalisent avec les trépidations du train-train de la vie rurale que mènent les Barundi.

Monuments

Mémorial Livingstone

À Bujumbura, montez au « Belvédère » sur la colline surplombant la ville et vous visiterez le mausolée Prince Louis Rwagasore, fondateur du parti Uprona et héros de l’indépendance du Burundi.

À 10 km de Bujumbura vers le sud, vous vous arrêtez à un haut lieu d’histoire. C’est ici où une pierre a été dressée pour commémorer la rencontre des célèbres explorateurs Stanley et Livingstone.

À 114 km de la capitale, sur la route Bujumbura-Ijenda-Matana, vous arrivez à Rutovu, où est érigée une pyramide sur la source la plus méridionale du Nil à plus de 2000 m d’altitude.

En dehors de Bujumbura, on peut découvrir de nombreux "monuments" naturels : la faille de Nyakazu, les chutes de Karera, les points de vues sur le lac Tanganika à Vyanda ou à Kabonambo, les lacs de la province de Kirundo, les plantations de thé à Teza ou à Rwegura - le lac artificiel sur ce même site est d’une rare beauté. Le Burundi est aussi connu pour ses innombrables sources d'eau chaude, encore peu aménagées, dans lesquelles les habitants des villages alentours viennent paisiblement bavarder et se laver.

Musées

Situé dans la deuxième ville du pays, Gitega, le Musée National conserve depuis 1955 une magnifique et riche collection ethnographique constituée d’objets liés à la royauté et à la cour tels qu’ils subsistaient dans la première moitié de XXe siècle, une collection archéologique ainsi que des photos historiques.

Vous y verrez réunies les plus anciennes photos des rois, princes et reines du siècle dernier. Elles sont entourées d’une multitude d’objets ayant appartenu aux hommes et aux femmes de ce pays ; parures, bijoux, paniers de toutes les régions, pots en terre pour une infinité d’usages, calebasses pour puiser ou pour barrater, lances pour la guerre et la chasse, instruments de forge et de sculpture, enfin les premières pièces de monnaie datant des diverse colonisations.

A Gishora, le site royal abrite aussi la reconstitution grandeur nature d’une habitation de type royal. On visite toutes les cours attenantes à la maison principale puis la hutte ronde couverte d’un toit en dôme tressé et recouverte d’une épaisse couche de chaume.

À Bujumbura, le musée vivant, tout près du lac, possède une volière où vivent quelques espèces d’oiseaux du Burundi et un centre de recherches herpéthologiques qui expose dans ses grandes fosses et vitrines beaucoup d’espèces de reptiles, notamment les célèbres crocodiles du lac Tanganyika. Il est devenu un des plus importants centres d’Afrique avec sa collection enrichie depuis 1988. Depuis 2011, un vrai centre culturel s'est développé autour de ce musée, avec un amphithéâtre extérieur pour accueillir des représentations, ainsi que des boutiques d'artisanat local.

Théâtre

Le théâtre s'est récemment développé au Burundi, grâce notamment à deux compagnies qui dominent le paysage théâtral national: la troupe Pili-Pili du français Patrice Faye et la troupe Lampyre de Freddy Sabimbona. Ces deux troupes se produisent régulièrement dans les enceintes de l'Institut français du Burundi (ex-CCF).

Tourisme

Parc national de la Kibira

Perché sur la crête Congo-Nil avec 40.000 hectares de forêt préservée, ce parc est la plus grande région naturelle encore intacte au Burundi. D’une grande richesse végétale, le parc abrite plusieurs familles de chimpanzés, de babouins, cercopithèques et colobes noirs, ils courent en tous sens à l’arrivée des visiteurs défiant toutes les lois de l’équilibre. Les 180 km de pistes permettent la surveillance motorisée du massif forestier et l’accès facile aux touristes. On pourra s’enfoncer avec les gardes du parc dans les sous-bois sombres pour découvrir de l’intérieur les charmes de la forêt primaire, accompagné tout au long de la marche par le chant magnifique des oiseaux.

À l’intérieur du massif se trouve également une source d’eau thermale. L’accès au parc se fait à travers les immenses plantations de thé de Teza et Rwegura qui constituent déjà un véritable spectacle.

Le Parc National de la Ruvubu

Le Parc national de la Ruvubu, situé de part et d’autre de la rivière Ruvubu, encadré de hauts massifs montagneux, a été libéré de tous ses habitants et rendu à la vie sauvage. Le réseau de pistes de 100 km environ permet d’atteindre de nombreux observatoires.

Réserve gérée de la Rusizi

Parc national de la Rusizi

La réserve gérée de la Rusizi est proche de la capitale Bujumbura. Le delta de la Rusizi (sur 500 ha) est constitué d’une végétation de Phragmites mauritanus, il est parcouru par quelques familles d’antilopes et par des hippopotames en quête de pâturage.

La palmeraie de la Rusizi (sur la route de Cibitoke, à 10 km de Bujumbura) ouvre ses horizons tout aussi exceptionnels. Il existe une végétation acclimatée à une faible pluviosité (des épineux et des euphorbes) et de majestueux palmiers Hyphane bengalensis var ventricosa. Au sein de la réserve se trouvent des étangs naturels formés par d'anciens méandres de la Rusizi où des centaines d’oiseaux viennent se nourrir de poissons.

Réserve naturelle de Bururi

La réserve naturelle de Bururi couvre une superficie de 3300 ha. C'est une forêt humide d’altitude, où ont été identifiés 117 espèces d’oiseaux et 25 espèces de mammifères dans un biotope de grande variété.

Située à seulement 33 km de Rumonge par une route allant des bords du lac jusqu'à la réserve.

Les réserves naturelles forestières de Rumonge, Kigwega et Mugara sont en cours d’aménagement pour permettre aux chimpanzés et aux cercopithèques d’y trouver assez de nourriture pour s'installer et se reproduire. Il existe une chute d’eau thermale, située dans la réserve de Mugara. Les plages du Tanganyika, toutes proches, sont propices à la baignade.

Réserve naturelle gérée du lac Rwihinda

La réserve naturelle gérée du Lac Rwihinda est un véritable sanctuaire pour les oiseaux aquatiques migrateurs qui viennent s’y reproduire. Tous les oiseaux désormais protégés grâce à un effort d’aménagement des bords du lac, nichent maintenant de plus en plus nombreux sur les îlot verdoyants et les marécages tout proches. Les grues couronnées et les hérons vivent ici des jours paisibles. Des barques mise à votre disposition vous feront approcher, sans les effrayer, la plus grande variété d’oiseaux possible.

Faille de Nyakazu et chutes de la Karera

Sur le massif de Nkoma situé dans la province de Rutana au sud-est du Burundi, se distinguent deux aspects naturels exceptionnels. D'une part, les chutes de Karera et d'autre part la faille de Nyakazu.

Au sud-est du Burundi, dans la province de Rutana, commune de Mpinga-Kayove, sur la colline de Shanga, se trouvent les chutes de Karera. Ces chutes sont orientées du nord au sud et s'étendent sur 142 ha. Elles sont subdivisées en six branches et réparties sur trois paliers.

Sur un premier niveau, se trouve une chute principale subdivisée en deux branches parallèles d'une longueur estimée à 80 m environ qui se déverse sur un bassin. Cette chute comprend plusieurs cascades de tailles différentes entrecoupées de deux plates-formes. À l'ouest de cette chute principale se trouve une autre cascade moins importante de 50 m environ. Les eaux de ces deux chutes convergent sur un deuxième palier pour former la troisième cascade qui se déverse sur la vallée. Ces eaux coulent à travers une galerie forestière entourée d'une savane à Parinari curatellifolia et Pericopsis angolensis et de grands arbres tels que le Newtonia buchananii. C'est à partir de 1980 que les chutes de Karera ont été instituées en aire protégée.
La faille de Nyakazu s'ouvre sur la dépression du Kumoso. C'est une entaille dans le massif de Nkoma qui surplombe la plaine et se prolonge à la frontière avec la Tanzanie. Cette faille est d'origine tectonique récente et s'étend sur 600 ha. Elle présente une structure exceptionnelle et on y trouve des vestiges historiques d'un fort allemand.

On observe également une chute saisonnière imposante d'une hauteur de plus de 100 m qui se déverse sur une vallée couverte d'une forêt constituée de différentes espèces notamment Entandrophragma excelsum. Autour de la faille, il existe une forêt claire à Brachystegia. C'est une zone de conservation des arbres de haute altitude qui jouit d'un microclimat particulier.

Les espèces de faune ne sont pas toutes inventoriées, mais on y observe des mammifères et des espèces ornithologiques. Les vestiges du fort allemand constituent un patrimoine historique avec une structure impressionnante.

Pierre de Stanley-Livingstone

« Le docteur Livingstone, je présume ? - Oui, je suis heureux d'être ici pour vous accueillir. »

Cela se passait le 25 novembre 1871 à Mugere, à une dizaine de kilomètres au sud du site de la future Bujumbura qui n'allait naître que quelques décennies plus tard sous le nom de Usumbura.

Une pierre fut érigée sur place pour immortaliser la rencontre entre le célèbre savant et le jeune reporter Stanley, parti à sa recherche.

Le lac Tanganyika

Article détaillé : Lac Tanganyika.

Le lac Tanganyika, ou Tanganika est l'un des Grands Lacs d'Afrique, deuxième lac africain par la surface après le lac Victoria, le deuxième au monde par le volume et la profondeur après le lac Baïkal. Il est le plus poissonneux du monde. Ses eaux rejoignent le bassin du Congo puis l'océan Atlantique. On estime que sa formation remonte à environ 20 millions d'années (Miocène).

Son nom, Etanga'ya'nia en bembé (ou kibembe), signifie « lieu de mélange ». Richard Francis Burton et John Hanning Speke furent les premiers Européens à l'apercevoir et décidèrent de conserver son nom d'origine, contrairement à l'usage en vigueur à l'époque. Burton s'attribua seul la paternité de la découverte, ce qui brouilla les deux hommes à vie.

Géographie

Le lac Tanganyika couvre une superficie de 32 900 km² (approximativement la même superficie que la Belgique) et s'étire sur 677 km le long de la frontière de la Tanzanie (à l’est) et de la République démocratique du Congo (à l'ouest) ; son extrémité nord sépare ces deux pays du Burundi, son extrémité sud les sépare de la Zambie. On retrouve à l'ouest (du côté congolais), les monts Mitumba.

Il est situé sur la branche occidentale de la vallée du Grand Rift. Sa température de surface est de 25 °C en moyenne pour un pH avoisinant 8,4. La profondeur ainsi que la localisation tropicale du lac empêchent le renouvellement total des masses d'eau et la plus grande partie des eaux profondes sont des eaux fossiles et anoxiques.

Le lac Tanganyika fait maintenant partie du bassin hydraulique du fleuve Congo. Il s'y déverse par son émissaire, la Lukuga. Jusqu'en 1878, cette rivière se jetait dans le lac, mais des mouvements tectoniques, et surtout la montée du niveau de l'eau, en ont inversé le sens vers le Congo.

Le bassin drainant du lac Tanganyika couvre une superficie de 250 000 km². Les principales rivières qui l'alimentent sont la Malagarazi, la Rusizi, la Ifume, la Lufubu et la Lunangwa qui y déversent 24 km d’eau par an ; les pluies, quant à elles, en apportent 41 km par année. La Malagarazi est plus ancienne que le lac lui-même et se trouvait auparavant dans le prolongement du Congo.

Faune et flore

Le lac Tanganyika abrite au moins 250 espèces de poissons cichlidés (Neolamprologus, Paleolamprologus, Altolamprologus, Xenotilapia, Julidochromis, Telmatochromis, Tropheus, Petrochromis) et 150 espèces de non-cichildés (Stolothrissa, Limnothrissa), dont la plupart vivent le long de la côte jusqu'à environ 180 mètres de profondeur. La plus grande part de la biomasse se situe dans la zone pélagique et est dominée par six espèces : deux espèces de sardines du Tanganyika et quatre espèces de lates. La quasi totalité des espèces de cichlidés sont endémiques et plusieurs sont appréciées comme poissons d'aquarium.

Le Cobra d'eau (Boulengerina annulata stormsi, espèce endémique) est un reptile adapté à la vie sub-aquatique, comme les serpents marins des récifs coralliens. La partie terminale du corps est comprimée latéralement afin de faciliter la nage. Jeune, il se nourrit volontiers de Neolamprologus vivant dans les coquilles de Neothauma tanganicense (escargots endémiques du lac Tanganyika) ; adulte, il n'hésite pas à s'attaquer à des proies beaucoup plus imposantes.

Transports et loisirs

Transports

En avion

Situé à 10 km du centre ville, l'aéroport International de Bujumbura est desservi par 8 compagnies aériennes:

  • Ethiopian Airlines depuis l'Europe, l'Asie, l'Afrique et l'Amérique du Nord (Washington DC) via Addis-Abeba.
  • Air Burundi depuis la région des grands-lacs (Entebbe, Kilimanjaro et Kigali).
  • Kenya Airways depuis l'Europe, l'Asie et l'Afrique via Nairobi.
  • Interlink Airlines depuis Jeddah, Le Cap et le Parc national Kruger via Johannesburg.
  • Rwandair Express depuis le Rwanda (Cyangugu), le Kenya (Nairobi), l'Ouganda (Entebbe), la Tanzanie (Kilimanjaro, Dar es Salaam), Zambie(Lusaka)et l'Afrique du sud (Johannesbourg) via Kigali.
  • Brussels Airlines depuis l'Afrique, l'Europe, l'Asie, l'Amérique du nord et l'Amérique latine via Bruxelles
  • Fly540 depuis Nairobi et Mwanza
  • TMK aviation depuis Bukavu

Divers

L'école Carolus-Magnus-Schule à Burundi. L'école bénéficie du fonds de la campagne "Ta journée pour l'Afrique" de l'organisation humanitaire allemand: Aktion Tagwerk[4].
  • Population : 8,6 millions (en 2008), dont : 0-14 ans : 46,3% ; 15-64 ans : 51,2% ; + 65 ans : 2,5%
  • Superficie : 27 834 km²
  • Densité : 312,24 hab./km² (2008)
  • Frontières terrestres : 974 km (Tanzanie 451 km ; Rwanda 290 km ; République démocratique du Congo 233 km)
  • Littoral : 0 km
  • Extrémités d'altitude : +772 m à +2670 m
  • Espérance de vie (2009) : 52,09 ans[5]
  • Taux de croissance de la population (2008) : 3,334%
  • Taux de natalité (2009) : 41,42 ‰ [5]
  • Taux de mortalité (2009) : 12,67 ‰ [5]
  • Taux de mortalité infantile : 60,77 ‰ (en 2008)
  • Taux de fécondité : 6,4 enfants/femme (en 2008)
  • Taux de migration (2009): 4,04 ‰ [5]
  • Taux d'alphabétisation (2000) 59.30%
  • Indépendance : 1er juillet 1962 (ancien protectorat belge ; accordée par l'ONU)
  • Lignes de téléphone : 35 000 (en 2006)
  • Téléphones portables : 250 000 (2007)
  • Postes de radio : 440 000 (en 1997)
  • Postes de télévision : 25000 (en 1997)(1 pour 1000 habitants)
  • Utilisateurs d'Internet : 60 000 (en 2006)
  • Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 5 (en 2008)
  • Routes : 12 322 km (dont 1286 km goudronnés) (en 2004)
  • Voies ferrées : 0 km
  • Voies navigables : 0 km
  • Nombre d'aéroports : 8 (dont 1 avec des pistes goudronnées) (en 2007)

Codes

Le Burundi a pour codes :

Notes et références

  1. Le Burundi abolit la peine de mort mais pénalise l'homosexualité, dépêche AFP, Bujumbura, 22 novembre 2007.
  2. (en)U.S. Department of State - 2010
  3. a et b U.S. Committee for Refugee and Immigrants. 2008. "World Refugee Survey 2008." Disponible sur le Web http://www.refugees.org/article.aspx?id=2114&subm=179&area=Investigate
  4. [http://www.rfi.fr/radiofr/editions/072/edition_3_20090331.asp Reportage : Ta journée pour l'Afrique
  5. a, b, c et d http://www.statistiques-mondiales.com/burundi.htm

Voir aussi

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Bibliographie

  • Christel Martin, Un autre Burundi, Sepia, Saint-Maur-des-Fossés, 2000, 91 p. (ISBN 978-2842800321)
  • Augustin Nsanze, Le Burundi contemporain : L'État-nation en question (1956-2002), L'Harmattan, Paris, 2003, 516 p. (ISBN 978-2747513210)

Lien externe



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  • Burundi — Burundian Burundianadj. 1. of, pertaining to, or characteristic of Burundi; as, the Burundi capital. [WordNet 1.5] 2. of, pertaining to, or characteristic of the Burundian people; as, the Burundian population. [WordNet 1.5] …   The Collaborative International Dictionary of English

  • Burundi — Burȕndi m <G ja> DEFINICIJA geogr. država u središnjoj Africi, 27.834 km2, 5.328.000 stan., glavni grad Bujumbura …   Hrvatski jezični portal

  • Burundi — [boo roon′dē, boorun′dē] country in EC Africa, east of Democratic Republic of the Congo: 10,759 sq mi (27,866 sq km); pop. 5,293,000; cap. Bujumbura: see RUANDA URUNDI Burundian adj., n …   English World dictionary

  • Burundi — Burundian, adj., n. /boo roon dee/, n. a republic in central Africa, E of the Democratic Republic of the Congo: formerly the S part of the Belgian trust territory of Ruanda Urundi; gained independence on July 1, 1962. 6,052,614; 10,747 sq. mi.… …   Universalium

  • Burundi — Infobox Country native name = Republika y u Burundi République du Burundi conventional long name = Republic of Burundi common name = Burundi national motto = Ubumwe, Ibikorwa, Iterambere spaces|2(Kirundi) Unité, Travail, Progrès spaces|2(… …   Wikipedia

  • Burundi — Republika y Uburundi (Kirundi) République du Burundi (frz.) Republik Burundi …   Deutsch Wikipedia

  • Burundi — <p></p> <p></p> Introduction ::Burundi <p></p> Background: <p></p> Burundi s first democratically elected president was assassinated in October 1993 after only 100 days in office, triggering… …   The World Factbook

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