Venise
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Venise
Image illustrative de l'article Venise
Venise dans la lagune
Blason logo
Administration
Nom italien Venezia
Pays Drapeau d'Italie Italie
Région Flag of Veneto.svg Vénétie 
Province Venise  
Code ISTAT 027042
Code postal 30100
Préfixe tel. 041
Maire Giorgio Orsoni (2010-2015)
Site web www.comune.venezia.it/
Culture et démographie
Population 270 884 hab. (31-12-2010[1])
Densité 651 hab./km²
Gentilé Vénitiens
Saint patron Saint Marc
Fête patronale 25 avril
Géographie
Coordonnées 45° 26′ 23″ N 12° 19′ 55″ E / 45.4398, 12.331945° 26′ 23″ Nord
       12° 19′ 55″ Est
/ 45.4398, 12.3319
  
Altitudes 2 m (min.1— max.9 m)
Superficie 415,94 km²
Code cadastral L736
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Venise
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Venise

Venise (italien : Venezia, vénitien : Venesia), surnommée la « Cité des Doges » ou la « Sérénissime », est une ville de la plaine du Pô au nord-est de l'Italie et la capitale de la Vénétie.

Fondée peu après 568, elle fut la capitale pendant huit siècles (1001-1797) de la République de Venise. La ville est célèbre pour ses canaux, sa place Saint-Marc, son palais des Doges ainsi que son carnaval. Venise comptait 268 993 habitants début 2008[2] dont 60 052 intra-muros[3]. Venise et sa lagune sont inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Sommaire

Histoire

Articles détaillés : Histoire de Venise et Chronologie de Venise.

La région à l'extrémité nord-ouest de la mer Adriatique, où se jettent plusieurs fleuves issus des Alpes, est habitée dès l'Antiquité par des pêcheurs, mariniers et saulniers. Cette zone faisait partie de la région X créée par Auguste, cette région fut nommée ensuite Venetia du nom des Venètes, ancien peuple italique intégré dans la République romaine dès le IIe siècle av.J-C ; Aquilée — sur la terre ferme — était le centre religieux et portuaire important.

Les invasions des Goths d'Alaric Ier et des Huns d'Attila poussent les populations locales à se réfugier dans les îles des marais situés le long de la mer Adriatique, près du delta du . Selon la légende qui sera développée ultérieurement par les Vénitiens pour démontrer l'ancienneté de leur cité et la lointaine origine de leur liberté, Venise aurait été fondée le 25 mars 421 dans les îlots du rivus altus, qui deviendra le Rialto.

En 452, un premier établissement est fondé par des réfugiés de Padoue et d'Aquilée. La région échut par la suite au royaume ostrogoth puis fut reconquise avec le reste de l'Italie par le général Bélisaire, devenant une province de l'Empire romain d'orient sous Justinien Ier.

La ville de Venise a été fondée vers la fin du VIe siècle par des habitants des régions voisines venus se réfugier en nombre dans les îles de la lagune formée par l'estuaire du après l'invasion de l'Italie du nord par les Lombards en 568. En effet, cette zone marécageuse, difficile d'accès pour des navires à quille, était restée sous la juridiction de l'exarchat de Ravenne, province de l'Empire romain d'Orient. Elle fut donc initialement un refuge de la civilisation romano-byzantine mais au fur et à mesure de son développement, son autonomie s'accrut pour aboutir à l'indépendance.

Profitant de l'antagonisme entre l'exarchat de Ravenne et les Lombards, les Vénitiens élargirent leur marge de manœuvre politique et se dotèrent d'un pouvoir local incarné par le premier duc ou « doge », Paolucio Anafesto (697-717), personnage aux confins de la légende et de l'histoire. La ville de Venise ne devint réellement indépendante qu'après le retrait des Byzantins de l'Adriatique, peu après l'an 1000, lors de l'émergence du royaume de Hongrie. La cité-État s'appuya dès lors sur la mer pour étendre son pouvoir.

Venise n'eut pas de constitution propre. En effet la définition des attributions et le mécanisme des institutions gouvernementales relevaient à Venise du droit coutumier. Les organes de décision gouvernementaux formaient une pyramide dont l'Assemblée populaire était la base et le doge le sommet. Entre les deux siégeaient le Grand Conseil, les Quarante et le Sénat, puis le Conseil ducal. Cette organisation politique dont les traits se dessinent au XIIIe siècle se maintiendra jusqu'en 1797. [4]

Article détaillé : République de Venise.
Scala del Bovolo (Palais Contarini del Bovolo)
Photo de Carlo Naya

Le commerce du sel, puis le dynamisme commercial vers la Méditerranée orientale, entraîna une forte croissance de la ville. Après la 4e croisade, que Venise détourna sur Constantinople, la République s'empare des richesses de l'Empire byzantin et se constitue un empire maritime constitué par la plupart des îles grecques et dalmates. Elle le complète en conquérant la Dalmatie continentale, l'Istrie et un vaste domaine entre les Alpes et le , incluant les cités de Bergame, Brescia, Vérone, Padoue, Trévise et Udine. Elle entre en conflit avec Gênes, sa grande rivale en Italie du nord et en Méditerranée. L'apogée de cette lutte sera la quatrième guerre génoise, autrement nommée guerre de Chioggia. Venise sortit vainqueur du conflit, mais très épuisée. Le traité de Turin, en 1381, ne lui fut pas particulièrement avantageux : malgré sa victoire, Venise dut renoncer à des territoires et concéder certains droits à sa rivale. Elle perdait Trévise et la Dalmatie qui revenait au roi de Hongrie. Mais elle conservait ses institutions et ses principales colonies.

Au XIVe siècle, Venise était le plus important port de Méditerranée, surclassant son ancienne métropole Constantinople. Il lui fallut conquérir des terres sur la lagune pour étendre la surface urbaine de la cité. Son déclin commença avec la progression turque en Méditerranée (qui la priva progressivement de toutes ses terres grecques, à l'exception des Îles Ioniennes, et de ses accès aux débouchés de la Route de la Soie qui fut en plus très touchée par la peste noire). Malgré la victoire sur les Turcs à Lépante en 1571, où les Vénitiens furent très engagés, la république de Venise perdit encore de son importance commerciale à cause du détournement du commerce européen vers les océans (découverte de l'Amérique).

Mais Venise avait maintenu son rayonnement culturel, en devenant la ville européenne la plus élégante et raffinée du XVIIIe siècle, avec une forte influence sur l'art, l'architecture et la littérature.

Redevenue politiquement un État italien parmi d'autres, Venise fut annexée par Napoléon Bonaparte le 12 mai 1797, durant la première coalition. L'invasion des Français mit un terme à près de 800 ans d'indépendance; en revanche, Napoléon fut perçu comme une sorte de libérateur par la population pauvre et juive de Venise, république aristocratique où le pouvoir et la plupart des richesses étaient monopolisés par quelques familles. Napoléon supprima les barrières du Ghetto ainsi que les restrictions de circulation imposées aux Juifs.

Article détaillé : Ghetto de Venise.

En 1797, par le traité de Campo-Formio, Napoléon livra Venise et ses territoires aux Habsbourg en échange de la Belgique, puis il la leur reprit en 1805 pour l'intégrer au royaume d'Italie dont il se fit couronner roi. À la fin de l'époque napoléonienne, ce royaume d'Italie fut intégré dans l'Empire d'Autriche de 1815 à 1866. La domination autrichienne sur Venise et la Vénétie ne s'acheva que le 3 octobre 1866 après sa défaite de Sadowa contre l'alliance Prusso-Italienne. Venise est, au sein de l'Italie, un chef-lieu de province, devenu progressivement un des hauts-lieux du tourisme mondial.

Après la Première Guerre mondiale, l'Italie revendiqua à l'Autriche vaincue l'ensemble des territoires jadis vénitiens, mais se heurta aux revendications yougoslaves et n'obtînt au Traité de Rapallo que l'Istrie, la ville de Zara en Dalmatie et les îles de Veglia, Cherso et Lagosta. Le ressentiment développé à ce moment contribua au succès ultérieur de Mussolini. Après la Seconde Guerre mondiale, l'Italie perdit aussi ces possessions au profit de la Yougoslavie, ne conservant que Trieste qui ne fait pas partie des territoires jadis vénitiens, mais où les populations italophones expulsées de Yougoslavie se réfugièrent.

Venise au XVe siècle

Géographie

Article détaillé : Lagune de Venise.
Les Sestieri de Venise :      Cannaregio     Castello     Dorsoduro     San Marco     San Polo     Santa Croce

Venise occupe une situation géographique exceptionnelle, dans une lagune de la mer Adriatique. Les Vénitiens établirent leur ville en enfonçant des pieux en chêne et en aulne dans le sol sablonneux. Sur ces fondations, ils bâtirent des maisons et des palais et entamèrent un combat contre le mouvement continuel des marées.

Les principales autres îles de la lagune sont : le Lido, Murano, Burano, Torcello. Sans oublier : San Michele (l'île cimetière de la ville), San Erasmo, Mazzorbo, Le Vignole, Certosa, San Francesco del Deserto, San Giacomo in Paludo, San Servolo, San Lazzaro degli Armeni, Giudecca.

La ville

La ville est parcourue par 177 canaux (dont le plus important est le Grand Canal), 455 ponts[5] (le plus souvent arqués pour laisser passer les bateaux) et s'étend sur 118 îles situées entre l'embouchure de l'Adige (au sud) et du Piave (au nord).
Elle est découpée en six quartiers historiques appelés les sestieri : San Marco, Castello et Cannaregio sur la rive gauche du Grand Canal et Santa Croce, San Polo et Dorsoduro sur l'autre rive.

Le quartier de San Marco et la basilique du même nom constituent le cœur de la cité.
Le quartier de Castello recouvre toute la partie sud-est de Venise. Son nom serait lié à la présence légendaire d'un château ou bien encore à la curie patriarcale qui se trouvait à cet endroit.
Le quartier de Cannaregio occupe toute la partie de la ville comprise entre le Rialto et la gare ferroviaire. Il est nommé ainsi en raison du caractère rectiligne des canaux qui le parcourent (canal reggio).
Sur l'autre rive, Santa Croce et San Polo doivent leur nom à deux églises, la première détruite, l'autre non.
Dorsoduro s'appelle ainsi en raison de l'altitude du sestiere qui est plus élevé que les autres, en conséquence pendant les épisodes d'« acqua alta » (eau haute), il est moins souvent inondé.

Le centre historique est entièrement piétonnier, les canaux faisant fonction de route, et les divers bateaux qui traversent seulement le Grand Canal, le Canal de la Giudecca et la lagune autour de la ville, sont le moyen de transport public. Venise est une ville unique où l'on marche presque seulement à pied, on trouve aussi des taxis d'eau- petits bateaux motorisés qui peuvent transporter de huit à dix personnes- et des gondoles- petites embarcations d'avirons très légères ; le transport privé des vénitiens au moyen des bateaux motorisés ou avirons est limité aux excursions dominicales. Des autres modèles d'embarcation, plus ou moins grosses sont destinés aux transports commerciaux. Chateaubriand constatait que Venise était une ville contre-nature ; de son point de vue, le vénitien l'estime unique ville naturelle dans un monde contre-nature.

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Climat

Le climat de Venise, comme celui de la plaine du Pô, est marqué par des hivers assez froids, qui peuvent être rigoureux, et par des étés très moites. Les précipitations, minimales en hiver, tombent en été sous forme de pluies orageuses, ainsi qu'en automne.

Relevé météorologique de Venise
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) -1 1 4 8 12 16 18 17 14 9 4 0
Température moyenne (°C) 2 4 8 12 17 21 23 23 19 13 8 4 13
Température maximale moyenne (°C) 6 8 12 16 21 25 28 27 24 18 12 7
Ensoleillement (h) 3 4 5 6 7 8 9 8 7 5 3 3
Humidité relative (%) 81 77 75 75 73 74 71 72 75 77 79 81
Précipitations (mm) 58 54 57 64 69 76 63 83 66 69 87 54 800


Transports

Le canal de la Giudecca et le bassin Saint-Marc

La situation géographique de Venise au milieu de la lagune, fait que l'essentiel du transport de personnes et de marchandises se fait par voie d'eau. C'est pourquoi, la cité demeure au XXIe siècle la seule ville de taille importante à être libre d'automobiles et de camions, malgré les aménagements importants.

Le transport individuel traditionnel est la gondole vénitienne, bien qu'elle ne soit quasiment plus utilisée que par les touristes ou pour des occasions particulières (cérémonies, mariages et enterrements). Son coût est en effet prohibitif. D'ailleurs, il n'en reste que 425 en 2009.
Les Vénitiens utilisent surtout des bateaux-autobus, appelés vaporetti, qui desservent les différentes îles en sillonnant les principaux canaux, ainsi que les traghetti, des gondoles à deux rameurs pour piétons qui assurent la traversée du Grand Canal à quelques endroits dépourvus de pont.

À cela s'ajoute toutes sortes d'embarcations publiques et privées tels que les canots à moteur.

Et aussi de nombreuses embarcations pour le transport commercial.

La navigation maritime et lagunaire restera le seul moyen de transport existant à Venise jusqu'à la construction au XIXe siècle d'un pont ferroviaire, le Pont des Lagunes. Inauguré en 1846, il permit de relier gare de Venezia Santa Lucia, construite en 1860, au reste du continent. La gare devint un terminus des trains de nuit, amenant au cœur de la cité, à deux pas du grand canal, les voyageurs venant des capitales européennes.

Sous le régime fasciste, une liaison routière, le Pont de la Liberté (Ponte della Libertà), inauguré en 1933, fut également établie, menant à un grand parking sur l'île artificielle de Tronchetto en périphérie nord.

Venise est également desservie par l'aéroport de Venise - Marco Polo, en l'honneur de cet ancien et célèbre citoyen vénitien. L'aéroport est situé au bord de la lagune, mais sur le continent, de sorte que les arrivants doivent emprunter, soit un bus, soit un bateau-taxi ou un bateau-bus pour se rendre dans la ville.

Économie

« Venise qui se meurt, Venise appuyée à la mer
la douce obsession de ses derniers jours tristes, Venise la vend aux touristes
qui cherchent au milieu des gens l'Europe ou l'Orient
qui regardent se lever le soir la fumée ou la rage de Porto Marghera. »

— Francesco Guccini, Venise.

Pendant un millénaire, Venise a été une ville de marchands et ses institutions ont été rédigées à leur profit. Le commerce a contribué à sa puissance et celle-ci était associée à la mer. Après la décadence du XIXe siècle, la ville a vu se développer, au cours du XXe siècle, les industries du tourisme, générant 1,5 milliard d'euros par an, et de la chimie. Le secteur dominant de l’économie vénitienne est celui des services (tourisme, transports, activité financière et immobilière) : 44% des entreprises et 40% d'emplois. Le deuxième secteur d’activité est le commerce (28% des entreprises et 20% d'emploi), suivent les entreprises du bâtiment (14% des entreprises et 10% d'emploi). Cette dernière activité est en régression depuis les dernières décennies. (données 2001)[6] En 2007, Venise a accueilli 21 millions de touristes. En mai 2008, lors d'un week-end férié, 80 000 touristes se sont abattus sur la ville. Le tourisme génère un chiffre d'affaires d'environ 1,5 milliard d'euros par an. Un montant sans doute sous-estimé car de multiples transactions sont effectuées au noir.

L'avenir de Venise

Les bâtiments de Venise sont construits sur des piliers de bois (voir ci-dessous). Ils sont exposés à la menace de marées, notamment entre l'automne et le début du printemps. La ville est périodiquement inondée. C'est ce que les Vénitiens appellent acqua alta. Ce phénomène s'explique par la réunion de plusieurs facteurs naturels : attraction lunaire, et surtout le sirocco, vent chaud venu d'Afrique qui empêche la lagune de se vider, les marées hautes se succédant les unes aux autres.

Ce phénomène a toujours existé, mais s'est largement amplifié ces dernières décennies sous l'influence conjuguée de plusieurs causes relatives au climat et à l'activité humaine :

  • la montée générale du niveau des mers (eustatisme) ; [réf. nécessaire]
  • l'affaissement du sol (subsidence) : d'importants puits ont été creusés au XXe siècle pour pomper dans la nappe phréatique, ce qui a fragilisé les terrains déjà instables ;
  • les perturbations dans l'hydrographie : la modernisation du port a entraîné le creusement de canaux profonds pour permettre le passage de gros navires. La mer s'engouffre ainsi beaucoup plus facilement dans la lagune. Outre le phénomène des acque alte (les inondations vénitiennes), l'autre impact est la modification du système écologique, la disparition de la biodiversité marine.
  • enfin, depuis la chute de la République (en 1797), l'habitude (en fait une obligation que faisait respecter la Magistrature des Eaux qui existe encore en tant qu'institution chargée de surveiller tout ce qui a trait à l'eau) pour les vénitiens de nettoyer les canaux pour les désenvaser et les vider s'est perdue, ce qui a réduit la profondeur de ces canaux du centre historique. Depuis quelques années, la municipalité fait procéder de nouveau à ce curage, qui permet d'ores et déjà de contribuer à la baisse du niveau des eaux dans certains quartiers, les canaux retrouvant leur pleine capacité sont mieux à même de contribuer à la diffusion des eaux.
Venise sous les inondations de l'acqua alta

Les conséquences sont importantes dans la vie quotidienne des habitants, qui doivent abandonner les niveaux inférieurs des maisons et emprunter des systèmes de passerelles pour se déplacer. Mais les conséquences les plus importantes sont la détérioration inexorable des monuments historiques et de l'habitat due à la montée des eaux et l'apport qui s'en suit de produits nocifs à la pierre et à la brique.

On ne sait pas mesurer avec précision l'affaissement de Venise, et son évolution est un sujet de controverse. La dernière initiative, initiée par un consortium d'industriels italiens, consiste à poser 78 portes mobiles dans les trois passes de la lagune pour protéger la ville. En temps normal, ces portes, sortes de ponts-levis, seraient remplies d'eau et donc submergées. Lors des marées supérieures à un mètre, une injection d'air comprimé évacuerait l'eau, permettant ainsi aux portes de se redresser et de fermer le passage, séparant ainsi la lagune de la mer.

Le projet, nommé MOSE (Module expérimental électromécanique) a démarré en 2003 et les travaux doivent se poursuivre jusqu'en 2011. Il suscite aujourd'hui de nombreuses polémiques notamment au vu de son coût pharaonique et du doute de plus en plus répandu parmi les scientifiques et les spécialistes des marées sur l'efficacité effective de ce système qui ne serait réellement utile que pour les très grandes marées. Ce projet, surtout, ne résoudra pas l'autre grand problème de la ville, celui des vagues en lagune.

  • Le problème des vagues en lagune (moto ondoso) est lié à l'accroissement du trafic des bateaux à moteur dans les canaux de la ville et en lagune. Il fragilise les fondations des constructions, érode les rives et fragilise les quais. En lagune, il entraîne la disparition des barènes, bancs alluvionnaires indispensables à l'équilibre de la lagune. Plusieurs problèmes se conjuguent. D'une part les bateaux sont de plus en plus nombreux, pour satisfaire les besoins des touristes, et sont de plus en plus gros. Des centaines de paquebots entrent chaque année en lagune pour rejoindre la gare maritime située à San Basilio, sans oublier les navires de commerce servant les industries installées à Marghera. La répercussion écologique de ce phénomène n'est pas prise en compte par les autorités vénitiennes. Enfin, les bateaux, avec l'amélioration des moteurs, vont de plus en plus vite, créant des vagues toujours plus fortes. Pour autant, depuis peu des contrôles de vitesse sont effectués : ainsi la vitesse est limité à 5km/h dans les canaux de la ville et à 15 dans la lagune.
  • Le changement climatique global : l'élévation du niveau des mers de 60 centimètres en 2050 et potentiellement de 150 centimètres à 10 mètres, fin du XXIe siècle, entraînerait alors la destruction totale de la ville[7]. Il ne s'agit cependant là que d'une opinion alarmiste isolée, très controversée (surtout quand cela concerne la mer Méditerranée), et non partagée par l'ensemble de la communauté scientifique.

Monuments & lieux réputés

Techniques de construction

Les îlots de la lagune de Venise, composés de matériaux de remblais et alluvionnaires ne permettaient pas de construction traditionnelle car le sol humide et instable ne pouvait supporter le poids des bâtiments. La solution a été l'utilisation de pilotis, permettant la construction au-dessus de l’eau. La technique consiste à enfoncer ceux-ci dans le sol afin de leur faire porter une plate-forme constituée de madriers en chêne et en mélèze solidement attachés les uns aux autres, consolidant et nivelant le terrain. Ainsi par exemple, afin d’ériger la Basilique Santa Maria della salute, les Vénitiens utilisèrent 1 006 657 pilotis de 4 mètres de long, en chêne, aulne et mélèze.

Les contraintes liées à une construction sur l’eau avec des pilotis comme fondations font que les palais sont conçus à l’inverse des règles traditionnelles de l’architecture. En effet si dans les palais terrestres, l'usage veut que l’on commence par les fondations sur lesquelles on pose l’infrastructure destinée à supporter le poids de l’ensemble architectural, à Venise la méthode est totalement inversée : on pose d’abord une grande « boîte » sur des portiques afin de transmettre la charge directement aux pilotis des fondations par un système d'arcs et de voûtes appropriés.

Églises

Article détaillé : Liste des églises de Venise.

Dans Venise il y a près de 84 églises pratiquement intactes et voici les plus connues.

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Îles de la lagune

Presses-papiers en verre produits à Murano
  • L'île de San Michele, cimetière de Venise. Il est divisé selon la religion du défunt. Ainsi, y trouve-t-on des divisions juive, catholique, orthodoxe et évangélique. On y trouve les tombes d'Ezra Pound, Serge Diaghilev, Igor Stravinsky, Joseph Brodsky ou, encore, Ermanno Wolf-Ferrari.
  • L'île de Burano, mosaïque bigarrée par ses maisons pastel, réputée pour sa dentelle
  • L'île de Murano, avec son phare blanc et sa fonderie de verre
  • L'île de Torcello, ancienne cité avec une basilique médiévale autrefois cathédrale,
  • L'île de San Giorgio Maggiore (Basilique San Giorgio Maggiore)
  • L'île de Mazzorbo aujourd'hui rattachée à Burano
  • L'île de San Erasmo ancien lido devenu une île, à destination essentiellement maraîchère
  • L'île de Poveglia ancienne île militaire aujourd'hui abandonnée
  • L'île de la Giudecca, grand cordon insulaire face à Venise densément peuplé.
  • L'île de San Servolo qui abrite une université internationale
  • L'île de San Clemente qui abritait autrefois un hospice, devenue aujourd'hui un hôtel.

Canaux de la lagune

Article connexe : Liste des canaux de Venise.

Musées

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Palais

Article connexe : Liste des palais de Venise.
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Places et Campo

Ponts

Article connexe : Liste des ponts de Venise.
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Jardins

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Cafés-restaurants

Divers

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Culture

Festivals et événements

  • La Biennale de Venise : festival d'art contemporain, toutes les années impaires, en automne. Pendant les années paires a lieu la Biennale d'Architecture de Venise.
  • À la même période de l'année que la Biennale se produit la Mostra, célèbre festival cinématographique annuel.
  • Le carnaval de Venise: célèbre carnaval connu dans le monde entier mais cependant beaucoup moins impressionnant qu'à l'époque de Vivaldi.
  • La Festa di San Marco : fête du saint patron de Venise (25 avril)
  • La Festa del Redentore : célébration de la fin de la peste de 1576
  • La Sensa : cérémonie rituelle du mariage entre Venise et la mer
  • Su e zo per i ponti : course organisée dans les rues de Venise
  • Le Marathon de Venise : marathon organisé depuis 1986 le 11 octobre
  • La Vogalonga : course maritime, où des bateaux de rameurs doivent faire le trajet (aller et retour) du bassin de Saint Marc à Burano le plus rapidement possible.
  • les Regatta delle Befane (régates de l'Épiphanie): Des hommes déguisés en femmes se livrent à une course sur le Grand Canal, en gondoles ou sur d'autres bateaux, le matin du 6 janvier
  • Les Regate Storiche ou régates historiques : compétition maritime, où seules des gondoles à deux rames sont autorisées à participer; en préambule, un défilé de répliques d'embarcations du XVIe siècle est organisé. Elles sont organisées le premier dimanche de septembre.

Artistes fascinés par Venise

  • Ils sont des milliers, connus ou inconnus. Parmi eux les Guallino — Patrick Guallino et Anne Poiré — ont souvent travaillé sur ce thème, qu'il s'agisse de sculptures ou de toiles. Ces œuvres sont exposées dans le monde entier. On peut citer aussi Roger de Montebello qui peint et vit à Venise et expose dans le monde entier. Henri Landier a également consacré nombre de ses œuvres à Venise.
  • Le peintre Giorgio De Chirico s'est inspiré des lieux désolés de la Giudecca pour certains tableaux.
  • William Turner, le peintre britannique précurseur de l'Impressionnisme (XVIIIe-XIXe siècle) a réalisé de nombreuses représentations de cette ville éternelle (Venise du porche de la Madonna Della Salute en 1835...)
  • Le couturier Mariano Fortuny, connu au XIXe siècle pour ses drapés de soie a toujours son Palais à Venise.
  • Le célèbre peintre français impressionniste Claude Monet (XIXe-XXe siècle) y séjourna avant de se rendre à Giverny définitivement.
  • Le peintre Zoran Music a vécu à Venise de 1947 jusqu'à sa mort en 2005. Sa veuve, Ida Barbarigo-Music, peintre elle-même y habite toujours.
  • Le peintre et décorateur (auprès de Jean Vilar et du TNP) Leon Gischia a vécu à Venise, près de l'Accademia de 1962 jusqu'à sa mort en 1991.

Artistes et artisans de Venise

Principaux peintres vénitiens

Âge héroïque - les renaissants
Âge d'or - période classique
Fin de l'âge classique
De l'âge baroque à la peinture moderne

Principaux musiciens vénitiens

  • Giovanni Gabrieli Giovanni Venise 1557 - Venise 12 août 1643
  • Monteverdi Claudio Crémone 1567 - Venise 1643
  • Caldara Antonio Venise 1670 - Vienne 28 décembre 1736
  • Albinoni Tomaso Giovani Venise 8 juin 1671 - Venise 17 janvier 1751
  • Vivaldi Antonio Lucio Venise 4 mars 1678 - Vienne 28 juillet 1741
  • Galuppi Baldassare — Burano près de Venise 8 octobre 1706 - Venise 3 janvier 1785
  • Ermanno Wolf-Ferrari Venise 12 janvier 1876 - Venise 21 janvier 1948
  • Giuseppe Sinopoli Venise 2 novembre 1946 - Berlin 20 avril 2001

Divers

  • Les Chats bottés de Janie Langlois
  • Les masques de Guerrino Lovato
  • Les maquettes de barques de Gilberto Penzo
  • L'atelier de construction de gondole (squero) Tramontin
  • Les gravures d'Antonella di Giacobbe
  • Les marionnettes de Roberto Comin
  • Les peintures de Bobbo Ferruzzi
  • Pantalone, personnage vénitien de la Commedia dell'arte.

Venise et la littérature

Divers

  • Venise de Frédérick Tristan, collection Des Villes, Éditions du Champ Vallon, 1984
  • Venise. L'île des morts, de Baptiste-Marrey, Éditions Le Temps qu'il fait, 1984
  • Venise n'est pas trop loin, de Christian Bruel et Anne Bozellec, Éditions Gallimard, collection le sourire qui mord, 1986
  • Vienne, Trieste, Venise, ou Gens de Vienne et fantômes de Venise se retrouvent un soir à Trieste pour fêter la fin du monde, par Jean-Marc Terrasse et Régis Franc, Éditions Autrement
  • Le Goût de Venise, Collectif, Éditions du Mercure de France, collection petit mercure, 1997
  • Corto Maltese: Fable de Venise, de Hugo Pratt, Éditions Castermann, 2001
  • Sylvio Hermann De Franceschi, Raison d'État et raison d'Église La France et l'Interdit vénitien (1606-1607) : aspects diplomatiques et doctrinaux. Honoré Champion, 2009. ISBN 978-2-7453-1820-6.

Littérature et Guides à propos de Venise

  • Agnès Michaux : Le roman de Venise - Un voyage à travers les plus beaux textes de la littérature, Albin Michel, 1996 (ISBN 9782226085115)
  • Luigi Serra: Le palais des doges de Venise, libreria dello Stato, Rome, 1952
  • Giulio Lorenzetti: Venice and its Lagoon (en anglais) Edizioni Lint Trieste, 1975
  • Jean Marabini: Venise, Éditions du Seuil, collection petite planète, 1978
  • Philippe Braunstein et Robert Delort: Venise, portrait historique d'une cité, Éditions du Seuil, collection points - histoire, 1971
  • René Guerdan: la Sérénissime, Histoire de la République de Venise, Éditions Fayard, 1971
  • Collection « Autrement » : Venise, un voyage intime, ouvrage collectif sous la direction de Brice Matthieussent et Edwige Lambert
  • Riccardo Calimani et Eliezer Wiesel : Histoire du ghetto de Venise, Éditions Tallandier, 2008
Affiche touristique des années 1920
  • Frederic C. Lane, Venise, une République maritime, Johns Hopkins University Press, 1973, Flammarion, 1985 (ISBN 2-08-081184-3)
  • Élisabeth Crouzet-Pavan :
    • Venise : une invention de la ville, XIIIe-XVe siècle, Seyssel, Champ Vallon, 1997
    • Venise triomphante : les horizons d'un mythe, Paris, Albin Michel, 1999
  • Jean-Claude Hocquet :
    • Le sel et la fortune de Venise (2 vol., Presses Lille III, 1978-1979)
    • Venise au Moyen Âge, Éditions Les Belles Lettres, 2003
    • Venise et la mer : XIIe-XVIIIe siècle, Éditions Fayard, 2006
  • Jean-Michel Brèque, Venise, coll. « Culture Guides », Éditions PUF/CLIO, 2007 (ISBN 978-2130558194)
  • Florence Brieu-Galaup, Venise, un refuge romantique (1830-1848), Éditions L'harmattan, 2007,(ISBN 978-2-296-03829-5)
  • Pierre Daru, Histoire de la République de Venise (2 vol., Coll. Bouquins, Robert Laffond, 2004) (ISBN 2-221-91361-2)
  • Alain Buisine, Dictionnaire amoureux et savant des couleurs de Venise, Éditions Zulma, 1998 (ISBN 978-2843040412)
  • Philippe Sollers, Dictionnaire amoureux de Venise, Éditions Plon, 2004 (ISBN 978-2259197199)
  • Alvise Zorzi: Une Cité, une République: Venise, Éditions Fernand Nathan, 1980
  • Michël Levey: La Peinture à Venise au XVIIIe siècle, Éditions Julliard, collection Histoire de l'art, 1964

Venise au cinéma

Venise dans les jeux vidéo

Les autres « Venise »

Plusieurs villes du nord de l'Europe, revendiquent l'appellation de Venise du Nord eu égard à leurs canaux :

Par ailleurs, la présence de canaux ou de chenaux fait que la comparaison est également utilisée pour les lieux suivants :

Venise fascine

  • À Las Vegas, un complexe de casinos, de boutiques et de restaurants, The Venetian, copie la place Saint-Marc et le palais des doges
  • Le parc d'attraction Legoland au Danemark possède une réduction de Venise réalisée comme tous les autres monuments du parc en briquettes lego !

Administration

Le territoire de la commune de Venise comprend plusieurs municipalités distinctes :

Le Maire de Venise n'est pas élu par la seule partie dite historique de Venise, mais par l'ensemble des municipalités du territoire, qui pèsent nettement plus en termes de population que les habitants du centre historique de Venise. Venise fut longtemps un fief du PCI, le Parti communiste italien, dont Massimo Cacciari était membre. À la mort d'Enrico Berlinguer, il s'éloigna du parti, devenant proche de Romano Prodi.


Liste des maires (sindaci) successifs
Période Identité Parti Qualité
2000-2005 Paolo Costa DL professeur
2005-2010 Massimo Cacciari PD philosophe
2010-2015 Giorgio Orsoni PD avocat
Toutes les données ne nous sont pas encore connues.

Quartiers

Article détaillé : Sestiere (Venise).
Article détaillé : Nizioleto.

Depuis 1171 la cité des doges comporte 6 quartiers appelés sestiere : Cannaregio, Castello, Dorsoduro, San Marco, San Polo et Santa Croce, auxquels s'ajoutent l'île de la Giudecca, Murano, Pellestrina et le Lido. Les autres îles importantes (Burano, Torcello, San Erasmo) comme les localités de la terre ferme (Mestre, Marghera, Favaro Veneto, Zelarino et Chirignago) font partie du territoire de la Commune de Venise.

Superficie

L'ensemble des territoires de la Commune représente une superficie totale de 41 317 hectares dont 25 302 sont recouverts par les eaux lagunaires. Les localités de la terre ferme occupent une superficie de 13 028 hectares, le Centre historique mesure à peu près 800 hectares et les principales îles, environ 2 186 hectares.

Hameaux (frazioni)

  • Alberoni, Asseggiano, Bagaron, Boaria Baroffio, Bonduà Est, Bonduà Ovest, Borgo Forte, Borgo Pezzana, Burano, Ca' Brentelle, Ca' Sabbioni, Ca' Serafin, Ca' Serafin Ovest, Ca' Solaro Nord, Ca' Solaro Sud, Campalto, Capitello, Case Dosa, Chirignago, Cimitero Campalto, Dese, Favorita, Ferrarese, Fontana, Forte Vallon, Giotto Nord, Giotto Sud, Giudecca, Lido, Macello, Maguolo, Marocco, Mazzorbo, Mestre, Molino Ronchin, Murano, Passo Campalto, Pellestrina, San Francesco del Deserto, San Giorgio Maggiore, San Lazzaro degli Armeni, San Pietro in Volta, Sant'Erasmo, Santa Maria del Mare, Sardi, Scaramuzza, Scaramuzza Nord, Scaramuzza Sud, Selvanese, Tarù, Tessera, Torcello, Trivignano, Volte Grandi, Zelarino

Communes limitrophes

Campagna Lupia, Cavallino-Treporti, Chioggia, Jesolo, Marcon, Martellago, Mira, Mogliano Veneto (Trévise), Musile di Piave, Quarto d'Altino, Scorzè, Spinea.

Population

Au 31 décembre 2007, la population totale de la commune de Venise est de 268 993 habitants (autant que le centre historique au XVIIIe siècle qui est aujourd'hui compté dans ce que l'on appelle la Venise insulaire (Venise plus les îles de Burano, Murano, Torcello, Sant' Erasmo et la Giudecca) et compte 69 656 habitants. Sans les îles de Burano, Torcello et Murano, la population du centre historique (dont la Giudecca et Sacca Fisola) est au 31 décembre 2007 de 60 755 habitants.

La Venise dite littorale (Lido, Pellestrina) compte 21 688 habitants La municipalité de Mestre compte 88 178 habitants La municipalité de Favaro compte 23 488 habitants La municipalité de Marghera compte 28 301 habitants Les municipalités de Chirignago - Zelarino comptent 37 682 habitants

L'avenir et la sauvegarde de Venise passent par le maintien des populations dans leur habitat d'origine et des activités artisanales, commerciales et administratives qui permettent à la population de vivre. Contrairement aux idées reçues, le tourisme n'enrichit pas la ville et il contribue, par sa massification et sa pendularité, à chasser les habitants du centre historique. L'actuelle municipalité s'emploie à renverser cette situation en favorisant l'accès au logement pour les plus défavorisés et en veillant au maintien des activités traditionnelles, des commerces, des écoles et des entreprises du tertiaire qui ont leur siège dans le centre historique.

Mais dans le même temps les hôtels ont été autorisés à ouvrir des chambres dans des appartements situés dans des maisons voisines et le nombre d'appartements loués en tant que locations de vacances à la semaine, ne cesse de monter sans que la municipalité n'intervienne. D'où une flambée des prix de l'immobilier et des jeunes vénitiens qui n'ont d'autre choix que d'aller habiter en terre ferme, n'étant plus capables d'acheter dans le centre historique.

Évolution démographique

Habitants recensés


Personnalités venitiennes

Personnalités nées à Venise

Article connexe : Catégorie:Naissance à Venise.

Jumelages

Accords de coopération :

Voir aussi

Références

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