Tours
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47° 23′ 37″ N 0° 41′ 21″ E / 47.393611, 0.689167

Tours
L'hôtel de ville place Jean Jaurès (ex place du Palais)
L'hôtel de ville place Jean Jaurès (ex place du Palais)
Armoiries
Détail
logo
Détail
Administration
Pays France
Région Centre
Département Indre-et-Loire (préfecture)
Arrondissement Tours (Chef-lieu)
Canton chef-lieu de 7 cantons
Code commune 37261
Code postal 37000, 37100, 37200
Maire
Mandat en cours
Jean Germain
2008-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération Tours Plus
Site web http://www.tours.fr/
Démographie
Population 135 480 hab. (2008)
Densité 3 943 hab./km²
Aire urbaine 398 221 hab. (2008)
Gentilé Tourangeaux
Géographie
Coordonnées 47° 23′ 37″ Nord
       0° 41′ 21″ Est
/ 47.393611, 0.689167
Altitudes mini. 44 m — maxi. 109 m
Superficie 34,36 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Tours est une commune française du centre-ouest de la France, préfecture du département d'Indre-et-Loire et plus grande commune de la région Centre.

Tours est au centre d'une unité urbaine qui comptait 307 054 habitants en 2008[1]. Tours est classée Ville d'Art et d'Histoire, elle est traversée par la Loire, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO et a souvent reçu le grand prix du fleurissement national (2000, 2003 et 2006). Ses habitants sont appelés les Tourangeaux.[2]

Sommaire


Géographie

Localisation

Topographie de Tours

La ville est située sur le bras de terre séparant la Loire et le Cher, en amont du confluent de ces deux cours d'eau, à un endroit où leur passage semble aujourd'hui aisé. Elle s'étale au nord sur le plateau de Saint-Symphorien où se trouve le point le plus haut de la ville et au sud sur le plateau de Grandmont.

La couronne urbaine n'est plus comme l'antique cité des Turones limitée aux opulentes Varennes d'autrefois, à la dense population protégée par les eaux. Elle rejoint les plateaux, au nord les petites champagnes puis la Gâtine, au sud la Champeigne.

La couronne urbaine de Tours schématisée :

Géologie et relief

Climat

Le climat à Tours est un climat tempéré océanique dégradé.

Relevés à Tours pour la période 1961-1990
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,6 2,0 3,3 5,0 8,4 11,4 13,1 12,9 10,8 7,9 3,8 2,3 6,9
Température moyenne (°C) 4,2 5,1 7,3 9,6 13,2 16,5 18,9 18,6 16,1 12,3 7,1 4,8 11,2
Température maximale moyenne (°C) 6,9 8,2 11,3 14,3 18,1 21,7 24,6 24,3 21,4 16,7 10,5 7,4 15,4
Précipitations (mm) 63,3 61,6 54,3 51,4 67,5 47,5 53,0 40,9 54,3 61,0 63,0 65,9 683,7
Source : Infoclimat : Tours[3]


Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Tours[4] 1 799 684 11 20 58
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

Voies de communication et transports

Anciennes voies navigables

  • La Loire : Bien que les noms de rues et quartiers fassent référence à une batellerie active, elle n'est plus aujourd'hui navigable.
  • Le canal du Duc de Berry : Construit dans la première moitié du XIXe siècle sur des plans de l'ingénieur Cormier, le canal faisait la jonction entre la Loire et le Cher. Un pont, dit « Pont du Milieu » permettait le passage entre Tours et Saint-Pierre-des-Corps, doublé au milieu du siècle d'un pont ferroviaire. La Loire perdant sa batellerie, le canal est fermé et asséché. Dans les années 1950-60, s'y tient deux fois l'an la fête foraine. Puis le canal disparaît, en 1971, lors des aménagements liés au passage de l'A10 dans la ville : celle-ci en reprend le tracé et le recouvre de ses voies.
  • Le Cher : affluent de la Loire, il était navigable entre la confluence et le Canal du Berry jusqu'à ce que le lac du Cher et ses barrages soient créés au sud de Tours dans les années 1960.

Transports doux

Tracé de l'EV6

L'EuroVelo 6 ou EV6, également connue sous le nom d' « Eurovéloroute des Fleuves », est une véloroute de type EuroVelo qui traverse Tours en reliant Saint-Nazaire à Constanţa[5]. C'est la plus célèbre des véloroutes européennes, longue de 3 653 km, elle traverse l'Europe d'Ouest en Est, de l'Océan Atlantique à la Mer Noire en passant par dix pays. Elle suit l'itinéraire de trois des plus grands fleuves européens : la Loire, le Rhin et le Danube.

Article détaillé : EuroVelo 6.

Voies autoroutières

À moitié encerclée par le périphérique tourangeau qui sera achevé dans les 15 années à venir, Tours se situe au centre d'une étoile autoroutière à 5 branches. L'A10 reliant Paris240 km au Nord-Est) à Bordeaux (347 km au Sud-Sud Ouest) frôle la ville depuis 30 ans, l'A28 Rouen-Tours (ouverte en décembre 2005) et l'A85 Angers-Vierzon (achevée en décembre 2007) relient la ville à la façade ouest et à la vallée du Rhône.

Voies urbaines

Le projet de Tramway de Tours passe par le pont Wilson et l'avenue de la Tranchée qui prolongent la rue Nationale et les 2,5 km de l'Avenue de Grammont.

De nombreuses liaisons transversales d'intérêt national complètent ce maillage N76, N138, etc.), permettant notamment de relier la ville aux capitales régionales voisines: Poitiers (RN10) et Limoges (RN 147). Le contournement de Tours par un tronçon autoroutier (A10 Bis ou A110) est également étudié.

Un axe rectiligne nord-sud (RN10) traverse le centre ville de part en part. Il offre une perspective de 7 kilomètres constituée par l'avenue de la Tranchée, le Pont Wilson, la rue Nationale et l'avenue de Grammont.

La métropole Tourangelle est desservie par le réseau de bus Fil bleu (groupe Kéolis) (46 lignes, 236 bus) qui fonctionne 7 jours sur 7 de 5 h 30 à 2 h 00 du matin (service allégé le soir et le dimanche).

Un projet de tramway est en cours d'étude et connaît en 2007 un vrai lancement après de nombreuses années d'hésitation. Une première ligne d'un coût avoisinant les 290 millions d'euros, reliera le lycée Vaucanson/L'aéroport (Tours-Nord) à Joué-lès-Tours, via quartier de l'Europe puis le pont Wilson, la place de la Gare et le quartier des Deux-Lions (l'ancien pont ferroviaire de Vendée sera reconstruit) sur 12,5 km émaillé d'une trentaine de stations. Une seconde ligne est envisagée à plus long terme entre la place Jean-Jaurès et la gare TGV de Saint-Pierre-des-Corps. La municipalité étant déterminée à ce qu'aucun fil n'obstrue le centre-ville, le système d'APS (Alimentation par le Sol) de Bordeaux est retenu sur une petite partie du parcours. En effet l'un des principaux problèmes du tracé est le pont Wilson classé au patrimoine national qui enjambe la Loire classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, ce qui rend esthétiquement difficile toute alimentation par ligne aérienne de contact. Selon toute vraisemblance, le premier tronçon de la ligne ne sera pas mis en service avant 2013. Notons que Tours a été, au début du XXe siècle, une des premières villes à équiper son tramway d'une alimentation par le sol via un troisième rail, mais le système était rudimentaire et dangereux.

Tours est reliée au reste du département grâce au réseau d'autocars Touraine Fil Vert.

Voies ferroviaires

Article détaillé : Gare de Tours.

Tours a toujours été bien située sur le réseau ferroviaire français. Si aujourd'hui quelques lignes d'intérêt local ont été fermées, le réseau régional TER Centre est, depuis les années 1990 en constant développement. Des liaisons régionales sont assurées au départ de Tours vers Château-du-Loir et Le Mans, Caen et Alençon, Saumur et Angers, Azay-le-Rideau et Chinon, Loches, Vierzon, Bourges et Nevers, Amboise, Blois et Orléans, Vendôme, Châteaudun et Paris via Brétigny. Grâce à des aménagements en cours, des « trains de banlieue » seront prochainement mis en service entre Tours et Bléré et Tours et Cormery. Sous l'appellation Interloire circulent des TER rapides le long du Val de Loire entre Orléans, Blois, Tours, Angers et Nantes. Au total, une quinzaine de gares sont desservies dans l'agglomération tourangelle, malheureusement assez mal connectées aux réseaux de bus ou cars. Les liaisons Paris-Austerlitz - Orléans - Tours sont assurées en Corail sous la marque Aqualys et les liaisons interrégionales Nantes / Angers / Tours / Bourges / Lyon et Tours / Le Mans / Caen ont rejoint la famille des Intercités. Mais la révolution a eu lieu avec la mise en service du TGV Atlantique qui a, depuis 1990, renforcé la position de la ville en la reliant en 55 minutes à la capitale. Toutes les régions de France sont accessibles directement depuis Tours par le train, la plupart par le TGV : Lille, Bruxelles et Londres au nord; Reims, Nancy, Metz et Strasbourg à l'Est; Lyon, Grenoble et Marseille au sud-est, et toute la façade atlantique jusqu'à Toulouse au sud-ouest.

Tours est desservie par deux gares importantes : la gare Tours-Centre, principalement pour les relations TER, la gare Tours-Saint-Pierre-des-Corps principalement pour les relations TGV, cette dernière étant par ailleurs un des principaux centre de triages et de maintenance ferroviaire de France. Ces deux gares, dont le trafic total place le complexe ferroviaire Tours / St Pierre parmi les 10 plus importants de la SNCF, sont reliées très fréquemment par navettes. Les travaux de la LGV Sud Europe Atlantique devraient démarrer vers 2013. À sa mise en service, Bordeaux sera située à 1 h 15 de Tours.

Voies aériennes

Article détaillé : Aéroport de Tours Val de Loire.

Siège d'une compagnie aérienne autrefois prospère (la TAT), Tours n'a jamais été une place aéroportuaire de première importance puisque de toute son histoire, les 20 000 passagers annuels n'avaient jamais été dépassés, mais en 2010, l'aéroport de Tours a accueilli 125 000 passagers. La proximité des aéroports parisiens (Roissy CDG est aujourd'hui accessible directement par TGV depuis Tours en 1 h 35) est un sérieux handicap de même que la présence à proximité d'aéroports régionaux concurrents comme l'aéroport de Poitiers (100 km), l'Aéroport Angers Loire (110 km) et l'Aéroport Nantes Atlantique (200 km).

Depuis 2001 pourtant, plusieurs liaisons régulières vers Londres, Dublin, Marseille, Porto, la Corse (Figari) et de nombreux « vols vacances » ont relancé l'activité de la plateforme et propulsé l'aéroport Tours-Val de Loire parmi les aéroports régionaux importants avec un trafic avoisinant les 125 000 passagers annuels. Une liaison avec Manchester apparaîtra en 2012.

Les mouvements d'avions sont néanmoins très importants, car la base aérienne 705 est installée sur l'aéroport. Elle y fait vivre l'école de chasse de l'Armée de l'air qui s'entraîne sur Alpha Jet.

Urbanisme

Morphologie urbaine

Une rue du Vieux Tours.

L'habitat ancien est regroupé autour de deux noyaux, constituant le Vieux Tours :

  • le quartier actuel de la cathédrale Saint-Gatien, bâti sur les ruines de la cité gallo-romaine, elle-même érigée sur une butte insubmersible de la Varenne entre Loire et Cher[6].
  • le quartier de Châteauneuf, né des fortifications protégeant le prestigieux lieu de pèlerinage chrétien au Moyen Âge, probablement entre 1050 et 1150. L'ensemble religieux autrefois appelé martinopole avait été édifié autour du tombeau saint Martin, initialement posé sur un tertre rivé au fleuve. Dénaturé après la Révolution, l'ensemble collégiale correspond approximativement à la basilique Saint-Martin et l'actuelle place Plumereau.

Le centre ville, Vieux Tours incendié en 1940, ne fut pas reconstruit à l'identique, et les architectes Jean Dorian et Pierre Patout conçurent un nouveau plan en damier mis en chantier de 1950 à la fin de la décennie.

Tours s'étendant au nord de la Loire et au sud du Cher, la ville est séparée en trois entités plus ou moins distinctes les unes des autres mais n'ayant aucune existence officielle : Tours Nord (au nord de la Loire), Tours Sud (autour du Cher) et Tours Centre (qui correspond à la ville entre Loire et Cher).

Panorama de la Basilique Saint-Martin, la Tour Charlemagne, et de la Tour de l'Horloge

La ville de Tours comporte 34 quartiers :

Logement

Projets d'aménagements

L'objectif pour Tours est de devenir une métropole incontournable. Plusieurs projets sont à l'étude ou en phase de construction. Ces projets sont la réalisation de deux lignes de tramway, de tram-trains, l’achèvement du périphérique et la construction de l'A10 bis contournant l'agglomération, l’accomplissement de la LGV entre Bordeaux et Tours, la poursuite du projet la Loire à vélo, l'installation d'une fondation Olivier Debré en centre-ville, la construction d'un centre de musiques anciennes dans le quartier des Deux-Lions, l'installation d'un pôle « arts graphiques » (regroupant l'école Brassart, l'École supérieure des Beaux-Arts et le département d'histoire de l'art de l'université François Rabelais) sur le site Mame boulevard Preuilly, la restructuration du Stade de la Vallée du Cher, le développement du nouveau quartier des Deux-Lions, l'achèvement de l'Ecoquartier de Monconseil, la création du quartier Beaumont-Chauveau, la rénovation des places de la Tranchée et Pilorget — à Tours-Nord, la réfection de l'entrée de ville place Anatole France avec la construction de deux hôtels de luxe[7], le ré aménagement du quartier de la Gare avec la construction d'une tour côté Ouest. Enfin la municipalité a prévu la rénovation totale d'ici à 2011 du quartier touristique qu'est le Vieux Tours.

Il est aussi possible de citer des projets qui sont encore des hypothèses à plus ou moins long terme : la mise en place d'une École d'architecture (suite au moratoire du Ministère de la Culture en 1998), la construction de deux tours de respectivement 40 et 70 mètres de hauteur aux Deux-Lions[8], l'organisation du Final Four de la Ligue des Champions de volley-ball, la construction d’une troisième gare, des constructions dans la continuité des travaux actuellement réalisés le long des lignes de chemin de fer entre Saint-Pierre-des-Corps et Tours, la construction d'un pont pourvu d'habitations sur la Loire.

En septembre 2009, la ville ouvre un site[9] où est présenté son PADD (Projet d’Aménagement et de Développement Durable), son projet urbain pour les prochaines années.

Toponymie

Tours tient son nom des celtes Turones ou Turoni, devenu peuple gallo-romain de l'Empire dont la cité administrait la Touraine, province également surnommée en souvenir de son prestigieux siècle entre 1450 et 1550, « Le jardin de la France ».

Histoire

Dès l'époque gauloise, les Varennes entre Loire et Cher, riches terres des Turones, sont fortement peuplées et deservies par la Loire qui la relie aux îles de Touraine en aval. Sous l'autorité romaine, au Ier siècle, une cité est fondée : elle est nommée « Caesarodunum » (« colline de César »). Ce nom évolue au Bas-Empire après le IVe siècle en s'associant celui du peuple des Gaulois, elle prend le nom de « Civitas Turonorum » puis par altération de « Tours ». C'est aussi au Bas Empire qu'est construit l'amphithéâtre de Tours, l'un des cinq plus grands de l'Empire. La ville devient la métropole de la province romaine de Lyonnaise troisième vers 380-388, dominant la vallée de la Loire, le Maine et la Bretagne.

Un lieu de pèlerinage et de culture

Une des figures marquantes de l'histoire de la ville est saint Martin, deuxième évêque après le mythique Gatien. Martin est un ancien militaire devenu officier romain. Épris du message chrétien, il partage son manteau avec un démuni à Amiens, puis se fait moine. Inlassable prédicateur d'une foi modèle dans les assemblées chrétiennes, il y épouse la condition des plus modestes et acquiert une renommée légendaire en Occident, faisant des émules et créant le monastère de Marmoutier.

Cette histoire et l'importance post-mortem de Martin encore plus grande dans l'Occident chrétien médiéval firent de Tours une ville de pèlerinage majeure au Moyen Âge et notamment une possible étape détournée sur le chemin vers Saint-Jacques de Compostelle, qui file par Amboise.

Le monastère Saint-Martin a bénéficié très tôt, dès le début du VIe siècle, de libéralités et de soutien des rois francs, Clovis le premier a attribué la victoire des Francs sur les Wisigoths à l'intercession du vénérable saint ancien soldat, et accru considérablement l'influence du monastère et de la ville en Gaule. Au VIe siècle, Grégoire de Tours, jeune lettré vient s'y faire soigner d'un mal présumé incurable. Guéri, il y reste et parvient à s'y faire nommer évêque. Cet écrivain mérovingien, auteur des Dix Livres d'Histoire, marque la ville de son empreinte notamment en restaurant la cathédrale détruite par un incendie en 561. Au IXe siècle, Tours est l'un des foyers privilégié de la Renaissance carolingienne, notamment du fait de l'élévation l'abbatiat à saint Martin d'Alcuin, ancien prieur anglo-saxon du monastère de Cormery.

Deux villes fortifiées

En 845, Tours repousse une première attaque du chef viking Hasting[10]. En 850, les Vikings s’installent aux embouchures de la Seine et de la Loire qu'ils empruntent et contrôlent. Toujours menés par Hasting, ils remontent à nouveau la Loire en 852 et mettent à sac Angers et le Maine. Tours et l’abbaye de Marmoutier tombent dans les mains des pillards en 853[11].

Durant le Moyen Âge, Tours est constituée de deux noyaux juxtaposés, parfois concurrents. La « Cité » à l'est, héritière du premier castrum, remodelée après 265, est composée de l'ensemble archiépiscopal (cathédrale et résidence des archevêques) et du château de Tours, siège de l'autorité comtale (tourangelle puis angevine) et royale. À l'ouest, la « ville nouvelle » ou Martinopole structurée autour de l'abbaye Saint-Martin qui contrôle le prestigieux pèlerinage s'émancipe de la cité au cours du Xe siècle érigeant une première enceinte vers 918 et devient le « Châteauneuf » ; cet espace, organisé entre Saint-Martin et la Loire, devient le centre économique de Tours. Entre ces deux entités subsistaient des espaces de varenne, de vignes et de champs peu densément occupés, à l'exception de l'abbaye Saint-Julien installée en bord de Loire. Les deux noyaux sont unis par une enceinte de réunion au cours du XIVe siècle. Tours est un modèle de la ville double médiévale.

Tours est la capitale de la Touraine, ce territoire sous le nom de comté de Tours est âprement disputé entre la maison féodale blèsoise et la maison d'Anjou, qui emporte la mise en 1044 sous forme d'un fief.

Prenant acte de la déchéance continentale des Plantagenêts, Philippe Auguste, roi suzerain, récupère par la force la Touraine après 1204.

Ville royale du Jardin de France

L'Hôtel Goüin, hôtel particulier du XVe siècle appartenant à une riche famille de banquier

La Touraine devient une véritable capitale de la France entre 1450 et 1550, séjour continuel des rois et lieu des fastes de la cour. En particulier, Louis XI s'installe au château des Montils nommé encore château du Plessis à La Riche, dans l'actuelle banlieue ouest de Tours. Louis XI épris de Tours et de sa contrée, la développe et introduit maintes activités, parmi lesquelles en 1470 l'industrie de la soie, du mûrier au défilage des cocons. Les décisions du pouvoir royal en faveur de la Touraine continuent une longue tradition d'implantation d'activités, favorisées par le passage des compagnons du tour de France, ateliers d'art et imprimerie sous Charles VII, qui se perpétuent avec la passementerie sous François Ier[12].

La Renaissance a offert à Tours et à la Touraine maints hôtels particuliers et châteaux, réunis pour partie sous l'appellation générique de « châteaux de la Loire ». Mais l'intolérance religieuse et de subites guerres marquées de spectaculaires massacres, closent cette période heureuse. Le pouvoir royal est impuissant à rétablir l'ordre. Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine[13]. À ce moment, les catholiques ont repris les choses en main à Angers : l’intendant s’est arrogé le droit de nommer les échevins.

Le massacre de la Saint-Barthélemy qui prend une ampleur démesurée à Paris fin août 1572 n'a pas cours en Touraine. Le responsable royal a préféré s'éloigner de la ville, plutôt que de compromettre les paix longuement négociées avec les réformés. Quelques bourgeois protestants sont emprisonnés par les échevins de Tours, par précaution pour leur éviter l’extermination[14].

Tours, qui possède un présidial depuis 1551, devient en 1577 le siège d'une généralité, qui contrôle seize élections sur la Touraine, l'Anjou et le Maine. L'archevêché de Tours couvre sous son égide un territoire similaire.

Ville administrative et marchande

Avec la reprise en main autoritaire du pouvoir, la cour royale des Bourbon revient de façon permanente à Paris ou dans ses environs, en attendant de fuir à nouveau Paris pour la proche Versailles. Ce retour marque le début d'un déclin lent mais permanent. Pourtant, les intendants du Roi favorisent à nouveau Tours, en la dotant d'une route moderne, de magnifiques ponts alignés sur la nouvelle voie de passage. Tours, capitale de la subdégation de Touraine, peut plus que jamais conserver sa prééminence de marché d'approvisionnement, redistribuant les grains, les vins, les fruits et légumes, les produits laitiers et de basse-cour.

La Révolution française

Le premier arbre de la liberté est planté le 17 juin 1792[15].

Tours, promue préfecture, est une ville en ébullition révolutionnaire après 1791. Guillaume Le Métayer dit Rochambeau (1763-1798), célèbre chef chouan de la Mayenne est fusillé à Tours le 8 thermidor an VI.

Période contemporaine

Bien avant le Consulat, la bourgeoisie tourangelle accapare le pouvoir économique. Tout au long du siècle de l'industrie, elle se montre timorée à investir dans autre chose que des biens fonciers, agricoles et viticoles, rentables. Plus que la matière première ou la voie d'eau à aménager, l'investissement, l'émulation des hommes et la concurrence des entreprises manquent. En ce sens, Tours en phase avec la Touraine du sud de la Loire, n'appartient pas tout à fait à la France septentrionale, innovante dans le respect de la qualité, audacieuse ou copiant les recettes éculées de l'Angleterre en ses productions industrielles. L'écrivain Balzac, endetté par son aventureuse entreprise parisienne, nourrit avec un brin d'amertume ses tableaux provinciaux de ce solide comportement rentier.

Aussi la fin de la batellerie aurait pu entraver la réussite économique de Tours, d'autant que la vallée de la Loire subit les inondations de 1836, 1846 et 1856. Des levées en zones basses ont été établies et des quartiers bourgeois et ouvriers, vulnérables à une montée des eaux, s'établissent entre La Riche à l'ouest et Saint-Pierre-des-Corps à l'est. L'arrivée du chemin de fer en 1854 assure définitivement l'hégémonie de la ville chef-lieu sur son département. Tours est un carrefour ferroviaire crucial, nœud de triage pour le Grand Ouest et ses inévitables ateliers sont placés à la gare de Tours-Saint-Pierre-des-Corps. L'essor économique favorise ses imprimeries de livres comme de presse quotidienne, ses négoces variés.

Désormais, Tours n'a plus aucune ville concurrente sur le département. Chinon et Loches sont irrémédiablement provinciales et distancées. À cette époque, Tours s'agrandit démesurément vers le sud, en particulier par le quartier des Prébendes. Cette position dès lors privilégiée marque le renouveau de la cité qui devient durant tout le XXe siècle une agglomération démographiquement dynamique et économiquement tournée vers le tertiaire. Tours, lieu de rencontre, affirme les valeurs de son grand centre compagnonnique[16].

Première Guerre mondiale

La Première Guerre mondiale marque profondément la ville. Tours était avant la guerre de 14 le centre de commandement de la 9e région militaire, et donc une ville de garnison de première ordre avec un état-major important. Elle accueillait de nombreuses casernes, des régiments d'artilleries, d'infanteries comme le 66e régiment d'infanterie de ligne exclusivement composé de tourangeaux, mais aussi le 5e régiment de cuirassier et le 9e régiment du génie. Tous ces régiments partis en guerre verront de nombreux tourangeaux mourir pour la France.

La grande guerre vit à Tours une activité très importante, étant à la fois un nœud ferroviaire primordial et le centre de la 9e région militaire, c'est le long de ses voies de chemins de fer que seront stockées de nombreuses denrées pour les armées françaises en campagne; uniformes, équipement, armement, munitions. La longue lutte intense favorise son négoce civil comme les vivriers et l'agriculture régionale, elle reçoit des industries privées repliées des zones de guerre, comme de la câblerie et du conditionnement métallique par exemple. Ces flux ferroviaires donnèrent aussi à la ville une activité militaire employant des civils de première importance, des ateliers de confection de vêtements, des ateliers de réparations d'engins militaires, canons, munitions, centre de tris postal et évacuation des blessés. La ville fut, par exemple, le centre de tous les approvisionnements en uniformes de l'armée française d'Afrique.

Au cours de l'année 1915 l'aviation française prit possession du champ de tir du 66e régiment d'infanterie à Parçay-meslay pour en faire un terrain d'aviation, ce qui augmenta encore l'activité militaire dans la ville. Les Américains y installèrent en plus trois escadrilles, dont la 492e (492nd Squadron), en fin de guerre.

D'ailleurs outre ces escadrilles les troupes américaines débarquèrent dans la ville au nombre de 25 000 hommes à la fin 1917, il créèrent au passage l'hôpital militaire américain des Augustins. Le Pont de Pierre sur la Loire fut baptisé en juillet 1918 du nom de Woodrow Wilson, président des États-Unis d'Amérique de 1912 à 1920. Leurs effectifs participèrent aussi à la vie tourangelle, aux manifestations comme les cérémonies (enterrements, remise de Croix de Guerre), les fêtes populaires, les spectacles YMCA et quelques soldats américains épousèrent des tourangelles.

Entre-deux-guerres

En 1920, la ville accueille le congrès de Tours dans la salle des Manèges aujourd'hui disparue, près de l'Église Saint-Julien. Ce congrès voit la dislocation du Parti socialiste et la constitution indépendante du Parti communiste français. Dès les années folles, Tours est une ville d'équipement et de services. C'est une petite capitale de la presse et de l'édition, un centre de marché d'assurance. Une école militaire du train signale la présence de l'armée. Bâtiment, confection, laiteries-fromageries répondent aux nouveaux besoins consuméristes. Le matériel de chemin de fer, les pompes hydrauliques, la petite mécanique, toutes ces activités florissantes pérennisent les secteurs industriels dominants qui s'affirmeront encore après les années cinquante, la fonderie, le travail des métaux, la construction mécanique et électrique, les pneumatiques, le textile et habillement.

Seconde Guerre mondiale

La préfecture de Tours où se déroula la Réunion du Conseil suprême interallié de Tours

Tours est également marquée par la Seconde Guerre mondiale. Avant 1940, elle reçoit de nouvelles industries réfugiées, roulement à billes, matériels téléphoniques, meubles. Mais la ville n'est plus mise à l'abri de la guerre par l'artillerie et de vaillants poilus tenant de lointaines lignes françaises, l'aviation de bombardement rend également l'arrière front vulnérable.

Tours est en partie détruite précocement en 1940 et une partie de sa population connaît ensuite durant quatre années les affres de la vie en baraquements ou en casemates. Entre le 10 et le 13 juin 1940, pendant la débâcle, elle accueille le gouvernement français avant son installation à Bordeaux (le ministère de l'Intérieur s'est installé dans la préfecture, Albert Lebrun a installé la présidence de la République au château de Cangé à Saint-Avertin et Paul Reynaud la présidence du Conseil au château de Chissay-en-Touraine). La dernière réunion du Comité suprême interallié avec Churchill et Raynaud se tient dans la préfecture le 13 juin 1940. Une partie du centre de la ville est totalement détruite lors du gigantesque incendie du 20 au 22 juin, incendie causé par des obus incendiaires allemands. Les chefs-d'œuvre architecturaux des XVIe et XVIIIe siècles sont en partie perdus, de même que l'entrée monumentale de la ville. Le pont Wilson (« pont de pierre »), qui approvisionne la ville en eau, a été dynamité pour freiner l'avancée de la Wehrmacht. Ne pouvant éteindre le brasier, les habitants ne purent que fuir. D'autres bombardements alliés frappent durement le quartier de la gare en 1944, et font plusieurs centaines de morts. La cité tourangelle est finalement libérée le 1er septembre 1944.

Un plan de reconstruction et d'aménagement du centre-ville, dessiné par l'architecte tourangeau Camille Lefèvre, est adopté avant même la fin de la guerre. Le plan de vingt îlots quadrangulaires est ordonné autour de la rue nationale qui est élargie. Cette ordonnance régulière s'efforce de reprendre les thèmes de l'architecture du XVIIIe siècle en les simplifiant[17]. Pierre Patout lui succède en tant qu'architecte en chef de la reconstruction en 1945. On envisage un temps de détruire la partie sud de la rue Nationale pour la mettre en conformité avec la nouvelle.

De l'art politique communal

Rives du Cher

L'histoire récente de Tours est marquée par la personnalité de Jean Royer, son maire durant trente-six ans qui contribue à sauver le Vieux-Tours de la démolition totale et en fait l'un des premiers « secteurs sauvegardés », exemple de restauration qui inspire la loi Malraux de préservation des centres anciens. Ce vieux Tours concentre ainsi les commerces, les instances administratives, fréquenté si ce n'est habité par une forte bourgeoisie d'affaire et des multiples professions libérales.

L'administration de Jean Royer étend également la ville vers le sud dans les années 1960, les édiles favorisent une dense emprise par un habitat collectif de masse entre Saint-Avertin et Joué-les-Tours. La municipalité se soucie de rectifier le cours du Cher et d'y bâtir les quartiers des Rives du Cher et des Fontaines, alors un des plus grands chantiers urbains d'Europe. Au nord, Saint-Symphorien et Sainte-Radegonde rejoignent Tours en 1964. Avec son appui, une régulation systématique de la Loire encore fantasque est entrepreprise de l'amont à l'aval. En 1970 est fondée l'université François-Rabelais, dont le centre de gravité est installé en bord de Loire en plein centre-ville, et non comme c'était alors la tendance dans un campus en banlieue.

Son long mandat est surtout marqué par l'interventionnisme de l'État, inaugurant la décentralisation qui apporte à la ville des industries qu'elle ne possédait pas encore, condensateur électrique, électronique, mobilier métal et plastiques. Ce mandat connait cependant des réalisations controversées. Notons le passage pratique mais peu esthétique, en lieu et place d'un ancien canal, à 1 500 m de la cathédrale, de l'autoroute A10 et la construction de l'original centre de congrès Vinci par Jean Nouvel qui endette durablement la ville. Tours, déjà centre touristique et hôtelier réputé, est devenue une des principales destinations « congrès » de France. Ville moderne caractérisée par de beaux équipements sportifs (palais des sports de Tours) et des lieux d'expositions (comme le parc des expositions de Tours), elle bénéficie au nord d'un aéroport à côté d'une base aérienne de pilotage.

Jean Germain fait de la réduction de la dette lors de son accession à la mairie en 1995 une priorité. Dix ans après, sa gestion économique est considérée comme beaucoup plus sage que celle de son prédécesseur, la situation financière de la ville est revenue à un niveau stable. L'action de Jean Germain reste cependant critiquée par l'opposition municipale pour la faible ambition des projets municipaux : aucun grand chantier comparable à ceux de Jean Royer n'a véritablement été lancé sous son double mandat. De nombreux projets antérieurs (navette fluviale sur le Cher, aménagement du pont Napoléon, etc.) restent de même inaboutis ou sont abandonnés. Cette position est en effet contestée par l'équipe municipale qui affirme se concentrer davantage sur la qualité de vie (rénovation urbaine, développement des transports en commun, action culturelle). Elle s'attache aussi à dynamiser et densifier la ville comme dans les quartiers des Deux-Lions, Rochepinard, de la Gare, et Monconseil. L'université de Tours compte après trente ans d'existence officielle plus de 22 800 étudiants au début du millénaire.

Politique et administration

Évolution topographique

Le découpage actuel de la ville de Tours résulte de nombreuses opérations depuis le XIIIe siècle.

Avant la Révolution il n’existait pas d’entité comparable à la commune. Le plus petit niveau d’administration était la paroisse. Ainsi entre le XIIIe et le XVIIIe siècles, 16 paroisses ont leur chef-lieu dans la ville de Tours. Parmi elles quatre s’étendent hors de la ville : La Riche-Extra, Saint-Étienne-Extra, Saint-Pierre-des-Corps et Saint-Symphorien-Extra. Au cours du XVIIIe siècle trois décrets successifs signés par l'archevêque de Tours suppriment cinq paroisses : d'abord le 14 avril 1773 Saint-Pierre du Chardonnet et Saint-Simple sont supprimées, puis le 5 mai 1773 Notre-Dame de l’Écrignole, Sainte-Croix disparaissent, enfin le 22 janvier 1781 Saint-Denis n'est plus une paroisse[18].

Dix ans plus tard, le 9 avril 1791, un décret de l’Assemblée Nationale établit une nouvelle circonscription des paroisses de la ville de Tours . Il en reste alors quatre :

  • Saint-Gatien (la paroisse épiscopale) qui comprend la partie Est de la ville, limitée par la rue Nationale et l’avenue de Grammont, la commune de Saint-Pierre-des-Corps et la partie de la commune Saint-Étienne-Extra à l’Est de l’avenue de Grammont jusqu’au Cher ;
  • Saint-Martin dont le territoire s'étend de la rue Nationale à la paroisse Notre-Dame-la-Riche ;
  • Notre-Dame-la-Riche pour le reste de la partie Ouest de Tours jusqu’à la commune de La Riche, et
  • Saint-Symphorien au Nord de la Loire.

Après la Révolution française, les communes proches de ce qu'on connait aujourd'hui sont créées. Le découpage est alors communal. Un Décret Impérial du 29 mai 1808 change les frontières de la ville de Tours qui est délimitée d’avec Beaumont, La Riche, Saint-Cyr-sur-Loire, Saint-Étienne, Saint-Pierre-des-Corps et Saint-Symphorien. Tours cède ainsi à Saint-Symphorien la partie Ouest de l’Île-Aucard, qui sont à l'époque des terrains sans habitation. De son côté La Riche cède à Tours près de trois hectares[19].

Le 14 juin 1845 une loi fixe la fusion de Saint-Étienne-Extra d'avec la commune de Tours. Puis, le 5 mai 1855, une loi délimite désormais les communes de Saint-Avertin, Saint-Pierre-des-Corps et Tours. Tours cède alors à Saint-Avertin le Parc-de-Grandmont et son château. Cette même partie reviendra à Tours en 1961 (par décret) avec deux nouveaux territoires de Saint-Avertin : le Parc des Expositions et le Stade d’Honneur et ses annexes.

La dernière évolution date du 21 mai 1964, lorsque sous l'impulsion du Maire de Tours, les communes de Saint-Symphorien et de Sainte-Radegonde-en-Touraine sont rattachées à celle de Tours (Arrêté Préfectoral).

Forces municipales

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du conseil municipal de Tours :

Groupe Président Effectif Statut
Majorité PS-PCF-Verts-MoDem-DVG Jean Germain 27 majorité
Union pour un mouvement populaire (UMP) RDD Vabres 10 opposition

Administration municipale

Tours est le centre de la Communauté d'agglomération Tours Plus qui regroupe 19 communes et plus de 278 415 habitants.

Selon l'INSEE, la banlieue de Tours (espace dont la ville est le « pôle urbain ») compte 23 communes pour 307 054 habitants, et Tours est de fait le pôle principal d'une aire urbaine comprenant 80 communes et regroupant 398 221 habitants, soit 68 % de la population de l'Indre-et-Loire. Néanmoins, la plupart des communes de la seconde couronne tourangelle ont préféré se fédérer autour de 4 communautés de communes distinctes.

Tours est divisée en sept cantons, qui ne sont constitués que de fractions de la commune :

Liste des maires

Article détaillé : Liste des maires de Tours.
Liste des maires de Tours depuis le début du XXe siècle
Période Identité Étiquette Qualité
1995 en cours Jean Germain PS Vice Président du Conseil Régional
Sénateur
Président d'agglomération
Président honoraire de l'Université de Tours
1959 1995 Jean Royer DVD Ministre de Pierre Mesmer
Député d'Indre-et-Loire
Conseiller général d'Indre-et-Loire
1947 1959 Marcel Tribut UDSR  
1944 1947 Jean Meunier SFIO Secrétaire d'État de Léon Blum, Georges Bidault, Maurice Bourgès-Maunoury
Député d'Indre-et-Loire
1942 1944 René Guerrier    
1925 1942 Ferdinand Morin SFIO  
1919 1925 Camille Chautemps Radical-socialiste Président du Conseil
Ministre de l'Intérieur
Député de Indre-et-Loire
Député du Loir-et-Cher
Sénateur du Loiret
1912 1919 Albert Letellier Radical-socialiste  
1899 1912 Eugène Pic-Paris Radical-socialiste  
1879   Armand Rivière[20] Républicain Député d'Indre-et-Loire de 1879 à 1889

Instances administratives et judiciaires

Tours et Orléans (comme Nancy et Metz ou Lille et Douai) ont été rivales pour accueillir les entités administratives régionales. Finalement, en 1972 bien qu'étant la ville la plus peuplée Tours n'obtint pas la préfecture de la Région Centre (dont le découpage et le nom ont fait et font toujours polémique). Une rivalité entre le maire de l'époque Jean Royer et Michel Debré en serait la cause[21]. Néanmoins un partage s'est effectué entre les deux villes pour les structures administratives et même pour la dénomination du rectorat.

Tours est donc le siège de quelques administrations (entités publiques) départementales, régionales et une nationale :

En ce qui concerne les instances judiciaires la ville de Tours possède un tribunal de grande instance, un tribunal d'instance, un tribunal correctionnel, un tribunal de police, un tribunal des affaires de Sécurité sociale, un Tribunal de commerce et un Conseil de Prud'hommes.

Voir aussi quelques affaires criminelles retentissantes à Tours

Politique environnementale

La ville dispose de 50 parcs et jardins, cumulant 50 000 m2 d’espaces verts. Les plus réputés sont le Jardin botanique de Tours (1843) face à l'hôpital Bretonneau et le Jardin des Prébendes d'Oé (1872). Le dernier en date est le Jardin de la Grenouillère, créé en 2009 et situé au cœur de l'Écoquartier de Monconseil, il fait à lui seul 1 ha. Tours est désignée ville fleurie avec quatre fleurs et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris[22]. Par ailleurs, Tours a reçu une médaille d'or (plus haute distinction) au concours européen « Entente florale » pour la qualité de ses espaces verts[23].

La ville est traversée du nord au sud et d'est en ouest par l'itinéraire de la Loire à vélo, il est ainsi possible de visiter l'agglomération de Tours et le fleuve depuis Angers puisque à terme 800 km de pistes cyclables seront mises à disposition des touristes.

La Loire étant le « dernier fleuve sauvage de France », ses berges en centre ville laissent une place au naturel. Les nombreuses îles sur son cours permettent à une faune de se développer. Tours est d'ailleurs une des deux villes-portes du Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine, avec Angers en Maine-et-Loire.

Enfin, après avoir tourné le dos à son fleuve pendant plus de cinquante ans, la ville le célèbre une fois par an avec « Les Jours de Loire ». Les habitants redécouvrant sa grande diversité de faune et de flore depuis son classement au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Ville Internet

En 2010, la commune de Tours a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[24].

Jumelages

Tours est jumelée avec neuf villes étrangères :

Elle a également un accord de coopération :

Vie militaire

La vie militaire à Tours est marquée par la présence de la base aérienne 705, de l'École du train (aujourd'hui à Bourges) et de la direction des ressources humaines de de la Marine, de l'armée de Terre, et de l'armée de l'air française.

Population et société

Démographie

Évolution démographique

D’après le recensement Insee de 2008, Tours compte 135 480 habitants (soit une augmentation de 2,11% par rapport à 1999)[26].

La commune occupe le 27e rang au niveau national (elle était au 26e en 1999) et le 1e au niveau départemental sur 277 communes.

Le nombre d'habitants évolue entre 130 000 et 140 000 depuis 1968. Le maximum de la population a été atteint en 1975 avec 140 686 habitants.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Tours depuis 1793. La ville de Tours a annexé la commune de Saint-Étienne-Extra en 1845. La population de la ville fait un bond de 14 000 habitants en 1964 avec l'absorption des communes de Sainte-Radegonde-en-Touraine et Saint-Symphorien et d'une petite partie de Joué-lès-Tours en bord de Cher.

Années 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
Population 21 000 20 240 21 703 21 928 23 235 26 669 30 072 30 766 33 530
Années 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
Population 38 055 41 061 42 450 43 368 48 325 52 209 59 585 60 335 63 267
Années 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
Population 64 695 67 601 73 398 75 096 77 192 78 585 83 753 80 044 83 618
Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
Population 92 944 128 120 140 686 132 209 129 509 132 677 136 942 136 578 135 480
Notes, sources, ... Sources : base Cassini de l'EHESS pour les nombres retenus jusqu'en 1962[27], base Insee à partir de 1968 (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[28],[29]

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (22,8 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,4 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 45,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,1 %, 15 à 29 ans = 30,6 %, 30 à 44 ans = 20,1 %, 45 à 59 ans = 16,3 %, plus de 60 ans = 16,8 %) ;
  • 54,4 % de femmes (0 à 14 ans = 12,5 %, 15 à 29 ans = 30 %, 30 à 44 ans = 16,8 %, 45 à 59 ans = 16,6 %, plus de 60 ans = 24 %).
Pyramide des âges à Tours en 2007 en pourcentage[30]
Hommes Classe d'âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,4 
6,1 
75 à 89 ans
10,4 
10,2 
60 à 74 ans
12,2 
16,3 
45 à 59 ans
16,6 
20,1 
30 à 44 ans
16,8 
30,6 
15 à 29 ans
30,0 
16,1 
0 à 14 ans
12,5 
Pyramide des âges du département de l'Indre-et-Loire en 2007 en pourcentage[31]
Hommes Classe d'âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,4 
6,8 
75 à 89 ans
9,8 
13,1 
60 à 74 ans
13,9 
20,7 
45 à 59 ans
20,1 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
19,6 
15 à 29 ans
19,1 
18,8 
0 à 14 ans
16,4 

Enseignement

La ville compte quatorze collèges publics, huit collèges privés, onze lycées publics (six généraux et cinq professionnels) deux centres de formation d'apprenti et sept lycées privés.

Université

Article détaillé : Université de Tours.

L'université François-Rabelais de Tours est une université autonome qui rassemble près de 25 000 étudiants et propose 35 licences (bac +3) et 90 masters (bac +4 et +5). Elle est divisée en sept unités de formation et de recherche[34] qui sont réparties sur la ville :

Dépendent aussi de l'université :

Enfin, depuis 2009, le siège de l'Université centre Val-de-Loire (Pôle de recherche et d'enseignement supérieur) est implanté à Tours sur le site Beaumont-Chauveau.

Grandes écoles

Écoles privées

  • Lycée polyvalent privé d'esthétique de Touraine  ;
  • L'Institut des Métiers et des Technologies (IMT) des industries pharmaceutique et cosmétique ;
  • École internationale Tunon ;
  • École de musique : Jazz à Tours ;
  • École Pigier ;
  • Institut de Touraine ;
  • Efesup et Concours-sup (Préparations aux concours de médecine et de pharmacie ainsi qu'aux diplômes paramédicaux).

Manifestations culturelles et festivités

Parmi les manifestations les plus fréquentées on peut citer Tours sur Loire, le festival Aucard de Tours (organisé par Radio Béton, qui se déroulent chaque été.

  • Le festival Rayons Frais (« les arts et la ville ») depuis l'été 2003
  • Le festival International du Cirque de Tours depuis septembre 2007
  • Vitiloire (chaque année en mai)
  • Le festival Jazz en Touraine depuis septembre 1987
  • Le festival Potager Electronique, fin-juin
  • « American Loire Valley » festival américain, concentration Harley, musiques des États-Unis
  • Le festival de cinéma Désir... Désirs
  • Tours-Métrages, festival du court métrage de Tours depuis 2006
  • Les Journées internationales du film de court-métrage de 1955 à 1971

Santé

La ville de Tours compte six établissements publics qui forment le Centre hospitalier universitaire de Tours : l'hôpital Bretonneau, l'hôpital Trousseau, l'hôpital Clocheville, l'hôpital de l'Ermitage, le centre Psychothérapique de Tours-Sud, la Clinique Psychiatrique Universitaire. Le CHRU de Tours demeure le plus gros employeur de la région Centre.

Parallèlement il existe trois cliniques privées importantes :

Le CHRU de Tours dispose de laboratoires de recherche en collaboration avec l'Université François Rabelais. Ils ont permis entre autres de découvrir le vaccin contre l'hépatite B et d'avancer dans les recherches sur l'autisme.

Sports

Clubs de sport

Match du TVB au palais des sports

À l'heure actuelle, les principaux club de sport de Tours sont le Tours FC et le Tours Volley-Ball.

Le Tours Volley-Ball est le club majeur de la ville, présent dans l'élite depuis 1994 et fort de neuf titres : Ligue des Champions 2005, championnats de France 2004 et 2010 et coupes de France 2003, 2005, 2006, 2009, 2010 et 2011, et dispute régulièrement des finales nationales et internationales. Il évolue au Centre municipal des sports, salle Grenon, dans le cadre de la Pro A. Il est présidé par Jacques Bouhier et entraîné par Mauricio Paes et a compté dans ses rangs de nombreux internationaux, français comme étrangers.

Le Tours FC (ex FC Tours), après une période faste au tournant des années 1970-1980 avec quatre saisons dans l'élite et deux demi-finales de Coupe de France (1982 et 1983), le club a fait l'ascenseur et évolue en Ligue 2 à l'issue de la saison 2007-2008 de National. Le Tours FC est présidé par Frédéric Sebag, le vice président est Christophe Bouchet, l'équipe quant à elle est entraînée par Daniel Sanchez. Le club évolue au Stade de la Vallée du Cher.

Le club de hockey sur glace de l'ASG Tours, champion de France en 1980 et triple vainqueur de la Coupe de France, a connu un renouveau en atteignant la finale de la Ligue Magnus lors de la saison 2004-2005, mais malheureusement des problèmes financiers l'ont fait rétrograder en D2 pour la saison 2005-2006. Toutefois, le club est remonté aussitôt d'une division en remportant son championnat en étant invaincu de la saison. Même chose en D1 où le titre de champion est acquis alors qu'il reste trois matchs de play-off à jouer. Le club a retrouvé la Ligue Magnus lors de la saison 2007-2008.

Le club de rugby de la ville, l'Union sportive Tours rugby (UST), âgé de plus de cent ans, est le premier club régional et accueille un Pôle Espoirs depuis 2006. Après une courte expérience en Pro D2, lors de la saison 2001-2002, il retourne directement à l'échelon inférieur. Mais lors de l'été 2006, le club est rétrogradé en Fédérale 2 pour raisons financières. L'US Tours évolue actuellement en Fédérale 1.

En basket-ball, le Tours Joué Basket, champion de France en 1976 et 1980, finaliste de la coupe des Coupes en 1976 sous la dénomination de l'ASPO Tours, évolue désormais en Nationale 2 et joue ses rencontres salle Marcel Cerdan.

Ce club a depuis déposé le bilan.

Le roller in line hockey, nouvelle discipline très vite adoptée des Tourangeaux, est particulièrement développé grâce au club des Apaches de Tours qui fut très souvent située dans les hauteurs du classement de Division 1. Plusieurs de ses joueurs ont joué en équipe de France.

Le club de natation de Tours (Enfants Neptune de Tours) est l'un des meilleurs clubs de natation de France avec de nombreux internationaux. La ville a organisé les Championnats de France 2006 durant lesquels Laure Manaudou a battu le record du monde du 400 mètres nage libre dans la piscine Gilbert Bozon.

Le tennis est également représenté par le Tennis Club de Tours, connu pour avoir formé Thierry Tulasne et joué quelques saisons en première division nationale. Il figure parmi les meilleurs et les plus appréciés de la région du fait d'un cadre exceptionnel en bord de Loire.

En 1980, Tours a été classée par le journal L'Équipe « ville la plus sportive de France ».

Durant la saison 2010-2011, le sport de la ville de Tours connaît une année difficile avec : le dépôt de bilan de l’ASGT, le dépôt de bilan du Tours Val De Loire Basket (Championnat de France de basket-ball de Nationale féminine 1), la relégation de l’Union sportive Tours rugby en Fédérale 3 pour raisons financières.

Manifestations sportives

Depuis 1986 la course cycliste Paris-Tours est une manifestation sportive majeure pour la ville. Parfois appelée « classique des lévriers » ou « classique des feuilles mortes » (ce deuxième surnom est partagé avec le tour de Lombardie) elle a ancré Tours dans la tradition du vélo. Jusqu'en 2010 elle proposait le plus long sprint du Monde sur les 2,5 km de l'avenue de Grammont.

Par ailleurs, les 10 et 20 km de Tours se déroulent depuis 1981 dans l'hypercentre, il s'agit de la deuxième plus grande course sur route de France après les 20 km de Paris, selon la Fédération Française d'Athlétisme.

Tous les deux ans la ville de Tours organise le long du Cher une course de motonautisme comptant pour le championnat de France.

Médias

  • Écrits :
  • La Nouvelle République du Centre-Ouest est le quotidien local, il parait du lundi au dimanche. Le siège est place de Verdun.
  • La Tribune de Tours (journal hebdomadaire gratuit)
  • Tours Madame
  • PROG! Agenda des sorties Tours et agglo (mensuel gratuit sur la culture et les sorties)
  • Le ptit Zappeur (magazine TV gratuit bihebdomadaire)
  • IP 37 (journal gratuit hebdomadaire)
  • TMV (journal hebdomadaire gratuit Groupe NRCO)
  • Ailleursmag (magazine gratuit mensuel)
  • Tours.info (magazine municipal gratuit mensuel)
  • Tour(s)plus le mag (magazine de l'agglo gratuit trimensuel)
  • Le Canard du coin (journal bimestriel d'enquêtes politiques et sociales)
  • Les Bons Plans de Tours (magazine bihebdomadaire gratuit)
  • Télévisions :
    • TV Tours est la télévision locale de Tours (sur le canal Hertzien 30), ses studios sont installés place Verdun.
    • France 3 Tours implantée place des Halles de Tours, est le premier décrochage info de dimension locale créé par la chaîne en 1989. M6 lui emboîta le pas pour le premier décrochage info local de la chaîne dans le courant de la même année, mais l'expérience s'est terminée en 2001.
  • Radios :
  • France Bleu Touraine basée place des Halles de Tours.
  • Radio Campus Tours, radio associative réalisée par des étudiants mais pas seulement, basée sur les découvertes musicales hors « main stream », l'actualité culturelle et universitaire. Ecoutable sur le 99.5 FM sur Tours et agglomération. Deux émissions sur l'actualité : « Sortez! » à 13 et 18 heures.
  • NRJ avec « Planète Tours »
  • Virgin Radio Tours
  • Alouette Tours
  • Radio Béton est une radio associative locale créée en 1984, diffusant sur Tours et une grande partie du département d’Indre-et-Loire sur la fréquence 93.6 FM.
  • Chérie FM avec « Good Morning Tours »
  • RTL2 Tours
  • Vibration
  • R.A.P. (Radio Antenne Portugaise)

Cultes

Culte bouddhiste

Tours possède un centre Zen Josen affilié à l'Association Zen internationale et un centre KTT (Karma Teksoum Tcheuling), centre de méditation et d'étude du bouddhisme tibétain.

Cultes chrétiens

Culte catholique

L'archevêque métropolitain de la ville est à la tête de la province ecclésiastique de Tours, qui comprend cinq diocèses dont celui de Tours même.
Les deux édifices majeurs sont la basilique Saint-Martin, construite au XXe siècle par Victor Laloux, de style néo-byzantin et la cathédrale Saint-Gatien siège de l'archevêque de Tours et cœur de la province ecclésiastique de Tours. La cathédrale et les églises Saint-Pierre et du Sacré-Cœur forment la paroisse Saint-Maurice.

Il existe quatre couvents tourangeaux. Tout d'abord le couvent des clarisses, situé rue Pas Notre Dame ; le couvent dominicain, fondé en 1222, il est situé rue Palissy. Il y a aussi le couvent des sœurs dominicaines de la Présentation, fondé au début XVIIIe siècle par Marie Poussepin, il est situé quai Portillon dans la La Grande Bretèche (c'est la "maison-mère" de la congrégation depuis 1813). Là bas, les sœurs œuvrent socialement pour les plus défavorisés et participent à l'édification humaine et spirituelle de ceux qui viennent à elles. Un couvent est situé rue de la Source, il s'agit du couvent des franciscaines servantes de Marie. Enfin le couvent des Petites Sœurs des Pauvres se tient boulevard Preuilly. Il y eut également un couvent d'Ursulines où entra, en 1631, Marie Guyart, dite la Bienheureuse Marie de l'Incarnation.

Outre l'ancienne abbaye Saint-Martin. Deux grandes abbayes ont existé à Tours, des lieux de cultes y sont liés. Le premier est l'église Saint-Julien qui est donc une ancienne abbatiale bénédictine dont l'origine remonte au VIe siècle mais dont la plus grande partie date du XIIIe siècle. Bien que très peu utilisée, elle est parfois exceptionnellement ouverte pour l'eucharistie. Le second lieu est la chapelle de l'ancienne abbaye de Marmoutier près de laquelle est installée l'Institution Marmoutier, un établissement catholique et privé, sous la tutelle de la Congrégation du Sacré-Cœur.

Un foyer de la Mission Étudiante est situé rue Delpérier. Il dispose de facilités destinées à permettre à des étudiants souhaitant s'investir davantage dans la communauté catholique locale. C'est aussi un lieu d'échanges, avec des prêtres et des laïcs, placé sous la responsabilité d'un aumônier. L'oratoire de la Sainte Face a été érigé en 1876 dans la maison de Léon Papin Dupont, un homme pieu de l'époque. Relançant alors l'intérêt pour les pèlerinages relatifs à saint Martin, il a ainsi contribué au renouveau spirituel de la Touraine au milieu du XIXe siècle. Actuellement, ce sont les dominicains qui en ont la charge.

Enfin de nombreuses églises sont réparties sur le territoire de Tours comme :

Culte orthodoxe

La communauté orthodoxe dispose de trois paroisses : Saint-Grégoire-de-Tours rattachée au patriarcat d'Antioche, Saint-Martin-le-Miséricordieux[35] rattachée au Patriarcat œcuménique et Saint-Nectaire-d'-Egine rattachée au Patriarcat de Roumanie.

Culte protestant

Tours possède un temple affilié à l'Église Réformée de France. La ville est aussi le siège de la région Ouest de l'Église Réformée de France. Plusieurs églises évangéliques y sont présentes également. Parmi ces églises évangéliques, on dénombre deux églises du courant baptiste et deux églises du courant pentecôtiste[36].

Culte israélite

Tours possède une synagogue ainsi qu'une antenne régionale du CRIF.

Culte musulman

La ville compte trois lieux de culte musulman qui sont des salles de prières[37]. Un projet de construction d'une grande mosquée à Tours est sur le point de débuter[38].

Culte mormon

Le culte mormon dispose d'une église à Tours.

Économie

Revenus de la population et fiscalité

Hôtel de la chambre de commerce et d'industrie

Emploi

La ville dispose de 14 270 entreprises dans son agglomération[39].

Entreprises et commerces

Centre d'affaires rue Édouard Vaillant

Le premier employeur de la ville, de l'agglomération, et de la Région Centre est le Centre hospitalier universitaire de Tours (CHRU) qui emploie près de 7 000 salariés[40]. La SNCF arrive derrière : outre ses gares, l'opérateur ferroviaire dispose à Tours et St Pierre des Corps de nombreux établissements administratifs (Direction Régionale), industriels et de maintenance. De plus, l'implantation de la base aérienne BA 705 induit environ 8 000 emplois directs et indirects dans tout le département. Plus exactement, elle emploie directement 1 930 personnes sur son site tourangeau, 519 à Cinq-Mars la Pile[41].

Au début des années 1990 l'entreprise Citya immobilier nait à Tours avant de se développer en France. En 2002, s'est installée la première banque française entièrement virtuelle sans aucun guichet, Zebank, créant ainsi environ 400 emplois. Elle est rapidement devenue la filiale de « Egg », une banque britannique, mais a été revendue car déficitaire. Cependant le groupe Auchan nouveau propriétaire a maintenu l'activité en changeant le nom « Oney ». Tours est aussi le siège du 2e site de production français de Michelin, avec pour principale activité tout le secteur poids-lourd (1 300 emplois). De plus, STMicroelectronics dispose d'un site de plus de 10 hectares à Tours-Nord avec 1 700 employés. La ville de Tours a accueilli en octobre 2008 un magasin IKEA (créateur de 300 emplois) sur le site central de Rochepinard, à côté du Parc des Expositions, du Stade de la Vallée du Cher, et du centre commercial régional « Les Atlantes ». L'implantation de l'enseigne suédoise a relancé le débat du grand contournement autoroutier A110 puisque le trafic induit dans la traversée de Tours risque de croître de manière importante.

A noter aussi que Tours est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Touraine. Elle gère l’Aéroport de Tours Val de Loire. Le quotidien régional La Nouvelle République du Centre-Ouest a son siège à Tours et est diffusé sur 7 départements et est tiré à 290 000 exemplaires quotidiens. France Telecom s'est aussi implanté dans cette ville et demeure le premier opérateur mobile de Touraine.

Autour de la Gare de Tours se développe un pôle économique et administratif. Avec d'une part le centre d'affaires rue Édouard Vaillant, et d'autre part le quartier Champ Girault.

Enfin, le nouveau quartier des Deux-Lions, est un centre économique en développement, entièrement équipé en fibre optique. Il concentre les nouvelles implantations comme le centre d'appel de Bouygues Telecom, le siège régional de la MAIF, le Groupe Open, Véolia, un multiplex avec 12 salles, l'université de droit, d'économie et de sciences sociales, la section polytechnique (spécialités en aménagement, informatique et productique). Mais aussi le centre commercial « L'Heure tranquille » ouvert le 20 mai 2009, et de nombreuses PME. Le quartier est entièrement construit autour d'un mail, qui verra passer le tramway. De plus, EDF va y installer son siège régional d'ici à 2012, générant le regroupement et la création de nombreux emplois.

Tours dispose de quatre pôles de compétitivité : sciences et systèmes de l’énergie électrique, sciences de la beauté et du bien-être, polymers technologies et céramiques Ces pôles ont pour vocation d'innover et de dynamiser la métropole Tourangelle. Ils rassemblent des entreprises, des centres de formation et des pôles de recherche. L'agglomération de Tours dispose de 73 unités de recherche et 1 500 chercheurs.

La ville fait partie de l'Espace Metropolitain Val de Loire-Maine.

Culture locale et patrimoine

Monuments et lieux touristiques

Dôme de la basilique

La ville de Tours est classée ville d'art et d'histoire. De manière anecdotique, Tours est parfois appelé « le petit Paris » par les étrangers. Peut être du fait de l'architecture de certains monuments, et de l'aménagement des boulevards de l'hypercentre.

Outre plusieurs ensembles architecturaux comprenant des maisons dans le Vieux-Tours, des hôtels particuliers médiévaux et Renaissance, des monuments historiques sont visibles dans ce quartier sur un axe est-ouest (rue Colbert puis rue du commerce), comme la cathédrale Saint-Gatien (XIIe au XVIe siècles) dont le premier état remonte au IVe siècle, siège de l'archevêque de Tours et cœur de la province ecclésiastique de Tours ; l'église Saint-Julien, ancienne abbaye bénédictine dont l'origine remonte au VIe siècle, et dont l'abbatiale date majoritairement du XIIIe siècle ; la Tour Charlemagne et la Tour de l'Horloge, qui sont des vestiges du XIIIe siècle de la collégiale Saint-Martin médiévale ; l'ancien prieuré Saint-Éloi ou « prioratus S. Jacobi de Ulmo Roberti », mentionné dès le Xe siècle, et dont la chapelle (fin du XIIe siècle) est actuellement le siège des archives municipales de Tours ; le Palais des Archevêques, actuel musée des Beaux-Arts de Tours ; le château de Tours, ancienne résidence des comtes d'Anjou ; l'hôtel Goüin, hôtel particulier du XVe siècle ; l'amphithéâtre de Tours : disparu, son emplacement, près de la cathédrale, reste visible dans le tracé des rues....

Un ensemble de monuments construits par l'architecte tourangeau Victor Laloux sont dans le cœur de ville : la basilique Saint-Martin, édifiée au XXe siècle dans un style néo-byzantin en remplacement de l'ancienne collégiale Saint-Martin démolie durant la Révolution ; l'hôtel de ville et la gare de Tours-Centre.

A noter aussi le palais de Justice ; l'hôtel de préfecture d'Indre-et-Loire  ; l'hôtel de la CCI, l'ancienne abbaye de Marmoutier, fondée au IVe siècle par saint Martin, évêque de Tours, aujourd'hui un collège-lycée privé ; la synagogue de Tours, l'Étoile bleue (ancienne maison close)...

Des constructions plus récentes comme l'entreprise Mame (conçu par Bernard Zehrfuss et Jean Prouvé), les Halles de Tours, et le Palais des congrès Vinci (conçu par Jean Nouvel) sont aussi à remarquer.

Patrimoine culturel

Le musée des beaux-arts de Tours, dans l'ancien archevêché.

L'Opéra a son siège au Grand Théâtre (dirigé par Jean-Yves Ossonce) tandis que le Centre dramatique régional (dirigé par Gilles Bouillon) a élu domicile au Nouvel Olympia. L'orchestre symphonique de la région Centre est basé à Tours ; ses principaux membres sont issus du lycée musical Francis-Poulenc et du conservatoire à rayonnement régional de Tours. Les Fêtes musicales de Touraine se déroulent dans le cadre de la grange de Meslay tandis que le Florilège vocal, festival international de chant choral, investit salles de concerts et rues piétonnes.

Le Centre chorégraphique national dirigé par Bernardo Montet est à l'initiative d'un festival de danse annuel.

Tours est un pôle important de la Musique ancienne en France. De nombreux ensembles reconnus au niveau international y résident : Diabolus in Musica (ensemble), Ensemble Doulce Mémoire, Ensemble Jacques Moderne dirigé par Joël Suhubiette, Ensemble Marini dirigé par James Jennings, Ensemble Philidor...Une saison de musique ancienne permet à ces ensembles de se produire régulièrement sur Tours et son agglomération en mai/juin et en septembre/octobre.

De nombreux musées sont offerts aux visiteurs : Musée des Beaux-Arts de Tours (Palais des Archevêques), Musée du Compagnonnage (Dortoir des Moines de l'abbaye St Julien), Centre de Création Contemporaine (CCC), Muséum d'Histoire Naturelle, Musée du Train et des Équipages militaires, Musée Saint-Martin, etc.

Des expositions d'envergure nationale sont organisées régulièrement au Château de Tours sur les bords de Loire : Joan Miro (2001), le Franc-Maçon dans son Habit de Lumière (2002), Daniel Buren (2005) ou Calder en Touraine (2008).

Dans le quartier de la cathédrale, les salles associatives des « Studio Cinémas » (7 salles) offrent une programmation variée, préférant la projection des films en version originale. Par le nombre des entrées, c'est l'un des premiers cinémas Art et Essai de France. L'association accueille également le CNP (cinéma national populaire) et la Cinémathèque de Tours. Il existe deux autres cinémas sur Tours (chaîne CGR) : un en centre-ville (8 salles) et le second au quartier des Deux-Lions (12 salles).

De nombreux illustrateurs comme Nico Nu et auteurs-dessinateurs de Bande dessinée, à l'instar de l'atelier Cachalot fondé par Christopher ou de l'atelier POP sont installés à Tours, notamment dans le quartier artisan du Petit Saint-Martin (Ouest du Vieux Tours). Un festival de Bande dessinée « A Tours de Bulles » a lieu en outre chaque année.

Tous les ans à la fin mars, le carnaval de Tours accueille plus de 10 000 personnes au long de son défilé, et en été à l'occasion de Tours sur Loire s'installent des animations autour du fleuve royal.

La Société archéologique de Touraine, fondée en 1840 par Alexandre Giraudet, Henry Goüin, Noël Champoiseau et l’abbé Manceau, œuvre pour la promotion du patrimoine local et anime une bibliothèque et un musée dédiés à l'histoire de la Touraine.

L'Académie des sciences, arts et belles-lettres de Touraine, créée en 1761 regroupe des personnalités intellectuelles ou artistiques de Touraine.

La ville de Tours fut aussi le cadre de tournages de films comme Douches froides, Nos vies heureuses, ou Les Revenants.

Bibliothèques

La bibliothèque municipale de Tours, classée, est située place Anatole France.

Ouverte au public en 1793, les fonds sont tout d'abord constitués des ouvrages provenant des abbayes de Saint-Martin et Marmoutier, et du chapitre de la cathédrale Saint-Gatien.

La bibliothèque occupe différents lieux, comme l'Hôtel de la Préfecture, l'Hôtel Papion du Château en janvier 1863 (à l'emplacement de l'actuelle mairie, aujourd'hui disparu), l'ancien Hôtel de Ville en 1907 (au niveau de l'actuelle place A. France, aujourd'hui disparu) avant d'occuper un nouveau bâtiment, sur les bords de Loire, après sa destruction en juin 1940. Les bombardements, en même temps que l'édifice, ont détruit une grande partie des fonds anciens : sur les 2042 manuscrits et 451 incunables, seulement 815 manuscrits, 56 incunables, ainsi que les archives muncipales anciennes, sont sauvés, grâce au conservateur de l'époque, Georges Collon[42]. La nouvelle bibliothèque est reconstruite en 1957 sur les plans de l'architecte Patout. Une partie de la collection sauvée est maintenant conservée dans un coffre souterrain.

En plus de ces fonds de livres, la bibliothèque municipale de Tours dispose d'un fonds musical et d'un fonds de vhs et de dvd.

Depuis 2007, Tours dispose aussi d'une nouvelle médiathèque à Tours-Nord : la médiathèque François Mitterrand, d'une architecture contemporaine, elle participe à la restructuration du quartier de l'Europe, et à la rénovation de la place du Beffroi désormais Esplanade François Mitterrand.

Les autres annexes de la bibliothèque municipale sont la bibliothèque des Fontaines (espace Jacques Villeret), la bibliothèque des Rives du Cher, la bibliothèque Paul Carlat (centre de Vie du Sanitas), la bibliothèque de la Rotonde, et celle de la Bergeonnerie.

Salles de spectacles

Gastronomie

Tours est une terre d'art culinaire. Terre viticole (Touraine (AOC), Montlouis (AOC), Vouvray (AOC), Touraine-amboise (AOC) ...) on trouve dans les vignobles tourangeaux du Val de Loire des vins blanc et rouge réputés.
Les Halles de Tours abritent de nombreux produits culinaires frais et gastronomiques.

On connait Tours aussi pour ses rillettes qu'on distingue de celles du Mans par le fait qu'elles sont généralement moins grasses. La crémerie et les pâtisseries tiennent une place importante dans la gastronomie locale, avec respectivement les chèvres de l'AOC Sainte-Maure-de-Touraine et les nougats de Tours.

De nombreux chefs se sont installés à Tours. Plusieurs établissements ont été étoilés Michelin.
L'Université François Rabelais et l'Institut européen d'histoire et des cultures de l'alimentation sont à l'origine de l'inscription, par l'UNESCO, du "Repas gastronomique des Français".

Philatélie

Tours est représentée en arrière plan sur un timbre de 1962 célébrant le centenaire de la mort du Docteur Pierre Bretonneau, valeur faciale 0.50 F.

En 1967, l'hôtel Goüin est représenté à l'occasion du 40e congrès des sociétés philatéliques, valeur faciale 0,40 F

En 1985, la cathédrale est représentée à l'occasion du 58e congrès de la Fédération des Sociétés philatéliques françaises, valeur faciale 2.10 F

En 2001, la statuette de compagnon (œuvre de Jean Bourreau), avec en arrière plan le pont et la cathédrale sont représentés à l'occasion du 74e congrès de la Fédération Française des Associations Philatéliques, valeur faciale 3 F ou 0,46 euro[43].

Personnalités liées à la commune

Article détaillé : Tourangeaux célèbres.

Tours a été la terre d'accueil ou de naissance de nombreuses personnalités célèbres, telles que Alcuin, François Rabelais, Honoré de Balzac, Saint Martin, Pierre Bretonneau, Alfred Velpeau, Francis Poulenc ou dans un registre plus récent le journaliste Harry Roselmack, les comédiens et acteurs Jacques Villeret, Jean Carmet, Jean-Hugues Anglade, Bernard Campan, le dessinateur de BD Jean-Marc Lelong, le réalisateur Patrice Leconte, la chanteuse Zaz, Nâdiya et Ben l'Oncle Soul, le dramaturge Jérôme Touzalin, originaires de Tours également.

Héraldique, logotype et devise

Blason de Tours

Les armes de Tours se blasonnent ainsi : De sable, à trois tours couvertes d'argent ; au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or.

On en connaît une version alternative : « De sable à trois tours d'argent, 2 et 1, ouvertes et maçonnées de sable, pavillonnées et girouettées de gueules ; au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or ».

Blason de Tours pendant le Premier Empire

Les armes de Tours sous le Premier Empire se blasonnent ainsi :

Pendant le Premier Empire, Tours fut au nombre des bonnes villes et autorisée à ce titre à demander des armoiries au nouveau pouvoir : elles devenaient : D'or à trois tours crénelées de sable, au chef de gueules chargé de trois abeilles d'or qui est le signe des bonnes villes de l'Empire[44].

Logo de la ville

Logotype actuel

Le logotype de la ville de Tours représente une tour grise à deux créneaux de laquelle s'élance un arc-en-ciel. Le nom en lui-même de Tours n'a aucun rapport avec une tour, mais le symbole est utilisé par homophonie. C'est de l'héraldique parlante.

Pour approfondir

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Bibliographie

Articles connexes

Lien externe

Notes et références

Notes

Références

  1. Chiffre officiel, de l'INSEE, recensement de 2008.
  2. (fr) Nom des habitants des communes françaises, Tours sur le site habitants.fr de la SARL Patagos. Consulté le 24 juillet 2011
  3. Relevés infoclimat de Tours
  4. Sources des données : INSEE, Lameteo.org, sources : Site de l'Internaute, Encyclopédie des villes
  5. EV6 c'est quoi ? - Eurovelo6.org Site édité par le Conseil Régional du Centre. L’EuroVelo 6 Atlantique-Mer Noire est l’un des 12 itinéraires du réseau EuroVelo 6 né à l’initiative de la Fédération européenne des cyclistes (ECF) (...). Son objectif est de suivre trois des plus grands fleuves européens, creusets de la civilisation européenne : la Loire, le Rhin et le Danube. Elle traverse donc la France, la Suisse, l’Allemagne, l’Autriche, la Slovaquie, la Hongrie, la Serbie, la Croatie, la Bulgarie et la Roumanie.
  6. La cité a longtemps gardé un caractère insulaire et isolée, les voies ou les passages routiers passant en aval à partir de Berthenay ou en amont par Amboise. La varenne ou illa uarinda en latin commun, sinda warinda en celtique désigne une terre basse de culture, en symbiose ou échange constant avec l'eau, c'est-à-dire un marais s'il n'est pas cultivé.
  7. Tribune de Tours 16/12/10 p6
  8. Site officiel du Quartiers des 2 lions. sur 2lions.fr. Consulté le 16 avril 2010.
  9. Penser Tours
  10. Michel Dillange, Les Comtes de Poitou, Ducs d'Aquitaine (778-1204), Geste éditions, coll. « La Crèche », 1995, 304 p. (ISBN 978-2-910919-09-2), p. 55 .
  11. Michel Dillange. op. cit., p. 56.
  12. L'importance traditionnelle de Tours, ville étape du tour de France, s'est préservée avec vigueur au cours des siècle. Mais l'homonymie révélatrice des Temps anciens n'a plus force de loi. Les activités de luxe ainsi que les arts, peinture et sculpture en tête, ont plus sûrement décliné, une fois évanouies les nobles commandes. Les soieries de Tours survivent difficilement aujourd'hui.
  13. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 978-2-7242-0785-9), p. 258.
  14. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 978-2-7242-0785-9), p. 286.
  15. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 28
  16. Il en reste le musée national du compagnonnage de Tours, installé en avril 1968 dans le cloître Saint-Julien, grâce au député-maire de la ville, Jean Royer, petit-fils d'un compagnon Dévoirant. Jean-Pierre Bayard, Le compagnonnage en France, Histoire Payot, Paris, 1990, 480 pages (ISBN 978-2-228-88313-9). Le courant socialiste et les courants radicaux modérés de la troisième République, à l'instar des forces politiques locales longtemps cryptées, se flattent de leurs bons liens avec la vénérable et frêle institution compagnonnique, longtemps cachée ou occulte après la Révolution, et surtout séparée en plusieurs associations, elles-mêmes ébranlées entre conservatisme des valeurs des maîtres de l'art et concrètes revendications ouvrières, érigeant Tours en lieu incontournable de rencontre sociale et politique.
  17. Joseph Gérard Monnier (dir.), L'architecture moderne en France de 1889 à nos jours, vol. 2 : Du chaos à la croissance, 1940-1966, Paris, éd. Picard, coll. « Librairie de l'architecture et de la ville », 1999,  p. (ISBN 978-2-7084-0556-1), p. 31 .
  18. Archives départementales
  19. Archives Nationales-F 2 II Indre-et-Loire 3, plan annexé à la minute
  20. Site de l'Assemblée nationale : [1]. Né en 1822 et mort en 1891 à Chênehutte-les-Tuffeaux (Maine-et-Loire). Lié à George Schwob et à Alexis Boutrot, avec lesquels il crée le Républicain d'Indre-et-Loire en 1870 ; tous trois sont élus conseillers municipaux en 1874. En 1876, George Schwob rachète le journal nantais Le Phare de la Loire et quitte Tours avec Alexis Boutrot, qui devient administrateur du Phare. Armand Riviète, qui avait déjà écrit pour ce journal à l'époque des Mangin, est un chroniqueur régulier du Phare de George Schwob, sous le nom de "Jacques Deschamps".
  21. la constitution de la région Centre
  22. Source : Villes et Villages Fleuris
  23. Source
  24. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 18/12/2009.
  25. 5° BCC composée des 501e et ↑ Populations légales 2008 de la commune : Tours sur le site de l'Insee
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 24 octobre 2010
  27. Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) sur Insee. Consulté le 24 octobre 2010
  28. Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur Insee. Consulté le 24 octobre 2010
  29. Évolution et structure de la population à Tours en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 24 octobre 2010
  30. Résultats du recensement de la population de l'Indre-et-Loire en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 24 octobre 2010
  31. site du lycée Grandmont
  32. site du lycée Paul-Louis-Courier
  33. Statuts de l'université François-Rabelais au 3 mars 2008
  34. site de la paroisse Saint-Martin
  35. Annuaire des églises évangéliques
  36. www.annuaire-musulman.com
  37. www.mosquee-de-tours.fr
  38. source : Tour(s)plus
  39. source : CHRU Hôpitaux de Tours
  40. sources : Basile, 2006
  41. Cf. H. Chirault, A. Lévrier, Tours de A à Z, Grande-Bretagne, 2006.
  42. catalogue tome 1 Yvert et Tellier
  43. Histoire des armoiries de la ville de Tours sur Euraldic.com. Consulté le 16 avril 2010.

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