Dijon

47° 19′ 18″ N 5° 02′ 29″ E / 47.32167, 5.04139

Dijon
Dijon, ville de patrimoine.
Dijon, ville de patrimoine.
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Bourgogne (préfecture)
Département Côte-d'Or
(préfecture)
Arrondissement Dijon
(chef-lieu)
Canton chef-lieu de 8 cantons : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8
Code commune 21231
Code postal 21000 (comportait aussi le code 21100 quand la ville possédait deux bureaux distributeurs)
Maire
Mandat en cours
François Rebsamen
2008-2014
Intercommunalité Grand Dijon
Site web dijon.fr
Démographie
Population 151 576 hab. (2008)
Densité 3 751 hab./km²
Aire urbaine 336 807 hab. (2007)
Gentilé Dijonnais - Dijonnaise
Géographie
Coordonnées 47° 19′ 18″ Nord
       5° 02′ 29″ Est
/ 47.32167, 5.04139
Altitudes mini. 220 m — maxi. 410 m
Superficie 40,41 km2

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Dijon (prononcer [di.ʒɔ̃]) est une commune française située entre le bassin parisien et le bassin rhodanien, à 310 kilomètres au sud-est de Paris et 190 kilomètres au nord de Lyon. C'est la préfecture du département de la Côte-d'Or et le chef-lieu de la région Bourgogne. Ses habitants sont appelés les « Dijonnais ».

Dijon est actuellement la commune la plus peuplée du département de la Côte-d'Or. En 2008, la population de Dijon intra-muros est de 151 576 habitants[1]. Elle est, en 2007, la 17e commune la plus peuplée de France[2]. Avec 237 925 habitants en 2007, son agglomération est la 26e de France, juste derrière celle de Mulhouse mais devant celle du Havre. La communauté d'agglomération dijonnaise, fondée en 2000 et nommée le « Grand Dijon », compte quant à elle 244 577 habitants[3]. L'aire urbaine dijonnaise, 24e de France entre Angers et Avignon, comptait 336 807 habitants en 2007[4]. En 1850, la ville compte déjà presque 35 000 habitants[5].

Héritière d'un riche patrimoine historique et architectural, ancienne capitale du Duché de Bourgogne aux XIVe et XVe siècles, Dijon est une ville touristique dont l'attrait est renforcé par la réputation gastronomique de la région. C'est aussi une ville verte au secteur tertiaire important, capitale de région dans les domaines scolaire, universitaire, judiciaire, hospitalier et administratif, qui assurent une tradition de vie culturelle forte. Dijon est également un centre économique régional au tissu diversifié mais plutôt en crise avec un pôle agro-alimentaire traditionnel (moutarde de Dijon, crème de cassis de Dijon et kir, pain d'épices, chocolat Lanvin…) et un secteur pharmaceutique réputé.

Ville de congrès, la capitale de la Région Bourgogne est située sur l'axe Paris-Lyon-Méditerranée et prochainement sur la ligne ferroviaire à grande vitesse Rhin-Rhône. Elle est d'ailleurs, en termes démographiques, le principal pôle français de la Métropole Rhin-Rhône qui s'étend de Bâle au Creusot[6].

Sommaire

Géographie

Localisation

(Voir la carte topographique)
Dijon
Localisation de la Bourgogne en France
(Voir la carte administrative)
Dijon
Localisation de la Bourgogne en France
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Géolocalisation de Dijon en Bourgogne

Dijon est la préfecture de la région de Bourgogne et du département de Côte-d'Or. La commune se situe sur la Côte des Vins de Bourgogne aussi nommée « Route des Grands Crus » et qui s'étend de Dijon à Beaune pour sa partie côte-d'orienne. La capitale bourguignonne se situe au cœur d'une campagne composée de deux rivières convergentes : le Suzon, qui la traverse du nord au sud, et l'Ouche, au sud de la ville ; à l'ouest s'étend la « côte » de vignobles qui donne son nom au département. Elle se situe à 310 kilomètres au sud-est de Paris, 190 au nord-ouest de Genève et 190 au nord de Lyon.

Devenue depuis la fin du XIXe siècle l’un des plus grands centres ferroviaires du pays[réf. nécessaire] (ligne Paris-Lyon-Marseille, bifurcations vers Besançon, Belfort, Nancy, la Suisse, l'Italie (par le Mont-Cenis et le Simplon), la ville est desservie par un des principaux nœuds autoroutiers français aux croisements des autoroutes A6, A31, A36 et A39[7].

« Dijon prend naissance dans la plaine alluviale du Suzon, creusée dans les argiles tertiaires de la « Plaine » qui s'étend largement à l'est »[8], suivant le cours de la Saône. La plaine est en effet un fossé tectonique situé à une vingtaine de kilomètres de Dijon, remblayé par les marnes et les argiles oligocènes atteignant une hauteur géologique de 100 mètres à Dijon[9].

Communes limitrophes

Topographie

Dijon vu du satellite Landsat

Dijon et sa périphérie, formant le Grand Dijon, doit son originalité à une dissymétrie typique, entre les vallonnements diversifiés de l'ouest d'une part (la « côte » de vignobles) et les étendues plates de l'est (plaines de Saône)[10]. Au nord, le plateau de Langres, dernier rebord du bassin parisien, domine la plaine de 100 à 150 mètres d'altitude. Dijon est donc au centre d'une ligne géographique orientée nord-nord-est/sud-sud-ouest.

L'altitude varie de 250 à 500 mètres NGF. Dijon se caractérise par de nombreuses vallées encaissées et le plus souvent étroites (les « combes » aménagés souvent en parcs municipaux comme la Combe aux Fées et la Combe à la Serpent) dont la principale est la vallée de l'Ouche au nord-est du plateau. Des buttes résiduelles, ou « tasselots » dans le patois dijonnais, forment le site des bourgs de Talant et de Fontaine-lès-Dijon qui surplombent la ville[11].

Dijon est donc à la conjonction de trois reliefs principaux[12] :

  • Au sud, la Côte d'Or qui s'étend de Dijon à Beaune sur 80 km, couverte de vignobles dont les feuilles prennent une couleur dorée en automne, ce qui a inspiré le nom poétique du département de la Côte-d'Or en 1790. C'est le long de cette côte, de Dijon jusqu'au sud de Beaune, que passe la célèbre route des Grands Crus ;
  • À l'ouest s'étend le plateau, premier contrefort des plateaux calcaires bourguignons. L'altitude varie de 350 à 500 m. Le plateau est parsemé de nombreuses vallées étroites et profondes appelées combes ; la plus importante est la vallée de l'Ouche au nord-est du plateau. Des buttes résiduelles, ou tasselots, s'en détachent : les bourgs de Talant et de Fontaine-lès-Dijon s'y sont édifiés ;
  • À l'est, se dessine l'amorce de la plaine de la Saône. L'altitude varie de 170 à 240 m. La topographie est douce, malgré quelques collines qui altèrent le paysage avec notamment une avancée issue des plateaux langrois qui souligne le débouché du Suzon dans la plaine au nord, et à l'est les collines de Saint-Apollinaire et de Montmuzard.

Hydrographie

Dijon est traversée essentiellement par le canal de Bourgogne et deux cours d'eau naturels : l'Ouche et le Suzon. Le premier court à l'air libre alors que le second emprunte une série de canaux souterrains durant sa traversée de Dijon. Le Raine qui passe par le jardin de l'Arquebuse se jette dans l'Ouche. L'agglomération dijonnaise reçoit environ 732 mm de pluie par an, et ce pendant 164 jours en moyenne[réf. nécessaire].

  • L'Ouche venant du nord a un débit moyen de 10 à 20 m3⋅s-1 pouvant dépasser les 100 m3⋅s-1 en période de crue. Il peut alors se produire des inondations, mais elles sont rares et localisées. Un lac artificiel, le lac Kir, a été aménagé en 1964 sur son cours à l'entrée de la ville. Deux autres plans d'eau, bien moins conséquents, existent dans l'agglomération : l'Étang royal, situé sur la commune de Longvic, et l'Étang de la Leue, à Neuilly-les-Dijon, tous deux à proximité immédiate du cours de l'Ouche.
  • Le Suzon, seconde rivière importante, s’écoule du nord-ouest au sud-est de l’agglomération. Son cours est totalement canalisé dans sa partie urbaine. Son débit à l’entrée de Dijon atteint au maximum 20 à 30 m3⋅s-1.

La seule voie navigable de Dijon est le canal de Bourgogne qui relie la Saône et l’Yonne et n'est plus guère utilisé que pour la plaisance.

L'hydrographie générale s'écoule en direction de la plaine alluviale de la Saône à l'est. Elle comprend 527 kilomètres de canalisations. Les nappes phréatiques, exploitées depuis l'Antiquité, sont au nombre de trois[réf. nécessaire] : la nappe alluviale de l’Ouche, la nappe alluviale de la Tille et la nappe de Dijon Sud. Ce sont les principales réserves d’alimentation en eau du Grand Dijon. Elles sont relayées par quatre réservoirs principaux d'une capacité totale de près de 95 000 m3.

Les inondations constituent le seul risque naturel majeur (avec les tremblements de terre, très rares). Huit des vingt-deux communes du Grand Dijon (notamment le centre-ville de Plombières-lès-Dijon ainsi qu'Ahuy, Chenôve, Marsannay-la-Côte et Longvic) sont concernées par les débordements du bassin de l'Ouche. Des Plans de prévision des risques naturels ont été mis au point pour maîtriser ces aléas[13]. Une politique d’amélioration de la qualité des eaux est également déployée. Elle repose sur deux stations d’épuration, l'une, récente, située à Chevigny-Saint-Sauveur, l'autre, plus ancienne, à Longvic, et vise une mise en conformité aux normes écologiques en vigueur. Un programme, nommé « Eauvitale », a été lancé en 2005. Outre la suppression des canalisations en plomb, il vise la réduction des fuites et la modération des prix de l'eau aux consommateurs[14]. La consommation globale de l'agglomération s'élève annuellement à 24 millions m3.

Géologie

L'agglomération dijonnaise fait partie du détroit morvano-vosgien, entre Bassin parisien et Bassin rhodanien ; à l'ère secondaire (de -265 à -65 millions d'années), l'ensemble de la région était alors submergé alors qu'à l'ère tertiaire (de -65 à -1,8 million d'années) la surrection des Alpes et du Jura a plissé le relief et a formé une poussée vers le nord-ouest. Les masses sédimentaires se sont alors compartimentées, faillées, formant des vallons et des buttes locales. Une ligne de fracture a aussi été constituée, s'étendant selon une direction Nord-Est/Sud-Ouest, accompagnée de plateaux calcaires adjacents typiques du paysage bourguignon, accolés à l'effondrement accueillant la plaine de la Saône[15]. À l'ère quaternaire (environ -1,8 million d'années), l'érosion a constitué des sables et graviers formant les plaines alluviales traversées par les rivières du Suzon, de l'Ouche et du Raine.

Pédologie

Dijon et son agglomération abritent trois grandes classes principales de sols :

  • les sols calcimagnésiques et argilo-graveleux formés de marnes, de calcaires argileux et de cailloutis calcaires constitutifs du pied de côte, base pédologique de la production viticole ;
  • les sols brunifiés argilo-limoneux caillouteux sur calcaires ou limons formant les plateaux au nord ;
  • les sols peu évolués marqués par les alluvions limoneuses et qui sont typiques des zones d'inondation du lit majeur des rivières locales (le Suzon et l'Ouche)[15].

Climat

Le climat de Dijon est de type océanique à tendance semi-continentale. L'influence océanique se traduit par des pluies fréquentes en toutes saisons (avec néanmoins un maximum en automne et un minimum en été) et un temps changeant. L'influence semi-continentale se traduit par une amplitude thermique mensuelle parmi les plus élevées de France (18 °C contre 15 °C à Paris), des hivers froids, avec des chutes de neige relativement fréquentes, et des étés plus chauds que sur les côtes, avec à l'occasion de violents orages. C'est cette influence semi-continentale qui rend possible la culture de la vigne en Côte-d'Or. La façade ouest de Dijon, donnant sur la côte, est ainsi la zone la plus exposée à l'ensoleillement. Enfin, le brouillard est particulièrement présent à Dijon, d'autant plus que l'humidité du lac Kir en accentue la formation.

Données climatiques et comparaison avec plusieurs grandes villes
Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Dijon 1 831 h/an 732 mm/an 25 j/an 26 j/an 68 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Source : L'internaute [16]

Les températures se situent dans les normales saisonnières pour la plupart. Pour la période de mesure allant de 1961 à 1991, les données montrent une variabilité très faible d'une année sur l'autre. La température moyenne la plus basse est ainsi mesurée en janvier (- 16 °C en 1962)[N 1] alors que celle la plus élevée est mesurée en juillet avec 19,7 °C en 1990[N 2]. Néanmoins les dernières années ont confirmé une hausse constante des températures, en moyenne de + 2,05 °C à Dijon[17]. Enfin, l'insolation moyenne annuelle est de 1,831 heures.

Relevé météorologique à Dijon[18]
Mois janv fév mars avr mai juin juil août Sept Oct Nov Déc Année
Températures moyennes (°C) 1,6 3,6 6,5 9,8 13,7 17,2 19,7 19,1 16,1 11,3 5,6 2,3 10,5
Comparaison avec Paris (°C) 4,2 5,3 7,8 10,6 14,3 17,4 19,6 19,2 16,7 12,7 7,7 5,0 11,7
Températures maximales moyennes (°C) 4,2 7 10,8 14,7 18,7 22,4 25,3 24,5 21,3 15,5 8,6 4,8 14,8
Températures minimales moyennes (°C) -1 0,1 2,2 5 8,7 12 14,1 13,7 10,9 7,2 2,5 -0,2 6,3
Précipitations moyennes (mm) 59 50 49 51 88 64 60 59 69 65 70 64 62

La rose des vents de Dijon montre une prédominance des vents assez fort de Nord à Nord-Est caractéristiques de la bise d'hiver. Les vents sont pourtant relativement faibles : les vitesses maximales ne concernant en moyenne que 4 jours par an, pour des vitesses de 80 km/h, en moyenne toujours.

Voies de communication et transports

Dijon dans le réseau ferroviaire français

Plus que le canal de Bourgogne, au modeste gabarit, c'est le chemin de fer qui a provoqué le développement industriel de Dijon. « La deuxième moitié du XIXe siècle va imposer Dijon comme un carrefour ferroviaire de premier ordre » explique en effet André Gamblin[19]. Pendant la première moitié du XXe siècle, le rôle de la route a grandi, en particulier celui de la RN 6 qui s'affirme comme un itinéraire international dès les années 1930, mais donne davantage d'importance à la ville de Chalon-sur-Saône. Après la guerre, l'autoroute (l'A6) puis le TGV Paris-Lyon court-circuitent Dijon et, selon les mots d'André Gamblin, « Dijon devient la ville des bretelles »[19]. Ce n'est que depuis les années 1990 que Dijon s'affirme à nouveau comme carrefour de communication. L'A31 passe désormais par Dijon et l'A39 relie depuis 1994 la ville à Dole. Enfin, la ligne du TGV Est Rhin-Rhône, connectant Dijon à l'Europe, est en cours de construction depuis 2006 et s'achèvera en 2011[20].

Deux lignes de TGV : le TGV Sud-Est et le TGV Méditerranée mettent Dijon à portée de Paris (1 h 37), de Roissy (1 h 51), de Marseille (3 h 22), de Lille (2 h 45) et de Montpellier (3 h 33).

sortie A31 Beaune - Dijon - Nancy - Luxembourg

sortie A38 Dijon - A6 à Pouilly-en-Auxois

sortie A39 Dijon - Dole - Bourg-en-Bresse

Infrastructure

La ville et son agglomération disposent du boulevard périphérique de Dijon, ou rocade-est, long de 12 km en 2x2 voies, et qui sera prolongé de 6,5 km en 2012 pour en faire quasiment le tour. Actuellement, il relie la zone de la Toison d'or au nord, jusqu'à Chenôve au sud, permettant de se connecter à l'A31. À l'ouest, l'A38 débouche à Plombières-lès-Dijon, au niveau du lac Kir.

La construction de la « Lino » (Liaison Intercommunale Nord-Ouest), en projet, assure une circulation plus rapide en provenance de Paris et de l'Ouest, pour lier l'autoroute A38 à la zone de la Toison d'or. La Lino permet de décongestionner les boulevards intérieurs de la ville et assure également la continuité du réseau national en reliant les autoroutes A38 et A31. Longue de 6,5 km elle est dans sa première phase en 2x1 voie (2012), puis dans un second temps en 2x2 voies. La longueur totale du périphérique de Dijon devrait être de 18,5 km[réf. nécessaire].

Dijon souffre, en matière d'infrastructure aérienne civile, d'une position géographique trop proche des grandes villes de Paris, Lyon, Bâle-Mulhouse. De plus, la ligne de TGV Paris-Méditerranée ne permet pas à la ville de disposer d'un aérodrome de taille suffisante. L'infrastructure civile actuelle accueille en effet une trentaine de milliers de passagers[19].

La densité des réseaux autoroutiers et ferroviaires de Dijon donne des accès faciles et rapides aux principales métropoles européennes. En complément de la gare principale actuelle de Dijon-Ville, la future gare TGV Porte Neuve devrait permettre à terme de desservir la ville sans engorger le centre-ville, l'actuelle gare de Dijon-ville étant située à proximité de la place Darcy, porte ouest du centre ville[réf. nécessaire].

Transports en commun

Article détaillé : Transports en commun de Dijon.
Un bus du réseau Divia (Citaro G II GNV caréné sur la ligne 6).

Dès 1888, la ville fut desservie par un réseau de tramways urbains à traction tractés par des chevaux. Les tramways électriques les remplacent dès 1895, et desservent la ville jusqu'en 1961, éclipsé par des trolleybus, qui circulèrent du 7 janvier 1950 au 30 mars 1966.

Les bus sont apparus en 1966. Au début des années 1970, la « STRD » est créée ; elle est baptisée « Divia » en 2004. Le réseau de bus « Divia » comporte 28 lignes intercommunales en service de 5 h 30 à 20 h 30 et 6 lignes de soirées de 20 h 30 à 0 h 30 ainsi que 15 lignes scolaires « Bus Class' » et d'une ligne de nuit « Pleine Lune » 1 h 00 à 5 h 30 du jeudi au samedi. La fréquentation était de 37,3 millions de voyages en 2008 (+ 6,6 % par rapport à 2007) soit 148 voyages par habitant et par an contre une moyenne de 115 pour des villes similaires[21].

En outre, il existe un service de navette gratuite en centre-ville (« Diviaciti ») avec une fréquentation supérieure à 100 000 voyages par mois, ainsi qu'un service de vélos en libre accès, baptisé « Velodi », dont l'opérateur est Clear Channel Communications, sur le modèle des services similaires parisiens et lyonnais. Lancé le 29 février 2008, il compte 400 vélos répartis dans 40 stations. Des extensions pourraient voir le jour sur Longvic et Chenôve au sud de Dijon[22].

Projets de développement des transports

Travaux du tramway de Dijon, septembre 2011

Le Grand Dijon a le projet de se doter dès 2012 d'un réseau de tramway en site propre. Le réseau est constitué de deux lignes avec un tronc commun entre la gare et la place de la République (tracé de 20 km au total[23]). Il s'agit d'un retour à un mode de déplacement collectif pour lequel Dijon était à la pointe[réf. nécessaire]. En effet les premiers projets de tramways à Dijon remontent à 1876, gérés alors par la Compagnie des tramways de Dijon. Le réseau compte en 1911 cinq lignes et, en 1950, il est couplé par des trolleybus.

La CCI de Dijon est en charge du déploiement du projet « Renaissance » qui consiste à implanter durablement un aéroport civil digne d'une ville d'importance sur l'actuel site Dijon-Longvic. Financé par le Grand Dijon à hauteur d'un tiers, ce projet comprend l’ouverture de plusieurs lignes « low cost » pour le trajet Dijon-Southampton, le développement de l’activité charters, le développement de l’aviation d’affaires et privée, l’ouverture de lignes sous obligation de service public vers Toulouse, Bordeaux et Nantes[24].

Ce projet rencontre cependant une opposition des riverains, à cause notamment de l'absence de consultation citoyenne sur le sujet[25] et des nuisances sonores[26]. Une association, baptisée « Quétigny Environnement », milite depuis les années 1990[27] contre ces nuisances, de même que celles occasionnées par la base aérienne 102 Dijon-Longvic.

Urbanisme

Morphologie urbaine

On distingue à Dijon un centre (ou « hypercentre ») historique, délimité par les boulevards centraux reliant les six places principales (place Darcy, place St-Bernard, place de la République, place du 30 octobre, place Wilson et place du Premier mai), et les autres quartiers de la municipalité. Seul le centre est déclaré secteur sauvegardé. Une deuxième ceinture de boulevards entoure la ville en reliant les quartiers périphériques, et les deux ceintures de boulevards sont reliées par de grandes avenues, dont les Allées du Parc ou l'Avenue Victor Hugo.

Place Darcy

La ville de Dijon est l'une des premières en France à avoir fait de son centre-ville médiéval un secteur sauvegardé. La politique décidée se traduit par une série de mesures telles que le renoncement aux percées planifiées dans les années 1960 (comme celle réalisée dans la rue Lamonnoye, qui a sacrifié une partie du patrimoine urbain), le développement des voies piétonnes, la protection des immeubles anciens, le ravalement des façades, la restauration des monuments historiques et des bâtiments publics[réf. nécessaire].

À partir du XIXe siècle, l'extension de la ville est assez anarchique[28], se faisant par adjonction de lotissements privés, sans coordination. La mairie se contente en 1884 de fixer à 12 mètres la largeur des rues nouvelles. En définitive, les quartiers bien tracés sont rares, hormis celui des boulevards de la Fontaine des Suisses et de la Défense, édifié en 1882-1883 et celui du Parc des Sports bâti en 1932-1933. Un plan d'aménagement est esquissé en 1890 mais il faut attendre les lois de 1929 et de 1924, relatives aux villes de plus de 10 000 habitants, pour que celui-ci débouche sur la création d'un Office public d'HBM devenu HLM en 1926. La cité-jardin des Bourroches édifiée en 1935 en est une des réalisations.

La place Wilson, dans le canton Est

La ville de Dijon est composée de quartiers résidentiels anciens, situés au centre-ville et à proximité du centre, de quartiers plus commerçants et de quartiers périphériques constitués de lotissements de maisons individuelles et de grands ensembles collectifs (barres d'immeubles en cours de rénovation). Les ZUP des Grésilles et de Fontaine-d’Ouche, ainsi que celles des communes avoisinantes Chenôve, Quetigny et Longvic, sont actuellement redessinées. Le quartier Junot, ancienne base militaire, accueille aujourd'hui 600 nouveaux logements après une longue phase de remodelage.

  • Les Bourroches
  • Carnot
  • La Colombière
  • Bellevue
  • La Combe à la Serpent
  • Fontaine-d'Ouche
  • Fort de la Motte Giron
  • Les Gènois
  • Maladière
  • Mansart
  • Les Marcs-d'Or
  • Mirande
  • La Montagne Sainte-Anne
  • Montchapet
  • Montmuzard
  • Les Marmuzots
  • Les Péjoces
  • Le Port du Canal
  • Porte-Neuve
  • Les Poussots
  • Saint-Exupéry
  • La Toison-d'Or
  • Les Valendons
  • Les Varennes
  • Les Lentillières

Logement

Les résidences de la montée de Guise près de la gare ferroviaire.

Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, Dijon a dû mettre en place, conformément aux directives de l'État, des Zones à Urbaniser en Priorité ou ZUP, au nombre de deux[29]. La première, le quartier des Grésilles, a été entreprise en 1949. Ce quartier réunit de manière confuse des immeubles et « barres » de types variés. Délaissé par les services publics, le quartier est réhabilité et, en 2005, les anciennes « barres » dont la célèbre « Billardon »[30] sont détruites et 660 nouveaux logements sont construits, dont 105 en accession à la propriété, sur un modèle de maisons pavillonnaires. La ZUP de la Fontaine d'Ouche a été construite en 1967 sur les coteaux plantés des dernières vignes dijonnaises, sur un plan plus rigoureux, incluant les services publics et de proximité (écoles maternelles, crèches, bibliothèque de quartier, centre commercial), aux abords du lac Kir artificiel, creusé en 1963-1964.

Localement, au centre-ville, des quartiers ont été réaménagés dans les années 1970 et 1980, dans des styles architecturaux différents. C'est le cas des résidences de la montée de Guise, au bout de la rue Berbisey, de celles boulevard Voltaire et des quartiers autour de l'université.

La ville a mis en place depuis 2005 un programme local de l'habitat (« PLH »), renforcé par une charte, et planifiant la restructuration ou extension urbaines de la ville. De nouveaux quartiers sont actuellement en cours d’aménagement au sein de l’agglomération comme le quartier Junot, ancienne enclave militaire, réhabilité en une zone d'habitations et de commerces. Le parc des logements à loyer modéré s'élève ainsi à 23 200 en 2008[31]. La ville a ainsi mobilisé 17,8 millions d'euros sur ses fonds propres pour le PLH.

Projets d'aménagements

La tour Elithis a été inaugurée en 2009.

En vue du projet de la LGV Rhin-Rhône, la ville projette d'étendre et de moderniser la gare de Dijon-Porte-Neuve située à la périphérie de l'hypercentre et notamment proche des facultés[32]. La gare ferroviaire et routière du centre-ville a fait l'objet d'un réaménagement en 2008.

Les zones anciennes doivent également être réaménagées, notamment celle dite du Parc d'activité de l'est dijonnais (« PAED »). La Cité des Affaires Clemenceau, située sur le pourtour est de l'hypercentre de Dijon, a été mise en valeur par l'édification de l'Auditorium de Dijon et par la restauration du parc des Expositions et du palais des Congrès, exclusivement dédié au tertiaire. La tour Elithis, à énergie positive, se veut la première réalisation totalement écologique de la ville. Le quartier des Tanneries situé entre l’Ouche, le pont des tanneries et la voie ferrée, doit faire l'objet, dans le cadre du concours européen d'architecture « Europan » d'un réaménagement total[réf. nécessaire].

La plupart des zones économiques datent des années 1960 mais, depuis quelques années, le Grand Dijon a décidé de programmer la création de nouvelles « zones d'activité » comme celles du Parc Valmy qui regroupera 3 des 5 cliniques du Grand Dijon d'ici 2013 et qui doit accueillir de nouvelles entreprises, l'agrandissement de la ZAE Cap Nord, du Parc d'activités Cap Nord (qui a notamment accueilli en 2005 l'entreprise Ikea, permettant de redynamiser le quartier), ainsi que le Parc d'activités Mazen-Sully destiné à un pôle technologique[réf. nécessaire].

Enfin, la ville a lancé la destruction d'anciennes emprises militaires, qui seront remplacées par des écoquartiers. Le quartier Hyacinthe Vincent à la place de l’ancien hôpital militaire, celui d'Épirey sur le site de l’ancien collège et les quartiers sud, avenue Jean Jaurès vers le port du Canal sont en cours d'aménagement et le premier écoquartier dit Heudelet 26 devrait sortir de terre début 2013. L'objectif est de proposer aux Dijonnais des logements économes, voire positifs en énergie et à moindre empreinte écologique. La « SEMAAD » (1e société d'économie mixte de France certifiée EMAS et dont toutes les opérations sont certifiées ISO 14001) peut s'appuyer sur un nouveau Plan Local d'Urbanisme, dit « Eco-PLU » devant faciliter la création d'écoquartiers (permettant une densité urbaine compensée par des aménagements plus verts, un moindre nombre de voitures, des véhicules et parkings partagés, moins de limitations de hauteur sur les friches requalifiées, etc[33].

Toponymie

Le nom de Dijon a fait l'objet de nombreux débats quant à son origine et à son sens. Le castrum antique est, selon les spécialistes, « un marché sacré » que désignerait le nom de *Divio[34]. En effet, ce nom est attesté sous les formes locus Divionensis au VIe siècle et chez Grégoire de Tours qui mentionne le Divionense castrum[N 3], puis Divione, Digum au XIIIe siècle. En latin médiéval, la ville est appelée généralement Divio (génitif : Divionis)[35].

Pierre Gras, ancien conservateur en chef honoraire de la Bibliothèque municipale de Dijon, propose de manière conjecturelle un *Devomagus ou *Diviomagus composé du gaulois magos (en vieil irlandais : mag, « plaine »), latinisé en magus signifiant « champ » ou « marché » et de divio, signifiant « sacré ». La terminaison « -on » est parfois issue d'une évolution de -magus (par exemple : Noyon provient de Noviomagus, Chassenon de Cassinomagus). Cependant, Albert Dauzat et Charles Rostaing se basant sur les formes anciennes y voient le suffixe -onem[36] et citent comme homonyme Divion (commune du Pas-de-Calais). Le nom de Dijon est donc issue d'une latinisation du suffixe indigène -o.

Ce nom celtique daterait seulement de l'époque romaine, de la même manière qu'Autun prit à l'époque de la conquête romaine, le nom d' Augustodunum[37]. Pour Gérard Taverdet, professeur de linguistique à l’université de Bourgogne, le nom Divio (ou Dibio parfois) se serait d'abord appliqué au Suzon, rivière locale, c'est-à-dire « la rivière claire » ou « la rivière sacrée » et serait ensuite devenu celui de la ville selon un processus fréquent en toponymie[38].

Au final, seule la racine gauloise divo- (« divin ») est assurée. Ce mot est un proche parent du mot latin deus (« dieu »), et de divinus (« divin »). Le mot gaulois devait être devos (lire dēuos), bien attesté dans l'anthroponymie indigène : Devorix, Devonia, Deviatis, etc., ainsi que dans des hydronymes caractéristiques Deva, Diva (la Dives); Devona, Divona (la Divonne, la Dionne). Le terme gaulois divona est d'ailleurs expliqué par Ausone : « Divona Celtarum lingua fons addite divis »[N 4]. La variante divo- de devo- est sans doute due à l'influence latine sans qu'on puisse exclure un thème indigène *diuo-. *Dēuo- se perpétue en vieil irlandais (dia), en vieux gallois (duiu), en vieux cornique (duy), et en breton (doue : « dieu »)[39].

Histoire

Préhistoire

Il n'existe pas de véritables travaux de fouilles archéologiques concernant la ville de Dijon. Aucun document néolithique n'existe alors que la période protohistorique a surtout été l'objet d'investigation à la périphérie de la ville[réf. nécessaire]. Un silo dans l'actuel quartier des Grésilles, du mobilier de l'âge du Bronze près du quartier des Bourroches ont cependant été retrouvés. Quelques menus objets domestiques, un fragment d'assiette décoré d'ornements géométriques incisés de l'époque hallstatienne et une pince à épiler de l'époque de La Tène III, ont été mis au jour en plein centre ville (rue du Tillot et rue du Château). Deux ouvrages compilent les découvertes antérieures au début du XXe siècle : le Recueil d'Esperandieu (1911) et les Inscriptions antiques de la Côte-d'Or de Pierre Lejay (1889).

Les premières traces d'habitat remonteraient au néolithique (site des Lentillières). La vallée aurait en effet été investie bien avant l'époque gallo-romaine. La confluence des routes dans une vallée fertile, irriguée par le Suzon et l'Ouche, permet le développement d'un petit village[réf. nécessaire].

Antiquité

La Dijon celtique, Divio, est la métropole méridionale des Lingons. De toutes les localités antiques sur l'axe nord-sud français, établies sur le revers du plateau bourguignon, seules Beaune et Dijon ont pris de l'importance. Une route romaine passe de l'axe sud-ouest au nord-est, venant de Bibracte puis d'Autun vers Gray et l'Alsace alors qu'une autre va du sud-est au nord-ouest, de l'Italie vers le bassin parisien. Dijon est fortifié au Bas-Empire, par une enceinte protégeant une petite superficie, de 10 hectares[40].

Le tracé reconstitué du castrum romain, disparu depuis en dépit de quelques vestiges encore visibles[41].
Un reste du castrum de Dijon, rue Berlier.

Les seuls édifices romains qui subsistent sont une tour du castrum, dite « tour du petit Saint-Bénigne », et quelques pans de l’enceinte du Bas-Empire. La voie romaine Châlons-Langres a été retrouvée par endroits (au Parc de la Colombière où elle est visible) à l'écart de laquelle le castrum est construit[réf. nécessaire]. Cette voie est souvent considérée par le public et quelques vulgarisateurs (comme l’abbé Claude Courtépée, auteur de Description générale et particulière du duché de Bourgogne[42]), à tort, comme étant l'une des quatre grandes voies romaines (celle de la Voie Agrippa) citée par l'historien romain Strabon)[43]. Un camp romain, celui de la 8e légion dite Augusta envoyée en Gaule en 70 pour mater la révolte des Civilis et des Sabinus est également mis au jour au lieu-dit La Noue, près de Chenôve[N 5], ce qui confirme la place stratégique de Dijon à l'époque du Bas-Empire. Deux autres voies, celle venant de la plaine de la Saône et celle menant vers l'Alsace ont été retrouvées[N 6]. Les fondations du castrum, mur de dix mètres de haut, sont en partie constituées de stèles, de statues et autres pierres de remploi provenant d'une nécropole[réf. nécessaire]. Certaines stèles, en forme d'obélisque, livrent de précieux renseignements sur les patronymes et professions des habitants de l'époque. Quelques voies traversaient ce castrum[Quand ?], dont l'une au niveau de l'actuelle rue Berbisey. Un pan de la muraille est encore visible, rue de Tivoli. On retrouve également les traces d'une fortification sur l'actuel Mont Afrique.

Le Dijon romain possède deux nécropoles, l'une s'étendant le long de la voie Chalon-Langres, sur les quartiers actuels des Cours du Parc jusqu'à la rue de Gray, la seconde à l'ouest sur les positions des édifices de Saint-Bénigne, Saint-Philibert et Saint-Jean. Cette dernière nécropole, en usage dès le IIe siècle, continue d’être utilisée comme cimetière jusqu'à Louis XVI[N 7]. Des cultes indigènes étaient mêlés à ceux des Romains[réf. nécessaire] : des stèles votives dédiées à Epona et Sucellos furent retrouvées, aux côtés des figures officielles : Mercure, Junon, Hercule et Apollon. La découverte en 1598 d'une inscription grecque disparue depuis, semble attester qu'un culte était rendu à Mithra.

Le castrum abrite ainsi des thermes, des commerces (commerce du vin, des objets religieux, de la farine notamment) et un temple. Le négoce du vin y est déjà très vivace : les échoppes des détaillants sont alors bâties de manière uniques. Juché au premier étage, le vendeur présente des amphores de tailles différentes, puis le client amène sa jarre sous un entonnoir, et le détaillant l'approvisionne de la quantité demandée. Les habitants de Divio ne sont pas seulement commerçants mais aussi agriculteurs et bûcherons[réf. nécessaire].

La muraille romaine devient inutile lors de l'édification d'une nouvelle enceinte au XIIe siècle, mais son tracé a toujours été conservé et connu. Il est peut-être construit par Aurélien en 270-275, contemporain du martyr de saint Bénigne, selon Grégoire de Tours qui décrit Divio et le castrum ainsi[44] :

« À cette époque, le bienheureux Grégoire de Langres résidait dans la ville de Langres ; c'était un grand évêque de Dieu, célèbre par ses miracles et ses vertus. Mais puisque nous faisons allusion à ce pontife, j'ai pensé qu'on me saura gré d'insérer dans ce chapitre une description de la localité de Dijon où il résidait le plus souvent[N 8]. C'est une place forte munie de murs très puissants, au milieu d'une plaine très agréable ; les terres y sont fertiles et fécondes si bien qu'avoir passé la charrue dans les champs une seule fois, on jette les semences et qu'une grande et opulente récolte vient ensuite. Au midi, il y a la rivière de l'Ouche, qui est très riche en poissons ; du côté de l'aquilon pénètre une autre petite rivière [Le Suzon] qui, entrant par une porte et coulant sous un pont, ressort par une autre porte ; après avoir arrosé le tour et l'enceinte de son onde placide, elle fait tourner, devant la porte, des moulins avec une prodigieuse vélocité. Quatre portes ont été placées aux quatre coins du monde et trente-trois tours ornent toute l'enceinte ; le mur de celle-ci a été édifié avec des pierres de taille jusqu'à une hauteur de vingt pieds et au-dessus en pierraille ; il a trente pieds de hauteur et quinze pieds de largeur. J'ignore pourquoi cette localité n'a pas été qualifiée de cité. Elle a autour d'elle des sources précieuses. Du côté de l'occident, il y a des collines très fertiles et remplies de vignes qui fournissent un si noble falerne aux habitants qu'ils dédaignent l’ascalon. Les Anciens racontent que la localité a été édifiée par l'empereur Aurélien »

Grégoire de Tours indique donc que l’enceinte possède trente-trois tours dont une, en partie conservée, reste visible au 15 de la rue Charrue, dans une petite cour. Les quatre portes sont : la Porte aux lions, la Porte du côté de Saint-Médard, la Porte du vieux château et la Porte au-dessus du Bourg. L'épaisseur de la muraille, loin d'atteindre 15 pieds (4,50 m) comme l'affirme Grégoire de Tours, ne semble pas avoir dépassé 2 mètres[45][réf. incomplète],[46]. La création ou le développement de Dijon remonte au séjour de la VIIIe légion Augusta en 69, mais la ville a très bien pu n'être fortifiée que sous Aurélien (270-275)[47].

Cette enceinte est reproduite dans les plans du XVIIe siècle, or, deux portes seulement ont été retrouvées : la Porte Vacange rue Chabot-Charny et celle de la rue Porte-aux-Lions. La tour du petit Saint-Bénigne, située entre la rue Amiral-Roussin et la rue Charrue, devint au XVe siècle un lieu de culte au saint, qui est supposé y avoir été emprisonné. On a retrouvé les traces d'un moulin au niveau de la rue des Bons-Enfants. Un temple (le seul de la ville) est mis au jour lors de la destruction, au début du XIXe siècle, de la Sainte-Chapellea qui jouxte le palais des ducs de Bourgogne (actuelle place de la Sainte-Chapelle).

Le Dijon médiéval

Le royaume burgonde dans la deuxième moitié du Ve siècle

Au Ve siècle, Dijon devient le séjour des évêques de Langres, après la mise à sac de la cité en 407, et ce durant quatre siècles. Leur influence permet l'édification d'édifices religieux et notamment d'un groupe cathédral composé de trois bâtiments : Saint-Étienne, Sainte-Marie et Saint-Vincent. Deux basiliques sont ensuite élevées dès le XIe siècle par saint Urbain (actuel église Saint-Jean) notamment[réf. nécessaire].

Dijon est ensuite occupé par les Burgondes qui sont défaits par Clovis en 500 ou 501. Les Arabes l'envahissent en 725 alors que les Normands n'y parviennent pas en 887. C'est à cette époque qu'apparaissent les premiers comtes de Dijon, Aimar, Eliran, Raoul issus de la maison robertienne. En 1002, l'abbé Guillaume de Volpiano entreprend de reconstruire l'abbatiale Saint-Bénigne et les bâtiments monastiques annexes (actuel Musée archéologique de Dijon). Il fait élever dans l'abbaye une rotonde[N 9] abritant le tombeau de l'évangélisateur de la Bourgogne, saint Bénigne, qui suscite un pèlerinage important[réf. nécessaire].

Au début du XIe siècle, Dijon est composé d'une ville forte enclose de murs gallo-romains, restes de l'ancien castrum, et d'un bourg s'étendant jusqu'à l'abbaye Saint-Bénigne. Autour, des petits hameaux, Dompierre, Trimolois, Charencey, Bussy et Prouhaut, disparus depuis, ceinturent la ville. Les ducs de Dijon règnent alors sur la région. En 1015, le roi Robert Ier essaye de conquérir le Dijonnais : il s'attaque d'abord au village de Mirebeau-sur-Bèze et sa région puis vient mettre le siège devant le castrum de Dijon. Mais, devant la vigoureuse résistance de l'évêque de Langres, Brunon de Roucy, soutenu par l'abbé de Cluny et le comte de la ville, il renonce à donner l'assaut. Dès l'année suivante, la mort de l'évêque lui permet de négocier avec son successeur, Lambert de Vignory, la cession du comté de Dijon au roi de France, en 1016. La ville rejoint le duché de Bourgogne et en devient la capitale. Dès 1017, le roi Robert vint à Dijon y affirmer ses droits et annonce la nomination de son fils cadet Henri, âgé de 9 ans, à la dignité de duc de Bourgogne. En 1026, le fils aîné du roi meurt et Henri devient l'héritier de la couronne royale. Roi à la mort de son père en 1031, il entre en lutte contre son frère Robert qu'il finit par vaincre. Il lui pardonne alors son insoumission et lui donne en apanage Dijon et le duché de Bourgogne en 1034. L'arrivée du duc Robert Ier, dit le « Vieux », installe durablement la famille des Capétiens à Dijon, sur laquelle elle règne sans discontinuité pendant trois siècles[réf. nécessaire].

Le 28 juin 1137, un grand incendie réduit Dijon en cendres. Les ducs reconstruisent alors une enceinte beaucoup plus large que la précédente, qui abrite la cité jusqu'au XVIIIe siècle. À la fin du XIIe siècle et au XIIIe siècle, Dijon s'orne de monuments de valeur : la Sainte-Chapelle, l'hôpital du Saint-Esprit, l'église Notre-Dame, etc. Auprès de chaque porte se développent de petits bourgs même si la ville ne grossit jamais plus que les limites de son enceinte[48]. Les ducs de Dijon possèdent un château (actuelle mairie de Dijon) et y exercent avant tout un pouvoir de justice. En 1183 le duc Hugues III permet la rédaction d'une charte de commune, conservée aux Archives municipales qui permet l'entraide entre le duc et les habitants. Grâce à cette charte, qui fut beaucoup copiée dans d'autres villes de Bourgogne, les ducs s'enrichirent[réf. nécessaire].

La Sainte-Chapelle doit son édification à un vœu fait par le duc Hugues III. Pris dans une tempête alors qu’il se rend en Terre Sainte, il fait la promesse de construire près de son palais une église dédiée à la Vierge et à saint Jean l’Évangéliste. La construction commence dès 1172. Elle posséde un chœur à déambulatoire, achevé dès 1196. La triple nef est élevée au XIIIe siècle dans le style gothique bourguignon. Les tours de la façade sont élevées de 1495 à 1515. Sa flèche mesure plus de 50 mètres. La dédicace n’a toutefois lieu qu’en 1500. À la Révolution, les statues sont transférées, mutilées ou détruites. Jugée insignifiante par son architecture et d’un entretien trop coûteux, elle est détruite en 1802[réf. nécessaire].

Dijon et le duché de Bourgogne

Dijon connaît une période brillante sous les quatre ducs Valois de Bourgogne, qui règnent de 1363 à 1477. Elle est la capitale du duché de Bourgogne, ensemble d'États qui s'étendent jusqu'aux Pays-Bas. Centré sur ce duché, l'État bourguignon s'étend alors, pendant plus d'un siècle (1363-1477), par héritages et mariages jusqu'en Picardie, Champagne, Pays-Bas bourguignons, Belgique, Germanie, duché de Luxembourg, Alsace, comté de Flandre et Suisse.

Le duc Philippe le Hardi (1364-1404) est le premier duc de la dynastie des Valois et prend possession de Dijon, sur ordre du roi, en 1363. Il fonde à Dijon sa nécropole dynastique, la chartreuse de Champmol, dont il fait un foyer d'art. Jean Ier sans Peur (1404-1419) lui succède. Le duc Philippe III le Bon (1419-1467) reconstruit l'hôtel ducal et institue en 1432 la chapelle de son palais comme siège de l’ordre de la Toison d'or. Pourtant, Dijon n'est pas une ville populeuse ; encore rurale et en raison des épidémies elle ne compte que 13 000 habitants en 1474. Le duc Charles le Téméraire (1467-1477) qui ne vit pas à Dijon échoue dans sa lutte contre le roi de France et meurt à la bataille de Nancy contre le duc de Lorraine René II de Lorraine, allié à Louis XI. Le puissant État bourguignon s'effondre alors, permettant à Louis XI d'annexer le duché le 1er février 1477.

Dijon dans le royaume de France

En dépit de quelques révoltes contre l'autorité du roi, Dijon s'est soumis à son autorité. Louis XI ordonne le transfert à Dijon du parlement de Bourgogne, qui se trouvait à Beaune. Il fait aussi construire à Dijon un château, à l'emplacement de l'actuelle place Grangier, pour surveiller les habitants. La duchesse Marie de Bourgogne (1457-1482), alors âgée de 20 ans et fille unique du duc Charles le Téméraire, épouse Maximilien Ier du Saint-Empire, auquel elle apporte le comté de Bourgogne et les possessions des Flandres. Le traité de Senlis de 1493 divise les deux Bourgognes et Dijon devient une ville-frontière. En 1513, l'empereur Maximilien espère récupérer le duché de Bourgogne en envoyant une troupe formée de 14 000 hommes des corps francs suisses, 5 000 Allemands et 2 000 Francs-Comtois assiéger Dijon[49]. Le gouverneur Louis II de La Trémoille, qui a été envoyé pour défendre la ville, ne peut faire partir les assiégeants qu'en jouant habilement des dissensions entre Suisses et Allemands et en promettant 400000 écus dont seulement une partie sera payée. Les Suisses lèvent le siège le 13 septembre. Les Dijonnais ayant prié avec ferveur pour leur délivrance, le départ des assiégeants est attribué par beaucoup à l'intercession de la Vierge, dont une statue, Notre-Dame de Bon-Espoir, conservée à l'église Notre-Dame, a été portée en procession. Ces événements ont prouvé la fermeté du sentiment des Dijonnais d'appartenir à la France[50]. Après cet événement, l’enceinte est renforcée par l'édification des bastions Saint-Pierre (1515), Guise (1547) et Saint-Nicolas (1558). La bourgeoisie se développe par ailleurs, comme en témoignent les nombreux hôtels et maison encore visibles. Au XVIe siècle, la ville s'embellit avec le style de la Renaissance italienne importée par Hugues Sambin.

Dijon sous l'Ancien Régime

Le parlement de Bourgogne, transféré de Beaune à Dijon, fait de la cité une ville parlementaire, où la noblesse de robe édifie des hôtels particuliers. Dijon subit des troubles religieux, de 1530 à 1595. Après la Contre-Réforme, de nouvelles églises et chapelles de monastères sont construites. Un roi de France, peut-être Henri IV, aurait qualifié Dijon de « ville aux cent clochers », en raison de la multiplication des institutions religieuses (Jésuites, Minimes, Carmélites, Jacobines, Ursulines principalement). Après le rattachement de la Franche-Comté au royaume en 1678, Dijon, perdant son statut de ville frontière, peut à nouveau s'agrandir. Sous l'administration des princes de Condé, gouverneurs de Bourgogne, la ville se transforme : une place Royale (actuelle place de la Libération) est aménagée devant l'ancien Palais des ducs de Bourgogne, qui est lui-même remanié et agrandi. La rue Condé, actuelle rue de la Liberté, est percée. Les princes de Condé créent le vaste parc de la Colombière, relié à la ville par une avenue plantée d'arbres, le cours du Parc.

Cette prospérité se poursuit au XVIIIe siècle, Dijon accueillant en 1722 une faculté de droit, puis l'Académie en 1725 (qui remettra à Jean-Jacques Rousseau le premier prix du concours pour son Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes en 1750)[51]. Les Collèges de Médecine sont particulièrement réputés dès 1755[52]. La ville compte 22-23 000 habitants et a le statut d'une grande ville de province, derrière Lyon et Strasbourg néanmoins. L'administration municipale repose sur des Municipaux élus et mandatés par l'arrêt du Conseil d'État du 20 avril 1668 qui fixe la constitution de la Chambre ; pour Pierre Gras, Dijon est l'exemple de municipalité parlementaire de province. En 1731, le pape Clément XII répond positivement aux requêtes séculaires des Dijonnais qui désiraient avoir leur propre évêque. La ville devient le siège d'un petit évêché entre ceux de Langres, Autun et Besançon. De 1754 à 1757, de nombreux aménagement modernisent Dijon. Le premier jardin botanique est créé en 1760. En 1766 est instituée une École de dessin ; en 1787 est fondé l'établissement qui deviendra musée des Beaux-Arts. L'industrie de l'époque (draperie, soierie, filatures diverses) ne s'implante néanmoins que difficilement[53].

Dijon sous la Révolution

La Révolution fait passer Dijon du rang de capitale provinciale à celui de chef-lieu de département. Le 15 juillet 1789, des émeutiers prennent le château de Dijon, ainsi que la tour saint-Nicolas, sans lien direct avec les événements de Paris[54]. Plusieurs monuments remarquables sont détruits : la chartreuse de Champmol, la rotonde de Saint-Bénigne ; d'autres sont endommagés, comme Saint-Bénigne et Notre-Dame, dont les portails sont martelés. Les monastères et couvents sont vendus ou démolis. La Sainte-Chapelle disparaît en 1802. La statue en bronze de Louis XIV qui ornait la place Royale est brisée en 1792[N 10] ; son métal sert à fabriquer de la monnaie ou des canons.

Dijon au XIXe siècle

Article détaillé : Bataille de Dijon (1870).

En 1804, le Lycée et l'École de droit sont créés, puis en 1808 les Facultés de Lettres, Sciences, Droit et Médecine. En 1814 les Alliés qui combattent Napoléon, entrent à Dijon et occupent la ville.

L'exploitation du charbon et du fer au Creusot, l'achèvement du canal de Bourgogne en 1833 rendent à Dijon une certaine importance économique. Le quartier Saint-Bernard est créé en dehors des remparts. En 1840, le réseau d’alimentation en eau dessiné et mis en œuvre par l’ingénieur Henry Darcy pour lutter contre l’insalubrité est achevé ; l'hygiène permet alors à Dijon de prospérer davantage[55]. En 1851 est inaugurée par le prince Louis Napoléon Bonaparte la ligne de chemin de fer reliant Dijon à Paris, Lyon et Marseille, projet du maire Victor Dumay et de l’ingénieur Henri Darcy. Dès lors, Dijon se développe rapidement : le quartier de la gare se peuple et les divers faubourgs alentours se construisent. En 1867, sur concours, un projet de plan d’urbanisme, inspiré de ce que réalise Haussman à Paris, est proposé par Degré et Jetot puis adopté malgré des réticences.

Durant la guerre de 1870, trois batailles se déroulent à Dijon[56]. Le 30 octobre 1870, soldats et mobilisés tentent de défendre la ville contre les Prussiens. Sans artillerie, ils doivent se rendre à la fin de la journée. Le 26 novembre 1870, Garibaldi, à la tête de « l'armée des Vosges », ne peut reprendre Dijon et doit faire retraite. Mais, le 23 janvier 1871, les Français remportent une victoire contre les Allemands, et un drapeau poméranien est même conquis. La place du Trente-Octobre et l'avenue du Drapeau rappellent ces faits d'armes. Malgré tout, Dijon est occupée par l’armée allemande, pendant environ huit mois. En 1899, la ville reçoit la Légion d'honneur pour sa résistance.

Après la guerre, la place de Dijon retrouve un rôle stratégique : des casernes et un arsenal sont édifiés. En quelque cinquante ans (de 1850 à 1900), grâce à l'exode rural, Dijon passe de 30 000 à 70 000 habitants. La ville se développe en rasant ses remparts, remplacés par de grands boulevards. Après de nombreuses polémiques, le château construit par Louis XI est détruit de 1891 à 1897. De multiples équipements publics et privés sont réalisés : lycée Carnot, École normale, groupe scolaire, cimetière, grands magasins comme la « Ménagère » rue de la Liberté, qui ouvre en 1897, grands hôtels, lieux de culte. Dans les faubourgs s'élèvent des usines : Pernot, Lachèze...

Dijon dans la première moitié du XXe siècle

La Place du Théâtre, au début du XXe siècle.
La ville était alors desservie par un réseau de tramways urbains, qui cessa de fonctionner en 1961, ainsi que par un réseau départemental de chemin de fer secondaire à voie métrique, les Chemins de fer départementaux de la Côte-d'Or.

La Première Guerre mondiale ne cause pas de dommage architectural à Dijon qui participe par son industrie alimentaire et métallurgique à l'effort de guerre. Sous Gaston Gérard, maire de 1919 à 1935, la ville reprend son essor. L'entre-deux-guerres est marqué par l'urbanisation de quartiers résidentiels, comme celui du Val d'Or, ou de la Maladière, dans lequel s'élève la vaste église du Sacré-Cœur. La municipalité aménage un parc des Sports à Montmuzard. Occupée dès le 17 juin 1940 par l'armée allemande du Troisième Reich, Dijon est libérée par les troupes françaises le 11 septembre 1944 et sort de l'épreuve sans destruction autre que celle de la gare.

Depuis 1945

Après la guerre, la population est restée stable, aux alentours de 100 000 habitants[57]. Dijon est globalement une ville tertiaire et le milieu social est dominé par les cadres moyens et les employés[58]. Le chanoine Kir, maire de Dijon de 1945 à 1968, dote la ville d'un lac artificiel inauguré en 1964. Sous son mandat se crée également à partir de 1957 un vaste campus universitaire à Montmuzard, sur près de cent hectares. La municipalité multiplie les bâtiments de service public comme, en 1962, l'hôpital du Bocage. Avec l'essor économique des Trente glorieuses, la surface urbanisée de l'agglomération double afin de répondre à la pénurie de logements. Le quartier des Grésilles, la ZUP de la Fontaine-d'Ouche sont aménagés et les municipalités satellites comme Quetigny ou Chevigny-Saint-Sauveur s'accroissent. Après la mort de Félix Kir en 1968, le docteur Veillet assure quelques années sa succession, jusqu'en 1971. À cette date est élu le gaulliste Robert Poujade, qui devait assumer le plus long mandat de maire dans l'histoire de Dijon : trente ans, de 1971 à 2001. Robert Poujade s'attache à la protection et à la mise en valeur du secteur sauvegardé de Dijon, où les monuments sont restaurés. Renonçant à la construction de grandes barres, il aménage de nouveaux quartiers -Petit-Cîteaux, Port du canal, Hauts de Montchapet, Mansart- avec des immeubles à taille plus humaine. De nombreuses bibliothèques sont créées dans les quartiers, ainsi que des jardins publics. La construction de l'auditorium est une des dernières grandes réalisations de la période Robert Poujade. En 1977, Dijon emporta le titre envié de première ville écologique avec l'aménagement en 1975 notamment du parc de la Combe à la serpent, le plus étendu de la ville.

Le 18 mars 2001, le candidat de gauche François Rebsamen est élu maire de Dijon, pourtant de tradition conservatrice.

Politique et administration

Administration territoriale

Cantons

Les communes composant l'agglomération du Grand Dijon en 2009.

La ville de Dijon est divisée en 8 cantons, qui incluent pour la moitié d'entre-eux d'autres communes limitrophes de l'agglomération.

Canton Nombre
d'habitants
Communes associées
Dijon-1 29 512 Bretigny, Brognon, Clénay, Orgeux, Ruffey-lès-Echirey, Saint-Apollinaire, Saint-Julien, Varois-et-Chaignot
Dijon-2 37 848 Arc-sur-Tille, Bressey-sur-Tille, Chevigny-Saint-Sauveur, Couternon, Crimolois, Quetigny, Remilly-sur-Tille, Sennecey-lès-Dijon
Dijon-3 21 440
Dijon-4 18 956 Chenôve
Dijon-5 28 960 Corcelles-les-Monts, Flavignerot, Fleurey-sur-Ouche, Lantenay, Pasques, Prenois, Velars-sur-Ouche
Dijon-6 22 925
Dijon-7 23 163
Dijon-8 19 532

Intercommunalité

Le logo du « Grand Dijon ».
Article détaillé : Grand Dijon.

La Communauté de l'agglomération dijonnaise (COMADI), devenu en 2005 le « Grand Dijon », couvre 22 communes. Dijon est ainsi le centre d'une communauté d'agglomération qui n'a cessé de s'étendre, formée théoriquement de 116 municipalités appartenant au périmètre du « Schéma de Cohérence Territoriale » (SCOT). Le nombre d'habitants est ainsi de 251 802 habitants en 2009 (soit 49 % de la Côte-d'Or)[N 11] dont 155 340 habitants à Dijon même, en en faisant la 18e communauté d'agglomération de France[59].

Région et département

Dijon est la préfecture à la fois du département de Côte-d'Or et de la région Bourgogne. L'hôtel Bouhier de Lantenay en est le siège. Il est situé à quelques centaines de mètres seulement des bâtiments des conseil général de la Côte-d'Or et conseil régional de Bourgogne, également localisés à Dijon.

Administration municipale

Tendances politiques

Avant la Seconde Guerre mondiale, la gauche progressait, avec Claude Guyot ou Jean Bouhey. Par ailleurs la collusion de la droite avec le régime de Vichy fait que ses représentants ne peuvent être éligibles. C'est donc, selon Pierre Lévêque les conservateurs, avec le chanoine Kir, qui remportent les scrutins en 1945-1946. Aidé par d'autres personnalités comme le baron Thénard, propriétaire du journal Le Bien public, Félix Kir va occuper la scène politique. Il est réélu en 1953, alors qu'il n'est pas gaulliste, et qu'il s'oppose même au général de Gaulle. Il lui nie même son statut de premier résistant, le chanoine Kir s'étant opposé en personne aux Allemands dès le 17 juin 1940. Sous la Quatrième République, la gauche est en déclin[60]. Depuis 1948 la droite classique détient en effet trois sièges de députés sur cinq, les deux sièges de Sénateurs, la présidence du conseil général et les mairies des plus grandes villes du département, y compris Dijon. L'influence du Parti Communiste est souvent faible, même dans le milieu rural.

En mars 1959, la liste du chanoine Kir est entièrement réélue à Dijon ainsi qu'en 1967 de justesse, contre la droite gaulliste représentée par Robert Poujade qui remporte néanmoins celles de mars 1971. Félix Kir meurt en effet en 1968. La gauche dès lors existe réellement, renforcée par les événements de mai 1968, qui sont sans violence à Dijon, en dépit d'une grève historique. En 1973, la gauche atteint ainsi 42,2 % des votes alors que les « indépendants  » (les conservateurs, en droite file du chanoine Kir) sont balayés. La gauche devient le Parti Socialiste à Dijon et surtout dans son agglomération où, en l'espace de quelques années, jusqu'en 1978, sa progression est rapide[61]. En mai 1981, trois candidats socialistes sont élus en Côte d'or, dont deux issus de l'agglomération dijonnaise (Roland Carraz à Dijon I et Hervé Vouillot à Quétigny). Si François Mitterrand remporte les élections présidentielles, à Dijon comme en Côte-d'Or en majorité, la droite est toujours très implantée.

Dès 1982, elle contrôle à nouveau le Conseil Général, présidé jusqu'en 1988 par Robert Poujade puis par Henri Berger, puis, dès 1994 par Louis de Broissia, directeur du Bien public. En 1986, le Front National réalise une percée significative avec 13,9 % des voix. Néanmoins la droite remporte de nouveau tous les sièges de députés en mars 1993. Le Parti Socialiste réalise une importante avancée en mars 1998, alors que François Rebsamen est élu conseiller général de Dijon-V, avec 51,5 % des suffrages exprimés face au conseiller sortant. Après le renoncement de Robert Poujade, il est élu maire de cette ville de tradition conservatrice le 18 mars 2001, avec 52,14 % des suffrages contre 47,86 % à son adversaire (RPR) Jean-François Bazin.

Liste des maires

Article détaillé : Liste des maires de Dijon.

La ville de Dijon possédait un maire et en général vingt magistrats municipaux, ou échevins, dès l’époque de la naissance de la féodalité. Ces magistrats sont confirmés en 1187, lorsqu’une charte de commune est accordée par le duc Hugues III. En 1192, pour la première fois, le maire dijonnais est élu. À la fin du XIIIe siècle, ce maire prend le titre de vicomte maïeur, confirmé en 1477-1479 par Louis XI ; ce titre demeurera jusqu’en 1789. Depuis la fin du XVe siècle (1491), la charge de vicomte maïeur est anoblissante ainsi que celle d’échevin à compter du XVIe siècle. Le vicomte maïeur avait le droit de haute, moyenne et basse justice, le droit de scel et de visite. Les clés de la ville lui sont confiées et il dirige les archers ainsi que les compagnies des sept quartiers, cette fonction militaire étant importante jusqu’au XVIIe siècle. Le vicomte maïeur est élu par les habitants, ni mendiants, ni étrangers, qui payent la taille, en général la veille de la Saint-Jean. Cette élection a lieu sur le parvis de l'église Saint-Philibert. À partir de 1669, il est permis au maire de porter « une robe longue de satin plein, de couleur violet, doublée de satin rouge cramoisi, comme le prévôt des marchands de Lyon, avec chaperon de même étoffe et couleur bordée d’hermine » afin de se distinguer des habitants. En 1692, la fonction de vicomte maïeur est transformée en office héréditaire tandis que l’élection n’est plus alors qu’une confirmation du choix royal fait par le gouverneur au nom du roi.

Parmi les maires ayant marqué l'histoire de la ville quelques personnalités se sont remarquées :

François Rebsamen, actuel maire de Dijon.
  • Hugues Aubriot : alors bailli de Dijon, il fut par deux fois imposé comme gouverneur de la ville en lieu et place du maire élu (1364 et 1366), avant de poursuivre sa carrière sous Charles V et de devenir prévôt de Paris (1367-1381) ;
  • Guillaume Royhier et Jacques Laverne : maires élus plusieurs fois à la fin du XVIe siècle (la charge était alors annuelle) et Ligueurs résolus, ils agirent avec sévérité contre les citadins partisans du roi de Navarre, futur Henri IV. Laverne est décapité à Dijon en 1594 ;
  • Bénigne Frémiot (1595-1597) : également président du Parlement, il soutient Henri IV lors des guerres de la Ligue ;
  • Marc-Antoine Millotet (1650-1651) puis (1652-1654) : maire soutenu par le peuple, mais en opposition avec le duc d'Épernon, gouverneur, qui refuse son élection, il finit par imposer son retour en 1652 ;
  • Simon Fournier-Faucher (1900-1904) ;
  • Charles Dumont (1908-1919) ;
  • Gaston Gérard (1919-1935), qui contribua à donner à Dijon son image de ville gastronomique ;
  • Le chanoine Félix Kir (1945-1968) est une figure de la résistance locale, réélu quatre fois et connu pour avoir fait connaître Dijon internationalement et pour la création du lac qui reçut son nom en 1968 ;
  • Jean Veillet (1968-1971) ;
  • Robert Poujade (1971-2001) est le maire de Dijon ayant assumé cette fonction le plus longtemps : trente ans ;
  • François Rebsamen : depuis 2001, réélu en 2008.

Instances judiciaires et administratives

Bailliage de Dijon
Baillis
  • 1318 - Jean de Chatillon ou Jehans de Chastoillon, chevalier, établis les droits des religieux de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, sur les vendeurs de sel, de viande, cuite ou crue, aux foires de Saint-André et de Saint-Martin[62].

Politique environnementale

La ville de Dijon mène depuis 2002 une politique d'intégration de l'écologie au sein de l'urbanisme. La ville a ainsi remporté en 2007 la « Marianne d'Or de l’environnement » avec pour titre « la ville anti CO2 », délivrée par le Sénat pour « La politique des transports comprenant, par exemple, les navettes en centre-ville, les bus au gaz naturel, les pistes cyclables, la politique énergétique, avec l'incinération des déchets entre autres, notamment ceux qui proviennent du CHU, la géothermie, la politique de l'eau avec le traitement des boues par la station d'épuration qui sera inaugurée mi-décembre, sans oublier la sensibilisation des citoyens » selon les mots du maire François Rebsamen[63]. Néanmoins, des associations locales en faveur de l'écologie relativisent ce constat, pointant la volonté de la ville de développer l'aéroport commercial, générateur de pollution au dioxyde de carbone. Le plan d'urbanisme dénommé « Écoplus » est ainsi destiné à faire de Dijon une ville à la pointe de l'intégration écologique et évolutive, dans le cadre du développement durable[64].

Depuis 2002, le Grand Dijon a en effet consacré 100 millions d’euros au développement durable, sans augmenter pour autant la taxe sur les ordures ménagères, tout en abaissant le prix de l’eau.

En 2010, la commune de Dijon a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[65].

Jumelages

Place de la Libération : Palais des ducs de Bourgogne et hôtel de ville.

En raison de sa situation de point de passage en France, Dijon bénéficie d’une tradition d’échanges, qui s'est concrétisée par des jumelages avec les villes suivantes :

Population et société

Démographie

Évolution de la population

Le Grand Dijon cumule en 2008 244 577 habitants[3] dont 151 576 habitants pour Dijon seul, qui s’étend sur 42 km2. La ville exerce son influence sur un vaste espace rural qui s'étend sur la Côte-d'Or, la Haute-Marne, la Haute-Saône et la Saône-et-Loire. Elle évolue et se développe au cœur d'une agglomération de 237 925 habitants[66], d'une aire urbaine de 336 807 habitants[67] et d'une zone d'emploi de 361 819 personnes[68].

Évolution démographique

D’après le recensement Insee de 2008, Dijon compte 151 576 habitants (soit une stagnation par rapport à 1999).

La commune occupe le 17e rang au niveau national, alors qu'elle était au 18e en 1999, et le 1er au niveau départemental sur 707 communes. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Dijon depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint en 1975 avec 151 705 habitants.

Années 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
Population 20 760 18 888 22 026 22 397 25 352 24 817 26 184 27 543 32 253
Années 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
Population 33 493 37 074 39 193 42 573 47 939 55 453 60 855 65 428 67 736
Années 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
Population 71 326 74 113 76 847 78 578 83 815 90 869 96 257 100 664 112 844
Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
Population 135 694 145 357 151 705 140 942 146 703 150 138 151 504 151 543 151 576
Notes, sources, ... Sources : base Cassini de l'EHESS pour les nombres retenus jusqu'en 1962[69], base Insee à partir de 1968 (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[70],[71],[72].

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,9 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21,6 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,2 %) est supérieur au taux national (51,6 %). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 14,8 %, 15 à 29 ans = 30,8 %, 30 à 44 ans = 19,8 %, 45 à 59 ans = 17,9 %, plus de 60 ans = 16,7 %) ;
  • 53,2 % de femmes (0 à 14 ans = 12,1 %, 15 à 29 ans = 30,6 %, 30 à 44 ans = 17,5 %, 45 à 59 ans = 17,2 %, plus de 60 ans = 22,5 %).
Pyramide des âges à Dijon en 2007 en pourcentage[73]
Hommes Classe d'âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,4 
6,0 
75 à 89 ans
9,5 
10,2 
60 à 74 ans
11,6 
17,9 
45 à 59 ans
17,2 
19,8 
30 à 44 ans
17,5 
30,8 
15 à 29 ans
30,6 
14,8 
0 à 14 ans
12,1 
Pyramide des âges du département de la Côte-d'Or en 2007 en pourcentage[74]
Hommes Classe d'âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,3 
6,2 
75 à 89 ans
9,3 
12,6 
60 à 74 ans
13,3 
21,1 
45 à 59 ans
20,3 
20,6 
30 à 44 ans
19,5 
20,9 
15 à 29 ans
20,2 
18,3 
0 à 14 ans
16,2 

Sociologie et bassin d'emploi

Le bassin d'emploi dijonnais est de 350 000 personnes[75]. Dijon est une ville principalement tertiaire, avec près de 3/4 des actifs occupés dans ce secteur en 1994, soit sensiblement plus que dans les agglomérations équivalentes. Dijon est aussi une ville administrative, où la fonction publique occupe à elle seule le quart des actifs en 1994. Les plus gros employeurs sont en effet les centres hospitaliers, la SNCF et la ville de Dijon, l'université aussi. Le tertiaire supérieur est quant à lui insuffisant pour rivaliser avec Paris ou Lyon.

L'agglomération souffre de sa position excentrée et d'une concurrence des grands centres urbains proches comme Lyon, le nord de l'Yonne et le sud de la Saône-et-Loire[19]. Néanmoins, le Grand Dijon est le premier centre industriel de Bourgogne, regroupant une trentaine de milliers d'emplois. L'agglomération a en effet beaucoup profité dans les années 1950 et 1960 de la décentralisation d'entreprises parisiennes et étrangères (Thomson, Philips, Hoover) qui ont pratiquement toutes fermé. Comme toutes les grandes villes de province, Dijon est particulièrement concernée par les plans sociaux et les fermetures économiques.

En termes de données quantitatives, Dijon présente un taux d'activité de 68,5 %[76] (moyenne nationale : 69,7 %[77]) pour un taux de chômage de 7 %[76] (moyenne nationale : 8 %[78]) en 2007. Par ailleurs, Dijon est classé 19e ville étudiante de France[79].

Enseignement

Établissements scolaires

Lors de la dernière étude sur les effectifs scolaires effectuée en 2002 et 2003, la ville de Dijon comptait 14 lycées publics et privés, dont deux lycées européens (lycée Charles-de-Gaulle et Montchapet) cumulant 16.423 élèves, 24 collège publics et privés, de 13.581 élèves, ainsi que 173 écoles primaires et maternelles soit 21.429 élèves. Avec ceux proposés par l'agglomération et l'université, la ville possède toutes les structures d'enseignements, de tous niveaux, d'une grande municipalité.

Établissements d'enseignement supérieur

15 établissements de tous domaines forment avec l'université de Bourgogne le réseau d'enseignement supérieur comme Sciences Po Dijon, l'École supérieure de commerce de Dijon, l'école Agrosup Dijon, l'École nationale des Greffes, l'École inter-régionale d'avocats, l'Institut de formation des cadres de la santé, l'École nationale des beaux-arts, l'école d'ingénieurs ESIREM entre autres.

L'université de Bourgogne

Article détaillé : Université de Bourgogne.

L'université compte en 2009-2010 plus de 27 000 étudiants[87]. La grande majorité de ses bâtiments et effectifs concernent Dijon, aux côtés des antennes de Chalon-sur-Saône, Auxerre, Le Creusot et Nevers. En plus des UFRs traditionnels[88], certaines composantes sont uniques à la région comme Agrosup Dijon ou l'Institut universitaire de la vigne et du vin Jules Guyot d'œnologie. Le campus, d'inspiration nord-américaine a été créé en 1957 et s'étend sur 150 hectares dans le quartier Montmuzard.

Manifestations culturelles et festivités

Folkloriques

  • Les Fêtes de la Vigne en septembre[89]
  • Les journées de Rhénanie-Palatinat organisées à la maison de Rhénanie-Palatinat, rue Buffon. Ces journées permettent de découvrir les spécialités et traditions franco-allemandes.

Culturels et économiques

Mois Évènement(s)
janvier Loisiroscope
février Salon du mariage et de la cérémonie

Salon de l'habitat Salon Studyrama et des études supérieures

mars Vivattitude

Florissimo (tous les 5 ans), Animalia

avril Prise de CirQ', festival dédié au cirque actuel
Mai Salon des Antiquaires et de la Brocante

D'Jazz dans la ville

juin/juillet D'Jazz au jardin

Estivade

Fête du vélo organisée par E.V.A.D.

août D'Jazz à la plage
septembre Festival de Musique Mécanique (tous les 3 ans), Velotour
octobre Les puces Dijonnaises,

Salon de l'immobilier, .dijon//SAITEN (Festival du manga et de l'animation)

novembre Foire Internationale et Gastronomique de Dijon

Salon des Collectionneurs, Bourse aux disques et BD, Entreprissimo l'événement, Salon européen du Livre

décembre Cité 21

Santé

Dijon accueille un SAMU, un centre hospitalier universitaire et plusieurs cliniques : clinique Sainte-Marthe, clinique Drevon, et d'autres dans la proche agglomération. On trouve aussi dans les nouveaux quartiers un pôle médical comme le Point médical, en attendant le futur centre de Valmy.

Le CHU de Dijon, première entreprise du département avec 6300 employés, est éclaté en trois pôles : l'Hôpital du Bocage, situé dans des bâtiments récents dans l'est de la ville, l'Hôpital Général en bordure du centre-ville près de la place du Premier Mai et le Centre gériatrique de Champmaillot à proximité du creux d'Enfer. L'hôpital général a été créé en 1204 par Eudes III, septième duc de Bourgogne. Il est doté de bâtiments inscrits aux Monuments Historiques[90].

En 2002, Dijon a adhéré au réseau des villes santé de l'OMS[91], grâce à la mise en place de divers programmes, notamment dans la prévention des addictions et des IST.

Dijon possède de plus un pôle de recherche médicale composé de 15 chercheurs et 96 médecins[92], ainsi qu'un centre de lutte contre le cancer, le centre Georges-François Leclerc en collaboration avec l'université de médecine[93].

Sports

Clubs principaux

Équipe Sport Ligue Stade
DFCO Football Ligue 1 Stade Gaston-Gérard
JDA Basket-ball Pro A Palais des Sports Jean-Michel Geoffroy
Stade dijonnais Rugby à XV Fédérale 1 Stade Marcel Bourillot
DBHB et CDBH Handball D2 masculine et D1 féminine Palais des Sports Jean-Michel Geoffroy
CPHD Hockey sur glace Elite Patinoire Trimolet
Fenris Football Football Américain 3e Division Nationale Stade Marcel Bourillot

Divers

Les sportifs disposent de nombreuses infrastructures, stades, gymnases, courts de tennis, piscines, patinoire, bowlings, parcours de santé dans les parcs péri-urbains, centres hippiques, le golf Dijon-Bourgogne installé à Norges-la-Ville ou encore le circuit automobile de Dijon-Prenois.

La ville entend aménager les équipements existant afin de devenir une référence régionale et même nationale. L'ouverture en 2010 de la Piscine Olympique de Dijon permet d'accueillir des compétitions de haut niveau. Une fosse de plongée permet d'entraîner les champions locaux de plongée sous-marine.
Depuis 2007, la ville a entamé des travaux de rénovation du Stade Gaston-Gérard. Au final, sa capacité sera de 22 000 places assises. Enfin, la ville de Dijon a inauguré sa salle d'escalade Cime Altitude 245 le 1er avril 2010.

La ville a obtenu la troisième place au classement des villes les plus sportives de France, établi par L'Équipe magazine, dans son supplément du 6 octobre 2007, après Toulouse et Montpellier. Les cinq thèmes qui ont prévalu au classement étaient le haut niveau, le sport accessible à tous, les équipements, la volonté et le budget.

Sur le modèle de Paris Plage, la mairie de Dijon a aménagé une plage et des équipements de loisirs balnéaires autour du lac Kir. « Dijon plage » a accueilli 100 000 visiteurs en 2008[94]. Ce dispositif complète les 4 piscines publiques, celles du Carrousel, des Grésilles, de Fontaine-d'Ouche et l'Olympique.

lac Kir, sur Dijon ouest.

Médias

Médias écrits et télévisuels

La ville de Dijon accueille les sièges de deux principaux médias écrits et d'un média télévisuel :

  • Le Bien public « Les Dépêches », quotidien départemental historique, existant depuis 1868, tirant à 49 829 exemplaires en 2007[95].
  • La Gazette de Dijon, hebdomadaire gratuit d'information générale faisant une large place aux préoccupations sociales, politiques et locales. Il a été renommé en 2006 La Gazette de Côte-d'Or et est devenu le journal d'actualité au plus fort tirage du département[96].
  • Voo TV est une chaîne de télévision locale.
  • France 3 Bourgogne, antenne locale de la rédaction nationale affiliée à France Télévision[97].

Divers autres médias écrits et gratuits sont publiés à Dijon, traitant surtout de l'actualité culturelle :

  • Le Journal de Libertés-Culture est un mensuel gratuit consacré à l'actualité des droits humains: libertes-culture.rsfblog.org
  • Magma Dijon présente des chroniques et un agenda musical et culturel[98].
  • Tv Net Bourgogne : Média web tv culturelle depuis 2003.

Radios locales

Six radios locales indépendantes sont diffusées dans la ville :

Deux radio régionale couvrent la ville, il s'agit de Fréquence Plus et France Bleu Bourgogne. Cette dernière est la première radio de la Côte d'Or[réf. nécessaire].

Les radios Chérie FM, Virgin Radio, Fun Radio et Nostalgie diffusent des décrochages locaux ou régionaux.

Médias numériques

  • gazetteINFO.fr, site d'information en temps réel sur Dijon et la Côte-d'Or. Filiale à 100% de l'hebdomadaire la Gazette de Côte-d'Or, elle bénéficie d'une rédaction dédiée.
  • Dijonscope, site d'information créé le 1er août 2009 et basé à Talant.

Cultes

Catholicisme
  • Cathédrale Saint-Bénigne, place Saint-Bénigne.
  • Église Notre-Dame, place Notre-Dame.
  • Église Saint-Michel, place Saint-Michel.
  • Église Saint-Pierre, place du Président-Wilson.
  • Église Sainte-Chantal, avenue Gustave-Eiffel.
  • Église Saint-Joseph, rue de Jouvence.
  • Église Saint-Paul, rue Clément-Janin.
  • Église du Sacré-Cœur, rue Racine.
  • Église Saint-Bernard, 12, boulevard Alexandre de Yougoslavie.
  • Église Sainte-Bernadette, boulevard des Martyrs de la Résistance.
  • Église Saint-Jean-Bosco, rue Charles Mocquery.
  • Église Bienheureuse Elisabeth de la Trinité.
  • Chapelle Saint-Vincent-de-Paul, rue de la Manutention.
  • Chapelle Saint-François-d’Assise.
  • Chapelle Sainte-Jeanne-d'Arc, boulevard Jeanne d'Arc.
  • Chapelle Saint-Joseph-Cottolengo, faubourg Raines.
  • Chapelle Saint-Jacques, rue du Colonel Picard.
  • Chapelle Sainte-Anne, rue des Roussottes.
Islam
  • Mosquée En-Nour, impasse Clément d'Esormes.
  • Mosquée El-Imane, rue de la Loire.
  • Mosquée El-Khir, rue Charles Dumont.
  • Mosquée El-Iman, allée du Doubs.
Judaïsme
  • Synagogue, rue de la Synagogue.
Mormonisme
  • Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, paroisse de Dijon, rue Père de Foucauld.
Protestantisme
  • Temple, rue du Temple.

Économie

La croissance de Dijon au XXe siècle est liée à sa situation de nœud ferroviaire sur l'axe Paris-Lyon-Marseille, au départ des lignes menant vers Besançon, Belfort, Nancy, l'Italie et la Suisse. L'essor des échanges a favorisé une industrie qui, rétrospectivement, paraît étonnamment variée au milieu du siècle : métallurgie (tréfileries et laminoirs, matériel de chemins de fer, cycles et motocycles, machines outils, mécanique de précision, matériel de laiterie et de boucherie), industrie alimentaire (moutarde, biscuits, chocolat, pain d’épices, cassis), travail du cuir (chaussures, sacoches), confection, matériel électrique, optique de précision, manufacture de tabacs, savonneries, industrie pharmaceutique, matériaux de construction, instruments de musique[99]. Comme ailleurs, la route a depuis détrôné le chemin de fer, l'industrie est en régression et c'est plutôt le secteur tertiaire qui se développe[N 12]. Dans la plaine dijonnaise, on trouve de grandes cultures : blé, orge, colza et betteraves à sucre.

Revenus de la population et fiscalité

En 2007, le revenu fiscal médian par ménage était de 18 845 €, ce qui plaçait Dijon au 7 018e rang parmi les 30 714 communes de plus de 50 ménages en métropole[100].

Un bassin économique dynamique

Dijon a été classée trois années durant « cité la plus attractive de France » par le magazine L’Entreprise dans la catégorie des agglomérations de 200 000 à 500 000 habitants. 40 % des flux autoroutiers européens et 65 % des flux français passent par le corridor dijonnais, passage obligé vers le reste de l'Europe du Sud et du centre. La main-d’œuvre dijonnaise est en moyenne plus qualifiée que celle de la plupart des autres régions. Les zones économiques dijonnaises sont principalement la ZI de Longvic et la ZAE Cap-Nord Toison d'Or/Saint-Apollinaire[101]. Dijon seul compte 11 ZA toutes en voie de développement immobilier.

Quatre secteurs sont particulièrement bien représentés à Dijon, l’électrique-électronique, la mécanique, l’agro-alimentaire, et la chimie-pharmacie. La création du pôle de compétitivité Vitagora autour du goût, de la nutrition, de l’innovation alimentaire et de la santé, souligne la propension de Dijon à mettre en place des projets aux débouchés réels par une démarche dynamique et stratégique, issue d’un partenariat fort entre tous les acteurs économiques, la ville, le Grand Dijon et l’université.

L'université de Bourgogne est le premier employeur en recherche de la région, qui, avec ses 1 900 enseignants-chercheurs, chercheurs, ingénieurs et techniciens, est capable d'intervenir dans les secteurs les plus divers. D'autres écoles implantées au cœur de la ville disposent d'une bonne réputation nationale, Sciences Po Dijon (antenne de l' Institut d'études politiques de Paris), l’Institut national supérieur des sciences agronomiques, de l'alimentation et de l'environnement (Agrosup), l'École supérieure de commerce de Dijon (ESC) et l'École supérieure d'ingénieurs de recherche en matériaux (ESIREM), toutes membres de la Conférence des grandes écoles, l’École nationale des greffes, l’école de notariat, l’école nationale des Beaux-Arts ou encore le conservatoire national de musique, de danse et d'art dramatique.

Ces atouts font de la métropole dijonnaise le premier bassin de vie et d'emploi en Bourgogne. Le mensuel L'Entreprise a ainsi classé le Grand Dijon en troisième position des villes françaises les plus attractives pour entreprendre[102]. Dijon avait été lauréat de ce palmarès pendant deux années consécutives en 2004 et 2005.

Les pôles de développement

Le premier secteur industriel dijonnais en termes d'emplois est celui de la construction électrique et de l'électronique, qui compte en 2003 quelque 3200 salariés[103]. Vient ensuite l'industrie mécanique, qui occupe environ 3000 salariés, auxquels on peut ajouter de l'ordre de 1200 personnes travaillant dans la métallurgie (dont SEB[104]) et 1200 autres dans les industries du plastique et du caoutchouc[105]. Autrefois riche et diversifiée (cycles Terrot, Lapierre[106], dérailleurs Simplex…), la mécanique dijonnaise est surtout axée sur la sous-traitance automobile, touchée par les délocalisations[107], mais pas exclusivement, comme en témoignent les activités du Centre technique des industries mécaniques de Dijon. L'agglomération bénéficie également de la présence de laboratoires et unités de production de la pharmacie industrielle, en premier lieu Sanofi-Aventis, Urgo[108] et Fournier, qui emploient un total de 2100 personnes[103], avec une activité de recherche et développement impliquant des laboratoires de l'Université de Bourgogne et des acteurs plus petits, tels qu'Oncodesign (recherche de traitements contre le cancer)[109]. Le secteur de l'optique, historiquement important (avec notamment Hermagis-SOM-Berthiot), est encore représenté par Essilor (verres correcteurs)[110], Nachet (microscopes) et la Sagem (viseurs, périscopes)[111].

Le secteur de l’alimentation et du goût s'est récemment organisé autour du « pôle de compétitivité » Vitagora, profitant de l'image gastronomique internationale de la Bourgogne et de Dijon, historiquement à la pointe de l'industrie agro-alimentaire. Le pôle regroupe des « plates-formes de compétences » centrées sur l’agronomie, la pédologie et les plantes, l’emballage, la chimie et la logistique. Deux entreprises emblématiques de ce secteur à Dijon sont le chocolatier Lanvin, absorbé par Nestlé, et le moutardier Amora, absorbé en 2000 par Unilever, dont l'usine historique est liquidée en juillet 2009[112].

Dijon est le siège des maisons mères de plusieurs grands groupes comme Lejay Lagoute ou Boudier, producteurs de crème de cassis. Tetra Pak y a une grosse unité de conditionnement depuis 1971, l’une des plus importantes et innovantes du groupe en Europe.

Le siège d'Autoroutes Paris Rhin Rhône est situé à Saint-Appolinaire, dans la banlieue de Dijon.

Tourisme

Le tourisme occupe une place non négligeable dans l'économie de Dijon. L'intérêt touristique de la ville repose principalement sur la richesse de son patrimoine historique et sur la proximité de la côte viticole. Ainsi, la vieille ville possède trois des dix monuments les plus visités en Côte-d'Or[113] et le musée des Beaux-Arts de Dijon a été fréquenté par plus de 210 000 visiteurs en 2004. L'agglomération compte près de 500 restaurants et plusieurs zones hôtelières (Toison d'Or, quartier de la gare centrale…). Comme dans beaucoup de villes de moyenne importance, on peut distinguer à Dijon trois grands secteurs : le tourisme culturel (musées, monuments, fêtes et manifestations culturelles), le tourisme gastronomique et vini-viticole (quoique moins développé qu'à Beaune), et le tourisme d'affaires (palais des congrès et hôtels-restaurants adaptés).

Néanmoins, les chiffres de 2008 relevés par l'Insee montrent un recul de 0,5 % de l'activité touristique, avec un taux d'occupation des lits d'hôtel inférieur de 7 points au taux moyen national. La clientèle étrangère ferait particulièrement défaut (- 1,6 %)[114].

Culture locale et patrimoine

Dijon dispose de l’un des premiers secteurs sauvegardés de France, avec 97 hectares de monuments classés et remarquablement conservés. Reconnu internationalement, son patrimoine s'est bâti au fil des siècles, et continue de se construire de nos jours, avec des édifices publics comme le Zénith ou l'Auditorium ou à travers des bâtiments de haute-technologie comme la tour Elithis. Le « vieux Dijon » ou centre historique comporte d'innombrables maisons anciennes, hôtels parlementaires, maisons bourgeoises mais aussi demeures plus modestes, qui donnent un charme incomparable aux rues du centre ville. Pour la plupart, ces monuments datent du Moyen Âge. Des réalisations modernes, datant du XIXe siècle, de type « hausmannien », complètent ce patrimoine dijonnais.

La création d'un secteur sauvegardé, la réfection progressive de la plupart des demeures historiques et le développement d'une zone piétonne en constante extension depuis les années 1970, permettent aux Dijonnais comme aux visiteurs d'un jour de profiter de ce riche patrimoine qui s'intègre dans un tourisme départemental et régional, autour du vin et de l'héritage médiéval.

Monuments et lieux touristiques

Architecture

La diversité architecturale de Dijon est le fruit d'une longue histoire. La ville compte ainsi en son centre des rues bordées d'édifices médiévaux ayant évolué au sein des anciennes limites du castrum d'héritage romain. La ville a ensuite manqué d'espace et, après la destruction des remparts, de nouveaux quartiers sont apparus.

L’architecture religieuse est également très représentée. Le monument le plus représentatif du Moyen Âge à Dijon était l’abbatiale de Saint-Bénigne, reconstruite à partir de 1001 par Guillaume de Volpiano. De cet ensemble roman, il ne subsiste plus que l’étage inférieur de sa rotonde ainsi que les souterrains de la crypte. L'unique édifice roman, demeuré intact depuis, conservé dans son intégralité à Dijon est l’église Saint-Philibert. L’église Notre-Dame du XIIIe siècle est représentative du gothique bourguignon. Une œuvre plus tardive du gothique est celle réalisée par Claus Sluter au portail de l’église de la chartreuse de Champmol et au puits de Moïse. L’architecture civile du Moyen Âge est représentée par l'ancien palais des ducs, reconstruit par Philippe le Bon, dominé par la tour Philippe le Bon, et par les nombreuses maisons médiévales à colombages[N 13] et les hôtels particuliers de riches bourgeois.

L'architecture flamande et italienne inspire ensuite les artistes dijonnais. Hugues Sambin interprète à Dijon le style de la Renaissance italienne. L’église Saint-Michel est reconstruite à partir de 1499 et sa façade est typique du style Renaissance. Au XVIIe siècle et au XVIIIe siècle, deux grands architectes de cour, Jules Hardouin-Mansart, puis Jacques V Gabriel, redessinent une partie du centre de la ville. Le premier crée la place Royale, devant l'ancien palais des ducs, qu'il remodèle. Gabriel poursuit cette œuvre. Les hôtels privés témoignent de l'architecture du XVIIe et XVIIIe siècles, comme l’hôtel de Vogüé (1610), l’hôtel Chartraire de Montigny ou l’hôtel Bouhier de Lantenay (actuellement la préfecture).

Dijon a été profondément marqué par l'architecture du XIXe siècle. Le néoclassicisme est représenté par le théâtre, commencé sous l'Empire et achevé en 1828, d'après les plans de Jacques Cellerier. Le marché couvert à charpente métallique, datant de 1873, a été créé par Ballard. Des quartiers présentent une architecture « hausmannienne », comme la place Darcy et les rues adjacentes, ou ceux longés par les grands boulevards comme le boulevard de Brosses, la rue Devosge, le boulevard Carnot, la place Wilson. La synagogue date de 1879 ; le temple protestant de 1898. Enfin, Dijon possède des édifices notables récents, comme l’église du Sacré-Cœur, de style gréco-byzantin qui date de 1933, l’église Sainte-Bernadette, bâtie en béton, plastique et aluminium de 1959 à 1964, le palais des congrès et le palais des sports.

En 2005, le label « Patrimoine du XXe siècle » a été attribué à 10 édifices bourguignons dont 2 à Dijon : la villa Messner datant de 1912 - 1913 réalisée rue Parmentier par R. J. Jardel[115]., et l’église Sainte-Bernadette datant de 1960 - 1964 dont l'architecte est Joseph Belmont[116]. Enfin, Dijon possède des bâtiments modernes construits par des architectes de renom. Le Palais des Congrès et des Expositions en 1955, l'Auditorium en 1998 réalisé par l'Arquitectonica Miami et, actuellement, la tour Elithis par Arte-Charpentier. Des projets futurs, concernant surtout le quartier Clemenceau, sont également marqués par l'architecture moderne. Le siège du nouveau rectorat (Marbotte Plaza) est signé Rudy Ricciotti[117]. Ces réalisations sont avant tout écologiques et utilisent des matériaux durables.

Tombeau et gisant du duc de Bourgogne Philippe le Hardi au palais des ducs de Bourgogne.

Dijon aurait été surnommée la « ville aux cent clochers » par Henri IV ou François Ier. En effet, les édifices religieux, témoins d'un passé religieux et architectural, ponctuent le centre ville.

Le palais des ducs et des États de Bourgogne abrite depuis 1787 le musée des Beaux-Arts, ainsi que l'Hôtel de Ville de Dijon. Face au palais s'étend la place de la Libération en forme d'hémicycle, conçue par Jules Hardouin-Mansart en 1680. Les pavés ont été retirés en 2008 et la place accueille désormais des jets d'eau et de lumière mettant en valeur son architecture. Le palais témoigne du passé de Dijon sous les ducs. Il comprend : la tour de Bar, ancienne tour de Brancion construite par Philippe le Hardi en 1365 ; les cuisines ducales, construites par Philippe le Bon en 1433 ; la tour Philippe le Bon, initialement tour de la Terrasse, qui date de 1455, qui servait de tour de guet et d’habitation, et qui compte 316 marches.

La cathédrale Saint-Bénigne, construite aux XIIIe et XIVe siècle, abrite dans sa crypte, seul vestige d'une rotonde romane détruite en 1792, les vestiges du tombeau du martyr éponyme, évangélisateur de la Bourgogne. L'édifice, autrefois abbatiale, était entouré de bâtiments dont subsiste l'ancien dortoir des Bénédictins, où se trouve maintenant le musée archéologique.

L'église Saint-Philibert de Dijon est située à quelques pas au sud-est de la cathédrale Saint-Bénigne. Elle est reconnaissable par son clocher en pierre. Ayant servi d'entrepôt à sel durant la Seconde Guerre mondiale, ce dernier ronge depuis lors la pierre de l'édifice. En très mauvais état structurel, elle est interdite à la visite depuis 1979[118].

L'église Notre-Dame, du XIIIe siècle, chef-d'œuvre du gothique bourguignon, est unique dans l'architecture gothique française. Elle abrite la statue de Notre-Dame de Bon-Espoir. Sa façade occidentale est ornée de nombreuses gargouilles décoratives restituées au XIXe siècle par sept sculpteurs parisiens. L'amorce de sa tour sud supporte le Jacquemart, horloge à quatre automates[119]. La chapelle de l'Assomption toute proche s'orne de l'Assomption de Jean Dubois, mais n'est pas ouverte au public. Les Dijonnais ont coutume de caresser la chouette sculptée sur le contrefort d'une chapelle de Notre-Dame. Selon la légende, une caresse de la main gauche, côté cœur, porterait bonheur à qui la touche.

Monuments et lieux touristiques

Église Notre-Dame depuis la tour Philippe le Bon
  • La maison Millière et l'Hôtel de Vogüé s'élèvent derrière l'église, rue de la Chouette.
  • L'église Saint-Étienne de Dijon est le plus ancien lieu de culte du castrum dijonnais. D'abord église romane (les fondations sont encore visibles), abbaye de chanoines réguliers au Moyen Âge, cathédrale en 1731, désaffectée à la Révolution, elle a abrité jusqu'en 2007 la chambre de commerce. Le musée Rude occupe toujours le chœur, mais pour encore peu de temps. En effet, le musée des Beaux-Arts faisant l'objet de travaux importants et d'une restructuration, la conservation et les services administratifs de ce musée, après travaux, doivent s'installer dans cet édifice.
  • L'église Saint-Jean, qui date du IVe siècle, a été reconstruite en 1448, en gothique flamboyant.
  • La chapelle de l'hospice de la charité possède un autel à dais de présentation qui est une composition baroque en bois doré due au sculpteur Jehan Maitrier.
  • Le couvent des Carmélites est le premier monastère de femmes à Dijon et date de 1608.
  • De l'ancienne Chartreuse de Champmol, subsistent le puits de Moïse, sculpté par Claus Sluter à la fin du XIVe siècle, et le portail de la chapelle. En 1833, le département a acheté le domaine pour en faire un hôpital psychiatrique, ce qui pose de nombreux problèmes de mise en valeur touristique[120].
  • Le palais de justice a été construit à la fin du XVe et au début du XVIe siècle pour abriter le parlement ; il est toujours le siège de tribunaux. Le charpentier Antoine Galley en a bâti le plafond en 1522 alors que la grande porte est de l'artiste Hugues Sambin.
  • La porte Guillaume, située place Darcy, s'élève à l'emplacement d'une porte fortifiée des remparts de la ville. Elle fut érigée en 1788 par Caristie en l'honneur du prince de Condé. Elle est parfois nommée « Arc de Triomphe dijonnais », en raison de sa situation au sommet de la Rue de la Liberté, appelée « Champs-Élysées Dijonnais » en référence à son caractère commerçant, comme la célèbre avenue parisienne.
  • Les remparts de Dijon ont laissé malheureusement peu de traces : la voie ferrée passe sur l'ancien rempart dit « de la Miséricorde ». Rue de l'Hôpital, il subsiste des vestiges du bastion de Guise, qui constituait l'angle sud-ouest du rempart ; rue de Tivoli et rue Berlier, deux pans de murs sont également encore préservés. Un panneau a été mis en place rue Vaillant, signalant la fin de l'ancien Castrum dijonnais.
  • Les toits bourguignons sont également des éléments du patrimoine culturel de Dijon. Composés de tuiles vernissées multicolores disposées selon des motifs géométriques, ils se découvrent sur quelques bâtiments du centre ville comme l'Hôtel de Vogüé, l'hôtel Aubriot, la cathédrale Saint-Bénigne…
  • Le Puits de Moïse se trouve au centre d'une cour du grand cloitre du centre hospitalier de la Chartreuse pour lequel il a été initialement conçu. C'est un chef-d' œuvre de Claus Sluter, initié en 1395. Il est haut de 7 m et baigne dans un bassin alimenté par une nappe phréatique. Il y a des statues des 6 prophètes du dernier testament. Il est ouvert au public depuis le 1er avril 2010 et est classé monument historique en 1840[121].

Les méridiennes, indiquant le midi solaire vrai, sont mises en valeur. L'une se trouve rue de la Liberté, une autre sur la façade du palais des ducs, une troisième à l'intérieur de la tour Philippe le Bon. On peut observer le midi solaire vrai sur ces méridiennes aux heures légales données par le tableau ci-dessous[122] :

Heure du midi vrai à Dijon Janv Fev Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc
le 1er 12h43 12h54 12h52 13h44 13h37 13h38 13h44 13h46 13h40 13h30 12h24 12h29
le 10 12h47 12h54 12h50 13h41 13h36 13h39 13h45 13h45 13h37 13h27 12h24 12h33
le 20 12h51 12h54 12h48 13h39 13h36 13h41 13h46 13h43 13h33 13h25 12h26 12h38

Dijon est une ville fleurie ayant obtenu quatre fleurs avec distinction Grand Prix en 2007 au concours des villes et villages fleuris[réf. souhaitée].

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Patrimoine culturel

Rue Verrerie, centre-ville

Dijon œuvre à la valorisation et à l’enrichissement de son patrimoine. La ville a consacré en 2007 environ 54 millions d'euros à la culture, sur un budget total avoisinant 250 millions d'euros[123]. L’auditorium à l'acoustique exceptionnelle, les huit musées – entièrement gratuits à l'exception du musée Magnin – dont celui des Beaux-Arts, qui se classe parmi les premiers de France par l'importance de ses collections[124], les théâtres et salles de spectacle, les structures comme La Vapeur, dénicheuse de nouveaux talents, les galeries d'art, les cinémas, les bibliothèques municipales, le conservatoire national de musique, d'art dramatique et de danse, les parcs et jardins – 745 ha de verdure soit 49 m² par habitant –, un planétarium et une nouvelle médiathèque interquartiers sont autant d’éléments qui participent à la mise en valeur et à la richesse de la cité.

Musées

Dortoir des moines, ancienne abbaye bénédictine Saint-Bénigne, transformé en salle d'exposition du musée archéologique

Dijon possède de nombreux musées disposant de collections régionales importantes, tous installés dans de prestigieux monuments historiques[125].

L'un des patrimoines les plus connus du musée des Beaux arts est représenté par « Les Pleurants ». Ces 39 petites statuts d'albâtre fabriqué par Claus de Werve ornent le tombeau de Philippe le Hardi. L'exposition, intitulée "Les pleurants: sculptures tombales de la Cour de Bourgogne" permet d'observer de près ces pleurants, représentant des figures ecclésiastiques ou des moines de l'ordre des Chartreux.

  • Le Consortium est un centre d'art contemporain qui développe des exposition d'artistes en pointe dans l'art contemporain. Un grand projet architectural est en construction. Il a été confié à l’architecte japonais Shigeru Ban et va créer, un pôle d’art contemporain important et assurer à la ville et à la Région un nouveau rayonnement national et international[127].
  • Le musée archéologique occupe une partie de l'ancienne abbaye Saint-Bénigne et détient des pièces provenant des fouilles régionales à Dijon, Alésia, Mâlain... La collection lapidaire gallo-romaine et les bois sculptés provenant du sanctuaire des sources de la Seine sont de tout premier ordre[128].
  • Le musée de la Vie Bourguignonne Perrin de Puycousin expose le patrimoine ethnographique rural de Bourgogne, avec des reconstitutions de scènes de la vie quotidienne et les intérieurs d'anciens magasins dijonnais du XIXe siècle. Il est le fruit des collections de Maurice Bonnefond Perrin de Puycousin, et de ses dons à la ville de Dijon, un premier musée créé de son vivant dans l'hôtel Aubriot, sera fermé en 1970, avant d'être réinstallé en 1985 dans l'ancien couvent de l'abbaye de Tart[129]. Une partie est réservée aux enfants célèbres de Dijon[129].
  • Le musée Magnin occupe l'ancien hôtel Lantin, rue des Bons-Enfants. Il renferme une magnifique collection de tableaux et de meubles réunie par les Magnin, une famille d'amateurs.
  • Le musée Rude, situé dans le transept de l'ancienne église Saint-Étienne, abrite les moulages de diverses statues de François Rude, et donne accès à l'abside de l'église ; on peut y observer des restes de l'ancien castrum, enceinte gallo-romaine de Dijon.
  • Le Jardin des sciences regroupe le Muséum d'Histoire Naturelle, le Planétarium et les collections botaniques du jardin de l'Arquebuse[131]. Le planétarium de Dijon (Hubert Curien) présente 3 structures qui représentent la vie animale et végétale :
  • le pavillon de Raines, qui abrite des expositions temporaires, les réserves et le laboratoires ainsi qu'au jardin botanique ;
  • le pavillon de l'Arquebuse, qui abrite l'exposition permanente qui se consacre à la biodiversité ;
  • 2 bâtiments annexes, la Petite et la Grande Orangerie, qui viennent également compléter cet ensemble.

La Municipalité de Dijon a construit un Planétarium via l'extension du pavillon de Raines. Ces constructions forment désormais un pôle scientifique regroupant les sciences de la Terre, de la Nature et de l'Univers. Le Planétarium accueille environ 100 000 visiteurs par an et notamment un vaste public scolaire. Cette fréquentation placerait ce muséum à la première place des établissements les plus fréquentés en Province, selon la direction de l'Établissement public. Il a ouvert ses portes le 9 septembre 2005 avec une capacité de 70 places ; il a été conçu tant pour les scolaires que pour le grand public. Les planétariums les plus proches sont situés à Saint-Étienne, Strasbourg et Vaulx-en-Velin. On y trouve différentes activités expérimentales, ateliers multimédia, rencontres avec le monde de la recherche, via conférences, visioconférences, projections, débats, expositions. Il est ouvert à tout public. Le musée de l'électricité présente l'évolution de l'électricité à travers les thèmes de l'éclairage, du chauffage, de la chimie, de la force motrice, des communications. Il repose ainsi sur une large collection de lampes, appareils de mesure, électroménager, son et images.

  • Le musée de la moutarde de Dijon, qui a fermé ses portes en 2006, se situait sous l'usine Amora appartenant au groupe Unilever.

Salles de spectacles

Les principales salles de spectacle de Dijon sont :

  • Le Zénith de Dijon jaugeant 7 800 places au maximum ;
  • L' Auditorium de Dijon qui compte 1 600 places assises et qui est réputé pour faire partie des meilleures salles européennes en termes d'acoustique ;
  • Le grand théâtre, construit au début du XIXe siècle sur l'emplacement de la Sainte-Chapelle ;
  • De nombreuses salles de moindre taille existent, comme La Vapeur (600 places environ), le Parvis Saint-Jean qui occupe l'église Saint-Jean désaffectée, le théâtre Mansart près du campus universitaire, l'Atheneum au cœur du campus ou encore le théâtre des Feuillants. De petites structures privées couvrent en outre de nombreux styles de théâtre et de musique. L'Espace Autogéré des Tanneries, un centre social, culturel et politique, occupe une friche industrielle depuis octobre 1998[132].

Cinémas

Le cinéma Le Darcy place Darcy

La ville de Dijon compte quatre cinémas et deux multiplexes dont un à Quetigny dans l'agglomération.

  • Le Cap-Vert à Quetigny, multiplexe de 12 salles.
  • L'Olympia Dijon, ouvert depuis le 5 décembre 2007 en multiplexe de 10 salles. Cette extension résulte de la fusion du cinéma Gaumont et de la Grande Taverne, qui était fermée depuis plusieurs années.
  • Le Darcy Palace (6 salles), est le plus ancien cinéma de Dijon, installé dans un bâtiment de 1914.
  • L'ABC (5 salles), est un cinéma qui a pour spécificité de diffuser des programmes pour enfants.
  • L'Eldorado est un cinéma qui a pour spécificité de diffuser des films d'art et d'essai (diffusés en VO). Menacé de fermer pour des raisons économiques, l'Eldorado a fédéré des cinéphiles luttant pour la survie de ce genre d'établissements.
  • Le Devosge (5 salles), est un cinéma moins grand public, diffusant comme l'Eldorado, des films d'art et d'essai, diffusés en VO.

À signaler tous les ans, en octobre ou novembre, le festival international du film les « Écrans de l'Aventure » qui présente une large sélection de films d'explorations et d'aventures[133].

Bibliothèque municipale

Le Grand Dijon comporte 8 bibliothèques principales[134] :

  • La bibliothèque d'Étude installée rue de l'École-de-Droit, dans une ancienne chapelle.
  • La bibliothèque adultes Centre-ville
  • La bibliothèque enfants Centre-ville
  • La médiathèque Champollion
  • La bibliothèque de Fontaine-d'Ouche
  • La bibliothèque de la Maladière
  • La bibliothèque Mansart
  • La bibliothèque du Port du Canal

Dijon possède aussi un bibliobus qui se déplace tous les jours de la semaine dans la ville. La médiathèque Champollion, située au sein du quartier réhabilité des Grésilles est la plus récente et la plus moderne.

Langue et accent dijonnais

La ville de Dijon fait partie de l'aire de locution des langues gallo-romanes. Cependant, le français a totalement remplacé la déclinaison locale qui se maintient néanmoins jusqu'au XIXe siècle dans les faubourgs et surtout en zone rurale à travers un patois se reconnaissant à ses deux spécificités. D'une part, ce parler lyonnais conserve un vocabulaire caractéristique encore employé en Côte-d'Or et lié à la culture du vin comme « bareuzai » désignant le vigneron[135]. L'accent est également reconnaissable, notamment par le roulement de « r » et par l'allongement de certaines phonèmes comme le « eu » et le « a ». L'ellipse de certaines syllabes est aussi très employée comme dans « le chenil », prononcé « le chnil ». On peut noter également la prononciation spécifique du « x » (s) préservée dans les noms de lieu comme Aloxe-Corton ou Auxerre.

Gastronomie

Boutique de moutarde rue de la Liberté

Dijon se veut une capitale de la gastronomie. Chaque année à l'automne se tient à Dijon la foire internationale et gastronomique. Initiée par le maire Gaston Gérard en 1921 et localement surnommée la « Foire », cette manifestation met chaque année un pays différent à l'honneur, et est destinée à promouvoir la culture et le bon vivre bourguignon à travers le monde[136]. Dijon héberge également toutes les années impaires la Biennale internationale des arts culinaires.

Capitale administrative de la Bourgogne, dont le vignoble est mondialement connu, Dijon est donc réputée pour ses vins. Il faut toutefois noter que c'est la ville de Beaune qui est communément admise comme étant la capitale du vin de Bourgogne. Le cassis de Dijon avec lequel est fabriquée la crème de cassis, entre dans la recette du Kir. Apéritif composé d'aligoté et de crème de cassis, il tient son nom du chanoine Kir, maire de Dijon jusqu'en 1968.

Dans la culture populaire, Dijon est en premier lieu connu comme étant la capitale de la moutarde. Le verjus de Bourgogne, qui entre dans la fabrication de la moutarde de Dijon, permet de développer l'essence et le piquant de la graine. La moutarde de Dijon n'étant pas une appellation d'origine contrôlée, sa production n'est pas spécifique à Dijon.

Nombre de spécialités gastronomiques sont également rattachées à Dijon, comme les escargots de Bourgogne, le jambon persillé, la truffe de Bourgogne, le bœuf bourguignon, les gougères, les œufs en meurettes ou le poulet Gaston Gérard, dont le nom provient de l'épouse du maire du Dijon du même nom. Le pain d'épices de Dijon est une appellation de pain d'épices dont la farine est majoritairement à base de blé. Les nonnettes sont un dessert traditionnel dijonnais à base de ce même pain d'épices.

Contrairement à une idée reçue, la fondue bourguignonne est d'origine suisse. Ce nom fait référence d'une part à la fondue au fromage et d'autre part à l'origine de la viande charolaise, la Bourgogne.

Vie militaire

La place de Dijon

Au lendemain de la défaite de 1870-1871, la ville de Dijon est choisie pour constituer une place militaire de deuxième ligne dans le système défensif « Séré de Rivières », entre celles de Langres et de Lyon, en arrière de celle de Besançon. Un ensemble de six forts ceinture donc l'agglomération dijonnaise entre 1875 à 1883, auxquels s’ajoutent quelques redoutes et batteries mais aussi, à l’intérieur même des limites communales, un arsenal et des poudrières. Jamais véritablement étoffée, cette position n'a pas servi comme elle le devait lors des deux derniers conflits mondiaux. Aujourd’hui, les différents sites de cet ensemble ont perdu leur usage militaire : ils sont pour la plupart en cours de réhabilitation[Quand ?].

Article détaillé : Place fortifiée de Dijon.

Les casernements et autres bâtiments militaires

Au cours des deux derniers siècles, Dijon a abrité plusieurs casernements, dénommés « quartiers » ou « casernes » selon les unités militaires occupantes. Souvent installée à l'origine dans d'anciens monastères du vieux Dijon, puis, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, dans des lieux édifiés spécifiquement (« Avenue du Drapeau »), la garnison dijonnaise a été touchée par la réorganisation contemporaine des armées. À la fin du XXe siècle, la plupart des bâtiments ont été réaffectés à un autre usage. Seule la caserne Vaillant conserve une activité conséquente. L'état-major, lui, a longtemps été logé dans un ancien hôtel particulier du centre-ville : l'hôtel d'Esterno, rue Monge. L'arsenal, les subsistances (Manutention) et des poudrières intégrées au système défensif de la ville (cf. « Place de Dijon ») étendaient l'emprise militaire au sud de la commune. La gendarmerie, autrefois hébergée au centre, occupe maintenant le quartier Joffre au nord-est de la commune. Enfin, on signalera l'ancienne présence de l'hôpital militaire Hyacinthe-Vincent.

  • Hôtel d'Esterno
  • Caserne Vaillant
  • Quartier Heudelet
  • Quartier Junot
  • La Manutention

Unités ayant tenu garnison à Dijon

Personnalités liées à Dijon

Au Moyen Âge, Dijon voit la naissance de Jean Sans Peur, Philippe le Bon et Charles le Téméraire, ducs de Bourgogne. Cette période est marquée par la puissance du duché de Bourgogne, dont Dijon est le siège. A la Renaissance, Dijon voit naître quantité d'éminents représentants des arts et lettres, comme l'écrivain Jacques-Bénigne Bossuet, le compositeur Jean-Philippe Rameau, l'homme de lettres Charles de Brosses, le sculpteur François Rude ou le philosophe Maurice Blondel.

La ville de Dijon fut également pourvoyeuse de scientifiques célèbres, comme Gaspard Monge, inventeur de la géométrie descriptive, l'hydraulicien Henry Darcy, l'ingénieur Gustave Eiffel ou Hippolyte Fontaine, promoteur de la dynamo (inventée par Zénobe Gramme). En politique, la période contemporaine est marquée par la forte personnalité du chanoine Kir, maire de Dijon de 1945 à 1968, puis par Robert Poujade, maire de 1971 à 2001 et ministre de l'Environnement entre 1971 et 1974.

Héraldique

Blason Blasonnement
« De gueules, au chef parti : au premier d'azur semé de fleurs de lis d'or et à une bordure componée d'argent et de gueules, au deuxième bandé d'or et d'azur de six pièces et à une bordure de gueules. »

Les armoiries de Dijon ont évolué au fil du temps. Jusqu'en 1391, elles étaient « de gueules plain ». À cette date, le duc de Bourgogne Philippe II le Hardi y fait ajouter le chef aux couleurs du duc de Bourgogne. Durant le Premier Empire, le blason est fortement modifié et devient « parti, au 1er d'azur, au cep de vigne d'or, à la bordure componée d'argent et de gueules ; au 2, bandé d'or et d'azur, à la bordure de gueules, au chef de gueules chargé de trois abeilles d'or qui est des bonnes villes de l'Empire »[137]. Ces armes sont utilisées durant toute la période impériale. À sa fin, les armoiries en vigueur sous Philippe le Hardi sont réinstaurées. Lorsque la ville reçoit la Légion d'honneur en 1899, la croix, sans ruban, est placée dans le champ de gueules. Depuis 1962, la décoration est placée sous le blason, réinstaurant à nouveau les armoiries de Philippe.

Annexes

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Bibliographie

Ouvrages utilisés

  • Pierre Gras (dir.), Histoire de Dijon, Toulouse, Privat, 1987, 432 p. (ISBN 978-2708947230).
    Ouvrage collectif
     
  • André Gamblin, La France dans ses régions, t. 1, CDU et Sedes, 1994 (ISBN 2-7181-45579) 

Ouvrages complémentaires

  • Jean-François Bazin, Le Tout Dijon, Dijon, Éditions Cléa, 2003, 966 p. (ISBN 978-2-87747-595-2)
  • Henri Chabeuf, Dijon. Monuments et Souvenirs, Dijon, Damidot, 1894
  • Eugène Fyot, Dijon, son passé évoqué par ses rues, Dijon, Damidot, 1928, 529 p.
  • Jean Richard (dir.), Dijon. Encyclopédies des Villes, Éditions du Bien Public-Bonneton, 1989, 319 p. (ISBN 2-86253-091-3)

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Un record quotidien de – 21,3 °C a été mesuré en 1985.
  2. Un record quotidien de + 38,1 °C a été mesuré en 1989.
  3. Grégoire de Tours, Histoire ecclésiastique des Francs, tome III, chapitre 19.
  4. « Divonne est le nom celte d'une fontaine sacrée », in Ausone, Ordo XX, 169.
  5. Le camp militaire est, selon Pierre Gras, à l'origine du nom de « Chenôve », qui pourrait signifier canabae du nom des cabanes et échoppes commerçantes qui fleurissaient auprès des camps romains.
  6. Des tronçons furent mis au jour sous les rues Berbisey, de la Préfecture, Vauban, Chabot-Charny, sous le boulevard Carnot et aux Grésilles.
  7. Un sarcophage datant du IIe siècle fut découvert rue du Tillot en 1952.
  8. La ville de Dijon fit partie du diocèse de Langres jusqu'à son érection en évêché le 9 avril 1731 mais du Ve au IXe siècle, les évêques de Langres, fuyant leur cité dévastée par les barbares, résidèrent souvent à Dijon où certains d'entre eux furent inhumés.
  9. Celle-ci fut démolie en 1793, et l'étage souterrain comblé. Cinquante ans plus tard, l'étage inférieur, dit « crypte de Saint-Bénigne » fut redécouvert et fortement restauré, le tombeau remis à jour (E.Fyot(1979)p.278).
  10. Cette statue de huit mètres de haut et de 26 tonnes avait été fondue en 1690 ; il fallut 35 ans pour lui faire effectuer le voyage de Paris à Dijon, tant elle était monumentale.
  11. Il s'agit du décompte de la population légale effectué lors du recensement du 01/01/2006.
  12. De 1954 à 1975, la part de la population active travaillant dans le tertiaire est passée de 62 à 67,5 %(Pierre Gras (1987), p. 312 et 322).
  13. Les maisons à colombages ou à pans de bois se trouvent rue Stéphen-Liégeard, rue Verrerie, rue des Forges (cour intérieure de l’hôtel Chambellan), et rue de la Chouette.

Références

  1. Population légale établie au 01/01/2008 sur Insee. Consulté le 16 mars 2011.
  2. INSEE - Communes de France les plus peuplées en 2007
  3. a et b Insee - Recensement de la population de 2008 - Grand Dijon
  4. Insee : Les 30 premières aires urbaines 2007
  5. Dijon sur le site de Cassini
  6. Le Grand Dijon dans le Réseau métropolitain Rhin-Rhône sur grand-dijon.fr. Consulté le 16 septembre 2010
  7. Cartes IGN consultées sur Géoportail.
  8. Pierre Gras, p. 5.
  9. Un forage place Saint-Michel, réalisé au XIXe siècle a permis de mettre en évidence que la strate du crétacé se situe à 155 mètres de profondeur, cité par Pierre Gras, p. 5.
  10. Voir les images de Dijon et son agglomération au moyen du logiciel en ligne gratuit Vudavion.
  11. Source : Atlas climatique de la Côte-d'Or réalisé par Météo France et conseil général de la Côte d’Or, février 1994, (ISBN 2-11-085172-4).
  12. André Gamblin, La France dans ses régions, tome 1, CDU et Sedes, 1994, (ISBN 2-7181-4557-9), p. 314-315.
  13. Diagnostic communal et choix retenus pour définir les orientations du PADD : caractéristiques du site, de l’environnement et des paysages sur plu.grand-dijon.fr. Consulté le 17 mars 2011.
  14. Programme « eauvitale » sur grand-dijon.fr. Consulté le 17 mars 2011.
  15. a et b Source : Atlas climatique de la Côte-d'Or réalisé par Météo France et le conseil général de la Côte-d’Or, février 1994.
  16. Climat de Dijon sur L'internaute. Consulté le 15 avril 2011.
  17. Récapitulatif des températures à Dijon et en Bourgogne sur meteo-bourgogne.com. Consulté le 21 mars 2011.
  18. Relevé météorologique à Dijon sur Infoclimat (Météo-France). Consulté le 15 avril 2011
  19. a, b, c et d André Gamblin, p. 310.
  20. Dossier : Dijon et la LGV Rhin-Rhône sur Grand Dijon. Consulté le 25 avril 2011.
  21. Le réseau sur Divia. Consulté le 25 avril 2011.
  22. Qu’est ce que Vélodi ? sur velodi.net. Consulté le 25 avril 2011.
  23. Présentation du projet de tramway à Dijon sur Grand Dijon. Consulté le 1er mai 2011.
  24. Dossier Projet Renaissance sur CCI de Dijon. Consulté le 1er mai 2011.
  25. Quetigny environnement, Projet renaissance BA102 : La négation de la démocratie participative. Consulté le 1er mai 2011.
  26. Les nuisances de la base aérienne 102. Consulté le 1er mai 2011.
  27. Base 102 – plan d’exposition au bruit : quelques dates. Consulté le 1er mai 2011.
  28. Pierre Gras, p. 401.
  29. Pierre Gras, p. 405-407.
  30. site de France3 Bourgogne Destruction de la barre de Billardon. Consulté le 1er mai 2011.
  31. Soit 18,6 % des résidences principales, in Journal d'information du Grand Dijon, no  du 17 mai 2009, p. 12.
  32. La LGV Rhin-Rhône / Porte-Neuve, une nouvelle ambition pour Dijon sur le site du Grand Dijon. Consulté le 26 février 2011
  33. Florence Roussel, « L'aménagement durable fait appel à l'intelligence et non à la technologie », dans Actu-Environnement, 14 juin 2010 [texte intégral] .
  34. Divio : Dijon - La mémoire des pierres sur divio.org. Consulté le 16 septembre 2010.
  35. Pierre Gras, p. 16.
  36. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, 1978, p. 246-247 .
  37. Pierre Gras, p. 17.
  38. Entrée « Dijon », in Gérard Taverdet, Noms de lieux de Bourgogne, Paris, éditions Christine Bonneton, coll. « Noms de lieux de France », 2007 .
  39. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance, 2003, p. 142 .
  40. Gérard Coulon, Les Gallo-Romains : vivre, travailler, croire, se distraire - 54 av. J.-C.-486 ap. J.-C., Paris : Errance, 2006. Collection Hespérides, (ISBN 2-87772-331-3), p. 21
  41. Pierre Gras
  42. Description générale et particulière du duché de Bourgogne disponible en ligne.
  43. Pierre Gras, p. 19.
  44. Grégoire de Tours, Historia Francorum, Livre III, paragraphe XIX, Traduction Robert Latouche, Les classiques de l’histoire de France au Moyen Age, volume 27 P. 165 – 166.
  45. J.R. de Belloguet, Les origines Dijonnaises, Dijon 1851.
  46. Cl. Drioton, Le Castrum divionense, Dijon et la Côte d'Or, 1911, t. II, p. 275 - 281.
  47. Les textes des renvois sont tirés directement de La Bourgogne au Moyen Âge, Académie de Dijon, Centre régional de recherche et de documentation pédagogiques, 1972 et cités également par Pierre Gras, p. 28.
  48. Pierre Gras, p. 43.
  49. Hans Stadler, « Activités des corps francs » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne
  50. Pierre Gras, p. 107.
  51. Pour une histoire de l'Académie de Dijon, voir en ligne.
  52. Pierre Gras, p. 162-163.
  53. Pierre Gras, p. 191.
  54. Jean Bart , La Révolution française en Bourgogne, page 125, 1996
  55. Selon Pierre Gras, p. 288 en 1872 la ville compte 42 000 habitants, l'accroissement moyen étant de 1,5 % entre 1801 et 1872, puis de 3,6 % entre 1872 et 1975.
  56. Voir notamment les précisions sur Dijon lors de la guerre de 1870 en ligne.
  57. Pierre Gras, p. 377.
  58. Selon Pierre Gras, p. 379 la classe moyenne se développe rapidement, passant de 34,3 % des actifs en 1954 à 40,2 % en 1975.
  59. Statistiques concernant le Grand Dijon disponibles en ligne.
  60. Pierre Lévêque, La Côte-d'Or. De la préhistoire à nos jours., éd. Bordessoules, 1996, (ISBN 2-903504-43-1), p. 449.
  61. Pierre Lévêque, La Côte-d'Or. De la préhistoire à nos jours., éd. Bordessoules, 1996, (ISBN 2-903504-43-1), p. 453.
  62. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, Charte N°CIII. Texte en ligne.
  63. Extrait du Bien-Public du 29 novembre 2007.
  64. Pour plus de détail sur « Écoplus », voir le dossier sur le site du Grand Dijon.
  65. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 18/12/2009.
  66. INSEE - Résultats du recensement de la population de 2007 - Unité urbaine de Dijon
  67. INSEE - Résultats du recensement de la population de 2007 - Aire urbaine de Dijon
  68. INSEE - Résultats du recensement de la population de 2007 - Zone d'emploi de Dijon
  69. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 16 septembre 2010
  70. Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) sur Institut national de la statistique et des études économiques. Consulté le 16 septembre 2010
  71. Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur Insee. Consulté le 16 septembre 2010
  72. Recensement de la population au 1er janvier 2008 sur Insee. Consulté le 14 avril 2008
  73. Évolution et structure de la population à Dijon en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 16 septembre 2010
  74. Résultats du recensement de la population de la Côte-d'Or en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 16 septembre 2010
  75. Source : CCI de Côte-d'Or.
  76. a et b Emploi - Population active sur Insee. Consulté le 16 septembre 2010
  77. Taux d'activité et taux d'emploi depuis 1975 sur Insee. Consulté le 16 septembre 2010
  78. Taux de chômage depuis 1975 sur Insee. Consulté le 16 septembre 2010
  79. Classement des villes étudiantes françaises sur Toutes les villes. Consulté le 16 septembre 2010
  80. Site du lycée privé Les Arcades.
  81. Site du lycée Carnot.
  82. Site du Lycée Le Castel.
  83. Site du lycée Gustave-Eiffel.
  84. Site du lycée Hippolyte-Fontaine.
  85. Site du lycée Charles-de-Gaulle.
  86. Site du lycée Simone Weil de Dijon
  87. Chiffres clés de l'Université de Bourgogne.
  88. Liste des UFR sur le site de l'université de Bourgogne.
  89. [fetesdelavigne.com Site des Fêtes de la Vigne].
  90. Le CHU de Dijon
  91. Dijon ville santé
  92. Faculté de médecine de Dijon
  93. Le Centre Georges-François Leclerc (CGFL), Centre de Lutte Contre le Cancer de Bourgogne
  94. Journal d'information municipal Dijon, notre ville n°214, juin 2009.
  95. Site du Bien Public
  96. Site de La Gazette de Côte-d'Or.
  97. Site de France 3 Bourgogne.
  98. Site de Magma Dijon.
  99. Encyclopédie Larousse, 1960.
  100. CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl sur site de l'Insee. Consulté le 4 mai 2010
  101. Source: dossier relatif aux pôles économiques de la CCI de Côte-d'Or, p. 7.
  102. Magazine L'Entreprise, octobre 2008, dossier sur le site du Grand Dijon.
  103. a et b Gazette de la Côte d'Or
  104. Usine Nouvelle : SEB
  105. Ibidem
  106. Usine Nouvelle : Lapierre
  107. Voir Dijon Développement, Usine Nouvelle, Valeo
  108. Voir Usine Nouvelle : URGO réintègre des productions, Usine Nouvelle : URGO repense sa stratégie, Usine Nouvelle : Fournier cède URGO
  109. Voir Usine Nouvelle : Oncodesign
  110. Voir Usine Nouvelle : Essilor
  111. Voir articles Forum Eco et Usine Nouvelle
  112. Sont également abandonnés les centres logistique et de R&D dijonnais ainsi que l'usine d'Appoigny dans l'Yonne au profit de l'usine de Chevigny-Saint-Sauveur (Côte-d'Or), avec 245 licenciements prévus sur un effectif de 453, voir Usine Nouvelle 20 novembre 2008 : Quatre sites mettent la clé sous la porte, Usine Nouvelle 27 novembre 2008 : Fermeture de deux usines Amora-Maille, Usine Nouvelle 2 juillet 2009 : Confirmation de la fermeture de l'usine historique de Dijon
  113. Source : Site du conseil général de Côte-d'Or.
  114. Source: Insee-DGCIS-Bourgogne Tourisme, dossier de 2008.
  115. Voir le dossier sur le site France 3 Bourgogne Franche-Comté.
  116. L'église, située dans le quartier des Grésilles, constitue l'un des premiers exemples d’architecture religieuse d'après le concile de Vatican II.
  117. Source : journal d'information du Grand Dijon, 17 mai 2009, p. 16.
  118. St-Philibert sur le site de la ville de Dijon
  119. Détails sur le Jacquemart
  120. La chartreuse de Champmol, in bulletin du renouveau du vieux Dijon, N°42, 2007
  121. Notice no PA00112257, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  122. Claude Garino, Cadrans solaires de Bourgogne, Éditions de l'Armançon, 2004, (ISBN 2-84479-066-6)
  123. Cf. le budget de la ville présenté par la section locale du PS
  124. Voir la fiche consacrée au musée sur le site de la ville.
  125. Dossier relatif aux musées de la Ville de Dijon en ligne.
  126. Site du Musée des Beaux-Arts de Dijon.
  127. Le Consortium - Présentation
  128. Ville de Dijon - Musée archéologique
  129. a et b Ville de Dijon - Musée de la Vie Bourguignonne Perrin de Puycousin
  130. Musée d'Art Sacré sur le site de l'office de tourisme de Dijon
  131. Ville de Dijon - Le Jardin des Sciences : museum, planetarium, jardin botanique
  132. Cf. le site de l'Espace Autogéré des Tanneries
  133. Site de les « Écrans de l'Aventure ».
  134. Liste des bibliothèques de la ville de Dijon.
  135. Exemple de mots typiquement dijonnais.
  136. Site officiel de la Foire internationale et gastronomique.
  137. Borel D’Hauterive : Histoire des armoiries des Villes de France : Dijon sur euraldic.com. Consulté le 6 mai 2011.

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