Ecole maternelle en France

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le système éducatif français

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École maternelle en France

École maternelle en France Enseignement primaire en France •

Toute petite section Petite section Moyenne section Grande section

École élémentaire en France
École élémentaire en France

CP CE1 CE2 CM1 CM2
Enseignement adapté : CLIN CLIS

Collège en France

Collège en France Diplôme national du brevet

6e 5e 4e 3e
Enseignement adapté : CLA UPI SEGPA

Lycée en France

Lycée en France Baccalauréat CAP BEP

2de1eTerminale
Baccalauréat général
Séries : ES L S

Baccalauréat technologique

Séries : ST2S STI STG STL STAV Hôtellerie TMD

Baccalauréat professionnel
Enseignement supérieur

Études supérieures

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En France, l’école maternelle est destinée aux enfants qui ont entre 2 et 6 ans. Gratuite, elle accueille 35 % des enfants de 2 ans et la quasi-totalité des enfants de 3 à 6 ans. Elle constitue un élément important du système éducatif français qui se donne pour but d'assurer l'éveil et la socialisation des jeunes enfants.

Sommaire

Histoire

Les premiers lieux d'accueil de très jeunes enfants ouvrent dès la fin du XVIIIe siècle avec des initiatives comme celle du pasteur Jean-Frédéric Oberlin qui crée dès 1771 une « école de commençans » dans les Vosges. Les autres créations sont plus proches des actuelles garderies. Ce type d'école se développe surtout au début du XIXe siècle avec la révolution industrielle. Leur vocation première est essentiellement sociale : il s'agit d'offrir un lieu de protection aux enfants des ouvrières, afin de les soustraire aux dangers de la rue. C'est pourquoi la maternelle est d'abord nommée salle d'asile ou salle d'hospitalité comme celle fondée par Adélaïde Piscatory de Vaufreland, marquise de Pastoret.

Dans les années 1810-1820, le modèle des infant schools du Royaume-Uni inspire des pionnières comme Émilie Oberkampf. Cette dernière réunit à partir de 1826 d'autres femmes désireuses de propager ces établissements et ouvrent la première salle d'asile parisienne en 1828. En 1831, un « cours normal pour la formation des éducatrices » est créé. Dans les années suivantes, les salles d'asile évoluent dans un sens plus pédagogique. En 1836, elles sont soumises au ministère de l'Instruction publique et se voient dotées d'un statut l'année suivante. La loi Falloux (1850) leur consacre trois courts articles, qui marquent la volonté de laisser une grande liberté aux salles d'asile privées, d'organiser le contrôle de l'État sur elles et de les intégrer dans le système scolaire en n'hésitant pas à employer le terme de programmes.

Mais les salles d'asile se développent surtout sous le Second Empire, grâce à l'action de Marie Pape-Carpantier. Elles prennent le nom d'écoles maternelles, une première fois en 1848, officiellement seulement en 1881, pendant la Troisième République, sous l'autorité de Pauline Kergomard, qui en est la première inspectrice générale. Celle-ci s'oppose à la tendance qui veut faire de ces écoles des lieux d'instruction à part entière, voulant plutôt favoriser le « développement naturel » de l'enfant.

Les maternelles ont dès l'origine été conçues comme devant accueillir les enfants des deux sexes et constituaient ainsi les seules écoles à pratiquer la mixité, longtemps refusée pour les autres niveaux d'enseignement. Quant aux adultes chargés de s'occuper des enfants de ces écoles, il s'agissait exclusivement de femmes.

En 2006-2007, 23,4% des enfants de deux ans étaient scolarisés en France (182 021 élèves), selon les chiffres du ministère, contre 35,3% en 2000-2001, selon le site du magazine L'Express, le 17 septembre 2008 [1].

Organisation

L'école maternelle est destinée aux jeunes enfants de 3 (parfois 2) à 5 ans. Elle comprend traditionnellement trois classes : la petite (PS), la moyenne (MS) et la grande (GS) sections, et compte aussi parfois une très petite section (TPS) pour les enfants de moins de 3 ans. Sa fréquentation est optionnelle, l'accueil des enfants n'étant obligatoire qu'à partir de 6 ans. Elle est ouverte à tous les enfants résidant en France, indépendamment de leur nationalité.

Bien que facultative, l'école maternelle française accueille environ 26% des enfants de deux ans, 95% des enfants de trois ans et la quasi totalité des enfants de quatre et cinq ans. Les classes de très petite (TPS), petite (PS), moyenne (MS) et première partie de la grande (GS) sections forment le cycle des apprentissages premiers. Depuis la Loi d'orientation de 1989, la classe de grande section appartient à la fois au cycle des apprentissages premiers se déroulant à l'école maternelle et au cycle des apprentissages fondamentaux qui regroupe aussi le cours préparatoire (CP) et le cours élémentaire première année (CE1) de l'école élémentaire.

Juridiquement, les écoles maternelles ne sont pas des établissements publics autonomes. Elles n'ont pas de budget de fonctionnement comme les établissements publics locaux d'enseignement (EPLE), collèges et lycées. Le personnel enseignant, ainsi que les aides-éducateurs et assistants d'éducation, dépendent de l'Éducation nationale. Les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (ATSEM) dépendent de la mairie. La commune a la responsabilité des bâtiments et finance les dépenses matérielles.

Les enseignants appartiennent aux mêmes corps - celui des instituteurs (catégorie B) aujourd'hui en extinction et celui des professeurs des écoles (catégorie A) - que ceux exerçant dans les écoles élémentaires. Les écoles maternelles sont regroupées avec les écoles élémentaires au sein de circonscriptions dirigées par un Inspecteur de l'Éducation nationale (IEN) qui procède, entre La législation impose la présence d'un agent territorial spécialisé des écoles maternelles (ATSEM) pour chaque classe de maternelle (les municipalités restant libres d'apprécier le taux de classes par ATSEM). Cependant, uneATSEM pour deux classes étant la norme la plus souvent utilisée, parfois, on trouve un de ces agents de catégorie C dans chaque classe pour assister l'enseignant. Ces titulaires du CAP petite enfance sont des agents territoriaux, salariés de la commune d'implantation de l'école, qui sont chargés d'assister les enseignants dans les activités pédagogiques (sans jamais les remplacer), d'aider les enfants dans leurs activités de la vie quoidienne (repas, hygiène...) et d'aider à la préparation (ou à la remise en état) matérielle des activités.

Si le directeur n'est pas le supérieur hiérarchique du personnel enseignant, il est souvent président de la coopérative de l'école à laquelle cotisent les parents - de façon volontaire et sans obligation - et la mairie et qui, avec un budget limité, permet de financer des projets.

Programmes

Note : Les programmes étant susceptibles de changer, les informations de cette section sont données à titre indicatif et ne sont que les grandes lignes des programmes, qui sont le plus souvent conservées lors des modifications des programmes.
Source : Bulletin officiel de l'Éducation nationale HS1 du 14/02/2002.

Depuis le décret du 06/09/1990, suite à la loi d'orientation de 1989, l'enseignement primaire est organisé en trois cycles pluri-annuels, des objectifs devant être atteints non plus à la fin d'une année scolaire, comme auparavant, mais en fin de cycle.

La maternelle est concernée par deux cycles : son ensemble avec le cycle 1 ou cycle des apprentissages premiers, et uniquement la GS avec le cycle 2 ou cycle des apprentissages fondamentaux, qui inclut aussi les deux premiers niveaux de l'école élémentaire : les cours préparatoire et élémentaire niveau 1 (CP-CE1).

Note : La grande section de maternelle est donc à cheval sur deux cycles.

L'enfant dispose de trois ans pour acquérir l'ensemble des compétences du cycle considéré. Par exemple, un élève entrant en cycle 2 aura trois ans pour acquérir une lecture courante, ainsi qu'une compréhension explicite de textes. Cet apprentissage, réparti sur l'ensemble du cycle, peut être en voie d'acquisition dès la grande section, pour les plus matures ; durant le cours préparatoire pour la plus grande partie des élèves ; pour certains enfants, cet apprentissage n'est parfois possible que durant l'année de CE1.

Cycle 1 ou cycle des apprentissages premiers

Niveaux concernés : l'ensemble de la maternelle (TPS-PS-MS-GS).

Ce cycle est organisé autour de cinq domaines fondamentaux :

  • Le langage au cœur des apprentissages (premiers apprentissages du langage: langages d'action, d'évocation et de communication, développement des facultés d'abstraction, premières expériences de l'écriture par des activités graphiques, découverte du principe d'alphabet...).
  • Vivre ensemble (échanger et communiquer avec les camarades et les adultes, participer aux activités du groupe...).
  • Agir et s'exprimer avec son corps (activités physiques sous forme de jeux, langage du corps, articulation avec d'autres activités).
  • Découvrir le monde (découvertes sensorielles, sensibilisation aux problèmes d'hygiène, observation du monde vivant, approche des concepts d'espace et de temps, des quantités et des nombres...).
  • La sensibilité, l'imagination, la création (activités visuelles, dessin, activités vocales, jouer avec l'image et la voix, activité musicales avec des instruments simples : triangle, rond, carré...).

Cycle 2 ou cycle des apprentissages fondamentaux

Niveaux concernés : la GS de maternelle, plus les deux premières classes de l'école élémentaire (CP et CE1).

Ce cycle est organisé autour de sept domaines fondamentaux :

  • Maîtrise du langage et de la langue française (dialogue, apprentissage de la lecture et de l'écriture...).
  • Vivre ensemble (apprentissage des règles de vie, discipline, première approche de la citoyenneté...).
  • Mathématiques (découverte des nombres, calcul (sur papier, mental et instrumenté), découverte des formes géométriques de base, mesures et grandeurs...).
  • Découvrir le monde (initiation aux matières humaines et scientifiques enseignées plus tard, découverte et compréhension de l'espace, du temps, de la vie, de la matière, des technologies de l'information...).
  • Langues étrangères ou régionales (initiation à la diversité culturelle et linguistique).
  • Éducation artistique (dessin, chant, arts plastiques, travaux manuels...).
  • Éducation physique et sportive.

L'école maternelle constitue une phase essentielle dans le processus d'apprentissage puisque les enfants découvrent et s'initient progressivement aux bases du travail effectué en classe préparatoire et puisqu'il constitue le premier pas de l'enfant dans le processus d'apprentissage.

Les apprentissages essentiels effectués durant le cycle 2 sont évalués pour tous les élèves de CE2 durant le mois de septembre de leur entrée dans le cycle 3. Ces évaluations sont nationales et effectuées de façon identique pour tous les élèves de CE2.

La réforme introduite par la Loi d'orientation de 1989, guidée, d'une part, par une volonté d'industrialiser les process d'éducation et de systématiser l'évaluation, et d'autre part, de satisfaire les attentes en termes de performance et de précocité, n'a pas eu les résultats attendus, les troubles de l'apprentissage et l'échec scolaire ayant nettement progressés

Controverse

L'école maternelle fait l'objet de critiques, notamment :

  • Sur le plan éducatif : un rapport du Haut conseil de l'éducation, publié vers 2007, met en cause l'école maternelle dans l'échec scolaire à l'école primaire.
  • Sur le plan économique, le 3 juillet 2008, le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a déclaré devant la Commission des finances du Sénat, concernant la préscolarisation des enfants de moins de trois ans : « Est-ce qu'il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits de l'État, que nous fassions passer des concours à bac + 5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ? Je me pose la question, ces personnes ayant la même compétence par exemple que si elles étaient institutrices en CM2 »[2]. Ce qui a entraîné un débat, relayé par la publication d'au moins un ouvrage, sur l'éventuelle suppression de l'école maternelle [3].


Les défenseurs de l'école maternelle mettent en avant plusieurs arguments :

  • D'un point de vue éducatif : ils mettent en avant la qualité de l'enseignement apporté (socialisation, langage, développement de compétences, etc.).
  • D'un point de vue physiologique : pour entrer en maternelle, l'enfant ne porte plus de couches : ceci est un prérequis. Les enseignants ne changent donc aucune couche. Les enfants " peuvent également être admis dans la limite des places disponibles s'ils ont atteint l'âge de 2 ans au jour de la rentrée scolaire, à condition qu'ils soient physiquement et psychologiquement prêts à la fréquenter".[1]
  • D'un point de vue économique : ils mettent en avant le coût de garde des enfants, qui serait moindre pour la collectivité à l'école qu'avec d'autres modes de garde[réf. nécessaire].

Notes et références

  1. L'Express.fr du 17 septembre 2008
  2. L'Express.fr du 17 septembre 2008
  3. Julien Dazay, Il faut fermer les écoles maternelles. Le plaidoyer d’un inspecteur de l’Éducation nationale, mars 2008

Voir aussi

Liens internes

Liens externes

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