Reims

49° 15′ 46″ N 4° 02′ 05″ E / 49.26278, 4.03472

Reims
L’hôtel de ville.
L’hôtel de ville.
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Champagne-Ardenne
Département Marne (sous-préfecture)
Arrondissement Reims (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de dix cantons :
I, II, III, IV, V, VI, VII, VIII, IX, X
Code commune 51454
Code postal 51100
Maire
Mandat en cours
Adeline Hazan
2008-2014
Intercommunalité Reims Métropole
Site web www.ville-reims.fr
Démographie
Population 181 468 hab. (2008)
Densité 3 859 hab./km²
Aire urbaine 318 000 hab. ()
Gentilé Rémois
Géographie
Coordonnées 49° 15′ 46″ Nord
       4° 02′ 05″ Est
/ 49.26278, 4.03472
Altitudes mini. 80 m — maxi. 135 m
Superficie 47,02 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Reims [ʀɛ̃s] (orthographe ancienne : Rheims), appelée « la cité des sacres » ou « la cité des rois », est une commune française située dans le département de la Marne et la région Champagne-Ardenne.

Reims est une ville du nord-est de la France, à 130 km du centre de Paris à vol d'oiseau en limite occidentale de la Champagne crayeuse. Elle jouit d'une position privilégiée à la lisière du bassin parisien, notamment en raison de sa situation sur les axes Paris-Strasbourg et Mer du Nord-Méditerranée et de la proximité de l'Allemagne, de la Belgique et du Luxembourg.

Avec 181 468 habitants en 2008, Reims est la douzième commune de France par sa population. L'agglomération se situe au vingt-neuvième rang avec 218 375 habitants. C'est la ville la plus peuplée du département et de la région Champagne-Ardenne, bien qu'elle ne soit ni le chef-lieu du département ni le chef-lieu de la région (cette place revient à Châlons-en-Champagne). Reims est aussi la deuxième ville (hors agglomération) la plus peuplée du nord-est de la France après Strasbourg. Selon le dernier recensement de l'Insee, elle est la sous-préfecture française la plus peuplée intra-muros devant Le Havre (178 769 habitants).

Sommaire


Géographie

Localisation

Situation de Reims parmi les communes de la Marne.

Reims se situe dans le Grand Est français, au nord-ouest du département de la Marne et à l'ouest de la région Champagne-Ardenne. Elle se trouve sur l'axe entre Paris et l'Allemagne, juste au sud de la mégalopole européenne.

À vol d'oiseau, la ville est distante de 130 km de Paris, de 157 km de Metz, de 168 km de Lille et de 282 km de Strasbourg. À l'échelle régionale, Reims est située à 25 km et 107 km au nord d'Épernay et Troyes, à 41 km au nord-ouest de Châlons-en-Champagne et à 75 km au sud-ouest de Charleville-Mézières[1].

Reims est limitrophe de 15 communes : Champfleury, Villers-aux-Nœuds (sur environ 300 m), Bezannes, Tinqueux, Saint-Brice-Courcelles, Saint-Thierry, Courcy, Bétheny, Witry-lès-Reims (sur à peine 100 m), Cernay-lès-Reims, Saint-Léonard (que Reims coupe en deux parties), Puisieulx, Taissy, Cormontreuil et Trois-Puits[N 1],[2]. Pour l'Insee, six de ces communes font partie de l'unité urbaine de Reims[3], avec qui le tissu urbain est continu, et l'ensemble appartient à l'aire urbaine de Reims.

Géologie et relief

Reims se situe à la limite du bassin sédimentaire profond parisien. Elle est bordée au sud par la Montagne de Reims, dont les versants abritent une partie des meilleurs crus du vignoble champenois, au nord-ouest par le massif de Saint Thierry et à l'est par le mont Berru.

La ville est bâtie sur des strates de craies composées de foraminifères datant du Campanien inférieur. On distingue les craies formées de biozones de foraminifères de type g, présentes dans une bonne partie du centre-ville, sous le faubourg de Laon, Orgeval et la cité du Dépôt, et les craies formées de biozones de foraminifères de type h, présentes sous les faubourgs orientaux, occidentaux et méridionaux. Les quartiers situés sur les bords de la Vesle sous construits sur des alluvions récentes et actuelles et les terrains sous-jacents le campus de la ville sont constitués de craie blanche composées de biozones foraminifères i datant du Campanien moyen et supérieur[4].

Hydrographie

Localisation du canal de l'Aisne à la Marne

La ville de Reims est située sur les deux rives de la Vesle, un affluent de l'Aisne de 139,4 km[5], qui prend sa source dans la commune de Somme-Vesle à 153 m d'altitude[6] et traverse le département de l’Aisne jusqu'à Condé-sur-Aisne. Cette rivière est alimentée par 3 ruisseaux : le Cheneu en rive droite à Mourmelon-le-Grand, la Noblette près de Vadenay, et la Prosne en rive gauche à Muizon[7].

Depuis 1866, le canal de l'Aisne à la Marne permet à Reims d'avoir un accès à la Marne à partir des canaux de l'Aisne. Ce canal à bief de partage possède une longueur de 58 km et a permis lorsque cette voie maritime a été rélié en 1861 par le canal de la Marne au Rhin de former une grande ligne de navigation qui permis de relier Strasbourg à Lille en passant par le Rhin[8]. Sur les 24 écluses que comporte cette voix d'eau, 3 sont situés dans cette commune. Le canal de l’Aisne à la Marne est équipé d'un relais nautique sur le boulevard Paul-Doumer[9].

Climat

Selon la méthode Köppen, le climat de Reims est « tempéré océanique humide » (Cfb). L'atmosphère est donc douce et humide[10] avec des hivers qui peuvent aussi se révéler vifs et des étés secs et parfois orageux[11]. Les heures d'ensoleillement sont de 1 705 par an et proviennent principalement des jours d'été. Les précipitations annuelles sont examinées à 604 mm par an[12] soit une moyenne de 122 jours[13]. Lors de la canicule européenne de 2003, Les records de températures étaient de 21,3 °C le 13 août pour le minimum et le record maxi est de 39,3 °C le 12 aout. Ce premier chiffre a été battu le 20 août 2009 avec une température à 21,9 °C. En ce qui concerne les records de pluie, il a été observé 69,2 mm de précipitations le 4 juillet 2006 et 57,8 mm le 24 mai 2007[13].

Relevé météorologique de Reims
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,1 0,0 2,3 3,7 7,7 10,5 12,4 12,2 9,5 6,6 2,9 1,4 5,8
Température maximale moyenne (°C) 5,5 7,0 10,8 14,0 18,4 21,3 24,1 24,2 20,1 15,1 9,3 6,6 14,7
Ensoleillement (h) 50,3 86,1 129,4 171,7 206,9 220 235 216,3 170,6 121,6 71,9 49
Précipitations (mm) 44,1 39,5 50,5 45,4 58,8 58,2 56,4 48,4 53,2 54,9 52 56,5 617,8
Source : Météo-France[13] - Infoclimat[14]


Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Reims[12] 1 705 604 21 22 66
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

Voies de communication et transports

Reims est une ville qui s'est construite en limite du pouvoir centralisé situé en Ile de France, ouvrant sur la Belgique, le Luxembourg et vers l'est jusqu'à l'Allemagne.

Voies routières

L'autoroute A4 à Reims.

Reims est au carrefour de trois autoroutes :

Le contournement Sud de Reims est mis en service le 23 novembre 2010[15]. Les sorties sortie 22 Reims-Tinqueux, sortie 23 Reims-Centre, sortie 24 Reims-Cathédrale, sortie 25 Reims-Saint-Remi et sortie 26 Reims-Cormontreuil par l'A4, les sorties sortie 15 Reims-La Neuvillette et sortie 16 Reims-Colbert par l'A26 et la sortie sortie 27 Reims-Europe par l'A34 permettent l'accès à la ville.

Avant son déclassement, la RN 51 (aujourd'hui RD 951) reliait Orléans aux Ardennes, en passant par Épernay et Reims. Elle faisait partie, avec la RN 31 au départ de Rouen et avec l'ancienne RN 44 (actuelle RD 944) de Cambrai à Vitry-le-François, des routes nationales passant par Reims. Elle se trouve également sur la route touristique du Champagne du Massif de Saint Thierry et de la Montagne de Reims.

Enfin, Reims dispose, en centre-ville, de plus de 40 kilomètres de pistes réservées aux cyclistes. Ces pistes cyclables ne sont qu'une simple bande de peinture sur la chaussée, n'offrant aucune protection vis-à-vis des automobilistes[16].

Transports en commun

Des omnibus devant le théâtre
Articles détaillés : Ancien tramway de Reims, Tramway de Reims et Citura.

Les premiers transports en commun rémois apparaissent en 1872 avec la création de deux lignes d'omnibus à cheval, l'une sur un axe nord-sud et l'autre sur l'axe est-ouest. Leur succès permet l'inauguration d'une troisième ligne. Cependant, à partir de 1881, ils disparaissent peu à peu au profit des tramways hippomobiles qui desservent quatre lignes. Vers 1890, trois millions de voyageurs les fréquentent pour une population de moins de 100 000 habitants. À l'aube du XXe siècle, les chevaux laissent place aux tramways électriques. Détruit pendant la Première Guerre mondiale, le réseau est reconstruit à partir des années 1920. Les premiers autobus arrivent à Reims en 1932 et vont, peu à peu, faire disparaître les tramways, ces derniers ne servant plus, en 1939, que de barricades contre les soldats allemands.

En 1952, la compagnie de transports change de statuts et devient les Transports urbains de Reims. Le réseau s'étend en 1975 à toutes les communes du district de Reims : Bétheny, Bezannes, Cormontreuil, Saint-Brice-Courcelles et Tinqueux. Tout au long de la seconde moitié du XXe siècle, les bus et le réseau se moderniseront. En 2005, les 172 bus ont parcouru 7 699 897 km pour 30 324 568 voyages[17]. Le réseau, aujourd'hui connu sous le nom de Citura se compose de 23 lignes de journée et de 5 lignes de soirée.

Une rame du tramway à l'essai

Après un premier projet avorté datant des années 1980, l'année 2011 marque le retour du tramway à Reims. Son tracé est long de 11,2 km et est ponctué de 23 stations pour deux lignes : de Neufchâtel à l'Hôpital et de la gare-centre à la gare TGV de Bezannes. Le réseau Citura et le tramway sont exploités, dans le cadre d'un partenariat public-privé, par la société Concessionnaire Mobilité Agglomération RémoiSe (MARS).

Transports ferroviaires

Voir également les articles consacrés à ces gares : gare de Reims, gare de Reims-Maison-Blanche, Gare de Reims-Franchet d'Esperey et gare de Champagne-Ardenne TGV
Un TER en gare de Reims.

Trois gares se situent sur le territoire de la commune. La gare principale est la plus ancienne, elle date de 1877[18]. Elle est aujourd'hui desservie par les TER Champagne-Ardenne et certains TER Picardie à destination des gares d'Amiens, Cambrai, Châlons-en-Champage, Charleville-Mézières, Château-Thierry, Dijon, Épernay, La Ferté-Milon, Metz, Troyes et de Sedan. Depuis 2007, elle accueille le TGV Est qui la met à 45 min de Paris[19]. Les TGV s'arrêtent également à la gare de Champagne-Ardenne TGV, située dans l'agglomération, à Bezannes. La gare de Reims-Maison-Blanche se situe à proximité de l'hôpital dans le quartier Maison-Blanche. La troisième est la nouvelle halte-gare Franchet-d'Esperey inaugurée en octobre 2009, dont le coût des travaux s'élève à 3,2 millions d'euros. Elle dessert, sur les lignes en direction d'Épernay et de Gare de Châlons-en-Champagne, le CROUS, RMS et plusieurs facultés[19].

Transports aériens

La deuxième moitié du XXe siècle voit apparaître à Bétheny, au nord de la ville de Reims, l'aérogare de Reims Champagne, le premier aéroport civil régional. Suite à une histoire qualifiée par certains de « chaotique » et à de nombreuses tentatives de sauvetage ayant échouées, l'aérogare ferme finalement le 30 juin 2006[20]. Dès lors, Paris - Vatry, à 50 kilomètres de là, devient l'unique aéroport de transport de passagers en Champagne-Ardenne[21]. Reims conserve toutefois l'aérodrome de Reims-Prunay situé au sud-est de la ville[22].

Urbanisme

Article détaillé : Urbanisme à Reims.

Morphologie urbaine

Logement

Vue panoramique des quartiers HLM Croix-Rouge et Croix du Sud

Du fait de son potentiel touristique, Reims compte près de 60 hôtels ainsi qu'une aire de stationnement pour camping-cars (neuf places)[23] mais aussi un centre international de séjour[24] et une résidence séjour et affaire dans le quartier Clairmarais[25].

Il existe six offices HLM[25] 45 % des logements à Reims sont des logements HLM.

Environ 900 nouveaux logements sont construits chaque année. Le nombre total de logements à Reims est de 91 720.

– Le taux de propriétaires est de 25,1 % pour une moyenne nationale de 55,3 % ;
– le taux de locataires est de 71,6 % pour une moyenne nationale de 39,8 % ;
– le nombre de personnes logées gratuitement est de 3,3 % pour une moyenne nationale de 4,9 % ;
– le nombre de maisons individuelles est de 22,3 % pour une moyenne nationale de 56,8 % ;
– le nombre d'appartements est de 74,4 % pour une moyenne nationale de 40,4 %  ;
– le nombre pour un autre type de logements est de 3,3 % pour une moyenne nationale de 2,8 %.

Voirie

La victoire ailée.

La ville est ceinturée par un périphérique qui prolonge les autoroutes et traversée jusqu'en son cœur par une autre, cette dernière (A4) devrait à terme être profondément remaniée par le plan Reims 2020. Depuis Durocorter la ville est un lieu d'habitation d'importance qui a des phases d'expansion, sous la pression démographique et des phases de régression les invasions barbares, la première Guerre Mondiale et qui était principalement sur la rive droite de la Vesle. L'entrée se faisant par des portes dans la ceinture fortifiée en une ville qui comptait des emprises vertes comme des jardins, des vergers, les parcs, des couvents.

La révolution industrielle lui fait franchir cette ceinture par la création de la gare de Reims qui se fait hors les murs et des zones industrielles se font jour dans le quartier Claimarais, le quartier Verrerie ; une autre phase d'expansion vit la création de quartiers nouveaux à partir des années 1970 avec une importante création d'habitat à loyers modérés avec les quartiers Wilson, Europe, Châtillons, mais aussi des zones pavillonnaires comme les Hauts de Murigny ou des cités jardins comme à Chemin-Vert.

La construction du tramway remanie fortement la circulation urbaine sur l'axe zone commerciale du nord/centre ville et sur l'axe centre ville/gare T.G.V à l'ouest, de nouveaux trottoirs, des couloirs de circulation de voitures plus étroits et au centre l'emprise verte où circulera le Tramway de Reims. Depuis des années la ville supprime des places de stationnement sur la voie publique, généralise le stationnement payant ; mais cette politique va de pair avec des parkings souterrains : parc de stationnement d'Erlon, parc de l'hôtel de ville, parc Gambetta ; aériens avec le parc de stationnement Clairmarais (desservant la gare de Reims), le parc Buirette et le parc Cathédrale, avec la mise en place sur certain sites d'une demi-heure gratuite pour faciliter l'accès de courte durée[26].

La ville est jalonnée de places et espaces verts. Les principales places de Reims sont :

  • La place Drouet d'Erlon, que les Rémois appellent couramment place d'Erlon, est le cœur battant incontournable de la ville où, de jour comme de nuit, tous les prétextes sont bons pour s'attarder dans les cafés, restaurants et autres commerces. En son milieu est érigée la monumentale fontaine Subé, coiffée d'une Victoire ailée recouverte d'or qui a remplacé en 1983 le Génie en bronze enlevé par les Allemands lors de la deuxième
    Place Royale avec en fond la sous-préfecture et la cathédrale
    guerre mondiale.
  • L'une des plus belles places Royales, où se dresse une statue de Louis XV réalisée par Jean-Baptiste Pigalle.
  • La place du Cardinal Luçon, parvis de la cathédrale, est quant à elle distinguée par une statue équestre de Jeanne d'Arc.
  • La place de la République entourée du monument aux morts, des halles Boulingrin et de la porte de Mars.
  • La place des Droits-de-l'Homme, située sur les grands boulevards ceinturant le centre et servant de portes d'entrée dans le cœur de Reims.
  • La place du Forum, où se trouvent une galerie gallo-romaine semi-enterrée, ainsi que l'hôtel Le Vergeur.

Projets d'aménagement

Reims, dans le cadre de la communauté d'agglomération Reims Métropole a élaboré un plan directeur dans le cadre d'une consultation citoyenne appelée Reims 2020, elle a pour cela faire fait appel à trois cabinets d'architectes (Christian Devillers, Bruno Fortier et Philippe Panerai) qui proposèrent chacun un projet.
Le débat, organisé par le Conseil de développement de la Région rémoise, se fit sur la base de ces trois projets qui ont pour ambition le développement de la ville (urbanisme, économie, habitat, enseignement, transport ...) dans un cadre qui s'étend à Reims Métropole, au Pays Rémois et plus loin au G10 (convention passée entre les dix villes de la région au sens large : Châlons-en-Champagne, Charleville-Mézières, Château-Thierry, Épernay, Laon, Sedan, Soissons, Reims, Rethel, Vitry-le-François)[27].

Toponymie

Le toponyme Reims est issu du nom du peuple gaulois des Rèmes qui étaient installés dans la région. Le nom de la capitale des Rèmes était Durocorter, qui deviendra Durocortorum sous les Romains, et provient de duro qui signifie colline fortifiée, oppidum. Elle est indiquée comme Durocorturo sur la Table de Peutinger[28] (segment I) ainsi que sur l'Itinéraire d'Antonin[29].

Le nom Rementium en 314 puis Remos vers l'an 400[30] remplace celui de la capitale Durocortorum suite à la christianisation de la ville.

Au VIe siècle, le territoire est connu sous le nom de Rhemus. Au XIIIe siècle, le nom de la ville évolue en Rains (1277), Remps et Rems (1284) puis Rein (1292) et Rheims. Aujourd'hui, l'ancienne orthographe Rheims est encore utilisée, notamment à l'étranger.[réf. nécessaire]

Histoire

Article détaillé : Histoire de Reims.
Hache polie en diorite - Néolithique – Reims – Muséum de Toulouse
Tombeau de Jovin, musée Saint-Remi
Vue de la face principale de la cathédrale.

La région de Reims à la préhistoire

Haches polies en diorite du Néolithique retrouvées près de Reims, aujourd'hui exposées au muséum de Toulouse.

Les premières traces d'implantation humaine dans les environs de Reims remontent au Néolithique et au Chalcolithique (fin du IIIe millénaire av. J.-C.). Des champs d'urnes de l'âge de bronze y ont été retrouvés. La vallée de la Vesle a connu une occupation assez dense durant l'âge du fer. Il ne reste cependant que très peu de vestiges de ces époques sur le site de l'actuelle Reims.

Antiquité

Article connexe : Rèmes.

Durocorter, oppidum rème

L'oppidum du « Vieux Reims », situé sur les actuelles communes de Variscourt et Condé-sur-Suippe[31], était le chef-lieu des Rèmes. Ils le déplacèrent cependant vers 80 av. J.-C. lors de la construction de l'oppidum de Durocorter, sur le site qui deviendra Reims. Le nom de Durocorter signifiait en celtique « la forteresse ronde ». Pour d'autres, il provient des mots gaulois dure (« tour » ou « eau ») et cort (« métairie »), se transcrivant par « métairie bâtie près d'une tour ou des eaux »[32]. Son toponyme devint Durocortorum d'après les commentaires de Jules César et Duricortora (Δουρικορτόρα) pour Strabon.

Il n'existe que peu d'informations sur ce qu'était Durocorter avant l'arrivée des Romains puisque les gaulois se transmettait oralement le savoir[33]. Elle était cependant considérée comme la « dernière cité civilisée » au nord[34].

Les Rèmes et Rome

Le territoire des Rèmes (REMI) lors de la bataille de l'Aisne en -57.

Voyant l'avancée de l'armée de César en Gaule, les Belges s'unirent pour repousser cette invasion. Les Rèmes restèrent en dehors de la coalition et décidèrent de s'allier avec l'Empire romain. Ils envoyèrent deux députés négocier avec des offrandes à la rencontre des Romains[35]. Ils tentèrent de convaincre leurs « frères » Suessions, avec qui ils partageaient les lois et le gouvernement, de les suivre mais en vain[36]. En 57 av. J.-C., les Belges attaquèrent l'oppidum rème de Bibrax (« Vieux-Laon »)[35]. L'armée de Jules César obtint cependant la victoire[37]. Après le retrait de César, des armées belges attaquent les Rèmes. Les troupes romaines font demi-tour et viennent en aide à leurs alliés[32]. Les Suessions furent placés sous la domination des Rèmes[37]. Le territoire des Rèmes s'étendait à l'époque de la Seine à la Marne et à la Meuse[34].

En 53 av. J.-C., César ordonna au concilium Galliae de se réunir à Durocortorum pour y juger la conjuration des Sénons et des Carnutes. Les Rèmes restèrent fidèles à Rome tout au long de la Guerre des Gaules. Durocortorum fut ainsi classée parmi les cités fédérées, considérées comme indépendantes. La ville, privilégiée du fait de son alliance avec Rome, conserve ses lois, sa religion et son gouvernement[32]. Sous Auguste, leur territoire fut placé dans la province de Belgique dont Durocortorum devint la capitale.

Au Bas-Empire, une muraille est construite pour défendre la ville : la surface enclose réduit considérablement la superficie de la ville (35 ha)[38]. En 357 et en 366, des invasions germaniques sont repoussées dans la région avant qu'elles n'atteignent Reims. Mais en 406, les Vandales s'emparent de la ville et la pillent. Les Rémois sont réfugiés alors dans l'église chrétienne et l'évêque saint Nicaise est décapité sur le seuil de sa cathédrale[N 2]. Et en 451, ce sont les Huns qui attaquent la ville.

Le Moyen Âge

Vue de la face principale de la cathédrale.

Le christianisme apparaît au milieu du IIIe siècle à cause de l'évêque Sixte et une première cathédrale est élevée au IVe siècle mais ce n'est qu'au Ve siècle que l'emplacement actuel commence à être occupé par l'Église qui y installe d'abord un ensemble épiscopal puis plusieurs cathédrales qui se succèdent jusqu'à celle qui existe aujourd'hui[39].

Saint Remi contribue également à la diffusion du christianisme dans la région rémoise aux Ve et VIe siècles. En tant qu'évêque de Reims, il négocie la soumission de Reims à Clovis, à l'actuel emplacement de l'église Saint Nicaise[40]. Le jour de Noël entre 496 et 506[41], Clovis est baptisé dans la cathédrale rémoise par Saint Remi, après avoir reçu une instruction chrétienne de sa part[42]. La tradition veut que le baptême ait lieu le 25 décembre 496, mais selon des auteurs récents, les années 498 ou 499 sont davantage probables[41],[43]. D'après Grégoire de Tours, 3 000 de soldats francs sont baptisés le même jour[44]. Selon la légende, Saint Remi oint Clovis avec la Sainte Ampoule, délivrée par un ange, sous les traits d'une colombe. C'est en raison de cette conversion du roi des Francs que de Louis VII à Charles X, excepté Henri IV, tous les rois de France seront sacrés à Reims, le plus souvent par l'archevêque de la ville[45].

À l'époque mérovingienne, Reims est l'une des capitales de l'Austrasie[N 3], avec Metz, plus centrale où Thierry Ier fixe sa cour en 511.

En 719, Reims est démantelée par Charles Martel ; un grand nombre de monuments rappelant son ancienne puissance et sa prospérité du temps de l'époque gallo-romaine disparaissent.

En 804, Charlemagne y reçoit le pape Léon III.

Vers l'An mil, l'archevêque de Reims, Gerbert d'Aurillac, est élu pape sous le nom de Sylvestre II.

En 1119, la ville reçoit un concile.

En 1143, la ville obtient des franchises communales, qui lui sont retirées peu après[46].

Naissance du conseil de ville

Le conseil de ville rémois est né de la guerre franco-anglaise. Après la défaite de Crécy en 1346 et surtout après celle de Poitiers en 1356, à la nouvelle de la capture du roi Jean II le Bon, la consternation fut générale sur toute la France. Toutes les bonnes villes du royaume prises d’effroi, s’attelèrent à leur propre défense[47]. Pour assurer leur protection, elles se dotèrent d’une institution. À Troyes, les habitants s’étaient munis en 1358 d’un gouvernement municipal unifié[48].

Reims suivit ce mouvement. Pour P. Varin, une nouvelle période de leur histoire s’est ouverte puisqu'un second corps, le conseil de ville, est apparu à côté de l’échevinage[49]. Pour P. Desportes « … la crise de 1358 a seulement consolidé des éléments apparus antérieurement. […] L’innovation […] réside dans cette émergence progressive à partir de 1346 d’un organisme commun à toute la ville chargé de régler les problèmes de défense. En 1358, l’archevêque principal seigneur de Reims a perdu définitivement tout contrôle sur ce corps naissant »[50].

En juin 1358, les Rémois sont entrés dans l’illégalité en portant à leur tête six notables qui ont prétendu gouverner la ville. Le 9 septembre 1358, une lettre du régent du royaume confirme cet acte et reconnaît les administrateurs élus du peuple : « … lesdits habitans […] aient entre eulz, du commun consentement de tous les habitans […] esleu six bonnes et convenables personnes pour prendre garde des ouvrages et nécessitez, seurté et tuition de la ville… »[51]. Il leur permettait de forcer tous les habitants de quelques conditions qu’ils fussent à payer des taxes imposées. Surtout, il les autorisait à changer un ou plusieurs de leurs membres s’il venait à ne plus pouvoir assumer sa fonction. Cet acte érigeait le conseil de ville en institution permanente et urbaine. Il est certain que le régent s’appuya sur les villes, en particulier Reims car la guerre ayant obligé les ruraux à se réfugier dans les villes, ces dernières possédaient « le commerce et toutes les richesses »[52].

La guerre a permis la pérennité du conseil de ville en le rendant indispensable, d’où sa présence encore à notre époque. Les prérogatives du conseil de ville concernaient à ses débuts uniquement la défense. À cette date le processus de formation du conseil est loin d’être arrivé à son terme et c’est durant la guerre de Cent Ans que les institutions urbaines connaissent un nouveau progrès : elles s’imposent[53].

La Renaissance

Le grand chantier municipal, après la guerre de Cent Ans était la réfection de la muraille d'enceinte.
Les débuts de la Réforme protestante à Reims se virent à partir de 1559 en des châteaux amis mais des rixes arrivèrent lorsque les réunions étaient publiques; des sommités sont venues à Reims comme Théodore de Bèze. La réaction de la ligue est importante par l'intermédiaire de la Maison de Guise qui est fortement implantée en ces terres avec Charles de Lorraine. Ils encouragent un fort courant de dévotions dans la ligne du concile de Trente.

Après l'accord de Paul III en 1547, l'université de Reims est créée en 1548 par le cardinal de Lorraine qui vient d'obtenir l'accord du roi; le collège des Bons enfants commence par un enseignement d'arts, puis de théologie et ensuite de droit et de médecine; en 1567 les élèves du séminaire peuvent suivre les enseignements de la faculté. Les Jésuites ouvrent aussi un enseignement à Reims.

En 1562, le massacre de Wassy active une nouvelle phase armée entre les catholiques et les protestants. Même si les confrontations armées sont rares, les troupes ravagent la campagne et obligent les gens à se réfugier dans l'enceinte de la ville. La ligue renforce son emprise sur la ville par Louis de Lorraine et Antoine de Saint Pol alors que Châlons, gouverné par Joachim de Dinteville est fidèle au roi Henri III. Mais Reims finit par faire sa soumission à Henri IV, qui fut, faut-il le dire, sacré à Chartres, et le Château de la Porte de Mars fut détruit comme symbole de la Ligue. Troubles et accalmies se succèdent avec les princes de Sedan et les ducs de Lorraine, jusqu'au traité de Liverdun de 1632.

Avec la guerre contre l'Espagne, puis la fronde, de nouveaux moments de troubles ravagent les campagnes et les milices bourgeoises de la ville protègent bien des vies mais pas de la misère[54]. Le sacre de Louis XIV amène de l'espoir qui est consacré par le traité des Pyrénées en 1659.

C'est en ce temps que la ville se dote à partir de 1757 d'un espace pour bâtir la place royale sous l'impulsion de Trudaine et Legendre, de 1627 d'un hôtel de ville, de fontaines comme celles données par Jean Godinot. Il y a des constructions prestigieuses comme le palais archiépiscopal à partir de 1498, le collège des Jésuites de Reims.

C'est une ville qui attire le commerce lointain par ses quatre foires, celle de Pâques place de la Couture étant la plus importante, qui travaille le cuir, la laine, le lin, le chanvre ses tissages feront la fortune de familles comme celle des Colberts.

La Révolution française

L'université de Reims est un grand centre de formation qui voit passer des hommes qui feront leur chemin comme Brissot, Couthon, Danton, Pétion, Prieur de la Marne, ou Saint-Just, de nouveaux cours s'ouvrent en marge de celle-ci comme des mathématiques en 1745, de dessin en 1748 à l'hôtel de ville, des cours d'accouchement en 1774 et d'anatomie en 1779 par le docteur Robin et un cours de chimie par Pilâtre de Rozier en 1780.
Le bailliage envoie des députés de Reims qui ne se font pas entendre pour leur véhémence. Elle n'est pas une ville meneuse pendant la Révolution française, elle subit surtout les périodes de disette avec une émeute de la faim le 11 mars 1789, pendant l'hiver 1793/1794 il y eut des réquisitions et l'on s'en prit aux accapareurs, ou supposés tels, il y eut une autre famine l'hiver suivant qui mit près du tiers de la population au rang d'indigents. Les édifices des religieux furent mis en vente et la Cathédrale de Reims transformée en grange à fourrage par le représentant Bô. La Sainte Ampoule détruite et les reliques de Saint Remi brûlées en place publique. Le curé constitutionnel Jules-Armand Seraine aurait sauvé une part de ses reliques.
Les massacres de Septembre font neuf morts à Reims, tués le 3 septembre 1792 par des volontaires parisiens rejoignant l’armée en campagne contre les Prussiens qui venaient de faire tomber Verdun[55].
La guillotine a fonctionné quatre fois pendant la Révolution[56].

Le XXe siècle

Le début du XXe siècle est marqué par de retentissants événements aériens qui font de Reims l'un des berceaux de l'aviation dans le monde[57]. C’est dans la plaine située au nord de Reims, à l’emplacement de l’actuelle Base aérienne 112, que sont organisés certains de ces évènements :

  • Le 21 septembre 1901, sur une esplanade longue de 1 350 mètres et large de 800, a lieu la cérémonie mettant fin aux grandes manœuvres militaires de l’Est et au cours de laquelle le tzar Nicolas II de Russie, en présence du président de la République Émile Loubet, passe les troupes en revue – un peu plus de cent mille hommes.
  • Le premier voyage aérien de l'histoire mondiale de l'aviation effectué par Henri Farman le 30 octobre 1908 entre Bouy et la Cité des Sacres (vingt-sept kilomètres), première Grande semaine d'aviation de la Champagne organisée du 22 au 29 août 1909 (premier meeting international d'aviation), seconde Grande semaine d'aviation de la Champagne organisée en juillet 1910, concours d'aéroplanes militaires de Reims d'octobre et novembre 1911 (autre première mondiale) et coupe internationale d'aviation de vitesse Gordon-Benett des 27, 28 et 29 septembre 1913 remportée par le Rémois Prévost avec 203 kilomètres à l'heure.

La garnison de Reims, importante depuis la fin du XIXe siècle, est, au siècle dernier, le lieu de stationnement de nombreuses formations militaires. Celles-ci totalisent plusieurs milliers de soldats logés dans de nombreuses casernes : caserne Colbert (boulevard de la Paix), caserne Jeanne d'Arc (boulevard Pommery), casernes Neufchâtel et Maistre (rue de Neufchâtel). En 2009, seule subsiste la caserne Colbert, désaffectée, dont la démolition, un temps envisagée, a fort heureusement été évitée grâce à la mobilisation des Rémois.

Les casernes et les unités ayant tenu garnison à Reims font l'objet d'un

Article détaillé : Garnison de Reims.

Première guerre mondiale

Bombardement de la cathédrale en septembre 1914.

La Première Guerre mondiale détruit une très grande partie de la ville. La cathédrale Notre-Dame est bombardée par des obus à partir du 4 septembre 1914[58]. C'est ce jour que les Allemands entrent dans Reims et occupent la ville jusqu'au 13 septembre. Durant cette période des obus français touchent le monument. Cependant, après la Bataille de la Marne, les français reprennent la cité[59]. C'est les 17, 18 et 19 septembre que les bombardements, cette fois-ci allemands, sont les plus violents. Un échafaudage, présent pour la restauration de la tour nord de la façade, ainsi que les combles de la grande nef et de l'abside s'enflamment. De nombreuses sculptures et vitraux sont réduits en cendres, de même pour le toit, la charpente et la reste de l'édifice[58]. Elle est par la suite gravement endommagée par de constants bombardements allemands jusqu'en 1918. Ce sont au total 300 obus qui sont tombés sur la cathédrale. À la fin de la guerre, seul le gros œuvre avait résisté au pillonage des obus[59].

Défilé de Tirailleurs sénégalais sous la Porte de Paris, en 1914
En 1924, la ville de Reims construit Le Monument aux Héros de l’Armée Noire, inauguré le 13 juillet 1924 par Edouard Daladier ministre des colonies, pour rendre hommage aux soldats noirs qui ont défendu la ville en 1918[60],[N 4].

À la fin de la guerre la ville est détruite à plus de 60 %[61], à l'instar de la cathédrale. Reims, « ville martyre » devient alors un symbole pour la France entière.

Reconstruction de l'entre-deux-guerres

Après la guerre, un grand débat s'amorce quant à pour savoir s'il convient ou nom de maintenir les traces du passé. Celui-ci prend une ampleur importante pour la cathédrale. En effet, ertains voulaient la garder en état, pour conserver le souvenir des horreurs de la guerre ; d'autres désiraient la reconstruction du monument. Cette dernière option est privilégiée et la reconstruction est confiée à Henri Deneux, directeur des Monuments historiques. Après vingt années de restauration, la cathédrale est « reconsacrée » le 18 octobre 1937 par le cardinal et archevêque de Reims Emmanuel Suhard, devant Albert Lebrun, président de la République française. La reconstruction a été permise notamment grâce à des dons américains, dont les fondations Carnegie et Rockefeller[59].

Une rame du tramway de Reims circule dans la rue de Vesle reconstruite

Pendant les années 1920, Reims est le foyer d'un mouvement littéraire d'importance : Le Grand Jeu, animé principalement par René Daumal et Roger Gilbert-Lecomte.

Il est en la ville un certain nombre de distractions, avec 7 cinémas : l' Alambra rue Emile Zola, l' Empire, l' Accin et l' Opéra place d'Erlon, l' Eden rue Jean Jaurès, le Familial place des six cadrans, le Moderne rue du Barbâtre, le Pommery boulevard Pommery et le Tivoli rue Fléchambault, le cabaret la Grande Taverne rue Carnot et le Chanteclair place d'Erlon; et de réguliers concerts donnés dans le kiosque du parc de la Patte d'Oie. Le Grand théâtre accueillant l'opérette et d'autres actions.

Seconde Guerre mondiale

Le 11 juin 1940 les Allemands entrent à Reims avec des éléments de la 45e division d'infanterie et avec l'occupation arrivent les réquisitions, le rationnement, les personnes arrêtées et fusillées. Avec le contrôle de Reims par les nazis, de nouvelles interdictions frappent l'esprit local : par exemple, plus de piégeage par collet, pas d'arme, pas de TSF pour les Juifs, ne pas marcher par deux de front sur les trottoirs[62].

Le 30 août 1944 les Alliés entrent à Reims; le général Eisenhower y installe son quartier général après la libération de la ville. La reddition de l'armée allemande est signée à Reims dans une salle du collège technique et moderne (actuel lycée Roosevelt) le 7 mai 1945, à 2 h 41, par le maréchal allemand Alfred Jodl. Cette date correspond donc à la fin des combats en Europe. Le lendemain, le 8 mai 1945, à l'initiative de l'Union soviétique, une seconde signature a lieu à Berlin par le maréchal Wilhelm Keitel. Cette seconde date correspond à la capitulation sans conditions du régime allemand.

Depuis 1945

Au sortir de la guerre, comme une grande partie de la France, la ville de Reims connaît une forte urbanisation, notamment avec l'aménagement de quartiers populaires, surtout dans les années 1960-1970 (quartiers Wilson, Orgeval, Europe, Châtillons, Croix-Rouge, etc.).

En 1962, dans le cadre du rapprochement franco-allemand, Charles de Gaulle et le chancelier allemand Konrad Adenauer participent à une messe pour la réconciliation à la cathédrale Notre-Dame de Reims[63].

Le 21 septembre 1996, le pape Jean-Paul II rend visite à la cathédrale de Reims pour commémorer le XVe centenaire du baptême de Clovis. Sur la base aérienne 112, il célèbre une messe devant plus de deux cent mille fidèles.

Politique et administration

Adeline Hazan, maire actuelle de Reims.

Tendances politiques

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, Reims était le centre d'une Champagne catholique et conservatrice qui s'opposait à la Champagne républicaine, notamment constituée autour de Châlons. Cependant, à la fin du siècle, en particulier sous l'influence de l'école de médecine, la ville se convertit à un radicalisme républicain et laïque. Les rémois éliront même un maire particulièrement anticlérical tel Charles Arnould (1900-1904)[64]. Au milieu du XXe siècle, Reims s'orienta peu à peu vers la démocratie chrétienne[64], après une droitisation des radicaux rémois[65]. En 1959, la « cité des sacres » passa sous l'étiquette gaulliste avec l'élection de Jean Taittinger. Après son retrait, en 1977, le communiste Claude Lamblin remporta par surprise la municipalité, réputée bourgeoise, et ce dès le premier tour face à Jean Falala[66]. Ce dernier prit sa revanche en 1983 et fut toujours réélu jusqu'en 1995. Il laissa son siège en 1999 à son adjoint, Jean-Louis Schneiter, en raison de sa maladie. En 2001, le centriste fut réélu, mais les divisions de la droite[67] manquèrent de lui faire perdre la ville. Ce qui arriva en 2008, quand la socialiste Adeline Hazan fut élue maire avec plus de 56 % des voix face à Catherine Vautrin, après un premier tour fratricide à droite[68].

Administration municipale

Conseil municipal

Puisque la population rémoise se situe entre 150 000 et 200 000 habitants, le conseil municipal compte 59 membres. Depuis les élections municipales de 2008, il se compose ainsi[69] :

Groupe Président Effectif Statut
PS-PCF-EELV Adeline Hazan 46 Majorité
UMP-DVD-MoDem Catherine Vautrin 13 Opposition

Liste des maires de Reims

Article détaillé : Liste des maires de Reims.

La maire de Reims est la socialiste Adeline Hazan. Elle a été élue lors des élections municipales françaises de 2008.

Depuis 1945, dix maires se sont succédé à Reims :

Liste des maires de Reims depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Michel Sicre PCF Secrétaire permanent de la CGT
1947 1948 Albert Réville Rad. Gérant de la Société des transports Henri Walbaum, professeur à l'École supérieure de commerce et président du tribunal de commerce
1948 1953 Roger Jardelle Rad. Architecte-expert
1953 1957 René Bride MRP puis DVD Pharmacien et conseiller général (1949-1955 puis 1961-1973)
1957 1959 Pierre Schneiter MRP Corps préfectoral, député (1945-1958), ministre (1946-1951), président de l'Assemblée Nationale (1955) et conseiller général (1958-1964)
1959 1977 Jean Taittinger UDR PDG de la Société du Louvre, député (1958-1973) et ministre de la Justice (1973-1974)
1977 1983 Claude Lamblin PCF Instituteur et conseiller général (1973-1982)
1983 1999 Jean Falala RPR Cadre commercial, député (1967-2002) et conseiller général (1961-1988)
1999 2008 Jean-Louis Schneiter UDF puis DVD Courtier en vins et président de Reims Métropole
2008 en cours Adeline Hazan PS Magistrate et présidente de Reims Métropole

Administration territoriale

Cantons

Reims est une sous-préfecture de la Marne. Elle est le chef-lieu de l'arrondissement de Reims ainsi que de dix cantons[70]. Ceux-ci comprennent la ville et onze autres communes de ses environs. En 2008, ils totalisent 213 776 habitants[71].

Conseiller général Parti Code Insee Population[71] dont Reims Communes
Canton de Reims-1 Jean-Pierre Fortuné      UMP 51 19 30 369  hab. 19 184  hab. 4
Canton de Reims-2 Francis Falala      DVD 51 20 23 529  hab. 23 529  hab. 1
Canton de Reims-3 Alexandre Tunc      PS 51 21 17 380  hab. 17 380  hab. 1
Canton de Reims-4 Sabrina Ghallal      PS 51 22 16 805  hab. 10 393  hab. 2
Canton de Reims-5 Éric Quénard      PS 51 38 21 412  hab. 20 078  hab. 2
Canton de Reims-6 Arnaud Robinet      UMP 51 39 24 381  hab. 24 381  hab. 1
Canton de Reims-7 Jean Marx      PS 51 40 19 284  hab. 10 544  hab. 5
Canton de Reims-8 Alain Lescouet      DVG 51 41 13 017  hab. 8 380  hab. 3
Canton de Reims-9 Virginie Coez      PS 51 42 23 590  hab. 23 590  hab. 1
Canton de Reims-10 Stéphane Rummel      PS 51 44 24 009  hab. 24 009  hab. 1

Quartiers

La ville, de par son histoire et son environnement physique, est une commune avec des quartiers ayant une forte identité. Le centre-ville avec une dominante d'immeubles bourgeois reconstruits après la première Guerre Mondiale ; un quartier nouveau comme Châtillons, créé dans les années 1970 sur les champs, avec des tours et des immeubles sur un plan radial avec la Tour des Argonautes comme centre ; la succession autoroute-Vesle-canal qui amène une séparation entre les deux côtés de cet axe (Courlancy/Saint-Remi par exemple). En partie pour compenser cette situation, en novembre 2008, les huit anciens conseils de quartiers sont passés à douze, avec un rôle d'écoute, de liaison et de proposition, et désormais sans réunion à huis clos[72].

Liste des douze conseils de quartiers de Reims :

Situation géographique des quartiers

     Barbâtre - Saint-Remi - Verrerie      Bois d'Amour - Porte de Paris - Courlancy      Centre-ville      Cernay Jamin - Jean Jaurès - Épinettes      Clairmarais - Charles Arnould      Châtillons      Chemin Vert - Europe      Croix-Rouge - Hauts de Murigny      La Neuvillette - Trois-Fontaines      Laon Zola - Neufchâtel - Orgeval      Maison-Blanche - Sainte-Anne - Wilson      Murigny

Intercommunalité

En 1964, Reims commence à s'associer avec les communes périphériques en un district urbain. Suite à la loi de 1999 sur l'intercommunalité (loi Chevènement), le district devient une structure caduque, et les communes doivent adopter une nouvelle forme d'intercommunalité. Les membres du district n'ayant pas réussi à se mettre d'accord sur les modalités de création d'une communauté d'agglomération (structure préconisée pour une agglomération de cette taille), le district est transformé par défaut, le 1er janvier 2002, en communauté de communes.

Ce n'est qu'au 1er janvier 2004, un accord ayant finalement été trouvé, que la communauté d'agglomération de Reims peut voir le jour. Elle comprend six communes : Bétheny, Bezannes, Cormontreuil, Reims, Saint-Brice-Courcelles, Tinqueux et compte 218 928 hab[73]. En 2005, la communauté d'agglomération de Reims prend le nom de Reims Métropole.

Instances judiciaires et administratives

Services publics

Reims abrite de nombreuses administrations et services publics sur son territoire : bureaux de poste, centre des impôts, trésorerie principale, trois agences nationales pour l'emploi (ANPE), trois ASSEDIC, sécurité sociale (CPAM), caisse d'allocations familiales (CAF) ; un Centre communal d'action sociale (CCAS), etc. Elle regroupe deux casernes de sapeurs-pompiers , un hôtel de police et trois bureaux annexes, deux gendarmeries et une police municipale.

Justice

Le palais de Justice, siège des juridictions rémoises du premier degré, est construit en 1839 à emplacement où se situait l'Hôtel Dieu Notre Dame[74]. La commune de Reims possède un tribunal d'instance et de grande instance, un tribunal de commerce, un conseil des prud'hommes et un tribunal pour enfants. Elle est le siège d'une cour d'appel et dépend de la Cour administrative d'appel de Nancy[75].

Vie militaire

Les casernes et les unités ayant tenu garnison à Reims font l'objet d'un article détaillé : Garnison de Reims

Politique environnementale

Espaces verts

Un jardin familial dans l'agglomération de Reims

À Reims et son agglomération, il existe dix associations de jardins familiaux. Le but de ces associations est de fournir à des familles ou personnes seules des jardins pour leurs besoins personnels, à l'exclusion de toute activité commerciale. Les différentes associations sont situées sur la communauté d'agglomération de Reims (Reims Métropole)[76]. Le tout représente environ 1 800 parcelles associatives. Les jardins familiaux de Reims ont reçu le prix spécial 2005 du fleurissement des jardins familiaux collectifs du Conseil des villes et villages fleuris.

La Société d'horticulture de l'arrondissement de Reims a été créée en 1877 et adhère à la Société nationale d'horticulture de France. Ses principales activités sont le greffage, jardinage, art floral, plantes potagères, fuchsias, orchidées, arboriculture fruitière, plantes vivaces, bassins et plantes aquatiques et parasitologie. Environ 450 personnes y adhèrent[77].

Espace protégé

Le « Massif forestier de la Montagne de Reims (versant sud) et des étangs associés » est classé parmi les zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique ainsi que le réseau Natura 2000. D'une superficie de 1 733 ha, il est composé un ensemble forestier composé de forêts acidiphiles, neutrophiles, bois marécageux, et thermophiles ainsi que de plusieurs étangs et mares. L'ensemble de cette zone regroupe plusieurs espèces rares et protégées et de multiples espèces d'amphibiens, de reptiles, d'oiseaux et de mammifères[78].

Vers le nord de Reims, on retrouve un ensemble sableux qui est à l'origine d'épandage de sables[79]. Au sud-est, les marais de la Vesle constituent, avec 466 ha, de l'ensemble marécageux le plus vaste de la région naturelle de la Champagne Crayeuse, après le celui de Saint-Gond. Historiquement, cette superficie est de plus de 2 000 ha, mais de nombreux secteurs ont été ou drainés puis mis en culture ou convertis en peuplements artificiels de peupliers[80]. Ces deux sites font également partie du réseau de sites naturels Natura 2000.

Eau potable

L'eau potable qui approvisionne la commune provient de trois captages d'eau : Fléchambault au centre de l’agglomération, Couraux à 6 km au sud-est du territoire et Auménancourt à 15 km au nord. Des analyses réalisées en 2009 montrent des teneurs en aluminium comprises entre 0 et 183 g/l et entre 30 et 35 g/l pour le nitrate[81].

Depuis 1993, la ville dispose d'une station d'épuration exploitée par la Direction de l’eau et de l'Assainissement de Reims Métropole. Elle a été remplacé en 1999 pour une autre station répondant aux normes de la qualité de l'eau[82].

Gestion des déchets

La collecte et la valorisation des déchets sont du ressort de la Communauté d'agglomération de Reims Métropole qui a mis en place un système de tri sélectif. Les rémois disposent de quatre déchetteries pour la collecte des ordures[25].

Jumelages

Au 1er janvier 2011, Reims est jumelée avec :

Population et société

Évolution démographique

En 2008, Reims comptait 181 468 habitants (soit une diminution de 3 % par rapport à 1999). La commune occupait le 12e rang au niveau national, alors qu'elle était au 13e en 1999, et le 1e au niveau départemental sur 620 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Reims depuis 1793.

Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par loi du 27 février 2002, dite loi de démocratie de proximité [84], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises.

Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1e janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006[N 5].

Le maximum de la population a été atteint en 1999 avec 187 181 habitants.

Années 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
Population 32 334 30 225 31 779 31 080 39 298 38 959 40 776 43 905 45 754
Années 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
Population 48 350 52 394 58 905 70 434 81 328 93 823 97 903 104 186 107 963
Années 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
Population 108 385 109 859 115 178 76 645 100 998 112 820 116 687 110 749 121 145
Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 -
Population 133 914 152 967 178 381 177 234 180 620 187 181 183 837 181 468 -
Notes, sources, ... Sources : base Cassini de l'EHESS pour les nombres retenus jusqu'en 1962[85], base Insee à partir de 1968 (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[86],[87]

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (20 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,8 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,8 %, 15 à 29 ans = 30 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 17,1 %, plus de 60 ans = 14,4 %) ;
  • 52,8 % de femmes (0 à 14 ans = 15,1 %, 15 à 29 ans = 28,5 %, 30 à 44 ans = 18,5 %, 45 à 59 ans = 17,8 %, plus de 60 ans = 20,1 %).
Pyramide des âges à Reims en 2007 en pourcentage[88]
Hommes Classe d'âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
4,7 
75 à 89 ans
8,4 
9,4 
60 à 74 ans
10,7 
17,1 
45 à 59 ans
17,8 
20,7 
30 à 44 ans
18,5 
30,0 
15 à 29 ans
28,5 
17,8 
0 à 14 ans
15,1 
Pyramide des âges du département de la Marne en 2007 en pourcentage[89]
Hommes Classe d'âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,1 
5,4 
75 à 89 ans
8,7 
11,6 
60 à 74 ans
12,7 
20,6 
45 à 59 ans
20,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
21,8 
15 à 29 ans
20,1 
19,2 
0 à 14 ans
17,1 

Enseignement

Petite enfance

Reims[90] dispose de neuf crèches collectives, gérées pour la plupart par la Société protectrice de l'enfance, et deux crèches familiales. Il y existe aussi dix halte-garderies, ainsi qu'un relai assistantes maternelles (20-22 rue du Ruisselet). Quatre antennes Protection maternelle et infantile (PMI) sont réparties dans la ville. Il existe également onze micro-crèches appartenant à la société Hébé.

Enseignement primaire et secondaire

Reims est le siège du rectorat de l'Académie de Reims. La commune administre 53 écoles maternelles et 48 écoles élémentaires publiques. Elle compte onze collèges publics gérés par le département et six collèges privés[91]. Enfin, la région Champagne-Ardenne gère cinq lycées généraux et technologiques, trois lycées polyvalents et quatre lycées d'enseignement professionnel et les instituts religieux sept lycées, dont trois d'enseignement général[92].

En 2011, le taux de bacheliers au sein de l'académie atteint 88,2 % pour la série Économique et Sociale[93], et 83,13 % pour la série STG[94]. Parmi les lycées que compte les Rémois, le lycée Marc-Chagall se distingue par son fort taux de bacheliers. En effet, près de 97 % des candidats ont obtenu leur diplôme en 2010 avec parmi eux l'intégralité des élèves de baccalauréat sciences et technologies industrielles et un taux de mention « Très Bien » de 8 %. Cet établissement scolaire est ainsi le 46e meilleure lycée de France sur 1 935 et le 2e au sein de l’académie derrière le Lycée Diderot de Langres[95].

Enseignement supérieur

Ancien collège des Jésuites accueillant des expositions et le campus de Sciences Po

Santé

l'American Memorial Hospital en 1927
Article connexe : Quartier Maison-Blanche - Sainte-Anne - Wilson#Maison-Blanche.

Le Centre hospitalier universitaire de Reims est composé de 11 établissements implantés sur plusieurs sites. L'emplacement principal regroupe l'hôpital Robert-Debré inauguré en 1976 par Simone Veil, l'hôpital Maison Blanche ouvert en 1935 et l'American Memorial Hospital pour les enfants[97]. En 2009, ces établissements regroupent 2 430 lits dont 927 pour les personnes âgées et emploient 7 284 personnes dont 688 étudiants[98].

Hommage aux infirmières

Reims dispose d'un grand nombre d'équipements en termes de prévention : quatre centres médico-psychologique, un foyer de post-cure de 15 places, un centre d'accueil et de soins pour les toxicomanes (rue Grandval), un hôpital de jour, un centre médico-psycho-pédagogique, une consultation de dépistage anonyme et gratuit du sida, une maison de la nutrition, du cœur, de l'obésité et du diabète de Champagne-Ardenne, une permanence du mouvement marnais pour le planning familial (MJC Maison-Blanche), etc.. Il existe aussi des bains-douches publics[99]. Enfin, la ville compte 78 pharmacies[25] et 17 foyers logements pour personnes âgées valides offrant une capacité de 1 300 lits[100].

Sport

Drapeau de la ville de Reims.

La ville est historiquement liée au sport. Elle a été la première ville sacrée « ville la plus sportive de France » par le quotidien L'Équipe en 1937[101].

Équipements sportifs

Reims est le berceau de l'hébertisme[102]. Le lieutenant de vaisseau Georges Hébert fut invité par le marquis Melchior de Polignac à mettre en pratique sa méthode naturelle dans le parc Pommery, créé en 1907 (aujourd'hui parc de Champagne), un espace de 22 ha consacré aux loisirs et aux sports. Une véritable École supérieure de formation des professeurs de gymnastique est alors créée, dont Hébert devient le directeur en 1913. Le stand de tir de la Société de tir de Reims, à Tinqueux, a accueilli une épreuve de tir des Jeux olympiques d'été de 1924[103].

De nos jours, on y trouve aussi de nombreux équipements[25] : dix-huit grands équipements (stades ou complexes sportifs), un terrain de baseball, quarante-deux gymnases, six piscines, six courts de tennis, cinq terrains de sport, deux patinoires, un hippodrome, un boulodrome, deux mur d'escalade, un skate-parc, un stand de tir, une piste pour autos radiocommandées, deux bases pour l'aviron.

Associations sportives

Stade Auguste-Delaune

L'office municipal des sports de Reims, abrégé en OMS recense près de 200 associations sportives dans tous les domaines. La ville compte également plusieurs équipes sportives de haut niveau dont le Champagne Châlons Reims Basket, club de Basket-ball Pro B ; le Stade de Reims qui officie actuellement en Ligue 2 ; le Reims Champagne hockey actuellement en Division 1 à la patinoire Bocquaine ; les Régates Rémoises, un des principaux clubs d'aviron français, ainsi qu'en canoë-kayak, sport automobile, water polo, rugby à XV, golf, handball, baseball (cup's) avec son terrain de baseball ou football américain (king's) [104].

Événements sportifs

Reims organise chaque année de nombreuses manifestations sportives[105] comme le célèbre rallye automobile Monte-Carlo dont il est l'une des villes de départ de l'étape de concentration ; le concours international de saut d'obstacles de Reims qui se tient depuis 1929[105] ; le meeting national d'athlétisme de Reims[106], qui est précédé du meeting jeunes d'athlétisme ou encore la manifestation Reims à toutes jambes ! (RATJ)[107], événement dédié aux coureurs avec cinq courses dans la même journée dont marathon et semi-marathon. Enfin, la municipalité organise des rendez-vous sportifs comme les samedis du sport et pour les moins de 12 ans le dispositif Ludosport[105].

Depuis 1936, la ville accueille régulièrement le Tour de France cycliste comme en 1956 où elle a été le pôle de départ de la 43e édition et a été à plusieurs reprises ville-étape du Tour de France[108].

Médias

Médias télévisuels et presse écrite

Reims est le siège social du quotidien régional L'Union (Groupe Hersant Média) dont les ventes sont estimées à 102 636 exemplaires en moyenne durant l’année 2010[109]. Il s'agit de l'unique quotidien à y posséder une édition locale. Dans le domaine des gratuits, L'hebdo du vendredi est un magazine d'information dans la Marne paraissant tous les vendredis[110].

Pour les informations régionales, la chaîne France 3 émet le décrochage de France 3 Champagne-Ardenne. Enfin, la commune va disposer prochainement d'une chaine de chaîne de télévision locale[111].

Radio

Quatre radios locales indépendantes sont diffusées dans la ville : Cigale FM, qui est une radio associative diffusant de la musique, des rendez-vous locaux et d'information ainsi que divers événements organisés dans la ville ; Soleil Média qui diffuse de la musique afro-antillaises ; Radio Primitive, autre radio associative de découverte musicale et Radio Jeunes Reims qui diffuse principalement des musiques et informations destinées aux jeunes auditeurs. Outre le service public, trois radios régionales couvrent la ville : Champagne FM, Happy FM et RCF Reims-Ardennes. Enfin, la radio NRJ diffuse des décrochages locaux.

Lieux de culte

Patio du Temple de Reims
Eglise Saint-Maurice

Culte catholique

REIMS CENTRE

REIMS OUEST

  • Basilique Sainte-Clotilde
  • Église Sainte-Geneviève
  • Église Saint-Bruno "quartier Croix-Rouge"
  • Église Saint-Louis
  • Église Saint-Jean-Marie-Vianney "quartier Wilson", intéressant édifice des années 1960 malgré les vicissitudes
  • Église Saint-Pierre
  • Église Saint-François d'Assise

REIMS EST

  • Église Saint-Nicaise (1923)
  • Église Saint-Vincent-de-Paul "quartier Europe", exemple réussi d'architecture contemporaine en béton armé
  • Église Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle (1898)
  • Église Sainte-Thérèse
  • Église Sainte-Jeanne d'Arc (1922)

REIMS NORD

  • Eglise Saint-Thomas (1847-1853). Le cardinal Thomas Gousset repose entre ses murs
  • Église Saint-Benoît "quartier Laon-Zola", (vers 1910) ;
  • Église votive du Sacré-Cœur "quartier Clairmarais", autre exemple d'architecture en béton armé
  • Église Saint-Joseph
  • Église Saint Paul d'Orgeval
  • Église Saint Jean-Baptiste de la Neuvillette

Culte juif

Synagogue de Reims

Culte mormon

Culte musulman

  • Mosquée de Reims, rue Charles Roche
  • Mosquée El-Mansour, rue Sainte-Thérèse
  • Mosquée Othman, rue de la Maison Blanche
  • Une nouvelle mosquée est en construction chaussée Saint-Martin.

Culte protestant

Cimetières

chapelle Sainte-Croix du cimetière du Nord

Économie

Reims est le premier pôle économique de la région Champagne-Ardenne devant Troyes et Châlons-en-Champagne.

Revenus de la population et fiscalité

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 16 615 €, ce qui plaçait Reims au 19 144e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[112]. Ce chiffre, inférieur à la moyenne nationale est similaire par rapport aux autres grandes villes marnaises (16 551 € à Châlons-en-Champagne, 16 113 € à Sainte-Menehould) mais d'un niveau inférieur par rapport à Épernay avec 16 834 €[112].

Pour l'année 2009, L'imposition des ménages et des entreprises sur les taxes locales donne les valeurs ci-dessous. A noter que la taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[113].

L'imposition des ménages et des entreprises à Reims en 2009[114]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation 20,75 % 6,68 %
Taxe professionnelle (TP) 21,40 % 4,59 % 2,52 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 30,71 % 7,40 % 3,63 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 30,72 % 7,84 % 4,72 %

Emploi

Selon les résultats du recensement de 2008[115], la population active (15-64 ans) de la commune compte 86 113 personnes, soit 67,9 %, ce taux est de 71,5 % au niveau départemental[116]. Les chômeurs représentent 10,0 % de la part totale des 15-64 ans et 12 687 personnes contre 13 654 en 1999. Leur part dans la population active a diminué, passant de 16,1 % à 14,7 %. La ville de Reims possède une importante part de scolarisés et étudiants (17,2 %) tandis que les retraités ou préretraités ne représentent que 5,9 % de la population active et les autres inactifs 9,0 %. Enfin, l'emploi y était très majoritairement salarié et seuls 8,7 % des Rémois n'étaient pas salariés[115].

Emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2007[115]
Emplois ou statut Part
Agriculteurs exploitants 82 0,2 %
Artisans, commerçants, chefs d'entreprise 1 564 5,2 %
Cadres et professions intellectuelles supérieures 5 252 10,8 %
Professions intermédiaires 9 613 23,7 %
Employés 11 035 27,0 %
Ouvriers 6 936 33,2 %

Le taux d'activité entre 20 et 59 ans est de 74 % pour une moyenne nationale de 82,2 %[réf. souhaitée].

Entreprises

La ville compte 3 679 établissements actifs au 1er janvier 2010. Une grande majorité d'entre eux (72,5 %) sont spécialisés dans le commerce, les transports et les services divers dont 24,1 % dans le commerce et réparation auto. Pour le reste, la commune compte 14,8 % d'établissements de l’ordre public et environ 6 % d’établissements dans les domaines de la construction et l'industrie[115]. Enfin, 34,7 % de ces établissements comptent de 1 à 9 salariés tandis que 11,1 % en dénombrent plus de 10 salariés[117].

Principales entreprises de l'arrondissement de Reims par chiffre d'affaires[118]
Nom Chiffre d'affaires Activité
Champagne Céréales 622 866 k€ Stockage, transformation de céréales, semences
Vranken-Pommery Monopole 506 824 k€ Holding de marques de Champagne
Société Coopérative Approvisionnement BT-Lec 302 380 k€ Centrale d'achats du groupe E.Leclerc[N 6].
Champagne Lanson 219 595 k€ Distributeur de vins de Champagne
Vranken Pommery 219 256 k€ Producteur de vins de Champagne

Avec l'arrivée du TGV qui met Reims à seulement 45 minutes de Paris (gare de l'Est), 35 minutes de Marne-la-Vallée et 30 minutes de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, l'agglomération se positionne comme lieu d'accueil privilégié des entreprises parisiennes désirant se délocaliser avec des coûts de fonctionnement en moyenne inférieurs de 25 %[réf. souhaitée].

Une agence de développement économique appelée Invest in Reims[119] a été créée en 2003 pour favoriser la venue d'investissement sur l'agglomération rémoise. Celle-ci est financée par la ville de Reims, la Chambre de commerce et d'industrie et l'agglomération (Reims Métropole). En janvier 2011 celle-ci a accompagné la création de 3 885 emplois et permis l'implantation de 75 nouvelles sociétés[120]

Agriculture

Commerces et services

Le commerce, les transports et les autres services totalisaient 45,6 % des emplois rémois en 2008 tandis que le secteur de l'administration publique, de l'enseignement, de la santé et de l'action sociale en comptent 36,8 %[115]. Les activités commerciales réprésentent 18 % du chiffre d'affaires de l'agglomération en 2000[121].

La ville de Reims compte sept parcs d'activités, dont deux parcs d'activités à proximité immédiates des deux gares TGV de l'agglomération rémoise (Parc Reims Centre et Parc Reims Bezannes)[25]. En ce qui concerne les ZAC, elles sont divisées en plusieurs parcs situés près du territoire de Reims dont la zone de la Neuvillette composée d'un hypermarché Cora et de 52 000 m² de commerces[122] ; la zone de Tinqueux / Thillois dont les deux principales clés d'attraction sont le centre commercial Carrefour) Etoile Tinqueux et l'arrivée en 2010 d'Ikea et de sa zone commerciale Inter Ikea Centre Group[123] ; et du parc de Cormontreuil qui possède près de 170 enseignes nationales dont un autre hypermarché Cora[124].

Au centre-ville, les commerces sont concentrés principalement dans le sud-ouest et le nord-est dans la ville. La rue de Vesle, l'artère commerciale la plus importante (avec la place d'Erlon), traverse, sous différents noms et selon un schéma hérité du plan antique, la ville en passant par la place Royale. Parmi les autres grandes rues commerçantes, on peut citer en centre-ville : la rue de l'Étape, la rue du Cadran-Saint-Pierre, la rue des Élus, la rue Condorcet, la rue de Talleyrand, l'avenue Jean-Jaurès qui se trouve dans la continuité de la rue de Vesle et l'avenue de Laon[précision nécessaire].

Reims est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Reims et d'Epernay. Elle gère le port fluvial et l'aéroport Reims Prunay. Elle est aussi le siège de la Chambre Régionale de l'Economie Sociale de Champagne Ardenne qui regroupe associations, coopératives et mutuelles[125].

Industrie

Principaux secteurs d'activités économiques de Reims :

Culture et patrimoine

Patrimoine architectural

La ville de Reims possède un grand nombre de monuments historiques classés et une politique active de mise en valeur de son patrimoine matériel et immatériel. De ce fait, elle s'est vu décerner le label de Ville d'Art et d'Histoire.

Patrimoine civil

Patrimoine religieux

La Salle du Trésor — Palais du Tau vu des jardins et la Cathédrale

Elle comporte trois édifices inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1991[126],[127].

Autres édifices religieux notoires :

Patrimoine culturel

Musées

Plusieurs musées sont recensés à Reims. Le plus ancien est peut-être le musée des beaux-arts de la rue Chanzy qui a été fondé en 1794 à partir de saisies révolutionnaires. Déplacé dans les bâtiments de l'ancienne abbaye Saint-Denis en 1908, il conserve aujourd'hui des œuvres diverses illustrant les principaux mouvements artistiques depuis le XVe siècle jusqu'au XXe siècle[130]. Toujours dans le domaine de l'art, la ville accueille dans l'aile droite de l'ancien collège des jésuites le FRAC Champagne-Ardenne. Il possède une collection de plus de 600 œuvres d'art contemporain dans la peinture, la photographie, la sculpture, le dessin, la vidéo ou encore le son[131]. Le musée-hôtel Le Vergeur est le musée du Vieux-Reims. Situé place du Forum, des œuvres datant de l'Antiquité au XXe siècle y sont exposées dont cinquante gravures d'Albert Dürer, du mobilier et des œuvres asiatiques du XIXe siècle collectées par Hugues Krafft, ancien propriétaire de l'hôtel[132].

Le musée Saint-Remi, installé rue Simon au sein de l'ancienne abbaye bénédictine, est consacré à l'histoire et à l'archéologie de Reims[133]. Classé au patrimoine mondial tout comme l'abbaye Saint-Remi, le palais du Tau, adjacent de la cathédrale, retrace l'histoire du monument et de son quartier. On y trouve la plus importante collection lapidaire nationale, le trésor royal de la cathédrale ainsi que de nombreux objets utilisés à l'occasion du sacre du roi Charles X[134]. L'autre musée historique est celui de la Reddition où fut signée le lundi 7 mai 1945 à 2h41 la capitulation du IIIe Reich[135].

Le musée automobile Reims Champagne est le cinquième musée automobile de France par l'importance de sa collection qui remonte de 1908 à nos jours ; il est actuellement géré par une association de collections[136]. Dans le domaine de l'astronomie, Reims accueille l'unique planétarium de Champagne-Ardenne, qui reçoit chaque année plus de 27 000 visiteurs[137].

À proximité de Reims, se trouve le musée du Fort de la Pompelle; ce haut-lieu de la Première Guerre mondiale se situe à 5 km de la ville. Le musée de la base aérienne 112 et de l'aéronautique locale à Bétheny présente un siècle d'aviation à Reims et dans ses environs.

La bibliothèque annexe Holden (quartier Jean-Jaurès).

Équipements et salles de spectacles

La municipalité de Reims[138] met à disposition huit salles dans différents quartiers pour toutes sortes de d'activités, qu'elles soient festives, ludiques, ou qu'elles soient pour des congrès, etc. Une maison des associations (à l'angle de la rue du Barbâtre et de la rue Eugène-Wiet) permet d'accéder à neuf salles de réunion, deux salles d'activités physiques, plusieurs bureaux de permanence[139] et des boîtes aux lettres[140].

Le réseau des médiathèques est particulièrement étoffé (7 sites) ; il s'articule autour d'une centrale proche de la cathédrale, la médiathèque Jean-Falala qui a ouvert ses portes le 14 mai 2003. Cet établissement offre 6 500 m² ouverts au public.

La ville compte deux médiathèques (médiathèque Croix-Rouge, médiathèque Jean-Falala)[141], cinq bibliothèques[25] dont la bibliothèque Carnegie et un planétarium.

Reims possède un Opéra, édifié par l'architecte rémois Alphonse Gosset, depuis 1873. Après avoir été détruit lors de la première guerre mondiale, il est reconstruit en 1931. Il s'agit d'un théâtre à l'italienne de style Art déco[142]. Il fait partie des quatre scènes rémoises[25] avec La Cartonnerie,la Comédie et le Manège[143]. Le Centre culturel Saint-Exupéry est un autre lieu de découverte, de production et de diffusion artistique dans les domaines de la musique, de la danse ou encore des arts plastiques[144].

Une programmation associative existe aussi au sein des Maisons de quartier, notamment à l'Espace Le Flambeau (Jean Jaurès) et l'Espace Ludoval (Val de Murigny). Le collectif d'artistes et de groupes de musiques actuelles Oxalart, créé en 1999, organise régulièrement des concerts avec ces structures ainsi que dans les bars.

De plus, Reims possède son Parc des Expositions qui se situe dans la zone industrielle Farman. C'est un complexe de trois salles qui accueille chaque année un grand nombre d'expositions de tout genre, ainsi que des représentations musicales, des spectacles ou des forums. Des artistes comme Indochine ou Toto s'y sont produits.

Il est situé au cœur du centre ville, le centre des congrès Reims Champagne. C'est un complexe utilisé par un grand nombre d'entreprises locales, régionales, nationales et internationales pour y organiser colloques, forums, meetings ou salons. L'architecture du centre des congrès est particulière. En effet, le centre surplombe le boulevard Maurice-Noirot qui longe le canal. Les voitures passent donc sous le centre en longeant le canal.

Le parc des expositions et le centre des congrès forment l'organisation Reims Événements.

Reims et la musique

La ville dispose d'un Conservatoire à rayonnement régional, qui succède à l'École de musique de Reims. Depuis 1912, il dispense un enseignement artistique dans 35 disciplines concernant la musique, la danse et le théâtre. Au-delà d'être une simple école, une centaine de concerts sont donnés chaque année dans ses auditoriums[145].

Reims est actuellement une scène musicale en effervescence, avec un vivier de talents musicaux de tous horizons, et de dimension nationale voire internationale avec des artistes comme Yuksek, Brodinski, The Bewitched Hands ou encore The Shoes. Le quotidien Le Monde n'hésite d'ailleurs pas à qualifier la ville de « capitale française de la pop » dans un article de novembre 2010[146].

Fondé en 1993 à Reims, Césaré devient en 2006 un centre national de création musicale reconnu par les pouvoirs publics, ce qui en fait un acteur majeur de la création musicale contemporaine. Depuis 2009, il est implanté à Bétheny, dans l'agglomération rémoise[147]. La salle La Cartonnerie, construite sur le terrain d'une ancienne usine de cartons[148], apporte également son soutien à la création et à la scène régionale depuis sa création en 2005. Elle se compose notamment de deux salles de concerts, d'un studio d'enregistrement et d'un centre de formation professionnelle. Elle accueille chaque année 80 concerts de musiques actuelles (rock, hip hop, électro, musique du monde, chanson française etc.)[149]. Le festival Elektricity est produit par La Cartonnerie et Césaré[150]. Il se tient chaque année au mois d'octobre et participe au rayonnement musical de la Cité des Sacres.

Reims dans la littérature

« Il n'est de cité que je préfère à Reims : c'est l'ornement et l'honneur de la France. »

— Jean de La Fontaine.

Reims à l'écran

Quelques films (ou scènes) ont été tournés dans la ville et ses environs :

Manifestations culturelles et festivités

La municipalité de Reims encourage les activités associatives et organise, tous les deux ans, le Forum des associations, puis édite un annuaire des associations[151], qui en dénombrait 801 dans l'édition 2005-2006. En alternance avec le forum, se tiennent les Assises des Associations, depuis 1996, afin d'instaurer un dialogue permanent. L'Office des sports organise, tous les deux ans depuis 1984, la Fête du Sport, dans le but de faire découvrir toutes les disciplines sportives et les clubs rémois[152].

Reims participe aux festivités culturelles nationales comme La nuit des musées, les journées européennes du patrimoine, la fête de la musique ou Un été au cinéma.

En mars, se tenaient, jusqu'en 2008, les Rencontres internationales de télévision (RITV)[153], un festival de créations télévisuelles où se rencontraient les professionnels et le public.

Depuis 1989), Méli'môme[154] est un festival dédié au jeune public, qui propose entre 25 et 30 spectacles.

En mai, c'est le festival Brut de scène[155], destiné aux amateurs de théâtre.

Depuis 2003, a lieu Elektricity, un festival de musiques électroniques .

En juin ce sont les Fêtes de Jeanne d'Arc qui drainent un nombreux public, ainsi que le festival international « Les Sacres du Folklore »[156], qui accueille chaque année une dizaine de troupes de danseurs et musiciens traditionnels des quatre coins du monde (depuis 1981).

Durant l'été, se tiennent les Flâneries musicales[157], au cours desquelles sont donnés plus de 100 concerts, dont de nombreux à l'entrée gratuite, dans divers lieux de la ville.

En septembre, c'est Jonglissimo (depuis 1994), une convention de jonglage.

En novembre, Reims jazz festival[158] (16e édition en 2009), un festival dédié au jazz. Et Un automne au ciné, trois jours où les places des cinémas du centre-ville sont à un tarif préférentiel.

Patrimoine environnemental

Entrée du square Charles-Sarazin

Reims dispose de 82 parcs et de 14 aires de jeux[25] qui totalisent près de 220 hectares[159]. La ville compte aussi trois jardins remarquables classés dans la base Mérimée : le jardin d'horticulture Pierre Schneiter[160] (boulevard Louis-Roederer), le jardin des buttes Saint-Nicaise[161] (boulevard Diancourt), le parc de Champagne (anciennement parc Pommery)[162] (avenue du Général-Giraud). Cinq parcours pédestres dont un dédié aux arbres de la ville[163] permettent d'en profiter.

Les principaux espaces verts sont :

Porte de Paris avec en fond le jardin de la Patte d'Oie
  • les promenades, qui vont de l'autoroute au cimetière du nord en bordant le jardin de la patte d'Oie, le jardin d'horticulture Pierre Schneiter, la gare et la place d'Erlon, et étant sur l'ancienne emprise de l'enceinte fortifiée.
  • Le parc Léo Lagrange, avec étang, aires de jeux pour les enfants qui se trouve le long de l'autoroute et est bordé par le stade de football, la patinoire et le complexe René-Tys.
  • Le parc Mendès France situé au Val de Murigny avec son étang et sa zone de jeux pour enfants.
  • L'ancien parc Pommery qui abrite de nombreuses expositions temporaires, un monument, une aire de jeux, un hippodrome, une sorte de théâtre (scène avec butte de terre pour accueillir les spectateurs).
  • Le parc de la Cure d'Air avec un monument à la bataille de Reims.

Gastronomie

Bouteilles de champagne dans les caves de la ville.

Le champagne est un produit emblématique de la région Champagne-Ardenne. Reims fait partie des centes de l'économie du champagne avec Épernay. Même si la ville compte peu de vignes, environ 50 hectares, elle est le siège de nombreuses maisons de Champagne[164] qui possèdent des vignes en-dehors de la ville, en particulier sur la Montagne de Reims. Les maisons de Champagne présentes à Reims exportent chaque année au moins 80 millions de bouteilles[164]. Parmi les « grandes maisons de Champagne »[165] on trouve à Reims : Henri Abelé, Boizel-Chanoine-Lanson-Bruno Paillard, Charles De Cazanove, G.H. Martel et C°, G.H. Mumm, Henriot, Krug, Louis Roederer, Piper-Heidsieck et Charles Heidsieck, Ruinart, Taittinger-Irroy, Veuve Clicquot et Vraken-Pommery. Reims accueille d'ailleurs l'Union des Maisons de Champagne, la plus ancienne institution viticole champenoise. Sous la ville, on compterait 250 km de caves de champagne[164].

Le biscuit rose est, avec le champagne, un des emblèmes gastronomiques de Reims. Sa création remonte à 1691 lorsqu'un boulanger rémois eut l'idée de cuire sa pâte deux fois. Il est arômatisé à la vanille ; sa couleur rose provient du carmin utlisé pour masquer les gousses de vanille. La tradition veut qu'il soit trempé dans une coupe de champagne[166],[167]. Il est fabriqué par la Maison Fossier, dont il représente 50 % de la production, ainsi que par certains boulangers ou pâtissiers champenois[168]. Reims étant le fruit d'une longue tradition pâtissière, on peut citer parmi les spécialités rémoises : les croquignoles, préparés à Reims depuis le Moyen Âge[169], le massepain[170], le Rem (LU) ou Déjeuner de Reims (Fossier), le Charles VII, la galette de Reims et le salé de Reims[171].

Parmi les pâtisseries, il y a également le pain d'épices. Sa production à Reims remonte au moins au XVIe siècle. À l'époque, les pain d'épiciers rémois possèdent leur propre corporation, distincte de celle des boulangers et des pâtissiers[172]. Dans l'Encyclopédie méthodique de 1783, le pain d'épices de Reims est considéré comme « le plus estimé ». Il se compose alors de farine de seigle, de miel, d'un peu de cannelle et de poivre[173]. Malgré la concurrence de Dijon à partir du XIXe siècle, sa production et sa consommation restent importantes jusqu'à la moitié du XXe siècle. Après la deuxième guerre mondiale, la fabrication de pain d'épice à Reims disparait néanmoins peu à peu jusqu'à disparaître[174]. Toutefois, en 2008, la Maison Fossier relande une production de pain d'épices de Reims et de nonnette[175].

En France, la moutarde n'est pas fabriquée à Dijon seulement. On en produit à Reims à partir du vinaigre de Reims et d'épices. Au XIXe siècle, la moutarde de Reims était « très estimée des connaisseurs »[176]. Aujourd'hui cependant, seule la maison Charbonneaux-Brabant produit encore de la moutarde de Reims, sous la marque Clovis[177]. C'est également la seule entreprise vinaigrière rémoise toujours en activité. Le vinaigre de Reims a la particularité d'être élaboré à partir de marc de dégorgement après une seconde fermentation[178]. Il est donc produit à partir du vin de Champagne. Il est caractérisé par une couleur ambrée. Depuis plusieurs années, il retrouve un « certain prestige » auprès des cuisiniers[179]. Du côté de la charcuterie, la spécialité locale est le jambon de Reims. Joseph Favre le considère comme l'un des meilleurs jambon de France avec celui de Bayonne. Il s'agit d'une épaule de porc désossée, cuite dans un bouillon, puis marbrée et chapelurée. Ces morceaux sont ensuite assemblés dans une gelée persillée[180].

Philatélie

Reims a souvent et depuis longtemps été représenté sur les timbres de France.

En 1930, un timbre lilas, vendu 5 F dont 3,50 F au profit de la Caisse d'amortissement, représente un détail de l'Ange au Sourire.

A la même époque, c'est la cathédrale qui figure sur un timbre ardoise. Son pouvoir d'affranchissement est de 3 F. Ce timbre est repris en 1938, légèrement modifié, outremer, à l'occasion des Fêtes de la restauration de la cathédrale de Reims, avec un pouvoir d'affranchissement de 65 centimes et une surtaxe de 35 centimes.

En 1956, à l'occasion du jumelage Reims-Florence, la Poste émet un timbre de 12 F noir et vert représentant un détail de l'Ange au Sourire sur la partie gauche, un détail du tableau le Printemps de Botticelli et au centre le Palais de la Seigneurie (Palazzo della Signoria) à Florence.

En 1977, stylisée, la cathédrale est de nouveau à l'honneur sur un timbre symbolisant la Région Champagne-Ardenne[181].

Personnalités liées à Reims

Héraldique, logotype et devise

Blason ville fr Reims-Empire.svg

Pendant le Premier Empire, Reims fut au nombre des bonnes villes et autorisée à ce titre à demander des armoiries au nouveau pouvoir : elles devenaient "Parti, au 1er, d'argent, à l'aigle d'or, au 2e, d'or, à deux oliviers de sinople, au chef de gueules chargé de trois abeilles d'or qui est des bonnes villes de l'Empire[182].

Blason Reims 51.svg Reims
  • D'argent aux deux rinceaux de laurier de sinople passés en double sautoir, au chef d'azur semé de fleurs de lys d'or.
Rheims Arms.jpg
  • Devise : « Dieu en soit garde »

Compléments

Bibliographie

  • La cité-Jardin  : une histoire ancienne, une idée d'avenir, par le Foyer rémois. Colloque européen 2000 ; Reims), Dorel-Ferré, Gracia. Dir., Henry, Delphine. Collab.,CRDP de Champagne-Ardenne, 2003.
  • Stade de Reims, Grégoire-Boutreau, Pascal, Verbicaro, Tony ; des Cahiers intempestifs ; Stade de Reims, 2001.
  • 50 ans d'affiches et d'histoire de Reims : 1880-1930 ; Jean-François Cornu, éditions du Paysage, 1998.
  • La Champagne terre d'accueil ; Guilbert, Sylvette. Directeur de la publication, Centre d'études champenoises (Reims, Marne); Presses universitaires de Nancy, 1994.
  • Les plans anciens de Reims, 1600-1825, Reims Histoire Archéologie; préface d'Olivier Rigaud.
  • Histoire populaire de la ville de Reims ; Alexandre Hannesse.Sédopols, 1987.
  • Histoire de Reims; Pierre Desportes ; Privat, 1983.
  • Histoire régionale : instruments de travail et documents ; université de Reims, UER Lettres et Sciences humaines, 1979.
  • La cathédrale de Reims  : son histoire, son architecture, sa sculpture, ses vitraux ; Hans Reinhardt, Presse universitaire de France, 1963
  • Histoire de Reims depuis les origines jusqu'à nos jours ; Georges Boussinesq,... et Gustave Laurent; Matot-Braine, 1933.
  • Histoire de la ville, cité et université de Reims : métropolitaine de la Gaule belgique : divisée en douze livres contenant l'estat ecclésiastique et civil du païs, par le R. P. Dom Guillaume Marlot,...., édition : Brissart-Binet, 1843-1846.
  • Histoire civile et politique de la ville de Reims, par M. Louis-Pierre Anquetil. Delaistre-Godet, 1756.
  • Reims, chronique des années de guerre, J. Pernet, M. Hubert, édition Alain Sutton, 2003.
  • La Reconstruction de Reims après 1918, illustration de la naissance d'un urbanisme d'État, François-Xavier Tassel, thèse de doctorat en urbanisme, université de Paris-VIII, 1987
  • Reims, étude d'une croissance urbaine, Georges Colin, Travaux de l'institut de géographie de Reims, no 25/1976,
  • Vignoble et vin de Champagne, Georges Colin, Travaux de l'institut de géographie de Reims, no 15/1973
  • La Vie municipale à Reims, expansion et pouvoir local, 1945-1975, Christian Brut, thèse de doctorat, université de Paris-V, 1980

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Communes classées du sud au sud, dans le sens des aiguilles d'une montre
  2. une dalle dans la nef de la cathédrale actuelle en indique l'emplacement
  3. il est parfois question du royaume de Reims
  4. "Inauguré le 13 juillet 1924 par Edouard Daladier ministre des colonies, il était l’oeuvre du statuaire Moreau-Vauthier et de l’architecte Auguste Bluyssen. Constitué d’un socle en granit rapporté d’Afrique, les noms des principales batailles au cours desquelles les troupes africaines avaient été engagées pendant la Première Guerre mondiale y étaient gravés. Il était surmonté d’un bronze représentant le groupe de soldats africains du Corps d’Armée Coloniale".
  5. Par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de 5 ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc ainsi que la dernière population légale publiée par l’INSEE. Dans le graphique sont par contre représentés l’ensemble des populations légales connues.
  6. Spécialisée dans l'image, le son et l'électroménager

Références

  1. Orthodromie entre Reims et une autre commune de France sur lion1906. Consulté le 22 septembre 2011.
  2. Carte de Reims sur Géoportail. Consulté le 22 septembre 2011.
  3. Composition communale de l'agglomération : 51701-Reims sur Insee. Consulté le 22 septembre 2011.
  4. Carte géologique de la France au 1/50 000e consultée sur InfoTerre
  5. SANDRE, « Fiche cours d'eau - La Vesle (H15-0400) ». Consulté le 21 mars 2011
  6. Géoportail - Institut Géographique National (France), « Géoportail ». Consulté le 21 mars 2011
  7. Cycle de l’Eau sur le site de l'eau de la communauté d'agglomération de Reims. Consulté le 9 octobre 2011
  8. Exposé des travaux Par Strasbourg (France). Handelskammer [lire en ligne]
  9. Relais nautique sur le site du C.I.S Reims. Consulté le 9 octobre 2011
  10. La dégradation climatique sur le site curiosphère : l'éducation en images avec France 5. Consulté le 3 octobre 2011
  11. Le climat champenois sur le site de la SARL Champagne J. Dumangin Fils. Consulté le 3 octobre 2011
  12. a et b Données climatiques de Reims sur le site linternaute.com de la société commerciale Benchmark Group. Consulté le 3 octobre 2011
  13. a, b et c Relevés pour la station de Reims-Courcy sur Météo-France. Consulté le 3 octobre 2011
  14. Normales et records des stations météo de France sur Infoclimat. Consulté le 8 octobre 2011
  15. Mise en service du contournement sud de Reims le 23 novembre prochain sur Contournement Sud de Reims - SANEF. Consulté le 8 octobre 2010
  16. REIMSAVELO : déplacements dans Reims à vélo
  17. Les transports en commun sur Site de la ville de Reims. Consulté le 6 octobre 2010
  18. Alain Mengus, « Gare de Reims » sur Photoenligne.free.fr. Consulté le 7 octobre 2010
  19. a et b [PDF]Dossier de presse : Inauguration de la halte ferroviaire Franchet-d'Esperey sur Réseau ferré de France, 5 octobre 2009. Consulté le 7 octobre 2010
  20. Frédéric Marais, Champ'éco, « Transport aérien de passagers : Vatry reste seul en piste. », août/septembre 2006. Consulté le 27 octobre 2010
  21. Orthodromie entre Reims et Vatry. Consulté le 27 octobre 2010
  22. L'aérodrome de Reims-Prunay sur le site de la CCI de Reims et d’Epernay. Consulté le 9 octobre 2011
  23. Présentation sur le site de la mairie
  24. CIS Reims
  25. a, b, c, d, e, f, g, h et i Plan interactif de Reims [lire en ligne]
  26. le stationnement sur le site de la mairie
  27. le site Reims 2020
  28. http://www.cambridge.org/us/talbert/talbertdatabase/TPPlace609.html
  29. (la) Gustav Friedrich Constantin Parthey et Moritz Edward Pinder, Itinerarium Antonini Augusti et Hierosolymitanum, Berlin, F. Nicolai Berolini, 1848 [lire en ligne], p. 170 
  30. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 1, Genève, Librairie Droz, 1991 (ISBN 13 978-2-600-02884-4) [lire en ligne], p. 252 
  31. Jean-Luc Massy, « Circonscription de Picardie », vol. 41, CNRS Éditions, coll. « Gallia », 1983 [lire en ligne], p. 236 
  32. a, b et c Geruzez 1817, p. 27
  33. Geruzez 1817, p. 24
  34. a et b Geruzez 1817, p. 25
  35. a et b Napoléon III, Histoire de Jules César, vol. 2 : Guerre des Gaules, Paris, Henri Plon, 1866, 583 p. [lire en ligne], p. 98-104 
  36. Amédée Thierry, Histoire des Gaulois : depuis les temps les plus reculés jusqu'à l'entière soumission de la Gaule à la domination romaine, vol. 2, Paris, A. Sautelet et Cie., 1828, 414 p. [lire en ligne], p. 344-347 
  37. a et b Jules César, Commentaires sur la Guerre des Gaules, vol. 8, chap. 6 
  38. Gérard Coulon, Les Gallo-Romains : vivre, travailler, croire, se distraire - 54 av. J.-C.-486 ap. J.-C., Paris : Errance, 2006. Collection Hespérides, ISBN 2-87772-331-3, p. 21
  39. La ville médiévale sur site de la ville de Reims. Consulté le 31 octobre 2011
  40. Geruzez 1817, p. 30
  41. a et b Michel Rouche, Clovis, histoire et mémoire - Le baptême de Clovis, son écho à travers l'histoire, volume 1, Presses Paris Sorbonne, 1997, p. 285
  42. Geruzez 1817, p. 31
  43. Léon Levillain, « La conversion et le baptême de Clovis », dans Revue d'histoire de l'Église de France, 1935, 91e éd. [lire en ligne], p. 161 
  44. Léon Levillain, Ibid., p. 182
  45. Laurent Theis, Clovis: de l'histoire au mythe, Editions Complexe, 1996, 225 p. [lire en ligne (page consultée le 31 octobre 2011)], « Aux racines de la royauté sacrées », p. 85-92 
  46. André Chédeville, « Le mouvement communal en France aux XIe et XIIe siècles, ses éléments constitutifs et ses relations avec le pouvoir royal » in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe-XVIIIe siècles) : Actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des Musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers. ISBN 2-9519441-0-1, p 20
  47. GLENISSON, J. et HIGOUNET, C., Remarques sur les comptes et sur l'administration financière des villes françaises entre Loire et Pyrénées (XIVe et XVIe siècles), dans Finances et comptabilités urbaines du XIIIe au XVe siècle, Actes du Colloque international de Blankenberge, 1962, p. 31-74.
  48. BIBOLET, F., Les institutions municipales de Troyes aux XIVe et XVe siècles, Mémoire de la société académique du département de l'Aube, 1939-1953, t. 99-101.
  49. VARIN, P., Archives administratives de la ville de Reims, Paris, Documents inédits sur l'Histoire de France, 1839-1848, 5 vol., Introduction, p. VII-IX.
  50. DESPORTES, P., Reims et les Rémois aux XIIIe et XIVe siècles, Paris, A. et J. Picard, 1979, p. 563.
  51. VARIN, P., op.cit., t. 3, pp. 107-112.
  52. Ibid, p. 113.
  53. Haramila Boufenghour, Le Conseil de ville rémois dans la première partie du XVe siècle à travers son plus ancien registre de délibérations (1422-1436), mémoire de maîtrise dactylographié, université de Reims, 1995, p. 12.
  54. Le témoignage d'Odouard Coquault dans ses Mémoires
  55. Frédéric Bluche, septembre 1792. Logiques d'un massacre, Paris, Robert Laffont, 1986, ISBN 2-221-04523-8, p. 103
  56. Reims et ses quartiers, Michel Thibault, édition Alan Sutton, page 13.
  57. Présentation sur le site de la mairie
  58. a et b Louis Capitan, « Les destructions produites à la cathédrale de Reims par le bombardement allemand, observations nouvelles », dans Comptes-rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 59e année, 1915, 1re éd., p. 37-44 
  59. a, b et c Le reconstruction d'un monument martyr, la cathédrale de Reims sur INA, 18 octobre 1937. Consulté le 01 novembre 2011
  60. Le Monument aux Héros de l’Armée Noire, sur le site de la Ville de Reims
  61. François Cochet, « La reconstruction de Reims après 1918 », dans Vingtième Siècle, coll. « Revue d'histoire », avril-juin 1989 [lire en ligne], p. 145-147 
  62. Reims, chronique des années de guerre, J. Pernet, M. Hubert, édition Alain Sutton, 2003, page 11
  63. Site de la mairie
  64. a et b Joseph Garnotel (photogr. Dominique Metreau, Jean-Louis et Joseph Garnotel), Champagnes au pluriel : Un espace, une histoire, un vin, une région, Le Labyrinthe Livre, octobre 2006, 312 p. (ISBN 2-9526981-0-4), p. 93-94 
  65. Michel Royer, « Les édiles rémois, du lendemain de la Première Guerre mondiale à la fin de la Quatrième République », dans Jean-Paul Brunet, Les conseillers municipaux des villes de France au XXe siècle, Presses universitaires de Bordeaux, 2007, 219 p. (ISBN 2867813921) [présentation en ligne], p. 144 
  66. Jean-Louis Lescene, « Reportage vidéo du journal d'Antenne 2 : La mairie de Reims passe à gauche » sur Institut national de l'audiovisuel, 21. Consulté le 3 octobre 2011
  67. Jean-Paul Piérot, « Reims La guerre des droites dans la cité des sacres », dans L'Humanité, 27 janiver 2001 [texte intégral (page consultée le 3 octobre 2011)] 
  68. Denis Demonpion, « Reims, le grand choc », dans Le Point, 23 mars 2008 [texte intégral (page consultée le 3 octobre 2011)] 
  69. Les élus - Le conseil municipal sur site de la ville de Reims. Consulté le 3 septembre 2011
  70. liste des cantons de l'arrondissement de Reims sur Insee. Consulté le 22 septembre 2011.
  71. a et b Populations légales 2008 des communes et des cantons de la Marne sur Insee. Consulté le 22 septembre 2011.
  72. Les conseils de quartier nouveaux sont arrivés | L'Union
  73. Chiffres 1999
  74. En direct avec l'histoire de Reims, Place Myron Herrick sur le site mars-reims(document PDF). Consulté le 13 novembe 2011
  75. Annuaire des juridictions sur le site du ministère de la justice. Consulté le 11 juin 2011
  76. Les jardins familiaux sur le site officiel de la mairie de Reims. Consulté le 11 novemnre 2011
  77. Présentation sur le site de la société d'Horticulture de Reims. Consulté le 11 novembre 2011
  78. ZNIEFFG2 210015554 - Massif forestier de la montagne de Reims (versant sud) et étangs associes sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel. Consulté le 11 novembre 2011
  79. FR2100274 - Marais et pelouses du tertiaire au nord de Reims sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel. Consulté le 11 novembre 2011
  80. FR2100284 - Marais de la Vesle en amont de Reims sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel. Consulté le 11 novembre 2011
  81. Agglomération rémoise : une eau de qualité sur le site officiel de la mairie de Reims. Consulté le 11 novemnre 2011
  82. Page d'accueil sur le site de l'eau de la communauté d'agglomération de Reims. Consulté le 11 novembre 2011
  83. a, b, c, d, e, f et g Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures sur le site du ministère des affaires étrangères. Consulté le 13 novembre 2011
  84. Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V "des opérations de recensement".
  85. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 9 octobre 2011
  86. Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) sur Insee. Consulté le 9 octobre 2011
  87. Recensement de la population au 1er janvier 2008 sur Insee. Consulté le 9 octobre 2011
  88. Évolution et structure de la population à Reims en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 2 janvier 2010
  89. Résultats du recensement de la population de la Marne en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 2 janvier 2010
  90. Présentation sur le site de la mairie
  91. Collèges à Reims sur le site du ministère de l'éducation nationale. Consulté le 9 octobre 2011
  92. Lycées à Reims sur le site du ministère de l'éducation nationale. Consulté le 9 octobre 2011
  93. Résultats du bac ES 2011 sur le site de l'académie de Reims. Consulté le 9 octobre 2011}
  94. Statistiques BAC STG - session 2011 sur Le Figaro. Consulté le 9 octobre 2011
  95. Palmarès des Lycées 2011 - Lycée Marc Chagall sur Le Figaro. Consulté le 9 octobre 2011
  96. le site de la formation au CHU
  97. Les établissements du CHU sur le site du CHU de Reims. Consulté le 25 octobre 2011
  98. Chiffres-clés 2009 du CHU sur le site du CHU de Reims. Consulté le 25 octobre 2011
  99. Santé / Préventions sur le site officiel de la mairie de Reims. Consulté le 25 octobre 2011
  100. La ville et ses sénoirs sur le site officiel de la mairie de Reims. Consulté le 25 octobre 2011
  101. Challenge de la ville la plus sportive - Palmarès sur L'Équipe. Consulté le 25 octobre 2011
  102. Reims, berceau de l'hébertisme sur le site officiel de la mairie de Reims. Consulté le 25 octobre 2011
  103. Rapport officiel des Jeux olympiques de Paris pp. 563-5[lire en ligne]
  104. Annuaire des associations de l'Office des Sports de Reims, Guide des Sports, revue annuelle, [lire en ligne]
  105. a, b et c Evènements sportifs sur le site officiel de la mairie de Reims. Consulté le 26 octobre 2011
  106. EFSRA REIMS athlétisme sur le site de l'EFSRA. Consulté le 26 octobre 2011
  107. Reims à toutes jambes sur Le site du marathon de Reims. Consulté le 26 octobre 2011
  108. Reims dans le Tour de France depuis 1947 sur Le dico du tour, site personnel de Joel Rambault. Consulté le 26 octobre 2011
  109. L'Union-L'Ardennais sur l'OJD. Consulté le 30 octobre 2011
  110. Page d'Accueil - Édition Reims sur L'hebdo du vendredi. Consulté le 30 octobre 2011
  111. Appel à candidatures pour l'édition d'une télévision locale sur le site du Conseil supérieur de l'audiovisuel. Consulté le 30 octobre 2011
  112. a et b CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl sur le site de l'Insee. Consulté le 24 septembre 2011
  113. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  114. Impots locaux à Reims sur taxes.com. Consulté le 3 novembre 2011
  115. a, b, c, d et e Résultats du recensement de la population - 2008. Consulté le 24 septembre 2011
  116. Résultats du recensement de la population pour la Marne.. Consulté le 24 septembre 2011
  117. Vitry-le-François (51649 - Commune) sur le site de l'Insee. Consulté le 25 septembre 2011
  118. Les 101 premières entreprises de la Marne sur le site de la CCI de Reims et d'Epernay, 2008. Consulté le 25 septembre 2011
  119. Reims Champagne Développement
  120. Les bons résultats d'Invest in Reims | L'Union
  121. [PDF] Frédéric Marais, « Le commerce marnais se porte plutôt bien » sur le site de la chambre de commerce et d'industrie de Reims et d'Epernay. Consulté le 11 novembre 2010
  122. Commerce artisanat sur le site officiel de la ville de Reims. Consulté le 25 septembre 2011
  123. Julien Bouillé, « Zone Ikea : « Une attraction régionale » » sur L'Union, 2011. Mis en ligne le 03 mai 2011, consulté le 25 septembre 2011
  124. Page d'accueil sur le site de la zone commerciale de Cormontreuil. Consulté le 25 septembre 2011
  125. Page d'accueil sur le site du CRESCA - Chambre Régionale de l'Économie Sociale de Champagne-Ardenne. Consulté le 25 septembre 2011
  126. Description sur le site de l'UNESCO
  127. Présentation sur le site de la mairie
  128. brisée en 1793
  129. Site officiel du millénaire de la basilique Saint-Remi de Reims
  130. Musée des Beaux-arts sur site de la ville de Reims. Consulté le 10 octobre 2010
  131. Présentation sur FRAC Champagne-Ardenne. Consulté le 10 octobre 2010
  132. Musée Le Vergeur sur site de la ville de Reims. Consulté le 10 octobre 2010
  133. Musée Saint-Remi sur site de la ville de Reims
  134. Palais du Tau sur site de la ville de Reims. Consulté le 10 octobre 2010
  135. Musée de la Reddition sur site de la ville de Reims. Consulté le 10 octobre 2010
  136. Musée automobile Reims Champagne sur site de la ville de Reims. Consulté le 10 octobre 2010
  137. Planétarium sur site de la ville de Reims. Consulté le 10 octobre 2010
  138. Présentation sur le site de la mairie
  139. une trentaine d'associations en 2007
  140. au nombre de 70 en 2007
  141. Bibliothèque Municipale de Reims
  142. Historique sur Opéra de Reims. Consulté le 01 novembre 2011
  143. Manège de Reims
  144. Présentation sur Centre culturel Saint-Exupéry. Consulté le 1 novembre 2011
  145. Présentation de l'établissement sur Site du Conservatoire à rayonnement régional de la ville de Reims. Consulté le 01 novembre 2011
  146. Odile de Plas, « Reims est également la capitale française de la pop », dans Le Monde, 27 novembre 2010 [texte intégral] 
  147. Césaré à Reims, centre national de création musicale sur site de la Direction régionale des Affaires culturelles de Champagne-Ardenne. Consulté le 01 novembre 2011
  148. La Cartonnerie sur Evene. Consulté le 01 novembre 2011
  149. Présentation sur La Cartonnerie. Consulté le 01 novembre 2011
  150. Les producteurs sur Festival Elektricity. Consulté le 01 novembre 2011
  151. [PDF] Annuaire des associations
  152. [ http://www.officedessportsreims.fr/ Office des sports].
  153. Rencontres Internationales de Télévision
  154. Meli’môme
  155. Bienvenue sur le site de la maison de quartier Jean Jaurès
  156. Les Jolivettes Les Sacres du Folklore
  157. 19e Flâneries Musicales de Reims
  158. djaz51 Les dernières nouvelles
  159. Présentation sur le site de la mairie
  160. Présentation dans la base Mérimée
  161. Présentation sur la base Mérimée
  162. Présentation sur la base Mérimée
  163. Présentation sur le site de la mairie
  164. a, b et c Remi Wafflart, « Dossier : Quelle est la capitale du Champagne ? », dans L'Union, 10 mars 2009 [texte intégral (page consultée le 05 novembre 2011)] 
  165. Les Grandes Marques de champagne sur Union des Maisons de Champagne. Consulté le 05 novembre 2011
  166. Histoire du biscuit rose sur Maison Fossier. Consulté le 05 novembre 2011
  167. Biscuit Rose de Reims sur Champagne-Ardenne Tourisme. Consulté le 05 novembre 2011
  168. [PDF]Le biscuit rose sur Centre régional de documentation pédagogique de Reims. Consulté le 05 novembre 2011
  169. Croquignole sur Maison Fossier. Consulté le 05 novembre 2011
  170. Massepains et Rochers sur Maison Fossier. Consulté le 05 novembre 2011
  171. Frédéric Marais, « Fossier voit la vie en rose », dans Champ'éco, no 43, juin-juillet 2005, p. 36-40 [texte intégral [PDF] (page consultée le 05 novembre 2011)] 
  172. Pol Gosset, « Le pain d'épice de Reims », dans Bulletin du Comité du Folklore Champenois, vol. 20, coll. « Revue d'histoire de la pharmacie », novembre 1931 [lire en ligne], p. 9-10 
  173. L'Encyclopédie méthodique ou par ordre de matières par une société de gens de lettres, de savants et d'artistes ; précédée d'un Vocabulaire universel, servant de Table pour tout l'Ouvrage, ornée des Portraits de MM. Diderot et d'Alembert, premiers Éditeurs de l'Encyclopédie., vol. 15, t. 2 : Commerce, Paris, Panckoucke, 1783 [lire en ligne (page consultée le 05 novembre 2011)], p. 75 
  174. [PDF]Le pain d'épices de Reims sur Centre régional de documentation pédagogique de Reims. Consulté le 05 novembre 2011
  175. Pains d'épices de Reims et nonettes sur Maison Fossier. Consulté le 05 novembre 2011
  176. [PDF]La moutarde de Reims sur Centre régional de documentation pédagogique de Reims. Consulté le 05 novembre 2011
  177. Moutarde de Reims sur Champagne-Ardenne Tourisme. Consulté le 05 novembre 2011
  178. [PDF]Le vinaigre de Reims sur Centre régional de documentation pédagogique de Reims. Consulté le 05 novembre 2011
  179. Vinaigre de Reims sur Champagne-Ardenne Tourisme. Consulté le 05 novembre 2011
  180. Sophie Claeys-Pergament, « Le mystère du jambon de Reims », dans L'Union, 06 février 2008 [texte intégral (page consultée le 05 novembre 2011)] 
  181. Catalogue Yvert et Tellier, Tome 1
  182. Héraldique 400000 bl. + 125807 dess., Rietstap, d'Hozier, Logiciels LES ESCUS DES ARMES, H_THEQUE

Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Reims de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Reims — • Archdiocese of Reims comprising the district of Reims in the Department of Marne and the whole Department of Ardennes Catholic Encyclopedia. Kevin Knight. 2006. Reims     Reims      …   Catholic encyclopedia

  • Reims — Reims …   Deutsch Wikipedia

  • Reims — Saltar a navegación, búsqueda Reims Escudo …   Wikipedia Español

  • REIMS — Bâtie sur l’emplacement d’un établissement préhistorique, la cité gauloise, qui porte alors le nom de Durocortorum, chef lieu des Rèmes, accorde son appui à César lors de la conquête de la Gaule. La ville est le point de départ de routes… …   Encyclopédie Universelle

  • Reims — [rɛ̃:s ]: Stadt in Frankreich. * * * Reims   [rɛ̃s], Stadt im Département Marne, Region Champagne Ardenne, Frankreich, 83 m über dem Meeresspiegel, am Austritt der Vesle aus der Montagne de Reims, Teil der Schichtstufe der Île de France, 180 600… …   Universal-Lexikon

  • Reims — (o Rheims) es una ciudad al noreste de Francia, a alrededor de 160 km de París. Es la mayor ciudad de la región de Champaña Ardenas, aunque no es capital de su departamento, Marne (51). Está situada en un llanura en la ribera derecha del Vesla,… …   Enciclopedia Universal

  • Reims — (spr. rängs), Arrondissementshauptstadt im franz. Depart. Marne, 86 m ü. M., am rechten Ufer der Vesle und an dem Kanal von der Aisne zur Marne, in einer von Weinbergen umgebenen Ebene der Champagne gelegen, Knotenpunkt der Ostbahn, ist seit 1872 …   Meyers Großes Konversations-Lexikon

  • Reims — (Rheims, spr. Rängs), 1) Arrondissement im französischen Departement Marne, 35,5 QM., 136,000 Ew.; 2) Hauptstadt darin, an der Vesle u. an der Eisenbahn von Epernay nach Mezières, welche sich hier nach Tergnier (Paris Brüssel Lüttich) verzweigt;… …   Pierer's Universal-Lexikon

  • Reims — (spr. rähngs), früher Rheims, stark befestigte Stadt im franz. Dep. Marne, an der Vesle, (1901) 108.385 E., got. Kathedrale (1212 gegründet, mit 530 Statuen an der Fassade und 122 im Innern, vergoldeter Hochaltar, seit 1173 Krönungsstätte der… …   Kleines Konversations-Lexikon

  • Reims — [rɛ̃:s ] (französische Stadt) …   Die deutsche Rechtschreibung

  • Reims — [rēmz; ] Fr [ rans] city in NE France: scene of Germany s surrender to the Allies (1945): pop. 181,000 …   English World dictionary

Share the article and excerpts

Direct link
Do a right-click on the link above
and select “Copy Link”