Albrecht Durer

Albrecht Dürer

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Dürer.
Albrecht Dürer
Autoportrait 1498, Musée du Prado, Madrid
Autoportrait 1498, Musée du Prado, Madrid
Nom de naissance Albrecht Dürer
Naissance 21 mai 1471
Nuremberg, Bavière (Allemagne)
Décès 6 avril 1528
Nationalité Allemand
Activité(s) peinture, gravure, mathématiques
Maître Michael Wolgemut
Élèves Barthel Beham, Hans Baldung
Œuvres réputées Melancolia, La Vierge de la fête du rosaire, Les Quatre Apôtres
Mécènes Maximilien de Habsbourg, Charles Quint
Influencé par Martin Schongauer

Albrecht Dürer, (« Albert » la version traduite de son prénom est aussi d'usage pour les francophones), né le 21 mai 1471 et mort en 1528 à Nuremberg est un peintre, graveur et mathématicien allemand.

Sommaire

Biographie

Autoportrait à la fourrure, 1500

Albrecht Dürer est le troisième enfant d'Albrecht Dürer l'Ancien, orfèvre originaire de Hongrie et arrivé à Nüremberg en 1455. Selon la tradition familiale, Albrecht est lui aussi destiné au métier d'orfèvre. À 13 ans, il en devient donc l'apprenti pendant trois ans et apprend à se servir du burin et de la pointe. Voyant les dons de son fils pour le dessin, Albrecht l'ancien lui donne la permission d'entrer dans l'atelier d'un peintre. C'est ainsi qu'en 1486 il devient l'apprenti de Michael Wolgemut, avec qui il apprend à manier la plume et le pinceau, à copier et dessiner d'après nature, à réaliser des paysages à la gouache et à l'aquarelle et également à peindre à l'huile. Il se familiarise également avec la technique de gravure sur bois.Il est très influencé par Martin Schongauer. En 1491, il entreprend un voyage à Colmar pour rendre visite à l'artiste, mais celui-ci meurt le 2 février 1491 alors qu'Albrecht est encore en route. Il n'arrivera à Colmar qu'en 1492.

Maison de Dürer à Nuremberg

En 1494, il rentre à Nuremberg pour se marier avec Agnes Frey, selon le désir des deux familles. Après avoir effectué son tour de compagnon à travers l'Allemagne, il séjourne à deux reprises à Venise, en 1494 puis en 1505. Ce séjour le marque profondément. On lui fait alors la commande d'un retable pour l'autel de Notre-Dame, dans l'église nationale de la colonie allemande à San Bartolommeo, La Vierge de la Fête du Rosaire. En 1507, Dürer rentre à Nuremberg et entreprend d'étudier les langues et les mathématiques.

En 1512, il reçoit une pension de l'empereur Maximilien de Habsbourg avec titres de noblesse en devenant le peintre de la cour. Il en fait le portrait. À sa mort, il entre au service de Charles Quint. En 1526, il peint Les Quatre Apôtres.

Il écrit des livres parmi lesquels « Les Règles de la Peinture » ou le « Traité des proportions du corps humain » publié en 1525 et traduit par Louis Meigret en 1557. Il illustre plusieurs ouvrages, tels que « l'Arc triomphal » et le « Char triomphal de Maximilien », « la Passion de J.-C », « l'Apocalypse », « l'Histoire de la vierge Marie », et « La nef des fous » (Das Narrenschiff) de Sébastien Brant.

Il eut Barthel Beham, Hans von Kulmbach (de), Hans Baldung comme élèves.

Dürer, le graveur

Melencolia I, gravure d'Albrecht Dürer (1514)

Rappelons que son maître Michael Wolgemut est « responsable de la publication de deux ouvrages xylographiques: le Schatzbehalter (ou thésaurus religieux) et la Chronique de Nuremberg, une sorte de précis historique publié en 1493 avec six cent cinquante-deux bois gravés comprenant trois cents personnages différents (deux cent soixante-dix rois, vingt-huit papes et une riche série de vues de villes, de paysages et de monastères) »[1]. En 1490, il part pour faire son apprentissage ; en 1494, il découvre Vitruve et inclut le canon des proportions dans ses œuvres gravés.

Les suites de gravure qui ont fait sa renommée sont deux séries de gravures sur bois - une « Petite Passion » composée de 37 gravures et une « Grande Passion » de 15 gravures plus une feuille de titre - et une « Passion » gravée sur cuivre de seize feuilles. À cela s'ajoutent une « Vie de Marie » de 19 gravures et une feuille de titre et surtout son « Apocalypse » rassemblant 15 gravures plus une feuille de titre.
Il sert de référence pour les graveurs italiens et nordiques qui lui succèdent: Jacopo de' Barbari, Giulio Campagnola et Marc-Antoine Raimondi ou les petits maîtres de Nuremberg comme Georg Pencz et les frères Beham Barthel et Hans.
Son jeune frère, Hans, est peintre à la cour de Sigismond Ier.

Dürer, le mathématicien

Déjà artiste accompli, Dürer se rend en Italie en 1494 et rencontre Jacopo de' Barbari qui l'initie au rôle des mathématiques dans les proportions et la perspective. Dürer se plonge alors dans les Éléments d'Euclide et le traité De architectura de Vitruve. Il s'instruit aussi dans les travaux d'Alberti et Pacioli. Il met en pratique ses nouvelles connaissances dans ses œuvres artistiques. Pour construire sa gravure Adam et Ève, il prépare son œuvre par un faisceau de droites et de cercles. Il analyse et développe la nouvelle théorie de la perspective notamment dans ses illustration pour La Vie de la vierge. Le goût d'Albrecht Dürer pour les mathématiques se retrouve dans la gravure Melancholia , tableau dans lequel il glisse un carré magique, un polyèdre constitué de deux triangles équilatéraux et six pentagones irréguliers. Il s'intéresse aussi aux proportions (proportions du cheval et proportions du corps humain).

Il commence à rassembler de la documentation pour rédiger un grand ouvrage sur les mathématiques et ses applications dans l'art. Ce mémoire ne paraîtra jamais mais les matériaux rassemblés lui serviront pour ses autres traités. Son œuvre mathématique majeure reste les Instructions pour la mesure à la règle et au compas (1538, De Symmetria... and Underweysung der Messung mit dem Zirkel und Richtscheit), qui développe en quatre livres les principales constructions géométriques comme la spirale d'Archimède, la spirale logarithmique, la conchoïde, l'épicycloïde, le limaçon de Pascal, des constructions approchées des polygones réguliers à 5, 7, 9, 11 ou 13 côtés et de la trisection de l'angle et de la quadrature du cercle, des constructions de solides géométriques (cylindre, solides de Platon..), une théorie de l'ombre et de la perspective. Il laissera son nom sur un perspectographe simple à œilleton.

La géométrie descriptive (à l'origine de la morphométrie) nécessaire à la représentation des corps dans l'espace, initiée par Dürer sera reprise, deux siècles plus tard, par Gaspard Monge qui en fera un développement complet et artistique.

Liste des œuvres

Peintures

  • La Vierge et l'Enfant, Metropolitain Museum of Arts, New-York
  • Albrecht Dürer l'Ancien, 1490, Galerie des Offices, Florence
  • Barbara Dürer, née Holper, c. 1490-1493, Germanisches Nationalmuseum, Nuremberg
  • Autoportrait à l'âge de 22 ans ou Autoportrait au chardon, 1493, Musée du Louvre
  • Frédéric le Sage, 1496, Staatliche Museen de Berlin
  • Le père de l'artiste, 1497, National Gallery, London
  • Autoportrait à l'âge de 26 ans, 1498, Musée du Prado, Madrid
  • Oswald Krell, 1499, Alte Pinakothek, Munich
  • Elsbeth Tucher, 1499, Staatliche Kunstsammlungen, Kassel
  • La Descente de la Croix, c. 1500-1503, Alte Pinakothek, Munich
  • Autoportrait à l'âge de 28 ans ou Autoportrait à la fourrure, 1500, Alte Pinakothek, Munich (porte cette inscription: Albertus Durerus Noricus ipsum me propriis sic effingebam coloribus œtatis anno XXVIII)
  • Hercule tuant les oiseaux du lac Stymphale, 1500, Germanisches Nationalmuseum, Nuremberg
  • Autel des Baumgärtner, 1503, Alte Pinakothek, Munich
  • L'Adoration des mages, 1504, Galerie des Offices, Florence
  • Portrait d'une jeune femme vénitienne, 1505, Kunsthistorisches Museum, Vienne
  • Burkard von Speyer, 1506, Windsor Castle
  • Le Christ parmi les docteurs, 1506, Fundacion Coleccion Thyssen-Bornemisza, Madrid
  • Portrait d'une jeune femme vénitienne, c. 1506, Staatliche Museen zu Berlin
  • La Vierge de la fête du rosaire, Galerie nationale à Prague, 1506.
  • Adam et Ève, 1507, Galerie des Offices, Florence
  • Portrait d'homme, 1512-1514, Szepmuveseti Muzeum, Budapest
  • L'empereur Charlemagne et L'empereur Sigismond, 1513, Germanisches Nationalmuseum, Nuremberg
  • Michael Wolgemut, 1516, Germanisches Nationalmuseum, Nuremberg
  • L'Apôtre Philippe, 1516, Galerie des Offices, Florence (porte cette inscription: « SANCTE PHILIPPE ORATE PRO NOBIS 1516 »)
  • Sainte Anne et la vierge à l'enfant, 1519, Metropolitan Museum of Art, New York
  • L'emperor Maximilien I, 1519, Kunsthistorisches Museum, Vienne
  • Bernard von Reesen, 1521, Dresden Gallery, Dresden
  • Portrait d'homme, 1524, Musée du Prado, Madrid
  • Hieronymus Holzschuher, 1526, Staatliche Museen zu Berlin
  • Jakob Muffel, 1526, Staatliche Museen zu Berlin
  • Johannes Kleberger, 1526, Kunsthistorisches Museum, Vienne
  • Saint Jean l'Evangéliste et Saint Pierre et Saint Paul et Saint Marc, 1526, Alte Pinakothek, Munich (aussi connus comme Les quatre apôtres ou Les quatre tempéraments)

Gravures

Gravures isolées

classement fidèle au catalogue de Meder suivant l'ordre chronologique :

  • 1493-1495 : Marie sur le trône, c.1493 ; Le martyre de Saint Sébastien, c.1495 ; Saint Christophe, c. 1495 ; la grande crucifixion du Christ, c.1495 ; La grande lamentation, c.1495.
  • 1496-1498 : Le combat d'Hercule et de Cacus (« Ercules »), c.1496 ; La Siphilis, c.1496 ; Le bain des hommes, c.1496 ; Chevaliers et lansquenets, c.1496-1497 ; La Sainte Famille , c. 1496-1497 ; Samson vainqueur du lion, c.1496-1497 ; Le martyre de Sainte Catherine , c.1497-1498 ; La Sainte Famille aux trois lapins, c. 1497 ; Le martyre de saint Jean l'Évangéliste, c. 1497-1498 ; La vision des sept chandeliers, c. 1497-1498 ; Saint Jean appelé aux cieux, c. 1497-1498 ; Les quatre cavaliers, c. 1497-1498 ; La chute des étoiles, c. 1497-1498 ; Les quatre anges détenteurs des vents et l'onction des élus, c. 1497-1498 ; Les sept sonneries de trompettes des anges, c. 1497-1498 ; Les quatre anges de l'Euphrate, c. 1497-1498 ; Saint Jean dévorant le livre, c. 1497-1498 ; La femme vêtue de soleil et le dragon à sept têtes, c. 1497-1498 ; Le combat de saint Michel contre le dragon, c. 1497-1498 ; Le dragon à sept têtes et la bête aux cornes d'agneau, c. 1497-1498 ; L'adoration de l'agneau- Le cantique des élus, c. 1497-1498 ; La grande prostituée de Babylone, c. 1497-1498 ; Jeune couple et la mort ou La promenade, c. 1497-1498 ; Le Monstre marin ou L'Enlèvement d’Amymoné, c. 1498 ; Les dix mille suppliciés de Nicomédie, c.1497-98.
  • 1500-1502 : Saint Sibaud sur une colonne, c.1500 ; la Sainte famille sous le portique , c.1500-1501 ; Saint Christophe et le vol d'oiseaux , c.1500-1502 ; Saint François recevant les stigmates , c.1500-1502 ; Ex-libris de Willibald Pirckheimer, c.1500-1503 ; Némésis ou La grande fortune, c. 1501 ; Saint Eustache, c. 1501 ; Saint Jean-Baptiste et Onuphrius avec la couronne de houblon , c.1502 ;Saint Antoine et Saint Paul, c.1502 ;Saint Georges à cheval , c. 1502-1503 ; Calvaire (la petite crucifixion du Christ), c. 1502-1503.
  • 1503-1508 : La Sainte Famille et les cinq anges , c.1503 ; Saint Nicolas, Saint Erasme et Saint Ulrich, c.1503-1505 ; Saint Étienne, Saint Sixte et Saint Laurent , c. 1503-1505 ; Saint Jérôme faisant pénitence , c. 1506 ; La communion journalière de Marie-Madeleine , c.1503-1508.
  • 1510-1511 : La Mort et le lansquenet, 1510 ; Le maître d'école, 1510 ; Le Christ en croix' avec Marie et Jean 1510 ; Le pénitent( le roi David faisant pénitence), c.1510 ; Saint Jean-Baptiste décapité, 1510 ; Saint Jérôme dans sa cellule, 1511 ; Saint Jean devant la Vierge, c. 1511 ; la messe de saint Grégoire , 1511 ; Saint Christophe , 1511 ; L'adoration des mages , 1511 ; La Sainte Famille et deux anges musiciens, 1511 ; La Sainte famille sous l'arbre, 1511 ; Caïn tuant Abel, 1511 ; Salomé apportant à Hérode la tête de Jean, 1511 ; La Sainte Trinité (Le Saint Siège), 1511.
  • 1512-1518 : Saint Jérôme dans la grotte, 1512 ; Armoiries pour Christoph Scheurl, c.1512-1514 ; Armoiries de l'astronome de la cour Johannes Stabius, c.1512-1517 ; Saint Keloman , 1513 ; Jardinier avec un pied de vigne, c. 1515 ; Les saints protecteurs de l'Autriche , 1515 ; Marie avec Saint Jean-Baptiste, Saint Bruno et des Chartreux, 1515 ; Le rhinocéros, 1515 ; Chouette se battant avec des oiseaux, c. 1515-1516 ; Ex-libris de Hieronymus Ebner membre du conseil à Nuremberg, 1516 ; Le Christ en croix avec une bordure d'anges , 1516 ; Le Christ en croix avec trois anges, c.1516 ; Le Christ en croix, c. 1516-1520 ; Marie reine des anges, 1518 ;Saint Sibaud , 1518 ; portrait de l'empereur Maximilien Ie, c.1519.
  • 1520-1526 : Une presse d'imprimerie, 1520 ; Ulrich Varnbühler, conseiller de l'empereur, 1522 ; la cène, 1523 ; La sainte famille sur le banc d'herbe, 1526 ; le poète latin Eobanus Hessus, 1526.

Les suites

  • La passion Albertina, c.1495 ; suite de quatre pages. « Bien avant d'avoir trouvé son style grandiose de l'Apocalypse, Dürer avait dessiné sur les blocs ce qu'on appelle la passion d'Albertina (...). L'influence italienne se mêle ici à celle de Schongauer. » Musper.
    Flagellation du Christ, Le couronnement d'épines, Le Christ portant sa croix, Le Christ en croix.
  • L'Apocalypse, 1496-1498 : Seule suite que Dürer ait réalisée d'un jet. « Il s'agit du premier livre exclusivement créé et publié par un artiste », Panofsky[2].
    Saint Jean devant la Madone, Le martyre de Saint-Jean, Saint jean vit sept chandeliers, Jean devant Dieu et les anciens, Les quatre cavaliers de l'Apocalypse, Le sixième sceau, Quatre anges retenant les quatre vents de la terre, Les sept anges joueurs de trompette, Les quatre anges de l'Euphrate, jean dévorant le livre de la Vie, Une femme revêtue du Soleil et le dragon à sept têtes, Saint Michel terrassant le dragon, le dragon à sept têtes et la bête aux cornes de bélier, L'hymne des élus, La prostituée de Babylone, L'ange et la clef de l'abîme.
  • La Grande Passion, 1511 : « Lors de son voyage aux Pays-Bas, Dürer exigea pour cette œuvre considérable et qui allait être copiée partout, des sommes relativement importantes »[3]
    La Cène, Le Christ au Mont des Oliviers, L'arrestation du Christ, La flagellation du Christ, Le Christ devant le peuple, Ecce homo, Le christ portant sa croix, Le Christ en croix, la lamentation, La Mise au tombeau, Le Christ descendant aux enfers, La résurrection.
  • La vie de la Vierge , 1511 : suite de vingt feuilles. C'est sur cet ensemble que Vasari s'exclamera : « La Vie de la Vierge est tellement géniale qu'il est impossible de faire mieux, sur le plan de la composition, de la perspective et de l'architecture, dans les costumes et les visages des plus âgés comme ds plus jeunes ».
    La victime de Joachim, L'annonce à Joachim, Joachim et Anne sous le porche doré, La naissance de la Vierge, Présentation de la Vierge au temple, Le mariage de la Vierge, L'annonciation, la visitation, Nativité, La circoncision du Christ, L'adoration des rois mages, La présentation au temple, la fuite en Égypte, Le repos pendant la fuite en Égypte ( la Sainte Famille dans une cour), Le Christ et les docteurs, Le Christ prenant congé de sa mère, la mort de la Vierge, Assomption, La vénération de la Vierge.
  • La Petite Passion sur bois, 1509-1511 : trente-sept gravures accompagnées des vers latins de Benedikt Chelidonius.Les bois sont visibles au British Museum de Londres .
    Adam et Eve au paradis, L'expulsion du paradis, l'annonciation, Nativité, L'entrée du Christ à Jérusalem, L'expulsion des marchands hors du temple, Le Christ prenant congé de sa mère, La Cène, le lavement des pieds, Le Christ au Mont des Oliviers, L'arrestation du Christ, Le Christ devant Anne, Le Christ devant Caïphe, Le Christ insulté, Le Christ devant Pilate, Le Christ devant Hérode, La flagellation, Le couronnement d'épines, Ecce Homo, Pilate se lavant les mains, Le Christ portant sa croix, Sainte Véronique entre Pierre et Paul, la crucifixion, Le Christ en croix, Le Christ dans les limbes, la descente de croix, La lamentation, la mise au tombeau, La résurrection, Le Christ apparaissant à sa mère, Le Christ en jardinier, Le Christ et les pèlerins d'Emmaüs', Thomas l'incrédule, l'ascension, La Pentecôte, le jugement dernier .
  • L'arc de triomphe de l'empereur Maximilien Ier, 1515 : c'est une gravure sur bois géante, composée de 192 blocs de bois . Stabius créa le schéma, Kölderer fournit le dessin du cadre architectural, Andreae s'occupa de la gravure et Dürer fut le maître d'œuvre.
    L'arc de triomphe, les fiançailles de l'Empereur Maximilien et de Marie de Bourgogne, Congrès et doubles fiançailles à Vienne, L'entrevue de Maximilien Ier et d'Henri VIII d'Angleterre, Saint Roch de Trèves, Fiançailles de Philippe le Beau et Jeanne de Castille, Les empereurs Théodose, Arcade et Honoré.
  • Le Petit char triomphal ou "Les noces bourguignonnes", 1516-1518.
  • Le Grand Char Triomphal de l'Empereur Maximilien Ier, 1518.

Burins, pointes sèches, eaux-fortes

  • 1494-1500 : Le violent, c.1494 ; La conversion de Saint Paul, c.1494 ; Le grand courrier, c.1494-1495 La Sainte famille et la sauterelle, c. 1495 ; La déclaration d'amour, c. 1495 ; Le chevalier turc et les lansquenets, c. 1495 ; Saint Jérôme dans le désert, c.1496 ; Le cuisinier et sa femme , c. 1496 ; Le porc monstrueux de Landster, c. 1496 ; La pénitence de Saint Chrysostome, c.1496 ; Le fils prodigue, c.1496 ; les trois paysans, c. 1496-1497 ; Demoiselle à cheval et lansquenet, c.1496-1497 ; La famille turque, c. 1496-1497 ; Le paysan et sa femme, c.1496-1497 ; la promenade, c. 1496-1498 ; Vierge à la guenon, c. 1497-1498 ; Quatre femmes nues (Les quatre sorcières), 1497 ; Le rêve (La tentation), c. 1497-1498 ; Leviathan, c. 1498 ; Saint Sébastien appuyé contre la colonne, c. 1498-1499 ; Hercule (La jalousie), c. 1498-1499 ; Le Soleil de la justice (Sol Justitiae), c.1498-1499 ; Vierge auréolée de gloire, c. 1498-1500.
  • 1500-1510 : Christ ouvrant les bras, c.1500 ; Saint Eustache, c. 1500-1502 ; Saint Sébastien appuyé contre l'arbre, c. 1500-1502 ; Sainte Anne, Marie et l'enfant Jésus, c. 1500-1502 ; génies au bouclier et au casque (La gloire), c. 1501-1502 ; La sorcière, c.1501-1502 ; Némésis (La grande fortune), c. 1501-1502 ; Saint Georges à pied, c. 1502-1503 ; Apollon et Diane, c. 1502-1503 ;Le porteur d'étendard, c. 1502-1503 ;La Vierge sur le banc d'herbe, 1503 ; Adam et Ève, 1504 ; Nativité, 1504 ; La famille de satyres, 1505 ; Le petit cheval, 1505 ; Le grand cheval, 1505 ;Saint Georges à cheval, 1508 ; Vierge auréolée de gloire, 1508 ; L'arrestation du Christ, 1508 ; Le Christ en croix, 1508 ; le Christ de douleur devant Marie et Jean, 1509 ; Le Christ au mont des Oliviers , 1509.
  • 1511-1515 : Vierge à la poire, 1511 ; Le Christ sur la croix, 1511 ; Christ aux mains liées, 1512 Saint Jérôme près du saule, 1512 ; Le Christ devant Caïphe, 1512 ; Le Christ devant Pilate, 1512 ; La flagellation du Christ, 1512 ; Le couronnement d'épines, 1512 ;Le Christ face au peuple (Ecce Homo), 1512 ; Pilate se lavant les mains, 1512 ; Le Christ portant sa croix, 1512 ; La lamentation, 1512 ; La mise au tombeau, 1512 ; Le Christ descendant aux limbes , 1512 ; La résurrection, 1512 ; Pierre et Jean guérissant les paralysés, 1513 ; Le linge de Véronique déployé par deux anges, 1513 ; Le chevalier, la mort et le diable, 1513 ; La mélancolie (Melencolia I), 1514 ;Le joueur de cornemuse, 1514 ; Couple de paysans dansant, 1514 ; Saint Jérôme dans sa cellule, 1514 ; Vierge à l'enfant contre la muraille, 1514 ; Vierge auréolée de gloire sur un croissant de lune, 1514 ; l'apôtre Paul, 1514 ; L'apôtre Thomas, 1514.
  • 1515-1525 : Christ assis, 1515 ; le désespoir, 1515 ; Le Christ au Mont des Oliviers, 1515 ; Le linge de véronique déployé par un ange, 1516 ; Enlèvement sur un unicorne, 1516 ;Vierge auréolée de gloire, 1516 ; Vierge couronnée par deux anges, 1518 ; Le canon, 1518 ; Saint Antoine devant la cité, 1519 ; Albrecht von Brandenburg, 1519 ; Paysan au marché avec sa femme, 1519 ; Vierge couronnée par un ange, 1520 ; Vierge à l'enfant dans ses langes, 1520 ; Saint Christophe et l'ermite, 1521 ; Saint Christophe, 1521 ; La crucifixion, c.1523 ; Albrecht von Brandenburg, 1523 ; L'apôtre Simon, 1523 ; Saint Barthélémy, 1523 ; Frédéric le Sage, 1524 ; Willibald Pirckheimer, 1524 ; Philippe Melanchton, 1526 ; Erasme de Rotterdam, 1526 [4]. »; L'apôtre Philippe, 1526.

Dessins

  • Autoportrait à l'âge de 14 ans, 1484, Albertina Museum, Vienne (porte cette inscription de sa main : « J'ai fait ce portrait d'après moi-même, en me regardant dans un miroir, l'année 1484, quand j'étais encore un enfant. »)
  • La Passion verte, 1504, Albertina museum, Vienne (série des douze dessins, appelée ainsi à cause de la couleur du papier)
  • Fechtbuch - c. 1520 : Dürer n'était pas un Fechtmeister et ce livre n'a jamais été publié (il s'agissait peut-être d'un commission). Ses dessins comptent toutefois parmi les meilleurs sur les techniques de combat historiques. Cet artiste de talent au sens affiné du détail montre des exemples réalistes et dynamiques des techniques de son époque. Cette oeuvre compte des illustrations de combat à la Langenschwert, au Messerfechten, à la dague et à main nue.

Gouaches

À L'Albertina Museum de Vienne

  • Jeune lièvre, 1502,
  • Aile de rollier, 1512,
  • La grande touffe d’herbe, 1503,

Écrits

  • Underweysung der Messung mit dem Zirkel und Richtscheyt, 1525 et 1538 (Instruction sur la manière de mesurer ou Instruction pour la mesure à la règle et au compas).
  • Arcibus castellisque condendis ac muniendis rationes aliquot, 1527 (Traité sur les fortifications).
  • Etliche vnderricht, zu befestigung der Stett, Schloß vnd Flecken, 1527 [à vérifier].
  • Hierinn sind begriffen vier bücher von menschlicher Proportion, 1528 et la version en latin De Symetria partium in rectis formis humanorum corporum, 1532 (Traité des proportions du corps humain, publié après sa mort).

Traduction en français :

Sources partielles

Notes et références

  1. Maria Cristina Paoluzzi, la Gravure, Solar
  2. Erwin Panofsky, The Life and Art of Albrecht Dûrer, p. 53, Princeton
  3. Alain Borer: l'oeuvre gravé de Albrecht Dürer, Booking International, Paris
  4. (porte cette inscription: Imago Erasmi Roterodami ab Alberto Durero ad vivam effigiem deliniata et ΤΗΝ ΚΡΕΙΤΤΩ ΤΑ ΣΥΓΓΡΑΜ ΜΑΤΑ ΔΙΞΕΙ qui peut se traduire par « Ses écrits donnent une meilleure image de l'homme que ce portrait

Bibliographie

  • A. Borer et C. Bon : L'œuvre gravé d'Albrecht Dürer, Booking International, Paris
  • F. Anzelewsky  : die deutsche Zeichnung der Dürerzeit, Berlin
  • A. Bartsch  : Le peintre-graveur, Leipzig
  • A. Braham  : Dürer, Londres
  • M. Brion  : Dürer, l'homme et son œuvre, Aimery Somogy, Paris
  • C. Dodgson  : Albrecht Dürer. The masters of engraving and etching, Londres et Boston
  • Ch. Ephrussi  : Albrecht Dürer et ses dessins, Paris
  • M. Friedländer  : Albrecht Dürer, der Kupferstecher und Holzsnittzeicnner, Berlin
  • A.M. Hind  : Albrecht Dürer. His engravings and woodcuts, New-York
  • G. Jedlika  : Albert Dürer, Peider-Paris
  • K.A. Knappe  : Dürer. Das graphische Werk, Vienne et Munich
  • E. Panofsky  : Dürers Stellung zur Antike, Vienne
  • F.I. Stadler  : Dürers Apokalypse und ihr Umkreis, Munich
  • M. Thausing  : Albrecht Dürer.Geschichte seines Lebens und seiner Kunst, Leipzig
  • H. Wölfflin  : Die Kunst Albrecht Dürer in Nachbildungen, Lippmann, Berlin
  • S.R. de Bussierre  : Albrecht Dürer - œuvre gravé, catalogue de l'exposition du musée du Petit Palais, Paris-musées, 1996

Voir aussi

Liens externes

Commons-logo.svg

  • Portail de l’histoire de l’art Portail de l’histoire de l’art
  • Portail de la Renaissance Portail de la Renaissance
  • Portail de l’Allemagne Portail de l’Allemagne
  • Portail de la peinture Portail de la peinture
  • Portail des mathématiques Portail des mathématiques

Ce document provient de « Albrecht D%C3%BCrer ».

Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Albrecht Durer de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Albrecht Durer —     Albrecht Dürer     † Catholic Encyclopedia ► Albrecht Dürer     Celebrated painter and engraver, born at Nuremberg, Germany, 21 May, 1471; died there, 6 April, 1528. Dürer left his native city, then famous for its commerce, learning, and art …   Catholic encyclopedia

  • Albrecht Dürer — Selbstbildnis mit Landschaft (Madrider Selbstbildnis), Öl auf Holz (1498), Museo Nacional del Prado, Madrid …   Deutsch Wikipedia

  • Albrecht Dürer — Pour les articles homonymes, voir Dürer. Albrecht Dürer Autoportrait à la fourrure, 1500 …   Wikipédia en Français

  • Albrecht Dürer — The title of this article contains the character ü. Where it is unavailable or not desired, the name may be represented as Albrecht Duerer. Albrecht Dürer Self Portrait (1500) by Albrecht Dürer …   Wikipedia

  • Albrecht Durer — noun a leading German painter and engraver of the Renaissance (1471 1528) • Syn: ↑Durer • Instance Hypernyms: ↑old master, ↑engraver …   Useful english dictionary

  • Albrecht Durer — (1471 1528) German goldsmith engraver and painter …   English contemporary dictionary

  • Albrecht Dürer d. Ä. — Albrecht Dürer der Ältere (ung.: „Ajtósi Dürer“ Albrecht) (* um 1427 in Ajtós; † vor dem 20. September 1502 in Nürnberg) war ein Goldschmied in Nürnberg. Bildnis Albrecht Dürers d. Ä. von seinem Sohn Albrecht Dürer 1490 gemalt Inhaltsverzeichnis… …   Deutsch Wikipedia

  • Albrecht Dürer d.Ä. — Albrecht Dürer der Ältere (ung.: „Ajtósi Dürer“ Albrecht) (* um 1427 in Ajtós; † vor dem 20. September 1502 in Nürnberg) war ein Goldschmied in Nürnberg. Bildnis Albrecht Dürers d. Ä. von seinem Sohn Albrecht Dürer 1490 gemalt Inhaltsverzeichnis… …   Deutsch Wikipedia

  • Albrecht-Dürer-Schwein — im Wildpark Hundshaupten Das Albrecht Dürer Schwein ist eine Rückzüchtung des mittelalterlichen Hausschweins. Heute wird es nur noch in Tierparks und Wildgehegen gehalten, um eine plastische Vorstellung der Hausschweine um 1500 zu geben. Die… …   Deutsch Wikipedia

  • Albrecht-Dürer-Schule Grund- und Werkrealschule Neckargartach — Schulform Grund und Werkrealschule Gründung 1956 Land Baden …   Deutsch Wikipedia

Share the article and excerpts

Direct link
Do a right-click on the link above
and select “Copy Link”