Rouen
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49° 26′ 38″ N 1° 06′ 12″ E / 49.443889, 1.103333

Rouen
Image illustrative de l'article Rouen
Armoiries
Détail
logo
Administration
Pays France
Région Haute-Normandie (préfecture)
Département Seine-Maritime (préfecture)
Arrondissement Arrondissement de Rouen
(chef-lieu)
Canton Chef-lieu de sept cantons
Code commune 76540
Code postal 76000, 76100
Maire
Mandat en cours
Valérie Fourneyron
2008 - 2014
Intercommunalité CREA (siège)
Site web www.rouen.fr
Démographie
Population 109 425 hab. (2008)
Densité 5 118 hab./km²
Aire urbaine 649 291 hab. ()
Gentilé Rouennais, Rouennaise
Géographie
Coordonnées 49° 26′ 38″ Nord
       1° 06′ 12″ Est
/ 49.443889, 1.103333
Altitudes mini. 2 m — maxi. 152 m
Superficie 21,38 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Rouen [ʁwɑ̃][1] est une commune du Nord-Ouest de la France arrosée par la Seine, chef-lieu de la région Haute-Normandie et du département de la Seine-Maritime.

La ville compte 109 425 habitants et la communauté d'agglomération 486 241 habitants[2]. Avec 649 291 habitants au 1er janvier 2008[3], son aire urbaine est la 12e de France. Son bassin d'emploi, le premier de la région, atteint 816 214 habitants[4].

Dans la nouvelle délimitation 2010 des unités urbaines publiée par l'INSEE en mai 2011[5], celle de Rouen devient la 12e de France, avec 464 282 habitants en 2008[6], en incluant notamment l'ancienne unité urbaine d'Isneauville et une grande partie de celle d'Elbeuf.

Rouen est le siège d'un archevêché, dont l'archevêque est primat de Normandie.

Rouen fait partie des villes décorées de la Légion d'honneur.

Sommaire

Géographie

Situation

Le blason de Rouen : l'agneau pascal ; détail du Gros-Horloge
Plan de la Ville

À l'origine, la ville se situait sur la rive droite de la Seine. Aujourd'hui, elle inclut la rive gauche (quartier Saint-Sever en particulier, au sud du fleuve) et l'île Lacroix. Le nord de la ville (Hauts de Rouen), très vallonné, est dominé par un plateau, où on trouve les villes de l’agglomération.

La Seine couvre 179 ha de la superficie de la ville. Il y a 306 ha d'espaces verts, 210 km de voies dont 16 km de pistes cyclables et 8 km de rues piétonnes, dont l'accès est limité avec des bornes escamotables.

Le port de Rouen a été l'un des plus importants ports français d'importation d'agrumes et de fruits tropicaux. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, suite à la destruction de la quasi totalité des vignobles français par le phylloxéra, l'activité portuaire a fortement augmenté avec l'importation de la production vinicole de l'Algérie.
La transformation du port en a fait le premier port européen exportateur de céréales. Un terminal pour conteneurs a aussi trouvé place dans l'activité portuaire.

De grands armateurs ont marqué l'histoire portuaire. Des rues et des avenues de l'agglomération portent leur nom. Il en est de même pour les anciennes activités maritimes avec l'Afrique du Nord (avec les rues de Tanger, de Constantine…). Jusqu'au début des années 1960, le port étendait son emprise au cœur même de la ville et les navires accostaient jusqu'au pont Jeanne-d'Arc, presque en face de l'ancienne gare routière (rue Saint-Éloi).

L'abbatiale Saint-Ouen près de l'hôtel de ville est l'aboutissement de la Route des abbayes de la vallée de la Seine (Saint-Wandrille, Jumièges, Saint-Martin-de-Boscherville). Douze villes sont proches de Rouen : Mont-Saint-Aignan, Bois-Guillaume, Bihorel, Saint-Martin-du-Vivier, Darnétal, Saint-Léger-du-Bourg-Denis, Bonsecours, Sotteville-lès-Rouen, le Petit-Quevilly, le Grand-Quevilly, Canteleu et Déville-lès-Rouen.

Communes limitrophes

Démographie

La ville de Rouen est au centre d'une aire urbaine estimée au 1er janvier 2008 à 649 291 habitants[7]. De 1990 à 2008, la progression de la population rouennaise a été de près de 7 000 habitants, soit une croissance annuelle moyenne de 0,3 %. L'avenir devrait voir la population augmenter avec des opérations de requalifications urbaines ou immobilières. La ville devrait atteindre 120 000 habitants avant 2015[réf. nécessaire], 130 000 habitants avant 2020[réf. nécessaire].

Évolution démographique
(Source : Cassini[8] et INSEE[9])

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
84 323 80 755 86 672 86 736 88 086 92 083 96 002 99 295 100 265
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
103 223 102 649 100 671 102 470 104 902 105 906 107 163 112 352 113 219
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
116 316 118 459 124 987 123 712 122 898 122 957 122 832 107 739 116 540
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
120 857 120 471 114 834 101 945 102 723 106 592 107 904[10] 108 569 109 425 [11]

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


Histogramme
(Élaboration graphique par Wikipédia)

Urbanisme

Vue panoramique de Rouen, depuis Mont-Saint-Aignan

Il y a 62 000 logements dont 54 000 résidences principales. Environ 1/5 sont des logements sociaux (12 800). Pour faciliter les liaisons entre les deux rives de la Seine, il existe six ponts dont le pont Gustave-Flaubert à ce jour le plus grand pont levant d'Europe (86 m)[12].

Climat

Vue aérienne de l'agglomération rouennaise
  • Chiffres clés
    • température moyenne annuelle : entre 10 et 20 °C ; quelques records : -17,0 °C au Jardin des Plantes de Rouen le 8 janvier 1985, 38,1 °C à Boos-METAR le 11 août 2003.
    • jours de gelées sous abri par an : 51 jours sur les plateaux environnants (Norme Boos-METAR sur 1971/2000) et 39 jours en moyenne au centre-ville (Norme Jardin des Plantes de Rouen sur la période 1977/2000).
    • durée d'ensoleillement moyenne : 1 687 heures/an à Boos-METAR ;
    • brouillard : 85 jours/an
    • orage : 16 jours/an, répartis tout le long de l'année avec une recrudescence en été
    • pluviométrie : entre 700 et 900 mm/an sur l'ensemble de l'agglomération et ses campagnes environnantes, norme de 805,2 mm au Jardin des Plantes de Rouen (période 1977/2000).

Climat Le climat est de type océanique avec des pluies réparties sur l'année (131,2 jours >1 mm par an en moyenne au Jardin des Plantes de Rouen). Les hivers sont doux et les étés supportables avec l'influence maritime de la Manche. Le flux directeur principal à Rouen est de secteur Sud-Ouest à Ouest avec de fréquents coups de vent, voire tempêtes en hiver (en moyenne 2,8 jours >28 m/s soit 100,8 km/h par an à Boos-METAR).

Tableau comparatif des données climatiques de Rouen
Ville Ensoleillement (h/an) Pluie (mm/an) Pluie (j/an)
Bordeaux 1992 984 128
Brest 1492 1144 156
Nice 2668 803 63
Paris 1630 650 111
Rouen 1687 841 131
Strasbourg 1633 631 112
Toulouse 2010 668 99

Histoire

Voir l'article : Chronologie de Rouen.

La ville a été fondée selon la légende[réf. nécessaire] en 300 après le déluge (c.-à-d., 2017 avant l'ère chrétienne).

Plan de Rouen en 1657
Rue Grand-Pont
Pont transbordeur
Maison du XVIIIe siècle
Article détaillé : Rotomagus.

Étymologie du toponyme

Le lieu est attesté sous les formes Ρατό-μαγοϛ (Ratomagos, Ptolémée), Ratomagos (Itinéraire d'Antonin, Peutinger), Rotomagus (Ammien Marcellin, Notitia dignitatum)[13], Rodomo, Rodom, Rothom au Moyen Âge, Roüan sous l'ancien régime, etc.

François de Beaurepaire[14] note une alternance des formes en Rato- et en Roto-. L'élément Roto- se retrouve en Normandie dans le Vaudreuil (Eure, jadis Rotoialum, Rothoialensis villa 584; avec gaulois *ialon « lieu défriché, clairière » cf. gallois tir ial[15]). Quant à Rato-, on l'observe dans Reviers (Calvados, Radaverum 1077, avec gaulois var- / ver- « eau, rivière »[16]).

Xavier Delamarre[17] considère implicitement Rato- dans ce cas, comme une variante de Roto-, tout en ajoutant à propos du Ratumacos inscrit sur les pièces de monnaie des Véliocasses : « mais il s'agit peut-être d'un autre mot ». Le sens de *roto- est restitué d'après le vieil irlandais roth « course » et le gallois rhod « course, roue, objet rond » (cf. latin rota « roue », allemand Rad « roue »), issus de l'indo-européen *ret(h) « courir, aller en char »[18], d'où la signification déduite en gaulois de « roue » ou « course de char ».

Le second élément -magos est d'interprétation plus assurée : il est issu du gaulois *magos « champ », puis « marché » cf. vieil irlandais mag « plaine, champ », vieux breton ma « lieu, endroit »[19].

Le sens général de *Rotomagos serait donc celui de « marché de la roue » ou plutôt de « champ de courses » au regard de la passion qu'éprouvaient les Celtes pour les courses de chars[20].

On trouve en France de nombreux homonymes : Ratomagos (ancien nom de Senlis), Pondron (Oise, Rodomo 920), les différents Ruan, Rouans (Loire-Atlantique, Roem 1134), Rom (Deux-Sèvres, Rodom 961)[21],[22].

Antiquité

Un établissement s'est développé à la fin de l'indépendance celte ou à l'époque gallo-romaine pour devenir la capitale de la tribu des Véliocasses, peuple celte (gaulois) dont le territoire s'étendait dans la vallée de la Seine sur une région s'étendant peut-être de Caudebec-en-Caux actuel à Briva Isarae (Pontoise). La cité proprement dite a été fondée sur la rive droite de la Seine pendant le règne d’Auguste et elle était la deuxième ville la plus importante de la Gaule derrière Lugdunum.

Au IIIe siècle après Jésus-Christ, la ville gallo-romaine a atteint son plus fort développement. On sait qu'un amphithéâtre et de grands thermes y avaient été bâtis. À partir du milieu du IIIe siècle, les invasions germaniques commencent. C'est pendant cette période que la première cathédrale a été construite et un premier évêque nommé, saint Victrice.

Moyen Âge

À partir de 841, les Vikings ont effectué de fréquentes incursions en vallée de la Seine et ont, en 841, ravagé Rouen. La Chronique de Fontenelle rapporte brièvement : « L’an de l’incarnation du Seigneur 841, les Vikings arrivèrent avec leur chef Oscherus [23] et brûlèrent la ville de Rouen le 14 mai. »

Rouen, attaquée à nouveau par les Nortmanni en 843, est devenue la capitale du duché de Normandie après que Rollon, chef viking, a obtenu une région équivalente en taille à l'actuelle Haute-Normandie du roi de France Charles III par le traité de Saint-Clair-sur-Epte en 911. Il a été fait Comte de Rouen, au sens carolingien du terme, mais les textes de l'époque parlent plus fréquemment de «princeps» (princeps).

En 949, le duc de Normandie Richard Ier, dit Sans Peur, a battu, lors du siège de Rouen, une grande coalition réunissant le roi de France Louis IV d'outremer, l'empereur germanique Othon le Grand et le comte de Flandre. Cette victoire a été décisive pour l'avenir de la Normandie et une plaque est apposée sur une maison place de la Rougemare en souvenir de cet évènement sanglant.

Au Xe siècle, Ibrahim ibn Ya'qub marchand arabe envoyé par le Calife Omeyade de Cordoue a décrit ainsi la ville :

«  Rudhûm (Rouen). Ville dans la terre des Francs, construite en moellons de réemploi, sur le fleuve Shaqana (La Seine). La vigne et le figuier n'y réussissent absolument pas, en revanche elle est fertile en blé et en seigle. On pêche dans le fleuve un poisson qu'ils appellent salmûn (saumon) et un autre, plus petit, dont le goût et l'odeur rappellent ceux du concombre. On dit que ce poisson existe également dans le Nil où il s'appelle al-'ayr [mulet]. J'ai vu à Rouen un jeune homme, dont la barbe atteignait les genoux. Quand il la peignait, elle les dépassait de quatre doigts. Il avait peu de poils aux joues et jura que six ans auparavant il était imberbe. Il paraît qu'à Rouen, en hiver, lorsqu'il fait très froid, une espèce d'oie blanche au bec et aux pattes rouges qui s'appelle gânsh (germanique gans), fait son apparition. »[24]

Puis, la cour étant itinérante et Guillaume le Conquérant y ayant construit son château, Caen est devenue la capitale. Dès la période viking, la ville était devenue un port de commerce avec la région parisienne et un marché d’esclaves. Le 26 janvier 1096, les juifs de Rouen, plus grande communauté au nord de la Loire, ont été massacrés près de dix ans après la mort du Dux Willelmus[25].

Les ducs de Normandie ont souvent résidé à Rouen sauf Guillaume le Conquérant qui préféra développer Caen comme capitale, ville dans laquelle se trouve d'ailleurs sa sépulture. Par contre, le cœur d'un de ses descendants Richard Ier d'Angleterre dit Cœur de lion sera conservé dans le tombeau à gisant que l'on peut voir dans le déambulatoire de la cathédrale. En 1150, Rouen a obtenu une charte communale ; la ville était alors administrée par les Cent Pairs et les habitants étaient regroupés en corporations et confréries de métiers. Rouen était un centre de commerce important, exportant du sel et du poisson vers Paris et du vin vers l'Angleterre.

En 1200, la cathédrale de Rouen a dû être reconstruite à la suite d'un incendie qui a ravagé la ville et le chantier va durer plusieurs siècles.

Le roi de France Philippe Auguste a pris la ville le 16 avril 1203 et a rattaché la Normandie à son royaume en 1204. Il a maintenu les privilèges communaux mais a fait détruire le château ducal et construire le Château de Rouen pour surveiller la cité. Celui-ci a été construit sur l’ancien site de l’amphithéâtre gallo-romain et a pris le nom de château Bouvreuil. Détruit à la fin du XVe siècle, le Château de Rouen a servi de carrière et seul le célèbre donjon, dit Tour Jeanne d'Arc, restauré par Viollet Le Duc subsiste. Malgré son nom, cette tour n'a pas été le lieu d’emprisonnement de Jeanne d'Arc en 1431 même s’il semble que celle-ci y passa (de la tour où fut emprisonnée la Pucelle d’Orléans, il ne reste que les soubassements visibles dans la cour intérieure d’une propriété privée au 102 rue Jeanne-d’Arc et ouverte au public).

Des manufactures de textiles se développent à Rouen et dans sa région (Elbeuf, Darnétal, Barentin, Pavilly, Villers-Écalles, Saint-Pierre-de-Varengeville, Maromme, Le Houlme, Malaunay, Montville), les marchands achetant la laine en Angleterre et revendant les draps dans les foires de Champagne.

La prospérité de Rouen reposait principalement sur le commerce fluvial de la Seine. Les marchands rouennais détenaient depuis Henri II le monopole de la navigation sur la Seine en aval de Paris. Ils expédiaient en Angleterre des vins et du blé et importaient de la laine et de l’étain.

Les troubles liés aux impôts se multiplièrent à Rouen avec des émeutes en 1281, l’assassinat du maire et le pillage des maisons nobles. Devant l’insécurité, Philippe IV le Bel supprima la commune et retira aux marchands le monopole du commerce sur la Seine. Mais les Rouennais rachetèrent leurs libertés en 1294.

En 1306, Philippe IV le Bel décida d’expulser la communauté juive de Rouen forte de 5 à 6000 personnes.

En juillet 1348, la peste noire toucha Rouen. En 1382, une révolte urbaine importante éclata, la Harelle et sera cruellement réprimée par les troupes royales. Les impôts ont été augmentés et les privilèges de Rouen pour le commerce sur la Seine abolis.

Le 19 janvier 1419, durant la guerre de Cent Ans, le roi d'Angleterre Henry V a pris la ville et rattaché la Normandie à la couronne britannique. Jean Jouvenel des Ursins, contemporain de ces événements, rapporte : « Le siège fut longuement devant Rouen, ne jamais ne l’eussent eu sinon par famine, car il y avoit vaillantes gens tenans le party du duc de Bourgongne ; mais la famine fut si merveilleuse et si grande, qu’ils furent contraints de se mettre en obeyssance du roy d'Angleterre, car d’un costé et d’autre ils n’eurent aucun secours. Le dix-neuviesme jour de janvier le roy d’Angleterre entra à Rouen. » Henry V meurt en 1422, la même année que le roi de France Charles VI, et son frère Jean de Lancastre, duc de Bedford assure la régence, essayant de gagner les Rouennais à sa cause, ce qu'il va en partie réussir. Devenu chanoine à la cathédrale Notre-Dame, il y sera enterré à sa mort en 1435.

C'est à Rouen, capitale du pouvoir anglais dans le royaume de France, que Jeanne d'Arc a été jugée et brûlée le 30 mai 1431 à l'instigation du duc de Bedford et du parti bourguignon, majoritaire à Rouen même dans la population. Cette année là, le jeune Henry VI était couronné roi de France et d'Angleterre à Paris, avant de venir à Rouen où il était acclamé par la foule. Le roi de France reprenait la ville en 1449, 18 ans après la mort de Jeanne d'Arc et après 30 ans d'occupation anglaise.

Renaissance

Les chantiers, ralentis par la guerre de Cent Ans, se développent à nouveau, ainsi Saint-Maclou, commencée sous l'occupation anglaise, finira par être achevée à l'époque de la Renaissance. La nef de Saint-Ouen est enfin terminée, sans toutefois être complétée par une façade flanquée de deux tours. On construit la salle des pas-perdus de l'actuel palais de justice. Le tout s'érige dans un style flamboyant, où se mêlent les premiers éléments décoratifs propres à la Renaissance dès le début du XVIe siècle. À cette époque, la cité était la plus peuplée du royaume après Paris, Marseille et Lyon.

Rouen a été un des foyers normands de la Renaissance artistique, en particulier avec le mécénat des archevêques (Georges d'Amboise et son neveu, Georges II d'Amboise) et des financiers. Artistes et architectes comme Roulland Le Roux ont orné les maisons et les palais de décors italianisants, comme sur le Bureau des Finances, en face du portail de la cathédrale. On attribue au célèbre sculpteur Jean Goujon les vantaux de l'église Saint-Maclou.

L'essor économique de la ville à la fin du XVe siècle est dû essentiellement aux draperies mais aussi à la soierie et à la métallurgie. Les pêcheurs de Rouen allaient jusqu'à Terre-Neuve pêcher la morue et en Baltique pêcher le hareng. Le sel venait du Portugal et de Guérande. Les draps étaient vendus en Espagne, qui fournissait alors la laine et les Médicis ont fait de Rouen le principal point de revente de l'alun romain.

Au début du XVIe siècle, Rouen est devenu le principal port français de commerce avec le Brésil, principalement pour les colorants de draperies. En 1500, dix imprimeries étaient installées en ville, seize ans après la première installation.

Guerres de religion

Dans les années 1530 et suivantes, une partie de la population rouennaise se tourne vers la religion réformée, c'est-à-dire le protestantisme sous la forme prêchée par Jean Calvin. Les Réformés qui ne représentent qu'un quart à un tiers du nombre d'habitants de la ville, se trouvent donc en situation de minorité. Dès 1560, les tensions entre communautés protestante et catholique se sont exacerbées. Le massacre de Wassy a déclenché la première guerre de religion. Le 15 avril 1562, les protestants sont entrés dans l’hôtel de ville et en ont chassé le bailli. En mai, les troubles iconoclastes ont gagné la campagne. Le 10 mai, les parlementaires catholiques ont quitté Rouen.

Les catholiques ont pris le fort Sainte-Catherine qui dominait la ville. Les deux camps utilisaient la terreur. Les autorités rouennaises ont alors demandé l’aide de la reine d'Angleterre. Les Anglais ont envoyé, en vertu du traité d'Hampton Court signé le 20 septembre 1562 avec Condé, des troupes pour soutenir les protestants et ont occupé Le Havre. Le 26 octobre 1562, les troupes royales ont pris Rouen et l'ont pillée pendant trois jours[26].

La nouvelle du massacre de la Saint-Barthélemy est parvenue à Rouen fin août 1572 : Hennequier a essayé d'éviter le massacre aux protestants en les enfermant. Mais, entre le 17 et le 20 septembre, la foule a forcé les portes des prisons et égorgé les protestants qui s'y trouvaient[27]. La ville a été plusieurs fois assaillie par Henri IV mais a résisté, notamment lors du siège de décembre 1591 à mai 1592 avec l'aide de l'armée espagnole du duc de Parme[28].

Âge classique

L'échiquier permanent de Normandie, installé à Rouen en 1499 par Georges d'Amboise, a été transformé en Parlement par François Ier en 1515 et a été jusqu'à la Révolution française le lieu de pouvoir de la province. Il avait des compétences judiciaires, législatives et exécutives, sur les affaires normandes, n’ayant au-dessus de lui que le Conseil du Roi. Il avait également compétence sur la gestion du Canada français.

Les XVIe et XVIIIe siècles ont été prospères avec le commerce du textile et l'activité du port. En 1703, a été créée la Chambre de Commerce de Normandie.

Bien que dépourvue d'université, Rouen a eu un fort rayonnement intellectuel aves des écoles renommées. En 1734, une école de chirurgie, la deuxième de France après Paris (1724), a été fondée. En 1758, a ouvert le nouvel Hôtel-Dieu à l'ouest de la ville, qui remplaçait l'ancien au sud de la cathédrale, trop petit.

Période révolutionnaire et Empire

Époque contemporaine

Durant la guerre de 1870, Rouen a été occupée par les prussiens.

Lors de la Première Guerre mondiale, elle a servi de base à l'armée britannique[29].

Elle a été occupée par l'armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale du 9 juin 1940[30] au 30 août 1944. Pendant ce conflit, elle a subi un important incendie en juin 1940 qui a détruit tout le quartier ancien entre la cathédrale et la Seine, ainsi que de violents bombardements de 1942 à 1944 visant notamment les ponts sur la Seine et la gare de triage de Sotteville-lès-Rouen. Les deux bombardements ayant fait le plus de victimes et de dégâts ont été celui du 19 avril 1944 de la Royal Air Force. On déplora 816 morts et 20 000 sinistrés dans la ville[31]. La cathédrale, le Palais de justice ont été fortement touchés, puis celui de la « semaine rouge » du 30 mai au 5 juin 1944 des Américains où le quartier de la cathédrale et l'édifice ont de nouveau brûlé.

Après la guerre, le centre ville a été reconstruit selon le plan Greber et sous la direction de Jean Demarest, François Herr et Jean Fontaine[32],[33].

Quartiers

La ville est divisée en 12 quartiers[34] situés dans deux parties Rouen Rive Droite et Rouen Rive Gauche selon leur localisation par rapport à la Seine. Rouen Rive Droite constitue le cœur historique de Rouen avec la cathédrale Notre-Dame, le palais de justice, la place du Vieux-Marché et les plus grandes rues (rue du Gros-Horloge, rue Jeanne-d'Arc). On appelle Rouen Rive Gauche la partie située sur la rive gauche.

Paul Gauguin, Rue Jouvenet à Rouen, 1884. Collection Carmen Thyssen-Bornemisza, en dépôt au musée Thyssen-Bornemisza (Madrid)
Rue du Docteur-Dévé, dans le quartier Grammont

Rouen Rive Droite

Rouen Rive Gauche

Économie

Article détaillé : Grand port maritime de Rouen.

Rouen est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Rouen et de la Chambre régionale de commerce et d’industrie de Haute-Normandie. Elle gère l’Aéroport Rouen Vallée de Seine.

Pour son développement économique, Rouen dispose de l'Agence de développement économique de l'agglomération rouennaise (ADEAR Rouen Développement )[35] dont les principales missions sont la promotion et le développement du territoire. Cette association est financée par l'Agglomération de Rouen, le Conseil général de Seine-Maritime, la CCI de Rouen, le Grand Port Maritime et l'Université.

Rouen a connu un fort taux de chômage à cause de délocalisations à partir de la fin des années 1970. Il était en 2008 de 7,8 %[36].

Rouen est le siège de la Matmut, de la Mutuelle assurance de l'éducation (la MAE), de Lubrizol France, de Rapid'Flore, Educatel. Se trouvent dans l'agglomération (la CREA) les sièges de Ferrero France, Novandie (Mamie Nova), Segafredo-Zanetti France, Huis-Clos, Turtle Wax France (Abel Bonnex), Le Mutant (supermarché), Eismann France, Maxim's SAPP, Daiwa France ...

Politique et administration

Politique locale

Le nombre d'habitants étant supérieur à 100 000 et inférieur à 150 000, le nombre de conseillers municipaux est de cinquante-cinq.

Conseil municipal de Rouen (mandature 2008-2014)[37]
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Rouen motivée » Union de la gauche Valérie Fourneyron 44 Majorité
« Confiance en Rouen » Majorité présidentielle 11 Opposition

Maires

Article détaillé : Liste des maires de Rouen.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
30 août 1944 18 mai 1945 Guillaume Montier   Professeur agrégé
18 mai 1945 17 avril 1958 Jacques Chastellain CNI Armateur
6 mai 1958 4 avril 1968 Bernard Tissot CNI Avocat
4 avril 1968 22 février 1993 Jean Lecanuet Centre Démocrate-UDF Conseiller d'Etat
8 mars 1993 23 juin 1995 François Gautier UDF Administrateur civil
24 juin 1995 18 mars 2001 Yvon Robert PS Inspecteur Général de l Administration de l'Éducation nationale et de la recherche
18 mars 2001 9 mars 2008 Pierre Albertini société civile, ex-UDF Professeur
15 mars 2008 en cours Valérie Fourneyron PS Médecin du sport

Tendances et résultats politiques

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours :

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours :

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores :

Élections municipales :

Élections référendaires :

Cantons

Article détaillé : Canton de Rouen.

Rouen est divisée en 7 cantons :

  • Le 1er canton compte 19 964 habitants ;
  • Le 2e canton compte 13 643 habitants ;
  • Le 3e canton compte 12 033 habitants ;
  • Le 4e canton compte 11 153 habitants ;
  • Le 5e canton compte 15 671 habitants ;
  • Le 6e canton compte 20 682 habitants ;
  • Le 7e canton compte 13 446 habitants.

Instances judiciaires et administratives

Jumelages

Panneau Rouen.JPG

Natifs de Rouen

par ordre chronologique

Surnoms

Rouen a été désignée sous le nom de « Ville aux cent clochers » par Victor Hugo[53]. Ce chiffre est assez proche de la réalité, puisqu'on peut arriver au nombre d'environ cent clochers avant la Révolution française[54]. Surnom que portent aussi la ville de Caen (Ainsi qualifiée antérieurement à Rouen par le poète François de Malherbe) et les villes de Dijon, Poitiers, Troyes, Liège, Prague et Montréal (Canada).

Stendhal l'a qualifiée d'« Athènes du genre gothique »[55], ce qui signifie qu'elle constitue une référence en matière d'architecture gothique comme Athènes en matière d'architecture classique.

Elle est surnommée irrévérencieusement « le Pot de chambre de la Normandie »[56] par les Rouennais à cause de la réputation erronée d'être la plus pluvieuse des villes normandes et cela a figuré sur des cartes postales dès 1902.

Locutions

Vue de Rouen, dessin par Constance Lézurier de la Martel, 1806 (coll. privée)
  • « aller à Rouen » signifie être sifflé en jargon de comédiens. Le public de Rouen avait la réputation d’être fort exigeant.
  • « boire à tire-larigot », l’étymologie populaire attribue l’origine de l'expression à l’évêque Eudes Rigaud qui avait fait fondre une cloche énorme que l’on plaça dans la tour Saint-Romain de la cathédrale Notre-Dame de Rouen. On donnait à boire à volonté aux hommes qui faisaient sonner la cloche, d'où l'expression d'origine « boire à tire-la-Rigaud ». Cette explication est contestée et peu probable [57].
  • « rouennerie » est une cotonnade de Rouen.

Héraldique

Blason de Rouen

Armes de la ville de Rouen :

« De gueules à l'agneau pascal d'argent, la tête nimbée et contournée, portant une bannerette du même chargée d'une croisette d'or, au chef cousu d'azur semé de trois fleurs de lys d'or. »

Il faut souligner qu'au frontispice de la Grand Poste de Rouen (rue Jeanne-d'Arc), l'agneau porte une bannerette chargée d'un lion-léopardé passant[58] et que ce dernier a été le sceau officiel de la ville de Rouen au début du XIIe siècle (avant que l'évêché johanniste ne le remplace quelques siècles plus tard).

Monuments et lieux touristiques

Patrimoine

Rouen est classée ville d'art et d'histoire.

Stendhal l’a surnommée «l'Athènes du genre gothique». Des édifices religieux et civils ont été endommagés ou détruits par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale mais heureusement la majeure partie a été restaurée ou rebâtie ce qui place Rouen dans les six première villes en nombre de monuments historiques classés en France et première parmi les six pour l'ancienneté de son patrimoine.

La cathédrale Notre-Dame

Article détaillé : Cathédrale Notre-Dame de Rouen.

La cathédrale primatiale Notre-Dame, d'architecture gothique, inspira particulièrement Claude Monet. Elle est dotée d'une « tour-lanterne » sur la croisée du transept n'ayant pas fonction de clocher, surmontée d’une flèche en fonte culminant à 151 mètres (la plus haute de France). Elle est 5 mètres plus haute que la Pyramide de Khéops initiale.
L'histoire du vitrail du XIIIe siècle à nos jours peut se lire à l’intérieur de l’église.
Dans le chœur se trouvent des sépultures d'anciens ducs de Normandie comme celle de Rollon, le fondateur du duché, et de Richard Cœur de Lion qui a fait déposer son cœur dans la cathédrale en « remembrance d'amour pour la Normandie ». Claude Monet l'a immortalisée dans la série des « Cathédrales ».
Outre ses vitraux, la statuaire de sa façade est remarquable avec 70 figures sculptées entre 1362 et 1421 installées entre 20 et 30 mètres de hauteur. Les anges et saintes femmes sont au niveau supérieur et, dessous, les apôtres dominent les archevêques, au dernier rang mais uniquement à gauche de la façade (nord).

La tour Saint-Romain haute de 77 m encadre la façade au nord. Elle tire son nom d'un archevêque de Rouen du VIIe siècle qui, selon la légende, vainquit la « gargouille », un dragon vivant dans les marécages près de la Seine. La tour relève du gothique primitif du XIIe siècle pour les premiers étages et du gothique flamboyant pour le dernier couronné de son fameux « toit en hache ». Elle a brûlé en 1944.

La tour de Beurre haute de 80 m encadre la façade au sud. Construite avec l’argent des indulgences de carême, elle est un chef-d’œuvre du gothique flamboyant.

L'abbatiale Saint-Ouen

Article détaillé : Abbaye Saint-Ouen de Rouen.

L'abbatiale Saint-Ouen est de style gothique rayonnant et flamboyant. L'ancienne « abbaye de Saint-Ouen » a été un des monastères bénédictins les plus puissants de Normandie. Les travaux de l'église abbatiale, commencés en 1318, ont été ralentis par la guerre de Cent Ans et achevés qu'au XVIe siècle. En 1800, la municipalité s’est installée dans l'ancien dortoir des moines devenu l'hôtel de ville près de l'église abbatiale qui mesure environ 137 mètres de long du chevet à l'entrée de la nef avec une hauteur sous voûte de 33 mètres. Elle abrite les grandes orgues du facteur romantique Aristide Cavaillé-Coll.

La « Couronne de Normandie » est le surnom de la tour de croisée surplombant l'abbatiale et haute de 87 mètres.

Le Gros-Horloge

Articles détaillés : Gros-Horloge et Rue du Gros-Horloge.

Le Gros-Horloge, horloge astronomique avec un mécanisme du XIVe siècle et un cadran du XVIe siècle, est située dans un pavillon enjambant la rue du Gros-Horloge sur une arche renaissance et qui est contigu à un beffroi gothique. Sur le double écran, l'aiguille unique pointe l'heure. Il apparaît aussi un « semainier » et les phases de la lune sont indiquées dans l'œil-de-bœuf supérieur. L'agneau pascal, dans un écusson au centre de l'arcade, représente les armes de la ville et symbolise le commerce et l'industrie de la laine. À voir, sur la face droite du Gros-Horloge, des anges gravés sur la pierre, dont l'un est à l'envers en signe de mécontentement des ouvriers lors de la construction de l'horloge.

Symbole de la puissance de Rouen, le Gros-Horloge est incontournable pour les Rouennais et les touristes. Restauré à partir de 1997, mis en lumière en 2003 par l'entreprise Neo Light, le lieu a été rouvert au public en décembre 2006.

Le Bureau des Finances ou l'Office de tourisme

Le Bureau des Finances construit de 1509 à 1540 à la demande du cardinal Georges d'Amboise est le plus ancien monument Renaissance subsistant à Rouen[59]. Il a peu souffert des bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Il est occupé depuis 1959 par l’office de tourisme de Rouen. L'ancien Bureau des Finances, constitué des façades sur rue et sur cour et toitures fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 20 août 1928[60].

Palais de Justice

Article détaillé : Palais de justice de Rouen.

Le Palais de justice de Rouen est l'ancien Parlement de Normandie. Pour l'institution Parlement de Normandie, voir :

Article détaillé : Parlement de Normandie.

Le Palais de Justice est une des quelques réalisations de l'architecture gothique civile de la fin du Moyen Âge en France.

Seule l'aile en retour à gauche de la façade, dans la cour d'honneur, est gothique, construite entre la fin du XVe siècle et le début du XVIe siècle. On y relève des pinacles, gargouilles et une balustrade flamboyante à la base du toit. L'escalier attenant a été reconstruit par l'architecte Selmersheim en style néo-gothique champenois au début du XXe siècle et ce, après l'« affaire de l'escalier » avec le démontage de celui réalisé en style néo-gothique par l'architecte Lucien Lefort, apôtre de l'historicisme à Rouen.

Le corps central est un mélange de styles gothique et renaissance dont la construction embrasse presque tout le XVIe siècle. Le décor est plus riche que sur l'aile gothique et la balustrade est radicalement différente.

L'aile en retour de droite est un pastiche néo-gothique, datant du XIXe siècle et remplaçant une ancienne partie de style classique. Également néo-gothique est la partie donnant sur la rue Jeanne-d'Arc, avec sa tour d'horloge.

L'édifice abritait auparavant l'échiquier de Normandie, devenu parlement de Normandie au XVIe siècle. Il serait partiellement l’œuvre de Roulland Le Roux, architecte du bureau des finances (actuel Office de tourisme).

Il a été endommagé deux fois en 1944 : lors du bombardement du 19 avril l'aile gothique a été détruite et le 26 août la partie centrale gothico-renaissance a aussi été fortement touchée. Les murs en pierre sont restés debout mais les pinacles et les imposantes charpentes en bois de chêne ont été anéanties. Les intérieurs ont été ravagés (dont la magnifique salle des assises avec son plafond à caissons, restauré depuis). Les charpentes ont été remplacées par des carènes de béton. Les parties néogothiques ont échappé à la destruction.

La « Maison sublime » est un monument juif découvert sous l'escalier de droite de la cour d'honneur. Il date du XIIe siècle et ses murs préservés de faible hauteur présentent des graffitis en hébreu dont l'inscription suivante : « Que cette maison soit sublime ! », on y voit aussi un lion sculpté. C'était la maison d'un riche bourgeois juif selon certains et selon d'autres[61] une yeshiva.

Hôtel de Bourgtheroulde

Article détaillé : Hôtel de Bourgtheroulde.

L'Hôtel de Bourgtheroulde, un hôtel particulier, place de la Pucelle, présente les influences conjointes du gothique flamboyant et de la Renaissance. Il a été bâti dans la première moitié du XVIe siècle par Guillaume Le Roux, conseiller de l'Échiquier de Normandie et seigneur de Bourgtheroulde. Vendu en décembre 2006, il est devenu en 2010 un grand hôtel de luxe. Outre ses chambres, l'hôtel[62] comprend un SPA avec piscine, un restaurant gastronomique, une brasserie et un bar lounge.

Église Saint-Maclou

Église Saint-Maclou, de nos jours
Article détaillé : Église Saint-Maclou.

L'église dédiée à saint Maclou est un joyau de l’art gothique flamboyant construit entre 1437 et 1517. Elle a une façade formant demi-cercle dans laquelle s'ouvrent cinq porches, dont certains ornés de portes en bois sculptées, œuvre des huchiers (ébénistes, sculpteurs sur bois) de la Renaissance.

Elle n'a pas de transept comme l'église Notre-Dame de Caudebec-en-Caux contemporaine. En revanche, elle garde la tradition normande de la tour-lanterne comme la cathédrale Notre-Dame qui en plus fait office de clocher. La flèche date du XIXe siècle et est l'œuvre de l'architecte Jacques-Eugène Barthélémy. La sacristie à l'est est un pastiche néo-renaissance dont les colonnes de marbre authentiques viennent d'Italie.

Elle a subi des dommages lors de la Seconde Guerre mondiale atteinte par deux bombes entraînant destructions et incendies. En outre, elle a souffert des aléas du climat et de la pollution.

L'intérieur du sanctuaire, conçu pour recueillir le maximum de lumière, est très clair. C'est une des raisons de l'absence de chapiteaux sur les piliers de la nef et du chœur. On remarque également la grande dimension des baies qui occupent tout l'espace entre les travées. Le chœur rénové, n'a pas retrouvé ses belles boiseries baroques d'avant-guerre et seule une chapelle en a conservé. Une des chapelles au sud du déambulatoire n'a pas été reconstruite.

Peu de vitraux anciens ont subsisté et ceux qu'on peut observer, sont souvent mêlés à des éléments modernes. À noter cependant, l'arbre de Jessé du XVe siècle au-dessus du portail nord, avec un Jessé assis selon une habitude née en Flandres et au-dessus du portail sud une Crucifixion. Sur le revers de la façade occidentale, subsiste un orgue renaissance, dont les qualités à la fois plastiques et sonores sont reconnues.

L'aître Saint-Maclou

Article détaillé : Aître Saint-Maclou.
Aître Saint-Maclou

L'aître Saint-Maclou est un ancien ossuaire, constitué de quatre ailes en pierre et en colombage, entourant une cour de forme carrée. Son histoire remonte à la Grande Peste noire de 1348 qui tua une grande partie de la population. Le cimetière autour de l'église Saint-Maclou devenant trop petit, l'aître qui n'était alors qu'un parvis a été transformée en nécropole. En 1526, une nouvelle épidémie conduisit à la construction de trois galeries en colombage.

Ces trois édifices avaient un aspect sensiblement différent de l'actuel. Les charpentes étaient plus élevées et plus pentues. Le premier étage n'avait pas de fenêtres. Entre les deux sablières sculptées, l'espace était ajouré. Le premier étage servait d'ossuaire et des ossements humains y étaient entassés de manière plus ou moins organisée, les ouvertures entre les colombages devant assurer séchage et dissolution des os jusque réduction en poussière et chute sur le sol comme écrit dans la bible. Le rez-de-chaussée était une galerie de circulation, analogue à celle d'un cloître, où de riches personnages prirent l'habitude de se faire inhumer. Sur les sablières de l'étage furent sculptés des crânes, des tibias et des d'objets relatifs à la destination funéraire du lieu. Au XVIIe siècle fut ajouté une quatrième aile copiant imparfaitement les trois autres mais qui ne servit jamais d'ossuaire. En effet, elle fut construite par les prêtres de la paroisse Saint-Maclou pour servir d'habitation et d'école. Après l'interdiction des inhumations en centre ville et la destruction des cimetières intra-muros au XVIIIe siècle, l'intégralité des bâtiments fut transformée en école.

Aujourd'hui, l'ensemble abrite l'École régionale des Beaux-Arts et le service du Patrimoine.

La place du Vieux-Marché

Article détaillé : Place du Vieux-Marché.

La place du Vieux-Marché a été le théâtre, en pleine guerre de Cent Ans, du supplice de Jeanne d'Arc, brûlée vive le 30 mai 1431. Au milieu de la place, les vestiges de l'église Saint-Sauveur ont été dégagés et la place est entourée d'un ensemble de maisons à pans de bois.

  • La Croix Jeanne d'Arc est une grande croix élevée près de l’emplacement du bûcher.
  • L'église Sainte-Jeanne-d'Arc a été élevée sur le lieu même du martyre. Église moderne, construite par Louis Arretche en 1979, elle a une triple mission : église pour honorer sainte Jeanne d’Arc, mémorial civil pour commémorer l'héroïne et lieu de conservation des vitraux de l’ancienne église Saint-Vincent détruite en 1944.

Le donjon du château de Rouen, dit tour Jeanne d'Arc

Articles détaillés : Tour Jeanne d'Arc et Château de Rouen.

La tour Jeanne d'Arc faisait partie du château de Rouen construit en 1204 par Philippe Auguste sur les ruines de l'amphithéâtre gallo-romain de Rotomagus. C'est dans ce château que Jeanne d’Arc a été emprisonnée et que se déroula son procès.

La Fierte Saint-Romain

C'est un des seuls vestiges de cet ancien quartier proche de la Seine, détruit par l'incendie de 1940 et les bombardements de 1944. Il est situé place de la Haute-Vieille-Tour. Il s'agit d'une sorte de podium construit en 1524 et constitué de deux étages en loggia dans un pur style Renaissance avec colonnes corinthiennes, pilastres, frontons et clochetons en lanterne. Sans certitude, son architecte serait Jean Goujon. Il est classé monument historique[63] et se trouve adossé à la seule façade ancienne[64] de la halle aux Toiles dont les autres parties ont été reconstruites en style moderne et qui sert de salle de congrès ou de spectacle. Jadis on accédait à la place de la Haute-Vieille-Tour par un passage voûté situé sous la fierte à travers la halle.

Fierte est un mot d'ancien français signifiant châsse, issu du latin feretrum « brancard, civière pour les morts » à rapprocher de la cérémonie dite levée de la fierte, c'est-à-dire de la châsse contenant les reliques de saint Romain, évêque mythique de Rouen au VIIe siècle. En effet, à cet endroit s'achevait la grande procession annuelle des reliques de saint Romain, patron de la ville. Cette manifestation s'appuyait sur le Privilège de Saint-Romain, tradition très ancienne attestée en 1210. Un condamné à mort choisi par le chapitre de la cathédrale, juché dans la loge de l'édifice, devait soulever trois fois la châsse contenant les reliques du saint évêque. Àprès la manifestation, le criminel était gracié par les chanoines qui jouissaient du privilège de pouvoir libérer un condamné à mort le jour de l'Ascension. L'origine de ce privilège prend sa source dans la légende de la gargouille, sorte de dragon qui hantait les terres marécageuses du bord de Seine et qui fut vaincu par saint Romain avec l'aide d'un condamné à mort. Cette tradition prît fin en 1790[65].

Ancien Hôtel-Dieu

Article détaillé : Hôtel-Dieu de Rouen.

A Rouen, l'Hôtel-Dieu est attesté depuis 1127 dans une charte le citant comme « Hôpital Notre-Dame » même s'il existait avant sous la tutelle des archevêques et du clergé. Situé au sud de la cathédrale, il a été déplacé à l'ouest de la ville. Il resta un lieu de soins jusqu'en 1988 quand les derniers services ont été transférés dans l'ancien Hospice Général devenu l'hôpital Charles Nicolle, et est devenu la préfecture de la Seine-Maritime.

Les églises secondaires

Musée Le Secq des Tournelles dans l'ancienne église Saint-Laurent

Vestiges d'églises gothiques

  • La tour Saint-André XVIe siècle, rue Jeanne-d'Arc, unique élément subsistant de l'église Saint-André-de-la-Porte-aux-Febvres, détruite lors du percement de la rue en 1861.
  • Tour et élément de l'église Saint-Candé, détruite à la Révolution, intégrée dans la cour d'un immeuble moderne et de l'hôtel Asselin, rue aux Ours.
  • Substructions de l'église Saint-Sauveur, place du Vieux-Marché, transformée en carrière de pierre en 1793.
  • Pilier de l'église Saint-Nicolas, détruite à la Révolution. Son clocher a été remonté à Cottévrard.
  • Travée de l'église Saint-Vigor dans la cour d'un immeuble de brique, rue des Béguines.
  • Ruines de l'église Saint-Pierre-du-Châtel, détruite pendant la Seconde Guerre mondiale.
  • Porche sud du transept (1515) de l'église Saint-Vincent, détruite pendant la Seconde Guerre mondiale, rue du Général-Giraud. Une partie des vitraux orne la nouvelle église Sainte-Jeanne-d'Arc, une autre la chapelle de la vierge de la cathédrale Notre-Dame et d'autres sont au musée des Beaux-Arts.
  • Le chœur de l'église Saint-Nicaise, gothique flamboyant. La nef et le clocher ont été reconstruits en béton suite à un incendie qui s'est produit dans la nuit du 9 au 10 mars 1934.
  • Le mur est du chœur de l'église Notre-Dame-de-la-Ronde, rue du Gros-Horloge, détruite après la Révolution, subsiste entre deux immeubles.

Vestiges d'abbayes, couvents et prieurés

La vieille ville

Maisons du XVIIe siècle, Rouen
Au coin des rues de Martainville et Damiette
Article détaillé : Vieux Rouen.

La ville est remarquable pour la diversité et la richesse du tissu urbain : on y trouve des maisons d'époques variées du XIIIe siècle à l’époque contemporaine. Rouen est ainsi une des villes les plus hétérogènes de France au plan architectural : hétérogénéité des époques mais aussi des matériaux (les pans de bois de la pierre, la brique ou le béton pour les immeubles de la reconstruction), des formes ou des couleurs. À l’opposé de villes classiques comme Bordeaux ou Nancy, Rouen incarna le modèle de la ville romantique, célébré par Victor Hugo dans un célèbre poème (in Les Feuilles d’automne). Cette variété aurait pu être anéantie par les destructions de la Seconde Guerre mondiale avec la disparition de quartiers parmi les plus appréciés des touristes. Dans l’ensemble, la reconstruction a respecté les particularités de la vieille ville et essaie de proposer une certaine irrégularité des tracés et des formes.

La ville garde près de 2 000 maisons à colombage (contre environ 4 000 en 1939) dont un millier de restaurées ce qui en fait la première en Europe pour le nombre : les rues du Gros-Horloge, Saint-Romain, Damiette, des Faulx ou Eau-de-Robec sont ainsi remarquables. Moins restaurés et moins fréquentés par les touristes, les quartiers Saint-Vivien ou Beauvoisine méritent la visite.

La Tour des archives

Tour des archives vue de la rive droite de la Seine

Inaugurée en 1965, la Tour des archives est dans l’enceinte de l'ancienne préfecture dans le quartier Saint-Sever, locaux abritant le Conseil Général. Ce bâtiment, de conception moderne, peut accueillir 37 kilomètres linéaires de documents incluant les archives départementales. La tour compte 27 étages pour 104 mètres de hauteur, le tout en béton armé, c'est le deuxième bâtiment le plus haut de Rouen après la cathédrale. En 2007, le Conseil général de Seine-Maritime a demandé à l'entreprise Neo Light la mise en lumière de la tour qui a obtenu une mention spéciale au concours city.people.light 2007 et le Premier Prix du concours Lumières 2008.

Le port

Article détaillé : Port autonome de Rouen.

Depuis le Moyen Âge, et même avant, le port a eu une place prépondérante dans l'activité de la ville en raison de sa position stratégique entre Paris et la mer dont les marées y sont perceptibles.

Bien qu'il soit à 80 km de fleuve de l'estuaire (6 heures de navigation), le port est fluvial et maritime car pouvant accueillir des navires (jusqu'à 280 m de long et 150 000 tonnes). En aval, les ponts sur la Seine ont 50 mètres de tirant d’air et des dragages permanents maintiennent un tirant d’eau de 10 mètres minimum.

Tous tonnages, Rouen n’est que le 28e port européen et le 5e français, derrière Marseille (3e européen), Le Havre (5e), Dunkerque (13e), Saint-Nazaire (18e), mais c'est le 1er port européen de céréales, le 1er français pour la farine et les engrais. Le trafic pétrolier est bien moindre qu'au Havre mais non négligeable avec la raffinerie de Petit Couronne.

Enfin, les plus grands voiliers du monde se rassemblent à Rouen tous les 4 à 5 ans[67]. L'événement a été appelé Voiles de la liberté en 1989, Armada de la liberté en 1994 et Armada du siècle en 1999 avec six millions de visiteurs. L'édition Armada Rouen 2003 en juillet 2003 a accueilli cinquante navires, six mille marins de vingt nationalités, dix millions de visiteurs, des dizaines de manifestations et d’animations… L'Armada 2008 a eu lieu du 5 au 14 juillet.

Les ponts

Le Belem sous le pont Gustave-Flaubert inauguré à l'occasion de l'Armada 2008

Tous les ponts de Rouen (de Normandie, de Tancarville, de Brotonne) à la mer peuvent laisser passer des navires de fort tonnage.

Les premiers ponts datent du IXe siècle. Ils furent reconstruits plusieurs fois, particulièrement après les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Il existait avant guerre un pont transbordeur.

Rouen est la ville où les ponts empêchent les navires de remonter la Seine. Ils permettent cependant le passage des caboteurs fluviomaritimes desservant les ports de Limay et de Gennevilliers.

Ces ponts sont, de l’aval vers l’amont :

Parcs et jardins

  • Jardin des Plantes (85 000 m²)
  • Parc Antoine de Saint-Exupery (78 000 m²)
  • Parc Grammont (29 000 m²)
  • Jardin de l’hôtel de ville (26 000 m²)
  • Jardin Pasteur (21 700 m²)
  • Square Verdrel (9 000 m²)
  • Square Marcel-Halbout (5 240 m²)
  • Et 17 autres parcs et jardins de quartier

Culture

Le Zénith de Rouen, de jour et de nuit.

Manifestations

La foire Saint-Romain sur les quais (octobre / novembre).

Musées

Pissarro : Rue de l’Épicerie, Rouen, 1898
Scène du musée Jeanne-d'Arc de Rouen
  • Le muséum d’histoire naturelle. Fondé par Pouchet en 1828, fermé pour travaux en 1996, a rouvert le 23 février 2007. Par la richesse de ses collections, le muséum de Rouen est le deuxième de France, après le Muséum national d'Histoire Naturelle de Paris.
  • Le musée des antiquités retrace l’archéologie gallo-romaine et mérovingienne et présente une collection d’objets d’art, vitraux et éléments du Moyen Âge et de la Renaissance et des collections égyptiennes et grecques.
  • Le musée Flaubert et d'histoire de la médecine où se trouve la chambre natale de Gustave Flaubert. Nous y retrouvons des souvenirs de l'écrivain, des céramiques pharmaceutiques, des instruments chirurgicaux, des documents sur la naissance et la petite enfance, du mobilier hospitalier, des statues de saints guérisseurs et un jardin de plantes médicinales.

Près de Rouen sur la commune de Canteleu, à Croisset, se trouve le Pavillon de jardin de la maison qu'occupa Gustave Flaubert pendant près de 40 ans : il a été aménagé en petit musée Flaubert.

  • Le musée national de l'Éducation retrace l'histoire de l'enfant et de son éducation depuis le XVIe siècle illustrée par un choix de peintures et de gravures, de cahiers d'élèves, de livres pour enfants, de mobilier scolaire et de matériel pédagogique.
  • Le musée de la céramique : importante collection de faïences axée sur l'évolution de la production rouennaise et de nombreux autres exemples.
  • Le musée Le Secq des Tournelles : collection unique au monde de ferronnerie regroupant éléments d'architecture, enseignes, serrures, heurtoirs, outils, bijoux, objets de couture et de costume.
  • Le musée Jeanne-d'Arc : cires de Jeanne d’Arc, fac-similés de manuscrits, affiches et imagerie populaire rappelant la vie et le passage de la Pucelle à Rouen.
  • Le musée Pierre Corneille, installé dans la maison natale du poète, rue de la Pie, contient des dessins, des gravures relatifs à sa vie et les premières éditions de ses œuvres.
  • Le musée maritime, fluvial et portuaire retrace l'histoire du port, de ses métiers, des grands voiliers rouennais, de la marine marchande, de la batellerie, de la construction navale, de la chasse à la baleine et des expéditions polaires de Charcot.
  • Le musée du Gros-Horloge retrace l'histoire de l’horlogerie et notamment du Gros-Horloge de Rouen. Les mécanismes du Gros-Horloge de 1389 et de l'église Saint-Vivien du XVIe siècle y sont exposés. Ce musée a rouvert en 2006.
  • Le musée du Château de Rouen, tour Jeanne d'Arc, présente la forteresse médiévale construite en 1204 par Philippe Auguste sur les ruines de l'amphithéâtre gallo-romain.

Médias

Article connexe : Catégorie:Média de Haute-Normandie.
  • Trois journaux pour l'agglomération :

Rouen dans les arts plastiques

Au XVIIIe siècle, Rouen a inspiré Bonington et Turner. Claude Monet y a peint la série des Cathédrales de Rouen. Pissarro a peint plusieurs tableaux de Rouen, surtout autour du pont Boieldieu.

Rouen au cinéma

Rouen dans la littérature

Oceanic bar de André Renaudin, Rouen dévasté de André Maurois.

Plusieurs romans policiers se déroulent à Rouen : Oncle Charles s'est enfermé de Georges Simenon, Où sont les diamants du Roi ? de Françoise Kermina, Un chien du diable de Fabienne Ferrère, Le fond de l'âme effraie de Guy Langlois, Mon cadavre s'enroue à Rouen de Jean Calbrix, Hurler avec les loups à Canteleu de Michel Giard, Mourir sur Seine de Michel Bussi, Seine de crimes de Philippe Feeny, Pour ta pénitence de Nadine Mousselet.

Il ne faut pas oublier Madame Bovary de Gustave Flaubert, Charles Bovary a fait ses études au lycée Pierre Corneille puis à la faculté de médecine de Rouen. Emma Bovary a été éduquée dans un couvent rouennais et Emma et Charles Bovary allaient au théâtre à l'opéra à Rouen et y ont rencontré Léon Dupuis le futur amant d'Emma qui prétexta alors des cours de piano pour rendre visite à Léon chaque semaine à Rouen[69].

Cultes

  • Catholique

Archidiocèse de Rouen, avec Saint Mellon comme premier Evêque de Rouen. Depuis l'époque carolingienne, les chrétiens de Rouen chantent aux principales fêtes le Christus Vincit dans la Cathédrale, pour demander en particulier la paix sur leur ville.

  • Orthodoxe

Paroisse Saint-Silouane-de-l'Athos, chapelle Saint-Victrice sur l'île Lacroix

  • Protestant

Temple Saint-Éloi, ancienne église catholique Saint-Éloi de style gothique et renaissance.

  • Mormon

Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, paroisse de Rouen, rue Saint-Romain

  • Juif

L'ancienne synagogue de Rouen, jadis église catholique Sainte-Marie-la-Petite, de style gothique, a été détruite par les bombes en 1944. Une synagogue moderne a été construite à son emplacement. Inaugurée en 1950, elle a été le premier lieu d'accueil de public reconstruit après-guerre.

  • Musulman

Dix lieux de culte, mosquées et salles de prière, le plus important étant la mosquée El Kaouthar.

Enseignement

Rouen est le siège de l'Académie de Rouen, circonscription éducative dirigée par un recteur, Marie-Danièle Campion, qui administre le réseau éducatif de Haute-Normandie.

Enseignement supérieur

Article détaillé : Catégorie:Études supérieures à Rouen.

L'Université de Rouen compte près de 24 300 étudiants. Le Campus Saint Marc[70] de Rouen regroupe 7 écoles dont : Iscom[71] (communication) ; Formavenir[72] (école tertiaire) ; Pigier Création[73] (école de coiffure et d'esthétique) ; Comptexpert[74] (école de comptabilité) ; Berlitz Rouen[75] (école de langue étrangère) ; CPES Rouen et Med'sup [76] (prépa paramédicaux et sociaux, prépa de médecine).

Parmi les grandes écoles rouennaises :

Collèges et lycées

Liste des établissements scolaires
Collèges Lycées

Collèges publics :

  • Collège Barbey-d'Aurevilly
  • Collège Boïeldieu
  • Collège Camille Claudel
  • Collège Camille-Saint-Saëns
  • Collège Fontenelle
  • Collège Georges-Braque
  • Collège Jean-Giraudoux
  • Collège Jean-Lecanuet

Collèges privés :

Lycées publics :

  • Lycée Corneille
  • Lycée Jeanne-d'Arc
  • Lycée professionnel Gustave-Flaubert
  • Lycée Blaise-Pascal
  • Lycée Camille-Saint-Saëns
  • École industrielle de Rouen
  • Lycée Grieu
  • lycée professionnel George Baptiste

Lycées privés :

  • Institution du Sacré-Cœur
  • Institution Jean-Paul II
  • Pensionnat Jean-Baptiste-de-La-Salle
  • Institution Rey
  • Lycée technique privé Les Tourelles
  • Post-Bac Join-Lambert au sein de l'Institution Jean-Paul II

Écoles élémentaires et maternelles

  • Maternelle

ECOLE MATERNELLE CAMILLE CLAUDEL ; ECOLE MATERNELLE ELIZABETH ET MARGUERITE BRIÈRE ; ECOLE MATERNELLE MAURICE NIBELLE ; ECOLE MATERNELLE THOMAS CORNEILLE ; ECOLE MATERNELLE MARIE HOUDEMARE ; ECOLE MATERNELLE ANATOLE FRANCE ; ECOLE MATERNELLE HENRY BREVIÈRE ; ECOLE MATERNELLE JULES FERRY ; ECOLE MATERNELLE CATHERINE GRAINDOR ; ECOLE MATERNELLE PAULINE KERGOMARD ; ECOLE MATERNELLE ACHILLE LEFORT ; ECOLE MATERNELLE MARGUERITE MESSIER ; ECOLE MATERNELLE LOUIS PASTEUR ; ECOLE MATERNELLE PIERRE DE RONSARD ECOLE MATERNELLE LES SAPINS ECOLE MATERNELLE GUILLAUME LION ECOLE MATERNELLE JEANNE HACHETTE ECOLE MATERNELLE JEAN DE LA FONTAINE ECOLE MATERNELLE CLAUDE DEBUSSY ECOLE MATERNELLE JEAN-PHILIPPE RAMEAU ECOLE MATERNELLE CLÉMENT MAROT ECOLE MATERNELLE FRANÇOISE DOLTO

  • Primaire

ECOLE PRIMAIRE PRIVÉE NOTRE-DAME ECOLE ÉLÉMENTAIRE JEAN-PHILIPPE RAMEAU ECOLE PRIMAIRE PRIVÉE SAINT LÉON ECOLE ÉLÉMENTAIRE MARTHE CORNEILLE ECOLE ÉLÉMENTAIRE LE GOUY ECOLE ÉLÉMENTAIRE CLÉMENT MAROT ECOLE ÉLÉMENTAIRE THÉODORE BACHELET ECOLE ÉLÉMENTAIRE JEAN DE LA FONTAINE ECOLE ÉLÉMENTAIRE BENJAMIN FRANKLIN ECOLE ÉLÉMENTAIRE JULES MICHELET ECOLE ÉLÉMENTAIRE LOUIS-EZECHIEL POUCHET ECOLE ÉLÉMENTAIRE FRANÇOIS VILLON ECOLE ÉLÉMENTAIRE MARIE HOUDEMARE ECOLE ÉLÉMENTAIRE BIMOREL-HUGO ECOLE ÉLÉMENTAIRE ANDRÉ POTTIER ECOLE ÉLÉMENTAIRE LOUIS PASTEUR ECOLE ÉLÉMENTAIRE ANATOLE FRANCE ECOLE PRIMAIRE PRIVÉE BEAUVOISINE ECOLE PRIMAIRE PRIVÉE SACRÉ-COEUR ECOLE PRIMAIRE PRIVÉE SAINT DOMINIQUE ECOLE PRIMAIRE PRIVÉE SAINT JOSEPH ECOLE PRIMAIRE PRIVÉE SAINTE MARIE ECOLE ÉLÉMENTAIRE CLAUDE DEBUSSY ECOLE PRIMAIRE PRIVÉE SAINT VIVIEN ECOLE PRIMAIRE PRIVÉE JEAN-BAPTISTE DE LA SALLE ECOLE ÉLÉMENTAIRE GUY DE MAUPASSANT ECOLE ÉLÉMENTAIRE JULES FERRY ECOLE ÉLÉMENTAIRE LES SAPINS

Santé

Le principal établissement est le Centre hospitalier universitaire de Rouen. Existe aussi des cliniques : clinique de l'Europe, clinique Mathilde et clinique Saint-Hilaire. Le centre Henri-Becquerel est le Centre régional de lutte contre le cancer.

Sports

Équipements sportifs
  • 11 stades ;
  • 12 salles de sport ;
  • 21 courts de tennis ;
  • 14 gymnases ;
  • 4 piscines ;
  • 2 patinoires (une tous publics, une aux normes olympiques : surface de glisse) ;
  • et, pour l'automne 2012, un Palais des sports (6 000 places assises avec les gradins amovibles).

Nombre de licences sportives : 20 000.

Principales disciplines

Rouen a été candidate aux Jeux olympiques de la jeunesse d'été 2014[78], mais le Comité national olympique a préféré défendre une candidature aux jeux d'hiver en 2018.

Loisirs

Article détaillé : Foire Saint-Romain.

La foire Saint-Romain est une fête foraine d'environ un mois en octobre et novembre. Elle se tient sur les quais bas rive gauche du pont Pierre-Corneille au pont Guillaume-le-Conquérant. C'est la première fête foraine de province par sa taille et la deuxième, derrière la foire du Trône, au plan national. C’est la plus ancienne de France car elle est vieille de plus de 500 ans.

Avant d'être déplacée sur les quais, elle occupait les boulevards depuis la place Saint-Hilaire à la place Beauvoisine et au Boulingrin. Le Boulingrin était à l'époque occupé par un cirque de style circulaire où se produisaient des artistes de variété, des combats de boxe et de catch et s'y produisait le cirque qui animait chaque année la grande foire Saint-Romain.

Sur l'île Lacroix se tenait la foire exposition avant que soit créé le parc de expositions près de la forêt de Rouvray. L'actuel parc des Expositions se trouve sur un ancien terrain d'aviation et de parachutisme. Boos a repris l'aérodrome mais l'activité parachutiste s'est répartie sur Dieppe et Le Havre.

Article détaillé : Armada de Rouen.

Depuis 1989, Rouen organise un rassemblement mondial réunissant les plus grands voiliers, vieux gréements et autres navires de guerre (voir plus haut, le port). La dernière édition de ce rassemblement, appelé l'Armada 2008, a eu lieu du 5 au 14 juillet 2008. La prochaine aura lieu en juin 2013.

Vie militaire

Unités en garnison à Rouen :


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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Rouen de Wikipédia en français (auteurs)

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