Pontoise

49° 03′ 06″ N 2° 06′ 06″ E / 49.0516, 02.1017

Pontoise
Vue aérienne de la ville de Pontoise.
Vue aérienne de la ville de Pontoise.
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
(chef-lieu)
Canton Pontoise
(chef-lieu)
Code commune 95500
Code postal 95000 et 95300
Maire
Mandat en cours
Philippe Houillon
2008-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise
Site web http://www.ville-pontoise.fr
Démographie
Population 29 148 hab. (2007)
Densité 4 077 hab./km²
Gentilé Pontoisiens, Pontoisiennes
Géographie
Coordonnées 49° 03′ 06″ Nord
       2° 06′ 06″ Est
/ 49.0516, 02.1017
Altitudes mini. 22 m — maxi. 87 m
Superficie 7,15 km2

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Pontoise est une commune française située en région Île-de-France sur la rive droite de l'Oise, à environ trente kilomètres au nord-ouest de Paris. Chef-lieu du département du Val-d'Oise, elle accueille une sous-préfecture, la préfecture ne se situant pas au chef-lieu mais dans la ville voisine de Cergy, ce qui constitue un cas unique en France. La ville abrite une des plus importantes cités judiciaires du pays ainsi que le siège d'un évêché catholique, détaché de Versailles, depuis 1966. Ses habitants sont appelés les Pontoisien(ne)s.

Riche de plus de deux mille ans d'histoire, capitale historique du Vexin français, et ville majeure du royaume au Moyen Âge, elle a été rendue célèbre dans l'art impressionniste suite au long séjour de Camille Pissarro qui l'a représentée dans de nombreuses œuvres, diffusées dans les plus grands musées du monde. Grâce à son riche patrimoine, Pontoise a obtenu le label Ville d'art et d'histoire en 2006.

Sommaire

Géographie

Carte de France dite d'État-Major, vers 1870.

Pontoise est située sur un éperon rocheux dominant le confluent de l'Oise et de la Viosne. Chef-lieu d'arrondissement du Val-d'Oise, elle fait partie de l'agglomération de la ville nouvelle de Cergy-Pontoise. C'est aussi un petit port, le long de quelques quais.

La ville, dont le centre historique était entouré d'une enceinte, est divisée en deux par la voie ferrée au XIXe siècle, qui partage la partie haute au nord (Mont Bélien) et la partie boisée de Saint-Martin au sud (traversée par l'autoroute A15). Dans les faubourgs, on trouve de petits quartiers pittoresques comme les Étannets (de style andalou) ou l'Hermitage.

Les 717,02 hectares de la ville (rivière incluse) se répartissent en 463,95 hectares d'espace urbain construit (soit 65 % de la surface totale), 130,41 hectares d'espace urbain non construit (soit 18 %) et 122,66 hectares d'espace rural (soit 17 %).
La trame urbaine est constituée du centre ancien à l'habitat continu bas (7,5 % du bâti), de maisons individuelles, essentiellement des XIXe siècle et XXe siècle, qui se sont développées autour du centre historique (27,1 % du bâti), de logements collectifs et autre types de constructions, essentiellement à l'ouest, dans les quartiers de Marcouville et des Louvrais (8,8 % du bâti). Les équipements, bureaux, zones d'activité, grandes surfaces commerciales et les infrastructures de transports occupent 33,9 % du territoire. Ces derniers se localisent très majoritairement au sud, en limite de Cergy à proximité de l'autoroute A15[1].

Les communes limitrophes de Pontoise sont Auvers-sur-Oise (au nord), Saint-Ouen-l'Aumône (à l'est), Éragny-sur-Oise (au sud-est), Cergy (au sud), Osny à l'ouest et Ennery (au nord-ouest).

Géologie

La géologie de la ville est celle du Vexin français, constitutif du bassin parisien et caractérisé par sa nature sédimentaire.

Le sous-sol comprend plusieurs types de roches superposées. La première est la craie blanche campanienne, la plus ancienne, datant d'environ 80 millions d'années et d'environ quatre-vingts mètres d'épaisseur, qui affleure dans les fonds de vallées. Elle est surmontée par une couche calcaire du Montien (65 millions d'années), matériau vexinois et pierre à bâtir par excellence, puis par les couches d'argile et de sable de l'Yprésien, dont les argiles du Sparnacien, épaisses de cinq à quinze mètres, leur caractère imperméable provoque l'apparition de lignes de sources et rend les fonds de vallées marécageuses. Cette couche est surmontée par le sable du Cuisien, de dix à trente mètres d'épaisseur.

Ensuite se trouve l'importante masse calcaire du Lutétien, d'une épaisseur de vingt à quarante mètres, qui constitue l'assise du plateau du Vexin. Sa présence explique l'existence de phénomènes karstiques. Les couches du Bartonien qui lui succèdent (40 millions d'années) voient alterner le grès et le sable de l'Auversien, puis le calcaire de Saint-Ouen, et enfin les sables du Marinésien, épais de cinq à trente mètres. Les couches sédimentaires sont entaillées par la vallée de l'Oise.

La commune comprend un site recensé sur la base de données du ministère de l'écologie relative aux sites et sols pollués (ou potentiellement pollués) appelant une action des pouvoirs publics, à titre préventif ou curatif (BASOL)[2]. Ce site, une ancienne usine à gaz en activité de 1868 à 1944, est la propriété de Gaz de France et ne constitue selon les études qu'un lieu à risque faible de pollution. La commune compte en revanche 113 petits sites industriels, actuels ou anciens, potentiellement pollués (anciens ateliers, stations-service ou décharges par exemple)[3].

Hydrographie et risques naturels

Le territoire communal est traversé par deux cours d'eau, l'Oise et la Viosne. L'Oise naît en Belgique, traverse 139 communes le long de ses 341,1 kilomètres en France avant de se jeter dans la Seine à Conflans-Sainte-Honorine, à quelques kilomètres en aval de Pontoise[4]. La Viosne entaille le plateau du Vexin en une vallée étroite traversant quatorze communes, sur un axe nord-sud d'une longueur de 28,8 kilomètres, se dirigeant vers le cours de l'Oise dans laquelle elle se jette à Pontoise[5].

La situation géographique de Pontoise rend la ville particulièrement vulnérable à des risques naturels. La commune est soumise à un risque de mouvement de terrain sur la totalité de la falaise constituant l'escarpement du plateau du Vexin qui domine la plaine alluviale, ainsi que pour l'essentiel du centre-ville (éperon constitué par le Mont Bélien). La plaine alluviale est quant à elle à risque élevé d'inondation par débordement consécutif à une crue de l'Oise, en particulier dans le quartier du Chou en amont, dans celui de la gare et en aval, au droit de l'île de la Dérivation et dans le bas du quartier des Larris[6]. Toutes ces zones ont été inondées lors de la grande crue de 1910, la ville étant impactée lors des crues de la Seine en aval. Ce risque a motivé la mise en place d'un plan de prévention contre les risques d'inondation (PPRI), mis en vigueur en juillet 1998 par arrêté préfectoral. Il concerne dans le Val-d'Oise les vingt-deux communes riveraines de l'Oise. Ce plan détermine quatre zones, prioritaires sur les plans locaux d’urbanisme (PLU) des communes concernées : une zone rouge délimitée en fonction des crues de 1926 et 1995, une zone bleue où l’urbanisation est fortement réglementée, une zone verte, restée non bâtie et devant le rester et une zone orange, servant de champ de stockage et d’expansion des crues (la plaine entre Asnières-sur-Oise et Noisy-sur-Oise et la plaine de Champagne-sur-Oise en amont, le méandre de Cergy-Neuville en aval, qui devraient permettre le stockage de 2,5 millions de m3 d’eau)[7].

L'eau potable distribuée est un mélange d'origine souterraine et superficielle, provenant de la filtration des eaux de l'Oise[8],[9]. La commune est partiellement alimentée en eau par la station de traitement de Méry-sur-Oise, gérée par la société Veolia Environnement. L'eau potable à Pontoise est de très bonne qualité bactériologique, contenant peu de nitrates, étant peu fluorée et devenue moins calcaire depuis la mise en place de la nanofiltration en 1999 à l'usine de distribution pour la zone de distribution de la rive de l'Oise, mais plus dure ailleurs, dans les secteurs alimentés par la nappe souterraine[10].

Réseau de communication

Vue générale de la gare de Pontoise.

Traversée par la RN14 mise à 2x2 voies (quartiers de Saint-Martin, du Port et de l'Hôtel-Dieu) qui emprunte à certains endroits l'ancienne Chaussée Jules-César, le contournement du centre historique a été rendu possible par le viaduc du vallon de la Viosne (RD 915) qui permet actuellement de rejoindre les quartiers nouveaux et les infrastructures modernes (centre hospitalier, lycée, maison d'arrêt…) plus rapidement. La petite rue de l'Hôtel-Dieu longeant l'Oise est le carrefour de toutes les routes anciennes et nouvelles et la zone du pont de Pontoise est un endroit souvent embouteillé. Par ailleurs, l'offre de stationnement reste insuffisante en centre-ville.

Les voies routières les plus importantes en trafic qui traversent la commune sont l'autoroute A15 (2x4 voies) et la liaison A15-Route départementale 915 (2x2 voies).

Ces différentes infrastructures terrestres ont un impact assez élevé en termes de pollution sonore selon la réglementation[11]. Les principales voies routières du centre-ville sont classée de catégorie 3, ou 4 dans le centre, de niveau modéré. En revanche, quatre axes sont classés en catégorie 2 (élevé) : la rue de Rouen, le boulevard Jean-Jaurès, la voie ferrée de la gare vers l'Oise (mais de niveau 4, faible, vers Gisors), et la liaison A15-Route départementale 915. L'autoroute A15 est classée en catégorie 1, le plus élevé[12].

La communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise compte près de soixante-seize kilomètres d’aménagements cyclables. Plusieurs se situent sur le territoire de Pontoise, notamment en limite de Cergy, dans les quartiers des Larris et des Maradas, ainsi qu'à proximité du viaduc de la Viosne (D 915). La gare de Pontoise est équipée d'un parc à vélo[13].

Liste de quelques rues et places ayant changé de nom au fil du temps :

Nom actuel Ancien nom
Avenue François-Mitterrand Boulevard de Cergy
Boulevard Jacques-Tête Boulevard d'Ennery
Boulevard Jean-Jaurès Boulevard des Fossés
Avenue de la Palette Avenue du Stade + avenue du Marché
Avenue Rédouane Bougara Avenue de Normandie
Rue Pierre-Butin Rue de la Petite-Tannerie (ou rue Basse)
Rue Thiers Rue Impériale
Rue du Vert-Buisson Rue Carnot (continuité)
Place du Grand-Martroy La Grande Place-au-Blé
Place du Petit-Martroy Petite Place

Ponts

Le pont ferroviaire

Il existe cinq ponts à Pontoise :

  • Pont de Pontoise (rouvert après la guerre, en 1948) : routier à fort débit (3 voies)
  • Pont de Saint-Ouen SNCF 1946, deux nouveaux ponts contigus mis en service en septembre et octobre 1998 pour remplacer l'ancien pont obsolète démonté en 1999 : 6 voies ferrées desservant la gare de Pontoise + 2 passerelles piétonnes de chaque côtés
  • Pont de l'écluse (XXe siècle) : privé pour le fonctionnement de l'écluse
  • Pont de l'A15 (années 1970) : routier à très fort débit (8 voies)
  • Pont de l'Oise ou d'Éragny (1990) : routier à débit moyen (2 voies + piste cyclable)

Transports

La gare de Pontoise a la particularité d'être reliée en même temps aux gares de Paris-Saint-Lazare et Paris-Nord et desservie également par la ligne C du RER (et donc la gare de Paris-Austerlitz) depuis septembre 2000. Cette desserte par trois réseaux différents n'est partagée en Île-de-France (hors Paris) que par les gare d'Ermont - Eaubonne, dans le même département et Versailles-Chantiers. Il est également possible d'accéder à la ville à partir de la gare de Cergy - Préfecture sur la ligne A du RER, reliée par plusieurs lignes de bus en seulement quelques minutes.

L'Aéroport de Pontoise - Cormeilles-en-Vexin (situé à Cormeilles-en-Vexin) est situé à quatre kilomètres au nord-ouest de la ville et accessible rapidement par la route départementale 915.

Le port est peu utilisé car l'Oise est une rivière assez étroite. Néanmoins, quelques chargements en vrac sont exécutés avec du blé et du maïs en provenance du Vexin à destination du Nord et de la Belgique.[réf. nécessaire] Un projet récent compte l'aménager en port touristique.[réf. nécessaire]

Urbanisme et logement

Pontoise est une ville constituée majoritairement de logements collectifs, et surtout constituée de locataires avec plus d'un tiers de logements sociaux, mais elle compte néanmoins un parc pavillonnaire non négligeable.

Depuis peu, on assiste à la renaissance du centre-ancien, qui avait connu une relative paupérisation depuis un siècle. On y trouve des immeubles d'époques très différentes, certains remontant au XVe siècle (quartier de la Cathédrale). Mais fragilisé par les risques d'éboulement dus aux souterrains et galeries situés sous la roche, le centre historique fait l'objet d'une importante campagne de travaux d'aménagement et de requalification. Jusqu'en 2009, dans le cadre de l'Opération Programmée d'Amélioration de l'Habitat (OPAH), les propriétaires privés du centre-ancien peuvent bénéficier de subventions sous certaines conditions. La signature de la convention « Ville d'Art et d'Histoire » le 5 janvier 2007 s'inscrit dans cette forte dynamique de sensibilisation au patrimoine.

L'Hermitage et le quartier Saint-Jean / La Justice, situés dans les anciens faubourgs, constituent des secteurs résidentiels très recherchés. L'Hermitage, que fréquentèrent les Impressionnistes, garde encore aujourd'hui une atmosphère de village, avec ses vastes jardins colorés entourant les maisons de maître, dans un paysage vallonné. À l'opposé, le quartier Saint-Jean / La Justice a un caractère plus urbain. On y trouve de belles maisons bourgeoises, entre cour et jardin, construites entre 1850 et 1920. Plusieurs styles sont représentés : la maison de la Belle Époque, très haute, en meulière, avec sa marquise, le pastiche du Petit Trianon, l'architecture flamande...

La ville comptait 11 907 logements dont 10 882 résidences principales en 1999. En 1999, 91,4 % des résidences pontoisiennes étaient des résidences principales et seulement 0,3 % des résidences secondaires. L’âge moyen du parc immobilier est plus faible que la tendance régionale, une forte majorité des logements datant des reconstructions d'après guerre suites aux destructions de 1944, et du boom démographique des années 1970 : 52,2 % des résidences principales dataient de 1949 à 1974, contre 37,8 % en Île-de-France. Les constructions récentes (de 1990 à 1999) sont un peu plus présentes que la moyenne de la région grâce au lancement de quelques programmes immobiliers dans le cadre du réaménagement du quartier de la gare ou avec l'édification de pavillons dans le quartier du Chou en particulier. En 1999, 9,9 % des résidences principales dataient de 1990 ou après contre 9,1 % en Île-de-France. A contrario, les constructions antérieures à 1949 ne représentaient que 23,3 % du parc contre 33,7% pour la moyenne régionale francilienne, et ce malgré le caractère ancien de la ville.

Les résidences principales étaient réparties à 26,6 % en maisons individuelles et à 73,4 % en appartements soit presque exactement la moyenne francilienne (respectivement 26,9 % et 73,1 % dans la région). 37,1 % seulement des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 58,7 % qui ne sont que locataires (respectivement 44,3 % et 51,1 % dans la région)[14],[15].

La commune est soumise à l'obligation législative de construction de 20 % de logements sociaux en vertu de la loi n°2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains. Avec 3 790 logements HLM soit 34,8 % du parc en 1999 (23,4 % également dans la région), la ville respecte largement les dispositions de la loi. On peut noter en outre que le nombre de logements vacants était un peu plus faible en 1999 avec 7,6 % du parc contre 8,1 % en moyenne régionale.

Les habitations se caractérisent par leur surface importante : les logements de quatre pièces et plus dominent largement (48,9 %). Suivent les logements de trois pièces (26,6 %), puis 2 pièces (15,0 %). Les petits logements restent assez minoritaires (studios : 9,5 %), mais en augmentation de 68,5 % de 1990 à 1999, ce qui contribue à mieux rééquilibrer le parc[16],[17].

Quartiers

  • Le grand ensemble de Marcouville à l'ouest.
  • Le grand ensemble des Louvrais au nord-ouest.
  • Le grand ensemble des Cordeliers au nord adjacent aux louvrais.
  • Le quartier semi-rural de l'Hermitage, fief des impressionnistes, au nord-est.
  • Le quartier semi-rural du Chou, longeant l'Oise jusqu'à Auvers-sur-Oise.
  • Le grand ensemble des Larris au Sud à cheval entre Cergy et Pontoise.
  • Le centre-ville, quartier historique. La gare de Pontoise s'y trouve.
  • Le quartier résidentiel du Plateau Saint-Martin au sud-ouest.
  • Le grand ensemble des Maradas au sud.
  • Le « Niglo », aire d'accueil située à côté d'immeubles vétustes.

Les quartiers des Louvrais/Cordeliers, des Larris, des Maradas/Niglo et de Marcouville ne sont pas considérés comme ZUS mais bénéficient du statut de CUCS, ce sont tous des quartiers prioritaires[18].

Climat

Pontoise comme toute l'Île-de-France est soumis à un climat océanique dégradé. Il se différencie du climat de Paris intra-muros par un écart de température de quelques degrés, particulièrement notable au lever du jour, et qui a tendance à s'accentuer au fil des années. Cet écart, de 2° en moyenne mais qui peut atteindre 8° par une nuit claire et un vent faible, s'explique par la densité urbaine qui augmente la température au cœur de l'agglomération. La température moyenne annuelle est de 11 °C, le mois le plus le froid est janvier avec +4 °C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec +19 °C (moyenne journalière)[19].

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 6 7 11 14 18 21 24 24 21 15 9 7 14,8
Températures minimales moyennes (°C) 1 1 3 6 9 12 14 14 11 8 4 2 7,1
Températures moyennes (°C) 4 4 7 10 14 17 19 19 16 12 7 5 11,2
Source : Climatologie mensuelle - Aéroport de Roissy, France[20]

Héraldique

Armes de Pontoise

Les armes de Pontoise se blasonnent ainsi :

D'azur au pont de cinq arches d'argent, maçonné de sable, posé sur des ondes aussi d'argent mouvant de la pointe, sommé d'un château à la porte coulissée donjonné de trois tours du même, le tout ouvert et ajouré du champ, maçonné aussi de sable, accosté en chef de deux fleurs de lys d'or

Les armes parlantes remontent au Moyen Âge, figurant déjà sur les anciens sceaux de la ville. Les deux fleurs de Lys indiquent que Pontoise était une des « bonnes villes » du royaume, les tours évoquent le château aujourd'hui disparu, la rivière et le pont symbolisent le franchissement de l'Oise.

Histoire

Pontoise est la capitale historique du Vexin français. Elle est, de 1964 à 1970, la préfecture unique du Val-d'Oise, avant d'en devenir une sous-préfecture tout en restant le chef-lieu du département. Elle abrite aujourd'hui la résidence du préfet tandis que Cergy accueille la préfecture[21].

Origines

Briva Isaræ IVe siècle du celtique briva « pont » (Cf. Samarobriva) et Isara (Cf. Isère, Isar) nom celtique de la rivière qui a donné « Oise », d'où la traduction romane « Pontoise », attestée sous la forme pontem Hiserae en 874[22]. C'est peut-être une fondation antérieure à l'époque romaine. Les habitants se sont d'abord concentrés au confluent de l'Oise et de la Viosne à l'endroit même où passait la Chaussée Jules-César sur une zone actuellement boisée. Les invasions barbares puis la menace normande incitent les habitants à se réfugier sur le piton rocheux surplombant l'Oise plus au nord (Mont Bélien) qui favorise ainsi la défense de la ville et permet le contrôle du passage de la rivière. La première zone de peuplement est convertie en une abbaye (Saint-Martin) et laissée boisée. La chaussée est abandonnée en partie[23].

Haut Moyen Âge

Le bourg mérovingien est situé sur le plateau de Saint-Martin, aux abords de la voie romaine qui relie Paris à Rouen. Des sarcophages de cette époque ont d'ailleurs été découverts à l'école Saint-Martin. Les archéologues ont également mis au jour les traces de structures rurales (fond de cabane, trous de poteaux et silos).

Au IXe siècle durant l'époque carolingienne, Pontoise est un bourg commerçant. C'est le seul endroit de la région où l'on peut traverser l'Oise. En 862, Charles Le Chauve ordonne pour arrêter les Normands de barrer les fleuves par des ponts fortifiés ; le premier pont de Pontoise date probablement de cette époque. En 864, Charles Le Chauve donne à l'abbaye de Saint-Denis des droits à percevoir sur le marché hebdomadaire de Pontoise, ainsi que des droits à prélever sur le commerce du port, au bord de l'Oise[24]. Sur le Mont-Bélien est fondée une abbaye, dédiée à Notre-Dame de Lorette (Loreto en Italie). Dans cette abbaye les reliques de Saint-Mellon sont transportées depuis Rouen pour les mettre à l'abri des raids des Normands qui ravagent la France. En 885 les Normands assiègent et prennent la ville de Pontoise[25]. En raison de cette menace, les habitants s'installent sur le Mont Bélien, facile à défendre. Le bourg de Pontoise s'y établit de manière définitive. Un château y est construit par les comtes du Vexin. Le plateau de Saint-Martin reste cependant l'un des points de fixation de la population de Pontoise jusqu'à la guerre de Cent Ans, le village d'origine (Villa Sancti-Martini) n'abritant néanmoins plus que quelques dizaines d'habitants.

En 911, au traité de Saint-Clair-sur-Epte, Charles le Simple, roi des Francs, donne à Rollon, un Normand, les terres de l'Epte à la mer. Pontoise devient rapidement ville frontière et défend les abords de Paris[26].

Moyen Âge

Vue aérienne de l'église Notre-Dame.

Peu à peu, Pontoise s’agrandit et devient une ville ; le passage de l'Oise ne se fait plus par l'ancienne voie mais par un nouveau pont construit vers 1070. Louis VI le Gros (1081-1137) défend farouchement le Vexin français, frontière occidentale de son domaine royal, contre les multiples assauts du duc de Normandie. La ville est entourée d'une muraille, le pont sur l'Oise est reconstruit en pierre et fortifié et le puissant château royal, dominant la cité et l'Oise, est alors reconstruit de 1103 à 1122. Il devient l'un des lieux de séjour favori des Capétiens, notamment Philippe Auguste et Saint Louis. Les rois font frapper monnaie à Pontoise, qui fait partie de leur domaine[27].

À la fin du XIe siècle une abbaye, initialement fondée à Pontoise, rue de la Coutellerie, s'implante sur le plateau Saint-Martin. Les moines y ont droit de foire vers 1170, on y vend du vin produit par les vignes environnantes et du hareng. C'est l'origine de la foire actuelle de Saint Martin. Par tradition, on y boit encore aujourd'hui le vin des coteaux de la région, le « ginglet ». Dans la cité, l'artisanat du cuir et l'industrie drapière sont en plein essor.

En 1188, Philippe Auguste donne à la ville une charte communale, en échange de la prise en charge par les bourgeois des travaux de fortifications de la ville et d’un service d’ost[28]. La charte accorde une large autonomie judiciaire et administrative et reconnaît l'existence du maire et de ces pairs, c'est une date essentielle dans l'histoire de la cité. Pontoise est alors une importante place commerçante et artisanale, aux portes de Paris. Les productions de blé, du Vexin et de Picardie, y transitent. Au cours du XIIe siècle, le cours de la Viosne a été aménagé à des fins économiques. De nombreux moulins se sont installés, moulins à blé mais aussi moulins à tan pour le façonnage du cuir et moulins foulons pour les draps. La création du faubourg Notre-Dame, hors les murs de l'enceinte, remonte à cette époque. Des ouvriers anglais viennent y travailler le drap. La ville de Pontoise prend une forme qui perdurera jusqu'au XVIIIe siècle et qui se devine encore aujourd'hui dans l'aménagement de ses rues en les murs. On peut d'ailleurs facilement retrouver le tracé des remparts inscrit dans le parcellaire[29].

La cathédrale Saint-Maclou.

En 1204, Philippe-Auguste annexe la Normandie, ce qui amoindrit sa position stratégique mais accroît en contrepartie sa sécurité. À partir du règne de Saint Louis, Pontoise devient résidence royale. Sa mère, Blanche de Castille, fonde alors sur l'autre rive l'abbaye de Maubuisson, dernière création monastique capétienne, dans laquelle elle est inhumée.

Le XIIIe siècle est l'époque de la prospérité. La ville compte plusieurs paroisses et abbayes : Saint-Martin, Saint-Mellon, Saint-Pierre, pour les établissements conventuels ; Saint-Maclou, Saint-André, Saint-Mellon, Saint-Pierre, pour les églises paroissiales. Une Maison-Dieu, sorte d'hôpital médiéval, se trouve sur la place du petit Martroy. Saint-Louis fait transférer celle-ci, en 1256, sur les rives de l'Oise à peu près à l'emplacement de l'ancienne piscine. L'église Notre-Dame est construite et les Cordeliers installent un couvent hors les murs (l'Hôtel de Ville actuel est dans les murs de cet ancien couvent).

La ville prospère : un recensement de 1332 compte 2 150 feux, soit 8 000 à 10 000 habitants ce qui est considérable et en fait une des principales cités du royaume ; il faut attendre le XXe siècle pour retrouver une population équivalente (la ville compte 8 492 habitants en 1906). Elle abrite plusieurs marchés et foires, les corporations y sont puissantes (boulangers, bouchers). La prospérité de son commerce et de son industrie attire les bourgeois et les financiers étrangers, Juifs, Lombards, Anglais. C'est une époque de développement pour toute l'Europe[30].

En 1337, commence la guerre de Cent Ans (communément divisée en deux périodes, 1337 à 1380 et 1415 à 1453) qui accentue le caractère militaire du château de Pontoise. À ces troubles viennent s'ajouter plusieurs épidémies de peste qui sont responsables de la mort d'un habitant sur huit. Pontoise est relativement épargnée durant la première période de la guerre de Cent Ans. En 1368 est construit l'hôpital Saint-Jacques pour accueillir les pèlerins de Compostelle ; la façade du bâtiment est encore visible de nos jours, rue du grand godet.

Le XVe siècle est l'époque du déclin. Bien que puissamment fortifiée, la ville passe à plusieurs reprises entre les mains des Anglais. En effet, en 1417, les Anglais prennent la ville, puis c'est au tour des Bourguignons en 1419. Libérée en 1436, la cité est reconquise par les Anglais l'année suivante. Elle n'est reprise définitivement par le roi de France qu'en 1441 après un siège éprouvant de trois mois. Les combats et les pillages ont ruiné la ville qui n'est plus une importante place commerçante ; de nombreux bâtiments, dont l'église Notre-Dame, sont détruits. Durant l'occupation, le duc de Bedford, régent du royaume, rattache Pontoise au bailliage de Gisors, c'est-à-dire à la Normandie, dépossédant la ville de toute importance administrative et politique[31].

De la Renaissance au XVIIIe siècle

« La ville et le chasteau de Pontoize »par Chastillon à la fin du XVIe siècle.

Le XVIe siècle est marqué par les guerres de religions. Pontoise comme Paris restent opposées au protestantisme, qui s'implante malgré tout à l'ouest du Vexin français. Suite à son adhésion à la Ligue, elle est à nouveau assiégée et prise par les deux Henri (le roi de France Henri III et son cousin Henri de Navarre) en juillet 1589, mais profitant de l'éloignement de l'armée royale, la Ligue reprend la ville en janvier 1590 après un bombardement de six jours[32]. Les sièges de 1589 et 1590 ont mis à mal les remparts qu'il faut relever. En outre, la construction d'une citadelle est entreprise rue de Gisors par Henri III. Elle ne sera jamais terminée. En effet les frontières s'éloignent et Pontoise va perdre son statut de ville frontière. La ville est très appauvrie, malgré la prospérité des terroirs environnants du Vexin[33].

Au XVIIe siècle, la ville voit son commerce et son artisanat poursuivre leur déclin, comme d'ailleurs toutes les villes moyennes environnant Paris. Les épidémies récurrentes de peste, en particulier la terrible épidémie de 1638 qui fait 1 200 victimes, ont accéléré la dépopulation. Nombre de maisons sont à l'abandon. Pontoise perd progressivement son caractère militaire. Pendant la Fronde (1652), le Parlement de Paris y est exilé. La municipalité qui connaît d'énormes difficultés financières doit entretenir une garnison jusqu'en 1666 et réparer les fortifications. Mais l'enceinte, en très mauvais état, finit par être abandonnée. N'étant plus une importante place commerciale et militaire, Pontoise renaît néanmoins grâce la vitalité de la réforme catholique. De nombreux couvent et monastères se sont établis à Pontoise : les Carmélites en 1605 (initialement rue Marcel Rousier puis dans le monastère de la rue Pierre Butin où le Carmel se trouve encore aujourd'hui), les Ursulines en 1611, les Jésuites en 1604, les Bénédictines anglaises en 1658. Sur le plan politique, Louis XIV doit se réfugier au château de Pontoise durant la Fronde. Il fait venir le Parlement à Pontoise en 1652. Mais après cet épisode, le château est à l'abandon. En 1697, la ville devient le siège d'une élection et d'un grenier à sel, mais elle perd la maîtrise des eaux et forêts et le siège de la maréchaussée[34].

Le XVIIIe siècle

Pontoise vers 1780.

Au XVIIIe siècle, la ville connaît une relative croissance économique et démographique. D'importants travaux d'urbanisme sont réalisés. Les fortifications sont vendues et détruites tout comme l'ancien château de Pontoise par Louis XV, pour cause d'insalubrité[35]. Au cours de ce siècle, Pontoise joue un rôle politique non négligeable. En effet, le Parlement de Paris s'y établit à deux reprises, en 1720 et 1753, à titre de sanction du pouvoir royal. Mais elle n'est plus qu'un lieu d'exil, laissant son nom à l'expression péjorative « Revenir de Pontoise », signifiant la déconfiture. Par ailleurs, Pontoise est touché par les émeutes frumentaires de la « Guerre des Farines » (1775), qui éclatent en réaction à la libéralisation du commerce des grains voulue par Turgot. À cette époque, l'industrie périclite, à l'exception de la meunerie, l'activité est surtout constituée de la viticulture et du marché aux grains, la ville ne compte plus qu'environ quatre à cinq mille habitants, soit la moitié de sa population du XIVe siècle. Les ordres religieux sont touchés par la crise spirituelle, le couvent des Bénédictines anglaises, le plus récent, ferme en 1784, faute de vocations[36].

À la Révolution, la sécularisation des biens du clergé porte un coup fatal à plusieurs établissements religieux. Saint-Mellon est détruite ainsi que Saint-Pierre et Saint-André. Les Ursulines et les Jésuites ainsi que l'abbaye de Saint-Martin disparaissent. Les ambitions politiques de Pontoise sont ruinées : sans avoir consulté la population, la Révolution rattache la ville au nouveau département de Seine-et-Oise. Elle devient le chef-lieu d'un district d'une centaine de communes de 1790 à 1795, et ne reprend qu'une modeste importance comme chef-lieu d'arrondissement sous le Consulat. En l'an II de la République, une tentative d'annexion de Saint-Ouen-l'Aumône échoue, et la population stagne à un peu plus de cinq-mille habitants durant la moitié du XIXe siècle[37].

Le XIXe siècle

Pontoise, projet de la Rue Impériale (actuelle rue Thiers).
Pissarro, L'Hermitage à Pontoise, 1867.

Au XIXe siècle, l'arrivée de la ligne de chemin de fer Paris-Lille suscite des espoirs de développement, mais la gare dite de Pontoise est établie à plusieurs kilomètres sur l'autre rive, à Épluches, hameau de Saint-Ouen-l'Aumône. Elle n'a qu'un impact fort limité sur la ville.

Mais une gare est enfin construite dans la ville même en 1863 lors de l'ouverture de la ligne Paris-Dieppe, et permet à Pontoise de communiquer avec Paris et la banlieue proche. La population amorce une reprise, et les zones industrielles et d'habitat se développent aux alentours grâce au train (nœud ferroviaire de Saint-Ouen-l'Aumône). Un projet de grandes percées comme à Paris voit le jour pour relier les quatre points cardinaux à l'église Saint-Maclou (cathédrale depuis 1966) : seule la rue Thiers, à l'origine nommée rue Impériale, en direction de la nouvelle gare et en forte pente est inaugurée le 10 octobre 1869, en même temps que la statue du général Victoire-Emmanuel Leclerc qui la surplombe. Mais en septembre 1870, c'est le désastre de Sedan et la guerre franco-prussienne. Dès le 15, des cavaliers Uhlans cherchent un passage sur l'Oise du côté de Saint-Ouen-l'Aumône ; mais le Génie français a fait sauter les ponts quelques jours plus tôt. Ils passent néanmoins sur un pont de bateaux et réclament immédiatement de l'argent à la ville qui doit lancer un emprunt. Pontoise est occupée du 18 septembre 1870 au 26 juin 1871 ; durant cette période, les habitants sont obligés d'héberger chez eux les soldats Prussiens[38].

De 1870 à 1910, Pontoise est une petite ville bourgeoise de six-mille habitants dirigée par les notables, ancrée à droite durant quarante ans. L'industrialisation ne la concerne que faiblement, les usines s'édifiant sur la rive gauche à Saint-Ouen-l'Aumône[39].

De 1900 à nos jours

Vue vers la cathédrale.
Rue Thiers à Pontoise.

En septembre 1914, les avant-postes allemands parviennent à Auvers-sur-Oise, mais reculent lors du déclenchement de la première bataille de la Marne, Pontoise n'est pas occupée. L'atmosphère de la ville est patriotique, et le maire, M. Mallet, reçoit un blâme de la part de l'autorité militaire, ce qui le pousse un moment à la démission : il avait fait connaître aux Pontoisiens l'éventualité de devoir évacuer la ville, ce qui a été jugé comme « défaitiste ». Durant la Première Guerre mondiale, chaque semaine voit s'égrener les noms des disparus[40].

Durant l'entre-deux-guerres, Pontoise est une tranquille ville de province de douze mille habitants, dirigée par une municipalité radicale et modérée.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Pontoise se prépare au pire ; des abris anti-aériens sont creusés dans le jardin de la ville, mais rien ne se passe. Subitement, les bombardements surviennent les 7 et 10 juin 1940. Le pont est miné par le Génie français afin de ralentir les troupes ennemies ce qui ne les empêche pas de passer comme en 1870 sur un pont de bateaux, puis le quartier du pont routier est ravagé par les bombes allemandes, l'Hôtel-Dieu disparaît avec toutes ses archives. Les Pontoisiens évacuent la ville, au début de l'été 1940, elle ne compte plus qu'une centaine d'habitants dont les membres de la Croix Rouge de Paris. Un pont de bois est ouvert à la circulation le 15 septembre 1940, et les troupes allemandes s'installent à la caserne Bossut, abandonnée par le premier régiment de dragons. durant quatre ans, Pontoise vit comme toute la France à l'heure des restrictions, moins dures néanmoins qu'à Paris, la ville étant plus campagnarde, du couvre-feu à 22 heures, de la presse soumise et du bruit de pas des troupes d'occupation. L'hiver 1941-1942 est particulièrement rude : l'Oise est entièrement gelée. Cette année-là, des résistants sont arrêtés et exécutés ou déportés. La ville est de nouveau bombardée avant la libération, cette fois par les alliés afin de détruire le pont sur l'Oise, les 9 et 14 août 1944. La ville est finalement libérée le 30 août[41].

Après guerre, le comité de Libération rebaptise plusieurs rues afin de rendre hommage aux victimes du nazisme : l'impasse du Collège est renommée impasse Chabanne, la rue Basse devient rue Pierre-Butin, le boulevard d'Ennery devient le boulevard Jacques-Tête, la rue de l'Épée devient la rue Marcel-Rousier, et la Grande-Rue est renommée Alexandre-Prachay, député communiste de la ville arrêté et décédé en 1943. D'autres résistants disparus sont également honorés, Lucien Francia, Eric de Martimprey et Jean-Paul Soutumier. Le boulevard des Fossés devient également le boulevard Jean-Jaurès, afin de « rendre hommage au grand tribun ». Le quartier du pont est reconstruit dans un style évoquant les bords de Loire et le nouveau pont routier est inauguré en 1947.

La ville retrouve une nouvelle prospérité : la population de la ville double entre 1945 et la fin du siècle avec la construction de nouveaux quartiers au nord de la ville. De 1954 à 1958, le quartier des Cordeliers sort de terre, de 1948 à 1962, 1 200 logements sont construits. En 1964 avec la création du département du Val-d'Oise, et devenu siège d'un évêché en 1966, Pontoise connaît un essor administratif et commercial remarquable et devient le centre de la ville nouvelle de Cergy-Pontoise avec Cergy. La ville continue à se développer jusque dans les années 1980 avec l'apparition de tours HLM sur le Plateau et près de sa limite avec Cergy dans les nouveaux quartiers de Marcouville, Les Louvrais (1965-1972) et Les Larris[42].

La croissance de la ville se poursuit vers Cergy. En effet, il est prévu de lotir les treize hectares de la caserne Bossut, qui n'assure plus de fonction militaire. Les terrains ont été cédés à la Communauté d'agglomération avec un vaste plan d'aménagement et d'urbanisation qui devrait durer une dizaine d'années à partir de 2008.

Démographie

Avec environ 10 000 habitants au XIVe siècle, Pontoise a été à la fin du Moyen Âge une des villes les plus importantes du royaume. Après un long déclin consécutif à la guerre de Cent Ans, à la perte de sa position militaire stratégique d'avant-poste face à la Normandie et à l'abandon de la ville par les rois de France, Pontoise a réamorcé une lente progression démographique grâce à l'arrivée du chemin de fer, en 1846 sur la rive gauche de l'Oise à Saint-Ouen-l'Aumône et en 1863 à Pontoise même. Après une chute de population liées aux nombreuses destructions des bombardements de 1944, la ville a connu une progression spectaculaire au début des années 1970 après son intégration à la ville nouvelle de Cergy-Pontoise et sa promotion en tant que chef-lieu du nouveau département du Val-d'Oise. Elle a ainsi gagné près de 10 000 habitants entre 1968 et 1975, avant de connaître une stagnation depuis cette date, l'ensemble du territoire communal étant urbanisé, et les nouvelles constructions ne compensant que la diminution du nombre de personnes par foyer, phénomène global dans le monde occidental.

Évolution démographique
(Source : Cassini[43] et INSEE[44])

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 891 5 174 5 161 5 339 5 458 5 408 5 419 5 488 5 637
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 609 6 065 6 287 6 480 6 412 6 675 7 192 7 422 7 992
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
8 180 8 492 9 023 9 915 10 719 11 709 12 183 11 009 14 139
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007    
15 232 16 817 26 014 26 780 27 150 27 494 29 148    

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


Tableau démographique des XXe et XXIe siècles

Pyramide des âges

La pyramide des âges de Pontoise montre une lente mutation démographique de la ville entre 1990 et 1999 avec l'accroissement significatif de la part des adultes et le recul du nombre de jeunes.

Conformément à la région Île-de-France dans son ensemble, Pontoise voit la part des enfants (moins de 15 ans) diminuer avec une baisse de 2 points entre les deux recensements de 1990 et 1999. Ces valeurs restent presque conformes à la part des moins de quinze ans dans la région (19,1 % des hommes et 17,7 % des femmes à Pontoise contre respectivement 19,9 % et 17,9 % dans la région). Mais contrairement à la tendance régionale, la part des 15 à 29 ans reste importante, même si elle a légèrement reculée depuis 1990. La part des 45 à 59 ans en revanche a fortement augmenté dans la ville, plus encore que la tendance globale régionale. La tranche des plus de 60 est quant à elle tout-à-fait conforme à la région, tant en proportion qu'en progression[45],[46].

Administration

La ville appartient à la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise, mais également à l'unité urbaine et à l'aire urbaine de Paris.

Pontoise est officiellement le chef-lieu du département[47], mais la préfecture et le Conseil général sont situés dans la commune voisine de Cergy. La ville accueille le siège d'une sous-préfecture (dont les services sont logés rue de la Coutellerie) et compose seule le canton de Pontoise.
L'administration continue d'utiliser les locaux de la sous-préfecture de Pontoise, qui existait déjà lorsque la ville était chef-lieu d'arrondissement de Seine-et-Oise. La commune fait partie de la première circonscription du Val-d'Oise, dont le député est, depuis 1993, Philippe Houillon (UMP), également maire de Pontoise depuis 2001.

En 2005, la commune a reçu le label « Ville Internet @[48] » puis en 2008 « Ville Internet @@[49] ».

Tendances politiques

Politiquement, Pontoise est une commune oscillant entre droite et gauche en fonction des consultations électorales. Le maire Philippe Houillon (UMP) a pris la suite de Jean-Michel Rollot (socialiste) en 2001. Il est reconduit à l'issue du premier tour des élections municipales de mars 2008 avec 52,18 % des voix[50].

À l’élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Jacques Chirac avec 19,5 %, suivi de Lionel Jospin avec 17,3 %, Jean-Marie Le Pen avec 15,4 %, puis François Bayrou avec 7,6 %, Noël Mamère avec 7,1 %, Jean-Pierre Chevènement avec 6,8 %, Arlette Laguiller avec 4,8 % aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 4 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 84,1 % pour Jacques Chirac contre 15,9 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d’abstention de 19,7 %, résultat proche des tendances nationales (respectivement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29%)[51].

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les Pontoisiens ont approuvé à une courte majorité la Constitution Européenne, avec 51,98 % de Oui contre 48,02 % de Non avec un taux d’abstention de 34,16 % (France entière : Non à 54,67 % ; Oui à 45,33 %). Ces chiffres sont contraires à la tendance départementale du Val-d'Oise (Non à 53,47 % ; Oui à 46,53 %) mais proches des résultats franciliens (Oui 53,99 % ; Non 46,01 %)[52].

À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 30,70 %, suivi par Ségolène Royal avec 29,73 %, François Bayrou avec 20,56 %, Jean-Marie Le Pen avec 7,48 %, enfin Olivier Besancenot avec 3,74 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2 %. Le second tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy à une très courte majorité avec 50,36 % contre 49,64 % pour Ségolène Royal (résultat national : respectivement 53,06 et 46,94 %)[53].

A l'élection municipale de mars 2008, la liste « Pontoise 2008 : une volonté partagée » conduite par le maire sortant Philippe Houillon obtient au premier tour, avec un taux de participation de 53,47 %, 4400 suffrages pour 52,18 % des suffrages exprimés. En l'absence de second tour, la liste obtient le 9 mars 2008 vingt-sept sièges de conseillers municipaux, pour cinq à la liste « Pontoise Ensemble » conduite par Didier Peyrat, deux à la liste « Pontoise 2008-2014 » et un à la liste « Pontoise à gauche vraiment ! »[54] ».

Maires de Pontoise

Article détaillé : Liste des maires de Pontoise.
La mairie de Pontoise.


Liste des maires successifs depuis 1953[55]
Période Identité Étiquette Qualité
7 mai 1953 27 mars 1977 Adolphe Chauvin MRP/CDS Sénateur (1959), premier président
du Conseil général du Val-d'Oise
27 mars 1977 17 mars 1989 Jean-Philippe Lachenaud UDF Président du Conseil général du Val-d'Oise
17 mars 1989 23 juin 1995 Philippe Hemet UDF  
23 juin 1995 mars 2001 Jean-Michel Rollot PS  
mars 2001   Philippe Houillon UMP Député de la 1re circonscription du 95

Budget et fiscalité

Le budget municipal principal 2006 totalisait 11 338 000 euros d'investissement et 30 918 000 euros de fonctionnement[56].

Avec un taux de taxe d’habitation de 15,28 % en 2006, la pression fiscale pour les particuliers à Pontoise est dans la moyenne du département. Ce taux est resté stable depuis 2001. Il faut y ajouter un pourcentage minime de 0,01 % pour la part syndicale, soit 15,29 % au total. Le taux départemental du Val-d'Oise était fixé la même année à 5,88 % de la valeur locative. À titre de comparaison, ce taux était néanmoins inférieur dans les communes voisines de Cergy avec 11,22 % et de seulement 7,92 % à Saint-Ouen-l'Aumône, qui bénéficie d'importants revenus en taxe professionnelle[57],[58].

La ville est la 171e de France de plus de 20 000 habitants (sur 401) pour la proportion d'assujettis à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), soit 161 foyers fiscaux, représentant 5,9 foyers fiscaux pour mille habitants en 2006, déclarant un patrimoine moyen de 1 532 210 €[59],[60].

Sécurité

Le taux de criminalité de la circonscription de police de Cergy (incluant Pontoise, Saint-Ouen-l'Aumône, Osny, Éragny et Pierrelaye[61]) est de 137,62 actes pour 1000 habitants (crimes et délits, chiffres 2008) ce qui le situe en deuxième position dans le Val-d'Oise derrière Argenteuil, largement au-delà des moyennes nationale (83/1000) et départementale (88,15/1000). Le taux de résolution des affaires par les services de police est de 30,46 %, légèrement supérieur à la moyenne du département de 28,83 %[62].

Jumelages

La municipalité de Pontoise a conclu trois jumelages avec :

Justice

Le nouveau Palais de Justice de Pontoise, Henri Ciriani architecte.

La présence d'une Cour de Justice à Pontoise remonte à l'Ancien Régime (exil du Parlement de Paris). On trouve à Pontoise plusieurs juridictions : un tribunal de grande instance, un tribunal d'instance, un tribunal de commerce, un tribunal administratif et un conseil de prud'hommes. Un nouveau palais de justice a ouvert ses portes le 11 octobre 2006.

À proximité, la maison d'arrêt située à Osny a été mise en service en 1990 ; elle remplace l'ancienne prison de Pontoise, considérée comme la plus vétuste de France avant sa fermeture définitive. Le Barreau de Pontoise, l'un des plus importants de France, fut constitué en 1887[63] Son bâtonnier depuis janvier 2007 est Maître Robert Dupâquier.

Économie

Pontoise abrite de nombreuses fonctions administratives et ecclésiastiques (tribunal,sous-préfecture, évéché, cathédrale, églises…) malgré le départ de certains services publics, désormais situés à Cergy : succursale de la Banque de France, Trésor Public. Elle a aussi une délégation de la Chambre de commerce et d'industrie de Versailles-Val-d'Oise-Yvelines pour le Val d'Oise.

Le caractère provincial de la ville a attiré de nombreuses professions libérales, à commencer par les avocats, autour d'une des dix premières cités judiciaires de France. En revanche, elle possède peu de sièges sociaux, bien que 770 entreprises aient été recensées à Pontoise en 2005.

Le centre hospitalier régional René-Dubos est l'héritier de l'ancien Hôtel-Dieu de Pontoise. Il emploie près de 400 médecins et plus de 2300 agents hospitaliers, constituant le premier employeur public de l'agglomération de Cergy-Pontoise[64],[65]. Quant à la clinique Sainte-Marie, fondée à Pontoise en 1930 par le Docteur Breton, elle a été transférée à Osny en 2005. La plupart des médecins spécialistes exerçant leur activité en centre-ville consultent dans l'un ou l'autre des deux établissements.

Le commerce de détail est bien représenté dans le centre ancien (alimentation, équipement de la maison, équipement de la personne) mais sa pérennité n'est pas acquise. La reprise des commerces suite aux départs en retraite n'est pas systématique. Les marchés de Pontoise sont très fréquentés (cinq jours de marché par semaine en différents endroits de la ville, le plus important se déroulant le samedi matin depuis le Moyen Âge).

Un centre commercial de proximité intégrant plusieurs petits commerces et un supermarché (enseigne Ed) est situé dans le quartier des Louvrais. Un centre commercial, beaucoup plus vaste (hypermarché E.Leclerc) se situe aux limites de la ville, au lieu-dit la Croix-Saint-Siméon à Osny. Deux autres grands centres commerciaux sont situés dans les villes voisines et concurrencent durement le petit commerce pontoisien : le plus important, en taille et en fréquentation, est constitué par le centre commercial régional les 3 Fontaines à Cergy; on trouve également la zone commerciale de l'Oseraie qui poursuit son développement autour de l'hypermarché Auchan et du magasin Leroy Merlin.

Avec l'obtention du label « ville d'art et d'histoire », la municipalité mise sur le développement du tourisme (tourisme fluvial, découverte du patrimoine bâti et souterrain).

Sociologie

En 1999, 29,3 % des actifs pontoisiens ayant un emploi travaillaient dans la commune. Ce chiffre relativement élevé pour la région a néanmoins légèrement reculé de 3,7 points entre 1990 et 1999. Mais près d'un tiers des actifs travaillaient hors du département, essentiellement à Paris et dans les Hauts-de-Seine.

La voiture particulière reste le moyen de transport privilégié des déplacements domicile-travail puisqu'elle représentait 48,9 % des déplacements en 1999 contre 24,7 % pour les transports en commun et 10,1 % pour la marche à pied[66].

Le taux de chômage était proche de la tendance nationale avec 12 % en 1999 (moyenne nationale : 12,9 % en 1999).

Le revenu moyen par ménage est légèrement supérieur à la moyenne nationale avec 16 979 € par an (moyenne nationale : 15 027 € par an)[67]. En 2006, 161 redevables pontoisiens étaient soumis à l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), pour un patrimoine moyen de 1532210 € et 5522 € de contribution en moyenne[68].

Les professions intermédiaires sont très représentées à Pontoise avec 27,3 % des actifs (contre 25,6 % en moyenne régionale et 23,1 % en moyenne nationale). Mais ce sont les employés qui sont les plus représentés, avec 32,3 % des habitants de la commune (contre 29,5 % en Île-de-France et 28,8 % en France). Les ouvriers représentent quant à eux que 19,8 % des actifs de la commune (16,5 % en région Île-de-France et 25,6 % en France). Les cadres et professions intellectuelles représentent 17,0 % des Pontoisiens (contre 13,1 % en moyenne en France et 22,8 % en moyenne régionale). Les agriculteurs représentent 0,1 % des actifs de la ville[69].

Le taux de Pontoisiens ayant suivi des études supérieures avec 24,3 % est supérieur à la moyenne nationale (18,1 %) mais nettement inférieur à la moyenne régionale (28,1 %)[70].

Enseignement

Vingt-deux établissements scolaires publics dispensent l'enseignement à Pontoise : huit écoles maternelles, neuf écoles primaires, trois collèges : Chabanne, les Louvrais et Parc-aux-Charettes (les deux dérniers étant en zone d'education prioritaire, ZEP) et deux lycées généraux et techniques (Lycée Pissarro et Kastler[71]) préparant également au BTS ainsi qu'aux concours d'entrée aux Grandes Écoles (maths sup et maths spé, commerce).

La ville compte par ailleurs quatre établissements privés, l'école élémentaire Saint-Louis, le collège et lycée privé catholique Saint Martin de France (internat et externat), le collège et lycée catholique Notre-Dame de la Compassion et le collège et lycée Vauban.

La commune relève de l'académie de Versailles. Les écoles sont gérées par l’inspection générale de l'inspection départementale de l’Éducation nationale Cergy Est - Pontoise. La circonscription fait partie du bassin d'éducation et de formation de Pontoise[72].

Le site Saint-Martin de l'université de Cergy-Pontoise, spécialisé dans les sciences, est situé sur le territoire de la commune. Créée en 1991, l'université accueillait un total de 19 250 étudiants sur son campus en 2007[73].

Parcs et espaces verts

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Le Jardin de la Ville

Pontoise possède de nombreux jardins privés et potagers, ainsi que cinq parcs et jardins publics. L'hôtel de Verville et l'hôtel de Monthiers possèdent de remarquables jardins privés. On peut citer également les jardins familiaux de l'Hermitage, potagers immortalisés par Camille Pissarro, des Pâtis ou le Clos des Anglaises (quartier Saint-Martin).

Le jardin des Cinq Sens entoure le musée Pissarro. Il présente la particularité d'être conçu également pour les malvoyants, présentant de nombreuses plantes et fleurs aux parfums soutenus et des panneaux en braille (accès libre tous les jours de 10 h à 21 h).

Le jardin de la Ville reprend le tracé d'un jardin d'agrément créé au XVIIIe siècle par Le Vasseur de Verville, Contrôleur des finances de la Maison du Roi. Il fut acquis par la ville de Pontoise en 1820. Cette promenade publique occupe une partie des douves qui protégeaient la ville médiévale.

Le jardin des Lavandières, à l'ouest occupe un ancien site d'ateliers artisanaux aujourd'hui disparu, est bordé par le cours sinueux de la Viosne qui est dévié vers le Sud à sa sortie. Un sentier longeant la rivière permet de se rendre au moulin de la Couleuvre, représenté par Paul Cézanne.

Le parc du château de Marcouville (rue de Rouen) situé en face et longeant également la rivière avec une superficie de plus de cinq hectares muni un ancien lavoir donnant sur la Viosne. Son système hydraulique remonte au XVIIe siècle.

Le parc des Larris (dix hectares) avec sa colline a quant à lui été aménagé en 1987.

Monuments et lieux touristiques

Pontoise est signataire d'une convention « Ville d'art » depuis 1978. En raison de la richesse de son patrimoine et des efforts pour le mettre en valeur, elle a obtenu le 30 mars 2006 le label Ville d'art et d'histoire.

La ville possède de nombreux monuments historiques classés ou inscrits. Une partie de son territoire constitue un site inscrit (le mont Bélien et le quartier de l'Hermitage) et le site du château et parc de Marcouville, est classé. Le classement du centre-ville en zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) a été mis à l'étude en 1998, ce projet, déjà mis en œuvre dans la commune voisine d'Auvers-sur-Oise, pourrait aboutir avant 2010[74],[75].

Musées

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Musée Tavet-Delacour (sculptures médiévales, manuscrits du XVIIIe siècle, et peintures du XXe siècle) : Installé dans un hôtel particulier de la fin du XVe siècle, autrefois demeure du Grand Vicaire de Pontoise, le Musée Tavet-Delacour conserve les collections historiques de la Ville. Ses collections du XXe siècle furent essentiellement constituées autour de la Donation Freundlich (1968). Le musée présente des expositions consacrées au XXe siècle, aux collections historiques, et à celles qui relèvent de la programmation du Musée Pissarro.

Musée Pissarro (collections impressionnistes), dans le parc de l'ancien château, et jardin des cinq sens : installé dans une maison bourgeoise qui domine la vallée de l'Oise et la vieille ville, sur l'emplacement de l'ancien château royal, le musée Camille Pissarro rend hommage à son travail fait à Pontoise entre 1866 et 1883. Pissarro fut à l'origine des séjours à Pontoise et Auvers-sur-Oise de Cézanne, Gauguin et Vincent van Gogh. Ce musée a constitué en une vingtaine d'années une collection articulée autour d'un ensemble d'eaux-fortes de Camille Pissarro, mais aussi d'œuvres des nombreux artistes qui travaillèrent dans la seconde partie du XIXe siècle entre Pontoise et L'Isle-Adam.

Édifices religieux

Portail du Carmel de Pontoise (1634)
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La Cathédrale Saint-Maclou : monument de style composite, au chevet et transept en gothique primitif (XIIe siècle), à la façade en gothique flamboyant (XVe siècle), et aux bas côtés de style Renaissance (XVIe siècle), elle domine le centre ancien de Pontoise. L'église Saint-Maclou a été consacrée cathédrale en 1966. C'est l'une des rares cathédrales n'appartenant pas à l'État.

Le Carmel : il s'agit du plus ancien carmel de France en activité. Ses bâtiments, datant du début du XVIIe siècle, sont intacts. Y sont conservées de nombreuses œuvres d'art. On trouve dans le Carmel un témoignage de l'ingéniosité du Moyen Âge : l'ancien cours de la Viosne dévié pour alimenter en eau une partie du centre-ville.

Église Notre-Dame : située hors des remparts, l'église Notre-Dame remontant au XIIe siècle est reconstruite à partir de 1472. Mais en 1589, l'édifice est détruit au cours du siège de Pontoise par Henri III et le roi de Navarre. La nouvelle église, œuvre de Nicolas Le Mercier, est terminée en 1599[76]. Le porche date du XVIIIe siècle. Une statue de la Vierge "Notre-Dame-de-la-Santé" y est l'objet d'un pèlerinage. La tradition rapporte qu'elle doit son nom à Saint-Louis : tombé malade au cours d'un de ses nombreux séjours à Pontoise, le Roi de France jura d'aller délivrer le tombeau du Christ à Jérusalem s'il recouvrait la santé.

L'ancien couvent des Cordeliers : la réforme franciscaine fit son apparition à Pontoise sous la forme d'un couvent de Cordeliers, d'abord installé hors les murs, puis du côté de la Porte d'Ennery, et enfin reconstruit au cœur de la ville. C'est l'actuel Hôtel de Ville depuis 1854.

Les vestiges de l'abbaye Saint-Martin (école Saint-Martin-de-France) : abbaye bénédictine fondée dans la première moitié du XIe siècle. D'abord établie dans les murs de Pontoise autour d'une chapelle dédiée à saint Germain, la communauté se déplaça sur le plateau à la fin du XIe siècle. L'abbaye fut alors désignée par la double dédicace « Saint-Germain-et-Saint-Martin », puis « Saint-Martin ». Le premier abbé connu est Saint Gautier (vers 1030-1099). Très prospère, l'abbaye comptait douze prieurés à la fin du XIIe siècle. Au milieu du XVIIe siècle, l'établissement fut réformé par les Mauristes. Le cardinal de Bouillon (1643-1715), abbé commendataire et seigneur engagiste du domaine de Pontoise, fit reconstruire avec faste le palais abbatial, agrémenté d'un magnifique parc à la française. En 1752, le château de Saint-Martin devint la propriété du prince de Conti, Grand-Prieur de France. Le 13 juillet 1788, l'abbaye fut dévastée par un orage. Les bâtiments, en mauvais état, furent rasés à partir de 1791. Il ne reste aujourd'hui que le clocher de l'église abbatiale, du XIIe siècle (MH) et une grange remontant au XVe siècle. Le domaine de Saint-Martin abrite aujourd'hui l'école Saint-Martin-de-France, animée par les Oratoriens. Les riches archives de l’abbaye sont conservées aux archives départementales du Val-d’Oise.

Architecture civile

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L'hôtel de Monthiers (XVIIe siècle).
Les remparts du château royal (depuis la rue de la Roche).

Pontoise compte un riche patrimoine architectural ainsi que de nombreuses maisons anciennes et quartiers pittoresques : le quartier des Étannets, la place du Grand-Martroy, la place du Petit-Martroy, la rue de l'Hôtel de Ville...

Les remparts du château royal : le château construit par les Capétiens fut vendu en 1739 pour être rasé. Les fondations et une partie des remparts (ouest) ont été conservées. Le système défensif remontant au XIIe siècle fut profondément transformé au XVIe siècle[77].

L'hôtel de Verville ou hôtel de la Coutellerie est un hôtel particulier remanié dans la seconde moitié du XVIIIe siècle pour la famille Le Vasseur de Verville. Il possède un beau décor intérieur. Il accueille de nos jours la résidence des préfets du Val-d'Oise.

L'hôtel de Monthiers est un hôtel particulier du XVIIe siècle ayant appartenu à Jean Matisse, fils du peintre Matisse.

L'hôtel de Poix ou d'Orgemont est un édifice remontant au XIe siècle dont il reste la tourelle extérieure et des souterrains (rue de la Roche).

L'ancienne mairie, du XVIIIe siècle possède un portail offert en 1779 par le prince de Conti. Il donne accès au Jardin de la Ville.

La propriété Pihan de la Forest est la maison du magistrat et historien Paul François Pihan de la Forest (1739-1810), reconstruite à la fin du XIXe siècle. Les magnifiques caves voûtées remontent au XIIIe siècle. On y admire un escalier « à main » ouvragé de 21 marches.

L'ancien hôpital des pauvres enfermés possède une façade de la fin du XVIIIe siècle.

La fontaine d'amour est une tour qui date probablement de la fin du XVIIIe siècle. Son nom a été associé à une légende : alors qu'elle se rend à cette fontaine, lieu de rendez-vous secret avec son amant, une jeune fille trouve celui-ci assassiné par ordre de son père.

Le moulin de la Couleuvre (MH) est un moulin du XVIIIe siècle peint par Paul Cézanne.

Le château de Marcouville, datant de la fin du XVIIIe siècle, a été détruit durant la Seconde Guerre mondiale. L'édifice que l'on voit aujourd'hui est une reconstruction des années 1950. Il abrite la Chambre de Commerce et d'Industrie.

Autres curiosités

Pontoise possède un important réseau de caves et souterrains. Le Mont Bélien, sur lequel l'ancien château de Pontoise a été édifié, est un éperon de calcaire. L'extraction du matériau nécessaire à la construction a laissé de nombreuses caves et carrières du XIIe au XVIe siècles : « carrière du Château », le « port souterrain », la « glacière », la « cave des Moineaux », la chapelle souterraine du presbytère, etc[78]. On peut visiter ces souterrains lors des journées européennes du patrimoine, au mois de septembre, ou sur rendez-vous auprès de l'office de tourisme de Pontoise (visite chaque dimanche).

Pontoise possède par ailleurs des vignes, le vignoble de la commune de Saint-Martin.

Culture

Pontoise offre une vie culturelle assez active, même si celle-ci peut apparaître comme peu dynamique. Avec l'obtention en 2006 du statut de ville d'art et d'histoire, elle possède de nombreux projets afin de devenir un pôle incontournable du département.

Pontoise dans la peinture

Camille Pissarro, Pontoise, rue de Gisors, 1868

La ville a attiré les peintres dès le XVIIe siècle : on peut citer Israël Sylvestre pour ses vues médiévales, Louis-Gabriel Moreau ou Claude Chastillon pour ses gravures. La vue privilégiée est celle de l'autre rive, qui permet une représentation globale de la ville dominant l'Oise. Mais ces représentations ont essentiellement pour but de mettre en avant les caractéristiques religieuses et militaires de la cité.

Au XIXe siècle, la ville perd la plupart de ses symboles architecturaux et sa représentation évolue vers celle des paysages pittoresques. Turner, le grand peintre anglais la peint sous cet angle. Durant les années 1850, Adolphe d'Hastrel est le premier à représenter les monuments remarquables de la ville, mais les œuvres produites sont soumises aux commandes du public et le style reste académique.

C'est à partir de l'arrivée de Camille Pissarro en 1866 que Pontoise devient un lieu majeur de l'histoire de l'art et l'une des capitales du mouvement impressionniste. De nombreux peintres se sont inspirés de la ville et de sa région pour la création de paysages. Camille Pissarro y séjourne à partir de 1866, puis s'y installe en 1872 jusqu'en 1884. Pontoise représente pour lui une ville accessible grâce au nouveau chemin de fer, aux loyers suffisamment modérés et surtout vierge sur le plan artistique. En effet, pour un paysagiste, peindre un site déjà arpenté par un grand maître en fait devenir un disciple. Néanmoins, l'influence de Daubigny, son voisin d'Auvers, se fait parfois sentir dans certaines toiles. En près de dix-huit ans, il réalise plus de trois-cents toiles et de nombreuses gravures et dessins. Pissarro ne recherche jamais le pittoresque, il ne fait jamais directement figurer un monument ou lieu original, ou uniquement en second plan. La nature n'est plus représentée avec une influence romantique, le peintre choisit des perspectives représentant la réalité, la vie paysanne, l'industrie. Au cours des années 1870, un groupe informel se forme autour de Pissarro, composé d'Armand Guillaumin, Paul Cézanne, Édouard Béliard, Ludovic Piette puis le Pontoisien Louis Hayet, camarade de son fils Lucien.

Camille Pissarro, Pontoise, Jour Gris, Bords de l'Oise, 1878

Ludovic Piette séjourne chez Pissarro à plusieurs reprises de 1874 à 1877. Contrairement au maître, il représente de nombreuses scènes pittoresques de la ville, dont les marchés, qu'il aborde sous une perspective plus globale afin de mettre en avant la dimension sociale des lieux. Le sujet prime sur l'art, au contraire des impressionnistes.

Pissarro collabore de 1872 à 1881 avec Paul Cézanne, qui s'installe pendant un an et demi à Saint-Ouen-l'Aumône puis à Auvers-sur-Oise. Ce travail commun est d'une grande richesse pour les deux peintres. Pissarro invite Cézanne à adhérer à l'impressionnisme, à peindre sur le motif, en plein air. Les sujets communs sont traités de manière très différente : tandis que Cézanne peint par aplats de couleurs et simplifie le dessin, Pissarro recherche la fragmentation de la lumière, ce qui le mènera plus tard vers le pointillisme incarné par Georges Seurat. En 1879, Paul Gauguin arrive à Pontoise, ce qui inaugure une nouvelle collaboration. Mais plus jeune et moins avancé sur le plan artistique, il se dit élève du maître.

Mais des difficultés financières obligent Pissarro à quitter la ville au début de 1884 pour Éragny-sur-Epte, au nord de Gisors. Il écrit à Claude Monet : « ... je suis obligé de quitter Pontoise à mon grand regret, ne trouvant plus une maison, bien située et dans des prix modestes. À mon grand regret, car selon moi, Pontoise, à tous les points de vue, me convenait ; mais je pense que vous pouvez trouver votre affaire, pouvant payer un loyer plus élevé »[79].

D'autres artistes ont habité ou travaillé dans la région tels que William Thornley à Osny, Vincent van Gogh, Maurice de Vlaminck, Otto Freundlich et beaucoup d'autres à Auvers-sur-Oise.

Médias

La presse locale est constituée de plusieurs publications : outre le magazine municipal Pontoise infos, complété par une lettre municipale d'information mensuelle qui rappelle les travaux de voirie ou les dates de réunions publiques par exemple, la communauté d'agglomération diffuse un magazine gratuit Douze comme une, jeu de mot autour du nombre de communes composant cette communauté.

La ville renferme les sièges des journaux la Gazette du Val d’Oise et l’Echo Régional, le siège départemental du journal Le Parisien se situant dans la ville voisine de Cergy.

La chaîne de télévision départementale VOtv, financée essentiellement par le Conseil général a ses studios dans les bâtiments de l'université Saint-Martin de Pontoise. Elle a été diffusée de la Tour Eiffel dans le cadre des expérimentations de diffusion de télévisions locales. Elle est actuellement disponible en partage de temps d'antenne sur Télif, rassemblement de télévisions locales d'Île-de-France diffusé par satellite, sur les réseaux câblés de Noos, Numericable et via l'adsl.

Deux radios locales émettent sur l'ensemble de la ville nouvelle, RGB (99.2 FM) et la radio étudiante REVE FM (89.6 FM); toutes deux diffusent leurs programmes de Cergy.

Une association gère le site web 95degres.net qui présente l'agenda culturel de Cergy-Pontoise et ses environs.

Bibliothèques

La ville compte trois bibliothèques : une centrale en centre-ville (Guillaume-Apollinaire) qui met à disposition 67 500 documents sur 1 600 m2, et deux annexes de quartier aux Louvrais et Marcouville. La bibliothèque centrale, qui occupe son emplacement rue Alexandre-Prachay depuis 1988, possède un fond patrimonial riche de 16 000 documents, dont des incunables du XVe siècle, ce qui en fait le plus important du département. Il fut constitué par les diverses saisies révolutionnaires, en particulier dans les établissements monastiques, et pas des dons d'érudits locaux au XIXe et XXe siècle, comme Ernest Mallet, maire de Pontoise et président de la société historique qui légua toute sa bibliothèque personnelle et sa fortune à la municipalité afin d'édifier un bâtiment digne de ce nom pour accueillir les fonds historiques. Les bibliothèques comptent 5 800 usagers en 2006 dont 3 660 Pontoisiens. Dotées d'un budget annuel d'acquisition de 91 000 euros, elles achètent en moyenne 4 500 documents par an[80].

Sociétés savantes

La Société Historique et archéologique de Pontoise, du Val-d'Oise et du Vexin a été fondée en 1877. Son siège est situé au 43, rue de la Roche, près de l'Hôtel de Ville, et abrite une riche bibliothèque. Un tome des Mémoires réunissant des articles sur Pontoise et sa région est publié chaque année.

Foire Saint-Martin

Article détaillé : Foire Saint Martin.

Foire annuelle en novembre depuis le Moyen Âge, la foire Saint Martin est aujourd'hui devenue une fête foraine. Elle a traditionnellement pour spécialités culinaires le hareng, qui était amené facilement de Dieppe par la route Dieppe-Paris qui traverse Pontoise, et le ginglet, vin produit autrefois dans Cergy-Pontoise, aujourd'hui aux alentours. Une foire commerciale se déroule également à la même période dans le Parc des Expositions de Cergy-Pontoise. En 2008, la foire voit sa 838e édition.

Le Parc des expositions se trouve à Pontoise sur l'ancienne Chaussée Jules-César, lieu de plusieurs salons régionaux et également le Salon national de l'humanitaire.

La musique à Pontoise

Plusieurs écoles de musiques existent sur la ville. Citons l'école de musique Harmonia, l'Accordéon club de Pontoise, l'association Sophie Legris et Planète musique. L'orchestre d'harmonie de Pontoise maintenant rattaché à l'école de musique Harmonia existe depuis 1862.

Spectacles et festivals

Le théâtre des Louvrais (L'Apostrophe, scène nationale) a été inauguré en 1974. Détruit par un incendie criminel lors des émeutes urbaines de novembre 2005, le théâtre a rouvert ses portes en mars 2007.

Depuis 1986, le festival Baroque de Pontoise (chaque année en septembre et octobre) propose des interprétations des grands compositeurs des XVIIe et XVIIIe siècles[81]. Directeur du Festival Baroque de Pontoise : Patrick Lhotellier.

Pontoise et le cinéma

Le cinéma a fait son apparition à Pontoise en 1899 lors de la foire Saint-Martin. les séances de cinéma ont lieu à la salle des fêtes durant les années 1913 à1929. En 1919, ouvre la première salle, le « cinéma des Familles », situé 16, Grande-Rue (actuelle rue Alexandre-Prachay). De nos jours, la salle de la ville, le cinéma Utopia, est un cinéma indépendant qui possède les statuts « Art et Essai » et « Cinéma de Recherche ».

Les quartiers pittoresques de Pontoise et son côté « provincial » ont attiré nombre de réalisateurs. Le premier long métrage tourné dans la ville est Toute la ville accuse en 1955, un film de Claude Boissol avec Jean Marais. En 1959, c'est La Verte Moisson de François Villiers, puis La Fiancée du pirate en 1969. Plus récemment, le film P.R.O.F.S. en 1985 et La Gitane en 1986 de Philippe de Broca font apparaître une calme ville de Province. La difficulté des tournages à Paris et la proximité de Pontoise et de la campagne du Vexin français donnent un véritable coup d'accélérateur au nombre de tournages cinématographiques. En 1995, Les Allumettes suédoises de Jacques Ertaud est tourné dans la ville, puis Monsieur N., Le triporteur de Belleville, Un long dimanche de fiançailles, etc[82]...

Parmi les autres films, on peut citer : Les Anges gardiens (1995) de Jean-Marie Poiré, Deux hommes dans la ville (1973) de José Giovanni, L'Esprit de famille (1982) de Roland Bernard, Victoire, ou la douleur des femmes (2000) de Nadine Trintignant, Les Rivières pourpres 2 (2004) d'Olivier Dahan, Balzac (1999) de Josée Dayan (téléfilm), La Môme (2007) d'Olivier Dahan.

Personnages célèbres

Le général Charles Victor Emmanuel Leclerc, par François-Joseph Kinson (1771-1839)
Camille Pissarro et sa femme Julie Vellay en 1877 à Pontoise.
  • Philippe II de Bourgogne est né à Pontoise en 1342. La ville, située sur la route de Compiègne et des Flandres, est alors l'une des plus peuplées et des plus riches du royaume.
  • Nicolas Flamel (natif de la ville, ca. 1330) : orfèvre de profession, il aurait découvert la pierre philosophale qui permet de changer les métaux en or (place N. Flamel près de la Cité judiciaire, et Collège Nicolas Flamel, anciennement des Louvrais).
  • Guillaume Du Val (1570-1646), professeur de médecine et de botanique au Collège de France, est natif de Pontoise.
  • Jacques Lemercier (1585-1654), architecte du roi Louis XIII de France.
  • Gilles Dubois (céramiste), (1713-1774), cofondateur avec son frère Robert et d'autres de la Manufacture de Vincennes, (porcelaine) il travailla à Valenciennes, Saint-Amand et Tournai
  • Pierre François Léonard Fontaine (1762-1853) : architecte, il rénove notamment avec son complice Percier la Malmaison, le palais du Louvre, les Tuileries, l'arc de triomphe du Carrousel sous Napoléon et achève le Palais-Royal en 1822.
  • Charles Victoire Emmanuel Leclerc (1772-1802) : général et beau-frère de Napoléon Ier, sa statue trône face à la gare (rue du général Leclerc à Saint-Ouen-l'Aumône).
  • Charles Léon (1806-1881), premier fils naturel de Napoléon Bonaparte, qui vécut une dizaine d'année rue Jean-Paul Soutumier dans le quartier de l'Hermitage, au lendemain de la Commune de Paris[83].
  • Maria Deraismes (1828-1894), féministe et femme de lettres, dont le buste se trouve dans le quartier de l'Hermitage et qui a donné son nom à une rue de la ville.
  • Camille Pissarro, peintre impressionniste, a immortalisé par ses tableaux plusieurs quartiers de la ville.
  • Eugène Turpin (1848-1927), inventeur de la mélinite, est enterré au cimetière de Pontoise. En 1897, Turpin poursuivit en justice Jules Verne parce qu'il l'aurait caricaturé avec le personnage du savant Thomas Roch, héros tragique du roman Face au drapeau. Verne, défendu par Raymond Poincaré, fut innocenté, mais une lettre à son frère Paul confirme bien que Turpin était une source d'inspiration du roman.
  • Édouard-Alfred Martel (1859-1938): est considéré comme le fondateur de la spéléologie moderne.
  • Jean-Claude Chabanne (1921-1942) : étudiant en droit et fondateur d'un groupe résistant, fusillé au Mont Valérien le 27 février 1942 ; un collège de la ville porte son nom, de même que l'impasse qui y mène.
  • Eugène Samuel (1906-1989], médecin à Pontoise de 1933 à 1973 au 35 rue de Rouen ; alias Capitaine Jacques, il fut l'un des fondateurs et chef civil adjoint du Maquis du Vercors. Une plaque fixée sur la clôture rappelle ce lieu[84].
  • Jean Séverin (1911-1998) : écrivain (de son vrai nom Antoine Bondat), notamment pour la jeunesse (on lui doit par exemple Le soleil d'Olympe), originaire du Morvan (il est né à Montreuillon), a enseigné cinquante ans à Pontoise, notamment à l'école Saint-Martin[85].
  • Rédouane Bougara (1972-1998) : sportif champion du monde, originaire de la cité des Louvrais (son nom a été donné à l'ancienne Avenue de Normandie).
  • Jules Lambert (1883-1977) : maire-adjoint de Pontoise (rue Jules-Lambert).
  • L'acteur Sylvain Joubert a habité Pontoise.
  • L'acteur Claude Brosset est décédé à l'hôpital le 25 juin 2007.
  • Le peintre Pierre Carron (1932-), académicien, Président de l'Académie des Beaux Arts (2002) a habité Pontoise dans la Maison Rouge, ancienne demeure supposée du Cardinal de Bouillon Emmanuel-Théodose de La Tour d'Auvergne, puis du maréchal François Certain de Canrobert.
  • Le chanteur Iggy Pop crédite sur son premier album solo The Idiot Château d'Hérouville - Pontoise comme lieu d'enregistrement (avec Munich et Berlin) mais il s'agit d'une imprécision car l'enregistrement a bien eu lieu à Hérouville, qui se trouve à une dizaine de kilomètres de Pontoise.
  • La rappeuse Princess Aniès est originaire de la cité des Louvrais.
  • Le chanteur Rn'B Singuila est originaire de la cité de Marcouville.
  • Le rappeur Youssoupha est originaire de la cité des Larris.
  • Le danceur hip-hop Yaman est originaire de la cité des Louvrais.

Sport

Pontoise compte une piscine dans le quartier des Louvrais et sept autres sont situées dans les communes voisines. Une patinoire se situe sur le parvis de la Préfecture à Cergy. La ville possède en outre de nombreuses installations : un boulodrome, trois gymnases, une salle de danse, un terrain de tir à l'arc, un stand de tir, un complexe sportif et un hall omnisports et quatre stades dont un consacré au rugby[86].

La base de loisirs de Cergy-Pontoise occupe une surface de 250 hectares dont 150 en plans d'eau, au centre de la boucle de l'Oise à Cergy et Neuville-sur-Oise. Elle permet la pratique de nombreux sports et loisirs, planche à voile, baignade, tennis, badminton, parcours de mini-golf... tout comme la simple promenade. Un stade d'eau vive, unique en Europe, et un téléski nautique permettent la pratique du rafting, kayak, wakeboard et autres sports de glisse[87]. Trois parcours de golfs sont situés à Vauréal, Jouy-le-Moutier et Saint-Ouen-l'Aumône.

Parmi les équipes et clubs, on peut citer le Hockey Club de Cergy-Pontoise (Hockey sur glace), l'Entente Cergy Osny Pontoise BB (Basket-ball), le Judo Club de Pontoise, le RCACP (Rugby club de l'agglomération de Cergy-Pontoise), le Tennis Club de Pontoise ou le club de tennis de table de l'AS Pontoise-Cergy TT.

Santé

Pontoise accueille le plus important centre hospitalier du département, l'hôpital René-Dubos. Il est l'héritier de l'ancien Hôtel-Dieu de Pontoise situé sur les bords de l'Oise, détruit par un bombardement en 1940. En 2002, l'hôpital a enregistré 35 000 hospitalisations, 257 000 consultations, 87 000 passages aux urgences, 133 000 appels au SAMU et 3 328 naissances. Le centre hospitalier est doté d'un budget annuel global dépassant 150 millions d'euros et emploie 2 700 salariés. Il a été plusieurs fois classé parmi les cinquante meilleurs hôpitaux de France[88],[64]. Une nouvelle maternité a ouvert ses portes en 2006 (classée en niveau 3 de soins)[65].

La ville possède également deux maisons de retraite[89].

Lieux de culte

Les fidèles de la paroisse sont accueillis à Cathédrale Saint-Maclou, à l'église Notre-Dame et à l'église Saint-Pierre des Louvrais. La paroisse de Pontoise relève du doyenné et du diocèse de Pontoise. Elle est desservie en 2009 par le père Bertrand Rosier[90].
La chapelle Saint-Mathias: située boulevard des Cordeliers, ses offices sont menés par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X selon la forme extraordinaire du rite romain. Acquise en 1981, agrandie et embellie en 1999, elle fut bénie par Mgr Bernard Fellay le 16 janvier 2000[91]. Ouverte relativement récemment, elle bénéficie cependant de boiseries anciennes pour le chœur mais aussi d'un autel et d'un vitrail datant tous du XIXe siècle.

Parmi les autres lieux de culte de la ville, existent le couvent des Carmélites de Pontoise, la mosquée de Pontoise et l'église évangélique.

Notes et références

  1. IAURIF - Fiche communale, Mode d’Occupation du Sol (1999)
  2. BASOL - index des sites du Val-d'Oise
  3. Base de données BASIAS inventaire d'anciens sites industriels et activités de service
  4. SANDRE - Cours d'eau : rivière l'Oise
  5. SANDRE - Cours d'eau : rivière la Viosne
  6. Pontoise : Plans de prévention des risques naturels [PDF]
  7. Site municipal d'Auvers-sur-Oise - Le Plan de Prévention contre les Risques d'Inondation (PPRI)
  8. Voir l'Atlas de l'eau en Val d'Oise
  9. SEDIF - Méry-sur-Oise
  10. Site de la DDASS95
  11. Prévention du bruit des infrastructures de transports terrestres - Législation et réglementation
  12. Classement sonore des infrastructures terrestres du Val-d'Oise
  13. Site de la communauté d'agglomération - Itinéraires cyclables
  14. INSEE - Logements à Pontoise : les occupants
  15. INSEE - Logements en Île-de-France : les occupants
  16. INSEE - Logements à Pontoise : le parc
  17. INSEE - Logements en Île-de-France : le parc
  18. CUCS : Communauté d'Agglomération de Cergy Pontoise
  19. Météo France - Climatologie
  20. L'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle distant de 30 kilomètres au sud-est en plaine constitue la station de référence pour le département du Val-d'Oise.
  21. Sur l'histoire de Pontoise, la source essentielle est constituée par les Mémoires de la Société historique et archéologique de Pontoise, du Val-d'Oise et du Vexin.
  22. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse 1968. Librairie Guénégaud 1978.
  23. Pontoise, 2000 ans d'histoire, p 11 à 18
  24. Floriane Louis, « Le Grand Vicariat de Pontoise », Mémoires de la Société Historique et Archéologique de Pontoise, du Val-d'Oise et du Vexin, tome LXXXVII (2005) page 139
  25. La chronique de l'abbaye de Saint-Waast en Artois note que les Normands assiègent et prennent un château sur l'Oise en un lieu nommé Pontoise (Pontem Isaræ) en 885.
  26. Pontoise, 2000 ans d'histoire, p 19 à 23
  27. Pontoise, 2000 ans d'histoire, p 25 à 36
  28. André Chédeville, « Le mouvement communal en France aux XIe et XIIe siècles, ses éléments constitutifs et ses relations avec le pouvoir royal » in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe-XVIIIe siècles) : Actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des Musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers. ISBN 2-9519441-0-1, p 22
  29. Pontoise, 2000 ans d'histoire, p 36 à 38
  30. Pontoise, 2000 ans d'histoire, p 39 à 47
  31. Pontoise, 2000 ans d'histoire, p 47 à 53
  32. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 978-2-7242-0785-9) p 353
  33. Pontoise, 2000 ans d'histoire, p 55 à 77
  34. Pontoise, 2000 ans d'histoire, p 79 à 98
  35. Se référer à l'étude de Jean-Marcel CHAMPION, « La destruction du paysage urbain de Pontoise au XVIIIe et au début du XIXe siècle », Mémoires de la Société Historique et archéologique de Pontoise, du Val-d'Oise et du Vexin, t.LXVI, 140-153
  36. Pontoise, 2000 ans d'histoire, p 98 à 104
  37. Pontoise, 2000 ans d'histoire, p 105 à 129
  38. Pontoise, 2000 ans d'histoire, p 140 à 148
  39. Pontoise, 2000 ans d'histoire, p 149
  40. Pontoise, 2000 ans d'histoire, p 156-157
  41. Pontoise, 2000 ans d'histoire, p 167-178
  42. Pontoise, 2000 ans d'histoire, p 179-181
  43. Cassini : population avant le recensement de 1962
  44. INSEE: Population depuis le recensement de 1962
  45. INSEE : pyramide des âges 1999 - Pontoise
  46. INSEE : pyramide des âges 1999 - Région Île-de-France
  47. INSEE - Code officiel géographique. C'est l'article 1er du décret n°65-142 du 25 février 1965 portant fixation de chefs-lieux de départements créés par la loi du 10 juillet 1964 relative a la réorganisation de la région parisienne qui fixe le chef-lieu du département du Val d'Oise à Pontoise.
  48. Palmarès 2005 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 01/10/2009.
  49. Palmarès 2008 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 01/10/2009.
  50. Scrutin municipal de 2008 - Pontoise
  51. Scrutin présidentiel de 2002 - Pontoise
  52. Scrutin du 29 mai 2005 sur la constitution Européenne - Pontoise
  53. Scrutin présidentiel de 2007 - Pontoise
  54. D'après les résultats publiés par le ministère de l'intérieur
  55. Pontoise, 2000 ans d'histoire, p 190-191
  56. Ministère de l'économie et des finances : Les comptes individuels des communes (budgets municipaux 2001 à 2006)
  57. Site officiel de la direction générale des Impôts
  58. Taxe.com - Impôts locaux
  59. Site officiel de la direction générale des Impôts
  60. Le classement des villes par l'ISF, L'Express le 25/06/2007
  61. Préfecture et services de l'État dans le Val-d'Oise
  62. Le Figaro - Délinquance : Palmarès 2005 du Val-d'Oise
  63. Histoire du Barreau de Pontoise, collectif, tome I (1887-1900), 2005
  64. a et b Communauté d'agglomération - Fiche d'identité économique
  65. a et b Hôpital de Pontoise - Quelques chiffres
  66. INSEE - Lieu de résidence - lieu de travail
  67. L'Internaute - Pontoise : Emploi
  68. Bilan économique et sociale 2006-2007 du CEEVO, pp. 123-124.
  69. INSEE - Population active ayant un emploi par catégorie socioprofessionnelle
  70. INSEE - Population de quinze ans ou plus par sexe et âge selon le niveau d’études
  71. Situé 26 avenue de la Palette dans le quartier des Larris, le lycée Kastler est souvent perçu, à tort, comme situé sur le territoire de la commune de Cergy. La communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise le classe pourtant sur le territoire de la ville de Pontoise. C'est probablement du en partie au code postal du lycée : 95011 CERGY PONTOISE CEDEX
  72. Inspection académique du Val-d'Oise
  73. Site de la communauté d'agglomération - L'Université de Cergy-Pontoise
  74. IAURIF - Sites et monuments historiques protégés
  75. Ministère de la culture - Base Mérimée
  76. J. M. Pérouse de Montclos, Le Guide du Patrimoine Île-de-France, p. 509.
  77. Sur les remparts de Pontoise, la meilleure étude à ce jour reste celle de Charles Gantois (1943) : Les anciennes fortifications de Pontoise, leur disparition ; l'urbanisme pontoisien du début du XIXe siècle. Elle a été rééditée par la Société Historique de Pontoise, du Val-d'Oise et du Vexin (tome LXXXIII, 2000).
  78. Voir l'article de Nathalie KARST, Caves et carrières de l'îlot du Château à Pontoise : point de vue archéologiques in Bulletin de la Société Historique et Archéologique de Pontoise, du Val-d'Oise et du Vexin, 1996, pp 31-40.
  79. Marie-Paule Défossez, Les grands peintres du Val-d'Oise, p 58 à 83
  80. Vivre en Val-d'Oise n° 95, p 74 à 77
  81. Festival Baroque de Pontoise
  82. Vivre en Val-d'Oise, n° 95, p 51 à 55
  83. Pierre Vallet, « Le Comte Léon un pontoisien méconnu », Bulletin 1998 de la société historique et archéologique de Pontoise, pp.44-49.
  84. V. [1], p. 56.
  85. Voir sa fiche bibliographique sur le de Bourgogne.
  86. Communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise - Les gymnases, stades et terrains
  87. La Base de loisirs de Cergy-Pontoise
  88. L'Express - Le classement 2007 des hôpitaux les plus sûrs du département 95 (Val-d'Oise)
  89. Maisons de retraite du Val-d'Oise
  90. Paroisse de Pontoise
  91. Site officiel de la chapelle Saint-Mathias

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

  • Taillepied (Noël), Les antiquités et singularités de la ville de Pontoise, 1587, réimpression de A. François, Pontoise-Paris, Librairie Alex. Seyès-Librairie H. Champion, 1876, 141 p.
  • Le Charpentier (Henri), La ligue à Pontoise et dans le Vexin français, Pontoise, 1878, XIII-246 p.
  • Brécy, Lucien (chanoine). La Belle église Saint-Maclou de Pontoise, 1956.
  • Sere-Depoin (Pierre-Ernest), Trois catastrophes à Pontoise en 1788-1789, 1988, 182p.
  • Duclos (Georges), Le Pontoise féodal et souterrain, Pontoise, Imprimerie Pâris, 1968, 237 p.
  • James Gressier, Jean-Marcel Champion, Alain Demurger, Jacques Dupâquier, Gilles Gaucher, Hecquet (Jean) et Lecuir (Jean), Pontoise, 2000 ans d'histoire, Pontoise, Imprimerie Paris, 1973, 195 p.
  • Dousset (François), La commune de Pontoise au Moyen Âge; étude administrative et économique de 1188 au début du XVIe siècle, Pontoise, Mairie de Pontoise, Société Historique et Archéologique de Pontoise, du Val-d'Oise et du Vexin, 1989, 189 p.
  • Brettell (Richard R.), Pissarro et Pontoise, Paris, Valhermeil, 1991, 226 p.
  • Dupâquier (Jacques), Pontoise et les Pontoisiens en 1781, Ville de Pontoise, Société Historique et Archéologique de Pontoise, du Val-d'Oise et du Vexin, 1992, 190 p.
  • Defossez (Marie-Paule), Revenir à Pontoise, 1997, 150p.
  • Hirsch (Bernard), L’invention d’une ville nouvelle : Cergy-Pontoise, 1965-1975, 2000.
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