Guerande

Guérande

Guérande

La porte Saint-Michel.
La porte Saint-Michel.

Armoiries
Détail
logo
Détail
Administration
Pays France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton Guérande (chef-lieu)
Code Insee abr. 44069
Code postal 44350
Maire
Mandat en cours
Christophe Priou (UMP)
2008-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération Cap Atlantique
Site internet www.ville-guerande.fr
Démographie
Population 15 226 hab. (2006)
Densité 187 hab./km²
Gentilé Guérandais
Géographie
Coordonnées 47° 19′ Nord
       2° 25′ Ouest
/ 47.32, -2.42
Altitudes mini. 0 m — maxi. 61 m
Superficie 81,44 km²

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Guérande (Gwenrann en breton, Géraundd en gallo) est une commune française, chef-lieu de canton, située dans le département de Loire-Atlantique et la région des Pays de la Loire.

Guérande est un pôle touristique de la Côte d'Amour, la commune est renommée pour ses marais salants et sa cité médiévale Elle appartient au parc naturel régional de Brière.

Sommaire

Géographie

Situation de la commune de Guérande dans le département de Loire-Atlantique

Situation

Dans les Marais-Salants de Guérande : le Traict
En Grande Brière, le canal de Bréca

Guérande se situe à 19 km à l'ouest de Saint-Nazaire, 70 km au sud-est de Vannes et 80 km à l'ouest de Nantes.

La commune de Guérande se situe sur la presqu'île guérandaise, territoire ainsi nommé car il est entouré, à l'ouest par l'océan Atlantique, à l'est par le marais de Brière, au sud par La Loire et au nord par la Vilaine.

Selon le classement établi par l’INSEE en 1999, Guérande est une commune urbaine, une des 9 communes de banlieue de l’unité urbaine de Saint-Nazaire, qui s'étend de Donges au Croisic, et qui fait partie de l’aire urbaine de Saint-Nazaire et de l’espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Communes de Loire-Atlantique).

Site

Le Pays de Guérande est divisé en deux entités (ou terroirs) distinctes : le pays paludier et le pays métais[1], séparés par l'abrupt du coteau de Guérande[2].

Le pays paludier

Il est situé entre le côteau de Guérande et la presqu'île du Croisic et est formé par les marais salants et les terrains adjacents ; l'altitude est ici de 0 à 10 mètres. On y trouve les îles de Lénifen et de Saillé (village paludier), la presqu'île de Lanclis au nord-ouest, les villages paludiers de Kerignon, Pradel, Mouzac au pied du sillon.

Le côteau guérandais

Il correspond à une ligne de faille qui s'étend de Piriac-sur-Mer à Saint-Nazaire selon une orientation nord-ouest/sud-est, déterminant l'existence d'une ligne parallèle au sillon de Bretagne au nord, et à la côte de la Presqu'île du Croisic au sud. Cet ensemble de reliefs paralèlles est une réactivation d'accidents tectoniques anciens par les derniers contrecoups de la surrection des Alpes au cours du dernier million d'années[3]. L'altitude passe ici brusquement de 10 mètres à 40-60 mètres. La ville est implantée au point culminant (59 mètres au niveau de l'ancien Petit Séminaire) de la ligne de crête qui offre une vue à la fois sur les côtes et sur l'arrière-pays (vers les marais de Grande Brière).

Le pays métais

Il s'étend sur le revers du côteau jusqu'à Herbignac au nord et Piriac-sur-Mer à l'ouest ; il descend en pente douce vers la Brière au nord-est.

Une expression utilisée dans la région guérandaise exprime la situation de la cité entre les marais salants, le pays blanc (pour le sel), et la Brière, le pays noir (pour la tourbe) : « Guérande : entre Pays Blanc et Pays Noir ».

Les marais du Mès, les marais de Grande Brière et les marais salants de la presqu'île guérandaise, dont une partie relève de la commune de Guérande, sont inscrits sur la liste des « zones humides protégées » (convention de Ramsar).

Lieux-dits et écarts

Communes limitrophes

Climat

La presqu'île de Guérande, particulièrement la cuvette occupée par les marais salants, jouit d'un microclimat océanique relativement sec et venté, et changeant au cours de la journée sous l'influence des marées et des brises thermiques.

Moyennes avant 1980, en général sur la période 1950 - 1975[4]) :

  • Température moyenne annuelle : 11°C
  • Moyenne annuelle des températures minimales : 9°C (6°C en janvier - février, à 16°C en août)
  • Moyenne annuelle des températures maximales : 15,5°C (9°C en janvier - février, à 23°C en août)
  • Nombre de jours de gelée : 18 j (Nantes : 40 j, Paris : 68 j)
  • Précipitations : moins de 700 mm par an, voir moins de 600 mm certaines années, pour une moyenne de 160 jours par an avec plus de 1 mm d'eau, mais seulement 50 jours par an avec plus de 5 mm, avec un déficit pluviométrique entre avril et septembre. Ainsi, La Baule et la région guérandaise offrent une pluviométrie parmi les plus basses de France métropolitaine[5] (Nantes : 780 mm/an)
  • Ensoleillement : durée moyenne d'insolation : 2 000 heures (Nantes : 1 960 h, Paris : 1 800 h, Strasbourg : 1 650 h)
  • Nombre de jours avec brouillard : 25 jours (Nantes : 60 j, Paris 50 j, Strasbourg 65 j, Bordeaux : 78 j)

Grâce aux conditions climatiques particulières de la région guérandaise, outre le développement des marais salants, des établissements médicaux y sont installés (lycée climatique de La Baule, centres héliomarins de Pen-Bron et du Croisic, centres de thalassothérapie de La Baule et de Pornichet).

La végétation présente aussi des particularités liées à ce climat particulier : par exemple, le chêne vert (Quercus ilex), si caractéristique des paysages méditerranéens, est subspontané[6] et est en extension. La presqu'île de Guérande est un des points les plus septentrionaux pour cette espèce végétale. Pour la faune, depuis le XIXe siècle est observé un anoure nocturne : le pélobate cultripède connu antérieurement sur la côte languedocienne, et dont c'est la station la plus septentrionale connue (observé régulièrement dans les dunes de Batz-sur-Mer et de La Turballe). D'autres observations de même type ont suivi, notamment d'insectes méridionaux.

Économie

Emploi et industries

Guérande est la seconde ville du comté de Nantes du XIIe siècle au XIXe siècle, puis du département de Loire-Atlantique, tant sur le plan économique que par le nombre d'habitants. L'industrie textile « à domicile » y est très implantée jusqu'au XVIIIe siècle ainsi que l'orfèvrerie. La position administrative, la production de sel et l'agriculture (élevage et vignobles) ont assuré cette situation jusqu'au transfert vers Saint-Nazaire au début du XIXe siècle des administrations (sous-préfecture et tribunal) et l'essor industriel (construction navale et chimie) de l'estuaire de la Loire. Sa proximité avec ces nouveaux centres de développement économique, lui ont toutefois permis de retrouver grâce au développement des infrastructures de transport une nouvelle orientation économique.

L'économie locale est actuellement toujours majoritairement orientée, par la surface qui lui est consacrée, vers l'agriculture (élevage de bovins et maraîchage, ce dernier en cours de régression, et industrie salicole avec ses dérivés). Le remembrement récent de la commune a toutefois porté un arrêt aux productions d'intérêt local, et a permis l'extension des grandes exploitations.

Les activités tertiaires et l'artisanat (PME-PMI) sont particulièrement dynamiques. La majeure partie des ces entreprises sont implantés proches de la rocade dans la "Zone d'activitées de Villejames" qui comprend une zone artisanale ainsi qu'une zone commerciale en expansion . Situé également à proximité de la Route Bleue , mais de l'autre coté de la rocade , le nouveau "parc tertiaire de Kerbiniou" connait lui aussi un essor . A l'entrée de La Baule la zone d'activitées des Salines est , pour sa plus grande partie , située sur la commune de Guérande : ce que nombre de visiteurs ignorent.

Le secteur industriel est surtout représenté par des moyennes entreprises tels que MSL (composants électroniques) ou la SODIPA (emballages alimentaires)[7]. Les activités liées au tourisme et aux loisirs (hostellerie, restauration, et commerces associés) sont en constante augmentation depuis 20 ans et forment le bassin d'emploi majoritaire de la commune. Aussi le caractère saisonnier de nombre d'emplois liés au tourisme engendre une précarité qui fragilise notamment les plus jeunes. Une antenne de l'ANPE a été ouverte dans la commune en 2004.

La population active guérandaise se caractérise également par des migrations pendulaires vers le bassin d'activités nazairien : en effet celui-ci concentre une grosse partie des emplois industriels de la région (Chantiers navals STX Europe , Airbus, Zone de Brais).

La ville voit dans ses murs, chaque semaine le « grand marché » du samedi sous les halles et en centre-ville (autour de la collégiale) et le « petit » marché le mercredi. Le marché de Guérande est une institution pluricentenaire (celui du samedi est antérieur au XIIe siècle) toujours vivante, et toute l'année.

Agriculture

Les coteaux de Guérande, exposé au sud-ouest sont un terroir favorable aux maraîchers qui produisaient une carotte rouge-orangé, moyenne et de gros diamètre : "la carotte guérandaise", encore cultivée au conservatoire des espèces végétales de l'Institut national de la recherche agronomique.

Sur ce coteau était aussi produit un vin rouge réputé, de bonne garde pour l'époque - 3 à 5 ans selon les années -, qui était vendu dans le reste de la Bretagne et exporté vers l'Angleterre. Cette production a régressé au cours du XVIIIe pour disparaître au début du XXe siècle. Il a traversé néanmoins la crise du Phyloxera, et quelques ceps survivent encore dans des parcelles abandonnées ou dans des talus. Les vignes étaient plantées en bas de coteau, de Trescalan à Careil principalement, sur des sols colluvionnés argileux et profonds. Les parcelles les plus réputées étaient le "Clos Saint Aubin", (ou Clos de la Pierre) entre Guérande et Saillé, et le "Clos de Marsillé"[8].

On trouve encore par-ci par-là quelques rangs de vignes (à usage personnel)[9] dans l'arrière-pays, avec notamment quelques plans de Noah qui ont échappé à l'arrachage et à la vigilance des « douanes ».

La polyculture est en régression générale dans la presqu'île guérandaise, la pression foncière et la rentabilité économique ayant eu en grande partie raison de cette activité. L'élevage bovin est en extension, particulièrement depuis le remembrement de la fin des années 1980.

Histoire

Menhir de Bissin

L'abondance des monuments, vestiges et sites archéologiques de toutes époques a conduit à son classement de la totalité du territoire communal en zone archéologique protégée et en « zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager » (ZPPAUP) ainsi que, pour le secteur intramuros et sa périphérie immédiate, en « secteur sauvegardé » (depuis 1976). En conséquence, les aménagements et travaux sont obligatoirement précédés d'une autorisation spécifique et d'une fouille archéologique préventive.

Préhistoire

La presqu'île guérandaise (au sens large, et en incluant les marais de Grande-Brière motière) contient à elle seule, près de 50 % des monuments mégalithiques subsistants du département de Loire-Atlantique[10].

La région de Guérande a en effet été occupée dès la Préhistoire, principalement à partir du Néolithique moyen (Chasséen).

Quelques sites archéologiques attestent d'occupations antérieures, remontant à l'épipaléolithique et au Mésolithique (industries microlithiques du type Tardenoisien, avec ou sans "pointe du Chatelet", trouvées en plusieurs points de la commune). Des éléments isolés font même penser à une occupation encore plus ancienne (Moustérien, vers - 85 000 ans), mais les sols granitiques et l'urbanisation n'ont laissé que peu d'éléments.

En revanche, de nombreux mégalithes témoignent de l'occupation chasséenne. On peut citer le menhir de Bissin (haut de 3,5 m), la pierre de Congor (ou de Saillé) (dans le "Clos de la Pierre", encore planté de vignes au début du siècle), l'habitat préhistorique sur un éperon barré (de type oppidum) et l'allée couverte ruinée, sur la butte de Sandun, site occupé du Chasséen ancien à l'âge du Bronze, le très grand enclos mégalithique de Brétineau (ou Tertre de Boga) [11]: quadrilatère de menhirs alignés juxtaposés, certains haut de 2 mètres, aux dimensions impressionnantes = 78m par 12m, en faisant une des enceintes mégalithiques la plus grande d'Europe, situé près de Sandun (ne se visite pas, propriété privée), le dolmen de Brandu (ruiné)[12] avec un pétroglyphe gravé, le menhir de Kerhué (ou de Quéniquen), et en limite de commune sur Saint-Lyphard, les dolmens de Kerbourg et le menhir de la Pierre Blanche, etc. (cette liste se limite aux mégalithes signalés sur les cartes ou dont la préservation ne pose pas de problème)

Les récentes fouilles du site de Sandun font actuellement référence pour la chronologie du Chasséen atlantique.


Protohistoire

  • Âge du Bronze : des découvertes éparses mais assez abondantes (haches à talons en bronze notamment) indiquent une continuité du peuplement après la fin du Néolithique (Chalcolithique et Campaniforme)

Lors de la construction de la ZAC de Beaulieu et de la ZI de Villejames, des habitations, des enclos, et un « temple » (site reconstruit à l'époque romaine et transformé en fanum) ont été mis au jour[13]. Des fermes et habitations ont été mises en évidence sur l'ensemble du territoire de la commune, ainsi que des ensembles de sépultures (malheureusement fouillées au XIXe siècle). La forte densité de vestiges autour de l'actuelle cité médiévale laisse supposer que le site de Guérande est occupé depuis cette période au moins[14].

Des fours à sel (type four à augets) ont été découverts en plusieurs lieux de la région. Ils montrent une première exploitation salicole en presqu'île guérandaise. De l'eau salée et des saumures sont évaporés sur le feu dans des augets (d'où le nom de sel ignigène), pour produire des pains de sel qui seront ensuite exportés sur de grandes distances.

Stèle basse de La Madeleine / Kerbourg, période de La Tène

Plusieurs petits gisements d'étain et de plomb sont aussi exploités dès cette époque dans la presqu'île (notamment à Batz-sur-Mer et autour de Donges) pour la fabrication du bronze et des ports d'exportation de ce métal sont signalés dans l'estuaire de la Loire par les géographes grecs : Ptolémée d'Alexandrie et Strabon parlent de Corbilo et de Brivates Portus, mais leurs positions actuelles sont pures conjectures (Donges, Saint-Nazaire, Penhoët, Clis ?)[15].

À la fin de l'âge du Fer (époque de la Tène), la presqu'ile guérandaise se trouve à la frontière entre les Vénètes et les Namnètes. Elle est probablement dans la sphère d'influence vénète, au moins pour sa partie ouest (deux stèles basses ont été découvertes, à Clis et à La Madeleine), mais elle est mentionnée par les auteurs antiques comme territoire namnète, la limite entre les deux cités étant habituellement fixée sur la Vilaine. La position de la presqu'île entre la Vilaine (Vicenonia en gaulois tardif) et la Loire, l'une, voie navigable desservant les Redones et l'autre, voie navigable entre les Namnètes et les Pictons qui avaient un port important à Rezé, en font carrefour important, y compris par mer avec les Vénètes et les Grecs (Massaliotes notamment)[16].

Époque gallo-romaine (du Ier siècle au Ve siècle)

Le site d'implantation de la cité médiévale n'a pas révélé de traces d'ensembles monumentaux gallo-romains[17], même si de nombreux vestiges attestent d'une occupation à cette époque, dès le Ie siècle d'après quelques monnaies[18] et des céramiques trouvées lors de travaux récents[19]. Mais les recherches archéologiques ont été très ponctuelles, et ont été menées essentiellement à la périphérie de l'agglomération moderne (lieux-dits : Bois Rochefort, Pradonnais, Moulin de Beaulieu, etc.) ; aussi, certains auteurs remettent en cause l'existence d'un vicus (agglomération rurale). Ils pensent plutôt à un site d'habitat diffus, plus ou moins dense, le long des axes de circulation ou reliés à ceux-ci.

Une voie carrossable relie cette agglomération à Nantes (Portus Namnetum) par les rives de La Loire, et se prolonge vers l'ouest jusqu'à Clis et Piriac-sur-Mer. Une autre voie (appelée le « Pavé de Beaulieu » car dallée) relie le site à Vannes (Durioritum), traversant la Vilaine soit par un pont à Rieux (Duretie) soit par bateau à La Roche-Bernard[20]. Le site d'implantation de la cité est donc à l'intersection de deux voies carrossables secondaires. Toutefois, la presqu'île guérandaise reste à l'écart des axes principaux, la voie carrossable principale qui relie Nantes à Vannes est de l'autre coté des marais de Grande-Brière.

Le coteau de Guérande et son arrière-pays sont densément occupés aux IIe siècle-IIIe siècle par de grandes exploitations agricoles (villae). Une forte densité de constructions a notamment été découverte à Clis au XIXe siècle où un ensemble monumental à abside de 67 mètres sur 49,50 a été fouillé par Léon Maitre. Un mur en opus regulatum haut d'un mètre, et long d'une dizaine, est encore visible aujourd'hui entre Clis et Maisons brûlées, au Réquer, à mi pente sur le coteau (lieu dit : Château Grannon).

Au IVe siècle, Guérande fait partie de la province romaine de Troisième Lyonnaise (Lugdunensis Tertia) dont le chef-lieu est Tours (Tours est donc aussi siège archiépiscopal) ; une garnison y serait stationnée. La région est évangélisée sous la conduite de Saint-Germain l'Auxerrois dans le deuxième quart du V° siècle. En 448, les Armoricains chassent temporairement les Romains de la région. De retour, la garnison romaine se serait implantée à Grannona[21] (qu'une hypothèse assimile à Château Grannon près de Clis, voir paragraphe précédent).

De l'effondrement de l'Empire Romain, en 476, jusqu'en 486 (bataille de Soissons), la presqu'île guérandaise, est intégrée au royaume gallo-romain de Syagrius. Une hypothèse assimile une des résidences (villae) de ce dernier "Roi", appelée Clivus (ou Clivius), au village de Clis.

Le Moyen-Âge

De la colonisation bretonne à la féodalité : du VIe siècle au XIe siècle

Après la bataille de Soissons, le territoire de la presqu'île de Guérande passe sous la domination des Francs, comme l'ensemble des territoires appelés par la suite Neustrie, notamment le comté de Nantes. Mais vers 560, une bataille oppose Clotaire, futur roi des Francs et le "roi" breton Canao Ier, probablement en presqu'île de Guérande[22]. Lors de l'occupation de Nantes par Lambert II, la presqu'île de Guérande devient territoire breton.

La fondation de Guérande est datée du haut Moyen Âge[23], plus précisément de la seconde moitié du VIe siècle. En effet, selon des sources médiévales postérieures[24], la fondation du Bro Wenrann et celle de l'occupation continue du site jusqu’aujourd'hui, est attribuée à la colonisation bretonne contemporaine du roi du Broërec Waroch II (entre 575 et 595). La cité s'implante autour d'une église, d'où l'origine probable de son nom qui signifie « champ/parcelle, consacré/pur » (cf. infra: Origine du nom de Guérande).

Cette implantation bretonne s'est faite corrélativement à une entrevue dans sa résidence nommée Aula Quiriaca[25] de Waroch avec saint Félix, évêque de Nantes et le lettré et futur évêque de Poitiers, Saint Fortunat, entrevue rapportée par ce dernier dans ses Epistolae[26]. La rencontre, située vers 580, de ces trois importants personnages fait penser à une négociation entre les parties ayant des intérêts stratégiques entre Loire et Vilaine c'est-à-dire : les Bretons (Waroch) et les Francs de Nantes (Saint Félix) et du Poitou (Fortunat). Il est aussi rapporté que l'avancée bretonne est arrêtée à Saint-Nazaire en 577 par une intromission divine[27].

Du VIe siècle au IXe siècle, le « Bro Wenrann » est beaucoup plus étendu que ce qu'on appelle actuellement la presqu'île de Guérande : il inclut Donges au sud, Pontchâteau à l'est, La Roche-Bernard au nord.

Une population de colons bretons venant de Bretagne insulaire (des Cornouailles) s'implante durablement dans la région au VIe siècle. Elle sera renforcée par une seconde vague d'immigrants au cours du siècle suivant. Le Pays guérandais (entre Brière et Atlantique) constitue l'avancée la plus au Sud de la langue Bretonne (limite sud des noms de lieu en Ker- ; plus de 50% des toponymes de la commune sont d'origine bretonne certaine[28]).

La cité (re)trouve son Saint Patron avec la translation des reliques de Saint Aubin[29] au plus tard durant la seconde moitié du VIIe siècle[30]. Une tradition tenace fait de Saint Aubin un enfant du pays. Aubin d'Angers a été moine puis abbé au monastère de Tincillac[31] en Bro Wenrann [32], qu'il quitte pour devenir évêque d'Angers de 529 à 550.

Vers 800, Charlemagne reconquiert très temporairement les territoires entre Loire et Vilaine, ainsi que le sud du Pays de Vannes (ou Broërec) notamment la presqu'île de Rhuys et Vannes. Les Marches sont alors reconstituées, mais les populations de langue bretonne restent dans la presqu'île de Guérande.

Les institutions religieuses se développent dans la cité comme le montre la construction d'une seconde église au VIIIe siècle et dont on a retrouvé des éléments remaniés sous l'actuelle Collégiale[33]. Nominoë, Roi et unificateur de la Bretagne, instaure un évêché (très temporaire) à Guérande, et sépare ainsi la région guérandaise de l'évêché de Nantes, sous influence franque, pour la rattacher à l'influence bretonne, et à l'archevêché de Dol. En 851, suite à la Bataille du Grand-Fougeray, Charles le Chauve, Co-Empereur et Roi des Francs, et Erispoë, Roi « héréditaire » de la Bretagne, se rencontrent à Angers pour signer le traité d'Angers qui donne à la Bretagne les pays rennais, le nantais et le Pays de Retz (partie nord de l'Herbauges). Par la suite, le pays de Guérande demeurera jusqu'en 1789 dans le Duché de Bretagne.

À la suite de ce traité, probablement dans un souci d'apaisement des relations avec l'archevêché de Tours et l'évêché de Nantes, l'évêché de Guérande est supprimé, et le Pays de Guérande est définitivement rattaché à l'évêché de Nantes en 857. De cette situation politique est restée une double tutelle sur la ville de Guérande : l'évêque de Nantes et le Duc de Bretagne se partageront jusqu'à la Révolution les droits et propriétés sur la cité. C'est aussi durant cette période que se structurent les premières institutions urbaines de la ville, dont la constitution d'une milice armée pour défendre la cité. Cette milice sera jusqu'au XVIe siècle une force armée reconnue pour sa qualité militaire, et utilisée dans des conflits régionaux ou extérieurs jusqu'à la Révolution comme troupe constituée[34].

C'est en 854 qu'apparait la première mention écrite connue (et explicite) de la ville de Guérande[35].

Puis, en 854-855 apparaissent les premières mentions écrites[36] des salines dans les alentours de Guérande : à Clis et à Saillé. Si la récolte du sel est une pratique très ancienne, ce document montre que la construction des salines, selon la conception actuelle des marais salants de Guérande, se fait bien avant le IXe siècle. (Il s'agit probablement d'un héritage gallo-romain.)

Vers 870, le Roi Salomon de Bretagne, installe à la tête de la paroisse de Guérande et des églises et chapelles qui y sont rattachées, un chapitre de quatorze chanoines. Le chapitre de Guérande est donc un des plus anciens de France.

La milice de Guérande face aux Normands en 919 - in : « Vie de Saint Aubin », manuscrit du XIe siècle , BNF

La région est affectée par plusieurs incursions des Normands de 843 à 1013 (voir Histoire de Nantes[37]). Ces incursions auront pour conséquence la désorganisation politique et économique de la région[38], ainsi que de toute la Bretagne. Les implantations monastiques sont abandonnées, et les moines, se replient en amont d'Angers, puis en Bourgogne. Vers 900, les normands s'implanteront à La Roche-Bernard sur La Vilaine (en 919), ainsi que dans l'estuaire de la Loire, dans l'Ile Bothy, de part et d'autre de la presqu'île de Guérande, et ils occupent Nantes durant une vingtaine d'années.

  • Le Miracle de Saint-Aubin : Dans ce contexte, en 919, Saint Aubin aurait fait une apparition miraculeuse, chevalier blanc armé (dans certaines versions sur un cheval blanc), (alba = blanc en latin, d'où l'association étymologique probable avec Albin, Aubin). Il redonne force et courage à la milice de la ville, qu'il prend sous son aura pour chasser des Normands qui assiégeaient la ville[39]. Le Pays de Guérande bien que pris en tenaille par les Normands repoussera une implantation durable.

En 939, les Normands quittent la Bretagne, les raids se font plus rares après 960, le Pays de Guérande reprend sa place dans le Duché de Bretagne qui se réorganise sous le règne d'Alain Barbetorte dit al louarn.

Le Moyen Âge jusqu'à la guerre de Succession

À la mort d'Alain le Grand, comte de Vannes, Alain Barbetorte reçoit en partage des terres et des apanages dans Guérande et aux alentours, une autre partie allant à l'évêché de Vannes.

La chatellenie de Guérande

Au XIe siècle, L'ancien Plou Wen-rann est divisé en trois seigneuries : la châtellenie de "Guerrande", de langue bretonne, la châtellenie du Pont (Pontchâteau), et la Vicomté de Donges, ces deux dernières majoritairement de langue gallèse[40]. À Guérande, le duc est représenté par un vicarius (viguier), attesté vers 1065. La ville reste donc sous la tutelle directe des ducs. Il est probable que c'est à cette époque que l'évêque de Nantes installe dans la ville, à côté du viguier, un Sénéchal des régaires, pour administrer les biens et droits repris de l'évêché de Vannes.

La prospérité des XIIe siècle et XIIIe siècle

Au XIIe siècle- début XIIIe siècle, une nouvelle collégiale est construite en style roman (chapiteaux historiés dans la nef, style roman final « pré-gothique ») sur les fondations plus anciennes. C'est à cette époque que la ville prend son extension actuelle ; des fortifications sont construites. La ville de Guérande se dote alors d'une flotte de navires rouliers qui vont exporter le sel et le vin sur les côtes françaises et vers les pays d'Europe du Nord, particulièrement l'Angleterre. La Loire et la Vilaine sont aussi des axes commerciaux importants. La grève du Traict, dans les marais salants, est utilisée comme port, les navires remontent certains des étiers des marais salants (secteur des hameaux de Congor et Pradel) pour charger le vin et le sel.

Intervention du roi de France Philippe Auguste

En 1206, Philippe Auguste[41] destitue les viguiers au profit de sénéchaux royaux. Guérande est alors intégrée dans la sénéchaussée de Nantes, dont les limites sont celles de l'évêché et du comté. La chatellenie de Guérande est temporairement partagée entre André de Vitré et Eude (ou Eudon) de Châteaubriant. En 1207, Philippe Auguste rend le duché à Guy de Thouars et la chatellenie de Guérande est reconstituée[42]. En 1214, un acte d'arbitrage indique que Guérande est à la « disposition » de Pierre Mauclerc, baillistre de Bretagne.

Organisation du chapitre collégial

Le 13 juillet 1312, une bulle du pape Clément V institue à la tête du chapitre de la collégiale un prévôt avec mitre et crosse. La nomination du prévôt sera ensuite systématiquement ratifiée par le pape et le duc de Bretagne (puis le roi de France). Au chapitre est adjoint un théologal, qui fait office de curé de la paroisse, et une fabrique qui gère les biens de la paroisse. En outre, le collège a la gestion d'une psalette (chœur et école de chanteurs), d'une serpenterie (école de musique et musiciens) et d'une régence (école ouverte aux psalteurs et aux enfants des paroissiens qui y font leurs « humanités »). Le sacré collège sera dissout à la Révolution (voir le tableau de Jacob Catrou dans la collégiale, peint en 1642, classé MH).

Gabelle et commerce du sel

En 1341, lors de l'institution de la gabelle, impôt sur le commerce du sel, Guérande, étant ville productrice de sel, bénéficie d'une exemption. Le commerce du sel vers la Bretagne et le Nord de la France (pour la salaison du poisson, notamment vers Boulogne-sur-Mer en Picardie), ainsi que l'Europe du Nord[43], permet l'essor économique de la région guérandaise. Mais l'ensablement inexorable du Traict et l'augmentation du tonnage des navires entraîne, à partir du XIVe siècle, le déplacement des activités portuaires vers Le Croisic et Le Pouliguen.

Maison du Potier, XVIe - XVIIe, place du Pilori

Guérande et la guerre de Succession de Bretagne (1341-1364)

La guerre de Succession de Bretagne, entre deux prétendants à la succession de Jean III, Jean de Montfort et Charles de Blois, doit être replacée dans le contexte de la guerre de Cent Ans. À l'échelle locale, ce conflit a eu pour conséquence, malgré la destruction de la ville de Guérande, de redonner un souffle à la région.

La situation de Guérande au début du conflit

Un acte daté du 26 décembre 1332 indique que Guerrande, Baas et Saillé appartiennent à Jean de Bretagne, comte de Montfort. C'est un bien qui lui vient de sa mère Yolande de Dreux, comtesse de Montfort l'Amaury, descendante de Pierre Mauclerc, et c'est le seul qu'il possède alors dans le Duché de Bretagne. La Ville, suivie par une vingtaine d'autres places fortes bretonnes, prend le parti de Jean de Montfort ; cette loyauté, confirmée jusqu'à la fin de la guerre, explique l'attachement que les ducs de Bretagne de la dynastie de Montfort montreront pour la région guérandaise.

Le sac de Guérande (1342)

Printemps 1342 : le sac de Guérande[44], par les troupes espagnoles et génoises sous le commandement de Louis de la Cerda, dit Louis d'Espagne, Amiral de France, du parti de Charles de Blois, dont il est le cousin. Après un bref siège, au motif que la ville serait tenue par des troupes anglaises (ce qui est très probablement faux), la ville et les cinq églises sont pillées et incendiées, si l'on en croit le récit de Jean Froissart. Selon la chronique du siège, le pillage permit de collecter un grand butin, plus que les hommes n'en purent porter. La population aurait été passée au fil de l'épée ; il y aurait eu 8000 morts selon d'autres sources, proches de Louis d'Espagne, mais probablement excessives, puisqu'il n'y avait que 4000 à 5000 habitants dans la cité et les faubourgs. Dans une autre version[45], les bourgeois de la ville furent mis à la rançon, et les incendiaires des églises pendus. Les troupes franco-espagnoles démantèlent les fortifications.

Cette chronique du siège nous fournit indirectement des informations sur la ville : elle est décrite comme une place fortifiée stratégique du fait de son contrôle de la côte, peuplée, riche et commerçante, productrice de vin, avec des navires en grève[46]. Curieusement, le sel n'est pas signalé comme une source de richesse.

Ce sac ne serait qu'un coup de main[47] aux conséquences limitées[48], car dès l'année suivante, courant 1343, la place de Guérande est toujours sous l'autorité de Jean de Montfort, administrée pour lui par Guillaume du Verger, avec le titre de lieutenant du comte. Des troupes y stationnent, et Guillaume du Verger fait réparer les fortifications et les renforce en faisant creuser des fossés. Cependant, durant l'été 1344, les troupes de Charles de Blois sont de nouveau autour de Guérande [49]. Ce siège semble s'être encore conclu par la reddition de la cité.

La mort de Jean de Montfort (1345)

Après la mort de Jean de Montfort en 1345, son fils, le futur Jean IV poursuit le conflit. Les troupes guérandaises restent fidèles au parti Montfort, bien que l'évêque de Nantes soit passé au parti de Charles de Blois.

Le premier traité de Guérande (1365)

Le 12 avril 1365, le premier traité de Guérande est signé dans la collégiale Saint-Aubin, alors en cours de reconstruction, un lieu symbolique pour le parti vainqueur, puisque cette ville était la seule des Montfort en Bretagne au début du conflit. Le traité met fin à la guerre de Succession de Bretagne et voit Jeanne de Penthièvre renoncer au duché en faveur du fils de Jean de Montfort, Jean IV.

Voir aussi : Premier Traité de Guérande (1365)

La fin du Moyen Age

Création de la sénéchaussée de Guérande

La paix retrouvée, Guérande, ville ducale, devient en 1365 le siège d'une sénéchaussée distincte de celle de Nantes. Cette sénéchaussée s'étend sur treize paroisses, c'est-à-dire presque toute la presqu'ile : d'Herbignac, Assérac, Mesquer et Saint-Molf au nord, jusqu’à Saint-Nazaire et Montoir-de-Bretagne au sud. Le Croisic et Batz-sur-Mer y sont intégrés. Donges reste administrée par la Sénéchaussée de Nantes.

Le conflit avec le roi de France et le second traité de Guérande (1381)

En 1371 : nouveau siège et prise de Guérande par Bertrand du Guesclin.

Les nobles bretons se rebellent contre Jean IV qui s'exile en Angleterre dans ses possessions de Richemont. En 1378, le roi de France profite de cette situation pour essayer de s'emparer de la Bretagne, mais la noblesse bretonne rappelle Jean IV et le conflit reprend contre la France. En 1379, Olivier III, seigneur de Clisson tente de prendre la ville.

Un second traité de Guérande est signé le 4 avril 1381 entre le duc Jean IV et Charles VI dans la chapelle de Notre-Dame la Blanche (intramuros) récemment reconstruite. Ce traité règle définitivement les problèmes de succession dans le duché de Bretagne et clarifie les rapports entre le royaume de France et le duché de Bretagne.

Voir aussi : Second Traité de Guérande (1381)

La paix retrouvée

Signe de ces nouveaux temps de paix, le mariage de Jean IV, duc de Bretagne, avec Jeanne de Navarre, est célébré à Saillé, au cœur des marais salants, en 1386 .

Les remparts actuels sont construits après ces conflits sur les ruines des fortifications antérieures, principalement sous le règne de François II[50].

Blason du Monastère Saint-Yves, XVIIIe

En 1404, le duc Jean V approuve la création du couvent dominicain Saint Yves situé dans le faubourg Bizienne ; en 1405, il instaure une foire annuelle au profit de ce monastère (les 20 et 21 mai). Le pape Benoît XIII donne son accord en 1409, alors que la construction est déjà commencée.

Les Temps modernes

Le règne d'Anne de Bretagne

Au cours de la « guerre folle », en pleine mobilisation, la duchesse Anne, par une lettre du 9 avril 1484, octroie aux Guérandais divers privilèges, en compensation de la fourniture de troupes et pour s'assurer du soutien financier de la ville durant ce conflit : elle « anoblit les Marais salants, les dispensant d'impôts ... ». Les Guérandais n'oublieront pas ces privilèges, pas plus que ceux donnés aux habitants de la Grande Brière (l'indivision actuelle des marais de Grande Brière sont une conséquence de ces lettres patentes).

En mémoire de ses nombreux séjours dans « sa bonne ville » et de sa fidélité à la Maison de Montfort, Anne de Bretagne aurait, selon la tradition, donné une couronne d'or à Guérande, une d'argent à Saillé, et une de cuivre doré à Trescalan (aujourd'hui dans la commune de La Turballe). Les deux premières ont disparu, mais la troisième existe encore, et est toujours portée par les mariés lors de leurs noces.

Guérande après l'union perpétuelle (1532)

Le "Château" est démoli en 1614 à la requête des États de Bretagne. Ce "logis" fortifié avait servi de maison seigneuriale aux ducs de Bretagne lors de leurs séjours à Guérande et d'atelier monétaire à Jean de Montfort durant la Guerre de Succession de Bretagne. La "rue du Château Gaillard"[51] commémore son existence, mais sa localisation précise demeure incertaine faute de recherches archéologiques et de textes historiques précis[52]. La porte Saint-Michel, qui servait de logis au lieutenant de police et au lieutenant militaire de la Place de Guérande, représentant le duc de Bretagne, n'était pas la résidence ducale.

Les États de Bretagne se réunissent plusieurs fois à Guérande, notamment en 1625, probablement dans le bâtiment servant de Cohue et de Tribunal qui était localisé à l'emplacement des halles actuelles ou dans le monastère Saint-Yves. Le Chapitre et la Ville de Guérande envoyaient chacun des députés aux États et au Parlement de Bretagne.

Au cours des XVIIe siècle et XVIIIe siècle, la ville se transforme, des demeures bourgeoises en granite remplacent les maisons du XVe siècle et XVIe siècle. Ces hôtels particuliers et ces maisons représentent près de 50% du bâti visible aujourd'hui dans le secteur intra muros.

La conspiration de Pontcallec

La noblesse de la presqu'île de Guérande, particulièrement celle de la cité, se joint à la « Conspiration de Pontcallec » entre 1717 et 1719. La plupart d'entre eux signeront l'acte d'union de la « conspiration ». Parmi les familles qui se sont jointes à la conspiration, on retrouve les Morvan de Kerpondarmes, alors députés de Guérande aux États de Bretagne, les Rohan-Pouldu, qui ont un hôtel en ville et des terres dans la presqu'île, les Kerpoisson, les Rollan, Roger, Lizet, etc. Les conspirateurs se sont alors fortement armés, dans l'attente d'un renfort de troupes espagnoles, qui n'arriveront jamais.

En 1789, le couvent dominicain, situé à l'extrémité du « faubourg Bizienne », est vendu comme « bien national », et, servant de « carrière », est en grande partie détruit dès cette époque[53].

L'Époque contemporaine

Les restructurations administratives 

Lors de la création des communes et des départements en 1789-90, la sénéchaussée de Guérande (ou de Campsillon) disparait. Les paroisses qui en faisaient partie deviennent généralement des communes. Le territoire communal de Guérande est formé à partir des paroisses et trêves de Guérande, Saillé, Trescalan et La Madeleine. Le bourg de La Madeleine est même coupé en deux avec Saint-Lyphard.

Guérande devient tout de même chef-lieu de district, mais la délimitation du Morbihan et de la Loire-Inférieure ampute le Pays guérandais de trois communes du nord de la presqu'île : Pénestin, ancienne trève de la paroisse d'Assérac, Camoël et Férel, anciennes trèves de la paroisse d'Herbignac.

De surcroît, lors de la création des arrondissements en 1800, Guérande perd son statut de chef-lieu qui est attribué à Savenay (puis à Saint-Nazaire en 1868). Perdant son rôle de centre religieux et administratif, la ville perd sa bourgeoisie et ses commerces.

En 1865, Guérande subit un nouvel amoindrissement du fait de la séparation de l'ancienne paroisse de Trescalan, qui deviendra par la suite la commune de La Turballe.

L'évolution économique, le déclin des marais salants

Les marais salants de Guérande, principale source d'approvisionnement en sel pour l'Europe du Nord, maintiennent leur prospérité jusqu'au milieu du XIXe siècle. En 1840, on dénombre encore 2350 paludiers ; 25577 œillets sont cultivés, 493 seulement ne le sont pas. Cependant, dans la deuxième moitié du XIXe siècle et au XXe siècle, l'industrialisation de la production du sel des salins du Midi et de l'Est provoque la chute des cours du sel et l'effondrement du commerce des salines de la côte atlantique : il ne reste que 370 paludiers en 1934. Le développement économique et industriel de Saint-Nazaire isole le Pays guérandais, qui se tourne vers ses ressources agricoles (élevage et culture maraîchère). La ville vit au rythme des foires aux bestiaux mensuelles, avec chaque année le point d'orgue de la foire aux bœufs et aux porcs du 30 juin qui attire des acheteurs et des vendeurs de toute la région, et même bien au-delà.

Gare de Guérande, vers 1902
L'arrivée du chemin de fer

Le développement des stations balnéaires (Le Pouliguen, Pornichet, puis La Baule) et du tourisme, la construction de la voie ferrée[54] La Baule-Guérande, embranchement de la ligne Saint-Nazaire-Le Croisic, entre 1872 et 1879, donnent à Guérande un nouveau souffle économique, avec notamment le développement du commerce des bovins vers Nantes. L'inauguration de la gare et de la ligne reliant La Baule à Guérande a lieu le 11 mai 1879. Dans un premier temps, trois trains de voyageurs desservent Guérande chaque jour, puis six. Le projet initial prévoyait la prolongation de la ligne de Guérande à La Roche-Bernard, mais cela n'est pas immédiatement réalisé.

En 1905-1906, est construite une ligne d'intérêt local « Guérande, Piriac, Herbignac » de la Compagnie du Morbihan (CM), inaugurée le 1er juillet 1907. Cette ligne à voie métrique a fonctionné jusqu'au 1er juin 1938, époque où se manifeste la concurrence des premières lignes de cars. La gare se trouvait à l'emplacement de la caserne des pompiers et de la gendarmerie. Durant cette période, un raccordement entre Herbignac et La Roche-Bernard permettait de relier Guérande à Vannes et à la presqu'île de Rhuys. Mais seul le tronçon « Guérande - La Turballe - Lérat - Piriac » était suffisamment fréquenté[55].

Le déclin du chemin de fer

Quant à la ligne Guérande-La Baule, relevant du réseau de l'Etat à partir du début du XX° siècle, elle est sur le déclin à partir de 1940 : le trafic voyageurs est réduit aux trains ouvriers vers Saint-Nazaire. Le trafic voyageur cesse définitivement en 1955, tandis que le trafic marchandises se poursuit jusqu'en juillet 1971.

La portion de voies ferrées entre la gare de Guérande et la zone industrielle de Villejames est déclassée en 1981 laissant place à l'actuelle avenue Anne de Bretagne . Le reste de la voie jusqu’à la Baule est à son tour déclassé en 1990 et récemment transformé en piste cyclable, élément important du réseau Vélocéan. La gare est détruite, ce qui modifie la physionomie du quartier où vont s'élever des logements, une éphémère zone commerciale , la nouvelle poste et le centre culturel Athanor. Depuis quelques années, ce secteur de la ville subit de nouvelles transformations, avec la création d'une zone paysagère (la coulée verte, vers le Bois Rochefort) et la construction à la place de l'ancien centre Leclerc d'un cinéma multiplexe de 6 salles avec des restaurants et de nouvelles voies piétonnes.

En 1970-1971 : Création du Parc naturel régional de Brière, un des premiers parcs régionaux de France. Le flanc nord du coteau de Guérande, vers les marais de Grande Brière, est dans son périmètre. La limite du Parc naturel correspond au tracé de la "Route bleue", voie express qui doit relier Vannes à Saint-Nazaire[56] , par le barrage d'Arzal sur la Vilaine. Seul le tronçon de Guérande à Saint-Nazaire est réalisé actuellement.



Symboles

Blasonnement

BlasonGuerande.svg Guérande
  • Description : D'argent à quinze mouchetures d'hermine de sable posées 5, 4, 3, 2 et 1.
  • Les armes suivantes figuraient, jusqu'aux années 1990, sur les documents municipaux officiels. Elles furent concédées à la ville, en 1819, par Charles X, mais leur usage est antérieur, car elles figurent déjà sur le timbre de l'horloge de la Collégiale daté de 1642 (classé MH). Les mouchetures d’hermine évoquent le blasonnement Blason region fr Bretagne.svg de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Armes confirmées par Ordonnance de Charles X du 11 décembre 1829 (moyennant 91 Francs de “droits de sceau”).[57]
  • Il existe une variante de ce blason en losange : D'hermine plain, en losange. Ce blason en losange a pour supports deux lions casqués. Blason ville fr Guérande (Loire-Atlantique) Losange.svg
  • Pour Victor Adolphe Malte-Brun, les armes de Guérande sont : De gueules, à deux lions passants d'argent.[58] Blason guerande.svg
  • Autre blasonnement connu (contemporain du précédent) : De gueules, à deux lions passants d'argent, au chef d'hermine[59]. Blason à dessiner.svg
Blason-guerande-2.jpg Blason stylé avec ornements extérieurs.
  • Exemple : timbre de l'horloge de la Collégiale, daté de 1642. Description : D'argent à quinze mouchetures d'hermine, posées 5, 4, 3, 2 et 1 ; l'écu timbré d'un lion casqué d'argent, et soutenu par deux lions aussi casqués du même[60].
  • Blason au-dessus de la porte Saint-Michel
    Ce blason, (timbré de la couronne, et entouré de la cordelière de la duchesse Anne) est aussi celui qui figure sur la porte Saint-Michel (mais l'état actuel fait suite aux restaurations de la porte Saint-Michel de 1895-1900).

Logotype

Guérande, Loire-Atlantique, France - Logo.jpg Guérande
  • Logo de la ville.


Drapeau

La ville de Guérande possèderait un drapeau, ressemblant à celui du Québec : croix noire sur fond blanc, avec une moucheture d'hermine dans chaque quartier, porté par les navires armés par la ville, notamment pour le commerce du sel et du vin vers l'Europe du Nord.



Étymologie, Langue

La presqu'île de Guérande : une limite linguistique

La langue bretonne, implantée dès le VIe siècle, sera la langue vernaculaire de la commune de Guérande jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, et ne disparaîtra de la presqu'île guérandaise que dans les années 1960 (parler proche du vannetais), en concurrence avec le parler gallo, langue romane de Haute-Bretagne. Ce maintien du breton s'explique en partie par les liens économiques avec le reste de la Bretagne. Aujourd'hui, les locuteurs du gallo sont aussi en voie d'extinction dans la région : la langue des paysans locaux est en règle générale du français teinté de gallo (disparition des conjugaisons et des diphtongaisons) et de bretonnismes (une centaine environ).

Origine du nom de Guérande

Le nom de la commune était orthographié Guerrande jusqu'au XVIIIe siècle. Il est issu de deux mots bretons : gwenn (« blanc » en breton moderne mais également « pur, sacré » autrefois) et rann (« parcelle »). En breton moderne, Guérande s'écrit Gwerrann ou Gwenrann. Les habitants sont appelés Gwenranniz (Gwenrannad au singulier).

Quatre hypothèses existent quant à l'étymologie de Guérande :

  1. Pays Blanc : pays (rann) au sens de territoire et blanc (gwenn) faisant référence aux salines. Cette traduction séduisante car empreinte d'une salinité toute guérandaise méconnaît le sens exact du mot rann en vieux-breton : part, partie au sens de parcelle de terre, champ. Le sens donné à rann de territoire ou subdivision d'un pays n'existe qu'en breton moderne. Cette hypothèse évoquée par Léon Maître en 1894 et largement reprise par les guides touristiques ne trouve aucun écho chez les spécialistes du breton.
  2. Vindo-Randa : Guérande serait selon Alain Gallicé (1995) une bretonnisation du gaulois vindo-randa (« terre en friche» ; le mot a donné garenne en français[61]), composition celtique strictement identique en sens et en forme au breton gwenn-rann. Cependant le nom de Guérande n'est attesté qu'à partir du IXe siècle : cette date semble trop tardive pour la reprise d'une appellation gauloise dans un lieu (autour de l'actuelle collégiale) qui, de surcroît, semble n'être occupée qu'à partir du IVe siècle au mieux. Il est à signaler, en complément, de l'existence de nombreux toponymes non bretons basés sur la racine celto-gauloise « Rnd, ou randa » signifiant « frontières, limites, bord » dans le Massif Central. On y trouve des GuérandeToulon-sur-Allier et Arfeuilles dans l'Allier ou à Lacalm dans l'Aveyron), des Guirande (Les Salles dans la Loire et à Felzins dans le Lot), et aussi, sans être exhaustif : Egarande, Chamarande, Chamérande, Ayguirandes, Eygurande, Guirandes, Burande, La Randeix, etc[62]. Ces toponymes forment une ligne qui épouse la limite de l'ancien territoire des Arvernes. Un lien est peu probable, mais la position de limite (ou frontière) entre Namnètes et Vénètes de la position actuelle de la ville est un élément à considérer même s'il doit être établi par une recherche archéologique.
  3. Parcelle en friche : nous retrouvons le même sens que dans l'hypothèse gauloise, mais cette fois-ci ce sont les Bretons qui auraient trouvé un lieu abandonné et couvert de ruines. Joseph Loth (1883) s'appuie sur le gallois gwynn qui peut signifier « en friche », pour étayer cette hypothèse reprise par Henri Quilgars (1910). Toutefois, ce sens ne semble pas attesté en breton pour gwenn.
  4. Parcelle consacrée : Gildas Buron rappelle que la première attestation de Guérande mentionne en 854 « ecclesia quae dicitur Wenran[63] ». Il s'agissait donc d'une église et d'une paroisse, mais non d'un pays, d'un bourg ou d'une région. Des fouilles archéologiques ont de plus montré la présence d'un cimetière d'époque mérovingienne autour de cette église primitive. Il s'agit donc probablement d'une « parcelle pure, consacrée », ce sens convenant à l'adjectif gwenn comme au mot rann, mais aussi à la nature de l'occupation des lieux.
  5. Par ailleurs, Erwan Vallerie souligne, dans une région relativement restreinte, l'existence de trois toponymes proches : outre Guérande (Wenrann), il faut noter également : Guémené (Winmonid, monid ou ménez pour colline), et Guenrouet (Wenroued,roued pour chemin/passage à gué), tous de même structure, basé sur la racine wenn (ou win), ce qui renforce l'idée que le sens blanc (gwen) pour cette racine est à prendre avec circonspection. Il peut aussi être ajouté à cette liste : Vindunita insula transcription latine de l'ancien nom breton[64] de Besné[65].

Les formes anciennes du nom Guérande sont Werran 854[66], Uuenran 8 juillet 857, Uuerran 10 juillet 865, Uuenrann 5 février 870, Guarranda et Guerrandioe 1070, Gerran 1112, 1114 et 1139, Guerrandia 1112, Varrandi 1178-1241, Garrande 1305 et Guerrande 1311. La forme attestée en 1872 dans le dialecte breton de Batz-sur-Mer, commune voisine, est Uéreñn. L'absence de gw- initial y est surprenante.

Il existe d'autres attestations indirectes du nom de Guérande en breton vannetais : le mot guéran attesté en 1774 au sens de « muletier, saunier », et aussi l'expression sé-guéran (littéralement « robe de Guérande ») qui désigne une blouse de paysan.

Origine du nom de Saillé

On identifie ce village au cœur des marais salants avec la Villa Saliacum[67] que l'on trouve dans des documents antérieurs à l'an 1000 (donation aux moines de Saint-Aubin d'Angers en 971). Ce nom laisserait entendre une origine gallo-romaine. Ces moines s'y établirent et y fondèrent un prieuré. La forme bretonne du nom de Saillé est Selak (forme attestée au XXe siècle à Batz-sur-Mer).

Administration

Organisation administrative actuelle

Le canton de Guérande comprend les communes de Guérande, Mesquer, Piriac-sur-Mer, Saint-André-des-Eaux, Saint-Molf et La Turballe.

Guérande fait partie de la communauté d'agglomération Cap Atlantique, avec La Baule, Batz-sur-Mer, Le Croisic, etc.

Administration ancienne

Sire de La Bouexière, sénéchal royal de Guérande de 1706 à 1767
  • La ville est d'abord administrée sous la double tutelle d'un sénéchal des Régaires nommé par l'évêque de Nantes et d'un viguier nommé par le duc de Bretagne. Les premiers viguiers connus sont Geoffroy (vers 1065), Rouaud (1066-1084 puis en 1086), un Geoffroy à nouveau, puis son fils Berard vers 1145.
  • Au moins à partir de 1451, la ville est administré sous l'autorité d'un Procureur-Syndic, nommé par la communauté urbaine et paroissiale, au sein du Général, et députe [68] avant cette date aux États de Bretagne[69].
  • Vers 1550, jusqu'en 1692 : le Procureur-Syndic est remplacé par un maire nommé par les bourgeois des paroisses de Guérande, Saillé et Trescalan.
  • 1692 - 1789 : La fonction de maire de Guérande devient une charge vénale. La fonction est alors souvent occupée par le député de la ville aux États ou au Parlement de Bretagne, ou assez souvent par le sénéchal de la ville.
  • Liste des maires de Guérande sous l'ancien régime[70] :
    • François Duhil, sieur du Breil, en 1696 ;
    • Guillaume Calve, sieur de Touloc, en 1700 ;
    • Guillaume Laragon, sieur de Kerbézo, en 1713 ;
    • Thomas Hemery, avocat, en 1716 ;
    • Le Texier, sieur de Kerhillier, en 1718 ;
    • Réné Bourdic, sieur de Guémadeuc, Sénéchal des Régaires, en 1722 ;
    • Louis Mouton, avocat au Parlement de Bretagne, en 1733 ;
    • René Boudic, en 1734 ;
    • le sieur Fournier de La Gillardais, en 1740 ;
    • le sieur Gannat, avocat, en 1744 ;
    • en 1745, la situation est confuse : on trouve Christophe Georgelin, sieur de Maufredais, puis Duvivier, greffier de la Sénéchausée ;
    • à nouveau, Gannat, en 1748 ;
    • Joseph Tiffoche, Sénéchal des Régaires, avocat à la Cour des Comptes et subdélégué de l'Intendance de Bretagne, en 1750 ;
    • Gabriel Vrignaux de Plusquepois, alloué de la Sénéchaussée et lieutenant général de Police, en 1764 ;
    • le sieur Tiffoche (fils ?), en 1765 ;
    • le sieur Belliotte, sieur de la Ville-Alain, en 1766 ;
    • Gabriel Vrignaud, à nouveau en 1776 ;
    • le sieur Amelot, en 1779 ;
    • le sieur Rouault de la Villemartin, Procureur de la Sénéchaussée, en 1786

(Cette liste est incomplète, les dates indiquées sont celles des actes sur lesquels le nom figure, souvent celle de leur entrée ou fin de fonction). La charge était en général achetée pour une période de quatre ans.

Les maires de Guérande depuis 1800

  • La période 1790 - 1800 a vu plusieurs édiles aux statuts variables se succéder.
  • Le premier maire, avec des fonctions telles que nous les connaissons aujourd'hui, est élu sous le Consulat en 1800 (Constitution de l'an VIII, Loi d'organisation administrative de la France du 28 pluviôse an VIII = 17 février 1800), comme dans toutes les communes de France.
Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
Consulat - Ier Empire
1800 1806 Jean-Marie Chotard Conseiller général et député
1806 1816 Louis-Armand Merese Notaire
Restauration - Monarchie de Juillet
1816 1821 Louis-Jacques de Secillon Lieutenant-Colonel - Ordre du Saint Esprit
1821 1830 Louis-Marie de Couëssin Commandant
1830 Félix Thomas Quilgars Notaire puis Juge de Paix
1830 1833 Gilles Muterse de la Ville au Blaye -
1833 François Victor Frangeul Boulanger
1833 1847 Louis Armand Merese Notaire - Conseiller général
1847 Jérome Bernus Loueur de voiture puis bijoutier
1847 1848 Jean Kerguistel Médecin
1848 Citoyen - Challau -
IIe République
1848 1849 François-Louis Fournier de Pellan Propriètaire (comte)
1849 1851 Jean Kerguistel Médecin
1852 François Victor Frangeul Vétérinaire
IIe Empire
1852 1854 Tranquille-Louis de Morat -
1854 1855 Émile Antoine Merese Médecin (mort 1855)
1855 1860 François-Louis-Marie Fournier de Pellan - (mort 1860)
1860 1861 Jacques Marie MARTIN de la MOUTTE Receveur principal des Douanes
1861 1865 Henri ISLE de BEAUCHAINE Propriètaire (comte)
1865 1870 Gustave LALLEMENT -
1870 1871 Émile GRAZAIS Médecin
IIIe République
1871 1878 François-Louis-Marie FOURNIER de PELLAN (fils) Propriétaire (vicomte)
1878 Pierre-Marie du BOUAYS de COUESBOUC Médecin
1878 1879 Édouard de MONTI -
1880 Paul QUIROUARD Notaire
1881 1882 Jean-Baptite DUBOIS Commerçant
1882 1882 Eugène de BREGEOT Propriétaire
1883 1884 Louis de COUËSSION Propriétaire
1884 1887 Émile GRAZAIS Médecin
1887 1889 Paul LE QUEN d'ENTREMEUSE Propriétaire
1889 1892 Jean-Baptiste DUBOIS Propriètaire
1892 1912 Paul Gustave LE QUEN d'ENTREMEUSE Propriétaire
1912 1929 Émile Pourieux Négociant
1929 1935 Joseph Bigare Propriètaire
1935 1945 Paul Pichelin Colonel
IVe et Ve République
1945 1958 Émile Pourieux (fils) Div.D. Négociant
1958 1979 Jean Ménager UDR Comptable
1979 1986 Jean Rousseau UDR Entrepreneur de maçonnerie
1986 1995 Michel Rabreau RPR Pharmacien
1995 2006 Jean-Pierre Dhonneur[71] UMP Directeur de banque
2006 2008 Annick Mahé UMP -
2008 - Christophe Priou UMP ancien maire du Croisic

La ville de Guérande est traditionnellement ancrée à droite, tendance qui se confirme lors des différents scrutins nationaux ou locaux où les partis de droite remportent une majorité des suffrages exprimés dans la commune.

Démographie

Évolution démographique
(Source : Ehess[72] et INSEE[73])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7 236 7 222 7 252 7 779 8 190 - 8 503 8 577 8 648
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8 540 8 524 6 749 6 705 6 804 6 912 7 062 7 020 7 054
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 913 6 859 6 609 5 760 6 082 6 164 6 163 6 014 6 567
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 - -
6 389 6 499 7 644 9 140 11 665 13 603 15 226 - -

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


Langue bretonne

  • À la rentrée 2007, 2,2% des enfants de la commune étaient inscrits dans le primaire bilingue[74].

Jumelage

Guérande est jumelée avec :

Lieux et monuments

Plan de Guérande, vieille ville

L'enceinte urbaine fortifiée, XIIIe ‑ XVIe siècles

Classé Monument historique en 1877.

  • L'enceinte de Guérande est une des rares qui nous soit parvenue complète, c'est l'une des mieux conservées de France. Elle a été peu remaniée depuis sa phase de construction principale (au XVe siècle) et très peu « restaurée » au XIXe siècle ...

Elle comprend actuellement 10 tours, 4 portes, dont deux flanquées de tours, et une poterne (ouverte au XIXe siècle), reliées par une courtine, sur une longueur de 1,434 kilomètres (pour comparaison : Cité de Carcassonne, 1,250 km pour l'enceinte intérieure). Elle a pris son aspect actuel à la suite du sac de Guérande par les troupes de Louis d'Espagne en 1342.

Les premiers aménagements paysagers ont été réalisés par Emmanuel-Armand de Wignerod Du Plessix Richelieu, duc d'Aiguillon, lieutenant général de Bretagne de 1753 à 1765, avec des plantations d'ormes, le comblement des douves, l'arasement des boulevards et l'aménagement du mail, donnant avec la croissance des arbres un charme très romantique qui amènera Balzac, Zola, Flaubert et beaucoup d'autres à résider ou visiter la cité au XIXe siècle.

Une tour a été détruite par un riverain en 1818 pour ouvrir une porte privative (la tour Sainte-Catherine), ce qui a alors déclenché une prise de conscience de l'intérêt de ce patrimoine et son classement dans les premiers inventaires des monuments historiques.

L'enceinte a fait l'objet de restaurations récentes (depuis les années 1970) pour la consolider et restituer les éléments d'élévations confirmés. Les ormes atteints par une épidémie et morts dans les années 1980, n'ont pas été remplacés par d'autres essences. Seuls ceux plantés sur le Mail, classés Monument historique, ont été remplacés par des nouveaux ormes résistants à la maladie.

Porte Saint-Michel
  • Porte Saint Michel : construite vers 1440-1450, la couverture est mise en place au XVIIe siècle. Restaurée au XIXe siècle. Occupée un temps par la Mairie, elle a laissé place au musée des Amis de Guérande, fondé en 1928, qui regroupe une collection intéressante de coiffes et de costumes traditionnels de la presqu'ile de Guérande, ainsi que des collections archéologiques et le Trésor de la Collégiale. Cette porte domine la place du marché au Bois, sur laquelle les foires aux bestiaux se tenaient.
  • Porte Vannetaise[75] : XIIIe siècle. C'est un des éléments les plus anciens de l'enceinte, elle est de style « philippien »[76]. Certains auteurs avancent l'hypothèse que cette porte était un des éléments du "Château", ou Logis fortifié servant de résidence aux ducs de Bretagne, d'autres, qu'elle était liée à la résidence de l'évêque de Nantes appelée « l'évêché ».
  • Porte de Saillé : XVIe siècle. Comme pour la porte Bizienne (plus récente) n'est constituée que d'une simple ouverture apparemment peu fortifiée, en fait les fortifications extérieures en terre, arasées au XVIIIe siècle, assuraient cette fonction défensive.
  • Les tours de Kerbernet, Saint-Anne, Théologale, et de la Gaudinais sont du milieu du XVe siècle, la tour Saint-Jean est du début du XVe siècle. La tour de l'Abreuvoir date de 1460-1470.
  • Le mail ou boulevard, construit à la fin du XVe siècle ou au début XVIe siècle, situé entre la porte Saint-Michel et la porte de Saillé pour la partie encore conservée, constituait une première ligne de défense, en renfort des remparts devenant de moins en moins efficaces avec le développement de l'artillerie d'attaque, et permettait de plus d'y déployer des canons. Son aspect actuel résulte des aménagements du duc d'Aiguillon qui l'a fait rehausser et transformer en promenade arborée.
  • Les douves, sèches à l'origine, ont été creusées entre le Mail et les remparts pour renforcer les fortifications (visibles entre la porte Bizienne et la porte Vannetaise, comblées sur le reste de l'enceinte).

La collégiale Saint-Aubin, XIIe siècle - XVIe siècle

La Collégiale de Guérande est classée Monument Historique depuis 1853. La reconstitution de l'histoire de ce bâtiment est complexe, les recherches archéologiques effectuées au XIXe siècle puis sur les trois places périphériques lors des réaménagements réalisés ces dernières années ne lèvent que partiellement les questions posées.

Plan de la Collégiale

Saint-Aubin « 0 » : une construction antique ayant été réutilisée comme premier lieu de culte n'a pas été découverte lors des explorations du site. Mais sa présence est possible. En effet, comme un peu partout dans le centre de la cité, des fragments de tegulae (tuiles romaines) ont été découverts[77]. De plus le centre du chœur et la croisée du transept n'ont pas été explorés par les fouilles anciennes restées assez superficielles et les recherches archéologiques récentes n'ont pas explorées l'intérieur du bâtiment.

Saint-Aubin I : Un premier bâtiment est implanté sur le site actuel au VIe siècle, d'après la tradition, sous l'égide du Roi de Vannes Waroc'h II[78]. Cet édifice religieux, probablement modeste, serait à l'origine de l'implantation urbaine actuelle. Les éléments le concernant ne sont connus que par des écrits tardifs et postérieurs, les fouilles du XIXe siècle en ont peut-être révélé des éléments, mais leur imprécision ne permet pas d'autres interprétations.

Saint-Aubin II, la basilique de Salomon : Après la translation des reliques de Saint-Aubin d'Angers, un second bâtiment plus grand est construit à la fin du IXe siècle ou au Xe siècle. Cet édifice sera très rapidement entouré d'un cimetière. Un des Sarcophages trouvé sous le cœur actuel, au niveau du chevet, au XIXe siècle[79] a été déposé dans la Chapelle Basse ou crypte de la Collégiale.

Des éléments architecturaux de ce bâtiment ont été retrouvés dans les collatéraux explorés en tranchées pour vérifier la solidité des fondations avant la construction des voutes et au niveau du chevet (base de pilier notamment, avec chapiteaux en réemplois), et un mur en fondation est attribué à ce bâtiment sous le mur nord du transept, découvert lors des dernières fouilles archéologiques[80].

Saint-Aubin III, la Collégiale romane : Les incursions des Normands, aux conséquences importantes dans la région, obligent peut-être la reconstruction des bâtiments, en style roman classique, ou la démographie de la ville et l'affirmation de sa puissance commerciale peut aussi être à l'origine de cette construction. Cette phase débutée après le milieu du XIIe siècle se termine par la construction de la façade principale au XIIIe siècle. Il s'agit probablement plus d'une extension avec une construction d'une nef élargie, que d'une reconstruction complète de l'édifice. Le chœur du Xe siècle a probablement été conservé, au moins en partie. Le mur nord du chœur a probablement été reconstruit à la fin de ce cycle de construction.

Éléments visibles de cette étape = 8 colonnes avec chapiteaux historiés dans la nef (7 des chapiteaux sont romans (XIIe siècle), le 8e a été refait au XIXe siècle suite à l'effondrement de la façade, voir infra), ainsi que des sculptures en réemploi XIIIe siècle dans la façade actuelle.

Saint-Aubin IV, la Collégiale gothique : Après le Sac de Guérande, 1342, et la Guerre de Succession de Bretagne, la Collégiale ruinée est reconstruite à partir de 1380 en style gothique : le transept sud et la « Crypte » au XIVe siècle, le transept nord est repris ensuite puis le cœur et le chevet sont reconstruits au XVe siècle. Une nouvelle façade gothique termine le bâtiment, la charpente sur les transepts est posée en 1541[81].

Blason du Chapitre de la Collégiale - armorial du XVIII siècle (BNF)

Au XVIe siècle : pose des vitraux de saint-Aubin et de Saint-Julien (gauche et droite du cœur), puis XVIIe siècle : pose du grand vitrail du couronnement de la vierge, au centre du chevet et enfin, le mobilier de l'église : stalles, Autels, Jubé (enlevé en 1804, et entré au Musée de Cluny à Paris (actuellement Musée national du Moyen Âge, N°inv. 1604) et depuis sa porte centrale est mise en dépôt au Musée de la Porte Saint-Michel), et aménagement de la Sacristie.

Transformations et évolutions postérieures du bâtiment : En 1705, un ouragan détruit le campanile de style renaissance en haut de la façade. Une nouvelle flèche est construite, elle sera détruite par une tempête en 1785. En 1789-1790, l'église est délabrée, les tuyaux de l'orgue sont fondus, les cloches aussi. L'église servira temporairement au culte de l'Être Suprême. L'église est rendue au culte en 1802.

  • 1864 : construction des voûtes en tuffeau, au-dessus du cœur et des transepts. Les voûtes de la nef et de ses collatéraux seront réalisées entre 1876 et 1885.
  • 1872 : construction d'une flèche en style néo-gothique au sommet de la façade sur la base du clocheton renaissance. Des fissures sont déjà apparentes alors que les travaux sont en cours...
  • Le 28 novembre 1876, le clocher de l'horloge sur la façade, s'effondre et emporte avec lui une grande partie de la façade et de la première croisée de la nef. La restauration est terminée en 1885, la façade est reconstruite en reprenant le maximum de blocs anciens. La chaire extérieure est du (XVe siècle), bien que partiellement démontée et remontée à l'identique[82].
  • 1891 : dépôt des reliques de saint Salomon III (duc de Bretagne et fondateur du sacré collège).
  • 1899 : Fouilles archéologiques de Léon Maitre, sous le chœur, en vue de rétablir le niveau du sol d'origine.
  • 1903 : Construction du clocher central, en remplacement d'un petit clocher en poivrière construit en 1580.

Autres édifices intra-muros

Notre-Dame-la-Blanche vue depuis la place du Pilori.

Place du Pilori, Classée Monument Historique depuis 1910. Construite en style gothique au XIVe siècle.

  • Chapelle Saint-Jean et ancien hôpital.

Ancienne chapelle des templiers construite au début du XVe siècle (façade rue de Saillé) reliée aux bâtiments de l'ancien hôpital Saint-Jean (place Saint-Jean). Cet ensemble a été transformé au XIXe siècle en école publique, puis en bibliothèque municipale. Il est utilisé aujourd'hui comme salle d'exposition (Collection de poupées actuellement) et de réunions. Ces bâtiments mériteraient une restauration et notamment une restitution des volumes de la chapelle.

Sites et monuments des environs

Les marais salants de la presqu'île guérandaise

Article connexe : Marais salants de Guérande.

Certaines parties des marais et du "Traict" sont classés en Réserve naturelle (étape majeure pour les oiseaux migrateurs) ou sous le contrôle du Conservatoire National du Littoral. Le Traict et les marais sont classés site Natura 2000. Les marais salants de la presqu'île guérandaise sont aussi inscrits depuis 1971 sur la liste des zones humides à protéger de la Convention de Ramsar.

La fleur de sel de Guérande bénéficie d'une charte de qualité, et le sel de Guérande, d'un Label rouge.

Les marais salants de Guérande, comprennent deux bassins salicoles : le plus grand et le plus connu entre Guérande et la presqu'île du Croisic, sur le Traict, et le bassin du Mès, plus modeste, à Mesquer.
Ils font partie des marais salants de l'Atlantique, situés pour plus des trois quarts d'entre eux, entre la Gironde et la presqu'île de Quiberon.

Les marais salants de Guérande sont catalogués "Sites remarquables du goût".

Voir aussi : Batz-sur-Mer ; Fleur de sel

Moulin de Crémeur, dit Moulin du Diable

Moulin en poivrière à l'architecture caractéristique, fin du XVe siècle, classé monument historique. Il porte les armes de la famille de Carné, dont un gisant est visible dans la Collégiale.

Plusieurs moulins sont encore visibles autour de Guérande : Drézeux, Colveux, Bout de la Rue, Kercabu, Beaulieu, Trévaly, Saillé, Careil.

Château de Careil

Article détaillé : Château de Careil.

Classé monument historique en 1925, visites guidées.

Construit à partir de la fin du XIVe siècle, et agrandi au XVe et XVIe siècles. Ce manoir présente une courtine crénelée de même appareil que les remparts de Guérande.

Sous la Réforme, il a servi de point d'appui aux protestants implantés en presqu'île de Guérande. (il y avait alors un temple à Guérande, un à la Roche-Bernard, et un au Croisic).

Village de Clis

Nom cité dès 859[83], appelé alors Aula Clis, ce village possède une architecture intéressante et plusieurs vestiges archéologiques encore visibles.

Mur romain (en opus regulatum très caractéristique) (IIIe siècle ?) encore visible sur une dizaine de mètres et haut de plus d'un mètre. Placé en limites de propriétés privées, son état se dégrade faute d'entretien.

Fontaine "Gallo-romaine", l'état actuel correspond plus à l'architecture du XVIe siècle.

Chapelle Sainte Catherine du XVe siècle, partiellement détruite à la révolution et reconstruite en 1812.

Croix du Requer, près de Clis - figuration naïve très ancienne du Christ en croix sur une face et d'une Vierge à l'Enfant sur l'autre, datée du XIIIe siècle, et placée sur un socle reconstruit en 1825. Classée Monument Historique en 1944.

Village de Saillé

Blason du Prieuré de Saillé - XVIIIe

Situé sur une presqu'île au cœur des marais salants, village à l'architecture traditionnelle : façade dissymétrique avec une porte cintrée, lucarnes en chien assis avec fronton triangulaire, et crossette saillante en bord de toiture.

Ancienne fondation monastique (prieuré) remontant au Xe siècle. Église reconstruite à la fin du XIXe.

Maison de la Compagnie des Indes, et autres maisons remarquables du XVIIe et XVIIIe siècle.

Maison des Paludiers, musée dont les collections sont centrées sur les techniques salicoles, ainsi que sur les arts et traditions populaires.

11 septembre 1386 : Mariage de Jean IV, duc de Bretagne, avec Jeanne de Navarre, fille de Charles le Mauvais, Roi de Navarre, dans l'église de Saillé.

Village de La Madeleine

Habitat traditionnel du Pays Métais, chaumière briéronne

Première mention en 1370 du bourg de « La Magdelaine », une maladrerie et une chapelle se trouvait à l'entrée du bourg près du calvaire. L'église actuelle a été construite à la fin du XIXe siècle, après la création de la Paroisse de « La Madeleine de Guérande », le 4 août 1850.

La population stable avec environ 1 200 habitants jusqu'aux années 1970, est en constante augmentation depuis (environ 3 200 habitants aujourd'hui) par la proximité des axes routiers desservant Saint-Nazaire et les industries de l'estuaire de la Loire.

L'architecture des fermes et hameaux environnants est de type briéronne, du Pays métais, c'est-à-dire des chaumières en longère, sans étage habitable, avec petits appentis, et étable centrale, caractéristiques de la région (avec des secteurs sauvegardés dans le cadre de la charte du Parc naturel régional de Brière). Les bâtiments principaux, en pierre locale, étaient enduits à la chaux grasse étendue d'argile, et couverts de roseaux coupés dans les marais de Grande-Brière. Les bâtiments annexes (grange, abris pour le matériel agricole) sont en bois, avec murs en pisé (argile jaune) et toitures en chaume. La majeure partie de ces constructions « fragiles » a disparu aujourd'hui.

À proximité : Dolmens de Kerbourg (commune de Saint-Lyphard) et menhir de la Pierre Blanche à proximité, bloc de quartz blanc, près de la limite communale.

Personnalités liées à la commune

  • Anne de Bretagne, séjourne plusieurs fois à Guérande avec sa cour au monastère Saint-Yves, notamment vers 1490-1491, avant son mariage avec Charles VIII à Langeais. Elle y reviendra brièvement avant d'entamer son Tro Breiz, en 1498 et avant son second mariage avec Louis XII.
  • Anne François Augustin de La Bourdonnaye, Vicomte et général, né à Guérande le 3 septembre 1747, mort à Dax le 6 octobre 1793.
  • Louis de Sol de Grisolles (1761 - 1836), officier de la marine royale puis chef chouan.
  • Louis François Foucher de Careil, général de division durant les guerres napoléoniennes (né à Guérande le 18 février 1762 – mort à Garches le 22 août 1835). Il apparaît sur la 11e colonne des noms gravés sous l'Arc de Triomphe de l'Étoile.
  • Paul-François Dubois, (1793 - 1874) journaliste et homme politique français.
  • Gustave Clétiez (Guérande 1830 - 1896), organiste, peintre et céramiste. (céramiques à la riche décoration visibles au Musée de Batz-sur-Mer).
  • Claude-Marie Vasselon dit Marius Vasselon (1841-1924), est un artiste peintre qui séjourna en presqu'île guérandaise.
  • Maurice Denis, (1870 - 1943) séjourne en 1903 à Guérande, il se liera avec plusieurs peintres de la région, dont Eugène Chapleau, il reviendra plusieurs fois en presqu'île de Guérande (Piriac, et Le Croisic principalement).
  • Henri Quilgars, (Guérande 1877 - Piriac-sur-mer 1937) Ancien élève de l'école des Chartes et du Louvre, archéologue et historien. Il a écrit de nombreux ouvrages sur le patrimoine et l'histoire de la presqu'île Guérandaise entre 1900 et 1930.
  • Fernand Guériff, (1914 - 1994) historien et ethno-musicologue.
  • Gustave Tiffoche, céramiste, sculpteur et peintre né en 1930 à Saint Nazaire.
  • Pierre Loquet, militant nationaliste breton, né en 1930 à Guérande.
  • Claude Lorieux, journaliste et spécialiste du Moyen-Orient au journal Le Figaro, né le 17 décembre 1936 et décédé le 25 avril 2005 à Guérande. Il a parcouru tout le Proche et Moyen-Orient et écrit un livre : Chrétiens d'orient en terre d'islam.
  • Denys Quistrebert, auteur de bandes-dessinées, né en 1971 à Guérande.
  • Cédrix Crespel, artiste peintre contemporain, designer, architecte intérieur né en 1974.

Culture et éducation

Guérande dans la littérature et au cinéma

Dans la littérature

  • Honoré de Balzac, (1799 - 1850) écrit le roman Béatrix en 1839 après un séjour à Guérande, et dont une partie de l'action s'y déroule.
  • Émile Zola (1840 - 1902), lors d'un séjour à Piriac-sur-mer en 1876 écrit une nouvelle « Les coquillages de M. Chabre » où le protagoniste fait une excursion à Guérande.
  • Gustave Flaubert (1821 - 1880), Par les champs et par les grèves (voyage en Bretagne), évocation de la campagne guérandaise.
  • Alphonse Daudet, une chronique publiée en 1889 décrit « Les courses à Guérande » dans le recueil publié sous le titre Souvenirs d'un homme de lettres[84] »
  • « L'abbesse de Guérande » par Charles Le Goffic (1921)
  • Julien Gracq, dans sa nouvelle « La Presqu'île », fait parcourir la presqu'île de Guérande à son personnage désœuvré, en la rebaptisant Coatliguen.
  • Jean-François Parot, dans L'énigme des Blancs-Manteaux (2000), et dans les romans policiers suivants, son héros Nicolas Le Floc'h, commissaire au Chatelet sous Louis XV, est né à Guérande. La ville y est évoquée en souvenirs de jeunesse dans le premier tome de la série, ainsi que le château de Ranreuil (transformation de Ranrouët (?) à Herbignac) seigneurie imaginaire pouvant aussi être localisée en Presqu'île de Guérande.

Au cinéma

Quelques scènes de longs métrages ont été réalisées dans la commune, parfois avec la participation de ses habitants :

  • Octobre et novembre 2007 : durant un mois, tournage de la saga télévisuelle de l'été 2008 : «  La Main blanche  », téléfilm en 4 épisodes produit par la société VAB pour la chaîne TF1. Réalisateur : Dennis Berry, auteur : Anthony Maugendre, avec Ingrid Chauvin révélée par la précédente série « Dolmen» et Bruno Madinier dans les rôles principaux. De nombreuses scènes sont réalisées dans la cité médiévale, les marais salants, et au manoir de Drézeux[85].
  • « Son frère » (septembre 2003), Lion d'argent à Berlin, de Patrice Chéreau, avec : Bruno Todeschini, Eric Caravaca, Nathalie Boutefeu, Catherine Ferran, Maurice Garrel, Antoinette Moya, Robinson Stévenin, Sylvain Jacques, Fred Ulysse, Pascal Greggory. Tourné en presqu'île guérandaise, notamment dans les Marais Salants entre Clis et Saillé.
  • « Les Révoltés de Lomanach » (1953), long métrage franco-italien, de Richard Pottier avec Amedeo Nazzari (Barnaud), Dany Robin (Monique), Michel Vitold (Rabuc), Carla Del Poggio (Henriette), Jacques Castelot (M. de Rocheville), Max Amyl, Luc Andrieux (un soldat qui veut dormir), Paul Azaïs (un garde), Christine Bally (une fille), Linda Cini, Robert Dalban (un soldat), Jean Danet (Varadec), Jean Debucourt (marquis de Lomanach), Guy Favières (un chouan), Michel François (Jean de La Tour), Geneviève Gérald (Maria), Gisèle Grandpré (la solliciteuse), Suzanne Grey, Marcelle Hainia (une douairière), Françoise Honorat (une fille), Tony Jacquot (l'abbé), Madeleine Lambert (la comtesse), Robert Le Béal (Martilier), Pierre Leproux, Albert Michel (un soldat qui se rase), Geneviève Morel (Yvonne), Jean Paqui (Kervalet), René Pascal. Si l'essentiel du film est tourné en studio, quelques scènes ont été tournées en extérieur en Brière, à Guérande et à La Baule.
  • « La Glu » (1927) de Henri Fescourt avec Rouer, Rozet, Boyer, Lequesne, Dubosc, Marnay, Maillard, Jorge, Pager, Réal

Equipements culturels et de loisirs

  • Multiplexe "Ciné presqu'île" 6 salles. Ouvert en 2009.
  • Bowling "la grande muraille" situé à Kerbiniou.
  • Karting de la Presqu'île situé à villejames.

Musées, expositions, festivals et manifestations culturelles régulières

Musées et salles d'exposition

  • Musée de la Porte Saint-Michel (ou Musée des Amis de Guérande)
  • Musée de la Poupée
  • Terre de Sel, exposition et visites de marais à Pradel [1]
  • Maison des Paludiers, musée des marais salants de Saillé [2]
  • Centre Athanor (salle d'expositions temporaires et bibliothèque municipale)

Manifestations culturelles

  • Festival annuel de Musique « La Voix des Orgues », dans la collégiale Saint Aubin (depuis 1956, concerts les vendredi soir en juillet et août)[86]
  • Festival du livre en Bretagne.
  • Les Celtiques de Guérande (au mois d'août)
  • Festival Terres Blanches (première édition en juillet 2006, concert et scène française, avec en 2007 un concert de Yannick Noah)
  • Fêtes médiévales (fête annuelle, sur deux ou trois jours en mai, autour du week-end de la Pentecôte)
  • Fête des Métais (depuis 1980, annuelle, site variable selon les années, autour du Village de La Madelaine), concert et animations rurales et folkloriques : concours, lutte bretonne, records mondiaux (plus grande crêpe du monde et plus grande poêle, plus grand pot-au-feu, ...), etc.
  • Tous les ans se tient au mois d'août le stage de l'Académie Internationale de Musique de Guérande et des Pays de le Loire, événement majeur dans le monde de la musique classique, classé premier stage de France. Beaucoup de concerts au sein de la ville y sont organisés.

Associations culturelles

  • Les Amis de Guérande. Association « Loi 1901 », fondée en 1928. Cette association a créé et administré pendant 77 ans le musée de la Porte Saint-Michel (logis du Gouverneur), aujourd'hui musée municipal, et édite (un ou deux numéro selon les années) les « Cahiers du Pays de Guérande » depuis 1968.
  • La Madeleine, Hier et Aujourd'hui. Association « Loi 1901 » fondée en 1978 qui est à l'origine de la résurrection des feux des Rameaux (butte de Sandun notamment) et de la création de la Fête des Métais (annuelle) en 1980. L'association a aussi permis la sauvegarde et a contribué à la restauration des nombreux fours à pain, de fontaines, de croix et d'un oratoire.
  • Cercle Celtique Bro Gwenrann. Association « Loi 1901 », fondée en 1949. Le cercle œuvre pour la danse bretonne en Loire-Atlantique. Autour de 4 sections, il est composé de 200 membres, dont 80 enfants. Ses activités vont de l’initiation à la mise en scène de chorégraphies. Le groupe participe régulièrement aux grands festivals de la région et se classe parmi les meilleurs ensembles de Bretagne. Chaque été, au mois d’août, l’association organise son propre festival « Les Celtiques de Guérande ».
  • La voix des orgues. Association "loi 1901", fondée en 1955. Elle a pour objectif la promotion de l'orgue de la Collégiale St Aubin et son entretien par l'organisation de concerts, de classes de maître ou toutes autres activités culturelles en rapport avec l'instrument.

Formation et éducation

  • Lycées
    • Lycée Galilée, inauguré en 1991, l'établissement comprend 520 à 530 élèves en enseignement général et technologique (construit pour limiter les déplacements des élèves de la presqu'île vers Saint-Nazaire ou La Baule).
    • Lycée Professionnel Expérimental « Olivier Guichard ». Ouvert en 1971, inauguré par Olivier Guichard, député maire de La Baule, ancien ministre de l'éducation nationale, alors ministre de l'équipement, le 23 novembre 1973. Sous la triple tutelle de l'éducation nationale, du ministère de l'agriculture, et de celui des transports, il comprend des sections de pisciculture (depuis 1975) et forme au BTS aquicole (depuis 2002), de conchyliculture (1976), de mécanique automobile et agricole (1972), d'horticulture, de floriculture, de travaux paysagers et une section d'hôtellerie (1973).
    • Lycée La Mennais (établissement privé), inauguré en 1991.
  • Collèges
    • Collège Jacques Brel. Créé en septembre 1970, il comptait alors 150 élèves, ce nombre est monté jusqu'à 800 dans les années 1980, avant l'ouverture du Collège du Pays Blanc. Actuellement l'établissement accueille 450 élèves. Ouverture en 1988 d'un nouveau bâtiment, avec les sections technologiques et les salles de musique.
    • Collège du Pays Blanc
    • Collège Saint Jean-Baptiste (établissement privé)
  • Écoles primaires et maternelles
    • Groupe scolaire du Bois Rochefort. Construit dans les années 1960 en remplacement de l'ancienne école publique intramuros devenu trop exigüe (dans l'ancien hôpital Saint-Jean), ce groupe scolaire comprend actuellement : une école maternelle de 4 classes, et une école primaire de 9 classes.
    • Groupe scolaire du Pradonnais. École maternelle de 4 classes, et école primaire de 9 classes (dont une classe CLIS).
    • Groupe scolaire Jean de la Fontaine, à La Madeleine, comprend une maternelle avec 4 classes et une école primaire avec 5 classes.
    • École publique de Saillé, récemment rouverte, comprend deux classes : une maternelle et une primaire.
    • École Diwan, scolarité en langue bretonne.
    • Groupe scolaire Saint Aubin (établissement privé), 18 classes.
    • Groupe scolaire Sainte Marie (établissement privé), 10 classes.
    • Groupe scolaire Saint Joseph à La Madeleine (établissement privé), 7 classes.
    • Groupe scolaire Notre Dame de Lourdes à Saillé (établissement privé), 3 classes.

Médias

Hebdomadaire paraissant le vendredi (le marché de Guérande est le samedi, et celui de Saint-Nazaire le vendredi !). C'est le titre de presse locale qui a le plus fort tirage de Loire-Atlantique (18000 à 20000 exemplaires, minimum 17000 vendus). Propriété du Groupe Hersant (GHM) dans le groupe de presse France-Antilles. Fruit de la réunion du "Guérandais", fondé en 1890 et de "Guérande Journal", s'est d'abord appelé "La Presqu'île Guérandaise" sous titré Organe d'Intérêt Régional et de Propagande Touristique des Plages et du Pays Guérandais. À la libération, il se renomme "La Presqu'île Guérandaise Libérée" (l'hebdomadaire le plus répandu en presqu'île et sur la côte d'amour). Pas de site internet.

Sport

Équipements sportifs

  • Le principal complexe sportif de la ville de Guérande est le Complexe Jean Ménager. Il réunit une salle multisports (le club de basket-ball y est implanté), un dojo, une salle dédiée au tennis de table ainsi qu'une salle à utilisation variable. En extérieur, le complexe est composé de trois terrains de football en herbe, un terrain de football stabilisé ainsi qu'un terrain de rugby aux dimensions réduites. Des installations sont ou ont été existantes pour pouvoir y exercer des épreuves de lancer (javelot, marteau, poids) mais seuls les scolaires les utilisent. Un skate parc a été implanté en 2007. Enfin, quatre courts de tennis extérieurs existent et sont libres d'accès. Les amateurs de tennis peuvent également se rendre à la Salle de Tennis de Bréhadour où sont présents deux courts couverts et deux courts extérieurs.
  • Pour répondre aux besoins croissants d'infrastructures sportives de la ville, la Salle des sports de Kerbiniou a été construite pendant les années 1990. Salle multisports, elle est le siège de l'USGPH, club de Handball. La Salle des sports intercommunale de La Madeleine, salle multisports située au nord-est de la commune permet de répondre à une demande importante des administrés sur un territoire éloigné des autres infrastructures sportives. Enfin, la Salle du Pays Blanc a été construite en même temps que le collège du même nom. Le club de gymnastique s'y est implanté.
  • Dans un but sportif et de loisir, le Centre aquatique Jean-Pierre Dhonneur a ouvert ses portes le 24 septembre 2007. Le centre est composé d'un bassin sportif de 25 mètres, d'un bassin ludique, d'une pataugeoire d'un bassin de balnéothérapie et d'un toboggan.

Sentiers de randonnées

Guérande est le point de départ de deux sentiers de grande randonnée

Associations sportives et clubs

  • Tennis Club Guérandais (TCG) ;
  • Union Sportive Guérande Presqu'île Handball (USGPH) (2009 : évolue en 4è division nationale, en division pré-nationale) ;
  • Saint-Aubin de Guérande Football Club (La Saint-Aubin est une union sportive bientôt centenaire !) ;
  • Association Sportive La Madeleine Football (ASMF) Site de l'ASMF;
  • Presqu'île Guérandaise Athlétic Club (PGAC) Le site du Presqu'ile guérandaise athlétique club ;
  • Judo Club Guérandais ;
  • Guérande Basket ;
  • Association Sportive La Madeleine Basket.

Bibliographie

  • Henri Quilgars, Géographie historique du Pays de Guérande, du VIe au Xe siècle, Saint Brieuc, Imp. Prud'homme, 1911.
  • Henri Quilgars, "À travers le Pays de Guérande", 1914
  • Henri Quilgars, "À travers la Ville de Guérande", 4e éd., 1930
  • Fernand Guériff et G. Le Floc'h, "Terroirs du Pays de Guérande", Imp. de La Presqu'ile Guérandaise, 1961, 229p.
  • Fernand Guériff, "La Collégiale Saint Aubin de Guérande", éd. Jean-Marie Pierre, 1985
  • Marcel Maulini, "Vidimus sur l'archéologie préhistorique de la presqu'ile guérandaise", revue OGAM, tome XI, fascicule 4-5, n°64-65, septembre 1959.
  • Marcel Maulini, "Vidimus sur l'archéologie préhistorique de la presqu'ile guérandaise" revue OGAM, tome XVI, fascicule 1-3, n° 91-93, janvier-juin 1964.
  • Coll. (SEPNB), "Le Parc Naturel Régional de Brière, 1re partie", revue Penn ar Bed, n° spécial, n°69, juin 1972, 84p.
  • Coll. (SEPNB), "Le Parc Naturel Régional de Brière, 2e partie", revue Penn ar Bed, n° spécial, n°71, déc. 1972, 76p.
  • Coll. (SEPNB), "La Presqu'ile guérandaise, 1re partie", revue Penn ar Bed, n° spécial, n°81, juin 1975, 80p.
  • Coll. (SEPNB), "La Presqu'ile guérandaise, 2e partie", revue Penn ar Bed, n°83, n° spécial, décembre 1975, 76p.
  • F. Lucas, "Le littoral entre La Turballe et Donges", revue Penn ar bed, n°97, juin 1979, 14p.
  • Coll., sous la direction de MM. Barbaroux et Bellancourt, "Initiation à la géologie et à la Préhistoire", Guide du Parc Naturel Régional de Brière. Sans date (1976 ?), 64p.
  • Coll. sous la direction de la Soc. des Sciences Naturelles de l'Ouest de la France (SSNOF), "Marais Salants, Connaissance des Richesses Naturelles de la Loire Atlantique", 332p., 1980. ISSN 0224-1773.
  • P.-R. Giot, J.-L. Monnier et J. L'Helgouach, "Préhistoire de la Bretagne", éd. Ouest France, collection Université, 2e édition revue et complétée, 1998.
  • A. Gallicé et al., Collection Carré Patrimoine, "Guérande", éd. Création et recherche, 2000.
  • C. Devals et L. Pinault, "Bretagne, Le Pays de Guérande, patrimoine archéologique", revue Archéologia, n°377, avril 2001.
  • J.-P. Nennig, "Le Chemin de fer de Saint-Nazaire au Croisic et à Guérande", JPN éditions, 2006, 240p., ISBN : 2-9519898-4-9

Notes et références

  1. Atlas historique des Pays et Terroirs de Bretagne, Ph. Jouët et K. Delorme, éditions Skol Vreiz, cartes synthétiques des pp.123-125.
  2. Appelé « sillon de Guérande » par André Vigarié, Yves-Henri Nouailhat et al., Loire-Atlantique, éditions Bonneton, Paris, 1998, page 248.
  3. La région n'est pas considérées comme sismique, de très rares séismes s'y produisent - une fois tous les 10 ans en moyenne et toujours de très faibles amplitudes (3 à 4 au maximum) - le long de failles aujourd'hui sousmarines allant de la Baie de Bourgneuf à Belle-Ile en Mer, paralèlles au systéme décrit ici.
  4. Atlas climatique de la France, Météorologie nationale, 1978.
  5. Bulletin de la Société des sciences naturelles de l'Ouest de la France, SSNOF, Nantes, Hors série 1er trimestre 1980 : marais salants.
  6. C'est-à-dire : possiblement introduit (à une époque indéterminée mais très ancienne) et se reproduit naturellement sans intervention humaine
  7. Guérande sur le site de linternaute
  8. Une association « Les Clos du Coteau » a remis en culture le « Clos Rignac » en avril 2008 avec des plants d'aunis (vin rouge) et de chenin (vin blanc).
  9. il reste officiellement, au 1er janvier 2007, trois hectares de vignes sur la commune pour deux propriétaires déclarés.
  10. L. Pirault. Inventaire des monuments mégalithiques et préhistoriques de la presqu'île guérandaise, carte archéologique, 2 vol., Nantes, SRA Pays de la Loire, 1994.
  11. voir : Introduction à l'étude du tertre de Brétineau à Guérande, Revue archéologique de l'Ouest, n°15, 1998, par S. Cassen, L. Visset, D. Le Gouestre et H. Poulain
  12. Faute d'une recherche archéologique, ce site est pour le moins énigmatique : pour certains auteurs il s'agit d'un chaos granitique, avec des gravures ou pétroglyphes de l'âge du fer, comme la « Pierre de Méniscoul », voisine, sur la commune de Piriac. Avant l'invasion de la végétation, le site est décrit comme un dolmen ruiné. En toute objectivité, il est difficile de conclure dans l'état actuel du site et en l'absence de recherches archéologiques modernes.
  13. C. Devals et L. Pinault. "Bretagne, Le Pays de Guérande, patrimoine archéologique", revue Archéologia, n°377, avril 2001.
  14. Cela reste incertain, faute de découvertes et de fouilles dans la cité intramuros.
  15. « Brivates Portus, ou l'improbable port antique et la bataille des érudits », Cahier des Amis de Guérande, n°44, année 2004.
  16. Ce sont en effet les marins grecs qui ont fourni le fond des descriptions de Ptolémée, toutefois, le commerce grec à cette époque est probablement indirect : les marchandises passent par Bordeaux venant par voies terrestres et fluviales de la méditerranée par le seuil du Lauragais.
  17. Les fouilles anciennes ayant été très ponctuelles, nous manquons d'informations en fait. De plus, le sol étant granitique, tout élément de calcaire ou de marbre a été récupéré dès l'antiquité pour en faire de la chaux !
  18. Collection du musée Dobrée, Nantes.
  19. Fouilles archéologiques de sauvetage INRAP, 2005-2006, place Saint Aubin et place de la Psalette.
  20. Ce point de passage était situé à la limite de l'influence des marée dans l'estuaire de la Vilaine, traversable par basse mer à gué, hors des périodes de crues de la Vilaine. Actuellement la construction du barrage d'Arzal a modifié profondément la topographie du fleuve en ce point.
  21. Place forte du « Tractus Armoricani » cité dans la Table Théodosienne, mais non localisée, faute d'éléments archéologiques permettant de la relier à un site connu.
  22. Localisation de cette bataille mal connue, « au sud des Marches de Bretagne », près de Guérande d'après les « Chroniques » de Saint Grégoire de Tours.
  23. Henri Quilgars, Géographie historique du Pays de Guérande, du VIe au Xe siècle, Saint-Brieuc, Imp. Prud'homme, 1911.
  24. Manuscrits des abbayes de Redon, Noirmoutier et Tours : Chroniques et Cartulaires.
  25. Résidence Princière de Waroc'h et de ses suivants en pays guérandais située entre Guérande et Piriac, près du village de Lérat
  26. Lettre n°25.
  27. Miracle du Baudrier d'or, cité par Grégoire de Tours
  28. Atlas historique des Pays et Terroirs de Bretagne, cf Biblio, et cartes IGN au 1/25000e.
  29. Né vers 468-469(?), en « Pays Vénètes ou Bro Ereg », soit le Pays de Vannes, selon les appellations de l'époque, et dont Guérande fait alors partie, et mort à Angers en 550.
  30. une première distribution des reliques de saint Aubin a eu lieu entre 560 et 570, peut-être même avant : lors de la première translation du sarcophage du saint, dans la cathédrale d'Angers, en 556.
  31. Lieu nommé dans deux sources : "Tincillacensis locus" dans les « Epistola » de l'évêque Fortunat et "Monasterium Tincillacense" dans la « Vie de Saint Aubin »
  32. Donc Pays de Guérande au sens large. La localisation précise actuelle est discutée, mais cette localité apparaît encore dans le cartulaire de l'abbaye de Redon au Xe siècle. Certains auteurs la placent sur la rive sud de la Vilaine entre La Roche-Bernard et Redon dans la commune de « Théhillac », d'autres auteurs la placent en Anjou
  33. fouilles de Léon Maitre, 1899
  34. Les guérandais, en fait des miliciens de l'ensemble des paroisses de la (future) sénéchaussée : du Croisic au Sud à Herbignac au Nord, et d'Escoublac à l'Est, apparaissent dans un nombre important de comptes-rendus de batailles, tant lors de la défense du duché, que par la suite dans des campagnes aux frontières du royaume. La première mention explicite de cette milice se situe lors des raids normands.
  35. Cartulaire de l'Abbaye de Redon p. 370 sur un acte de donation : « anno 854 : Factum est [...] in ecclesiam Wenrann ante sanctum altare in quo habentur reliquae Sanctus Albini »
  36. donations à l'abbaye de Redon par le Roi Erispoë - Cartulaire de l'Abbaye de Redon - BN
  37. Principales incursions : juin 843, 853, 878-879, 919, 959-960, 1013
  38. il est toutefois peu probable que les conséquences aient été au-delà, mais les sources écrites et les recherches archéologiques laissent cette question en suspens
  39. « Miracula Sanctus Albini », manuscrit du XIe siècle provenant de d'Angers, Bibliothèque nationale
  40. La châtellenie de Donges est attestée en 1040-1050, celle du Pont en 1070, et la construction du château de La Roche-Bernard est attestée vers 1010
  41. Le roi de France intervient dans une période de crise de succession, l'héritière du duché est à ce moment sous contrôle royal.
  42. D'après Alain Gallicé et Josick Lancien, in Guérande, Geste édition, 2007
  43. Le port de Guérande, puis du Croisic, est un port d'échange avec la Hanse
  44. Froissart, Chroniques, livre I, chapitre CLI
  45. Dans les quatre versions complètes des Chroniques de Froissart, le siège de Guérande (qu'il appelle « Garlande ») est présenté de trois façon différentes quoique concordantes.
  46. La localisation de ce port d'échouage n'est pas indiquée. Les sites possibles sont : entre Lanclis et Clis dans le traict ou bien : au niveau du Pouliguen et de la Bôle (La Baule) ; en revanche, le secteur de la Turballe n'offre pas de grèves abritées.
  47. Cette destruction semble attestée par des fouilles archéologiques de l'Inrap en 2005-2006 sous la Place d'Armes, qui montrent une réorganisation foncière et la création de cette place après une couche de destruction et d'incendies datée du milieu du XIVe siècle
  48. D'après Alain Gallicé, in Cahier du Pays de Guérande n°41, année 2001, in : Le Pays de Guérande au Moyen Age pp. 5-9
  49. un acte de Charles de Blois daté du 8 août indique « en nos tentes devant Guérande »
  50. Des éléments du rempart antérieur restent visibles entre la tour Sainte-Anne et la porte Vannetaise ainsi qu'au niveau de la porte de Saillé.
  51. Cette rue est situé dans l'ancien domaine épiscopal intramuros, la rue vannetaise est appelée jusqu'au debut du XXe siècle, rue de l'évéché.
  52. Selon certains auteurs, dont A. Gallicé (cf. bibliographie), ce château devait être situé près de la porte de Saillé, pour d'autres, il serait localisé entre l'ancien cimetière et la rue Vannetaise et la chapelle Sainte-Anne, qui a été démolie au XIXe, aurait été un de ses éléments.
  53. Les derniers éléments des bâtiments ont été rasés entre les deux guerres mondiales ; le mur de clôture a disparu récemment, lors de la construction d'un lotissement. Un calvaire rappelle l'emplacement du monastère.
  54. J.-P. Nennig, Le Chemin de fer de Saint-Nazaire au Croisic et à Guérande, JPN éditions, 2006, 240p., ISBN : 2-9519898-4-9
  55. dès sa mise en exploitation, la ligne était déficitaire d'environ 30%.
  56. et à Pornic), par le pont de Saint-Nazaire
  57. Écus du Pays de Nantes
  58. La France illustrée, 1882, de Malte-Brun.
  59. Fernand Guériff et Gaston Le Floc'h. Terroir du Pays guérandais, cf bibliographie.
  60. La France illustrée, 1882, de Malte-Brun.
  61. Dictionnaire Le Robert (T.1) indique que Garenne dérive du mot latin du médiéval warenna issu peut-être du francique Warôn : garder, surveiller, avoir soin de.
  62. voir Dossier de la revue Pour la Science, n°61, octobre 2008, p.32.
  63. Ce que l'on peut traduire par : Une église que l'on appelle/dénomme Guérande.
  64. La forme initiale bretonne de ce nom n'est pas connue aujourd'hui.
  65. Atlas historique des Pays et Terroirs de Bretagne, par P. Jouët et K. Delorme, édition Skol Vreizh, p.54
  66. L'usage du W montre probablement que le scripteur était de culture bretonne, contrairement à ses suivants qui utilisent le UU.
  67. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Aubin d'Angers - BN
  68. i.e. nomme un représentant permanent aux États de Bretagne.
  69. Son premier député connu est Jean du Cellier, Procureur, en 1455 ; mais en 1451, le rôle des États signale la ville de Guérande comme défaillante (= député absent)
  70. Liste des maires de l'ancien régime : d'après Henri Quilgars, in « Petite histoire du Pays de Guérande, des origines à 1789 », 1922
  71. Décès de Jean-Pierre Dhonneur le 12 septembre 2006 au Maroc
  72. http://cassini.ehess.fr/ Population par commune avant 1962 (résultats publiés au journal officiel ou conservés aux archives départementales)
  73. INSEE : Population depuis le recensement de 1962
  74. (fr) Ofis ar Brezhoneg: Enseignement bilingue
  75. La « rue vannetaise » était appelée jusqu'au début du XIXe siècle : « rue de l'Évéché »
  76. architecture militaire de l'époque de Philippe Auguste, non équipée de canonnières à l'origine, mais d'archères
  77. Fouilles récentes de l'Inrap en 2005-2006, avec la mise en évidence de constructions de cette époque sous la place Saint Aubin
  78. Notez que les archives de la Ville et des Régaires sont très incomplètes : deux vagues de destructions importantes les ont affectées : lors de la Guerre de succession, dont en 1342 lors du sac par les troupes françaises, puis en 1790-1791 lors des affrontements post-révolutionnaires avec une destruction volontaire des archives lors d'une occupation de la ville par les Chouans. Les documents sont donc partiels et souvent indirects.
  79. Fouilles Léon Maître, 1899
  80. Fouilles préventives INRAP mars à juin 2006, avant destruction pour aménagement urbain des abords de la collégiales.
  81. Date inscrite sur les sablières magnifiquement sculptées visibles dans les combles.
  82. la partie droite de la façade est la partie qui a le moins souffert de l'effondrement, mais lors de la reconstruction, un escalier est construit dans le massif maçonné jusqu'à l'horloge actuelle
  83. Cartulaire de l'abbaye de Redon - 31 mai 859 - Donation par le Comte Pascueten des terres de Bronaril
  84. Début du texte de la chronique : « Et d'abord, arrêtons-nous un peu dans cette charmante et rare petite ville de Guérande, si pittoresque avec ses anciens remparts flanqués de grosses tours et ses fossés remplis d'eau verte. Entre les vieilles pierres, les véroniques sauvages fleurissent en gros bouquets, des lierres s'accrochent, des glycines serpentent, et des jardins en terrasse suspendent au bord des créneaux des massifs de roses et de clématites croulantes. Dès que vous vous engouffrez sous la poterne basse et ronde où les grelots des chevaux de poste sonnent joyeusement, vous entrez dans un nouveau pays, dans une époque vieille de cinq cents ans. » A. Daudet fait ensuite une description colorée de l'ambiance des courses de chevaux.
  85. hebdomadaire L'écho de la Presqu'île, semaine du 26 octobre 2007, p. 44
  86. Le premier concert a eu lieu le 13 juillet 1956, interprété par Louis Yhuel qui interpréta des œuvres de F. Couperin, J.-S. Bach, C. Franck et L. Vierne

Voir aussi

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  3. Brière
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