Rennes
Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la ville bretonne. Pour les autres significations, voir Rennes (homonymie).

48° 06′ 53″ N 1° 40′ 46″ W / 48.114722, -1.679444

Rennes
Le palais du parlement de Bretagne, reconstruit après l'incendie de 1994. Il abrite la cour d'appel de Rennes.
Le palais du parlement de Bretagne, reconstruit après l'incendie de 1994. Il abrite la cour d'appel de Rennes.
Armoiries
Détail
logo
Administration
Pays France
Région Bretagne (préfecture)
Département Ille-et-Vilaine (préfecture)
Arrondissement Rennes (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de onze cantons
Code commune 35238
Code postal 35000, 35200, 35700
Maire
Mandat en cours
Daniel Delaveau
2008 - 2014
Intercommunalité Rennes Métropole (siège)
Site web www.rennes.fr
Démographie
Population 206 194 hab. (2008)
Densité 4 092 hab./km²
Aire urbaine 654 478 hab. (2008)
Gentilé Rennais
Géographie
Coordonnées 48° 06′ 53″ Nord
       1° 40′ 46″ Ouest
/ 48.114722, -1.679444
Altitudes mini. 20 m — maxi. 74 m
Superficie 50,39 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Rennes (prononcer [ʁɛn] Prononciation du titre dans sa version originale ; Roazhon en breton, Rene en gallo) est une commune française, chef-lieu du département d’Ille-et-Vilaine et de la région Bretagne, ainsi que l'une des capitales historiques du duché de Bretagne. Elle se situe à l’est de la Bretagne à la confluence de l’Ille et de la Vilaine. Ses habitants sont appelés les Rennais et les Rennaises.

En 2008, Rennes comptait 206 655 habitants intra-muros. Rennes est la onzième plus grande ville de France en nombre d'habitants[1]. L'unité urbaine est peuplée de 305 270 habitants en 2008[2]. Son aire urbaine, comprend 654 478 habitants en 2008, est la onzième, au plan national[3], en termes de population. Rennes est la ville la plus peuplée de la région Bretagne devant Brest, située à l'ouest.

Rennes est, en 2006, la huitième ville française en nombre d'étudiants[4].

Rennes est aussi, en 2008, la deuxième ville la plus dynamique de France derrière Toulouse[5].

Sommaire

Toponymie

À l’origine le nom celtique de la commune est Condate, ce qui signifie « confluent »[6] et souligne l’emplacement de la ville, entre l’Ille et la Vilaine[7].

Le toponyme actuel est issu du nom du peuple gaulois, les Redones (ou Riedones)[8], occupant cette partie de l'Armorique au IIe siècle av. J.‑C.[8]. Le nom de ce peuple vient lui-même d’une racine celtique red signifiant « aller à cheval » ou « aller en char »[9].

Suivant les siècles, Rennes connut plusieurs appellations. Chronologiquement :

  • Condate pour le site d’origine dont les contours géographiques et temporels sont mal connus.
  • On trouve le nom de Civitas Riedonum dès 135 (sur la stèle de Titus Flavius Postuminus) puis au IVe siècle celui de Civitas Redonum.
  • Une des dernières mentions de Condate est celle qui figure sur l’itinéraire d'Antonin (aux alentours du IVe siècle)[10].
  • Au Ve siècle, sa dénomination fut Ecclesia Redonensis, en 830 ce fut Redonicum oppidum, enfin trente ans après, en 850, son nom fut reformulé en Redonas oppidum.
  • Durant le XIIe siècle, plusieurs noms lui sont attribués dont Urbe Redonensis, Urbs Redonis et Redhonis.
  • La graphie du nom « Rennes » apparut au XIIIe siècle avec les appellations Renes et Rennes[9].

La ville est appelée Resnn[11] en gallo et Roazhon en breton. En breton, on trouve aussi des variantes plus anciennes : Roazon (en KLT) ou Roahon[12],[13], Roéhon[14], Roaon[15] (en Vannetais). Grégoire de Rostrenen utilise les graphies Roazoun, Roazon, Roéson, Roaon, Roën[16],[17].

En langue des signes française, la ville se signe comme un renne[18].

Géographie

Situation

Rennes en (Bretagne)
<< Géolocalisation régionale >>
Rennes
<< Géolocalisation départementale >>
Rennes

Localisation

La ville de Rennes est située à l’Ouest de la France à 308 km en distance orthodromique de Paris[19]. Elle est donc excentrée par rapport à l’axe Lille-Paris-Lyon-Marseille structurant le territoire français et elle l'est plus encore par rapport à la dorsale européenne qui relie Londres à Milan. La ville cherche cependant à tirer parti de sa position centrale dans l'arc Atlantique pour affirmer son rôle de ville européenne. C'est d'ailleurs à Rennes qu’a été créée en 2000 la Conférence des villes de l’Arc Atlantique[20] qui y a son siège.

Excentrée au niveau national et européen, la ville de Rennes l'est aussi au niveau régional[21]. Située à moins de 50 km de la limite orientale de la Bretagne à La Gravelle, Rennes se situe à plus de 250 km de l'île d’Ouessant. En distance orthodromique, elle est ainsi plus proche de Tours (194 km) que de Brest (210 km) et plus proche de Caen (154 km) que de Quimper (180 km)[22]. Éloignée de toute frontière terrestre, la ville n'est cependant qu'à 120 km de l'île Anglo-Normande de Jersey.

Rennes est la seule ville bretonne de plus de 25 000 habitants qui ne soit pas située en bord de mer ou d'estuaire[23]. Elle est plus proche des côtes de la Manche (64 km) que de celles de l’océan Atlantique (90 km).

Communes limitrophes

Site

La ville se trouve au centre du bassin de Rennes, formé par l’affaissement du massif armoricain au début du Cénozoïque ; il a été réinvesti par la mer au Miocène[24], ce qui explique l'importance des roches sédimentaires comme le schiste. Bien que globalement plat – l'altitude de la commune est comprise entre 20 et 74 mètres[25] – le relief de la commune est marqué par les vallées creusées par l'Ille et la Vilaine.

Le site choisi pour la fondation de la ville est celui d’un promontoire dominant le confluent de l'Ille et de la Vilaine[26]. Le développement de la ville s'est tout d’abord fait sur les terrains hauts au nord de la Vilaine ; les terrains marécageux situés au sud du fleuve n'ont été urbanisés qu’au XVe siècle[27]. Le relief n'a jamais constitué un frein au développement urbain. La ville s'est progressivement développée de part et d'autre des cours d'eau pour s'étendre au XXe siècle sur les hauteurs environnantes : plateau du Haut-Quineleu, au sud de la gare, hauteurs de Maurepas et de Villejean, au nord-est et au nord-ouest du centre-ville.

En raison d’un lit peu profond, la Vilaine provoque de fréquentes inondations qui ont conduit les autorités municipales à prendre de nombreuses mesures pour les limiter. Dès le XVIe siècle, des travaux de canalisation sont envisagés afin d’améliorer sa navigabilité[28] mais, malgré de nombreux projets élaborés suite à l'incendie de 1720, il faut attendre le XIXe siècle pour que les travaux soient entrepris[29]. Après l'achèvement des travaux de canalisation, des inondations se sont encore produites, parfois catastrophiques comme en 1966 et en 1974, conduisant la municipalité à se doter d’un large éventail d'équipements[30]. L’état de catastrophe naturelle a été constaté suite aux inondations des 30 juin[31] et 19 septembre 2009[32], consécutives à des orages exceptionnels.

Climat

La ville est sous un climat océanique relativement doux. Les hauteurs annuelles de précipitations sont inférieures à 700 mm. Il pleut en quantité (et pas en nombre de jours de pluie) davantage à Nice qu'à Rennes. Les hivers sont humides et en moyenne doux. Les étés sont relativement secs, modérément chauds et ensoleillés. Rennes bénéficie d'environ 1 850 heures d'ensoleillement chaque année.

Ville
Ensoleillement
Pluie
Neige
Orage
Brouillard
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Rennes[33] 1 851 h/an 649 mm/an 9 j/an 15 j/an 69 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour l'année 2007 :

Mois J F M A M J J A S O N D
Températures maximales (en °C) 8,1 9,4 12,3 14,7 18,4 21,5 23,8 23,6 21,1 16,7 11,7 9
Températures moyennes (en °C) 5,2 5,9 8,2 10,1 13,4 16,4 18,5 18,3 16,2 12,5 8,3 6,1
Températures minimales (en °C) 2,2 2,5 4 5,4 8,5 11,2 13,1 13,1 11,2 8,3 4,9 3,2
Précipitations (hauteur moyenne en mm) 61,3 52,3 49,3 45,1 58,1 46,4 42,6 47,3 56,6 63,8 68,4 69,1
Source : Météo France et Lameteo.org[34]

Le tableau ci-dessous indique les records de températures minimales et maximales :

Mois J F M A M J J A S O N D
Températures maximales records (en °C) 16,8 19,8 23,1 28,7 30,8 36,3 38,4 39,5 34,8 30,0 20,2 17,6
Années des températures maximales 2003 1990 1965 1945 1953 1976 1949 2003 1961 2011 1993 1953
Températures minimales records (en °C) -14,7 -11,2 -7,3 -3,2 -1,2 2,2 5,5 4 1,9 -4,6 -7,5 -12,6
Années des températures minimales 1985 1948 2005 1984 1945 1962 1972 1956 1972 1947 1955 1964
Source : INSEE et Lameteo.org[33]

Morphologie urbaine

La construction d’une ville

Évolution de la surface urbanisée de Rennes
Extension gallo-romaine

      Limite communale actuelle

      Cours d’eau (tracé actuel)

Enceinte du IVe siècle

      Limite communale actuelle

      Cours d’eau (tracé actuel)

Enceinte du XVe siècle

      Limite communale actuelle

      Cours d’eau (tracé actuel)

1782

      Limite communale actuelle

      Cours d’eau (tracé actuel)

1827

      Limite communale

      Cours d’eau (tracé actuel)

1877

      Limite communale

      Cours d’eau (tracé actuel)

      Voies ferrées

1919

      Limite communale

      Cours d’eau (tracé actuel)

      Voies ferrées

1942

      Limite communale

      Cours d’eau (tracé actuel)

      Voies ferrées

1962

      Limite communale

      Cours d’eau

      Voies ferrées

1983

      Limite communale

      Cours d’eau

      Voies ferrées

      Rocade

2008

      Limite communale

      Cours d’eau

      Voies ferrées

      Rocade


À son apogée au IIe siècle, lors de la période gallo-romaine, la ville est un centre urbain important qui s’étend sur 90 ha sur les hauteurs dominant le confluent de l’Ille et de la Vilaine. Les invasions barbares vont conduire la ville à se resserrer sur une superficie de 9 ha au sein d’une enceinte longue de 1 200 mètres[26].

La ville médiévale

Jusqu’au XVe siècle, la ville se développe à l’abri de cette muraille à mesure que son rôle politique et économique croît. Au début du XVe siècle, la ville de résidence des ducs de Bretagne, ne compte cependant aucun monument marquant en dehors de sa cathédrale[27]. La ville connaît alors une période de développement démographique en raison d’une forte immigration normande suite à l’occupation anglaise au début du siècle et, surtout, d’un important exode rural. Les faubourgs se développent hors des murs : La Baudrairie, Saint-Aubin, Bourg-l’Évêque, Saint-Étienne, Toussaints… Dans sa Chronique d’Arthur de Richemont, Guillaume Gruel, écuyer d’Arthur III de Bretagne, note : « La ville qui pour lors estoit trop petite pour loger ung tel peuple comme le peuple renays, et estoient les faulxbourcs plus grans troy foiz que la Ville »[35].

Deux nouvelles enceintes sont donc construites au XVe siècle afin d’assurer le développement de la ville. En 1422, le duc Jean V décide de construire une enceinte à l’est qui entoure la « Ville Neuve », marquée par les commerces et les congrégations religieuses[26]. Cette nouvelle enceinte est achevée en 1452, mais déjà une autre extension est en cours. En 1449, le duc François Ier prend la décision d’étendre les murs de la ville au sud de la Vilaine. La « Nouvelle Ville » ainsi protégée par les remparts est avant tout un ensemble de terrains malsains et inondables où s’entasse une population modeste. L’intérêt est pourtant réel d’assurer une protection efficace des deux rives du fleuve et de protéger les quartiers industrieux[27]. En 1473, cette enceinte est à son tour achevée. La ville s’étend alors sur 62 ha et compte environ 13 000 habitants[36]. C’est au cours de ce siècle que la ville s’embellit en se dotant en 1467 de son premier monument civil : la tour de l’Horloge, citée par François Rabelais dans Pantagruel[37].

Après la fin de l’indépendance bretonne, marquée par l’acte d’union de 1532, le rôle administratif de Rennes s’accroît. En 1561, le parlement de Bretagne se fixe dans la ville[38]. Le palais du parlement est édifié entre 1618 et 1655. En parallèle, la ville se transforme profondément grâce aux nombreux hôtels particuliers édifiés pour les « messieurs du parlement », comme les hôtels de La Noue et Racape de La Feuillée, édifiés sur la place des Lices en 1658[26]. La ville s’embellit ainsi au cours du XVIIe siècle mais reste enserrée dans ses remparts et les bâtiments sont pour l’essentiel construits en bois. Lors de la nuit du 23 décembre 1720, la ville s’embrase. Pendant six jours, l’incendie va ravager le centre-ville : près de 10 ha sont touchés, 945 bâtiments sont détruits. Au total, on estime que le grand incendie a coûté 9 millions de livres aux particuliers[39].

La ville classique

La reconstruction de la ville est l’occasion de mettre en application les idées des urbanistes de l’époque ; les vues doivent être dégagées et les rues plus larges. Avant tout, il s’agit à tout prix d’éviter un nouvel incendie. Pour mener à bien ce chantier, l’intendant de la ville s’adresse à Isaac Robelin, un ingénieur militaire directeur des fortifications à Brest. Cependant son projet présenté au Conseil le 27 août 1722 ne convainc pas, notamment en raison de ses vues radicales qui heurtent les nobles de la ville[40]. En 1724, c’est l’architecte Jacques V Gabriel, plus diplomate, qui est finalement chargé de la reconstruction[Note 1].

Dans les grandes lignes, le plan ambitieux de Robelin est conservé : la partie incendiée de la ville est totalement réorganisée selon un plan en damier avec des îlots carrés d’environ 65 m de côté et des voies de 10 m de large. Les immeubles sont construits en pierre (granit pour le rez-de-chaussée et étages en tuffeau) et les toits sont couverts d’ardoises. La ville s’organise autour de deux places disposées en quinconce : la place Royale où trône le parlement de Bretagne et la place Neuve dominée par la mairie, moins monumentale et obéissant à des canons moins rigoureux que sa voisine[26]. L’aspect monumental de la place Royale avait une valeur symbolique forte. Il s’agissait de représenter la domination du pouvoir royal sur le parlement de province à la suite de la révolte du papier timbré, la place servant d’écrin à une monumentale statue de Louis XIV réalisée par Antoine Coysevox. Cependant, une des idées majeures de Robelin, la canalisation de la Vilaine, n’est pas réalisée.

Au cours du XVIIIe siècle, la ville se développe peu à peu hors de ses murs. Certes, des rues avaient été créées en dehors des remparts depuis parfois longtemps, mais il ne s’agissait alors que de faubourgs comme celui de la rue de Nantes dont il est fait état dès le XVe siècle[41]. La promenade du Mail, prolongeant la ville vers l’ouest, est ainsi créée au cours de ce siècle[42].

La ville du XIXe siècle

Le XIXe siècle est marqué par un développement important des infrastructures de transport qui vont conduire à une profonde restructuration de la ville, notamment de ses quartiers sud[43]. La canalisation de la Vilaine est entamée en 1841 et s’achève en 1861[28]. Elle permet l’assainissement des quartiers situés au sud du fleuve, jusqu’alors sujets à de fréquentes inondations. L’arrivée du train en gare de Rennes en 1857 entraîne l’urbanisation de la plaine alluviale située au sud de la ville. Sur la base du plan d’urbanisme conçu entre 1852 et 1855 à l’initiative du maire Ange de Léon, de larges boulevards sont tracés : cours de la Gare (actuelle avenue Jean-Janvier) pour rejoindre directement le centre-ville depuis la gare, boulevard de La Tour-d’Auvergne permettant de faciliter la liaison entre Saint-Malo et Bordeaux (route impériale no  137), boulevard de la Liberté entre ces deux axes sur les douves remblayées des anciens remparts déjà démolis à l’époque. Ce plan sera globalement réalisé ; seul le Champ de Mars sera réorganisé pour permettre l’extension de la caserne du Colombier[44].

En parallèle à ce développement, l’urbanisation se développe aussi au nord-est de la ville : un boulevard de contournement, le boulevard de la Duchesse-Anne, est créé au milieu du siècle afin de relier les faubourgs de Saint-Hélier, de Paris, de Fougères et d’Antrain ; le boulevard de Sévigné est percé en 1864. Ces axes vont permettre de structurer le développement d’un quartier marqué par des hôtels particuliers et des riches demeures. En 1880, un nouveau boulevard circulaire, situé plus à l’est (boulevards de Strasbourg et de Metz), permet une urbanisation cohérente de l’est de la ville[45].

Le XIXe siècle est le siècle où la ville s’affirme dans son rôle de capitale régionale. Dans La Bretagne Contemporaine, parue en 1865, il est fait état du développement connu au cours des premières décennies du siècle : « Dans l’espace des soixante années de ce siècle, Rennes a vu sensiblement croître son importance et son commerce et son industrie. Sa population a doublé : elle atteint aujourd’hui le chiffre de 50 000 âmes. Elle a […] la physionomie d’une grande et belle cité, calme plutôt qu’active. »[46]. Elle est cependant mal considérée par les guides touristiques du XIXe siècle [47] La ville se dote d’équipements structurants : lycée impérial (1803)[48], palais universitaire (1847-1855)[49], nouvel hôpital de l’Hôtel-Dieu au Nord la ville (1855)[50], prison (1863-1876)[51], ainsi que de nombreuses casernes implantées en limite de la ville. Enfin, en 1897, Rennes inaugure son réseau de tramway à alimentation électrique, composé de 5 lignes principales, facilitant les déplacements urbains. Il en reste encore aujourd'hui quelques vestiges.

L’expansion urbaine du XXe siècle

Le développement de la ville se poursuit au XXe siècle. Selon un mouvement déjà amorcé à la fin du siècle précédent, le développement urbain se fait de façon cohérente par le biais de lotissements[52] qui permettent d’éviter une urbanisation linéaire sous forme de faubourgs. La loi Loucheur votée en 1928 va accélérer le développement pavillonnaire de la ville dans l’entre-deux-guerres. Ainsi des quartiers se développent au sud de la voie ferrée, notamment le quartier Sainte-Thérèse[53] et le quartier des Sacrés-Cœurs, et dans le prolongement des lotissements du XIXe siècle au nord-est (quartiers Jeanne-d’Arc et Maurepas[54]). Le Foyer Rennais, premier projet d’habitations à bon marché de la ville, est initié en 1922 pour s’achever en 1933[55]. La ville se dote en 1925 d’un premier plan d’extension, d’aménagement et d’embellissement qui permet de définir les axes de développement urbain futur[43].

La ville se dote de nouveaux équipements comme la piscine Saint-Georges, achevée en 1926[56], le Palais du commerce achevé en 1922[57] et la halle centrale achevée en 1926[58]. Tous ces bâtiments sont dus à l’architecte de la ville, Emmanuel Le Ray.


L’immédiate après-guerre est marquée par la reconstruction de la ville touchée par d’importants bombardements[59]. Dès 1944, l’architecte Lefort est chargé de mettre en place un « Projet de reconstruction et d’aménagement de la ville ». Il s’agit tout autant de reconstruire les quartiers détruits que de résorber l’habitat insalubre et de permettre d’accueillir des populations nouvelles par le développement de quartiers d’habitat collectif. L’arrivée d’Henri Fréville à la tête de la municipalité en 1953 va marquer un tournant dans la politique urbaine de la ville avec la mise en place d’une politique d’aménagement planifié et de forte maîtrise foncière[43]. Henri Fréville justifie ainsi sa politique à propos de l’opération de rénovation urbaine du Colombier dans son autobiographie : « La rénovation urbaine étant, à la fois, une mesure d’assainissement et de modernisation, sa réalisation exigea un plan d’ensemble, d’où l’ampleur du projet initial. »[60]. Au cours des décennies 1950 et 1960, les vastes opérations d’urbanisation vont se multiplier dans la ville :

  • la cité d’urgence de Cleunay, une des premières de France : 1 000 logements construits sur 30 ha entre 1954 et 1960[61],
  • la ZUP de Maurepas : 4 256 logements construits sur 80 ha entre 1956 et 1966[62],
  • la rénovation urbaine de Bourg-l’Évêque : sur un secteur de 19 ha situé sur l’ancien faubourg de la rue de Brest, 794 logements et 119 commerces ont été détruits pour faire place à 2 519 logements et un centre commercial de 30 commerces, construits entre 1959 et 1964[63],
Tour de la Sécurité Sociale, complexe de cinémas et Champs Libres
  • la rénovation urbaine du Colombier, conçue par Louis Arretche : sur un secteur de 28 ha correspondant au Champ de Mars, à l’ancienne caserne du Colombier et à l’ancien faubourg de la rue de Nantes. L’opération s’est déroulée sur plusieurs phases entre 1962 et l’inauguration du centre commercial Colombia en 1986[64] ; elle compte au total 2 500 logements, 40 000 m2 de surfaces commerciales et 42 500 m2 de bureaux[65],
  • la ZUP de Villejean, également conçue par Louis Arretche : sur 110 ha, 9 000 logements sont construits entre 1962 et 1970 ; une surface de 42 ha est de plus consacrée aux établissements d’enseignement supérieur regroupés sur le campus de Villejean[66],
  • la ZUP du Blosne, ou ZUP Sud, est de loin la plus vaste et la plus complexe de ces opérations. Conçue par Michel Marty, elle s’étend sur 500 ha, et a été construite entre 1965 et 1985, année d’ouverture du centre culturel Le Triangle. Au total, 12 531 logements sont construits, des équipements structurants sont mis en place dans chacun des quartiers de la ZUP (six centres commerciaux, trois collèges, trois églises), des parcs et jardins sont aménagés. La ZUP comporte aussi des équipements à l’échelle de l’agglomération : lycée de Bréquigny, centre commercial Alma et hôpital Sud[67].

Le développement de l’offre en logement s'accompagne aussi d’un fort développement industriel et commercial. L’objectif poursuivi par la municipalité est de « faire de Rennes le moteur du nouveau dynamisme breton et de retenir les migrants ruraux qui partent chercher du travail à Paris. »[68]. La croissance urbaine de cette période va donc également conduire à la mise en place d’importantes zones d’activités :

  • la ZI de la route de Lorient, créée en 1958 sur les communes de Rennes et Vezin-le-Coquet, 150 ha[69],
  • la ZI Sud-Est, aussi appelé Zone de Chantepie, créée en 1966 sur les communes de Rennes, Cesson-Sévigné et Chantepie, 163 ha[70],
  • la zone d'activités Nord, créée en 1965 sur les communes de Rennes et Saint-Grégoire, 80 ha[71].

D'autres activités se développent en périphérie :

Ces importantes opérations urbaines vont permettre une croissance démographique spectaculaire de la ville : en 1975, elle atteint les 200 000 habitants, soit un doublement en à peine 40 ans.

La mise en place de la rocade, à partir de 1968, permet de fixer les limites de la zone urbanisée. Aucun nouveau quartier d’habitation n’est prévu au-delà. Les opérations d’urbanisation des années 1980 vont viser à densifier le tissu urbain en urbanisant les derniers terrains vacants par le biais de ZAC de moindre envergure que les ZUP :

  • ZAC de la Poterie au sud-est[73],
  • ZAC des Longchamps au nord-est[74].

À la fin du XXe siècle, « la ville de Rennes s’arrête progressivement sur la limite constituée par la rocade »[43]. Le territoire communal compris à l’intérieur de la route de contournement est presque entièrement urbanisé et il s’agit donc de reconstruire la ville sur elle-même à travers des opérations de renouvellement urbain.


Le début du XXIe siècle voit la création de deux nouveaux quartiers: Beauregard et La Courrouze.

  • Le quartier de Beauregard est un véritable nouveau quartier avec immeubles d'habitation, zone commerciale, immeubles de bureaux et parc (l'alignement du XXIe siècle).
  • La Courrouze est une Zone d'aménagement concerté de 140 hectares, située sur les communes de Rennes et de Saint-Jacques-de-la-Lande faisant suite au départ des bâtiments de l'armée et du GIAT. Le projet a commencé en 2002, avec analyses, études, choix de projet, appel à candidatures. Les travaux de la première tranche ont commencé fin 2005 et les premiers logements ont été livrés en 2009. La quatrième et dernière tranche est prévue pour être terminée en 2020.

Entre 2005 et 2010, la caserne Mac Mahon (quartier Bourg-l'Évêque) est réhabilitée en zone d'habitation.

Avec la mise en service en 2016 de la LGV Bretagne-Pays de la Loire, la gare de Rennes va être rénovée pour intégrer un vaste quartier Eurorennes (fin du projet horizon 2030)[75],[76].

Cependant, il est prévu que la ville de Rennes s'agrandisse avec de nouveaux quartiers situés de l'autre côté de la rocade, notamment sur la zone de La Lande du Breil où il est d'ailleurs envisagé un prolongement de la ligne a du métro[77]. D'autre part, un autre grand agrandissement de la ville est prévu dans le secteur intra-rocade nord-est, pour le moment quasiment vierge[78].

Quartiers

Article détaillé : Quartiers de Rennes.
Plan des quartiers.

En 1983, la commune de Rennes a été divisée en douze quartiers, dotés chacun d’un élu référent et d’un agent chargé du quartier[79] :

  1. Le Centre
  2. Thabor - Saint-Hélier
  3. Bourg-l'Évêque - Moulin du Comte
  4. Saint-Martin
  5. Maurepas - Patton - Bellangerais
  6. Jeanne d’Arc - Longs-Champs - Beaulieu
  7. Francisco-Ferrer - Landry - Poterie
  8. Sud-Gare
  9. Cleunay - Arsenal - Redon
  10. Villejean - Beauregard
  11. Le Blosne
  12. Bréquigny

Néanmoins, au-delà de ces quartiers officiels semblables à des arrondissements, Rennes est divisé en 45 sous-quartiers plus proches de cette définition. Parmi ceux-ci citons Saint-Laurent, Champeaux, La Prévalaye, Les Gayeulles, Sainte-Thérèse, Lande du Breil…

Histoire

Article détaillé : Histoire de Rennes.

Préhistoire et Antiquité

Vers le IIe siècle avant Jésus-Christ, la ville est fondée par la tribu des Redones qui choisit le site du confluent de l'Ille et de la Vilaine pour capitale, et prend le nom de Condate (ce qui signifie « confluent » en gaulois).

Vers le IIIe siècle, des remparts sont érigés pour protéger la ville, dans une emprise considérablement réduite, des attaques barbares, fréquentes à cette époque. La ville évangélisée dès la fin du Ie siècle reçoit son premier évêque ver 358.

Moyen Âge

La ville, comprise dans les marches de Bretagne, est progressivement intégrée au duché de Bretagne et devient rapidement une ville ducale. Au XVe siècle, Rennes consolide l'enceinte primitive gallo-romaine. Dans ce même siècle, deux enceintes successives agrandiront la ville.

Époque moderne

Au XVIe siècle, après le rattachement du duché de Bretagne au royaume de France en 1532 par l'édit de Vannes, la ville devient le siège du Parlement de Bretagne, et donc capitale provinciale par opposition à Nantes, capitale du duché sous le règne du duc François II. Les fortifications élevées contre les Français et les Anglais deviennent inutiles et sont lentement démantelées jusqu'au début du XXe siècle.

Le 13 mars 1589, la Journée des Barricades vit le triomphe des ligueurs.

En 1720, un incendie détruit les trois quarts de la ville. La reconstruction sera l'occasion de repenser la ville selon l'urbanisme et l'esthétisme du XVIIIe siècle. Au XVIIIe siècle, la ville sera également impliquée dans le commerce triangulaire.

En 1806, l'Amiral de Villeneuve de retour de la bataille de Trafalgar séjourna quelques jours rue des foulons (au 21, de nos jours rue Le Bastard). Il y trouva la mort le 22 avril. Il s'y serait suicidé mais un doute persiste sur un possible assassinat[80].

Époque contemporaine

En 1857, l'arrivée du chemin de fer au sud de la ville permet le développement urbain entre la ville « noble » située au nord de la Vilaine et la gare située au sud de la partie insalubre de la ville. En 1899, la révision de l'affaire Dreyfus a lieu à Rennes dans l'actuel lycée Émile-Zola.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la ville est occupée à partir du 18 juin 1940 par l'armée allemande, elle subit de nombreux bombardements et sera libérée le 4 août 1944 par les troupes du général Patton.

À partir des années 1950, la ville connaît un développement important lié notamment à l'exode rural et à une industrialisation nouvelle comme l'usine Citroën implantée au sud de la ville, qui compta jusqu'à 13 000 salariés dans les années 1970.

Actuellement, la ville est reconnue pour être une ville administrative, dynamique avec de nombreux étudiants et des activités de pointe dans les télécommunications, les réseaux, image et transmissions, profitant de sa position de capitale régionale.

Symboles de la ville

Armes
Blason de Rennes

Le blason de Rennes se blasonne ainsi :

« Palé d’argent et de sable de six pièces, au chef d’argent chargé de cinq mouchetures d’hermine de sable. »

Le nombre de pal et de mouchetures d’hermine a varié selon l’époque et la source. La Croix de guerre est appendue à l’écu qui est timbré d’une couronne murale d’or.

Blason de Rennes

Pendant le 1er Empire, Rennes devient une bonne ville et adopte en 1811 de nouvelles armoiries :

« d’hermine, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or qui est le signe des bonnes villes de l’Empire. »

Elle conserve ces armoiries jusqu’à la la Restauration en 1825[81].

Logotypes
Logotype de la Ville de Rennes

R de Rennes en hachures blanches et vertes, sous lequel est écrit en capitales noires « RENNES » dont les jambes des deux N sont fusionnées.

Le logo de l'office public d’HLM de Rennes est une déclinaison du logo de la ville de Rennes.

Logotype Rennes Métropole

Metropole Rennes partageant le même R bleu.

La devise « Vivre en intelligence » figure en bas à gauche.

Drapeaux
Drapeau courant de la ville de Rennes.

La plus ancienne mention connue d'un drapeau rennais (début XVIe siècle) montre l'écu municipal (palé d'argent et de sable de six pièces, au chef d'argent chargé de trois mouchetures d'hermine de sable) sur un fond jaune bistre[82]. Plus récemment, diverses variantes ont été utilisées, tant par la municipalité que d'autres organismes rennais. Le dessin ci-contre est le plus courant. Certains pensent que Morvan Marchal s'en est inspiré pour créer le Gwenn-ha-du. Un autre dessin est utilisé par le Bleuñ-Brug du Finistère et semble provenir de la marque du Cercle celtique de Rennes. Une version qui présente l'écu basculé a été reprise par le bagad de Vern-sur-Seiche.

De nos jours la ville utilise un drapeau blanc semé d'hermines noires avec les armoiries de la ville au centre[réf. nécessaire].

Devises
  • Devise moderne de la ville et de la métropole : « Vivre en intelligence ». Pierre-Yves Heurtin, historien et ancien adjoint au maire, explique cette devise par la laïcité qui est « l’art de vivre ensemble en laissant la liberté à chacun, dans le respect des autres. La devise de la ville de Rennes me semble définir un aspect fondamental de la laïcité dans une cité : « Vivre en intelligence »[83]. »
  • « À ma vie »
  • « Sine macvla » (Sans tache), allusive au chef d’hermine.
  • « Urbs rhedonum incensa, resurgens » (La ville de Rennes brûlée, renaissante), allusive à l’incendie de 1720 qui dévasta la ville.

Démographie

Au recensement de 2008, le dernier ayant valeur officielle, la ville comptait 206 655 habitants. L’unité urbaine de Rennes, la 20e de France par sa population, comptait 305 270 habitants dans la nouvelle délimitation de 2010 (elle était alors composée de treize communes[84]). La ville est au centre de la 11e aire urbaine française qui accueillait 654 478 habitants en 2008[85], répartis dans 190 communes en 2010[86].

Évolution démographique

Voici ci-dessous, l’évolution démographique de la ville de Rennes classée par date de recensement de 1793 à 2008.

Évolution démographique

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
30 160 25 904 29 225 29 589 27 340 35 552 37 895 39 218 39 505
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
45 664 45 483 48 283 52 044 57 177 60 974 66 139 69 232 69 937
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
74 676 75 640 79 372 82 241 83 418 88 659 98 538 113 781 124 122
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
151 948 180 943 198 305 194 656 197 536 206 229 209 613 207 922 206 655
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes - Sources : Cassini[87] et INSEE[88]

Voici ci-dessous, un tableau démographique sur la ville de Rennes classé par date de recensement.

Structures de la population

Évolution de la pyramide des âges de la ville de Rennes, comparaison entre l’année 1999 et 1982[89] :

Pyramide des âges en 1999 en nombre d’individus.
Hommes Classe d'âge Femmes
4 257 
75 à plus
8 839 
8 841 
60 à 74
12 155 
20 515 
40 à 59
23 232 
40 380 
20 à 39
44 818 
21 275 
0 à 19
21 882 
Pyramide des âges en 1982 en nombre d’individus.
Hommes Classe d'âge Femmes
2 393 
75 à plus
5 636 
7 882 
60 à 74
10 970 
17 837 
40 à 59
20 246 
36 182 
20 à 39
39 386 
26 852 
0 à 19
27 090 

Le nombre total de ménages rennais est de 99 462. Les ménages ne comportant qu'une seule personne, sont surreprésentés à Rennes, par rapport à la moyenne nationale. Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.

Les ménages
Ménages de 1 personne 2 pers. 3 pers. 4 pers. 5 pers. 6 pers. ou +
Rennes 46,6 % 28,6 % 11,6 % 8,7 % 3,2 % 1,4 %
Moyenne Nationale 31 % 31,1 % 16,2 % 13,8 % 5,5 % 2,4 %
Sources des données : INSEE[90]

Administration

La commune de Rennes est le chef-lieu de nombreuses collectivités locales :

Vie politique

Administration municipale

Le conseil municipal de la commune de Rennes est composé de 61 membres : le maire Daniel Delaveau, ainsi que 42 conseillers municipaux et 18 adjoints. Suite aux élections municipales de mars 2008, Daniel Delaveau (PS) devient maire de Rennes et succède à Edmond Hervé (PS).

Les conseillers municipaux de la majorité sont répartis au sein de six groupes politiques et ceux de l'opposition en deux groupes politiques[91].

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de Rennes[91] :

Groupe Président Effectif Statut
PS Sylvie Robert 32 majorité
PCF Éric Berroche 6 majorité
RME Jean-Luc Daubaire 5 majorité
PRG Honoré Puil 3 majorité
UDB Éliane Leclercq 2 majorité
Rouge et Vert Sylvain Dajoux 2 majorité
URC Bruno Chavanat 8 opposition
Modem Fabrice Marzin 2 opposition
Non Inscrit (ex-Modem) William Chauou 1 opposition

En plus de l'hôtel de ville, la commune dispose de quatre mairies de quartier : Hautes Chalais, Le Blosne, Maurepas et Villejean. Elles se trouvent établies au sein des quartiers correspondants. Ces mairies de quartier, sous la tutelle de l'hôtel de ville, permettent aux usagers d'effectuer de nombreuses formalités administratives telles que demande de passeport, de carte d'identité, d'extrait ou de copie d'acte de naissance et de mariage, de copie d'acte de décès ainsi que d'autres papiers administratifs[92].

Les maires de Rennes

Article détaillé : Liste des maires de Rennes.
Daniel Delaveau Actuel maire de Rennes

Liste des maires qui se sont succédé à la mairie de Rennes depuis la Libération :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1953 Yves Milon RPF Professeur, Géologue
1953 1977 Henri Fréville MRP Professeur
1977 2008 Edmond Hervé PS Professeur
2008 en cours Daniel Delaveau PS Journaliste

Cantons et circonscriptions législatives

Rennes est divisée en onze cantons :

La commune est partagée en quatre circonscriptions législatives :

Jumelages

Les jumelages internationaux de Rennes, en 2007.

La ville de Rennes est jumelée avec treize villes d’autres pays, dont sept en Europe :

Elle est engagée dans un jumelage-coopération avec :

Elle est aussi jumelée avec deux communes françaises[97] :

Elle parraine aussi la commune française de :

Finances publiques et fiscalité

En 2009, le budget de la Ville de Rennes est de l'ordre de 500 millions d'euros[99].

Santé

La ville de Rennes compte cinq établissements publics formant le Centre hospitalier universitaire de Rennes : l'Hôpital Pontchaillou, l'Hôpital Sud, l'Hôtel-Dieu, La Tauvrais et le Centre de soins dentaires. Il est le plus gros employeur de Rennes avec 7 727 salariés. En 2006, il comptabilise environ 530 000 journées d'hospitalisation par an, 4 300 naissances et 83 000 entrées aux urgences par an[100]. La ville accueille aussi l'École des hautes études en santé publique (EHESP, ex-ENSP, École nationale de la santé publique), qui forme notamment les directeurs d'hôpital.

Depuis 1987, la ville de Rennes a pour objectif de devenir une Ville-Santé en partenariat avec l'OMS. Cela signifie qu'elle s'engage à œuvrer autour de valeurs telles que la promotion d'un environnement favorable à la santé et de l'hygiène et l'équilibre alimentaire, la sensibilisation du public à la santé, la lutte contre les inégalités, la prévention des conduites à risques, la prise en charge la santé mentale, l'accompagnement du vieillissement et la défense de la santé au travail[101].

Instances judiciaires et administratives

Rennes est le siège de nombreuses administrations (entités publiques) régionales ou interrégionales.

Vie militaire

Unités ayant tenu garnison à Rennes :


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