Credit agricole

Crédit agricole

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Logo de Crédit Agricole

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Création 1894
Dates clés 2001 Introduction en Bourse de Crédit Agricole S.A.,
2002 Achat du Crédit Lyonnais
Action Euronext : ACA
Slogan(s) « Une relation durable, ça change la vie »
Siège social Paris
Drapeau de la France France
Direction René Carron (Président de Crédit Agricole S.A.)
Georges Pauget (Directeur Général de Crédit Agricole S.A.)
Jean-Marie Sander (Président de la FNCA)
Jean-Paul Chifflet (Secrétaire Général de la FNCA)
Actionnaires SAS Rue La Boétie: 54.74%
Investisseurs institutionnels 29.77%
Actionnaires Individuels 8,86%
Salariés: 5,63%
Autocontrôle 1%
(2008) [1]
Activité(s) Banque, Assurance
Filiale(s) LCL, Calyon, Emporiki, Cariparma, Crédit agricole private equity, Credit Agricole Asset Management...
Effectif Au niveau Caisses régionales 74 000 (décembre 2006), et au niveau du Groupe environ 160 000 dans le monde
Site Web www.credit-agricole.com
Capitalisation 34,33 Mds € (Octobre 2009) [2]
Chiffre d'affaires 16,8 Mds € (2007) [3]
Résultat net 1024 millions € (2008)
Principaux concurrents
BNP Paribas, Société Générale, HSBC, Caisse d'Epargne, Banque Populaire, Crédit Mutuel

Le Crédit Agricole, souvent appelé la Banque verte du fait de son activité d'origine au service du monde agricole, est un réseau français de banques mutualistes qui est devenu depuis 1990[4] un groupe bancaire généraliste international. Elle est, historiquement, la caisse mutuelle du monde agricole.

Sommaire

Historique

Débuts

L'histoire du Crédit Agricole remonte à la fin du XIXe siècle: la création de la toute première Caisse locale a lieu en 1885 le 23 février à Salins (Jura). Ainsi, l'édifice a commencé « par la base » (Caisses locales et régionales de Crédit Agricole mutuel). Les Caisses locales voient leur statut réglementé en 1894 par une loi instaurée par Jules Méline. En 1895 ce sera le tour des Caisses régionales.
Dans les premières années, l'activité est d'abord exclusivement composée de prêts court-terme. En gros des avances sur récoltes qui permettent aux agriculteurs de vivre mieux. Viendront ensuite les prêts à moyen puis long terme qui leur permettront de s'équiper, d'acheter du bétail.
Ce n'est qu'en 1920 qu'apparait, sous l'égide de Louis Tardy, l'Office national du Crédit Agricole, devenu en 1926 Caisse nationale du Crédit Agricole.

La diversification à marche forcée

D'abord orienté exclusivement vers l'agriculture, le Crédit Agricole ne souffre pas de l'exode rural, mais au contraire en profite énormément : son réseau d'agences est à l'époque adapté à sa clientèle rurale, donc de loin le plus développé[5], et les nouveaux urbains ou les anciens de l'agriculture qui adoptent une nouvelle profession, quand ils doivent prendre une banque, se tournent assez facilement vers le Crédit Agricole. L'activité du réseau s'adapte à cette clientèle renouvelée, et se diversifie vers l'agroalimentaire, la ruralité, l'artisanat, le financement de l'habitat puis l'ensemble des secteurs économiques, avec une forte présence sur le marché des particuliers.

En parallèle, l'entité nationale, La Caisse nationale de Crédit Agricole, devenue Crédit Agricole SA (CASA), a progressivement renforcé ses activités sur les marchés financiers et l'international. De plus, et, au cours des deux dernières décennies, elle a absorbé par rachat, ou pris des participations stratégiques, dans divers établissements financiers français, italiens (Intesa) et des pays d'Europe centrale et orientale.

A partir des années 1980, le Crédit Agricole, comme ses concurrents, prend le virage de la bancassurance. En 1986 le groupe se lance dans l'assurance-vie avec Predica et dans l'assurance dommage en 1990 avec Pacifica. A cette époque de nombreux administrateurs des caisses locales sont aussi administrateurs d'une autre institution agricole, l'assureur Groupama, et un rapprochement n'est pas encore exclus, mais ce scénario est finalement écarté.

En 1996, c'est Indosuez qui est racheté pour donner la naissance à Indocam (gestion d'actifs - renommé CAAM pour Crédit Agricole Asset Management depuis 1999) et CA-Indosuez (CAI) pour la Banque de Financement et d'Investissement.

En 2003, le Crédit Agricole a absorbé Le Crédit Lyonnais (devenu LCL depuis 2005). De la fusion des banques de financement du Lyonnais et de CAI est né Calyon, la banque d'investissement et de financement.

Sur le plan de la structure du capital, l'évènement majeur est en 2001, lorsque CASA s'introduit en Bourse mais reste détenue majoritairement par les 44 Caisses Régionales, comme le prévoient les statuts mutualistes du groupe.

Les années 2003 à 2005 ont été marquées par l'absorption et l'intégration du Crédit Lyonnais — rebaptisé LCL — dans le groupe bancaire. Cette intégration a coûté au total 1,3 milliard d'euros et dès 2005 a permis de réaliser 663 millions de gains en synergie.

L'acquisition du Crédit Lyonnais ne s'est pas déroulée sans difficulté. En effet, lors de la privatisation du Crédit Lyonnais en 1999, le Ministère de l'Economie et des Finances a constitué le GAP (Groupement d'Actionnaires Partenaires), noyau dur d'actionnaires (33 % du capital du Lyonnais) afin d'empêcher toute OPA sur cette banque. Les membres du GAP étaient : Crédit Agricole (10 %), Allianz (6 %), Axa (5,5 %), Commerzbank (4 %), BBVA (3,75 %), Banca Intesa (2,75 %) et CCF (1 %)[6]. L'Etat conserve une part de 10,9 %, destiné à terme à être vendu.

Premier actionnaire du Crédit Lyonnais avec 10 % du capital, le Crédit Agricole semblait devoir naturellement emporter la part de l'Etat. Ainsi, jusqu'à fin 2002, l'Etat-Major du Crédit Agricole, au premier rang duquel le Directeur Général Jean Laurent tente de développer des coopérations avec le Crédit Lyonnais dirigé par Jean Peyrelevade qui cherche à tout prix à conserver l'indépendance de sa banque en divisant les membres du GAP et l'Etat, le Crédit Agricole ne parvenant ainsi pas à concrétiser les avantages initiaux qu'il possède du fait de son rang de premier actionnaire et que le Ministère de l'Economie et des Finances souhaite lui vendre en priorité sa participation[7].

Finalement, fin 2002, Francis Mer, nouveau Ministre de l'Economie et des Finances, propose à la Banque Verte 44 € par action pour la cesion des 10,9 % restants. Le Directeur Général de Crédit Agricole Jean Laurent refuse car il ne veut pas aller au-delà de 42 €.

Par conséquent, le 23 novembre 2002, Francis Mer décide de mettre aux enchères les 10,9 % restants. Le Crédit Agricole paraît alors sûr de devoir l'emporter et fait une offre à 44 € par action. Or, c'est BNP Paribas, par l'intermédiaire de son Directeur Général Michel Pébereau qui emporte la mise avec 58 € par action. Non content de devenir le premier actionnaire du Crédit Lyonnais, celui-ci pousse son avantage en acquérant 5 % supplémentaire sur le marché alors même que le Crédit Agricole ne réagit toujours pas[8],[9]. Finalement, mi-décembre 2002, René Carron prend la place de Marc Bué en tant que Président du Conseil d'Administration du Crédit Agricole et la Banque Verte contre-attaque en étant obligé de rafler sur le marché des actions cotées à 55 € (les fonds spéculatifs pariant sur une bataille boursière entre le Crédit Agricole et la BNP pour le contrôle du Lyonnais) alors même qu'il aurait pu racheter la part de l'Etat à 44 €[10]. L'OPA est finalement lancé pour acquérir le solde du Lyonnais à 56 € par action et le Crédit Agricole acquiert le Crédit Lyonnais.

En 2006, le Crédit Agricole rachète 100% de la quatrième banque grecque, Emporiki pour 3,3 milliards d'euros. Cette banque dégage cependant des pertes en 2006 (-234,7 M€), est légèrement bénéficiaire en 2007 (+73,4 M€)[11] mais, du fait de la crise des subprimes, retombe en pertes sur les 9 premiers mois de 2008 (-121,3 M€)[12]. Depuis son acquisition, Emporiki n'a créé aucune valeur pour le Crédit Agricole, le montant de ses pertes étant supérieur à celui des bénéfices dégagés sur 2006-2008.

En novembre 2007, le Crédit Agricole rachète 14,99% du capital de l'espagnol Bankinter pour se renforcer à hauteur de 19,53%, illustrant ainsi la volonté de la banque verte de se développer dans la région méditerranéenne. Toutefois, cette stratégie est jugée floue par les analystes financiers car nécessitant trop de fonds propres[13]. Cette initiative est contrecarrée par l'actionnaire historique de Bankinter Jaime Bottin souhaitant s'opposer à cette prise de contrôle rampante[14] et par la Société Générale, alliée de circonstances de l'Espagnol[15].

En 2007-2008, le Crédit Agricole est la banque française la plus touchée par la crise des subprimes. En effet, le Directeur Général de la filiale de banque d'investissement Calyon, Marc Litzler, a fait de la structuration de CDO l'un des piliers du développement de sa stratégie. Or, le marché de CDO devient illiquide avec la crise des subprimes, conduisant Calyon à déprécier ses portefeuilles de CDO. Ce retournement de situation, ajoutée à la perte d'un trader à New York en septembre 2008 ainsi que la dégradation du rehausseur de crédit ACA, cause près de 2 milliards d'euros de pertes. De fait, Marc Litzler est contraint à la démission en avril 2008 et remplacé par Patrick Valroff, Directeur Général de Sofinco. Celui-ci supprime 500 emplois afin de recentrer l'activité de Calyon sur le financement et d'abandonner les activtés rentables mais risquées liées aux dérivés de crédit et actions[16]. Ainsi, le Crédit Agricole, contrairement à la Société générale et BNP Paribas, respectivement première et deuxième banques mondiales sur le marché des dérivés actions, n'a pu s'imposer durablement ces métiers, malgré le débauchage de Marc Litzler, en charge du développement de ce secteur à la Société Générale avec Jean-Pierre Mustier et Christophe Mianné[17].

Pour faire face à la crise des subprimes, Le Crédit Agricole est d'abord contraint en janvier 2008 de céder sa participation historique dans Suez pour 1,3 milliards d'euros[18],[19] puis de lancer en mai 2008 une augmentation de capital de 5,9 milliards d'euros suivie par l'ensemble des Caisses Régionales pour satisfaire aux exigences réglementaires Bâle II et de procéder à un programme de cession d'actifs non-stratégiques à hauteur de 5 milliards d'euros[20]. Cette augmentation de capital est loin de faire l'unanimité, Georges Pauget (Directeur Général) et René Carron (Président du Conseil d'Administration) étant un temps déstabilisés par une partie des Directeurs des Caisses régionales (en particulier Jean-Paul Chifflet, patron de la deuxième plus grosse Caisse de Crédit Agricole, la Caisse régionale Centre-Est), reprochant à Crédit Agricole SA d'avoir développé les activés de marché foyer des pertes liées aux subprimes[21],[22]. D'autre part, le Crédit Agricole renonce à l'acquisition prévue de Banca Delle Marche pour 1,7 milliards d'euros et obtient un délai jusqu'en mai 2009 pour monter au capital de Bankinter de 19,53 % à 29,99 %[23].

L'Assemblée Générale de Crédit Agricole SA qui s'est déroulée le 21 mai 2008 fut l'occasion pour les actionnaires et salariés d'exprimer leur mécontentement quant aux pertes liées aux subprimes. Ainsi, une représentante des salariés des Caisses régionales (actionnaires majoritaires du Crédit Agricole) demanda à la Direction de la banque si le Crédit Agricole, par des activités très éloignées de son coeur de métier d'origine, n'était pas "génétiquement modifié". De même, un actionnaire individuel ironisa sur "le bon sens près de chez vous" (slogan publicitaire du Crédit Agricole) et fut applaudi[24].

Finalement devant la pression des Caisses régionales, le Directeur Général Georges Pauget délégua une partie de ces fonctions à ses deux Directeurs Généraux Délégués, Jacques Lenormand et Jean-Frédéric de Leusse, après la fin de l'augmentation de capital de 5,9 milliards d'euros[25].

Métiers

  • 1re banque en France, 28% du marché français avec LCL.
  • 7e mondiale d'après le magazine The banker [26].
  • 2e mondiale par son chiffre d'affaires et 10e par ses bénéfices d'après le magazine Fortune [27].
  • 15e mondiale selon le classement Forbes [28].

Les opérations de prise de contrôle évoquées plus haut lui ont permis, tant de conforter sa position de leader français de la banque de détail, que d'élargir sa position de banque d'investissement et de marchés (Calyon), et d'étoffer son réseau de succursales et filiales à l'étranger.

Le groupe est également actif dans le domaine de l'assurance (Predica, Pacifica) et la gestion d'actifs financiers (Credit agricole Asset management).

Les Caisses régionales se sont également récemment développées sur le marché de la transaction immobilière, notamment à travers la marque Square Habitat.

Données financières (Groupe et CASA)

Données financières en millions d'euro
Années 2003 2004 2005 [29] 2006 2007
Produit net bancaire 12 720 12 513 (+1,6%[30]) 13 693 (+13,1%) 16 187 16 768
Résultat net part groupe 1 140 2 203 (+93,2%) 3 891 (+76,6%) [31] 4 920 4 044
Fonds propres 23 600 24 940 (+5,6%) 30 682 (+23%) 38 452 40 691
Rendement des fonds propres - - 15,8 % 17,0 % -
Dettes financières - - - - -
Salariés - - 134 327
dont 5 300 recrutements. [32]
157 000 [33] 162 000

Données boursières

Les certificats d'investissement de diverses Caisses régionales, et les actions de CASA (Crédit agricole SA), la tête nationale du groupe, sont cotés à la bourse de Paris

  • ACA est Membre de l'indice CAC 40
  • Code Valeur ISIN = FR0000045072
  • Valeur nominale = euro
  • Nombre d'actions après augmentation de capital de juin 2007: 2 226 342 496 titres.
  • Capitalisation au 1er janvier 2005 : 32 700 millions d'euros.
  • Nombre de transactions quotidiennes : ? titres.
  • ACA fait également partie des indices boursiers suivants :

Dow Jones Euro Stoxx 50 ; SBF 120 ; Euronext 100 ; ASPI Eurozone et FTSE4Good

Responsabilité sociale

Certains secteurs du Crédit Agricole sont certifiés respectant la norme ISO 14001 depuis 2007[34].

En 2006, le Crédit Agricole a rémunéré son DG à hauteur de 1 742 030 euros hors stock-option[35], ce qui ne lui permet pas l'obtention de l'agrément "entreprise solidaire".[36]

Le Crédit agricole dans le monde

Europe

Édifice de C.A. à Madrid (Espagne).
  • Espagne Bankoa (banque régionale, environ 40 agences, principalement présente dans les provinces basques le nom siginfie La Banque en basque) acquise en 1997, Bankinter (20% du Capital de la 5e banque espagnole en novembre 2007). En fait, c'est la Caisse régionale de Pyrénées-Gascogne qui a racheté Bankoa, Crédit Agricole SA n'y ayant participé qu'à hauteur de 5 %. Le Directeur Général de cette Caisse régionale n'était autre que Georges Pauget, actuel Directeur Général de Crédit Agricole SA.
  • Flag of Italy.svg Cariparma : Suite à la fusion de Banca Intesa ( dont le Crédit Agricole possède 18% ) et San Paolo IMI, le C.A. acquiert deux réseaux de Banca Intesa en contrepartie de son accord à la fusion. Le C.A. se retrouve donc à la tête du réseau de Cariparma ( 311 agences ) et de Friuladria ( 150 agences ) ainsi que de 193 agences reprises à Banca Intesa. Bien que ce nouvel ensemble représente une part de marché minuscule de 2% à 3% en Italie à travers 654 agences, c'est la plus grosse expansion internationale du groupe pour près de 6 milliards d’euros. A titre de comparaison, BNL, filiale de BNP Paribas représente près de 10 % du marché italien.
  • Flag of Belgium.svg Crédit Agricole Belgique : Le Crédit Agricole acquiert une part de 50% dans le capital du Crédit Agricole Belgique en 2003. Les acquisitions ultérieures de ce dernier permettent au Groupe de renforcer son assise financière (Europabank en 2004) et confirment son expertise en tant que leader du trading en Belgique (Keytrade en 2007).
  • Flag of Greece.svg Emporiki : En août 2006, le Crédit Agricole prend 72% de cette banque ( troisième en nombre d’agence et cinquième par les actifs en Grèce ) pour 2 milliards d’euros. C’est alors la plus grosse acquisition du groupe à l’étranger. Cependant, il faut noter qu'Emporiki n'est pas plus important en taille que le Crédit Agricole d'Île-de-France, la Caisse régionale la plus puissante.
  • Flag of Ukraine.svg Index Bank : Elle possède 186 agences et 210 000 clients en Ukraine. Elle a été achetée pour 220 millions d'euros en août 2006.
  • Flag of Serbia.svg Meridian Bank : Fait son entrée au sein du groupe Crédit Agricole en avril 2005. Le C.A. acquiert alors 71% pour 34 millions d’euros.
  • Flag of Poland.svg Lukas Bank : Le Crédit Agricole est présent essentiellement dans deux métiers, le crédit à la consommation à travers Lukas, et le crédit-bail à travers EFL.
  • Flag of Portugal.svg Crédito Agricola : Groupe financier co-opératif privé portugais. Son format présent d'entreprise a été créé en 1911, mais les racines du groupe vont dès 1498.

Afrique

Une agence bancaire du Crédit Agricole au Tampon, à La Réunion.
  • Flag of Morocco.svg Crédit du Maroc : Le Crédit agricole possède 52,64% de cette ancienne filiale de LCL.
  • Flag of Egypt.svg Egyptian American Bank : Le groupe est acquis en février 2006 par le Crédit agricole (75%) et son partenaire égyptien El Mansour & El Maghraby Investment (25%) pour 421,4 millions d’euros. Cette banque possède le troisième réseau privé du pays avec 2% de part de marché.
  • Société ivoirienne de banque : le Crédit agricole détient 51% des parts, le reste étant détenu par l'État ivoirien. La SIB fait partie des 4 grosses banques du pays avec la BICICI (filiale de BNP Paribas), la SGBCI (filiale de la société générale) et la BIAO.

Amérique du Sud

  • Flag of Uruguay.svg Crédit Uruguay Banco : quatrième banque privée d’Uruguay avec 11% de part de marché. Filiale à 100% du Crédit Agricole, elle est issue du rapprochement de Banca Acac et Banco Sudameris.

Participations

  • Sofinco (France)
  • Finaref (France)
  • LCL (France)
  • Nextra (Italie)
  • Banca Intesa San Paolo (Italie), 4.9 %
  • Emporiki (Grèce), 72 %
  • Crédit agricole Leasing (France - Espagne)
  • Eurofactor (Europe)

Gouvernance de l'entreprise

Le Crédit agricole est structuré sur trois étages : Caisses locales, Caisses régionales (et leurs agences et participations), CASA (et ses filiales).

Du fait de sa structure complexe, le Crédit Agricole subit une décote importante en bourse par rapport à ses concurrents directs que sont BNP Paribas et la Société générale : en effet, Crédit Agricole SA ("CASA") est détenu par les Caisses régionales à 54 % mais détient 25 % du capital de celles-ci mais sans droit de vote ; ainsi, les Caisses régionales sont bien propriétaires du Crédit Agricole, mais celui-ci récupère 25 % des dividendes versés par chaque Caisses régionale ; de fait, il existe un débat interne permanent opposant d'un côté les propriétaires à la structure centrale, celle-ci, par le développement des activités hors Caisses régionales devenant de plus en plus importante. Ce système particulier est celui du mutualisme et est propre à l'Europe continentale, n'est que peu représenté au Royaume-Uni et quasi-inexistant aux Etats-Unis. De fait, les investisseurs institutionnels de ces pays hésitent à investir dans ce type de structure, préférant les sociétés dont les actions sont plus lisibles et liquides.

Ainsi, Crédit Agricole SA ("CASA") a tout intérêt à maintenir réduite la taille des Caisses régionales, car si l'une d'elle prend trop d'importance, elle peut bloquer les processus de décision et paralyser l'ensemble de la structure. Ainsi, la Caisse régionale d'Île-de-France (le CADIF) fut hostile à la cotation en 2001 (attachement au mutualisme) et au rachat du Crédit Lyonnais en 2003 (refus de fusionner avec l'un de ses principaux concurrents en Île-de-France). De même, Crédit Agricole SA bloque la fusion éventuelle des 4 Caisses régionales bretonnes (Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine et Morbihan) pour ne pas être confronté à une Caisse régionale trop puissante.


Les Caisses locales

Les 2 559 Caisses locales forment le socle du Crédit agricole.

Ces Caisses locales détiennent l’essentiel du capital des Caisses régionales. Plus de 6 millions de sociétaires désignent les 32 455 administrateurs.

Les Caisses régionales et la FNCA

Caisses régionales

Sociétés coopératives et banques de plein exercice, les Caisses régionales de Crédit Agricole offrent une gamme complète de produits et services financiers à leurs clients.

Elles disposent d’un réseau près de 7 200 agences, renforcé par plus de 10 000 "points verts" installés chez des commerçants pour offrir à la clientèle du Crédit Agricole les services bancaires les plus courants.

Pour renforcer leur solidité et leur compétitivité les Caisses régionales se regroupent. Depuis 1988, leur nombre a ainsi été ramené de 94 à 39 (à juin 2007).

Caisses régionales de Crédit Agricole
Caisse départements couverts site internet
Alpes Provence Bouches-du-Rhône, Hautes Alpes et Vaucluse site
Alsace-Vosges Bas-Rhin, Haut-Rhin, Vosges site web de la caisse d'Alsace
Aquitaine Gironde, Landes et Lot-et-Garonne site web de la Caisse Régionale d'Aquitaine
Brie-Picardie Seine-et-Marne, Picardie, Oise site
Atlantique-Vendée Loire Atlantique, Vendée site
Anjou-Maine Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe site
Centre Est Ain, Rhône, Saône et Loire site
Centre France Allier, Cantal, Corrèze, Creuse, Puy-de-Dôme site
Centre Loire Cher, Loiret, Nièvre site
Centre Ouest Indre, Haute-Vienne site
Champagne Bourgogne Aube, Côte-d'Or, Haute-Marne, Yonne site
Charente-Maritime Deux-Sèvres Charente-Maritime, Deux-Sèvres site
Charente Périgord Charente, Dordogne site web de la caisse Charente Perigord
Corse Corse du sud, Haute-Corse site
Côtes d'Armor Côtes d'Armor site
Finistère Finistère site
Franche Comté Doubs (25 Besançon) - Jura (39 Lons Le Saunier) - Haute Saône (70 Vesoul) - Territoire de Belfort (90 - Belfort) site
Guadeloupe site
Ile de France Essonne, Hauts de Seine, Paris, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Val-d’Oise, Yvelines site
Ille-et-Vilaine Ille-et-Vilaine site web de la caisse d'Ille-et-Vilaine
Languedoc Aude, Gard, Hérault, Lozère site
Loire Haute-Loire Loire, Haute-Loire site web de la caisse Loire-Haute Loire
Lorraine Meurthe et Moselle, Meuse, Moselle site
Martinique site
Morbihan Morbihan site web de la caisse du Morbihan
Nord de France Nord, Pas-de-Calais site
Nord-Est Ardennes, Aisne, Marne site web de la caisse du Nord-Est
Nord Midi Pyrénées Aveyron, Lot, Tarn, Tarn & Garonne site
Normandie Calvados, Manche, Orne site
Normandie-Seine Seine-Maritime, Eure site
Provence Côte d'Azur Alpes de Haute-Provence, Alpes Maritimes, Var site
Pyrénées Gascogne Gers, Hautes Pyrénées, Pyrénées Atlantiques site

le portail d'information blog du directeur général

Réunion site
Des Savoie Savoie et Haute Savoie site
Sud Méditerranée Ariège, Pyrénées Orientales site de la caisse
Sud Rhône Alpes Drôme, Ardèche, Isère site
Toulouse et Midi Toulousain Haute-Garonne site caisse du toulousain
Touraine-Poitou Vienne,Indre et Loire site
Val de France Loir-et-Cher, Eure-et-Loir site web caisse du val de France


17 Caisses régionales font appel au marché financier par le biais de Certificats Coopératifs d’Investissement cotés au second marché. La première introduction en bourse a eu lieu en 1988, la dernière en date concerne la Caisse régionale de Crédit Agricole Alpes Provence, en décembre 1998.

Fédération nationale du Crédit Agricole

La Fédération nationale du Crédit Agricole (FNCA) est l’instance de réflexion, d’expression et de représentation des Caisses régionales. La FNCA joue un rôle de chambre professionnelle. À ce titre, elle assure la synthèse des débats nés du terrain, ce qui fait d’elle une force de proposition et d’orientation.

Elle représente les Caisses régionales et le Groupe auprès des pouvoirs publics, des organisations professionnelles agricoles et des instances du monde coopératif et mutualiste.

La Fédération remplit des fonctions de services aux Caisses régionales, notamment dans le domaine de la formation professionnelle et de la gestion des ressources humaines.

L’équipe dirigeante est représentée par :

  • Jean-Marie Sander, Président de la Fédération nationale du Crédit Agricole,
  • Jean-Paul Chifflet, Secrétaire général de la Fédération nationale du Crédit Agricole,
  • Joseph d’Auzay, Directeur général de la Fédération nationale du Crédit Agricole.

Crédit agricole SA

Direction de Crédit agricole SA
  • Président : René Carron (depuis décembre 2002)
  • Directeur général : Georges Pauget (depuis 2005)
Conseil d'administration

Il est composé de membres élus par l’Assemblée Générale, de représentants d’organisations professionnelles, de membres élus par les salariés, d’un censeur et d’un représentant du Comité d’entreprise.

Analyse stratégique

De 2001 à 2005, le produit net bancaire, le résultat et la capitalisation ont plus que doublé grâce essentiellement à l'intégration d'acquisitions externes, avec Sofinco, Finaref et le LCL. Aujourd'hui, le groupe a une volonté de croissance à l'international avec comme objectif de faire passer rapidement son PNB international de 35% à 50%. Pour ce faire, le groupe a constitué une enveloppe de 5 milliards d'euros. En 2005, le groupe a procédé à quelques acquisitions ciblées en Serbie, au Portugal, en République tchèque et en Italie (Nextra).

Bibliographie

  • Le Crédit Agricole mutuel des Alpes-Maritimes ou "L'agricolo". Alex Benvenuto. Editions Serre, Nice. 1986.
  • Gueslin André, Les origines du crédit agricole (1840-1914), Nancy, Annales de l'Est, mémoire 59, 1978, 454p.
  • Le Crédit Agricole hors la loi ?, Jean-Loup Izambert, Ed. Carnot, 2001, 320 pages.
  • Les démons du Crédit Agricole, Jean-Loup Izambert et Hugo Nhart, Ed. L'Arganier, 2005, 398 pages.
  • Les dessous du Crédit Agricole, Bertrand Gare, Ed. Odilon Média, 1996.
  • Crédit Lyonnais-Crédit Agricole, mariage d'orgueil, Jean-Philippe Mocci et Bernard Sirven, Les Éditions du Carquois, 2003, 248 pages.

Voir aussi

Notes et références

  1. http://www.boursier.com/vals/FR/FR0000045072-profil-credit+agricole.html
  2. http://www.boursier.com/vals/FR/FR0000045072-fondamentaux-credit+agricole.html
  3. http://www.boursier.com/vals/accounts.asp?code=FR0000045072
  4. L'histoire du Crédit Agricole sur http://www.credit-agricole.com. Consulté le 10 juin 2008
  5. avec celui de la poste, mais cette administration, à l'époque, n'est déjà pas en mesure de concurrence une "vraie" banque
  6. Communiqué du 15/06/99 sur le portail du Ministère de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi
  7. « Fin de partie pour Peyrelevade » par Olivier Toscer paru dans Le Nouvel Observateur le 28 novembre 2002
  8. « BNP-Paribas parle fiançailles au Crédit Lyonnais » par S Lutrand paru sur le site de LCI le 04/12/2002
  9. [pdf] « L'enchère de la BNP sur les 11% du Crédit Lyonnais : malédiction du vainqueur ou offre imparable » par Christophe J. Nijdam paru dans Le Méditerranéen le 16 décembre 2002
  10. « Les secrets de la contre-attaque » par Olivier Toscer paru dans Le Nouvel Observateur le 19 décembre 2002
  11. « Crédit Agricole : Emporiki publie un résultat net de 73,4 millions d'euros pour son exercice 2007 » paru sur Boursier.com le 28 février 2008
  12. « EMPORIKI. Le groupe bancaire grec, racheté par le Crédit Agricole en... » paru sur le site Les Échos le 06/11/08
  13. [pdf] Actions – France/Europe – mardi 15 janvier 2008 » document de ODDO sécurity disponible sur bourse.blogs.challenges.fr
  14. « DJ Agricole n'a pas consulté J.Botin avant montée ds Bankinter » publié dans Dow Jones Newswires le 3 décembre 2007 disponible en Francais sur le site de Dexia
  15. « Société Générale : un trouble-fête au capital de Bankinter ? ('Negocio') » publié sur Boursier.com le 10/01/2008
  16. « Crédit Agricole annonce la suppression de 500 postes chez Calyon » paru sur le site Le Nouvel Observateur le 10.09.2008
  17. « Les produits dérivés se révèlent de plus en plus rentables pour les banques » paru le 23.10.2004 sur le site jdf.com (le Journal des Finances)
  18. « Crédit Agricole S.A. lance la cession de sa participation directe dans SUEZ » Communiqué de presse du Crédit Agricole paru le 14 janvier 2008
  19. « Crédit Agricole vend sa participation dans Suez » paru dans Le Figaro le 14 janvier 2008
  20. « Crédit Agricole va se débarrasser d'actifs pour 5 milliards d'euros » paru sur le site Trends.be le 15/05/2008
  21. « La direction du Crédit Agricole pourrait démissionner » par Pierre Tricoire paru dans Le Figaro le 11 juillet 2008
  22. « La direction du Crédit Agricole pourrait démissionner » annonce AFP parue dans France24 le 11 juillet 2008
  23. « Crédit Agricole a jusqu'au 31 mai pour monter dans Bankinter » paru sur le site de L'Agefi le 17 mars 2008
  24. « Crédit Agricole : les dirigeants vivement critiqués lors de l'assemblée générale » Annonce AFP parue dans Les Échos le 21 mai 2008
  25. « CREDIT AGRICOLE : Georges Pauget va déléguer des pouvoirs » paru sur le site lavf.com le 16 Juillet 2008
  26. Classement 2005, the banker
  27. Classement des banques par leur CA, Fortune
  28. Classement Forbes des plus grandes entreprises
  29. En 2005, la collecte d'actifs en gestion s'est montée à 55 milliards d'euros (+38,3 %) et les revenus ont progressé de 19,9 %. Le pôle des services financiers spécialisés a augmenté de 9,1 % dont + 16,8 % pour le crédit à la consommation.
  30. Croissance par an. Les pourcentage type « +1,6% » sont calculé par rapport à l'année précédente.
  31. L'ensemble du groupe, y compris les 75% du capital des caisses régionales que le Crédit agricole SA ne détient pas frôle les 6 milliards d'euros de profits, ce qui le place au troisième rang en France, après le groupe Total et le groupe Sanofi-Aventis, et devant BNP-Paribas et la Société générale.
  32. Effectifs de l'ensemble du groupe Crédit agricole, soit 62 112 pour le Crédit agricole S.A. et 72 215 pour les Caisses Régionales.
  33. Effectifs de l'ensemble du groupe Crédit agricole
  34. http://www.credit-agricole.com/developpement-durable/dd/demarche_responsable/environnement/demarche_ca.html
  35. Les Echos
  36. au sens de l'article L.443-3-1 du code du travail

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