Limousin

45° 41′ 17″ N 1° 37′ 14″ E / 45.68795, 1.620483

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Limousin
logo
Administration
Préfecture Limoges
Départements Corrèze
Creuse
Haute-Vienne
Chefs-lieux Limoges
Guéret
Tulle
Arrondissements 8
Cantons 106
Communes 747
Conseil régional Conseil régional du Limousin
Président
Mandat
Jean-Paul Denanot (PS)
2010-2014
Site web www.region-limousin.fr
Préfet Jacques Reiller
Démographie
Population 740 743 hab. (2008)
Densité 44 hab./km²
Gentilé Limousine, Limousin
Géographie
Superficie 16 942 km²
Limousin region locator map.svg

Le Limousin (Lemosin en occitan) est une région française composée des trois départements Corrèze, Creuse et Haute-Vienne. Situé presque en totalité sur le Massif central, au 1er janvier 2008, il regroupait 740 743 habitants sur près de 17 000 km2. Ses habitants sont appelés les Limousins.

Avec un peu plus de 740 000 habitants, c'est la deuxième région la moins peuplée de France métropolitaine après la Corse. Sa démographie est caractérisée par une hausse de la population significative ces dernières années, en particulier le long des axes principaux, et un solde migratoire positif. En revanche, le taux de fécondité est faible et le taux de personnes de plus de 60 ans est le plus élevé de France.

Faisant partie du Grand Sud-Ouest français, le Limousin est bordé par les régions Centre au nord, Poitou-Charentes et Aquitaine à l'ouest, Midi-Pyrénées au sud, et Auvergne à l'est.

Le Limousin fait partie de l'Occitanie.

Sommaire

Géographie

Article détaillé : Géographie du Limousin.

Situation

Le Limousin est situé dans le centre-ouest ou le Grand Sud-Ouest français, bordé par 5 régions (Poitou-Charentes, Centre, Auvergne, Midi-Pyrénées, Aquitaine) et 9 départements (Charente, Vienne, Indre, Cher, Allier, Puy-de-Dôme, Cantal, Lot, Dordogne).

La capitale régionale Limoges se situe à environ 370 km au sud de Paris et 320 km au nord de Toulouse.

Hydrographie

Le Limousin est parfois surnommé territoire « château d'eau », car de nombreux cours d'eau y prennent leur source : Corrèze, Vézère, Auvézère, Diège, Luzège,Isle, Dronne vers la Dordogne, Vienne, Gartempe, Briance, Creuse, Petite Creuse, Cher, Taurion, Maulde vers la Loire.

La Charente qui prend sa source à Chéronnac en Haute-Vienne et la Dordogne sont les deux fleuves passant dans la région.

La région possède un grand nombre d'étendues d'eau. La plus célèbre et plus vaste d'entre elles est le lac de Vassivière, à cheval sur la Haute-Vienne et la Creuse. Les autres principaux lacs sont en général formés par des barrages (lac de Saint-Pardoux, lac de Bort-les-Orgues, lac de Lavaud-Gelade, lac de Lavaud, …). En tout, la région abrite 12 000 hectares de plans d'eau, et 39 retenues de barrage.

Réserves et parcs naturels en Limousin.

Relief

Le Limousin est situé sur la bordure nord-ouest du Massif central. Il est occupé en son centre et à l'est par le plateau de Millevaches, vaste région humide (le "château d'eau du Limousin"), assez peu peuplée et dont l'altitude varie globalement entre 600 et 1 000 m. Ses points les plus élevés sont le mont Bessou (977 m), le puy Pendu (973 m) et le signal d'Audouze (953 m). L'impression de montagne provient plutôt de la rudesse du climat — l'enneigement se prolonge parfois quatre mois — que du relief aux formes écrasées et confuses, tel que l'on le découvre en parcourant le plateau de Millevaches.

Le reste de la région est partagé entre vallées bocagères et verdoyantes (vallées de la Vienne, de la Creuse, de la Vézère…), gorges boisées (Dordogne, Diège, Luzège…), bas plateaux (Marche) et plaines maraîchères (bassin de Brive et Yssandonnais). Plusieurs petits massifs, reliés entre eux par des plateaux et des vallées, composent ce qu'on appelle couramment les monts du Limousin, qui se présentent de la Charente limousine aux Combrailles.

Le point culminant de la région est situé au cœur du plateau de Millevaches, en Corrèze. Il s'agit du mont Bessou (977 m).

Flore

Le Limousin abrite 4 % de la totalité des forêts françaises.

La région est occupée par plusieurs zones humides et tourbières (tourbière du Longéroux en Corrèze notamment), dont une des plus importantes, la tourbière des Dauges, est classée réserve naturelle nationale.

Le châtaignier est l'arbre symbole du Limousin[1], qui se retrouve dans le logo du Conseil régional.

Faune

La loutre, autrefois très présente, a quasiment disparu. Les derniers spécimens ont trouvé refuge dans les eaux pures du plateau de Millevaches, notamment autour de la tourbière du Longéroux dans le nord de la Corrèze. Aujourd'hui, grâce aux mesures de protection juridique et à l'action d'associations de préservation de la nature, on observe un début de repeuplement naturel des cours d'eau de la région.

Couvrant une partie importante de la région, les forêts sont principalement peuplées de sangliers, de chevreuils et de renards. Les rapaces restent abondants (buses et éperviers), tout comme les hérons, grenouilles, rongeurs (en particulier les lapins et les ragondins).

Le Limousin se situe également dans un important couloir de migration, notamment pour les grues cendrées dont le passage dans un sens puis dans l'autre marque le début de l'hiver puis le retour du printemps.

Les loups du Limousin

Le Limousin est connu comme la région des derniers loups de souche française. En 1923, le loup n'occupe plus qu'un petit pourcent du territoire français, contre environ 50 % à la fin du XIXe siècle.

Les loups quittent la Creuse vraisemblablement avec la construction du chemin de fer. Les derniers spécimens sont vus en 1914 près d'Aubusson.

En Corrèze, c'est en 1910.

Les derniers loups de France s'abritent, outre le plateau de Langres, dans une zone allant approximativement de Montmorillon au nord à Sarlat-la-Canéda au sud, et de Limoges à l'est à Angoulême à l'ouest.

Puis l'occupation des animaux se resserre sur l'actuel territoire du parc naturel régional Périgord Limousin ainsi que la Charente limousine.

Officiellement le dernier loup limousin est tué à Sussac en 1926. Mais de nombreux témoignages font état de loups vus voire tués sur la région, dans les années 1930 et années 1940. Des traces auraient même été relevées au bord de la Dordogne en 1970[2].

Climat

Le relief module les aspects océaniques du climat limousin. La montagne subit les rudesses du climat en hiver avec une longue période enneigée et des gels persistant tard au printemps.

Les plateaux connaissent un climat plus tempéré malgré des hivers froids, les printemps sont doux et les étés chauds. C'est un climat de transition entre la montagne limousine et le bassin de Brive qui subit, quant à lui, l'influence océanique de l'Atlantique. les hivers sont doux, les étés chauds et secs. Les températures moyennes sur l'année sont de 10,5 °C avec un minimum de 0 °C l'hiver et un maximum de 20 °C en été, pouvant atteindre 32 °C en pointe dans le bassin. Le soleil brille sur la région en moyenne 1 850 heures par an.

Histoire

Héraldique

Blason historique des vicomtes de Limoges

Le blason originel de La vicomté de Limoges était celui-ci : D'or à trois lions d'azur, armés et lampassés de gueules..

Mais il fut remplacé par le blason de la Maison de Comborn en 1139.

En 1290 le blason de la Maison de Dreux-Bretagne est adopté[3].

Ce blason est encore visible sur une partie du blason de la Corrèze.

Blason du Limousin

Blasonnement :
« d'hermine, à la bordure de gueules »

Fourrure héraldique Hermine.svg

Le blason du Limousin utilise l'hermine héraldique. En effet, le blason de la province du Limousin est issu de celui d'une Maison de Bretagne, celle des Penthièvre : « d'hermine, à la bordure de gueules », depuis Guy VII, vicomte de Limoges, fils d'Arthur II, duc de Bretagne et de Marie de Comborn. Héritière de la vicomté, sa mère (nommée également Marie de Limoges) avait épousé en 1275 l'héritier des ducs de Bretagne. La troisième famille des vicomtes de Limoges porta donc, dans ses armes, l'hermine de Bretagne.

Les unités de la région de gendarmerie départementale du Limousin portent comme celles de Bretagne un écusson d'hermine plain, mais bordé de gueules (c'est-à-dire de rouge).

Selon d'Hozier, la province de Limousin se voit attribuer en 1696 « d'argent parti de gueules, chapé de l'un et de l'autre ». Ces armes n'ont jamais été utilisées.

En 2010, une pièce de 10 € en argent, gravée par Joaquin Jimenez, a été mise en circulation en Limousin. Elle représente la carte et le drapeau armorié de la région. Elle a cours légal en France.

Antiquité

Période gallo-romaine

Selon Jules César dans la Guerre des Gaules, l'actuelle région était habitée par la tribu des Lémovices qui joua un grand rôle dans la résistance gauloise. La capitale de cette tribu était l'oppidum de Villejoubert, situé sur la commune de Saint-Denis-des-Murs en Haute-Vienne. Cette ville était le point de rencontre de nombreux itinéraires économiques, en effet, les Lémovices étaient connus pour leur production d'or extrait des mines à ciel ouvert qui étaient nombreuses dans la région. D'autres sites avaient leur importance comme le puy d'Yssandon, Ahun, Uzerche ou encore Saint-Gence.

César conquit le territoire des Lémovices en 52 av. J.-C., dès lors commença la romanisation du territoire qui ne bouleversa pas l'économie du pays. Seules les villes furent déplacées afin de faciliter le parcours des marchandises et le contrôle des autochtones par l'autorité romaine. Ainsi, la capitale des Lémovices fut transféré à Augustoritum, la future Limoges, cité entièrement créée par les Romains vers 10 av. J.-C. afin de faciliter la traversée de la Vienne.

Le site gallo-romain des Cars à Saint-Merd-les-Oussines

Le Limousin possédait des cités secondaires comme Briva Curretia (Brive-la-Gaillarde) sur la route Lyon-Bordeaux, Acitodunum (Ahun) sur la route Bourges-Clermont. D'autres sites plus religieux, dont nous conservons les vestiges, furent créés ou romanisés comme Cassinomagus (Chassenon) et Evaux-les-Bains célèbrent pour leurs thermes, Tintignac sur la commune de Naves avec un sanctuaire qui regroupe notamment un temple et un théâtre mais aussi Les Cars sur la commune de Saint-Merd-les-Oussines. Ce dernier site présente les vestiges de mausolés des IIe et IIIe siècles, installés non loin d'une villa. Ces villae étaient au centre de grands domaines agricoles qui étaient les principales entités sociales et économiques des campagnes limousines gallo-romaines. Ce maillage était très resséré à tel point qu'il était courant de recontrer en moyenne une villa tous les un à deux kilomètres. Aucune terre n'était laissée en friche.

Les campagnes du Limousin étaient ainsi exploitées par de riches propriétaires qui vivaient dans des villae. Ces proriétaires étaient bien souvent issus de l'ancienne aristocratie gauloise. Il adoptèrent très tôt la culture et le confort romains. Leurs demeures en témoignent puisque les fouilles archéologiques ont parfois révélé un luxe et un faste que l'on ne soupçonnerait pas dans un premier temps. La toponymie a gardé le souvenir de ces exploitations agricoles et parfois de leur propriétaire. De nombreux villages finissant en -ac sont d'anciennes villae comme Flavignac (« villa de Flavinius »), Solignac ou Solemniacum (« villa de Solemnius »). Des vestiges archéologiques furent retrouvés comme les Couvents sur la commune de La Chapelle-Montbrandeix, la villa de Pierre-Buffière, ou celle de Brachaud, au nord de Limoges.

Les invasions barbares et les temps mérovingiens

Le Limousin fut touché par les premières invasions germaniques du IIIe siècle comme l'ensemble de la Gaule. Certaines sites furent progressivement abandonnées comme les villae de la Montagne limousine. Augustoritum se rétracta sur le puy Saint-Étienne autour de l'une des premières églises chrétiennes du Limousin.

La région mais surtout Augustoritum fut évangélisée dès le IIIe siècle par saint Martial, qui selon la légende aurait été envoyé par l'évêque de Rome. La cité de Brive aurait reçu l'Évangile de la bouche de saint Martin de Brive qui est mort lapidé par les habitants encore païens de la petite ville. Le reste de la région demeura vraisemblablement païenne assez longtemps et ne fut complètement christianisée qu'à la fin du Ve siècle.

Martial de Limoges (Saint-Martial)

Au milieu du Ve siècle, le Limousin comme l'ensemble de l'Aquitaine était soumis au pouvoir des Wisigoths, barbares romanisés convertis au christianisme mais professant l'hérésie arienne. Ce n'est qu'en 507 après la victoire de Clovis sur les Wisigoths à Vouillé que la région passa sous la coupe des rois francs bien qu'elle gardât une certaine indépendance. C'est ainsi qu'au VIIe siècle, un duc gérait au nom des rois francs l'Aquitaine, avec une grande autonomie. Le Limousin contrairement à l'ouest du duché d'Aquitaine ne semble pas avoir eu à subir les incursions arabo-berbères.

Les temps mérovingiens furent marqués en Limousin par l'essor de l'érémitisme. En effet, de nombreux hommes venus du nord de la Gaule et parfois des îles britanniques vinrent s'installer en Limousin pour vivre seul et en prière. Leur réputation de sainteté attira des gens, formant ainsi des noyaux de bourgs : Saint-Junien, Saint-Victurnien, Saint-Marien (Evaux-les-Bains), Saint-Léobon (Le Grand-Bourg). D'autres clercs fondèrent des abbayes comme Aredius ou Yrieix à Attane (Saint-Yrieix-la-Perche) vers 570, Éloi à Solignac en 632 ou encore Pardoux à Guéret.

Le Limousin des moines et des vicomtes

Au Xe siècle, le Limousin se divise en un grand nombre de seigneuries dont les plus importantes sont les vicomtés de Limoges, Comborn, Ventadour et Turenne, qui se partagent le Bas-Limousin alors qu'une grande partie du nord de la région est dominée par le comte de la Marche. L'évêque de Limoges est lui aussi un grand seigneur terrien qui domine une bonne partie du cœur de l'actuelle Haute-Vienne, d'autres petits seigneurs se battent pour le reste comme le seigneur de Lastours, le seigneur des Cars ou le vicomte de Rochechouart. Un tel morcellement du territoire voit fleurir un grand nombre de châteaux et de tours au cœur de la campagne limousine dont la société féodale est à l'image de celle de toute l'Europe occidentale à la même époque. Les ruines de Lastours, de Ventadour, de Comborn mais aussi d'Excideuil sont encore là pour rappeler le souvenir de ces divisions.

Le Limousin connut au IXe siècle la création de nombreuses abbayes : les chanoines de l'abbaye Saint-Martial de Limoges adoptèrent la règle bénédictine en 848, comme l'abbaye féminine de la Règle à la même époque. Sur les tombeaux des saints ermites comme Saint-Junien, Eymoutiers (Saint-Psalmet), Saint-Léonard furent crées des collèges de chanoines chargés du culte de leurs saints patrons. Avec la naissance de seigneuries indépendantes du pouvoir ducal, de nombreuses abbayes furent fondées : Beaulieu en 860 par Rodolphe de Turenne, Chambon par l'abbé de Saint-Martial, Moutier-d'Ahun par le comte Boson de la Marche vers l'an mil, Le Chalard à la fin du XIe siècle par Saint-Geoffroi et Gouffier de Lastours.

Les XIIe siècle et XIIIe siècles : le temps de l'apogée

L'église-abbatiale d'Aubazine en Corrèze

Avec l'essor économique de la fin du XIe siècle et le développement des flux humains et notamment des pèlerinages, les nombreuses abbayes limousines déjà existantes s'agrandissent et de nouveaux ordres religieux s'implantent dans la région. Ainsi sont construites les splendides églises abbatiales et collégiales romanes de Beaulieu-sur-Dordogne, de Solignac, Le Dorat et de Saint-Léonard-de-Noblat. L'abbaye Saint-Martial de Limoges, grâce au développement du pèlerinage vers Compostelle et à l'essor économique et agricole de ses prieurés qui parsèment, le Limousin entreprend la reconstruction de son abbatiale et d'une partie de ses bâtiments conventuels. Mais la renommée de l'abbaye doit son origine au développement de l'émail dit champlevé qui orne les chasses et les objets liturgiques mais aussi les souvenirs que rapportaient certains pèlerins.

Le Limousin passe aux mains des Plantagenêts en 1152 par le mariage d'Aliénor d'Aquitaine et d'Henri II, futur roi d'Angleterre. Dès lors, la région est soumise à l'autorité anglaise qui participe pour sa part à l'essor artistique et religieux du Limousin. Ainsi, le jeune ordre de Grandmont fondé par Saint Etienne de Muret se propage dans tout le domaine des Plantagenêts depuis le royaume d'Angleterre jusqu'aux Pyrénées. D'autres ordres religieux sont créés ou s'installe en Limousin : l'abbaye d'Aubazine fondé par un ermite est affilié à l'ordre de Cîteaux alors que près de Saint-Léonard-de-Noblat est fondé un ordre érémitique, dont le cœur est le prieuré de L'Artige.

Avec la guerre de Cent Ans, le Limousin connaît une crise profonde qui fit entrer la région dans une période de déclin économique grave. De nombreuses cités et d'innombrables villages sont pillés par les bandes de routiers ou les soldats des armées française et anglaise. Ainsi, la cité épiscopale de Limoges, qui s'était ralliée au roi de France, fut saccagée en septembre 1370 par les troupes du Prince Noir.

Entre Moyen Âge et Révolution : la période moderne

La vicomté de Limoges fut rattachée au domaine royal français en 1607[4].

Dans Le Curé de village, (1839), Honoré de Balzac donne cette description du Limousin : « À cinq lieues au-delà de Limoges, après les gracieux versants de la Vienne et les jolies prairies en pente du Limousin qui rappellent la Suisse en quelques endroits, et particulièrement à Saint-Léonard, le pays prend un aspect triste et mélancolique. Il se trouve alors de vastes plaines incultes, des steppes sans herbe ni chevaux, mais bordés à l'horizon par les hauteurs de la Corrèze[5]. »

L'essor économique

Le XXe siècle

Révoltes populaires en Limousin

Le Limousin est une région marquée par des mouvements de révolte populaire qui lui donnent une coloration politique « à gauche » encore visible aujourd'hui en filigrane.

Politique et administration

Article détaillé : Politique du Limousin.

La région du Limousin est divisée en 3 départements : la Creuse, la Corrèze et la Haute-Vienne.

Département # Population Préfecture Superficie Président du Conseil général Tendance politique
Corrèze 19 237 000 Tulle 5 850 km2 François Hollande PS
Creuse 23 123 000 Guéret 5 560 km2 Jean-Jacques Lozach PS
Haute-Vienne 87 356 000 Limoges 5 520 km2 Marie-Françoise Pérol-Dumont PS
Limousin-Position.png

La région est divisée en 8 arrondissements, 106 cantons et 747 communes.

Arrondissements du Limousin

Corrèze

Creuse

Haute-Vienne

Justice

Actuellement, le Limousin compte 4 TGI (Limoges, Tulle, Guéret, Brive), auxquels s'ajoutent 6 tribunaux d'instance simples (Bellac, Rochechouart, Saint-Yrieix, Bourganeuf, Aubusson, Ussel). La région compte 3 tribunaux de commerce, à Limoges, Tulle et Brive.

La réforme de la carte judiciaire de Rachida Dati prévoit la suppression du TGI et du tribunal de commerce de Tulle, ainsi que des TI de Bellac, Rochechouart, Saint-Yrieix, Bourganeuf, Aubusson et Ussel.

Le conseil régional

Article détaillé : Conseil régional du Limousin.
Conseil Régional du Limousin
L'hôtel de région, à Limoges. Trois drapeaux y flottent : européen, français et occitan
CRJ Limousin.png

Le conseil régional est installé depuis 1988 dans un bâtiment située boulevard de la Corderie, conçu par l'architecte Christian Langlois.

Ci-dessous suit la composition du conseil régional suite aux élections régionales de 2010 :

Le président est Jean-Paul Denanot (PS).

Le conseil a mis en place en 2005 un conseil régional des jeunes du Limousin, dont les membres âgés de 15 à 20 ans sont élus par les jeunes de la région.

Circonscriptions législatives

Le Limousin compte au total 9 députés : 4 en Haute-Vienne, 3 en Corrèze et 2 en Creuse.

Terre de gauche, la « vague bleue » de 2002 avait entraîné l'élection de 4 députés de droite (UMP) contre seulement 2 en 1997. Le « ressac rose » de 2007 permet à 2 de ces circonscriptions (les mêmes qu'en 1997), de repasser à gauche. Ainsi, le Limousin est représenté à l'Assemblée nationale par 7 députés socialistes et 2 députés UMP.

Haute-Vienne

Corrèze

Creuse

Élection présidentielle et législatives de 2007

Vote 2nd tour présidentielle 2007 Limousin.png
Évolution de la couleur politique des députés du Limousin entre 1988 et 2007
Candidat Parti Premier Tour Second Tour
Ségolène Royal PS 30,07 %
Nicolas Sarkozy UMP 26,85 %
François Bayrou UDF 17,47 %
Jean-Marie Le Pen FN 8,27 %
Olivier Besancenot LCR 5,15 %
Marie-George Buffet PCF 3,31 %
Philippe de Villiers MPF 2,36 %
Frédéric Nihous CPNT 1,83 %
José Bové 1,47 %
Arlette Laguiller LO 1,42 %
Dominique Voynet Les Verts 1,29 %
Gérard Schivardi 0,49 %
Nicolas Sarkozy UMP 45,85 %
Ségolène Royal PS 54,15 %
Députés
Circonscription Département
Corrèze Creuse Haute-Vienne
Première François Hollande Michel Vergnier Monique Boulestin
Deuxième Philippe Nauche Jean Auclair Daniel Boisserie
Troisième Jean-Pierre Dupont Marie-Françoise Pérol-Dumont
Quatrième Alain Rodet

Élections municipales de 2008

Couleur politique des principales villes de la région, après les élections municipales françaises de 2001 et de 2008
Parti Ville Maire élu en 2001 Parti Maire élu en 2008
PS Limoges Alain Rodet PS Alain Rodet
RPR Brive-la-Gaillarde Bernard Murat PS Philippe Nauche
PS Tulle François Hollande PS Bernard Combes[6]
PS Guéret Michel Vergnier PS Michel Vergnier
RPR Ussel Laurent Chastagnol PS Martine Leclerc
ADS Saint-Junien Pierre Allard ADS Pierre Allard
PS Panazol Bernard Delage DVG Jean-Paul Duret
PS Isle Marcel Faucher SE Gilles Bégout
PS Saint-Yrieix-la-Perche Daniel Boisserie PS Daniel Boisserie
RPR Couzeix Jean-Marc Gabouty UMP Jean-Marc Gabouty
PS Malemort-sur-Corrèze Robert Penalva PS Jean-Jacques Pouyadoux
PS Le Palais-sur-Vienne Isabelle Briquet PS Isabelle Briquet
PS La Souterraine Yves Furet PS Yves Furet
PS Aixe-sur-Vienne Daniel Nouaille PS Daniel Nouaille
PS Ambazac Elisabeth Maciejowski PS Elisabeth Maciejowski
RPR Bellac Jacques-Michel Faure PS Jean-Michel Doumeix
PS Aubusson Michel Moine PS Michel Moine
PS Égletons Bernadette Bourzai UMP Michel Paillassou
PS Rochechouart Jean-Marie Rougier PS Jean-Marie Rougier

Élections sénatoriales de 2008

Depuis 2008, les six sénateurs du Limousin sont socialistes, ce qui n'était plus arrivé depuis 1971.

Sénateurs
Département
Corrèze Creuse Haute-Vienne
Bernadette Bourzai Jean-Jacques Lozach Jean-Pierre Demerliat
René Teulade Renée Nicoux[7] Jean-Claude Peyronnet

Autres divisions administratives

Géologie

Article détaillé : Géologie du Limousin.

Structure

La région Limousin ressemble à un triangle aux formes arrondies, une sorte de cœur pointé vers le sud, d'environ 130 kilomètres de large sur 170 kilomètres de long. Sur le plan géologique, le Limousin appartient presque en totalité au Massif central dont il constitue, à l’ouest de la faille du Sillon Houiller, la partie occidentale (accident géologique majeur de plus de 900 kilomètres de long). Le Limousin est donc une toute petite partie de la vieille chaîne hercynienne. Celle-ci englobe :

  • le Massif central, dont le Limousin est en quelque sorte le versant nord-ouest,
  • le Massif Armoricain (qui s'étale entre la Bretagne et la Normandie)
  • les massifs des Vosges (entre l'Alsace et la Lorraine) et la Forêt Noire (Allemagne),
  • le massif des Ardennes (nord de la France),
  • ainsi que ceux du Harz (Allemagne) et de l'Oural (Russie).
Paysage typique limousin : étang, forêt, végétation

La région Limousin est donc presque totalement constituée de terrains cristallins remontant à l’ère primaire, terrains qui ont été plissés et transformés lors de la formation de cette chaîne hercynienne. Cette orogenèse s'est accompagnée de la montée de granites, provoquant des circulations hydrothermales qui ont permis le dépôt des substances métalliques dans les zones de fracture ; il en résulta des minéralisations qui ont donné lieu par le passé, à de petites exploitations.

À côté de ces minéralisations métalliques, il faut ajouter deux petits gisements de charbon en Creuse, à Ahun et à Bosmoreau-les-Mines.

Une première lecture rapide de la carte géologique de la région permet :

  • de découvrir qu'une faille, dite « faille d'Argentat », orientée approximativement nord-sud, le partage en deux,
  • et de constater que granites, schistes, gneiss dominent largement ce paysage géologique.

Le bassin de Brive (Corrèze) échappe à ce constat étant de structure sédimentaire. Il existe également dans le nord de la région, en Creuse, d'autres bassins sédimentaires plus petits dont celui de Gouzon.

La Faille d'Argentat divise donc le Limousin en deux parties de surface analogue (d'autres failles existent dont celles de la Marche au nord de la région, d'Arrènes...).

À l'est, prédominent des roches magmatiques, granites et leucogranites. Ces roches constituent, entre autres, le plateau de Millevaches (orientation nord-sud ; environ 100 kilomètres de long) et le massif granitique de Guéret (Creuse)... Toutefois, elles apparaissent également à l'ouest de la faille au sein de massifs plus modestes tels que celui d'Ambazac (Haute-Vienne), de Blond, d'Aureil (Haute-Vienne).

À l'ouest, les roches métamorphiques sont majoritaires. Comme rien n'est simple, de telles roches apparaissent également à l'est de la faille autour d'Egletons (Corrèze) et de Ussel (Corrèze), de La Courtine (Creuse) et de Felletin (Creuse).

Exploitations minières

Cependant, les exploitations les plus importantes ont été celles de l'or, du kaolin et de l'uranium.

Dès l'époque gauloise, le métal jaune était recherché dans la région, puisqu'on a retrouvé la présence de 230 sites miniers dans le sud de la Haute-Vienne et le nord de la Corrèze, dont pas moins de 26 exploitations distinctes sur la seule commune de Saint-Yrieix-la-Perche. De nouveaux sites ont été exploités entre les deux guerres mondiales, notamment au Châtelet, sur la commune de Budelière (Creuse), de 1905 à 1955, et sur le site de Bourneix, près de Saint-Yrieix-la-Perche, qui a été utilisé jusqu'en 2001. La fermeture des mines a posé des problèmes de pollution, liés aux matières dangereuses utilisées dans l'industrie de l'or[8].

Nécessaire à l'industrie de la porcelaine, le kaolin a été découvert en 1768, toujours près de Saint-Yrieix.

L'uranium limousin a quant à lui été exploité dès les années 1950, un gros gisement ayant été découvert dans les monts d'Ambazac. Néanmoins, d'importants litiges liés à l'exploitation des sites par la Cogema ont permis de créer d'importantes pollutions radioactives. Ainsi, en 2008, le lac de Saint-Pardoux a dû être curé, afin d'évacuer les boues contaminées. La diffusion en 2009 d'une émission sur France 3[9],[10] consacrée aux déchets radioactifs a relancé une polémique sur la qualité de l'eau de la ville de Limoges, sur l'état des anciennes mines et sur de supposées graves fautes lors du nettoyage du lac de Saint-Pardoux[11].

A Travassac, les ardoisières sont depuis quelques années ouvertes au public, et continuent à produire.

En Dordogne, mais toujours au sein du Limousin géologique, existait à Saint-Paul-la-Roche un bloc de quartz d'une trentaine de mètres de haut. Exploité par les porcelainiers au XIXe siècle puis au siècle dernier par l'industrie optique, électronique et spatiale, le gisement est aujourd'hui épuisé[12].

Transports

Le Limousin, par sa position dans le Massif central, est resté longtemps à l'écart des axes principaux de communication (Paris-Bordeaux ou Paris-Lyon).

La situation s'est très nettement améliorée sur le plan routier avec la mise en service de l'autoroute A20 reliant Paris à Toulouse et gratuite de Vierzon à Brive, l'ouverture de l'autoroute A89 transversale Bordeaux-Clermont-Ferrand et les progrès dans la réalisation de la Route Centre-Europe Atlantique.

Sur le plan ferroviaire, après l'abandon de l'aménagement de l'ancienne ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse, la réalisation de lignes à grande vitesse comme la LGV Poitiers-Limoges est lancée. Selon certains, cela pourrait constituer la première amorce d'un second projet ferroviaire d'orientation Est-Ouest Transline. On peut également signaler la mise en service en décembre 2007 d'une première liaison TGV entre Brive et Lille qui utilise la ligne classique jusqu'en banlieue parisienne en assurant notamment la desserte de Limoges, Orléans, différentes gares des régions Centre et Île-de-France ainsi que l'Aéroport Paris-Charles-de-Gaulle.

La dernière décennie s'est caractérisée par un important développement du trafic aérien avec la création de plusieurs lignes vers l'Angleterre et la Belgique au départ de l'aéroport de Limoges. Par ailleurs, le nouvel aéroport de Brive est entré en service à l'été 2010.

Le TER Limousin est le réseau de lignes TER de la région administrative Limousin.

Article détaillé : TER Limousin.

La ville de Limoges est l'une des quatre villes de France (avec Lyon, Nancy et Saint-Etienne) à utiliser partiellement comme transport en commun le trolleybus.

Articles détaillés : STCL et Transports à Limoges.

Économie

Article détaillé : Économie du Limousin.

Avec un PIB par habitant de 24 794 € en 2008, le Limousin se classe au 18e rang national, juste derrière la Basse-Normandie, et devant la Lorraine, la Corse, la Picardie et le Languedoc-Roussillon[13].

La région possède le taux de chômage le plus bas de France métropolitaine, devant la Bretagne. Au premier trimestre 2010, il était de 8,1 %[14].

Secteur primaire

Article détaillé : Agriculture limousine.
Bois près de Nedde en Haute-Vienne

Son agriculture, bien que dynamique, reste fragile : en 15 ans, 36 % des exploitations ont disparu, et les emplois agricoles régressent. La taille des exploitations a augmenté mais cela ne suffit pas à expliquer ces chiffres. On note l'arrivée d’exploitants étrangers (britanniques ou néerlandais) qui viennent redynamiser la région.

La tendance est à la spécialisation dans l’élevage bovin (86 % des exploitations) au détriment des brebis allaitantes et des systèmes mixtes de culture-élevage. En 2005, la région compte plus de bovins (1,1 million) que d'habitants. La région développe des stratégies de labellisation des produits du terroir (comme le veau du Limousin IGP et les pommes du Limousin AOP).

On ressent également la primauté de l'agriculture dans l'économie de la région par l'importance du secteur des industries agroalimentaires, premier employeur industriel de la région. Par exemple, on peut mentionner les charcuteries Madrange à Limoges ou les aliments pour bébés Blédina à Brive.

La récolte du bois représente une part importante de l'activité du secteur primaire. La superficie boisée régionale est de 575 000 hectares, soit 34 % de la superficie régionale.

Industrie

Le tissu de PME est très dense mais il existe très peu de grandes entreprises. Le niveau technologique est très inégal, les créations d’emplois sont limitées, le sous-encadrement reste trop important, et il n'y a que très peu d'exportations.

Les secteurs traditionnels connaissent de grandes difficultés : les secteurs du textile et du cuir ont perdu 50% de leurs effectifs en 10 ans. L'industrie de la porcelaine elle-même a des difficultés (en témoigne les déboires de Royal Limoges, la plus vieille entreprise porcelainière de la ville), certaines entreprises se tournent vers le luxe.

Mais la région connaît aussi des réussites industrielles comme la société Legrand, dont le siège social est resté à Limoges, alors que l'entreprise compte dans les premiers rangs mondiaux du petit appareillage électrique. Dans le secteur automobile, on note la présence de Renault Trucks (poids lourds) et de Valeo (équipements).

La région conserve tout de même une certaine autonomie décisionnelle : seuls ¼ des sièges sociaux sont externes à la région. Mais la mondialisation se fait sentir par l'acquisition de firmes régionales par des investisseurs étrangers (International Paper, Electrolux, Smurfit, Degussa…). Les entreprises régionales les plus dynamiques, quant à elles, s’éloignent de plus en plus de la région.

La restructuration de l’industrie de l’armement qui représentait 20 % des emplois en Corrèze affaiblit aussi le secteur secondaire de la région.

Services

Les services représentent 63 % des emplois. Les emplois dans la fonction publique et dans les services aux ménages ont permis de rattraper le retard de la région. Mais il existe un grave déficit pour les services aux entreprises. La région souffre du faible niveau de qualification, des salaires les plus bas (après la Basse-Normandie), d'une valeur ajoutée insuffisante, de capacités d’innovation restreintes, et d'un sous-encadrement (8 % de cadres seulement).

Le Limousin reste une région relativement pauvre même si elle est soutenue par les régions les plus riches dans le cadre de l'aménagement du territoire national.

L'ouverture en 1992 de la Technopole ESTER, la création du pôle de Lanaud, et celle en 2005 de deux pôles de compétitivité à Limoges (Pôle européen de la céramique et Elopsys) montrent néanmoins l'intérêt et la volonté croissante d'inscrire la région au cœur des échanges intellectuels et physiques nationaux et internationaux.

Liste des principaux employeurs de la région

Chiffres 2009 (données au 30/10/2009)[15]

Liste des 10 premiers sièges sociaux en effectifs

Nom Commune Effectif
LEGRAND Limoges 34 800
DEKRA INDUSTRIAL Limoges 3 632
CRÉDIT AGRICOLE CENTRE OUEST Limoges 922
BANQUE TARNEAUD Limoges 602
TRANSPORTS BERNIS Limoges 563
GROUPE SOTHYS Brive-la-Gaillarde 520
LE TANNEUR ET CIE Bort-les-Orgues 482
ALLARD EMBALLAGES Brive-la-Gaillarde 468
VALEO MATÉRIAUX DE FRICTION Limoges 458
DAGARD Boussac 453

Liste des 10 premiers établissements publics en effectifs

Nom Commune Effectif
CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE DE LIMOGES Limoges 7 631
GROUPE LA POSTE LIMOUSIN Limoges 5 200
MAIRIE DE LIMOGES Limoges 2 467
UNIVERSITÉ DE LIMOGES Limoges 1 924
CENTRE HOSPITALIER DE BRIVE Brive-la-Gaillarde 1 686
CONSEIL RÉGIONAL DU LIMOUSIN Limoges 1 658
CENTRE HOSPITALIER SPÉCIALISÉ ESQUIROL Limoges 1 532
CONSEIL GÉNÉRAL DE LA CORRÈZE Tulle 1 318
MAIRIE DE BRIVE Brive-la-Gaillarde 1 300
CONSEIL GÉNÉRAL DE LA HAUTE-VIENNE Limoges 1 126

Liste des 10 premiers établissements secondaires en effectifs

Nom Commune Effectif
BLEDINA Brive-la-Gaillarde 557
INTERNATIONAL PAPER Saillat-sur-Vienne 550
ISS PROPRETÉ Limoges 500
ANOVO Brive-la-Gaillarde 371
VALEO Limoges 360
SCA PACKAGING NICOLLET Rochechouart 360
DERICHEBOURG PROPRETÉ Sarran 330
CARREFOUR Boisseuil 309
TEXELIS - RENAULT TRUCKS Limoges 300
THALES COMMUNICATIONS Brive-la-Gaillarde 300

Démographie

Article détaillé : Démographie du Limousin.

Le Limousin est la 2e région la moins peuplée de France métropolitaine, après la Corse.

Les moins de 20 ans en 1999 au sein de la population :-20ans1999-canton legende.jpg

Au XXe siècle, et plus sérieusement depuis les années 1960, les campagnes limousines, et même les villes, se dépeuplent et la moyenne d'âge augmente sans arrêt.

Mais au début du XXIe siècle, et contrairement à toutes les prévisions, la région connaît une certaine repopulation. Certes, c'est un phénomène limité, mais historique : en 10 ans, le Limousin a gagné quelque 20 000 habitants.

Évolution démographique
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
978 006 977 256 960 644 852 287 839 748 807 884 798 176 779 156
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004
739 929 733 955 736 323 738 267 737 153 722 850 710 939 712 500
2006 2007 2008
730 920 737 001 740 743
Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes - ¤ Estimation INSEE
Évolution de la population régionale entre 1982 et 2007
Lotissement à Châlus

Cette tendance se confirme en 2006, ce qui a fait la une du journal régional Le Populaire du Centre, daté du mercredi 31 mai 2006 : « Nouveau baby-boom »[16]

Les causes principales de ce regain sont la venue de Britanniques et de Néerlandais attirés par des prix de maison attractifs, de retraités en quête de nature et d'étudiants ayant fini leurs études. Depuis maintenant une dizaine d'années, le phénomène touche aussi les zones rurales, surtout celles qui promeuvent un tourisme dit « vert » et/ou situées le long des grands axes de circulation (par exemple l'A 20 en Limousin et l'A 75). Notons par ailleurs que 38 % de la population régionale est rurale, taux nettement supérieur à la moyenne nationale (22 %)[17].

Les habitants n'hésitent plus à s'installer dans des zones situées de 15 à 30 km des centre-villes, alors que qu'ils se limitaient à 10 km au début des années 1990.

Les résultats 2006 du recensement publiés en 2009 permettent encore de vérifier ce phénomène, qui a vu la région gagner 20 000 habitants par rapport à 1999. De nombreuses communes voient leur population augmenter, les zones rurales se repeuplent. La Corrèze a réussi à enrayer sa déprise démographique, et si de nombreux espaces restent touchés de manière critique par un exode et un vieillissement continu, la Creuse parvient à limiter la baisse de population.

Limoges
Brive
Guéret
Saint-Junien

Les quatre principales villes sont Limoges, Brive-la-Gaillarde, Guéret et Tulle qui concentrent à elles quatre le tiers de la population de la région.

Liste des villes peuplées de plus de 2 000 habitants (chiffres de 2008).

1 Communes de l'unité urbaine de Limoges.
2 Communes de l'unité urbaine de Brive-la-Gaillarde.

La région possède 6 aires urbaines (chiffres 1999) :

Le canton le plus peuplé du Limousin est le canton de Limoges-Panazol, qui rassemble 21 781 habitants (chiffres 2006). Le canton le moins peuplé est le celui de Gentioux-Pigerolles, qui rassemble 1 424 habitants (chiffres 2006).

Lien externe :

Tourisme

Parc naturel régional du Périgord-Limousin.svg

La région Limousin n'est pas connue comme étant une région vivant essentiellement du tourisme. Situé plutôt en retrait des grands axes de communication, ou simplement traversées par les voies utilisées par les vacanciers pour se rendre à la montagne (Paris-Toulouse ou Atlantique-Massif central) et à la mer (Est-Ouest), le Limousin n'a jamais connu l'arrivée de grandes vagues de touristes.

Cette particularité est vraisemblablement due à l'isolement géographique, à la méconnaissance occasionnée par un siècle de difficultés démographiques et économiques , qui a elle-même engendré une connotation péjorative du lieu, et aussi au fait que contrairement aux régions voisines, il n'y ait pas de « grands sites » fédérateurs de masses de visiteurs, des vestiges gallo-romains (contrairement au Languedoc-Roussillon ou à Provence-Alpes-Côte d'Azur par exemple), des curiosités géologiques majeures (contrairement à Midi-Pyrénées par exemple), ou des manifestations médiatisées nationalement (contrairement à l'Auvergne et à Poitou-Charentes). Ainsi le Limousin a continué de vivre de clichés (porcelaine, absence d'urbanisme, ...), et a pâti de sa situation particulière entre régions très touristiques, dont les espaces les plus dynamiques sont souvent très proches des frontières régionales (par exemple, la « Vallée de l'Homme » et la grotte de Lascaux ne sont qu'à une vingtaine de kilomètres de la Corrèze, et les volcans d'Auvergne à une quarantaine de kilomètres de la Creuse).

Ces critères sont cependant depuis une quinzaine d'années mis à mal par la construction d'axes de transports (en particulier l'A20 et l'A89, et prochainement la LGV Poitiers-Limoges. L'arrivée de britanniques a permis de moderniser et de relancer la croissance de l'aéroport de Limoges-Bellegarde et de lancer la construction de l'aéroport de Brive - Souillac. Le Limousin se construit une image plus juste et plus moderne, tout en conservant et mettant en valeur ses caractéristiques.

La démographie s'en est trouvée relancée, depuis l'an 2000, avec un gain d'habitant constant, chaque année.

Le tourisme se développe, concentré autour de deux intérêts majeurs :

  • le tourisme vert, basé sur les sports de plein-air, les randonnées, la découverte des espaces naturels. Ce secteur d'activité touristique a pris naissance autour de la promotion des gîtes ruraux et des espaces de baignade, et est particulièrement actif sur le plateau de Millevaches, le sud de la Haute-Vienne et le bassin de Brive.
  • le tourisme culturel et patrimonial, basé sur les sites historiques, les sites de mémoire, le patrimoine industriel et artisanal (porcelaine, émail, tapisserie, ardoise, tuileries, ganterie, ...), concentré dans divers sites particuliers et dans les villes.

L'activité touristique a également profité de la création assez récente de deux parcs naturels régionaux : le parc naturel régional Périgord Limousin, créé en 1998, à cheval sur les départements de Dordogne et de Haute-Vienne, et le parc naturel régional de Millevaches en Limousin, créé en 2004, dont le territoire est situé sur les 3 départements de la région.

En 2005, il y a eu 18,2 millions de nuitées sur la région, et la consommation touristique s'est élevée à 924 millions d'euros[18].

Classement des 20 sites payants ayant le plus attiré de visiteurs en 2007[19].
1 - Site d'Oradour-sur-Glane (306 427)[20]
2 - Parc du Reynou (83 600)
3 - Musée du Président Jacques Chirac (50 015)
4 - Haras de Pompadour (49 648)
5 - Musée de l'Évêché de Limoges (43 360)
6 - Aquarium du Limousin (40 996)
7 - Parc animalier des monts de Guéret (37 986)
8 - Parc Bellevue (36 318)
9 - Château de Sédières (31 104)
10 - Musée du Cloître de Tulle (29 097)
11 - Château de Val (25 572)
12 - Musée départemental de la Tapisserie d'Aubusson (25 447)
13 - Cascades de Gimel (22 503)
14 - Tours de Merle (20 054)
15 - Labyrinthe géant des monts de Guéret Site (19 784)
16 - Bateau-mouche de Vassivière (19 711)
17 - Château de Turenne (19 531)
18 - Vedettes panoramiques du lac de Val (19 275)
19 - Musée national de la porcelaine Adrien Dubouché (19 028)
20 - Petit train touristique de Limoges (17 119)
Patrimoine de l'humanité dans le Limousin :

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Culture

Article connexe : Culture du Limousin.

Littérature

En 2008, Laurent Bourdelas a publié le 1er ouvrage de référence consacré à la littérature du Limousin, de l'Antiquité à nos jours : Du Pays et de l'exil - Un Abécédaire de la littérature du Limousin, postface de Pierre Bergounioux, Les Ardents Éditeurs. On y retrouve la plupart des écrivains, poètes, dramaturges originaires de la région ou s'y étant installés. Ce livre, salué par Georges-Emmanuel Clancier, est rédigé dans un style alerte et fourmille de renseignements, souvent inédits ou ignorés.

Cinéma

Les paysages et l'histoire de la région ont attiré divers tournages cinéma en Limousin. Ainsi, en 2007, 21 films ont été tournés[17]. Parmi les plus célèbres, Tous les matins du monde (1991), d'Alain Corneau, Ceux qui m'aiment prendront le train (1998), de Patrice Chéreau ou Lady Chatterley (2006), de Pascale Ferran.

Traditions

Articles connexes : Ostensions limousines et Mal des ardents.

Si le Limousin n'est pas connu comme étant une des régions les plus religieuses de France, la tradition de pèlerinage et de culte des saints est encore extrêmement présente à l'état traditionnel. En témoignent les ostensions limousines, fêtes traditionnelles religieuses ayant lieu tous les 7 ans dans quinze communes de Haute-Vienne et de Charente, lors desquelles ont organise des processions avec les reliques des saints.

Cette fête remonte à l’an 994, alors que le Limousin, comme une grande partie de l’Aquitaine, se trouvait aux prises avec une terrible épidémie : le mal des ardents.

La littérature orale limousine, contes et légendes, a été bien étudiée, notamment par Coissac dans Mon Limousin, par la revue Lemouzi et, tout récemment, par le folkloriste Roger Maudhuy dans Le Limousin des légendes.

Langue

Articles détaillés : Limousin (dialecte) et Croissant (Occitanie).
Les dialectes de l'occitan
Exemples de signalisation bilingue en Limousin

La langue autochtone est l'occitan (ou langue d'oc) sous quatre formes dialectales : le limousin, dialecte largement dominant de la région (Haute-Vienne, deux tiers ouest de la Creuse et Corrèze dans sa quasi totalité), le languedocien (partie quercynoise de la Corrèze), l'auvergnat (tiers est de la Creuse et petite partie est de la Corrèze) et le marchois (dialecte intermédiaire entre occitan et langues d'oïl, extrême nord de la région). En occitan, le nom de la région est Lemosin ([lemuˈzi]).

L'occitan devient dès le XIe siècle la langue des troubadours (trobadors en occitan, de trobar = trouver -le thème, la rime, la mélodie…-) les plus célèbres, comme Guillaume IX, duc d'Aquitaine (Guilhem Nòu), Bertrand de Born, Bernard de Ventadour (Bernat de Ventador) ou encore Gui d'Ussel. À certaines époques du Moyen Âge, le terme langue limousine a pu désigner l'ensemble des dialectes occitans ainsi que la langue catalane.

Jusqu'au XVIe siècle, l'occitan limousin était langue officielle.

Il est resté la langue orale dominante jusqu'au début du XXe siècle, époque à partir de laquelle le français a pris le dessus, notamment par l'interdiction formelle de parler l'occitan à l'école.

La langue est donc dès les années 1930 peu à peu reléguée aux zones les plus rurales, où elle est encore parlée quotidiennement aujourd'hui (surtout dans le cercle familial), majoritairement par les natifs limousins nés avant 1940. Un mouvement culturel promeut le limousin dans la vie quotidienne (enseignement, utilisation publique) ainsi qu'à travers la littérature. Au XXe siècle, le Limousin a offert de grands noms à la littérature occitane, comme Paul-Louis Grenier et Marcelle Delpastre. La création musicale contemporaine en occitan existe, bien qu'en recul.

On trouve également une signification occitane dans de nombreux patronymes et dans la majorité des toponymes limousins. Ainsi de plus en plus de communes limousines optent pour une signalisation bilingue, afin que la spécificité culturelle de la région ne soit pas oubliée.

La langue a surtout laissé sa trace dans les tournures de phrases (limousinismes) des Limousins, ainsi que dans leur accent.

L'accent du Limousin est un accent occitan (ou « accent du sud » comme disent les gens du nord) naturellement moins marqué qu'à Toulouse ou Pau. Mais il suit la plupart des marques de ces accents. Il rend la langue française plus chantante. Il consiste entre autres à allonger certaines syllabes, à prononcer les è comme des é, les o comme des au et à prononcer les lettres finales muettes en français du nord. Il est bien sûr plus marqué chez les personnes ayant parlé, parlant ou étant en contact avec la langue occitane limousine, ainsi donc plutôt en milieu rural.

Musique

Chabretaire
Chabretaire

La pratique de la musique traditionnelle reste très vivace. En témoigne par exemple la création en 1971 d'une des premières associations de formation mutualiste en musique et danses traditionnelles, l'Association des ménétriers du Massif central, toujours active, puis du 1er département de musique et danse traditionnelles au sein d'un CRR en France, en 1987, à Limoges, et l'existence de très nombreux groupes traditionnels et folkloriques qui animent chaque semaine les bals et fêtes de la région.

Les autres musiques ne sont pas en reste. Les manifestations sont souvent remarquées, tant du point de vue des programmations et des festivals (Festival des Francophonies en Limousin, le Festival 1001 Notes...), que des structures culturelles (Opéra-théâtre de Limoges, centres culturels municipaux, ferme de Villefavard, le château de la Borie qui est le siège de l'ensemble baroque de Limoges, Zénith de Limoges, pôle de la Mégisserie de Saint-Junien, centre Fabrègue de Saint-Yrieix-la-Perche...)

Les musiques actuelles sont de plus en plus représentées, par la mise en place de sites spécialisés (bars, salles, festivals comme les Veyracomusies ou Catalacum) et d'associations organisatrices, telles la Fédération Hiero de Limoges.

Article connexe : Musique limousine.

Gastronomie

Article détaillé : Cuisine limousine.

[réf. nécessaire] Le Limousin, dès l'aube des Temps modernes, a été victime d'une « image noire », conçue et colportée, le plus souvent, par les élites parisiennes. Rabelais, par exemple, aussi bien que Molière, La Fontaine, Balzac, et quelques autres, ont largement conspué ses paysages, ses coutumes et ses habitants.

Or sa gastronomie, bien entendu, n'a pas échappé à la caricature. Au point que des sobriquets tels que « mâcheraves » ou « mangeurs de châtaignes » semblent résumer à eux seuls l'imagination culinaire des marmitons du cru.

Les autochtones se sont montrés, peu à peu, honteux de sentir l'ail, l'huile de noix, la chèvre et le saindoux. Aussi semblent-ils s'être résignés à ne produire qu'une nourriture de paysans, dont les préparations, peu nombreuses et condamnées aux moyens du bord, étaient, à leurs propres yeux, tout le contraire du bon goût, du cultivé, du distingué, et n'auraient su, par conséquent, rivaliser avec celles de l'Auvergne ou du Périgord.

C'est oublier, toutefois, que l'image dépréciative dont les originaires furent accablés, a été profondément intériorisée, contribuant ainsi à forger une identité régionale, et, en fin de compte, à modeler des attitudes gastronomiques.

À l’inverse, beaucoup, aujourd'hui, s’y pressent, au nom d'une nostalgie du « bon vieux temps », pour goûter enfin ces aliments naturels et exquis, produits par la ferme voisine (nous retrouvons là ce que Olivier Assouly, par exemple, nomme « les nourritures nostalgiques »). Dans des décors et des prix qui auraient pour le moins affolé nos gens d'autrefois, ces gastronomes se pâment ainsi devant des mets que leurs homologues du XIXe siècle eussent jugé grossiers : soupe au lard, milliassous et tourtous... Mais chercher, de la sorte, le retour vers un paradis qu'on n'a pas connu, n'est-ce pas camper à son tour la Reine Marie-Antoinette, « fermière » du Trianon ? N'est-ce pas folkloriser à outrance, au point d'en oublier, peut-être, que l'ordinaire de la plupart des gens du siècle dernier n'était encore que la lutte pour acquérir un pain chichement attribué, parfois assaisonné de plus ou moins de confiture ?

Car nos ancêtres avaient, généralement, pour reprendre l'expression de Chamfort, « plus d'appétits que de dîners ». Ils apprenaient dès la petite enfance à économiser, ne jetaient rien. Une mentalité parcimonieuse, empreinte du désir d'épargner les plus petites choses et de ne rien perdre, une certaine rage de conserver, se retrouvaient dans les gestes, les histoires et les proverbes. Il fallait faire économie de ce pain qu'on ne gaspillait pas, de ces tartes qu'on mangeait même moisies, de ce saindoux, trop peu abondant dans les pommes de terre, si sèches qu'elles étouffaient l'honnête homme. Économie de la soupe, que l'on devait manger puisque le père l'avait trouvée bonne. Économie de la viande, lorsqu'on l'achetait chez le boucher... (lire, sur ce point : Alain Corbin, « La sous-alimentation relative des populations limousines », in Archaïsme et modernité en Limousin au XIXe siècle, Paris, Marcelle Rivière & Cie, 1975, tome I, p. 53–74.)

La vérité, si elle est moins simple, moins caricaturale, n'en est que plus touchante. Elle se trouve, par exemple, dans ces familles de manœuvres agricoles, qui mangeaient le soir la soupe de midi réchauffée, alternaient avec le pain, le fromage ou la pomme de terre, mais chez qui l'on ne trouvait jamais les quatre choses ensemble... Dans ce bambin, qui faisait la grimace devant son assiettée de soupe au lard, dont la recette ne changeait guère... Dans ces hommes, qui se délectaient, chaque jour, de pommes de terre et de châtaignes, et comme disait Saint-Just, « ne se plaignaient pas »... Ou bien encore dans ce vieil ouvrier agricole qui évoquait avec émotion son temps de service militaire, lorsqu'aide-cuisinier au mess des sous-officiers, il avait de la viande tant qu'il en voulait...

Dès lors, pour mieux comprendre ce qu'est la véritable spécificité de la gastronomie limousine, il faut tenter de comprendre comment, à partir de certaines données géographiques (pauvreté des sols, hivers rigoureux...), sociales (ruralité, émigration, misère...) et culturelles (illettrisme, survivance des superstitions...), les populations, revendiquant une sorte de dénuement à panache, ont su donner le jour à de nombreuses spécialités, originales et variées. A travers différents éclairages - ethnologie, histoire, sociologie, philosophie parfois - il se propose d'évoquer, sans parti pris, ce « peuple maigre », qui passait le plus clair de son temps à se nourrir, et convie à fréquenter, en leur quotidienneté, ces cohortes d'âmes humbles, mais combien attachantes, pétries de dignité, à pénétrer leur village ou les quartiers de leur ville, pour y glaner quelques odeurs : celles du pain, de la bréjeaude, des boudins et des pommes de terre fricassées...

Ainsi comprend-on mieux pourquoi ce terroir a des vertus incomparables, et les raisons qui, désormais, guideront vos pas dans ses salles de restaurant, sur ses marchés, à travers ses paysages, ne devront rien à cette image, bucolique en diable, mais fausse, d'un équilibre harmonieux que l'homme du Limousin aurait, au cours des siècles, établi avec la nature et avec ses semblables...

Art

La programmation culturelle de la ville de Limoges est souvent remarquée, ne serait-ce que par le nombre et la qualité des installations : ensemble de centres culturels municipaux, opéra-théâtre municipal, Zénith, ...

Plusieurs centres d'accueil ont été installés ces dernières décennies : ferme de Villefavard, théâtre des 7 collines à Tulle, pôle de la Mégisserie de Saint-Junien, château de Sédières, château de la Borie, ...

Particularité de la région : l'existence de plusieurs centres d'art contemporain : le Centre international d'art et du paysage de Vassivière, le Centre d'art contemporain de Meymac, le musée départemental d'art contemporain de Rochechouart, le Fonds régional d'art contemporain de Limoges, l'Espace Paul Rebeyrolle d'Eymoutiers.

Loisirs

Sport

À l'exception du club de rugby à XV de Brive, le CA Brive, le Limousin, malgré de nombreux licenciés dans divers sports, est marqué par l'absence de grands clubs sportifs de haut niveau, notamment depuis les déboires du myhtique Limoges CSP. Le club de basket, champion d'Europe en 1993, est reparti en 2004 sous le nom de Limoges CSP Élite, évoluant en Pro A et ayant comme ferme intention de retrouver l'Europe.

Cyclisme

Le Limousin est le théâtre chaque année d'une course cycliste professionnelle par étapes, le Tour du Limousin. La 43e édition s'est déroulée du 17 au 20 août et a désigné vainqueur le suédois Gustav Larsson.

Le Tour de France a fait étape à de nombreuses reprises, en Limousin.

Manifestations

Liste non exhaustive des festivals du Limousin :

Plusieurs vide-greniers ou brocantes ont lieu dans l'année en Limousin. Les plus fréquentés et ceux où se rendent le plus d'exposants sont ceux des Puces de la Cité à Limoges (180 exposants), Larche (220 exp.), Allassac (270 exp.), Argentat (300 exp.) en Corrèze, Panazol (230 exp.), Ambazac (300 exp.), Le Palais-sur-Vienne (220 exp.), Royères (160 exp.) (Haute-Vienne), La Courtine, Ahun, Evaux-les-Bains, Cheniers (200 exp.), Marsac en Creuse (160 exp.).

Bibliographie

  • Yannick Beaubatie, Comment peut-on être limousin ?, Périgueux, Editions Fanlac, 1999.
  • Laurent Bourdelas, Plaidoyer pour un limogeage - Un territoire de l'intime, Limoges, Éditions Souny, 2001.
  • Laurent Bourdelas, Du pays et de l'Exil - Un Abécédaire de la littérature du Limousin, Limoges, Les Ardents Editeurs, 2008.

Jumelage

Notes et références

  1. Les châtaigniers en Limousin
  2. Le loup en Limousin, J.-M. Teulière, Ed. Lucien Souny, 2002
  3. Liste des vicomtes de Limoges
  4. Histoire du Limousin
  5. Édition Furne, 1845, vol. XIII, p. 571
  6. François Hollande a conduit la campagne pour les élections municipales de 2008, mais a abandonné son mandat de conseiller municipal pour s'occuper de la présidence du Conseil général de la Corrèze.
  7. Renée Nicoux, élue suppléante en 2008, remplace André Lejeune décédé le 9 septembre 2009
  8. Le Limousin, Pierre Mazataud, Ouest-France, 1998
  9. Pièces à conviction, France 3
  10. L'eau de Limoges polluée ? - Vidéo sur Dailymotion
  11. Le Massif central, Odile Faure, Ouest-France, 2005
  12. Ecole nationale supérieure de Lyon - Eduscol - Planet-Terre
  13. Produit intérieur brut des régions (PIB) à prix courants - INSEE
  14. Taux de chômage localisés trimestriels par région (en moyenne trimestrielle - données CVS) - INSEE
  15. http://www.centrefrancepub.com/V2-5/?NumCatalogue=66
  16. Voici ce qui est paru dans le numéro 125 du Populaire du Centre (31 mai 2006) : "Les tout derniers chiffres de l'INSEE le confirment : en 2005, le Limousin a bien poursuivi sa croissance démographique. Hausse des naissances et solde migratoire positif laissent donc penser que le phénomène, amorcé il y a 6 ans, n'est peut-être pas seulement conjoncturel. L'an dernier, 7000 bébés sont nés de femmes domiciliées en Limousin et les nouvelles installations, une fois encore, ont été plus nombreuses que les départs (+ 4000 personnes). La saturation des grandes régions urbaines (Île-de-France, Nord-Pas-de-Calais...), le regain d'intérêt pour les régions vertes et la recherche d'une meilleure qualité de vie ont donc à nouveau plaidé en faveur du Limousin, même si ce n'est pas la seule région française qui attire plus de nouveaux habitants qu'elle n'en laisse partir. Quelques bémols cependant : la population limousine demeure la plus âgée de l'Hexagone.
  17. a et b Limousin.doc2010 - Portrait chiffré de la région Limousin, Conseil régional du Limousin
  18. INSEE - Direction du tourisme, 2005
  19. Bilans touristiques 2007 des CDT du Limousin
  20. Le village martyr attire 183 856 visiteurs, tandis que le centre de la mémoire 122 571 personnes.

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