Vitre (Ille-et-Vilaine)

Vitre (Ille-et-Vilaine)

Vitré (Ille-et-Vilaine)

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Vitré

Le château des Barons de Vitré et des demeures du XVe siècle, vus depuis la Place Saint-Yves.
Le château des Barons de Vitré et des demeures du XVe siècle, vus depuis la Place Saint-Yves.

Armoiries
Détail
logo
Détail
Administration
Pays France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Canton Chef-lieu de 2 cantons

(Vitré-Est, Vitré-Ouest)

Code Insee abr. 35360
Code postal 35500
Maire
Mandat en cours
Pierre Méhaignerie
2008-2014
Intercommunalité Vitré-Communauté
Site internet Site de la ville de Vitré
Démographie
Population 16 156 hab. (2006)
Densité 434 hab./km²
Aire urbaine 26 697 hab.
Gentilé Vitréens ou Vitréais
Géographie
Coordonnées 48° 07′ 12″ Nord
       1° 12′ 36″ Ouest
/ 48.120000, -1.210000
Altitudes mini. 67 m — maxi. 127 m
Superficie 37,19 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Vitré (en gallo Vitrae [vitʁœ](*) et Gwitreg en breton) est une commune française, située dans le département d'Ille-et-Vilaine et la région Bretagne. Ses habitants sont les Vitréens ou Vitréais.

La ville est une ancienne sous-préfecture (jusqu'en 1926) et chef-lieu de canton de plus de 17 000 habitants. Elle se trouve dans la région des Marches en Haute-Bretagne, face au Maine et à l'Anjou. Elle a obtenu le label ville d'art et d'histoire du fait de son riche patrimoine et fait partie des Plus beaux détours de France. Elle a été promue « Ville fleurie » et a obtenu trois fleurs au palmarès 2008 du concours des villes et villages fleuris.

En 2008, la cité a fêté son 1er millénaire d'histoire avec de nombreuses festivités.

Sommaire

Géographie

Le Château-fort de Vitré surplombe les faubourgs du haut de son éperon rocheux

Situation

La ville est située sur les pentes encaissées du fleuve côtier Vilaine et celles d'une dépression parallèle Est-Ouest qu'occupe un ruisseau affluent, le Vernouset, recouvert totalement depuis la réalisation de la voie ferrée Paris-Rennes. Ainsi, Vitré est coupée en trois parties : les quartiers Nord, le centre-ville historique et les quartiers Sud.

Situé à l'entrée Est de la Bretagne, le pays de Vitré est traversé par la voie express Paris-Brest (N157 - E50), qui prolonge l'autoroute A11. Comme dans l'ensemble du département d'Ille-et-Vilaine, les communes du pays de Vitré sont accessibles grâce aux routes dites « quatre voies » gratuites.

Vitré est la ville-centre d'un territoire de 98 849 habitants, territoire qui s'étend sur sept cantons (Vitré-Est, Vitré-Ouest, Argentré-du-Plessis, Châteaubourg, la Guerche-de-Bretagne, Janzé et Retiers).

Clou doré

Vitré était une halte sur le chemin secondaire du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle nommé « Voie des Plantagenêts » du fameux « Via Turonensis ». Il rejoignait le Mont-Saint-Michel à Saint-Jean d'Angely en passant par Vitré et Angers[1]. Vingt-huit clous dorés ornent les trottoirs vitréens et sont identiques à ceux des villes espagnoles.

L'altitude moyenne de Vitré est d'environ 89 m (place de la gare). Le point culminant, 127 mètres, se situe dans la zone d'activités « Les Ménardières », rue Pierre et Marie Curie.

Le point le plus bas, 67 mètres, se trouve près de l'entreprise S.V.A. (Société Vitréenne d'Abattage), sous le viaduc de la rocade.

Vitré est un pôle urbain puisque la ville concentre 12 000 emplois. L'aire urbaine de Vitré, constituée de 12 communes périphériques, compte 26 697 habitants en 2006, dont 61% situés dans la ville centre.

Communes limitrophes

Rose des vents (Combourg, Saint-Malo par D794)
MONTREUIL-SOUS-PÉROUSE
(Fougères, Mont-Saint-Michel par D178))
BALAZÉ
(Ernée, Alençon, Paris par D777)
SAINT-M'HERVÉ
Rose des vents
POCÉ-LES-BOIS
(Rennes, Brest par D857)
N ERBRÉE
(Laval, Paris par D857)
O    VITRÉ    E
S
TORCÉ
Échangeur Montigné - N157-E50
(Janzé, Redon, Vannes par D777)
ÉTRELLES
Échangeur le Piquet - N157-E50
(Châteaubriant, Nantes par D178)
ARGENTRÉ-DU-PLESSIS
D88
(vers Craon, Segré, Angers)
Enclave:

Climat

Le château de Vitré sous la neige

Vitré bénéficie d'un climat océanique légèrement dégradé. La ville se trouve dans la zone climatique bretonne « Sud-Est », qui englobe la partie située au sud et à l'est de la Vilaine. Les hivers sont humides et en moyenne doux. Les étés sont relativement secs, modérément chauds et ensoleillés. La ville bénéficie d'environ 1 850 heures d'ensoleillement chaque année (près de 2 000 heures en 2003). Elle est située dans une région au reliefs relativement élevés bien exposée aux vents de Sud-Ouest, par suite plus humide avec des hauteurs annuelles de précipitations comprises entre 800 et 1000 mm (≈ 900 mm en 2001 et 2002, entre 600 et 800 mm entre 2003 et 2006)[2]. Au niveau des températures, elle est peu différenciée du bassin de Rennes dans les vallées, de l'ordre de 12.5°C[3]. Elle le devient plutôt sur les hauteurs avec une moyenne annuelle de températures s'abaissant jusqu'à 10°C et une certaine rigueur en hiver avec une forte exposition aux vents[4]. En moyenne, il y a 130 jours de pluie par an, 70 jours de brouillard, 15 jours d'orage, 9 jours de neige et 6 jours de grêle.

Une certaine continentalité fait que l'amplitude des températures est plus importante que sur l'ouest de la Bretagne, avec des extrêmes plus marqués (- 15°C le 19/01/1985 et + 39,5°C le 5/08/2003). Les orages estivaux peuvent être très violents comme celui du 16 juillet 2003 où 76 mm d'eau par mètre carré ont été relevés, ce qui a provoqué des inondations et des dégâts notables dus aux grêlons et aux rafales de vents[5]. Pour la plupart, ces orages proviennent du sud de la Bretagne et en particulier de la Loire-Atlantique et prennent la direction de Vitré. Par le passé, des tempêtes notoires ont dévasté une partie de la ville avec la tempête Lothar le 26/12/1999 ou encore lors de la tempête du 15/10/1987[6] où une vache s'était même envolée.

Relevés Rennes 1961-1990 [7]
Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures minimales moyennes (°C) 2,1 2,4 3,5 5,3 8,2 11,1 13,0 12,8 11,1 8,3 4,8 3,0 7,1
Températures moyennes (°C) 5,1 5,7 7,6 9,8 13,0 16,2 18,3 18,0 16,1 12,5 8,2 5,9 11,4
Températures maximales moyennes (°C) 8,0 9,1 11,8 14,3 17,8 21,2 23,7 23,2 21,1 16,7 11,5 8,7 15,6

Démographie

La présence humaine sur le site de Vitré s'est faite très tôt. En effet, les premiers habitants se sont installés dès le néolithique. Puis, quelques fermes gauloises ont ponctué la campagne. Durant le Moyen-Âge, plusieurs villages se sont formés sur les collines et regroupaient quelques centaines d'habitants. La ville s'est agrandie peu à peu lors de la construction de monuments militaires pour protéger la Bretagne. À la fin du XIVe siècle, la ville aurait eu entre 4 000 et 5 000 habitants, quand Rennes et Nantes en avaient autour de 13 à 14 000. Durant la Renaissance, sa population est estimée par Arthur de La Borderie à 7 800 habitants en 1560 soit autant que les villes de Vannes et Quimper. À l’époque de la naissance de Madame de Sévigné vers 1620, la ville aurait compté 7 500 habitants. En 1762, trois fois moins étendue que la ville actuelle, Vitré comptait quasiment autant d'habitants qu'aujourd'hui. Selon le subdélégué, la cité comptait environ 14 000 habitants concentrés dans la ville intra-muros et les faubourgs, pour la plupart des artisans de la toile et du tricot.

VITRÉ XIVe XVIe 1620 1762 1789 1800 1836 1856 1881 1901 1911 1921 1936 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
Population 4 500* 7 800* 7 500* 14 000* 10 850 8 809 8 901 8 854 10 314 10 775 10 613 8 154 8 506 9 611 10 380 11 343 12 322 13 046 14 488 15 313 16 156
* Estimations[8]
Sources : INSEE et « Vitré » de ROBERT-GUÉDON D., LE GOFF D. et BORDILLON H. des Éditions Ouest-France
Population de Vitré entre le XIIIe et le XXIe siècle

En 1789, à la veille de la Révolution, la population atteignait 10 850 habitants quand Rennes en avait 35 000 soit un rapport de 1 à 3. La période post-révolutionnaire entraine une baisse démographique sensible, et sous le Second Empire, en 1861, on dénombre 8 904 vitréens. Jusqu'à la Grande guerre, une progression modérée mais constante porte le chiffre à 10 613 en 1911 avec l'arrivée de la caserne militaire du 70e Régiment d'Infanterie dans le quartier de la Trémoïlle. Les militaires et leur famille représentent alors jusqu'à 2 000 personnes.

Les conséquences de la guerre, le départ de la caserne militaire et la crise économique font régresser la population à 8 506 habitants (recensement de 1936). Après la Seconde guerre mondiale, l'essor économique reprend, accentué d'un exode rural, et on recense 13 491 habitants en 1982, 14 490 habitants en 1990 et 15 313 habitants en 1999. Par conséquent, elle devient la 4e ville du département après Rennes, Saint-Malo et Fougères et la 13e de Bretagne.

Pyramide des âges de Vitré en 1999[9] en pourcentage.
Hommes Classe d'âge Femmes
0,2  +95  0,5
5,5  75-94  11
11,9  60-74  14
16,9  45-59  16,8
22,4  30-44  20,9
25,3  15-29  21,1
17,9  0-14  15,7

En 2006, le recensement indique une population sans double-comptes de 16 156 habitants, soit une augmentation de 5,5% par rapport à 1999 (0,8%/an). La population totale est de 16 771 avec 615 personnes comptées à part (retraités, étudiants, résidences secondaires, etc.). Depuis des décennies, l'évolution démographique est en hausse constante et de manière plutôt soutenue, contrairement aux autres pôles urbains importants du département.

La population est plutôt jeune mais en voie de vieillissement. Vitré concentre un certain nombre d'établissements accueillant les personnes âgées, ce qui explique la population plus âgée que dans les communes périphériques où l'on trouve les communes les plus jeunes de Bretagne avec un tiers de moins de vingt ans.

À l'heure actuelle, l'objectif de la cité est de répondre à la très forte demande en logements. Pour cela, de nombreux secteurs se sont urbanisés, situés aussi bien au nord qu'au sud de la ville (quartiers Villaudin, les 4 Vents, Beauvais, Guilmarais, ZAC du Parc, etc.), et cela, grâce à une politique de réserve foncière poussée. La cité aménage son espace en se référant à la loi S.R.U. en évitant l'étalement urbain, en densifiant et en promouvant les transports gratuits, les constructions écologiques et environnementales (lotissement des Serres).

Les trois cantons de Vitré (Vitré-ouest, Vitré-est et Argentré-du-Plessis) comptent 44 623 habitants en 1999 (42 113 habitants en 1990). En 2006, la communauté d'agglomération Vitré-Communauté comptait 62 258 habitants en greffant le canton de Châteaubourg[10].

Histoire

Article détaillé : Histoire de Vitré.

Toponymie

Le nom de Vitré est attesté sous différentes formes au cours du XIe siècle. Vitriacum en 1037, Vitrei en 1050, Ecclesia Vitriacensis en 1070. D'origine gallo-romane, il viendrait de l’anthroponyme latin Victorius (porté par un Gaulois) et le suffixe de localisation -acum (du gaulois *-āko). Le sens primitif est donc « le domaine de Victorius ». Cela veut dire qu'une ferme gallo-romaine se situait sur le territoire communal[11].

Les origines

Menhir de la Pierre Blanche
Les remparts du XIIIesiècle
Rue d'Embas
Faubourg du Rachapt et Château de Vitré au fond

Le site de Vitré a été occupé dès le néolithique. À moins de 1 kilomètre de l'agglomération, sur la commune de Pocé-les-bois, se trouve le menhir de la Pierre Blanche. En juillet 2006, un sondage archéologique préventif au cours d'un chantier à l'est de la ville, a révélé la présence d'une ferme gallo-romaine bien conservée et remontant au IIIe siècle avant Jésus-Christ. Il s'agit d'un ensemble unique dans l'Ouest de la France. La ferme était composée d'un enclos d'1,5 hectare entouré d'un enclos plus vaste à bétail, entouré d'une enceinte externe. Les propriétaires devaient être une famille aristocratique gauloise[12]. Des tessons de poteries décorées datant du IIe siècle ont été retrouvés. Des fouilles entreprises en 1863, sur la place du château, ont mis au jour une centaine de tombes mérovingiennes et carolingiennes, en terre, en coffres maçonnés et en sarcophages, ainsi qu'une collégiale romane se trouvant à la place de l'Église Notre-Dame. Vitré ne tient donc pas son origine de l'époque médiévale mais bien avant. Il s'agissait d'un important centre de peuplement, occupé de manière ininterrompue depuis la préhistoire jusqu'à la construction du 1er château.

Avant qu'une véritable agglomération se créée au début du XIe siècle, le site comprenait plusieurs petits villages (Le Vieil-Bourg, Sainte-Croix, Le Rachapt et Saint-Martin)[13].

Le début du XIe siècle marqua la naissance d'une véritable agglomération de Vitré par la fusion avec les villages environnants. Vers 1060-1070, le château est le fait qui provoque une réorganisation de la population autour du pouvoir. Un petit château en bois sur une motte féodale est construit sur la colline Sainte-Croix et pouvait servir de péage sur la route de Rennes, Laval, Le Mans. Le château est construit par Robert Ier. Il devient très vite seigneur, responsable d'un pouvoir banal, responsable princier majeur. Il est proche du Duc de Bretagne.Le château est référencé en 1047 dans le cartulaire de Redon où on apprend que Robert est le gardien de Vitré et non pas le propriétaire. Il n'est pas le seigneur. La motte est incendiée à plusieurs reprises à cause de son mauvais emplacement, puis un prieuré de l'abbaye de Marmoutiers fondée par Saint-Martin, de Tours a été construit. Un autre château en pierre est construit en 1047 par Robert Ier. Le château est construit sur son emplacement actuel, sur un éperon rocheux dominant la Vilaine. Puis, au XIIIe siècle, le château est agrandi et le « Vieil Bourg » avec l’église Notre-Dame se sont développés sur le plateau Est. La ville s’est vue encerclée par des remparts et des fossés extérieurs. C’est donc à cette époque que la ville close prend sa forme actuelle. En même temps, des « bourgs privilégiés », c’est-à-dire des faubourgs nés à la demande du Baron, se sont développés autour de la ville close. Dès le XIIIe siècle, Vitré réunit tous les éléments de la ville.

Au XVe siècle, le château se transforme avec les progrès de l’artillerie comme les canonnières. Dans le même temps, la ville se développe et édifie des maisons à pans de bois et des hôtels particuliers à l’intérieur de l’enceinte de la ville. Vitré, ville prospère depuis le XVe siècle, fonda en 1472, une confrérie permettant le commerce international de textile. La ville, à son apogée, rentra dans l’aisance de la Renaissance...

Du XVe au XIXe siècles : de l’âge d’or au déclin de la cité

La chapelle Saint-Nicolas.
Chapelle des Trois-Marys dans le Rachapt
Hôtel Sévigné

Vitré était une ville avec une économie parmi les plus florissantes du Duché de Bretagne. Elle a continué son extension dans la ville close et dans ses faubourgs. Son apogée se situe au XVIe siècle lorsque les confréries des Marchands d’Outre-Mer vendirent leurs toiles de chanvre et leur canevas dans toute l’Europe.

Durant les guerres de religion à la fin du XVIe siècle, la ville protestante fût assiégée durant 5 mois par les troupes de la Ligue sous le commandement du Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur, gouverneur de Bretagne. Les réunions des États de Bretagne eurent lieu à Vitré en 1655, 1671, 1697 et 1705 lorsque Rennes était ravagé par la peste ou insurgé.

C’est au cours du XVIIe siècle que les barons désertent la cité pour préférer la Cour de Versailles, qui est à la mode. La ville perd sa notoriété et devient un peu endormie dans ses remparts au centre d’une campagne active. Elle coupa les liens avec la campagne environnante qui lui fournissait le chanvre et le lin. Cela engendra le début du déclin de Vitré aussi bien au niveau économique que urbanistique.

Cette situation s’accentua surtout au XVIIIe siècle. Cette situation dura tout le XVIIIe siècle et jusqu’à l’arrivée du chemin de fer au milieu du XIXe siècle. Par ailleurs, la fin du XVIIIe siècle sera mouvementé par la chouannerie, marquant la fin de la seigneurie de Vitré et le début d’un statut nouveau et important pour la ville : avoir le rôle de sous-préfecture.

XIXe siècle : l’arrivée de la gare et du 70e RI réveille la ville endormie

La Gare de Vitré (1855)

Sans doute pour préparer l'arrivée de la gare, la ville décida de détruire les fortifications sud moyennant de désenclaver la cité intra-muros et améliorer la visibilité. La Porte d’En Haut (1835), Gâtesel (1839) et d’En Bas furent détruites. Vitré a connu aussi son Haussmannisation avec le percement de voies dans son centre médiéval (Rue Garangeot, Bertrand d'Argentré, Borderie et Boulevard Saint-Martin).

Vitré était aussi un nœud ferroviaire puisqu’une première voie fût ouverte le 15 avril 1857 sur la ligne Paris-Brest. Puis, une seconde voie en direction de Fougères sera ouverte au public en 1867, un viaduc enjambant la vallée de la Vilaine fut construit à l'Ouest de la ville, et enfin en 1874, une troisième ligne vers La Guerche-de-Bretagne. La construction de la gare s’est effectuée en 1855 sous forme d’un petit castel néo-gothique en plein centre-ville, juste au sud de la ville close.

Cet équipement capital pour le désenclavement de la ville a permis l’arrivée, le 14 juillet 1867, d’une garnison militaire. Elle sera logée dix ans plus tard, dans une caserne. Il s’agissait du 70e régiment d’infanterie. C’est à partir de cette période que l’urbanisation se fit au sud de la voie ferrée.

Cependant, malgré ce réveil certain, la ville se développe peu et reste une petite ville de marché au sein d’une région agricole. D’ailleurs, elle perd son statut de sous-préfecture en 1926. Cette situation perdure jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Une fois la guerre finie, Vitré ne sera pas exempte de la période de prospérité économique qu’a connu la France et l’ensemble des pays capitalistes.

XXe siècle : l’essor de Vitré

Vitré en 1961
Quartier Maison Rouge

C’est surtout à partir des années 1950 que la ville s’est considérablement développée et étendue. Durant « les Trente Glorieuses », Vitré a connu un afflux de population grâce notamment au phénomène d’exode rural massif. De fait, les communes rurales périphériques ont très peu augmenté leur population. Vitré a gagné près de 3000 habitants en 20 ans, passant de 9611 habitants en 1954 à 12322 en 1975, soit une croissance de 28% ! De vastes lotissements se sont donc développés le long des axes structurants dans les quartiers ouest, est, nord et surtout sud de la ville.

Dans les zones périphériques se trouvent de grandes entreprises agro-alimentaire, textile, de chaussures ou encore de la chimie fine de plus de 100 salariés et aussi de grands hypermarchés. À l’heure actuelle, les zones industrielles et commerciales continuent de se développer essentiellement au sud et à l’est, mais aussi dans la campagne.

Dans les années 1970, l’arrivée de la route à 4 voies passant à 7 km au sud a accéléré la prospérité économique de la ville en attirant de nombreuses industries. Le taux de chômage est très faible par rapport à la moyenne régionale et encore plus au niveau national. Cet essor économique cache une grande proportion d'emplois dans l'industrie de l'ordre de 40% avec de nombreux emplois précaires. D'autant plus que le bassin économique vitréen souffre de plus en plus de la délocalisation d'entreprises à l'étranger.

À l'heure actuelle, la ville s'étend toujours sous forme de quartiers pavillonnaires et de zones d'activités en périphérie. Dans le centre-ville, il y a un certain renouvèlement urbain sous forme de petits collectifs qui se fondent très bien dans les quartiers anciens. Entre 1999 et 2006, la population s'est encore accrue de plus de 17%; ce qui amène le nombre d'habitants à plus de 18 000, reflétant le dynamisme démographique que connaît la ville depuis la fin de la 2e Guerre Mondiale[14].

Langue et culture

Breton et Gallo

  • Au niveau linguistique, la langue traditionnelle passée a toujours été le gallo et on n'y a jamais parlé le breton. La toponymie de la région de Vitré ainsi que les nombreux villages et hameaux, témoignent de l'influence romane et notamment angevine[15]. Les communes ayant un suffixe en (du gaulois -āko, devenu -acum à l'époque romaine), ainsi que les villages aux suffixes -ais, -rie ou encore -ière, le prouvent également.
  • À la rentrée 2007, 1,1% des enfants de la commune étaient inscrits dans le primaire bilingue. L'ouverture d'une classe bretonnante est un paradoxe culturel puisque, Vitré est situé en plein Pays Gallo et cette langue est inintelligible pour la quasi-totalité des habitants de Haute-Bretagne.[16]

Une culture équivoque

Du fait de sa position géographique, à l'extrémité orientale de la Bretagne et en Pays Gallo, les Hauts-Bretons sont considérés comme trop français pour les bas-bretons. Certains souffrent d'un complexe d'infériorité au niveau culturel. C'est pour cela qu'en 2005, le Conseil Général a souhaité changer le nom du département en « Haute-Bretagne », pour marquer l'affiliation du département à la région. Le référendum était infructueux car les habitants restaient attachés au nom de leur département. [17]. Une réelle frontière culturelle existe entre les deux entités et est encouragée par les indépendantistes. À Vitré, la culture de Basse-Bretagne est très peu présente, ce qui explique un certain rejet des bretonnants extrémistes. Certains souhaiteraient même exclure l'Ille-et-Vilaine de la Bretagne! Il est évident que l'appartenance bretonne de Vitré est indiscutable. Cette intolérance est due à une méconnaissance de l'histoire de la province et un manque évident d'ouverture d'esprit. L'Ouest a fait la culture et l'Est a fait l'Histoire. Au Moyen-Âge, ce clivage Haute et Basse Bretagne n'existait pas et les bretons vivaient en parfaite harmonie dans une seule et même communauté avec des intérêts communs.[18].

Monuments

Le centre historique de Vitré
Le Château de Vitré sur son éperon rocheux.
Rue de la Poterie.
Absidiole Renaissance italienne dans le Château de Vitré

Le patrimoine de la ville de Vitré est d'une très grande richesse. C'est une des villes de Bretagne qui a le mieux conservé son aspect d'autrefois avec ses maisons à porche ou à pans de bois (3e ville de Bretagne après Rennes et Vannes), ses remparts, son patrimoine religieux, ses vieilles rues, etc. Vitré est un parfait exemple d'une ville d'il y a 500 ans.

Châteaux guerriers ou d'agrément

  • Château de Vitré
  • Les remparts et les tours d'angles (Tour des Claviers, tour de la Bridole)
  • Château des Rochers-Sévigné (à 7 km de Vitré vers Argentré-du-Plessis)
  • Château-Marie (XVIIe siècle, plafond à poutres apparentes peintes)
  • Hôtel Ringues de la Troussanais (hôtel particulier de style renaissance bretonne)
  • Les vieilles rues (Beaudrairie, Poterie, d'Embas, etc.) et places (Marchix, Gare, Château, Notre-Dame, etc.). Sur les 53 maisons à porches que compte la Bretagne, la rue Poterie en compte 9 et a la plus importante concentration de maisons à porche de la région. D'ailleurs, cette rue s'appelait autrefois « la Rue des Grands Porches ».

Patrimoine religieux

L'église Notre-Dame
La tour-clocher
Jardin du Parc
Aile est de l'ancienne caserne du 70e Régiment d'Infanterie (1877)
  • Chapelle Saint-Nicolas (à 500 m du château)
  • Église Notre-Dame (XIVe siècle, gothique flamboyant)
  • Tour de l'ancienne église Saint-Martin (XVe siècle, détruite en 1897, subsiste une tour-clocher qui était considérée comme une des plus hautes de la province)
  • Église Saint-Martin (néo-romane, bénite en 1885, œuvre de l'architecte Mellet)
  • Église Sainte-Croix (construite en 1672 à flanc de coteau, modifiée en 1827)
  • Temple protestant (salle du temple)
  • Prieuré Notre-Dame (tribunal)
  • Couvent des Augustins construit en 1620 dont subsiste deux fenêtres gothiques, une cloison et des poutres peintes.(carrefour direction Fougères/Rennes)
  • Chapelles, oratoires, calvaires présents dans l'agglomération et en périphérie.

Autres monuments intéressants

  • Hôtel Sévigné-Nétumières (XVIIIe siècle inspiré du Parlement de Bretagne)
  • Gare de Vitré (castel néo-gothique en tuffeau et brique)
  • L'ancienne caserne du 70e régiment d'infanterie (En 1987, la municipalité a fait raser l'aile Nord pour construire un centre commercial, malgré la lutte d'associations protectrices du patrimoine!)
  • Le Jardin du Parc (kiosque, statue de Mme de Sévigné, essences botaniques variées et rares)

Personnalités liées à la ville

Culture

Plusieurs labels obtenus

Le centre historique.
  • Vitré, ville d’Art et d’Histoire en 1999
  • Classée « Plus beaux détours de France »
  • Ville lumière, lauréate 2000 du concours national pour la qualité des éclairages nocturnes du centre-ville pour une mise en valeur du patrimoine historique
  • Lauréate en 2004 du concours LUR (Ligue Urbaine et Rurale) pour la qualité des entrées de ville (ZA de la Baratière)
  • Marianne d'Or 1987 et 2001 pour la mobilisation et les actions menées en faveur de l'emploi
  • Prisme d'Or 2001 pour la qualité de la réhabilitation de l'ancienne tannerie (rue Pasteur)
  • « Avec le paysage pour héritage » Vitré a été récompensée par le Sénat en 2003 pour la qualité de l'aménagement de la traversée urbaine (de la place du Général de Gaulle à la place Saint-Yves)[19].

Expérimentations locales

Vitré a également été une ville-test pour :

  • Les cartes Vitale qui ont été distribuées dès 1994 à Vitré car l’usine Oberthur Technologies qui fabrique ces cartes y est implantée[20].
  • Vitré fait partie des 10 villes de France sélectionnées pour le programme E.P.O.D.E.[21] qui permet de lutter contre l'obésité des enfants. La municipalité s'est engagée pendant 5 ans, à mettre en place des actions concrètes, au plus près de la population. Les enseignants, professionnels de santé, parents, associations, commerçants, écoles sont mobilisés pour lutter contre ce fléau.

Formation

Vitré dispose d'un nombre important d'établissements de formation et accueille plus de 2 500 élèves en provenance de tout le Pays de Vitré. Le panel va de la maternelle aux études supérieures[22] :

Établissements de formation à Vitré et nombre d'élèves en 2007-2008[23]
Établissements Publics Privés
Maternelles

Jean Guéhenno (180*)
• La Hodeyère (124)
• Le Château (78)
• Pierre Lemaître (116)

Jean XXIII (155*) Ouverture d'une classe bilingue
(français/breton/anglais) à la rentrée 2007,
en lien avec l'association Dihun
• Notre-Dame (58)
• Sainte-Bernadette (105)
• Sainte-Thérèse (145)

Primaires

Jean Guéhenno (180*)
• La Hodeyère (214)
• Le Château (132)
• Pierre Lemaître (174)

Jean XXIII (155*) Ouverture d'une classe bilingue
(français/breton/anglais) à la rentrée 2007,
en lien avec l'association Dihun
• Sainte-Marie (300)
Jeanne d’Arc (203)

Collèges

• Collège Gérard de Nerval (528)
• Collège Les Rochers Sévigné (340)

• Collège Jeanne d'Arc (364)
• Collège Sainte-Marie (822)

Lycées

• Lycée Bertrand d'Argentré :
Général, technologique et professionnel (1130)
• Lycée La Champagne :
Professionnel (223)

• Lycée Jeanne d'Arc :
Général, technologique et professionnel (543)
• L'Institut Privé Secondaire et Supérieur Agricole (dit IPSSA) :
Général, professionnel, agricole (410)

Formations La ville compte 181 [24] étudiants inscrits
dans plusieurs filières BTS (2005-2006)
(Assistant de direction, Communication des
entreprises, électronique, commerce).
Il existe aussi de nombreux centres de formation privés spécialisés dans des domaines allant du bâtiment à l'informatique
(IPSSA, GRETA, etc.)

(*) Effectif regroupant école maternelle et élémentaire.

Théâtres, cinéma, salles de spectacle et de concert

Le centre culturel Jacques Duhamel

Vitré possède plusieurs salles de spectacles et de concert. Le Conservatoire municipal de musique agréé est un lieu d'apprentissage de musique qui intervient lors d'initiation musicale dans les écoles[25]. Le centre culturel « Jacques Duhamel » regroupe un théâtre, des salles de spectacles et de concerts, et des salles aménagées pour les congrès en collaboration avec celui de Fougères. Un parc des Expositions regroupent les divers salons, concerts et manifestations tout au cours de l'année. Enfin, un cinéma associatif l'« Aurore » est constitué de 324 places. Un projet d'agrandissement avec 2 salles supplémentaires dont une « Art et Essais » a été réalisé entre 2007 et 2008.

Musées et lieux d'exposition

Les quatre musées principaux de la ville ont enregistré 45 523 entrées en 2006[26]. Le musée du Château de Vitré est constitué d'une visite extérieure et d'un musée intérieur de tableaux, tapisseries, sculptures et un muséum d'histoire naturelle). En 2006, 29 116 entrées ont été enregistrées. Le Musée Saint-Nicolas est situé à 500 m du château et présente une collection d'orfèvrerie religieuse de la fin du XIXe siècle et début XXe siècle (Unique en France et de référence nationale). Le Musée Saint-Nicolas n'est autre que la chapelle dépendante et contiguë du couvent des Augustines construit au XVIIe siècle. Un très beau cloitre de cette époque est à voir. Le Musée des Rochers-Sévigné, situé à 7 km de Vitré vers Argentré-du-Plessis, est une résidence bretonne de la Marquise de Sévigné où elle écrivit de nombreuses lettres à sa fille. Il possède un très beau jardin à la française. Le musée du Manoir de la Faucillonnaie à Montreuil-sous-Pérouse, situé à 6 km de Vitré direction Fougères, regroupe une collection d'art rural du Pays de Vitré (mobilier, ustensiles de cuisine, costumes traditionnels de Vitré[27], coiffes[28], étable reconstituée, etc.). Enfin, le musée de l'Abeille Vivante est spécialisé dans l'apiculture (zone artisanale de la Briqueterie).

Des établissements spécialisés permettent d'accéder à de nombreuses œuvres d'art comme l'artothèque, unique dans le département, qui permet de louer des œuvres d'art. La médiathèque « Mme de Sévigné » propose des expositions et est un centre de ressources importantes. Enfin, la maison des cultures du Monde, Centre international de documentation sur les spectacles, de documentation et de diffusion, jusque-là située à Paris, a décidé de s'installer dans l'ancien Prieuré des Bénédictins à Vitré.

Médias

La presse de l'agglomération de Vitré est couvert par deux journaux. Le quotidien Ouest-France Édition Vitré-Fougères[29] possède une page sur Vitré-Fougères et l'hebdomadaire Le Journal de Vitré - Entre Seiche et Vilaine a été tiré à 7 700 exemplaires en 2005[30].

Plusieurs magazine d'informations locales sont édités sur la commune. Le Vitré Journal, un trimestriel municipal, est tiré à 10 000 exemplaires et le Vitré-Communauté, un magazine de l'agglomération, est tiré à 3 000 exemplaires.

Sur les ondes télévisuelles, une édition télévisée locale de France 3 existe avec France 3 Haute-Bretagne, diffusée chaque soir, et repris ensuite sur France 3 Bretagne. Plusieurs scènes de films ont été tourné dans le centre médiéval dont Meilleur Espoir féminin de Gérard Jugnot.

Enfin la commune est couverte par les chaînes de radios nationales ainsi que des radios locales comme Zénith FM' (91.9 FM). Depuis 1990, l’association développe ses activités de radio locale et d’animation dans les pays de Vitré, des Vallons de Vilaine, de Châteaubriant et dans le district de Rennes.

Vitré dans la littérature et la peinture

Château de Vitré vu de la Place du Château.
Intérieur à Vitré, du peintre roumain Nicolae Grigorescu.

Les références à Vitré sont nombreuses dans la littérature. En voici quelques exemples avec parfois de grands auteurs :

  • Madame de Sévigné, célèbre épistolaire, a précisément décrit dans ces fameuses lettres, la vie urbaine de Vitré au XVIIe siècle
  • Honoré de Balzac, Les Chouans, Chapitre premier -- L'embuscade, (Le livre de Poche, pages 40-41)
  • Victor Hugo :
    «  Nous venons d'essayer de réparer pour le lecteur cette admirable église de Notre-Dame de Paris. Nous avons indiqué sommairement la plupart des beautés qu'elle avait au quinzième siècle, et qui lui manquent aujourd'hui ; mais nous avons omis la principale, c'est la vue du Paris qu'on découvrait alors du haut de ses tours. C'était en effet, quand, après avoir tâtonné longtemps dans la ténébreuse spirale qui perce perpendiculairement l'épaisse muraille des clochers, on débouchait enfin brusquement sur l'une des deux hautes plates-formes, inondées de jour et d'air, c'était un beau tableau que celui qui se déroulait à la fois de toutes parts sous vos yeux ; un spectacle sui generis, dont peuvent aisément se faire une idée ceux de nos lecteurs qui ont eu le bonheur de voir une ville gothique entière, complète, homogène, comme il en reste encore quelques-unes, Nuremberg en Bavière, Vittoria en Espagne ; ou même de plus petits échantillons, pourvu qu'ils soient bien conservés, Vitré en Bretagne, Nordhausen en Prusse.  »
    Notre-Dame de Paris, livre troisième, chapitre II -- Paris à vol d'oiseau.
  • Gérard de Nerval, est venu à Vitré probablement en 1833. L'action de son roman Le Marquis de Fayolle se déroule d'ailleurs à Champeaux, Rennes et Vitré :
    «  Vitré est sans doute la ville de France qui a le mieux conservé sa physionomie du moyen âge. Elle a toujours ses vieux porches en bois à colonnes, à peine dégrossies enjolivées de sculptures ébauchés, ses maisons d'ardoises avec pignon sur rue, ses fenêtres étroites et bizarrement percées, suivant les caprices ou les besoins des nouveaux propriétaires...  »
    mais aussi dans L'auberge de Vitré, Pléiade, tome 1, pages 572-578 — nouvelle peut-être attribuable à Gautier ?
  • Marcel Proust, Du côté de chez Swann, Flammarion, 1987, pp. 526 et 529
  • Pierre-Jakez Hélias, écrivain et poète, il a vécu à Vitré en 1945-1946
  • Julien Gracq, a séjourné à Vitré et en parle dans l'un de ses livres.
  • Nicolae Grigorescu, peintre roumain du XIXe siècle, a fait de nombreux tableaux sur Vitré et la Bretagne dont « Intérieur à Vitré » et « Carrefour à Vitré »[31].

Vitré et la musique

La ville de Vitré organise tous les deux ans une soirée de concerts ouverte aux talents musicaux de Vitré et son pays dans le but de les faire connaître. Cette manifestation permet de valoriser la pratique musicale à Vitré et encourager la pluralité des musiques comme le rock, le métal, les reprises ou la variété française ou étrangère. Ensuite, un jury élit le groupe lauréat. Ce prix lui permet de gagner un stage pratique pour travailler ses morceaux, ses techniques de scène et de sortir un CD.

« Tremplin musical : objectif scène »[32] :

  • Première édition, en 2001 : Kiemsa (rock-ska), parrainé par Ouarzazate System
  • Deuxième édition, en 2004 : Les Vieilles Pies
  • Troisième édition, en 2006 : La Girouette (chanson française)

Le 28 Septembre 1991, une soirée concerts « Monsters of Death » dédiée à la musique Hard-Rock eu lieu au Parc des Expositions, avec comme tête d'affiche, le célèbre groupe Motorhead [33].

Gastronomie

Le Vitréais

Outre la fameuse galette-saucisse de Haute-Bretagne et les crêpes bretonnes, la ville de Vitré a deux spécialités. Il y a la Roulade Sévigné qui est une pintade farcie et le Vitréais qui est un biscuit aux amandes. On trouve également la baguette « Sévigné »[34], baguette de pain aux graines de sésame.

Festivals et évenements

  • Carnaval des Gais Lurons : Le plus grand carnaval de Bretagne.
  • Festivals
    • Festival « Jazz à Vitré » : Concerts de jazz dans les bars, dans la rue, dans des salles de concerts)
    • Festival de l'Imaginaire : organisé par les Maison des cultures du Monde, offre des spectacles inédits en France. Ce festival est une scène ouverte aux peuples et à leurs formes d'expression les moins connues ou les plus rares.
    • Festival « Les Sévignales » : Littérature
    • Festival « Les Sportiviales » : culturel et sportif organisé par l'association La Vitréenne et soutenu par la Ville de Vitré. Des tournois, des démonstrations sportives, des conférences, des animations en ville.
    • Festival du Bocage vitréen : Concerts, spectacles, théâtre, folklore
  • Cyclisme
    • Course cycliste « Route Adélie » : Cette course qui a lieu dans tout le Pays de Vitré compte pour la Coupe de France. Elle est organisée par le Comité d'animation cycliste du pays de Vitré et sponsorisée par la Ville de Vitré et la grande industrie de crèmes glacées « Les Délices du Valplessis ». Une centaine de coureurs de haut niveau et de renommée internationale participent à cette épreuve.
    • Vitré a été ville étape du Tour de France en 1985, 1995, 2000 et en 2006.
  • Patrimoine
    • Printemps des Musées
    • Journées du Patrimoine
  • Autres évènements
    • Spectacle sons et lumières au Château de Vitré (Juillet) :
      • « Bretagne en Marche... » (2001-2003)
      • « L'extraordinaire voyage d'un Vitréen autour du Monde » - Pierre-Olivier Malherbe (2005-2007)
    • Vide-grenier (1er dimanche de septembre), attire des dizaines de milliers de personnes chaque année
    • Marché de Noël
    • Marché du Lundi
    • Marché des produits frais le samedi

Héraldique

Blason ville fr Vitré (Ille-et-Vilaine).svg Vitré
  • De gueules au lion d’argent, couronné d'or et armé de sable
  • Armes enregistrées par d'Hozier, garde de l'Armorial Général, en exécution de l'Édit de 1696.
Logo Vitré.jpg Logo actuel de Vitré
  • « Vitré » est écrit en caractère gothique, ce qui rappelle le patrimoine historique et médiéval particulièrement riche de la ville.
  • La couleur verte de la police fait référence à une ville proche de la nature et située dans une région bocagère.
  • « Vitré » est souligné par un trait de couleur rouge, symbolisant le dynamisme économique et démographique.

Sport

Vitré est reconnu comme une ville sportive avec 38 associations sportives, 4 900 licenciés dont 2 800 inscrits en compétition et environ 1 500 scolaires[35].

Les équipements sportifs

Les équipements sportifs sont nombreux et permettent de pratiquer plus de quarante sports différents. La commune possède quatre complexes sportifs (avec terrains de football, tennis, basket, gymnases, etc.), deux terrains de rugby, une piscine intercommunale (bassin sportif et ludique avec aquaboggans, jeux d'eau, sauna, etc.) comptabilisant en 2006, 150 000 entrées public, 60 000 entrées scolaires et 20 000 participations aux activités, une piste de skate-board, de cross, un hippodrome, un terrain pour le tir à l’arc, un centre départemental de gymnastique, un dojo pour le judo, un stade municipal de 3500 places, un CRAPA (circuit rustique d'activités physiques) au Bois des Rochers près du Château des Rochers-Sévigné et un parcours de golf de 18 trous.

Les clubs

L'activité sportive de Vitré est rythmée par 3 clubs :

L’Aurore Basket de Vitré

L’Aurore Basket[36], créée en 1908, compte environ 1 200 licenciés. En 1986, le club arrive au niveau de l’« Excellence Région » et a progressivement atteint la Nationale 1 en 2001. Désormais, l’Aurore Basket est 3e derrière Brest et Quimper dans la hiérarchie sportive bretonne et cinquième dans l’Ouest. À noter que l’Aurore de Vitré est le premier club de l’Ouest en nombre de licenciés. Le club dénombre 442 joueurs pour 41 équipes dont 5 équipes qui évoluent sous les maillots de l’Union de Basket du Pays de Vitré. Cette structure rassemblant 11 clubs locaux permet d’éviter l’évasion des meilleurs éléments tout en contribuant à leur émulation. Une initiative inédite en France à sa mise en place, en 1995. La dynamique de l’équipe de Nationale 2 gagne non seulement l’ensemble du club, les entraîneurs bénévoles mais aussi tous les passionnés et supporters. Les matches de l'Aurore-basket sont suivis chaque weekend par 700 à 800 spectateurs en moyenne.

AS Vitré

Article détaillé : AS Vitré.

L'Association Sportive de Vitré est un club français de football amateur fondé en 1907 basé à Vitré[37]. Le club du président Jean-Luc Texier évolue en 2008-2009 en championnat de France Amateurs (D4).

Palmarès

  • 1991 : Champion de DH Ouest
  • 2004-2005 : Champion de France de CFA2
  • Coupe de France 2005-06:
    • Vainqueur en 16e de finale : AS Vitré - Longuenesse (3-1) le 11/02/2006
    • Éliminé en 8e de finale : AS Vitré - Lille (0-2) le 22/03/2006
  • Coupe de France 2008-09:
    • Vainqueur en 16e de finale : AS Vitré vainqueur 1-1 (Tab:9-8) contre Union sportive Créteil-Lusitanos
    • Éliminé en 8e de finale : Sedan - AS Vitré (3-0) le 4/03/2009

La Vitréenne FC

Article détaillé : La Vitréenne FC.

La Vitréenne Football Club a été fondé en 1973 par 15 licenciés[38]. Avec six montées successives, La Vitréenne FC évolue dès 1979 en promotion d'honneur. Au cours des années suivantes, le club voit la naissance d'équipes de jeunes et d'une équipe de football. En 2009, La Vitréenne compte plus de 400 licenciés. Le club est dirigé par un bureau élu de 25 personnes, dont est issu un comité directeur de 8 membres qui a le pouvoir décisionnaire. L'accession en CFA 2 a obligé le club à se doter d'une structure comptable. Pour la saison 2008/2009, le club évoluera pour la seconde année de suite en Championnat de France Amateurs.

Palmarès

  • 1993 : Accession DRH
  • 1994 : Accession DSR
  • 1998 : Accession DH
  • 1999 : Accession CFA2
  • 2001 : Accession CFA

Faits marquants

  • 1997 : Vainqueur de la Coupe de Bretagne
  • 1995 : 32e de finale de Coupe de France face à Monaco (15.000 spectateurs)
  • 1998 : 32e de finale de Coupe de France face à Lorient (3.500 spectateurs)
  • 2003 : 32e de finale de Coupe de France face à Dijon (3500 spectateurs) - Vainqueur au tour précédent d'Angers, alors leader de National et aujourd'hui en Ligue 2.

Économie

Entrée de Vitré

La ville de Vitré a profité très tôt de sa position enviable, à proximité de la 2x2 voies et autrefois, sur la route principale allant de Paris vers les plages bretonnes. La ville se réveille durant la prospérité économique et la période de la reconstruction. Les petites entreprises familiales se sont agrandies et emploient aujourd’hui parfois un nombre important de salariés dans de grandes zones industrielles.

Par exemple, la Société Vitréenne d’Abattage (SVA – Viande Jean Rozé) est devenue la deuxième industrie du département avec près de 1500 salariés, juste derrière PSA Peugeot Citroën. D’autres industries vitréennes sont mondialement connues comme la maroquinerie Texier, les chaussures Noël ou encore l’entreprise Nounours près de Vitré. La ville et son pays se sont spécialisés dans l’industrie. L'agriculture est une activité peu présente avec seulement 1,3 % des actifs. L'industrie employait 4 643 salariés en 1999, ce qui représentait 41,1 % de la population active. Le secteur tertiaire emploie quant à lui, 5 890 personnes soit 52,1 % répartis surtout entre le commerce et les services aux entreprises. Le problème est que l’emploi n’est pas assez varié. L’effort est fait pour attirer l’emploi tertiaire mais Rennes concurrence fortement Vitré.

C'est également une ville industrielle qui concentre plus de 12 000 emplois soit le tiers du Pays de Vitré. Le taux de chômage est le plus faible de France et connaît le quasi plein-emploi (2,7% en 2005)[39]. Elle possède une pépinière d'entreprises de la Chambre de commerce et d'industrie de Rennes.

De grandes entreprises vitréennes sont de véritables institutions par leurs origines du Pays et leur importance en nombre de salariés. Voici quelques exemples des principaux employeurs :

  • SVA (Société Vitréenne d'Abattage),agroalimentaire, 1000 à 1999 salariés
  • Allflex, identification pour animaux d'élevage, 189 salariés
  • Webhelp, centre d'appel, 200 salariés
  • Les Délices du Valplessis, crèmes glacées, 150 à 230 salariés
  • Entreprise Texier, maroquinerie, 300 salariés
  • Société Laitière de Vitré, laiterie, 310 salariés
  • Oberthur Card Systems, cartes à puce, 270 salariés

En 2002, Mitsubishi a remercié 541 personnes, puis l'entreprise a quitté le Pays de Vitré[40]. Cependant, une bonne partie des anciens salariés ont retrouvé un emploi dans la région. En 2008, la concurrence de la Chine a fragilisé l'économie locale avec des licenciements dans les usines textiles comme Coudémaille (textiles pour enfants) et Sofail (vêtements pour adultes)[41]. Puis, la crise financière de 2008 a touché l'économie locale. Les nombreuses agences d'intérim ont vu leur demandes baisser. Les entreprises sous-traitantes de PSA, comme Cooper Standard Automotive France, ont dû licencier 116 personnes, d'abord par chômage technique puis en les licenciant[42]. D'autres entreprises textiles ou de chaussures comme Noël ont licenciés également. Par ailleurs, l'entreprise Webhelp (centre d'appel) a été créée près de l'échangeur du Piquet à Étrelles, ce qui permettra de diminuer le chômage des femmes et étoffer les offres d'emplois dans le secteur tertiaire[43]. Vitré est la première région mondiale productrice de puces électronique [44].

Transports

Bus

Vitré est une des rares villes en France à avoir son transport urbain gratuit sur l'ensemble de ses lignes géré par la société Kéolis Armor ex Transport Armor Express (TAE), filiale de Keolis[45]. Depuis le 1er mai 2001, la municipalité a mis en place la gratuité du bus. Les objectifs visent à permettre un meilleur accès au centre-ville et entre les quartiers, optimiser le service rendu à la population, tenter de limiter la circulation automobile en centre ville, préserver l'environnement. Face au succès rencontré par cette opération, la gratuité menée sur une année a été pérennisée : « En un mois, la fréquentation des bus a doublé. Un succès dû en partie aux scolaires et aux retraités. Une nouvelle donne à intégrer dans un plan de déplacements urbains en gestation sur Vitré. La ville verse à Kéolis Armor, qui assure le transport en régie, une enveloppe de 1,20 millions de francs[46], et les recettes ne s’élevaient qu’à 150 000 francs [47]. Autant aller jusqu’au bout de la logique explique l’adjoint chargé des transports, Daniel Mouton. L’expérience devrait être menée sur un an. Elle devra s’inscrire dans la durée si la volonté politique suit »[48]. Les nouvelles lignes ETV.com sont par contre payantes.

Ligne Dessertes principales
1
Gare - Mélinais - Chalet (Rue de Brest, Rue des Augustins, Rue Pasteur, Rue de Fougères, Villaudin, Le Châlet, Avenue des Douves)
2
Gare - Champagne - Hôpital (Place Saint-Yves, Rue de Brest, Route de Rennes)
3
Gare - Maison Rouge - Baratière (Rue du 70e R.I., Boulevard Châteaubriant, Avenue Le Gonidec de Tressan, Maison Rouge, centres commerciaux Baratière/la Valière)
4
Gare - Fleuriais - Djenné - Guilmarais (Boulevards Saint-Martin, des Rochers, centre commercial du Mée, Avenue d'Helmstedt, Fleuriais, maison de retraite, piscine)
5
Gare - Hugo - La Motte (Boulevard Saint-Martin, Boulevard des Rochers, Boulevard Waldeck Rousseau, quartier de la Hodéyère, cité La Motte et Avenue d'Helmstedt)
6
Gare - Poultière - Plagué (Boulevard Saint-Martin, Boulevard des Jacobains, Boulevard de Laval et zones industrielles et commerciales Plagué / La Haye Robert)
7
Gare - Beauvais (Rue du 70e R.I., Boulevard Châteaubriant, Boulevard Louis Giroux, Rue de Beauvais et quartier Beauvais)
8
soirée
Gare - Maison Rouge - La Motte (Boulevard Châteaubriant, Maison Rouge, La Motte, la Fleuriais, Plagué, Boulevard de Laval, cinéma l'Aurore)
ETV
.com
Étrelles, Torcé, Vitré (desserte des zones d'activités de Montigné (Torcé), le Piquet (Étrelles), à partir de la Gare de Vitré et les arrêts Jardin du Parc, Redon-Baratière et La Guerche)

Le bus ne circule pas le dimanche et les jours fériés.

La ville est également desservie par le service de transports organisé par le conseil général d'Ille-et-Vilaine, baptisé Illenoo :

Train

Article détaillé : Gare de Vitré.

La gare, située sur l'axe ferroviaire majeur Paris-Brest, bénéficie de 15 arrêts de train « TER - correspondances Bretagne » ou «  TER - correspondances Pays de la Loire » dans le sens Rennes-Vitré-Laval (dont 2 arrêts TGV) et de 19 arrêts dans l'autre sens (dont 3 arrêts TGV). Les trains mettent entre 20 et 30 minutes pour arriver à Rennes ou Laval, suivant si le trajet est direct ou non.

Un nœud de transport multimodal conjugue le bus et le train juste en face de la gare, sur la Place du Général de Gaulle.

Une certaine polémique existe par rapport passage du TGV à Vitré. Selon certains, elle est notamment dû à l'acharnement du député-maire UMP de Vitré Pierre Méhaignerie. C'est son lobbying qui a permis « l'exception vitréenne ». Un autre projet de TGV Bretagne existait, joignant Le Mans et une gare à mi-chemin entre Rennes et Nantes. Cette ligne partant ensuite en « patte d'oie » vers ces deux villes.

En juin 2009, la municipalité réfléchit sur un projet d'aménagement de la place où se trouvait l'ancienne gare de frêt, sur l'actuel parking Sud. Il est envisagé de construire un immeuble de 6000 m² de bureaux en plein centre-ville, à l'instar de ce qui se fait à Rennes avec le projet « EuroRennes »[49].

Jumelages

Vitré est jumelée avec 8 autres villes [50]:

Références

  1. Association bretonne des amis de Saint-Jacques de Compostelle
  2. Données et cartes climatiques entre 2001 et 2007
  3. Atlas géographiques de la Bretagne
  4. Site de Météo-France
  5. Témoignage sur l'orage du 16 juillet 2003
  6. La tempête de 1987
  7. Relevés Rennes 1961-1990
  8. Site de la Mairie de Vitré
  9. Pyramide des âges, Recensement 1999 sur le site de l'INSEE
  10. Site sur la Population et les Limites Administratives de la France
  11. Journal départemental « Nous Vous Ille » N°85
  12. Ouest-France du 29 janvier 2008 page Ille-et-Vilaine
  13. Ouest-France du 17 octobre 2008 « Le mystère des origines de Vitré est levé », page de Vitré
  14. « Vitré et son Pays » de Daniel Pichot, Hervé Ronné, Éditions Ouest-France, mai 2005
  15. Toponymie de la Bretagne orientale
  16. (fr) Ofis ar Brezhoneg: Enseignement bilingue
  17. Nous Vous Ille (journal du Conseil Général) N°87 Juillet-Septembre 2009 « L'Ille-et-Vilaine se penche sur son identité » p.15
  18. Vrais Bretons ou faux Bretons ?
  19. Site de la Ville Bas de page
  20. Bas de page « À Vitré, les cartes intelligentes »
  21. Site internet du programme EPODE, fiche de Vitré
  22. Site de la Ville Page Enseignement
  23. Ouest-France des 27-28 août et 3-4 septembre 2007 Informations locales
  24. Effectifs étudiants en Bretagne cf p. 60 (2005-2006)
  25. Site officiel de la ville de Vitré
  26. Supplément du Vitré-Journal N°83 Mai 2007 p.5
  27. [image] Images de costumes
  28. [image] Images de coiffes
  29. Quotidien Ouest-France Édition Vitré-Fougères
  30. Site du Journal de Vitré
  31. « Carrefour à Vitré »
  32. Tremplin musical : objectif scène
  33. Photo du concert de Motorhead à Vitré
  34. Les recettes de la Roulade Sévigné et du dessert « Le Vitréais »
  35. Site de Vitré page des sports
  36. L'Aurore Basket
  37. Site de l'A.S.V.
  38. Site de la Vitréenne Football Club
  39. Site de la Ville page économie
  40. Le 17 juin 2005, intervention de M. Nicolas SARKOZY, Ministre d'Etat, Ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire à Vitré.
  41. Les enjeux économiques de Vitré
  42. Les licenciements à Cooper Standard Automotive France
  43. Webhelp à Étrelles
  44. Ouest-France du 19 décembre 2008, page de Vitré
  45. Site de la Ville page des transports
  46. soit 183 000 €
  47. soit 22 900 €
  48. Ouest-France du 8 juin 2001 Page informations locales de Vitré
  49. « Quel avenir pour l’ancienne gare de fret de Vitré ? » Ouest-France Juin 2009
  50. Comité de Jumelage de Vitré

Bibliographie

  • Y.Aubin, Étude démographique de l'arrondissement de Vitré. Mémoire de maîtrise d'histoire, Université de Haute Bretagne, 1986, 104 p.
  • Jean Choleau, Métiers, « confrairies » et corporations de Vitré avant la Révolution, Vitré, Unvaniez Arvor, 470 p.
  • Jean Choleau, De Vitré à la Baie du Mont Saint-Michel , Éditions Jean Choleau, 1946, 238 p.
  • Jean Choleau, De Roscanvel à Landavran, Choleau Jean, 1946, 238 p.
  • Jean Choleau, L'outillage économique de l'arrondissement de Vitré, 15 p.
  • Régine Crossouard, La Révolution dans le district de Vitré, 1789-1795, Rue des scribes, Rennes, 1989, 286 p. ISBN 2-906064-12-2
  • Paul-Marie du Breil de Pontbriand, Un chouan, le général du Boisguy : Fougères-Vitré, Basse-Normandie et frontière du Maine, 1793-1800, La Découvrance, Bouhet, 1994, 476 p. ISBN 2-910452-01-8
  • Patrice Forget, Le guide du visiteur, Rennes, 1972.
  • Guides Gallimard, Rennes-Vitré-Fougères: Bretagne, Éditions Nouveaux-Loisirs, Paris, 1992, 368 p. ISBN 2-7424-0002-8
  • Guide des Plus Beaux Détours de France, 2009, 176p.
  • Théophile Hochard, Vitré, Évolutions urbaines et démographiques depuis la construction de la voie ferrée, Archives communales de Vitré, 1982, 142 p.
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  • Abbé Paul Paris-Jallobert, Journal historique de Vitré, Éditions Régionales de l’Ouest, Mayenne, 1995, 600 p., spécialement p. 419 et 552. ISBN 2-85554-076-3.
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  • Albert Robida, La Vieille France - Bretagne, Ed. De Crémille, Genève, 1993, 178p.
  • Danielle Robert-Guédon, Dominique Le Goff et Henri Bordillon, Vitré, Ouest-France, Rennes, 1992, 32 p. ISBN 2-7373-1166-7.
  • Édouard Frain de la Gaulayrie, Vitré, Monographies des villes et villages de France de Micberth. Le Livre d'histoire-Lorisse, Paris, 2004, 215 p. ISBN 2-84373-619-6.

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