Montreal

Montréal

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Montréal



Carte localisation Île de Montréal - Montréal.svg

Armoiries de Montréal
Détail

Drapeau de Montréal
Détail
Administration
Pays Canada Canada
Province Québec Québec
Région Montréal
Statut municipal Métropole
Arrondissements 19 arrondissements (liste)
Fondateur
Date de fondation
Paul Chomedey de Maisonneuve
17 mai 1642
Constitution 1er janvier 2002
Maire
Mandat en cours
Gérald Tremblay
(Équipe Tremblay - Union Montréal)
2005 - 2009
Site Web http://ville.montreal.qc.ca/
Démographie
Population 1 856 449 hab. ((2009) 3.6 million dans l'agglomération)
Densité 5107 hab./km2
Gentilé Montréalais, Montréalaise
Langue(s) officielle(s) Français[1]
Géographie
Coordonnées
géographiques
45° 31′ 00″ Nord
       73° 39′ 00″ Ouest
/ 45.516672, -73.650005
Altitudes mini. (Pointe-aux-Trembles) 8 m — maxi. (mont Royal) 234 m
Superficie 363,52 km2
Fuseau horaire EST ( UTC-5 )
Indicatif +1 514 et +1 438
Code géographique 24 66023
Canada location map.svg
Montréal

Montréal est la métropole du Québec au Canada. La ville constitue un centre majeur du commerce, de l’industrie, de la culture, de la finance et des affaires internationales. Montréal a accueilli l’exposition universelle de 1967 et les Jeux olympiques d'été de 1976. On peut y voir aussi le Festival International de Jazz de Montréal, le Festival Juste Pour Rire, le Festival Montréal en lumière et le club de hockey professionnel, les Canadiens de Montréal. Le Vieux-Montréal a été déclaré arrondissement historique en 1964.

Montréal est considérée comme la deuxième agglomération francophone de langue officielle dans le monde[2] et la seule métropole francophone en Amérique du Nord. Elle est aussi, après Toronto, la deuxième agglomération canadienne en importance.

Selon le recensement de 2006, la population de Montréal s'élèvait à 1 637 563 habitants (3 695 800 habitants pour l'ensemble de son agglomération). Environ 52,4 % de la population de la ville est de culture et de langue française, 32,4 % est néo-canadienne de culture et de langue autre que français et l'anglais et 12,5 % est de culture et de langue anglaise, faisant de Montréal une ville interculturelle[3].

Montréal se prononce /mɔ̃ʁeal/en français international, /mɒ̃ʁeal/avec l’accent québécois et /ˌmʌntɹiˈɒːl/en anglais.

Sommaire

Présentation

Vue du centre-ville à partir du mont Royal, l’hiver
Vue sur Montréal depuis la Tour du Stade olympique

Montréal est située sur l’île du même nom, la plus grande de l’archipel d'Hochelaga, au confluent du fleuve Saint-Laurent et de la rivière des Outaouais, complètement à l'ouest de l'île. En amont, la rivière se jette dans le lac des Deux-Montagnes, qui lui-même se déverse dans trois cours d’eau, dont la rivière des Prairies et le fleuve Saint-Laurent qui bordent l’île de Montréal au nord et au sud, et la rivière des Mille Îles. De fait, Montréal possède plus de 266 kilomètres de rives.

L’agglomération se compose également de 75 îles et îlots, dont l’île Jésus qui forme la ville de Laval, l’île Perrot, l’île Bizard, l’île des Sœurs, l’île Sainte-Hélène et l’île Notre-Dame.

La ville tient son nom de la proximité immédiate du mont Royal, montagne et vaste espace vert urbain, aujourd’hui ceint par l’urbanisation et porteur de l’image de la ville.

3 753 300 personnes habitent la région métropolitaine de Montréal[4]. La population de l’île de Montréal est de quelque 1 850 000 personnes et celle de la ville comme telle, d’un million et demi.

Au sud de l’île, le Vieux-Montréal constitue le centre historique et abrite de nombreux attraits, notamment le Vieux-Port, la place Jacques-Cartier, l’hôtel de ville, la place d’Armes, et la basilique Notre-Dame.

Le centre-ville de Montréal recèle plusieurs gratte-ciel modernes tels le 1000 De La Gauchetière, le 1250 René-Lévesque, la tour CIBC, la tour de la Bourse. La plus célèbre tour reste la place Ville-Marie, conçue par l’architecte Ieoh Ming Pei (1962), dont la construction a commencé le déplacement du centre-ville en son site actuel. Cette tour cruciforme est sise au-dessus d’un centre commercial souterrain qui constitue la plaque tournante de la ville souterraine, l’une des plus grandes au monde. Elle donne ainsi accès à des centaines de commerces, restaurants, bureaux et boutiques intérieurs, ainsi qu’au réseau de métro et aux principaux terminus de transport, le tout à l’abri des intempéries.

Le Parc olympique situé dans l’est de la ville comprend le Biodôme (musée moderne et laboratoire permanent en écologie), l’Insectarium, et le Jardin botanique, le second en importance au monde après celui de Kew, en Angleterre. La ville de Montréal possède aussi un Planétarium ainsi qu’un musée dédié à l’eau, la Biosphère. De nombreux festivals sont organisés annuellement à Montréal.

Avec son quartier gai, le Village, le plus grand quartier du genre en Amérique du Nord et l’un des plus grands au monde, Montréal est l’un des pôles de la vie gaie et lesbienne au Canada. Montréal fut choisie, entre 1999 et 2000, afin de faire partie du groupe sélect de capitales gaies mondiales, comprenant, en 1999, les villes de Montréal, Paris, Munich, Manchester, Sydney et en 2000, Amsterdam, Berlin, Manchester. En 2006, elle a accueilli les premiers Outgames mondiaux (Jeux olympiques LGBT).

L’agglomération de Montréal est classée la 15e métropole de l’Amérique du Nord et la 77e dans le monde. En 2006, Traveler's Digest et AskMen.com ont classé Montréal « meilleure ville où vivre pour sa culture, son architecture, son histoire et son ambiance ».

Histoire

De Hochelaga à la traite des fourrures

Croquis représentant possiblement Montréal vers 1647

Le village fortifié d’Hochelaga, des Iroquoiens du Saint-Laurent, se trouvait sur l’île lors de la visite de Jacques Cartier en octobre 1535. Il l’avait baptisée « Mons realis » (Mont royal en latin). Au XXe siècle, des archéologues découvrirent des artefacts permettant d’évaluer une présence humaine environ 3 000 à 4 000 ans avant notre ère. Toutefois, à l’époque de la fondation de la ville de Québec par Samuel de Champlain le 3 juillet 1608, il n’y avait plus de trace du village d’Hochelaga; son emplacement demeure inconnu.

En 1615, Samuel de Champlain émet l’idée d’une nouvelle ville sur le fleuve Saint-Laurent en vue de promouvoir la religion catholique parmi les Indiens de la Nouvelle-France.

Les Français ne s’y sont installés que le 17 mai 1642, quand un groupe de prêtres, religieuses et colons de la Société Notre-Dame de Montréal menés par Paul Chomedey de Maisonneuve a fondé le village de Ville-Marie. Parmi ces colonisateurs, on note Jeanne Mance, cofondatrice de Montréal, qui fonda bientôt l’Hôtel-Dieu de Montréal, l'un des premiers hôpitaux d’Amérique du Nord et Marguerite Bourgeoys, qui instaura l'éducation en Nouvelle-France.

Plan de Montréal durant le régime français

En 1680, on dénombre 493 personnes à Montréal ; 75 Parisiens, 68 Normands, 54 Aunisiens (La Rochelle), 35 Angevins, 34 Poitevins, 28 Manceaux, 23 Saintongeais, 17 Bretons, 16 Percherons, 13 Angoumois, 12 Champenois et 10 Picards.

En août 1701, 1 300 Amérindiens du nord-est de l’Amérique se réunirent à Montréal (qui comptait alors 1 200 habitants) pour établir une paix entre leurs différentes nations ainsi qu’avec les Français. La Grande paix de Montréal, comme fut nommé ce traité, permit la fin des hostilités handicapant le commerce des fourrures en Nouvelle-France. À cette même époque, la ville compte plus de 2 000 âmes.

Le village a ainsi grandi et est devenu un centre important de la traite des fourrures. Ce fut le point de départ de l’exploration française de l’intérieur par des explorateurs tels Louis Jolliet, La Salle, La Vérendrye et Duluth. Des remparts de bois sont construits dès 1725. Malgré le très puissant séisme qui eut lieu le 16 septembre 1732, la ville continua à prospérer et fut par la suite fortifiée vers 1740 et reste française jusqu’au 8 septembre 1760, lorsque le Duc de Lévis se rend à l’armée britannique commandée par Lord Jeffrey Amherst.[5]

Régime colonial britannique et industrialisation

Capitulation de Montréal face à l’armée britannique le 8 septembre 1760.

En 1759, la ville française de Montréal comptait plus de 5 000 âmes. Après la conquête britannique de 1760, Montréal ressemble beaucoup aux villes de province françaises. Le fond de population et l’immense majorité est partout française. Mais la nation Canadienne-française reste une nation conquise. Les classes riches sont pour la plupart anglaises. Bien que le français soit la langue presque universellement parlée, la plupart des journaux, les affiches, et jusqu’aux enseignes des marchands français sont en anglais.

La croissance rapide de la ville fut accélérée par la construction en 1824 du canal de Lachine, permettant aux navires de franchir les rapides de Lachine au sud de l’île. L’industrie artisanale a peu à peu cédé la place à une industrialisation plus poussée. La seconde moitié du XIXe siècle a amené le rapide développement du chemin de fer et la compagnie ferroviaire du Canadien Pacifique y installa son siège social en 1880, faisant de la ville le nœud ferroviaire du Canada.

Montréal en 1784

Entre les épidémies et les grands incendies, Montréal, alors le centre d’un vaste arrière-pays, développa une solide bourgeoisie commerciale puis industrielle, principalement anglaise. Elle fut cependant desservie par les troubles politiques lors de la rébellion des Patriotes de 1837-1838. Le Parlement du Canada-Uni y était situé entre 1843 et 1849 avant son incendie par des émeutiers anglais, appelés aux armes par un article haineux de The Gazette. Le feu s'est également propagé jusqu'à la bibliothèque nationale, détruisant d'innombrables archives de la Nouvelle-France[6].

Le fort développement des banques et des autres institutions financières à la même époque donne l’élan permettant à Montréal de devenir le centre financier canadien durant toute la première moitié du XXe siècle. Une idée répandue chez les fédéralistes québécois veut que l’arrivée au pouvoir des indépendantistes à Montréal dans la deuxième moitié du XXe siècle ait déchu la ville du titre de métropole économique du Canada au profit de Toronto (Paul-André Linteau, Montréal, Boréal, 1992, science politique), alors que la cause de ce transfert aux dires des indépendantistes québécois est le développement de la Voie maritime du Saint-Laurent, qui donnera lieu à un véritable boom économique dans l’Ontario des Grands Lacs, ainsi que certaines politiques économiques fédérales favorables à l’essor de Toronto.

Ville internationale contemporaine

Évolution de la population de Montréal
Année Habitants
1801 9 000
1811 13 300
1821 18 767
1831 27 297
1841 40 356
1851 57 715
1861 90 323
1871 107 225
1881 140 747
1891 216 650
1901 267 730
1911 467 986
Année Habitants
1921 618 506
1931 818 577
1941 903 007
1951 1 036 542
1961 1 257 537
1971 1 214 532
1981 1 018 609
1991 1 017 666
1996 1 571 630
2001 1 617 680
2006 1 637 563
2009 1 856 449
Source : Ville de Montréal
Carte des villes composant l'agglomération de Montréal.

Le déplacement graduel des populations vers l’ouest achèvera le déclassement de Montréal durant les décennies suivantes. Une importante restructuration industrielle et un développement des industries culturelles donneront ensuite un second souffle à la ville.

Le statut international de la ville a été assuré par l’Exposition universelle de 1967, tenue en même temps que les célébrations du 325e anniversaire de la ville et par les Jeux olympiques d'été de 1976. Montréal célèbrera avec éclat son 350e anniversaire en 1992.

En date du 1er janvier 2002, l’ensemble des municipalités situées sur l’île de Montréal, totalisant une population de 1 871 774 personnes, 3 695 000 avec l'agglomération, avec ainsi que sur plusieurs îles périphériques qui composaient jusqu’à présent la Communauté urbaine de Montréal, furent fusionnées par une loi du gouvernement du Québec pour former la nouvelle ville de Montréal.

Vingt-sept banlieues ont ainsi été intégrées à l’ancienne ville et transformées en arrondissements, contre la volonté de certaines d’entre elles, particulièrement des banlieues anglophones du secteur ouest de l’île.

Après l’élection d’un gouvernement libéral à Québec, un référendum sur les défusions municipales eut lieu le 20 juin 2004. Sur les 22 municipalités fusionnées en 2002 qui ont obtenu d’avoir la tenue d’un référendum sur la défusion suite à la signature de registres, 15 ont voté pour redevenir des municipalités autonomes. Cela leur fut accordé en date du 1er janvier 2006, bien qu’avec des pouvoirs réduits. La ville de Montréal et les municipalités défusionnées se retrouvent au sein d’un conseil d’agglomération qui gère les compétences d’agglomération (ex. : police, pompiers, eau, développement économique) et les villes défusionnées gèrent les compétences de proximité (loisirs, travaux publics, etc.).

Événements historiques

Administration municipale

La Ville de Montréal a intégré en son sein plusieurs villages et villes de l'île de Montréal depuis 150 ans. Aujourd'hui, l'administration de la ville de Montréal s'organise selon trois paliers administratifs : l'agglomération, la ville-centre et les arrondissements. L'ensemble des responsabilités est divisé entre ces différents paliers. L'agglomération est responsable des dossiers qui touchent l'ensemble de l'île de Montréal et des responsabilités importantes. La ville-centre regroupe le territoire actuel de la ville de Montréal qui, lui-même, est divisé en 19 arrondissements.

Agglomération

En 2006, suite aux défusions partielles, le Gouvernement du Québec crée le Conseil de l'agglomération de Montréal, une nouvelle instance politique formée des élus de la Ville de Montréal et des 15 villes reconstituées, qui a des pouvoirs relatifs aux services communs touchant toute la population de l'île de Montréal.

Centre-ville

Sur le plan politique, la ville de Montréal est dirigé par le conseil municipal et par la mairie.

Mairie

Article détaillé : Maire de Montréal.

Le maire de Montréal est élu au suffrage universel tous les quatre ans. Il est responsable de la sphère exécutive de la ville. Il nomme les membres du comité exécutif et applique avec ce dernier les décisions du conseil municipal. Le maire actuel de Montréal est Gérald Tremblay, chef de l'Équipe Tremblay - Union Montréal. Il est en poste depuis le 1er janvier 2002, et a été élu pour un second mandat le 6 novembre 2005.

Conseil municipal

Article détaillé : Conseil municipal de Montréal.

Le conseil municipal est l’organe décisionnel principal de la ville. Il est composé de 64 membres : le maire, les 19 maires d'arrondissement et 45 conseillers de ville. Les maires d'arrondissement sont élus au suffrage universel parmi la population de leur arrondissement et les conseillers de ville sont élu à scrutin majoritaire à un tour dans les différents districts électoraux de la ville (chaque arrondissement est divisé entre 0 et 4 districts électoraux).

Le conseil a juridiction dans plusieurs domaines, incluant la sécurité publique, les échanges intergouvernementaux, l’environnement, l’urbanisme et certains programmes de subventions. Le conseil doit également superviser ou approuver certaines décisions des conseils d’arrondissements.

Comité exécutif

Relevant directement du Conseil de ville, le Comité exécutif est chargé de la préparation de divers documents, tels le budget ou les règlements municipaux qui sont ensuite soumis au jugement du Conseil de ville. Il est responsable aussi de l’octroi des contrats, des subventions, de la gestion des ressources humaines et financières, de l’approvisionnement et des édifices municipaux.

Commissions du conseil

Les sept commissions du conseil s'occupent des consultations publiques et de la réception des commentaires et des critiques liés à leur programme d’activité. Elles sont avant tout des organes de consultation, donc non décisionnels, contrairement au conseil exécutif. Leur mission consiste à bien informer et éclairer le choix des membres du conseil de ville et à favoriser la participation des citoyens dans les débats publics. Chaque commission est formée de sept à neuf membres élus (à l’exception d’un représentant du gouvernement du Québec à la Commission sur la sécurité publique), incluant un président et un vice-président.

Arrondissements

Vue panoramique de la place d’Armes (Vieux-Montréal)

Les arrondissements de la ville de Montréal sont au nombre de 19. Plusieurs d'entre eux sont d'anciennes villes fusionnées à Montréal. Les arrondissements sont dirigés par le conseil d'arrondissement composé du maire de l'arrondissement, des conseillers de ville de l'arrondissement et des conseillers d'arrondissement, s'il y a lieu (les arrondissements élisent entre 0 et 3 conseillers d'arrondissements)[7]. Au total, les 19 arrondissements comprennent 39 conseillers d’arrondissement. Ils sont responsables, localement, de l’urbanisme, de l’enlèvement des matières résiduelles, de la culture, des loisirs, du développement communautaire, des parcs, de la voirie, de l’habitation, des ressources humaines, de la prévention des incendies, de la gestion financière et des tarifications non fiscales.

Les arrondissements de Montréal, 19 territoires entourés d’un trait noir épais

Les arrondissements de la ville de Montréal forment 19 territoires constituant la ville de Montréal :

  1. Ahuntsic-Cartierville
  2. Anjou
  3. Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce
  4. Lachine
  5. LaSalle
  6. Le Plateau-Mont-Royal
  7. Le Sud-Ouest
  1. L'Île-Bizard–Sainte-Geneviève
  2. Mercier–Hochelaga-Maisonneuve
  3. Montréal-Nord
  4. Outremont
  5. Pierrefonds-Roxboro
  6. Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles
  1. Rosemont–La Petite-Patrie
  2. Saint-Laurent
  3. Saint-Léonard
  4. Verdun
  5. Ville-Marie
  6. Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension

Élections

L'élection générale municipale de la ville de Montréal de 2009 aura lieu le 1er novembre 2009.

Partis politiques

Parti Chef Date d'autorisation Gouvernement Maire Maires d’arrondissement Conseiller de la ville Conseiller d’arrondissement Total d’élus
Équipe Tremblay - Union Montréal Gérald Tremblay 31 décembre 2008 2002 - … 1 16 35 32 84
Vision Montréal Louise Harel 19 avril 1994 1994 - 2001 - 3 7 4 14
Projet Montréal Richard Bergeron 28 mai 2004 - - - 1 2 3
Indépendant - - - - 2 1 3
Parti éléphant blanc de Montréal/White Elephant Party of Montréal Michel Bédard 7 août 1989 - - - - - 0
Équipe Louise O'Sullivan - Parti Montréal - Ville-Marie Louise O'Sullivan 31 mai 2005 - - - - - 0
Total 1 19 45 39 104

Source : Ville de Montréal[8].

Jumelages

Article détaillé : Liste des jumelages de Montréal.

Montréal a également un pacte d'amitié et de coopération (et non un jumelage) avec la ville de Paris (France).[9]

Corruption

Démographie

Rue résidentielle typique du Plateau-Mont-Royal

La Région métropolitaine de Montréal comprend une population de 3 750 542 habitants (2008), selon Statistique Canada. Ce nombre inclut les habitants des villes avoisinantes de Laval, Longueuil et de quelques autres petites municipalités. C’est la 15e plus importante aire urbaine d'Amérique du Nord[10] et la 77e mondialement.

Les fusions municipales de 2002 ont réduit le nombre de ces municipalités de 109 à 66. La ville de Montréal en tant que telle comprend près de 1,6 million d’habitants depuis les défusions du 1er janvier 2006. Ce nombre élevé d’habitants justifie le fait que la ville de Montréal possède, avec la ville de Laval, son propre district postal, débutant par la lettre H.

Langues

La majorité des habitants de la Communauté métropolitaine de Montréal (environ 68,8 %) a le français pour langue maternelle, une part non négligeable (18,9 %) de la population est néo-canadienne, n’ayant ni le français ni l’anglais comme langue d’origine tandis qu’environ 12,3 % se déclarent anglophones.

Sur l’ensemble de l’île de Montréal, le constat change alors qu’environ 53 % de la population se déclare francophone, 29 % allophone et 18 % anglophone. Cependant, la majorité des citoyens ont à tout le moins une connaissance pratique de l’une des deux langues majoritaires et la plupart des allophones ont le français ou l’anglais comme langue seconde. Près de 53 % des Montréalais sont bilingues français et anglais, 29 % des gens parlent uniquement le français et 13 % des Montréalais parlent seulement l’anglais (surtout concentrés dans l’Ouest de l’île de Montréal).

Certaines personnes ne sont capables de communiquer ni en français ni en anglais. Cependant, la tendance qu’ont les nouveaux immigrants à apprendre l’une des deux langues majoritaires s’est accélérée depuis l’introduction de la Charte de la langue française durant les années 1970. L’italien, l’allemand, le portugais, l’espagnol, le grec, le roumain, le yiddish mais aussi le berbère (kabyle), l’arabe, le cantonais, le vietnamien et l’hindi sont également des langues utilisées à Montréal (due à l’immigration). L’usage du français à la maison, en général, a progressé dans la Communauté métropolitaine de Montréal[réf. souhaitée]. La population anglophone a continué de diminuer de 1996 à 2001. Sa proportion est passée de 13,7 % en 1996 à 12,8 % en 2001. La proportion de francophones s’est légèrement accrue durant cette période quinquennale, passant de 67,9 % à 68,1 %.

Par ailleurs, les statistiques de 2006 affichent un renversement de la tendance. En effet, tous les arrondissements de la ville ont vu leur proportion de locuteurs francophones diminuer depuis 2001. En cinq ans, cette variation est d'une amplitude variable selon les districts, allant d'une hausse de 1% dans Loyola (arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce) à une baisse de 29% dans Sainte-Geneviève (arrondissement de l’Île-Bizard–Sainte-Geneviève)[11]. La régression du français dans la ville de Montréal est un sujet récurrent dans les médias francophones québécois.

Immigration

La population d’origine européenne est en vaste majorité de descendance française, irlandaise, anglaise et italienne, toujours selon Statistique Canada[12]. Les quatre groupes ethniques en importance sur l’île de Montréal étaient, en 2001, les Canadiens (population établie au Canada depuis plusieurs générations) à 55,7 % (1 885 085), les Français à 26,6 % (900 485), les Italiens à 6,6 % (224 460) et les Irlandais à 4,7 % (161 235).

Dans la ville de Montréal, toujours en 2001, les descendants de francophones ou anglophones canadiens d’identité ancestrale française et britannique étaient majoritaires. Ceux identifiés en tant que Canadiens d’identité dite ancestrale, selon la loi sur les langues officielles du Canada, sont en effet majoritairement de descendance française, irlandaise, anglaise et écossaise, ou leurs familles ayant élu domicile sur le territoire depuis plusieurs générations.

Les Minorités Visibles

Les minorités visibles à Montréal. 2006 Statcan.ca[13]

La Ville de Montréal est une ville multiculturelle. Les minorités visibles représentent 26% de la population[14].

La loi sur l'équité en matière d'emploi de 1995 précise que « Font partie des minorités visibles les personnes, autres que les autochtones, qui ne sont pas de race blanche ou qui n'ont pas la peau blanche[15]. »

Chinois 3,0 % 47 980
Sud-Asiatique 3,2 % 51 255
Noir 7,7 % 122 880
Philippin 1,1 % 17 100
Latino-Américain 3,4 % 53 970
Asiatique du Sud-Est 1,9 % 30 850
Arabe 4,3 % 68 600
Berbère 3,2 % 45 800
Asiatique occidental 0,5 % 8 310
Coréen 0,2 % 2 730
Japonais 0,1 % 1 940
Minorité visible, n.i.a. 0,1 % 2 385
Minorités visibles multiples 0,4 % 6 820
Total de la population des minorités visibles 26,0 % 414 830[16]
Pas une minorité visible 74,0 % 1 178 895
Total 100,0% 1 593 725

Religion

Article connexe : Archidiocèse de Montréal.

Pour une ville nord-américaine de son importance, Montréal fut dotée d’un grand nombre d’églises et de temples, d’où son surnom, au XIXe siècle, de « ville aux cent clochers ». Près de 84 % de la population de la ville se déclare de tradition chrétienne, dont la vaste majorité de l’Église catholique romaine. Cet héritage provient principalement du nombre élevé de descendants et d’immigrants français, italiens, irlandais et portugais. La présence des religions protestantes et orthodoxes, beaucoup moins importantes, est due principalement aux immigrants anglais, grecs et libanais.

Depuis la révolution tranquille des années 1960, très peu de Québécois francophones pratiquent leur religion. La proportion de chrétiens pratiquants au Québec est désormais beaucoup moins élevée que la même proportion ailleurs en Amérique du Nord.

Parmi les religions de tradition non chrétienne, on retrouve en majorité la religion musulmane, principalement du fait de l’immigration récente. La communauté juive de Montréal, bien qu’en déclin, a eu un impact significatif sur les plans culturels, artistiques, économiques et gastronomiques depuis le XVIIIe siècle. Montréal accueille également de petites communautés bouddhistes, sikhs, bahá'íes et hindoues.

La ville de Montréal dispose d’un important patrimoine religieux.

Célébrités

De nombreuses personnalités sont issues de l’agglomération de Montréal. Parmi elles, on peut citer des chanteurs tels que Leonard Cohen, Michel Rivard, et Mylène Farmer, le poète Émile Nelligan, le romancier Hubert Aquin, l’ex-premier ministre Jacques Parizeau, l’ex-premier ministre du Canada Pierre Elliott Trudeau, l’écrivain et homme politique Jacques Hébert, la joueuse de tennis Mary Pierce, l’astrophysicien et écologiste Hubert Reeves ou encore l’écrivain Saul Bellow, prix Nobel de littérature et l'acteur de la série Star Trek William Shatner. Dans le monde de la musique, Corneille, Isabelle Boulay, Dj Daniel Desnoyers et Céline Dion sont très connus.

Géographie

Quartiers

Article détaillé : Catégorie:Quartier de Montréal.
Le centre-ville de Montréal et son Vieux-Port
Le chantier de la future place du Quartier des spectacles, près de la Place des Arts. Mars 2009

Outre la division légale de la ville en arrondissements, Montréal possède différents quartiers. Ils représentent des secteurs spécifiques de la ville. En voici quelques-uns :

Attraits régionaux

À partir de Montréal, quelques circuits récréatifs ou touristiques sont accessibles. On compte parmi eux les montagnes des Laurentides, dont Mont-Tremblant, une importante station de ski, la route des vins de l'Estrie et le mont Saint-Hilaire, reconnu par l’Unesco comme la première réserve de biosphère au Canada.

Région métropolitaine

Localisation de Montréal au Québec

La région métropolitaine de Montréal est le principal bassin de population du Québec, avec près de la moitié (47 %) de la population québécoise, et le principal centre économique de la province. Elle s’étend sur près de 4 000 kilomètres carrés, allant jusqu’à la ville de Saint-Jérôme au nord-ouest, aux MRC (municipalités régionales de comté) de Roussillon et de La Vallée-du-Richelieu à l’est, de Vaudreuil-Soulanges au sud-ouest jusqu’à Lavaltrie au nord-est.

La région métropolitaine comprend 65 municipalités et s’étend sur cinq régions administratives[17] : Montréal (totalité), Laval (totalité), les Laurentides, Lanaudière et la Montérégie. La Communauté métropolitaine de Montréal est un organisme responsable de planification, de concertation, de coordination et de financement pour la région métropolitaine.

Économie

L'édifice de la Banque de Montréal face à la Place d'Armes, dans le Vieux-Montréal.
Article détaillé : Économie de Montréal.

Seconde métropole du Canada, Montréal demeure un centre culturel, industriel, commercial et financier très important. Elle est également une importante ville portuaire, au débouché de la voie maritime du Saint-Laurent qui la relie aux centres industriels des Grands Lacs. En tant que port le plus important de l’Est du Canada, c’est un point de transbordement pour les céréales, les produits pétroliers, la machinerie et les produits manufacturés. Pour cette raison, la ville fait partie de l’axe principal des chemins de fer canadiens et demeure une ville ferroviaire très importante.

Les industries montréalaises incluent les télécommunications, l’aéronautique, la pharmaceutique, les hautes technologies, les études supérieures (avec quatre universités), les jeux vidéo, le textile, la mode, l’électronique, le matériel de transport, le tabac et l’imprimerie. Parmi les entreprises importantes ou particulièrement connues de la région montréalaise, on peut citer Bombardier, Hydro-Québec, BCE, Power Corporation, le Canadien National, la Banque Nationale du Canada, Air Canada, Rio Tinto Alcan, SNC-Lavalin, Saputo, CGI, Quebecor, Domtar, Power Corporation, Saputo, Air Transat, Transcontinental et Métro Richelieu.

Montréal possède un marché boursier important, avec la Bourse de Montréal et NASDAQ Canada. Depuis le 7 décembre 2005, la Bourse de Montréal s’est unie au Chicago Climate Exchange, dans la foulée de la Conférence concernant la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), afin de créer le Marché climatique de Montréal, un marché de produits environnementaux.

De plus, plusieurs organisations travaillent au rayonnement économique de Montréal : la Chambre de commerce du Montréal Métropolitain au niveau de la concertation des gens d'affaires, Montréal International pour attirer organismes internationaux et investisseurs étrangers ainsi que Tourisme Montréal pour faire la promotion du tourisme vers Montréal.

Montréal est devenu l’un des cinq pôles mondiaux de développement de médias numériques interactifs avec 85 entreprises et 5300 emplois[18], dont Ubisoft, Electronic Arts et Eidos.

En 2009, Montréal était classé au 19e rang mondial pour sa qualité de vie selon le magazine britannique Monocle [19]'[20].

Statistiques

Rue Sainte-Catherine, principale artère commerciale non-cyclable de la ville

En 2007, le taux de chômage est de 6,8 % sur l’île de Montréal. Les taux les plus élevés sont dans les arrondissements de Ville-Marie, Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, Villeray-Saint-Michel-Parc Extension, Verdun, Sud-Ouest, Lasalle et Montréal-Nord[21].

Les secteurs d’activités de la population montréalaise (sur l’île) sont[22] :

  • Services à la production : 14,2 % ;
  • Services de distribution : 9,2 % ;
  • Services à la consommation : 25 % ;
  • Services gouvernementaux, d’enseignement et de santé : 20,8 % ;
  • Secteur manufacturier : 16,8 % ;
  • Secteur de la construction : 2,7 %.

Organisations internationales

La ville possède près de 72 sièges d’organisations internationales, dont 67 organisations non gouvernementales (ONG)[23]. Parmi celles-ci, on retrouve notamment :

Culture et communications

Festivals et événements

Fête de la mi-automne au jardin botanique

De nombreux festivals ont lieu chaque année à Montréal. Compte tenu de l’hiver peu clément, la majorité de ceux-ci ont lieu durant la période estivale, tels le Festival International de Jazz de Montréal, les FrancoFolies de Montréal et le festival Juste pour rire. À l’occasion du Festival de Jazz, de grandes sections des rues du centre-ville sont fermées pour laisser place à des scènes extérieures, lieux de spectacles gratuits, et à la circulation piétonnière. La ville compte également de nombreux festivals musicaux et cinématographiques. On dit que Montréal est la meilleure ville au Canada pour les divertissements, grâce aux activités nombreuses qu’elle offre.

Chaque dimanche d’été ensoleillé, un certain nombre de gens se réunissent pour les Tam-tams du mont Royal, rendez-vous interculturel et musical très populaire, notamment auprès des jeunes. Le centre du rassemblement est le monument à Sir George-Étienne Cartier, au parc Mont-Royal.

Lieux culturels

Fontaine sur l'esplanade de la Place des Arts

Montréal est un important centre de la culture québécoise et est internationalement reconnue pour son effervescence culturelle. Le complexe culturel de la Place des Arts abrite le musée d’art contemporain et plusieurs théâtres. Il est le siège de l’Opéra de Montréal et de l’Orchestre symphonique de Montréal. Ce dernier devrait recevoir une salle spécialement construite sur un site adjacent dans les prochaines années.

On trouve à Montréal une importante culture des cafés, un peu sur le modèle français. En effet, contrairement à la plupart des autres villes universitaires nord-américaines, il n’est pas rare de voir des étudiants travailler en groupe dans les cafés montréalais, surtout aux abords des trois campus du centre-ville.

Musées et théâtres

La ville possède de nombreux musées depuis le musée d’archéologie et d’histoire de Montréal en passant par le célèbre Musée des beaux-arts ou encore le Musée Juste pour Rire et le Musée Marguerite-Bourgeoys, sans compter les nombreux théâtres dont la liste ne cesse de s’allonger depuis une trentaine d’années. Parmi ceux-ci, on retient notamment le Théâtre Saint-Denis, le Théâtre du Rideau Vert ou encore le Théâtre du Nouveau Monde, fondé en 1951. En danse, soulignons que Montréal est un important lieu de création et de diffusion. Parmi les lieux les plus importants en danse contemporaine de Montréal, notons l'Agora de la danse.

Monuments

Article détaillé : Liste des monuments de Montréal.

Les monuments de la ville se réfèrent principalement à l’une ou l’autre de ses cultures francophone ou anglophone. La Société Notre-Dame de Montréal qui a fondé Ville-Marie est commémorée par un obélisque situé à la place d’Youville et son principal fondateur, Paul Chomedey de Maisonneuve, par une statue (le monument à Maisonneuve) au centre de la place d’Armes.

L’époque des explorateurs français est commémorée par la préservation de deux de leurs maisons. Celle d’Antoine Laumet de La Mothe, sieur de Cadillac, fondateur de la ville de Détroit aux États-Unis, se situe à l’angle des rues Notre-Dame et Saint-Laurent. Celle de René Robert Cavelier de La Salle, célèbre explorateur de la région du Mississippi, se trouve à l’angle des rues Saint-Paul et Saint-Pierre, dans le Vieux-Montréal.

Claude de Ramezay, devenu gouverneur de Montréal en 1704, se fit construire l’année suivante une maison qui allait devenir plus tard le quartier général de l’armée d’invasion des rebelles américains, par la suite une cour de justice, ainsi qu’un établissement éducationnel pour finalement devenir définitivement un musée en 1895. La structure a souvent été retravaillée et agrandie, notamment l’addition en 1903 de la tourelle qui donne au bâtiment sa silhouette et la grande rénovation des années 1970 qui a solidifié les fondations. Situé à l’angle des rues Notre-Dame et Saint-Claude, juste en face de l’hôtel de ville, le musée du Château Ramezay est un important lieu d’histoire montréalaise.

Le passage au régime britannique est commémoré par la colonne Nelson, un des monuments les plus controversés de la ville, situé sur la place Jacques-Cartier et représentant pour certains les visées impérialistes britanniques, ainsi que la statue de la reine Victoria, au square Victoria. Un rappel du Canadien de jadis se trouve sur la Maison du Patriote, rue Saint-Paul dans le Vieux-Montréal. Un monument à sir George-Étienne Cartier, un des pères de la confédération canadienne, trône à l’entrée du parc Mont-Royal (le monument à George-Étienne Cartier).

Le catholicisme est aussi partie intégrante de la culture montréalaise et québécoise. La Pietà, datant de 1855 et située dans le Mausolée La Pietà du cimetière Notre-Dame-des-Neiges, qui est une reproduction grandeur nature de la sculpture de Michel-Ange de la basilique Saint-Pierre au Vatican.

Patrimoine religieux

La religion, qui fut la raison même de la fondation de la ville, possède à Montréal un passé riche et très complexe, s’étant au fil des années enrichi de nombreuses croyances, outre le catholicisme. La ville est en effet renommée pour sa richesse en églises et temples de toutes dénomination, qui lui ont valu au XIXe siècle le surnom de « ville aux cent clochers ».

Parmi les édifices les plus importants historiquement, on retrouve notamment l’Oratoire Saint-Joseph, la plus grande église dédiée à ce saint au monde, la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, première chapelle de pierre de Montréal ainsi que la basilique Notre-Dame, la deuxième plus grande église en Amérique.

Autres

D’autres points importants de la vie culturelle montréalaise sont l’Agora de la danse, le Centre commémoratif de l’Holocauste, Tohu, la Cité des Arts du Cirque et l’Auditorium Le Plateau.

Éducation

L’université de Montréal, sur le flanc nord du Mont Royal.

Montréal a l’une des proportions les plus élevées d’étudiants postsecondaires de toutes les grandes villes d’Amérique du Nord, grâce à ses quatre universités urbaines et à leurs écoles affiliées. Toutes proportions gardées, sa population étudiante est comparable à celle de Boston, réputée pour comporter la plus grande concentration de lauréats de prix Nobel au monde.

Bien que les universités soient divisées linguistiquement, les universités Concordia (bilingue), McGill (anglophone) et de Montréal (francophone) permettent dans plusieurs départements la remise de travaux en français, anglais et même à certaines occasions en espagnol.

La liste officielle des établissements d’enseignement[24] du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport permet la recherche et la création de listes concernant les établissements d’enseignement du Québec.

Universités francophones

Le pavillon Judith-Jasmin de l’UQÀM, dans le quartier latin.

Deux grandes universités francophones sont situées à Montréal; elles sont fréquentées aussi bien par des montréalais que par des gens d’autres régions du Québec et du Canada. De nombreux étudiants provenant d’une multitude de pays choisissent d’étudier dans ces universités francophones de réputation internationale.

L’Université de Montréal (UdeM) est l’une des dix grandes universités du Canada, en plus d’être la plus importante du Québec. Elle est la première université francophone canadienne et la deuxième plus grande au monde après la Sorbonne, en France. Selon le Times Higher Education Supplement, elle serait l’une des 100 meilleures universités au monde[25].

L'université comporte deux écoles affiliées, HEC Montréal et l’École polytechnique de Montréal, toutes deux situées sur le campus. Le centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM), qui devrait déménager au centre-ville au cours des prochaines années, regroupe actuellement l’Hôtel-Dieu, l’Hôpital Notre-Dame et l’Hôpital Saint-Luc.

L’Université du Québec à Montréal (UQÀM) fait partie du réseau public de l’Université du Québec. Son campus principal est situé au cœur du quartier latin de Montréal, près des rues Saint-Denis et Sainte-Catherine.

Elle comprend plusieurs écoles affiliées, notamment les écoles de design, de langues, l'École supérieure de mode de Montréal et l'École nationale d'administration publique (ÉNAP). L'École de technologie supérieure (ÉTS) ainsi que l'Institut national de la recherche scientifique (INRS) sont quant à eux affiliés au réseau de l'Université du Québec.

Universités anglophones

Le pavillon des arts de l'université McGill

Deux universités anglophones attirent un nombre important d’étudiants des États-Unis d’Amérique, notamment. Celles-ci sont en grande partie responsables de la forte population étudiante de l’arrondissement de Ville-Marie et du quartier de Notre-Dame-de-Grâce.

Le campus du centre-ville de l'université Concordia

L’université Concordia, de réputation plus moderne et ouverte à tous, est officiellement bilingue : les élèves peuvent remettre leurs travaux et faire leurs examens en français ou en anglais. Concordia est actuellement en expansion, avec la construction et l’acquisition de nouveaux édifices, dont le moderne pavillon d’informatique, génie électrique et arts, ainsi que l’édifice historique de l’ancien couvent des Sœurs grises.

L’université McGill, de réputation plus traditionnelle, est l’une des universités les plus anciennes au Canada. Elle est considérée comme l’une des universités canadiennes les plus prestigieuses au monde, comptant parmi les meilleures universités de l’Amérique du Nord et celles du monde de tradition anglo-saxonne. Selon le Times Higher Education Supplement, McGill est la meilleure université canadienne et l’une des 25 meilleures au monde.

L'université est située à proximité du ghetto McGill, quartier à forte population étudiante. Elle est associée au collège Marianopolis pour son programme de musique. L'hôpital Royal Victoria, situé sur le campus, fait partie, avec l'hôpital général de Montréal, du centre universitaire de santé McGill (CUSM).

Autres

La Grande Bibliothèque du Québec, depuis la rue Berri.

La Grande Bibliothèque du Québec est sise à Montréal, comprenant la collection de la Bibliothèque nationale du Québec. Elle est située au centre-ville (arrondissement Ville-Marie), au nord du quartier Latin. Ouverte depuis le 3 mai 2005, elle remplace l’ancienne bibliothèque centrale située sur la rue Sherbrooke. Elle contient notamment la collection Saint-Sulpice, construite à partir de l’année 1844; ces ouvrages anciens, à caractère patrimonial, doivent nécessairement être consultés sur place. La bibliothèque s’est enrichie au fil des ans de collections privées, telles celles de Louis-Joseph Papineau et Louis-Hippolyte Lafontaine.

Montréal comporte également plusieurs CÉGEPs, des établissements de niveau collégial publics offrant aussi des formations professionnelles, ainsi que des établissements d'enseignement collégial privés. Voir la Liste des établissements d'enseignement collégial de l'agglomération de Montréal.

La ville fut désignée Capitale mondiale du livre du 23 avril 2005 au 22 avril 2006. À cette occasion, elle créa le Prix de Littérature jeunesse du Réseau des bibliothèques publiques de Montréal qu'elle remet annuellement depuis.

Précédé par Montréal Suivi par
Anvers
Capitale mondiale du livre
2005
Turin

Médias

Article détaillé : liste des médias de Montréal.

Montréal est un centre médiatique très important, vu sa situation de métropole du Québec. S’y trouvent en effet les bureaux des quotidiens la Presse, le Devoir, le Journal de Montréal et The Gazette, ainsi que des télédiffuseurs Radio-Canada, TQS, Télé-Québec, TVA et Astral Média.

Transport

Montréal est une ville où le transport en commun est plutôt développé. En effet, en 2003, près de 33 % de la population active déclarait se rendre au travail en utilisant ce mode de transport, 52,5 % utilisaient la voiture en tant que conducteurs (4,3 % en tant que passager) et 8,2 % s’y rendaient à pied[26]. En 2006, la part de l’automobile est de 68 %, celle des transports en commun, 22 % et celle du transport actif (marche, etc.), 10 %, selon l’ASSSM[27]. Le taux d’utilisation du transport en commun est faible par rapport à la Suède (41 %) et au Danemark ou aux Pays-Bas (46 %), mais plus élevé qu’aux États-Unis d'Amérique (7 %).

Tour de contrôle de l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau

En termes de qualité de l’air, mesurée par l’indice IQA, les réseaux routiers sont responsables de 73 % des émissions de monoxyde de carbone, par rapport à 4 % pour les avions. Ce taux relativement bas pour le transport aérien est cependant dû en partie à l’application de normes assez récentes de l’OACI. Toujours selon l’ASSSM, les mortalités dues au smog intense atteignent les 1 500 par année et, les lendemains d’épisodes de smog, les visites aux urgences des hôpitaux augmentent de 22 %.

La Société de transport de Montréal (STM) est la société qui exploite les transports en commun à Montréal. Le métro, tout comme le service d'autobus, est exploité par la STM.

Aéroports

La ville est desservie par deux aéroports internationaux :

Métro

Rame de métro sortant de l’arrière-gare de la station Henri-Bourassa.
Article détaillé : Métro de Montréal.

La ville est desservie par un réseau de métro entièrement souterrain (plus aisé avec la rigueur de l’hiver) qui compte actuellement 68 stations s’étendant sur 66 km et transporte quotidiennement plus de 700 000 passagers. Ce métro relie l’île de Montréal à la rive sud du Saint-Laurent et, au nord, à la ville de Laval. Il est géré par la Société de transport de Montréal (STM).

Inauguré en 1966 pour l’Exposition universelle qui eut lieu dans la ville l’année suivante, ce fut le premier métro du monde à se doter d’un système de roulement entièrement pneumatique. Il fut bâti d’après les plans du métro parisien, en collaboration avec les ingénieurs de la RATP et de la société Michelin.

Montréal fut, avec Stockholm, pionnière pour l’installation d’art public dans le métro : dans une cinquantaine de stations figurent plus d’une centaine d’œuvres publiques, dont des sculptures, des vitraux et des peintures murales, réalisées par des artistes de renom, dont un certain nombre de signataires du refus global. D’une part, chaque station du métro de Montréal a été dessinée par un architecte différent; d’autre part, les architectes devaient intégrer dès la construction une œuvre d’art spécifique à chaque station du réseau.

Réseau ferroviaire

Réseaux de trains longue distance

VIA Rail, dont le siège social est situé à Montréal, procure un service de transport ferroviaire pour passagers vers de nombreuses autres villes canadiennes, entre autres vers la ville de Québec et Toronto.

Amtrak, le réseau ferroviaire national des États-Unis, relie Montréal à New York quotidiennement avec l’Adirondack.

Réseau de trains de banlieue

Réseau de trains de banlieue de Montréal

Montréal est desservie par un réseau de trains de banlieue comportant actuellement cinq lignes :

Cinq stations effectuent la correspondance avec le réseau de métro, soit les stations Lucien-L’Allier, Vendôme, Bonaventure, Parc et De la Concorde.

Les tarifs sont établis en fonction de zones spécifiques, allant de 1 à 8. Pour utiliser le train de banlieue, les utilisateurs doivent se prémunir d’une carte TRAIN ou d’un ticket-train (zones 4 à 8). Les usagers peuvent également se procurer une carte TRAM (zones 1 à 8) ou un ticket (zones 1 à 3), donnant en plus un accès aux autobus et au réseau de métro de la ville de Montréal.

La ligne Montréal/Repentigny–Mascouche, planifiée par l’AMT et le gouvernement du Québec, est actuellement en construction afin de desservir les résidents de la banlieue Nord-est de Montréal. Cette nouvelle ligne sera inaugurée en 2010.

Gares ferroviaires patrimoniales :

Transport de marchandises

Le Chemin de fer Canadien Pacifique (CFCP) et la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada (CN) opèrent tous deux des services de transport de marchandises à destination de plusieurs villes du Canada et des États-Unis.

Autobus

Le réseau d’autobus de la ville de Montréal est très développé[28] et compte 169 lignes d’autobus de jour et 20 trajets de nuit. Le 22 novembre 1919 marque la mise en place de la première ligne d’autobus à Montréal, sur la rue Saint-Étienne, soit l’ancien accès principal au pont Victoria.

Une navette opérée par un groupe privé (l’aérobus) relie l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau au centre-ville de Montréal, via la station centrale Berri-UQAM située sur le boulevard de Maisonneuve Est, qui est également le centre principal des arrivées et départs d’autobus depuis les différentes régions du Québec, du Canada et des États-Unis.

Taxis

Montréal possède plus de 420 postes d’attente et près de 4 445 voitures de taxi, gérés par vingt-trois associations de services. Chaque année, près de trente-sept millions de déplacements sont ainsi effectués. En date du 14 novembre 2005, la tarification est de 3,15 $ de base, auquel s’ajoute 1,45 $ pour chaque kilomètre de déplacement. Des frais de 0,55 $ par minute d’attente sont également applicables.

Il existe également une tarification spéciale pour l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau dans les agglomérations A-5, A-11 et A-12, qui consiste en une tarification forfaitaire de 38 $ la course dans les zones applicables et identifiées par la vignette apposée à cet effet.

Réseau routier

L’autoroute 15 en direction sud
Autoroutes principales
et secondaires
secondaire
Quebec Autoroute 10.svg 10
Quebec Autoroute 13.svg 13
Quebec Autoroute 15.svg 15
Quebec Autoroute 20.svg 20 collectrice :
Quebec Autoroute 520.svg 520, Quebec Autoroute 720.svg 720
Quebec Autoroute 25.svg 25
Quebec Autoroute 40.svg 40 déviation :
Quebec Autoroute 440.svg 440, Quebec Autoroute 640.svg 640, Quebec Autoroute 30.svg 30

L’île de Montréal comporte de nombreux axes routiers importants. L’autoroute 640 est désignée comme autoroute de déviation par le nord, permettant d’éviter de traverser la ville. Cependant, elle n’est pas complétée, puisqu’elle n’est rattachée à l’autoroute principale, la 40, qu’à une extrémité[29].

L’autoroute 720, creusée directement en dessous des gratte-ciel du district financier et du quartier international, est aussi bien connue sous le nom d’autoroute-tunnel Ville-Marie. Sa construction a marqué une étape importante de l’histoire du développement du centre-ville de Montréal. Elle débute à partir de l’autoroute Décarie (15) à l’ouest du centre-ville, permet d’éviter les nombreux feux de circulation du cœur de la ville et débouche à l’est sur la rue Notre-Dame qui longe le fleuve et mène vers le port.

Le 22 décembre 2005, le gouvernement a annoncé son intention de parachever l’autoroute 25 jusqu’à Laval à l’aide d’un partenariat public-privé, avec la construction d’un nouveau pont enjambant la rivière des Prairies[30]. Cette annonce controversée est critiquée par plusieurs, dont des groupes écologistes et la Ville de Montréal qui souhaiteraient plutôt voir le gouvernement investir dans les transports en commun.

Contrairement au reste de la province et d’une bonne partie de l’Amérique du Nord, le virage à droite au feu rouge est interdit sur l’ensemble de l’île de Montréal.

Transport maritime

Le port de Montréal, situé en marge du fleuve Saint-Laurent au sud-est de l’île, est le second port en importance au Canada après Vancouver, toutes catégories confondues et le premier en termes de trafic de conteneurs. Il accueille aussi bien les navires océaniques que les bateaux plus modestes, à destination des Grands Lacs. En 2005, plus de 35 000 passagers ont transité à Montréal à bord de navires de croisière alors que le trafic de marchandises totalisait près de 19 millions de tonnes métriques de marchandises [31].

Réseau cyclable

Piste cyclable du parc Lafontaine

Montréal possède un réseau cyclable de plus de 650 km[32], développé surtout dans le sud-ouest de l’île (arrondissements de LaSalle, de Verdun, du Sud-Ouest et du centre, Ville-Marie du Plateau-Mont-Royal et de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension). Le réseau montréalais est rattaché à la route verte québécoise, itinéraire cyclable qui devrait s’étendre, à son achèvement, sur près de 4 300 km, ce qui en fera le plus grand itinéraire cyclable d’Amérique.

Parmi les pistes cyclables les plus fréquentées, on retrouve notamment la piste cyclable des berges, qui relie l’arrondissement Verdun aux limites ouest de Lachine, longeant sur toute sa longueur le fleuve Saint-Laurent et l’itinéraire nord-sud, passant par les rues Christophe-Colomb, Boyer et Berri pour se terminer dans le Vieux Port de Montréal. Les cyclistes souhaitant se rendre sur la rive sud de Montréal peuvent emprunter le pont Jacques-Cartier ou encore la passerelle au nord du pont Victoria reliant l’île de Montréal aux îles Sainte-Hélène et Notre-Dame, elles-mêmes reliées à la ville de Longueuil.

Après plusieurs années de stagnation, l'ajout de pistes cyclables au réseau de la ville a depuis peu repris avec, entre autres, la construction d'une piste sur le boulevard de Maisonneuve ainsi que d'une autre sur le chemin de la Côte-Sainte-Catherine, qui devrait être terminée à la fin novembre 2008 et rejoindre, dès 2009, la piste située sur la rue Rachel[33].

La ville de Montréal possède un réseau de vélos en libre-service surnommé BIXI (contraction de bicyclette et de taxi). Le concept comprend 5000 vélos répartis sur 400 stations installées au centre-ville.[34]. Il en coûte 5$ pour un forfait journalier, 28$ pour l'abonnement mensuel et 78$ pour une année.

Environnement

Climat

Image satellite de la région de Montréal en hiver
Rue de l’Esplanade sous la neige
Précipitations moyennes mensuelles entre 1971 et 2000
Source : observations de Environnement Canada
°C moyenne
quotidienne
°C maximum
moyenne
Chutes de pluie
(mm)
Chutes de neige
(cm)
Janvier -8,9 -5,4 28,4 45,9
Février -7,2 -3,7 22,7 46,6
Mars -1,2 2,4 42,2 36,8
Avril 7 11 65,2 11,8
Mai 14,5 19 86,1 0,4
Juin 19,3 23,7 87,5 0
Juillet 22,3 26,6 106,2 0
Août 20,8 24,8 100,6 0
Septembre 15,7 19,4 100,8 0
Octobre 9,2 12,3 82,1 2,2
Novembre 2,5 5,1 68,9 24,9
Décembre -5,6 -2,3 44,4 57,8

Les variations annuelles de température dans la région de Montréal sont d’environ 40 °C. Le climat très varié fait inévitablement partie intégrante de la culture montréalaise. Les hivers sont froids et secs alors que les étés sont chauds et humides.

Le mois de janvier est, avec une température moyenne avoisinant les -10,4 °C, le mois le plus froid de l’année tandis qu’en juillet la moyenne est de près de 27 °C, ce qui en fait le mois le plus chaud. L'humidité accablante augmente fréquemment la température ressentie à plus de 35 °C. La plus basse température jamais observée est de -37,8 °C, le 15 janvier 1957. La plus haute, soit 37,6 °C, a été observée le 1er août 1975. Selon une étude[35] publiée le 5 décembre 2005 par le gouvernement du Québec, les régions du sud-ouest de la province se seraient considérablement réchauffées entre 1960 et 2003, encaissant une hausse des températures moyennes de 1 à 1,25 °C, comparativement à une moyenne planétaire d’environ 0,6 °C.

Les précipitations sont abondantes et régulières toute l’année. Il tombe en moyenne 2,14 mètres de neige chaque hiver. Les orages sont fréquents l’été, ce qui en fait la saison avec le plus de précipitations, mais aussi la plus ensoleillée.

De plus petites précipitations de neige sont habituelles à la fin du printemps. De même, l’été indien est fréquent à l’automne. La différence principale entre les accumulations de neige dans le nord de la France et dans le sud du Québec tient au fait que la neige tend à s’accumuler davantage pour de longues périodes au Québec. Ceci implique des coûts de déneigement élevés, mais aussi une luminosité ambiante plus élevée, c’est-à-dire des paysages urbains avec davantage de contrastes (causé par le blanc de la neige) que de tons de gris uniformes.

Quelques phénomènes météorologiques plus rares, tels les aurores boréales et les tempêtes magnétiques ont lieu occasionnellement dans la région de Montréal, bien qu’elles soient davantage observées à l’extérieur de la ville.

Le RÉSO, la ville intérieure de Montréal, vue d’entre les métros Peel et McGill

Adaptation au climat

Le Montréal souterrain (RÉSO), ou ville intérieure, est une alternative urbaine populaire aux extrêmes climatiques de l’hiver froid et de l’été humide. En effet, Montréal possède plus de 30 km de passages piétonniers souterrains permettant de se rendre aux principaux attraits et bâtiments du centre-ville (du Centre Bell jusqu’à la place des Arts) sans jamais s’exposer aux intempéries. Il constituerait le plus grand réseau souterrain au monde.

Ces dernières années, un petit nombre d’initiatives ont été mises de l’avant afin de répandre le concept de toit vert, alternative écologique urbaine qui permet, avec un pourcentage relativement peu élevé de toits verts, de diminuer significativement la température et la pollution atmosphérique à l’intérieur d’une ville.

Aménagement urbain

En 2004, le Plan d'urbanisme de la ville de Montréal a été adopté par le conseil municipal. Le document dresse les orientations d’aménagement et de développement du territoire et présente les paramètres réglementaires de l’affectation du sol et de sa densité d’occupation.

Faune et flore

Les moineaux sont bien adaptés à l’hiver et aux zones urbaines.

Montréal comporte une flore et une faune diversifiées dont, entre autres, l’érable à sucre, symbole persistant de la ville et du Québec de par la production de sirop d'érable. La ville possède en outre un riche patrimoine arboricole dans ses espaces verts, parcs et en bordure de ses rues. Elle opère sa propre pépinière de production d’arbres adaptés à ses besoins et aux contraintes du milieu urbain. La Pépinière municipale de Montréal est située à l'Assomption, une localité au nord-est de Montréal.

Avec plusieurs immenses parcs dont celui de l’Île Sainte-Hélène et du mont Royal (photo), plusieurs animaux s’accommodent de la vie urbaine et résistent à l’hiver rigoureux. Parmi les plus communs, on retrouve des écureuils, marmottes, ratons laveur, mouffettes, coyotes, renards roux, entre 250 à 300 espèces d’oiseaux dont plusieurs de rapaces et plus de 80 espèces de poissons. Très peu de Montréalais le savent, mais ils cohabitent aussi avec plus d’une centaine de cerfs de Virginie, des castors, des visons, des rats musqués, des chauves-souris, plusieurs reptiles, etc. La faune urbaine ne constitue pas un problème; elle aide même les habitants à déceler des problèmes. Quand plusieurs oiseaux sont morts, beaucoup de gens ont commencé à se questionner sur la toxicité des pesticides sur les pelouses et sur le virus du Nil occidental transmis par les moustiques. Quant aux rapaces, aux coyotes, aux renards, ils contribuent à contrôler les populations de petits rongeurs[36].

Espaces verts

La ville comporte des centaines de parcs et autres espaces verts. Le parc du Mont-Royal est le plus important espace vert de Montréal et probablement le plus connu. Aménagé en 1876 par Frederick Law Olmsted, qui fut notamment le paysagiste du Central Park à New York, il a une superficie d’environ 2 km². Les plus importants espaces verts de Montréal sont :

Le versant est du mont Royal
Vue de l’étang du parc Lafontaine
Patineurs sur l'étang du parc Lafontaine en hiver

Événements notables liés à l’environnement

Sports

Stade olympique, dont la tour fut terminée après les Jeux olympiques

Événements sportifs

Jeux olympiques :

Course automobile :

Cyclisme :

Golf :

Marathon :

Natation :

Soccer :

Tennis :

  • Masters de Tennis du Canada, depuis 1989. Lors des années paires, Montréal reçoit les femmes (WTP), alors que les années impaires, Montréal reçoit les hommes (ATP) En 2009, le tournoi de la coupe Rogers établi un record d'assistance, devenant le premier tournoi d'une semaine a attirer une affluence de plus de 200 000 spectateurs. C'était également la première fois que les huit meilleurs joueurs au monde se retrouvaient tous en quart-de-final.

Jeux du Québec :

Outgames mondiaux :

Équipes sportives majeures

Franchises sportives majeures actuelles :

Club Ligue Enceinte Fondation Championnats
Canadiens de Montréal LNH (Hockey) Centre Bell 1909 24
Alouettes de Montréal LCF (Football) Stade Percival Molson 1946 5
Impact de Montréal United Soccer Leagues (Soccer) Stade Saputo 1993 2
Junior de Montréal LHJMQ (Hockey) Auditorium de Verdun 2007 0

Franchises majeures passées :

Club Ligue Enceinte Existence Championnats
Expos de Montréal MLB Stade olympique de Montréal 1969-2004 0
Maroons de Montréal LNH Forum de Montréal 1924-1938 2
Wanderers de Montréal LNH Westmount Arena 1917-1918 0
Express de Montréal Ligue Nationale de Crosse Centre Bell 2001-2004 0
Roadrunners de Montréal Ligue Nationale de Roller-Hockey Centre Molson 1996-1999 0
Manic de Montréal Ligue nord-américaine de soccer (LNAS) Stade olympique 1981-1983 0
Machine de Montréal World League of American Football Stade olympique 1991-1992 0

Clubs amateurs passés ayant gagné un championnat :

Club Existence Championnats
AAA de Montréal 1881-1931 1999- présent 4 coupe Stanley 1 coupe Grey
Victorias de Montréal 1883-1908 5 coupe Stanley
Shamrocks de Montréal 1895-1910 3 coupe Stanley
Wanderers de Montréal 1903-1918 8 coupe Stanley

Clubs sportifs

Tourisme

Le tourisme est une industrie importante à Montréal. La ville a reçu 7 644 000 touristes en 2007[44]. Ceux-ci ont engendré des revenus de 2,6 milliards de dollars. En 2007, l’industrie touristique employait 60 385 personnes. L'organisation responsable de la promotion touristique de Montréal est Tourisme Montréal. Le dirigeant actuel (2009) de Tourisme Montréal est Charles Lapointe.

Héraldique

D’argent à la croix de gueules cantonnée :
au 1er d’une fleur de lis d’azur ;
au 2e d’une rose de gueules tigée, feuillée et pointée de sinople ;
au 3e d’un chardon de pourpre tigé et feuillé de sinople ;
au 4e d’un trèfle de sinople.
Timbré d’un castor couché sur écot au naturel.
L’écu entouré d’un rinceau de feuilles d’érable de sinople.

Description

Article détaillé : Armoiries de Montréal.
  • La devise Concordia Salus vient du latin signifiant « le salut par la concorde » ;
  • La croix héraldique fait écho à la pensée chrétienne ayant contribué à la fondation de Montréal ;
  • L’écu est d’argent, rappelant ainsi les premières armoiries de la ville créées par Jacques Viger, le premier maire de Montréal. Ses contours sont de forme française, à l’image de celles du gouvernement du Québec ;
  • Les feuilles d’érable à sucre (Acer saccharum) entourant les armoiries de Montréal symbolisent les bonnes relations qu’ont les divers éléments de la population montréalaise ;
  • Le castor est un reflet du caractère industrieux des Montréalais ayant favorisé la croissance de la ville ;
  • Les quatre éléments végétaux du champ de l’écu représentent autant d’emblèmes nationaux, symbolisant l’origine ethnique historique de la ville de Montréal :

Lieux et communes en France

Montréal est aussi le nom de plusieurs lieux, dont sept communes en France. Claude de Pontbryand, fils du seigneur de Montréal (aujourd’hui dans le Gers), accompagnait Jacques Cartier en 1535. Cette curieuse coïncidence ne démontre cependant pas une éventuelle origine gersoise du nom de Montréal.

Diaporama

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Municipalités limitrophes

Notes

  1. Charte de la Ville de Montréal
  2. Après Paris (9,6 millions d’habitants), mais la plupart dans cette ville parlent d'autres langues comme langue maternelle
  3. Recensement de 2006
  4. Statistique Canada en 2009, 2004.
  5. Références historiques: French Fortresses in North America 1535-1763: « Québec, Montréal, Louisbourg and New Orleans », par René Chartrand, Osprey Publishing.
  6. Une Histoire du Québec, Jacques Lacoursière, p. 109, Septentrion 2002
  7. Le nombre de conseillers d'arrondissement est variable en fonction du nombre de conseillers de ville que l'arrondissement dispose. Les conseils d'arrondissement sont donc composés de 5 à 7 membres.
  8. Listes - Élus et districts électoraux des arrondissements sur www11.ville.montreal.qc.ca, s.d., Sherlock. La banque d'information municipale. Consulté le 3 juin 2009
  9. Les pactes d'amitié et de coopération, site officiel de la Ville de Paris.
  10. Site web de Montréal International
  11. Montréal en statistiques, Ville de Montréal, juillet 2009
  12. Statistique Canada.
  13. Ville De Montreal Statcan.ca
  14. Ville De Montreal Statcan.ca
  15. Loi sur l'Équité en matière d'emploi, sur le site du Ministère de la Justice du Canada
  16. [1]
  17. Voir la carte de la région métropolitaine de Montréal
  18. Article sur Montréal pôle de développement des médias sur Canoë
  19. Magazine Monocle - Juillet 2009
  20. Montréal parmi les 25 villes ayant la meilleure qualité de vie sur Canoë
  21. Atlas socio-économique montréalais.
  22. Atlas socio-économique montréalais.
  23. Montréal en bref.
  24. liste officielle des établissements d’enseignement du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec
  25. L’Université de Montréal parmi les 100 meilleures universités au monde, Université de Montréal, 9 octobre 2008
  26. Ville de Montréal, Moyens de déplacement domicile - travail, Ville de Montréal, coll. « Atlas démographique et socio-économique de Montréal », Montréal, 2003 
  27. Louis-Gilles Francœur, « Montréal victime de l’auto - Les autorités proposent un sérieux coup de barre pour protéger la santé publique », dans Le Devoir, 23 mai 2006, p. A1 et A10 
  28. Voir : [pdf] Société de transport de Montréal, Plan du réseau 2008, STM, Montréal, 2008, 1 p. 
  29. Numérotation des routes et des sorties d’autoroutes, Transports Québec
  30. Communiqué du gouvernement sur l’autoroute 25, 22 décembre 2005
  31. Site web du port de Montréal
  32. Pour une carte complète du réseau cyclable montréalais, voir le site Internet de Vélo Québec
  33. Mise en chantier de la piste cyclable du chemin de la Côte-Sainte-Catherine, Ville de Montréal, septembre 2008
  34. Illustration des vélos en libre-service qui seront implantés à Montréal
  35. Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, 5 décembre 2005.
  36. Art de vivre : Société - Dans la forêt du «514»
  37. http://www.cyberpresse.ca/actualites/regional/montreal/200908/11/01-891781-le-secteur-du-stade-passe-au-vert.php
  38. http://www2.canada.com/montrealgazette/news/story.html?id=2ffd0e19-866b-46ab-9191-1c05a109bc0c
  39. FIFA.com - Montréal
  40. Association d’ultimate de Montréal
  41. CHOC: Ligue de hockey cosom amicale de Montréal
  42. CPVPAT: Club de patinage de vitesse de Pointe-Aux-Trembles
  43. LEBM: Ligue Encore Baseball Montréal
  44. Tourisme Montréal

Compléments

Articles connexes

Géographie Organismes municipaux Architecture et patrimoine Personnalités Histoire de Montréal Autres

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Liens externes

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