Alger
Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la capitale de l'Algérie. Pour les autres significations, voir Alger (homonymie).
Alger

Vue d'Alger depuis la cité Diar El Mahçoul.
Vue d'Alger depuis la cité Diar El Mahçoul.

blason
Administration
Nom algérien الجزائر (al-Jazā'ir)
Nom chaoui ⴻⴷⵣⴰⵢⵕ (Edzayer)
Nom kabyle ⴷⵣⴰⵢⴻⵔ ⵜⴰⵎⴰⵏⴻⵖⵜ (Dzayer tamaneɣt)
Pays Drapeau d'Algérie Algérie
Wilaya Alger
Code postal 16000-16132
Site web consulter
Culture et démographie
Population 2 289 765 hab. (2011[1])
Densité 6 308 hab./km2
Gentilé Algérois, Algéroises
Saint patron Sidi Abd Erahmane
Géographie
Coordonnées 36° 46′ 34″ N 3° 03′ 36″ E / 36.776234, 3.05997036° 46′ 34″ N 3° 03′ 36″ E / 36.776234, 3.059970
Altitudes min. 2 m — max. 424 m
Superficie 363 km2
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Alger
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Alger

Alger (arabe الجزائر, al-Jazā'ir[2] , al-Jazāir ou encore Al Djazāir[3]  ; en arabe algérien : دزاير, Dzayer[4] ; berbère : Lezzayer Tamanaɣt), surnommée « el Bahdja » (« la Joyeuse »), « el mahroussa » (« la bien-gardée ») ou encore « la blanche », Icosium au temps de l'Empire romain, est la capitale de l'Algérie et la plus grande ville du pays. Située au bord de la mer Méditerranée, la ville donne son nom à la wilaya dont elle est le chef-lieu. En 2011, selon World Gazetteer, Alger compte environ 2 290 000 habitants[5]. Avec 4,4 millions d'habitants selon le MAE français[6], tandis que l'agglomération en comptait environ 6 727 806 habitants suivant le classement des 100 plus grandes villes du monde par World Gazetteer[7] et 6 488 795 habitants selon Population Data[8], Alger est la première agglomération du Maghreb.

Sommaire

Étymologie et origine

Plan d'Alger au XVIe siècle
  • Version 1

Dans une petite notice sur l'étymologie d'Alger[9], Albert Farhat écrit : « Le nom d'« Alger » dérive du catalan Alguère[10], lui-même tiré de Djezaïr du nom donné par Bologhine ibn Ziri[10], fondateur de la dynastie Zirides, lorsqu'il bâtit la ville en 960 sur les ruines de l'ancienne ville au nom romain Icosium ; Djezaïr Beni Mezghenna[11]. La signification du nom donné par Bologhine ibn Ziri voudrait que le nom soit donné en référence aux îles qui faisaient face au port d’Alger à l'époque et qui furent plus tard rattachées à sa jetée actuelle ; en arabe Al-Djaza’ir (الجزائر), « Les Îlots »[10], en français « Les Îles des Mezghenna » (جزاير بني مزغنا Djezaïr Beni Mezghenna). Le terme d'île pourrait, selon des géographes musulmans du Moyen Âge, également désigner la côte fertile de l’actuelle Algérie[12], coincée entre le vaste Sahara et la Méditerranée, apparaissant alors comme une île de vie, Al-Jaza’ir. »

Il se réfère maintenant à Al Bakri : « Al Bakri, célèbre polygraphe andalou, dans sa Description de l'Afrique septentrionale, cite dans son chapitre sur La route d'Achir à Djzayer Beni Mezghenna (vers l'an 1068, soit six siècles avant les Turcs, quatre siècles avant Ibn Khaldoun, un siècle avant les Almohades et une décennie avant les Almoravides, soit à peine deux siècles après l'islamisation de l'Afrique du Nord), cite la ville d'Alger comme encore imposante et sertie de voûtes et autres assises monumentales prouvant qu'elle fut « la capitale d'un vaste empire ». Louis Mas Latrie, reprend les propos d'El Bekri s'agissant de ses inductions quant à Icosium « capitale d'un vaste empire », Icosium n'étant qu'une cité parmi d'autres au sein de l'Empire romain[13]. Concernant le nom même, Al Bakri dit que la ville s'appelle « Djzèyer Beni Mezghanna » et l'orthographie en arabe « Djzèyèr » (ﺟﺯﺍﻳﺮ) et non « El-Djaza'ir » (الجزائر). De plus, très prolixe dans ses descriptions, il ne précise à aucun moment du chapitre que « Djzèyèr » signifie « les îles », bien au contraire assimilant le nom de la ville aux Beni Mezghenna. La version arabe, très claire à ce sujet fit régulièrement par la suite l'objet d'excès en interprétations. Ainsi, dans la traduction faite par William Mac Guckin de Slane, ce dernier rajouta l'explication « les îles de la tribu Mezghenna », mention qui n'existe nullement dans la version du texte arabe originel. De plus, De Slane orthographia « Djazaïr » au lieu de « Djzèyer » tel que transcrit phonétiquement par Al Bakri qui, lui, s'abstint dans son texte de toute interprétation superflue. Nous saurons alors de manière formelle que le nom d'Alger ne comporte pas l'article défini « El » propre à la langue arabe, nous laissant croire que Djzèyer ne fait pas référence à un nom commun, ni à un qualificatif ou adjectif, alors précédés de l'article « El », mais qu'il s'agit plutôt d'un nom propre tout comme Mezghenna, Achir (qui ne se disent pas El-Mezghenna ou El-Achir, etc). Ainsi, le « El » de « El-Djazaïr » généralement admis est un rajout ultérieur, ayant induit à une fausse interprétation du nom d'Alger, faisant coïncider la ressemblance phonétique du mot avec la présence d'îlots. La tradition orale, plus conservatrice et au plus près de l'origine n'aura-t-elle pas conservé le vocable alors initial tel que transcrit alors par Al Bakri : Djzèyer/Dzèyer, qui sans l'article « El », est plus apte à désigner Ziri que des îlots (sachant en outre qu'en arabe l'île se dit El-Djazira et au pluriel El-Djouzour ). Et être un « Dziri » (c'est-à-dire Algérois), signifie en toute logique davantage être un « Ziride » (la ville devint sous Bologhine ibn Ziri la capitale de la dynastie Zirides, tribu des Ziri) qu'un îlien ou insulaire.

Al Bakri est considéré comme le tout premier polygraphe ayant couché par écrit la géographie de l'Afrique du Nord médiévale (il associait encore le terme « El-Maghrib » avec celui de « Ifriqya », il ne citait pas « d'îles du Maghreb »). Par conséquent, si l'on doit retranscrire rigoureusement en langue arabe le nom d'Alger tel qu'écrit pour la première fois, il ne faudra plus l'orthographier « El-Djazaïr »(الجزائر : avec la cassure entre le « a » et le « i »), mais « Djzèyèr » avec le « y » et sans « El » : ﺟﺯﺍﻳﺮ selon l'orthographe d' Al Bakri alors au plus proche du parler de l'époque de la dynastie Ziride.

Le nom de Tigzirt : Tigzirt aurait pu être associée aussi au terme « île », sorte de berbérisation du mot arabe « el-djazira », qui deviendrait Tidjzirt puis Tigzirt, mais la ville située sur la côte de la Grande Kabylie, demeurée berbérophone, a gardé sa signification ancienne venue de ighzer (la source/ruisseau), devenue « Tighzert » (la petite source/petit ruisseau), toponyme alors extrêmement répandu dans toute l'Afrique du Nord jusqu'aux confins du Sahara. En face de Tigzirt il y a aussi une série d'îlots, tout comme le cas d'Alger, la ville possède en outre des ruines romaines ainsi que les restes d'une importante fontaine, ce qui est en tout point semblable avec le cas d'Alger...mais aussi Ténès, Cherchell, Carthage, Tunis, Tanger, Essaouira/Mogador, Barcelone, Marseille, etc., tous les ports protégés sont devancés d'îlots, un fait commun. Tigzirt n'aura pas connu de doute sur son toponyme dans la mesure où aucun enjeu idéologique ne vint disputer la paternité de la ville, contrairement à Alger qui connut un développement croissant, notamment depuis sa repropriation par Bologhine ibn Ziri, fondateur de la dynastie Zirides (Iziryen en Tamazight et el-ziriyoun en arabe, branche de la nation Sanhadja et allié au Kutama, d'abord alliés, puis vassal des Fatimides, et fondateurs d'El Qahera, alias Le Caire)[14]. »

  • Version 2

Albert Farhat alimente alors sa réflexion d'un article du lexicographe Jean-Baptiste-Bonaventure de Roquefort[15] : « Dans son dictionnaire de la langue française, Jean-Baptiste-Bonaventure rapporte que les Ottomans et les autochtones appelaient la ville d'Alger du nom d'Al-Ghazi, de « ghazw » en arabe, la conquérante, puisque la piraterie navale était dirigée contre les chrétiens[16]. Il précise aussi qu'Alger, de Al Djazaïr, est un royaume situé entre l'actuelle Tunisie et l'actuel Maroc, sachant que ce royaume était « une île » qu'il fallait relier au continent. Ainsi, il est question ici de tout un territoire dénommé île, et non plus la seule ville d'Alger[17] (et celle-ci n'est pas située sur une île, ni une péninsule), ce qui rejoint les propos d'Idriss » (Al Idrissi) « qui traversant le Maghreb pour rejoindre le Maroc, considéra ce territoire comme une suite d'îles (massifs montagneux habités, verdoyants et riches en eaux et cultures) entre la mer Méditerranée et l'océan Atlantique d'une part et le Sahara d'autre part. Ainsi le lien entre « Alger » et sa signification « île » est ici joint à l'idée d'une île parmi d'autres au sein d'un territoire plus grand, le Maghreb ou « les îles du Couchant » selon Al Idrissi[18] (et non pas les îlots qui font face à la ville elle-même) ce qui coïncide avec la phonétique Dzyer/Dziri/Dziryoun pour Ziri en berbère et Djazira en arabe. »

  • Version 3

Puis, il conclut : « Selon Smaïl Medjeber, Alger fut prise par Bologhine ibn Ziri qui lui donne le nom de Ziri pour honorer son père[19]. Alger vient de l'anthroponyme Ziri[19].

Enfin il faut noter que Al Bakri, repris par Louis Mas Latrie, à plusieurs siècles de distance, confirme le fait que les habitants d'Alger et de ses alentours (Mitidja) étaient Berbères (donc pour l'époque du haut Moyen Âge, une telle distinction révèle la berbérophonie de ces populations) et vivaient à la limite du royaume Hammadides encore en place. Alger ne pouvait signifier « El-Djazaïr/les îles » en parler berbère, d'autant que de fondation Zirides, les At Mezghan (Beni Mezghenna) ont été soumis, à une époque plus ancienne, à la conquête ziride pour devenir les « Zirides Beni Mezghenna » après l'occupation de la ville par Bologhine ibn Ziri.

Alger est la deuxième plus grande ville du Maghreb. Elle est précédée par Casablanca. »

Géographie

Vue sur le port d'Alger avec le boulevard du front de mer (Boulevard Che Guevara) et la Casbah en arrière plan.

Situation et site naturel

Relief des environs d'Alger

Alger est bâtie sur les contreforts des collines du Sahel algérois. La Casbah, a été érigée sur le flanc d'une de ces collines qui donne sur la pointe ouest de la baie d'Alger sur un dénivelé de 150 mètres environs. En dehors des fortifications de la ville ottomane, de nouveau quartiers vont voir le jour le long du bras de colline qui donne sur la baie, dont les premiers quartiers européens.

La ville va se développer ensuite vers le nord-ouest au pied du mont Bouzareah, qui culmine à 400 m. d'altitude, comme le quartier de Bab El Oued, puis tout le long de la corniche qui contourne le massif.

Les premières banlieues vont voir le jour au sud-est, le long de la petite bande côtière, sur d'anciennes zones marécageuses, jusqu'à l'embouchure du l'Oued El Harrach.

L'étalement urbain de la ville se poursuivra au delà de l'Oued El Harrach à l'est, sur les terres fertiles de la plaine de la Mitidja tout au long de la baie, avant de se poursuivre ces dernières années au sud et au sud-ouest, sur les collines vallonnées du Sahel, englobant d'anciens villages agricoles.

La baie d'Alger vue de l'ouest
Vue satellitaire d'Alger

Climat

Alger bénéficie d'un climat méditerranéen[20] ,[21]. Elle est connue par ses longs étés chauds et secs. Les hivers sont doux et humides[22], la neige est rare mais pas impossible. Les pluies sont abondantes et peuvent être diluviennes. Il fait généralement chaud surtout de la mi-juillet à la mi-août[23]

Relevé météorologique d'Alger
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 7 8 9 9 12 15 17 19 14 11 6 7 11,5
Température maximale moyenne (°C) 16 17 18 20 23 26 27 29 26 23 16 16 17,2
Précipitations (mm) 112 84 74 41 46 15 1 5 41 79 130 137 764
Nombre de jours avec pluie 12 8 5 6 3 3 2 2 3,2 2 10 14 70
Record de froid (°C) -11 -8 -5 3,8 3,8 9,4 13,4 13,8 11,6 7,2 -4 -10 -9
Record de chaleur (°C) 24,4 30 28,8 37,2 41,2 41,6 41,1 47,2 44,4 37,7 31,1 29,1 47,2
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
112
 
16
7
 
 
84
 
17
8
 
 
74
 
18
9
 
 
41
 
20
9
 
 
46
 
23
12
 
 
15
 
26
15
 
 
1
 
27
17
 
 
5
 
29
19
 
 
41
 
26
14
 
 
79
 
23
11
 
 
130
 
16
6
 
 
137
 
16
7
Temp. moyennes maxi et mini (°C) • Précipitations (mm)

Risques naturels

Séismes

Alger est une zone sismique sensible, menacée par plusieurs failles (Khaïr al Dine, Zemmouri, Sahel, Chenoua, Blida, Thenia)[24]. Le dernier séisme important date du 3 février 1716, et a coûté la vie à 20 000 personnes. Cependant plusieurs quartiers ont été touchés par le séisme de Boumerdès en 2003 (faille Zemmouri).

Inondations

De par sa situation géographique, Alger est fortement soumise aux risques d'inondation, de par le ruissellement des eaux de pluie des hauteurs de la ville jusqu'au quartiers situés en contre bas. Ce risque est accentué par plusieurs facteurs liés à une évolution urbaine prenant peu en compte les risques. Plusieurs édifices sont construis sur des lits d'oued, comme au Val d'Hydra.

  • Le 10 novembre 2001, des pluies diluviennes, s'abattent sue Alger transformant les lits d'oueds en torrents de boue. Cette catastrophe causera la mort de plus de 700 personnes, majoritairement à Bab El-Oued, un quartier ou des immeubles entiers ont été détruits[25].

Démographie

Article détaillé : Démographie de l'Algérie.

La wilaya d'Alger compte 3 759 227 habitants.

Pyramide des âges

La pyramide des âges met en avant une population jeune relativement importante , presque un tiers de la population a moins de 20 ans .Cependant on observe une diminution des naissances à partir de 1983 et une reprise de natalité sur la période 2004/2008.

Pyramide des âges de la wilaya d'Alger en 2008 en pourcentage[26].
Hommes Classe d'âge Femmes
0,2 
85 ans et +
0,25 
0,3 
80 à 84 ans
0,33 
0,63 
75 à 79 ans
0,64 
0,88 
70 à 74 ans
0,95 
1,07 
65 à 69 ans
1,15 
1,23 
60 à 64 ans
1,36 
1,87 
55 à 59 ans
1,82 
2,29 
50 à 54 ans
2,23 
2,81 
45 à 49 ans
2,74 
3,76 
40 à 44 ans
3,73 
4,16 
35 à 39 ans
4,24 
4,37 
30 à 34 ans
4,34 
4,69 
25 à 29 ans
4,76 
4,6 
20 à 24 ans
4,63 
4,37 
15 à 19 ans
4,25 
4,09 
10 à 14 ans
3,9 
3,84 
5 à 9 ans
3,69 
4,91 
0 à 4 ans
4,63 
0,12 
nd
0,15 

Histoire

Article détaillé : Histoire de l'Algérie.

Appelée à l'origine Ikosim, nom qui sera latinisé sous la forme Icosium (« l'île aux mouettes »), lorsqu'elle acquit le statut de comptoir phénicien d'importance, la fondation d'Alger est antérieure au IVe siècle av. J.‑C.. Des débris de vases campiniens datant du IIIe siècle av. J.‑C. y furent découverts dans un puits de vingt mètres de profondeur en 1940.

Antiquité

Déjà au début du Ier millénaire av. J.‑C., Alger est un important comptoir phénicien. En 202 avant J.-C., la ville passe sous influence romaine suite à l'alliance scellée entre Massinissa et Scipion l'Africain contre Carthage. Le nom d'Ikosim prend sa forme romanisée, Icosium, sous Juba I et Ptolémée.

Les tribus Berbères Maghraouas étaient très nombreux dans les environs d'Icosium et Ptolémée de Maurétanie devait les contenir. Ptolémée de Maurétanie fera transférer une partie des Maghraoua vers le chlef[27]. Et il combat les résisitants berbères soulevés par Tacfarinas[28], dans cette même période. Après Tibère, Vespasien envoie une colonie vers Icosium pour arrêter les révoltes[29].

Après la révolte de Tacfarinas, Firmus (général maure)(berbère), détruit Icosium en mettant le feu avec l'aide de toutes les tribus berbères maures (non romanisés) qui vivent dans les montagnes des environs au IVe siècle[30].

C'est vers le Ve siècle que le christianisme s'introduit à Icosium. En 429, la ville passe sous domination vandale, lors de leur conquête de l'Afrique du Nord. En 442, un traité entre Romains et Vandales permet aux Romains de récupérer Icosium et ce durant les cent ans de présence vandale en Algérie.

Après 533, la ville, à peine contrôlée par les Byzantins, est attaquée par des tribus Berbères.

Moyen Âge

En 710, la conquête musulmane Introduit l'Islam en Afrique du Nord. Alger était un territoire qui appartenait aux Maghraouas, une tribu Berbère Zénète[27]. Ziri ibn Menad était vassal des Fatimides. Il prouve sa bravoure à ses derniers lorsqu'il vainc les berbères Zénètes Kharidjites (Maghraoua, Banou Ifren, etc). Et après la mort d'Abu Yazid en 947, Ziri ibn Menad s'empare de la région du centre et il fonde Achir comme capitale des Zirides. D'après Ibn Khaldoun, la région d'Alger fut occupée par les Sanhadja avec la dynastie des Zirides (Les premiers Sanhadji occupaient les régions de M'Sila, de Médéa et d'Alger)[31]. Le fils de Ziri ibn Menad ayant l'autorisation de son père, Bologhine ibn Ziri fonde trois villes dont Djzair Beni Mezghenna (Alger), Médéa et Miliana après avoir chassé les Zénètes[32].

Bologhine ibn Ziri reconstruit Icosium au milieu du Xe siècle[33] [34] en fortifiant et agrandissant le site occupé par les Beni Mezghenna et la baptisa « El Djazair Beni Mezghenna », en 960[35].

La guerre continue entre les Zénètes et les Sanhadjas. Ziri ibn Menad est tué en 971[36] dans une bataille contre les Maghraouas, sa tête est rapportée à Cordoue par les Maghraoua pour qu'ils aient de l'aide pour affronter l'armée des Zirides vassal Fatimides. Et les Zénètes vengent ainsi la mort d'Abu Yazid[37]. À ce moment-là, Moez, Calife Fatimide désigne Bologhine ibn Ziri comme Calife du Maghreb. Ce dernier continue le combat contre les Zénètes. Les Zénètes alors demandent l'aide des Omeyyades de Cordoue pour reprendre leur territoire et leurs villes y compris Alger. Bologhine ibn Ziri prend à ce moment presque tout le Maghreb en suivant les directives du Moez (Calife Fatimides)[37].

Bologhine avait toutes les villes du Maghreb, il avait pour ordre de tuer tous les Zénètes, de ramasser l'impôt des Berbères sous l'emprise de l'épée. Ce qui va provoquer une marche de contestation de la part des autres tribus. Les Kutama vont être jaloux des Zirides et la guerre se fera entre les deux tribus ; Mila et Sétif sont rasées par les Zirides[37]. Les Omeyyades acceptent enfin d'aider les Zénètes à reconquérir les territoires en particulier des Maghraoua[37]. Bologhine ibn Ziri rebrousse chemin en voyant toute l'armée des Zénètes venue d'Andalousie par voie maritime et qui s'installe à Ceuta[37]. En 983, Bologhine ibn Ziri mourut. Il s'ensuit une période longue de défaite pour les Zirides. Les Maghraouas regagnent leurs territoires et leur souveraineté dans le Maghreb central et dans l'Ouest grâce à Ziri Ibn Attia issue des Maghraouas. Toutes les villes du centre jusqu'à Tanger redeviennent des villes des y compris Alger[37].

Les Fatimides voulaient prendre l'Andalousie. À la fin, ils décident d'abandonner le projet pour prendre garder l'Égypte et les autres provinces. Les Zirides restent souvrain dans leurs territoires dans l'Est de l'Algérie ainsi que les Hammadides (tribu des Sanhadja)[37]. Les Almoravides prennent Alger en 1082 grâce à Youssef Ibn Tachfin. Ce dernier défait tous les Zénètes. La première grande mosquée du rite malékiste Djamaa El Kébir ou la Grande Mosquée d'Alger y est construite par Youssef Ibn Tachfin. Les Almoravides n'ont jamais fait la guerre contre les Zirides, les deux tribus sont des Sanhadja[37]. En 1151. Abd al-Mumin (Almohades), est un berbère Zénètes, il reprend Alger des Almoravides et reprend tout le Maghreb et l'Andalousie[37]. Par la suite, Alger fut rattachée aux capitales des dynasties Zianides, ainsi que Hafsides et Mérinides pour des courtes périodes. Longtemps la ville fut dépendante de Tlemcen sous les dynasties Ifrenides, Maghraouides, Almoravides, Almohades et Zianides[37].

Époque moderne

En 1510, les Espagnols soumirent Alger et bâtirent sur un îlot de la baie une forteresse, le Peñón d'Alger, destinée à défendre et surveiller la ville. A la mort du roi d'Espagne Ferdinand le Catholique en 1516, les habitants se révoltent sous la direction de Salem ben Toumi, chef des Beni Mezghenna, qui demande l'aide des Turcs d'Arudj Barberousse. Ce dernier devient maître de la ville après avoir assassiné Salem ben Toumi.[38].

En 1516 et 1518, Alger est attaquée par des expéditions espagnoles commandées respectivement par Diego de Vera et Hugo de Moncade. Deux fois celles-ci tournent au fiasco. En 1529, Barberousse détruit le peñon, et y fait construire la jetée Kheir-Eddine, reliant les îlots à la terre ferme et constituant ainsi le premier abri du port d'Alger. Cette date marque aussi le début de la Régence d'Alger, un régime politique d'inspiration ottomane, qui fit d'Alger la capitale d'un État largement indépendant mais vassal de Sublime Porte.

Durant la période de la régence ottomane une guerre éclate contre les Zianides puis plusieurs conflits surgissent avec les saadéens et les tibus du Sahara, aux Aurès ainsi qu' en petite Kabylie. En même temps, une double extrapolation vit le jour. La ville appelée El Djazaïr (Alger et Algérie s'écrivent de la même manière en arabe: El Djazaïr) donna son nom au pays entier et la citadelle perchée en haut de la ville ancienne, appelée la Casbah, donna son nom à la ville. De nos jours encore, Casbah désigne la ville précoloniale. Elle est désormais classée au patrimoine mondial de l'UNESCO[39].

Bataille d'Alger, désastre de Charles Quint

Article détaillé : Siège d'Alger (1541).

Après la bataille de Tunis en 1535 et dans le but de sécuriser ses positions méditerranéennes, Charles Quint décide, lors de la diète de Ratisbonne en 1541, de s'emparer d'Alger qui est devenue une véritable base « corsaire » (au sens du corso méditerranéen) sous la houlette des frères Arudj puis Khayr ad-Din Barberousse.

En octobre 1541, l'empereur réunit une flotte de plus de de 65 vaisseaux de guerre, 451 navires de transport commandée par son l'amiral Andrea Doria, quoique ce dernier désapprouve une expédition à pareille époque de l'année. Alger était alors sous l'autorité d'un pacha intérimaire, nommé Hassan Agha, d'origine sarde et fils adoptif de Khayr ad-Din Barberousse, celui-ci étant devenu grand amiral de la flotte ottomane depuis 1538. Hassan Agha, renforce les fortifications, les arsenaux et fait raser les arbres autour des remparts. Après avoir débarqués sur la plage du Hamma, le 23 octobre, l'empereur installe son camp sur les hauteurs sur la colline du Coudiat saboune, au lieu-dit du marabout de Sidi Yacoub (futur Bordj Moulay el Hassen et Fort l'Empereur). La défense de la ville est assurée par 1 500 janissaires et 6 000 morisques réfugiés récemment amenés d'Espagne[40], alors que l'expédition impériale est composée d'une troupe de 12 300 matelots et 23 000 combattants : 6 000 espagnols et siciliens, 5 000 italiens, 6 000 allemands, 3 000 volontaires de toutes nationalités, 150 chevaliers de Malte, 200 gardes de la Maison de l'Empereur, 150 officiers nobles dont le célèbre Hernán Cortés et 2 000 cavaliers.

La journée du 24 octobre est marquée par des combats intenses sans qu'un quelconque avantage se dégage ; le 25 octobre, en fin d'après-midi, un orage d'une violence inouïe éclate. La tempête va se déchainer toute la soirée et même la nuit entière. Au petit matin, la pluie ne cessant de tomber, rend inutilisable la poudre pour les canons et les arquebuses ; plus de 140 navires sont fracassés sur la côte alors que des dizaines d'autres ont coulé à pic avec hommes et biens. Les troupes impériales sont alors décimées par les troupes d'Hassan Agha et les irréguliers venus des campagnes environnantes. L'armée impériale bat ensuite en retraite vers le Cap Matifou dès le 29 octobre, sur les conseils d'Andrea Doria.

La retraite est désastreuse pour les forces impériales car la route est coupée par une crue de l'oued El-Harrach tandis que les troupes algéroises et irrégulières les harcèlent, leur occasionnant de grandes pertes - plus de 3 000 morts. Les survivants arrivent le 1er novembre à Tamentfoust, où Andrea Doria s'était mis à l'abri avec la flotte rescapée. Les troupes de Charles Quint, lèvent l'encre le 2 novembre, et se réfugient à Béjaïa (Bougie), alors toujours aux mains des espagnols, qu'ils quitteront le 27 novembre pour l'Espagne. La défaite de l'Empereur sera accueillie avec une joie immense par la France et son roi, Francois Ier, alors ennemi déclaré du Habsbourg.

Après cette débâcle célèbre, qui est connue sous le nom de « désastre d'Alger », la ville va devenir la plus puissante des villes neuves de la Méditerranée. La Régence d'Alger, solidement établie, va durer trois siècles, jusqu'en 1830.

La régence

La marine royale, sous le commandement de Abraham Duquesne, bombarde Alger en 1683. Sous la régence turque, la ville était administrée par un fonctionnaire : le Cheikh-el-Bled.
Celui-ci avait entre autres attributions : celle de lever une contribution hebdomadaire sur les boutiques et sur les corps de métiers ; de fournir par voie de réquisition, les mulets et les chevaux de transport nécessaires aux troupes turques envoyées au dehors : et de défrayer pendant leur séjour à Alger, les envoyés de l'intérieur.
Sa résidence était située dans l'actuelle « rue de la Lyre inférieure », sa villa, à Birkadem (« Djenan Cheikh-el-Bled »).

Au début du XVIIIe siècle, Laugier de Tassy décrit la population d'Alger en ces termes « On ne voit presque dans la ville que les Maures, qui ont été chassés d’Espagne »[41].

Au début du XIVe siècle, on comptait à Alger une centaine d'écoles primaires et quatre collèges supérieurs (pour moins de 20 000 habitants), à savoir celui de la Grande Mosquée, celui de la Quashashiyya, celui des Andalous et celui de Shaykh al-bilâd[42].

Colonisation française

Articles détaillés : Conquête de l'Algérie et Algérie française.
Représentation des bombardements d'Alger en 1830

En 1830, motivé par les ressources agricoles de la Mitidja, Charles X envoie un corps expéditionnaire français commandé par le général de Bourmont, ministre de la guerre prendre possession de la ville qui tombe le 5 juillet 1830, trois semaines après avoir débarqué à Sidi-Ferruch situé à 30 km à l'ouest. Simple raid à l'origine, l'occupation française va se prolonger pendant plus de 130 ans, et marquer profondément la cité qui comptait à peine 30 000 habitants à cette époque.

La ville, bâtie en amphithéâtre sur un rocher dont l'inclinaison est tournée vers l'Est, s'étendait alors, dans la partie comprise entre les actuels rue Benganif, boulevard Hahkad, la Casbah (la citadelle) et le port, soit 3 200 mètres de remparts avec cinq portes (Bab El-Oued, Bab Azzoun, Bab Dzira, Bab El Bhar et Bab Jedid) qui enfermaient environs 12 200 maisons de grandeurs diverses contenant toutes une cour d'une plus ou moins grande étendue, 103 mosquées, une dizaine de synagogues, 7 grandes casernes de Janissaires, 150 fontaines et 60 cafés maures.
Les faubourgs constituaient la campagne avec de belles villas enfouies dans un cadre de verdure et de vastes jardins qui faisaient l'admiration des Européens. La ville haute, le Djebel, constituait la vraie ville avec ses mosquées, ses zaouïas et ses rues étroites.

Au lendemain de la colonisation, la ville est maintenue comme capitale de la nouvelle colonie d'Algérie, où une commission de gouvernement et un conseil municipal institués par Bourmont, siègeant en premier lieu à l'hôtel Bacri (aujourd’hui « Palais Dar Khedaouedj Amiya »), rue Socgémah, remplacent l’administration turque. Cette assemblée composée de 7 Maures et de 2 Israélites, était présidée par un maure marié à une Française, Ahmed Bouderbah qui, avant 1830 avait vécu en qualité de commerçant à Marseille. C’est lui qui, avec Hamdan Khodja, négocia la reddition de la ville auprès du Dey Hussein. M. Brugière, sous-intendant militaire, agisssant en tant que « commissaire du Roi près de la municipalité » le seconda dans sa tâche.

La colonisation française commença par le refoulement des indigènes, qui furent chassés de tout le Sahel d’Alger, puis évolua vers leur cantonnement qui les obligea pour vivre à vendre leur travail au colon voisin[43]

Puis dès 1848, elle devient le siège de la préfecture du département du même nom, permettant ainsi développement rapide, grâce à l'arrivée d'émigrants européens au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle, principalement d'origine française, tandis la population locale se concentre plutôt dans une Casbah en voie de taudification.

Alger en 1830

Afin d'investir la ville, deux ressources s'offrent aux colons : soit celle d'occuper les habitations mauresques, en s'adaptant à leur architecture ; soit celle d'en démolir quelques-unes pour construire des voies carrossables et des places pouvant servir aux rassemblements de troupes et aux marchés.

La topographie de la ville, accidentée dans sa partie ouest, n'offrant qu'une zone basse légèrement plane dans sa partie est, et étant située en bordure de mer pouvait, grâce au voisinage du port, avoir un plus grand intérêt économique. Ainsi, c'est dans cette dernière zone qu'il y eu le plus de transformations.
On commença par quelques démolitions entre Bab-Azoun et la Marine, ainsi que dans la rue des Souks pour permettre aux chariots de circuler librement. On continue le tracé des rues « Bab-Azoun », « Bab el Oued » et « de la Marine » qui ont été auparavant simplement élargies. Pour les deux premières, on construit des rues à arcades et on fait adopter l'établissement de galeries, de façon à lutter contre les rayons du soleil. Aussi l'ouverture de deux autres rues est décidée : celles « de Chartres » et « des Consuls » afin d'établir une communication entre les portes Nord et Sud au cas où les rues Bab-Azoun et Bab el Oued aient été rendues inutilisables.

À partir de 1840, la ville sortant des limites des fortifications ottomanes et des logiques de défense, le Génie élabore en 1841 un projet d’ensemble de fortifications modernes. L’architecte Pierre Auguste Guiauchain rédige en 1845 un schéma général de voirie et d’alignements concernant les terrains à édifier à l’intérieur de la nouvelle enceinte. Il installe les nouveaux bâtiments publics : Hôtel de Ville, palais du Gouverneur, théâtre, palais de justice, hôtel des postes et du trésor... dans les meilleurs emplacements dominant la mer et prévoit une série de percées transversales destinées à faciliter la liaison entre les nouveaux quartiers du nord et du sud de la ville.

Ce plan qui sera publié en 1848 par Delaroche, esquisse les rampes et les escaliers destinés à relier les quais à la ville, quelque 15 mètres plus haut, de même que les liaisons avec la « place du Gouvernement » au sud.
Par étapes successives cette idée aboutira, en 1860, au projet de Charles Frédéric Chassériau, architecte de la ville, qui dessine l’ensemble de la structure soutenant le boulevard et les rampes entre les quais et la ville. Il prend le nom de boulevard de l’Impératrice en honneur de Eugénie de Montijo, l’épouse de Napoléon III qui l’inaugure en 1865 (avant son achèvement) et accueille, au fil du temps, d’importants édifices publics : la Préfecture, le Palais des Assemblées, le Casino, l’Hôtel de ville, etc…

Les Français s'installent principalement dans les faubourgs, dans des maisons qui se trouvent le long des remparts, comme le quartier populaire de Bab El-Oued au nord, tandis que l'on poursuit également l'européanisation de la ville musulmane ; aménager les constructions mauresques semble être le meilleur programme d'utilisation de la cité. Ainsi, dès 1839, la partie basse de la ville tend à disparaître, démolitions et expropriations contribuent à donner un aspect nouveau à ce quartier. L'immigration d'Européens est importante. Tous les nouveaux venus commencent d'abord par occuper les maisons mauresques qui sont transformées pour répondre à des exigences nouvelles. Celles-ci deviennent bientôt des bâtisses insalubres et mal aérées. Lors de son voyage, Napoléon III fait une enquête personnelle qui a pour résultat d'arrêter les démolitions de la vieille ville. Le rapport dit que la haute ville doit rester telle quelle. On commence à s'apercevoir qu'il est difficile de greffer une ville européenne sur une ville musulmane. Le temps seul se charge alors de modifier l'aspect de la cité.

Ville et port d'Alger (1921)

Ainsi, les quartiers d’Alger ressemblent peu à peu à des quartiers parisiens, dignes des travaux haussmanniens, avec les lieux nécessaires à la vie publique (jardin, église, mairie, école). Les anciennes somptueuses villas ottomanes réquisitionnées, sont utilisées comme maisons secondaires par les grandes familles françaises.

La colonisation fait d'Alger une ville à majorité européenne, ceci bien que la population musulmane indigène commence à s'accroître de façon exponentielle à partir de la Première Guerre mondiale, du fait tant de l'accroissement naturel que de l'exode rural.

À partir de 1903, l’administration française demande le respect de la culture indigène, c’est ainsi que le style néo-mauresque est né (exemple : grande poste). L’embellissement de la ville est accentué pendant les années 1930 (centenaire de la conquête de l’Algérie). C’est un moyen pour justifier la colonisation et de montrer sa réussite. Pour cela, on construit des musées (musée des beaux arts), des jardins (jardin d’essais), des lieux artistiques (villa Abd Eltif).

Visite du quartier européen puis du quartier arabe d'Alger en 1936.

Les transports modernes sont également installés. Ainsi, en 1892 le chemin de fer fait son apparition par la création de la Compagnie des Chemins de Fer sur Routes de l'Algérie (CFRA), dont une partie du réseau est centré sur Alger. Il se compose d'une ligne côtière traversant la ville par les boulevards le long du port. La même année, la Compagnie des Tramways Algériens (TA) est créée afin de constituer un réseau purement urbain dans Alger. Une longue ligne est construite, parallèle à celle des CFRA, mais à l'intérieur de la ville. En complément de la ligne de tramways des TA, une nouvelle ligne de trolleybus est mise en service.

Quelques maires d'Alger

  • 1830 - 1831 Ahmed Bouderbah maire, avec M. Brugière comme commissaire du Roi.
  • 1831 - 1841 Charles Branthome, maire avec Benjamin Cadet de Vaux, commissaire du Roi (qui était l’une des trois fils du chimiste et pharmacien Antoine-Alexis Cadet-de-Vaux).
  • M.Cottin
  • 1841 - Clément
  • 1841 - 1842 baron Hubert
  • 1842 - 1848 François de Lévézou, comte de Vesins, ancien sous-préfet de Saint-Affrique, puis de Millau sous la Restauration, chevalier de la Légion d'honneur
  • 1848 - 1853 M. Lechêne
  • 1853 - 1858 Jean-Baptiste Vincent de Guiroye, ancien intendant militaire. Décédé à El-Biar le 30 août 1869 à l'âge de 80 ans.
  • 1858 - 1867 Jean-Jules Sarlande
  • 1867 - 1871 M Sarlande
  • 1871 - 1873 successivement : François, Jean François Joseph Gastu, Wuillermoz, Metinger
  • 1873 - 1874 Romuald Vuillermoz (né le 6 février 1820 à Saint-Claude dans le Jura, décédé le 25 décembre 1877 à Alger), avocat, transporté en Algérie à la suite du Coup d'État du 2 décembre 1851
  • 1874 - 1874 Adolphe Blasselle
  • 1876 - 1878 Mongellas
  • 1878 - 1881 Dr Jean-Jude Feuillet
  • 1881 - 1898 Guillemin
  • 1898 - 1899 Max Régis, il fut suspendu, par le Ministère.
  • 1899 - 1901 Voinot
  • 1901 - 1902 Jean Antonini. Décédé le 27 juillet 1928 à l'âge de 82 ans.
  • 1902 - 1908 Altairac
  • 1908 - 1910 Savignon
  • 1910 - 1919 Charles De Galland (1851-1923)
  • 1924 - 1929 Alphonse Raffi (1859-1951)
  • 1929 - 1936 Brunel
  • 1936 - 1942 Augustin Rozis
  • 1942 - 1943 Peisson
  • 1943 - 1944 Marcel Duclos (né à Toulon en 1891 - mort le 30 décembre 1944 dans un accident d’avion), avocat, puis avoué.
  • 1944 - 1945 Dr Murat
  • 1945 - 1947 Général Paul Tubert (1886-1971)
  • 1947 - 1953 Pierre-René Gazagne
  • 1953 - 1958 Jacques Chevallier (1911-1971)
  • 1958 - 1960 Omar Mohamed Bouarouba
  • 1960 - 1961 Charles Corbin
  • 1961 - 1962 Joseph Lounes Hattab-Pacha (né à Alger le 5 février 1929 - décedé à Marseille le 20 octobre 2009)
  • 1967 - 1975 Bachir Mentouri[44]

Président du CPVA (Conseil Populaire de la Ville d'Alger)

  • 1977? - ? Mustapha Medjaoui
  •  ? - 1995 Smaïl Tifaoui

Seconde Guerre mondiale

Articles détaillés : Seconde Guerre mondiale et Opération Torch.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'Afrique du Nord française, dont Alger, reste sous les ordres de la métropole, donc à compter de juin 1940 du gouvernement de Vichy. Le 8 novembre 1942 seulement, Alger voit débarquer les forces alliées, dans le cadre de l'Opération Torch. À Alger, le succès du débarquement est lié à une opération de résistance de grande ampleur. 400 combattants, dont de nombreux membres de la communauté juive d'Alger[45], occupent les principaux points stratégiques de la ville la nuit précédant le débarquement, emmenés par Emmanuel d'Astier de La Vigerie et José Aboulker. Ce putsch permit d'éviter toute résistance du 19e corps d'armée vichyste, stationné dans la ville sous le commandement du général Juin.

Débarquement américain près d’Alger, 1942

Alger devient le siège du commandement Allié, chargé de préparer le débarquement en Italie sous la direction du général Eisenhower, futur président des États-Unis.

Elle devient surtout la capitale provisoire de la France, lorsque, après un maintien provisoire du régime de Vichy sous l'amiral Darlan et le général Giraud (voir Situation politique en Afrique libérée (1942-1943)), elle accueille le général de Gaulle qui y constitue, avec Giraud, le Comité français de la Libération nationale (CFLN), puis convoque l'Assemblée consultative provisoire. Le 3 juin 1944, le CFLN devient le Gouvernement provisoire de la République française (GPRF), qui siège à Alger jusqu'après la libération de Paris.

Guerre d'Algérie

Articles détaillés : Bataille d'Alger et Zone Autonome d'Alger.
Semaine des barricades à Alger en 1960

Alger se constitue en Zone autonome d'Alger, fin de l'année 1956 sous le commandement de Abane Ramdane et en suite de Yacef Saadi en 1957, joue aussi un rôle décisif durant la guerre d'Algérie (1954-1962), notamment pendant la bataille d'Alger, durant laquelle la 10e division parachutiste de l'armée française, à partir du 7 janvier 1957, mena la chasse aux indépendantistes algériens, sur ordre du garde des Sceaux François Mitterrand, qui lui donne tous pouvoirs pour « éliminer les insurgés ». La ville comptait alors 884 000 habitants.

Alger reste marquée par cet épisode caractérisé par une lutte sans merci entre les indépendantistes œuvrant pour la libération du pays et l'Armée française menant des opérations de police et pratiquant la torture.Des opposants à l'ordre colonial, comme le jeune professeur de mathématiques Maurice Audin ou le leader nationaliste Larbi Ben M'hidi sont maintenant honorés depuis par la municipalité : des artères principales de la ville portent désormais leurs noms. La bataille d'Alger, remportée par le général Massu, reste cependant une réussite mitigée car si au plan militaire, en quelques mois, les principaux dirigeants du FLN sont arrêtés, l'action de ces derniers ainsi que les aspirations du peuple algérien apparaissent sous un jour nouveau aux yeux de l'opinion internationale.

Un an plus tard, les manifestations du 13 mai lors de la crise de mai 1958 y consacrent la chute de la Quatrième République en France, ainsi que le retour du général de Gaulle aux affaires. Dans l'espoir d'une résolution rapide de la crise algérienne, on peut alors voir d'immenses manifestations mêlant dans une liesse commune Européens et indigènes affirmant leur attachement indéfectible à la France et leur foi en la politique du général de Gaulle.

Par les décrets no 59-321 du 24.02.1959 et no 60-163 du 24.02.1960, l'organisation de la commune d'Alger sera réorganisée : le « Grand Alger » est formée en agglomérant au centre ville douze anciennes communes de la périphérie. L'ensemble est divisé en dix arrondissements, dont la gestion est assurée par un administrateur général, par un conseil municipal élu et par des maires et adjoints d'arrondissement.
Les communes concernées par cette réforme étaient :

Mais en avril 1961, Alger revient de nouveau sur le devant de la scène lorsque les généraux Salan, Challe, Zeller et Jouhaud échouent dans leur tentative de soulèvement de l'Armée française contre la politique algérienne du général de Gaulle.

Lors de l'exode de 1962 (appelée aussi l'exode des pieds noirs), Alger verra partir sa population d'origine européenne et juive (350 000 personnes).

Indépendance

Article détaillé : Histoire de l'Algérie.
Hôtel militaire de Cheraga, Alger

Les Algériens célèbrent dans une grande liesse populaire l'indépendance de l'Algérie le 5 juillet 1962. Dirigée par les militaires, Alger devient une capitale du tiers monde ainsi qu'une ville phare du Mouvement des non-alignés pendant la Guerre froide[46]

En octobre 1988, soit un an avant la chute du Mur de Berlin, Alger est le théâtre de manifestations réclamant la fin du système de parti unique, une véritable démocratie baptisées « le Printemps d'Alger » (voir l'article : Émeutes d'octobre 1988 en Algérie). Elles sont réprimées par les autorités (plus de 300 morts), mais constituent un tournant dans l'histoire politique de l'Algérie moderne : en 1989, une nouvelle constitution est adoptée qui met fin au règne du parti unique et voit la création de plus de cinquante partis politiques, ainsi qu'officiellement une libération totale de la presse écrite.

Crise des années 1990

Article détaillé : Guerre civile algérienne.
Place des Martyrs, cette place fut le théâtre d'affrontement entre les services de l'ordre et les partisans du FIS en 1990. Photo prise vers 1899, à l'époque de l'Algérie française, l'endroit était nommé Place du Gouvernement. Au centre la statue équestre du Duc d'Orléans (rapatriée à Neuilly-Sur-Seine), à droite la mosquée Djemâa Djedid.

La ville devient alors jusqu'en 1992 le théâtre de nombreuses manifestations politiques de toutes tendances. En 1991, une formation politique dominée par des conservateurs religieux, le FIS, engage un bras de fer politique avec les autorités qui se solde par des élections législatives qu'elle est en passe de remporter en 1992, à la faveur d'une abstention massive des électeurs algériens désabusés par la tournure des événements. L'annulation du scrutin par les autorités marque le début d'une période de violences opposant les algériens aux ultraconservateurs religieux constitués en groupes terroristes armés, jusqu'en 1999. L'activité économique sociale et culturelle reprend des couleurs à la faveur du calme revenu.

Années 2000

De nos jours, en 2007, Alger veut redevenir une grande capitale africaine et méditerranéenne, envisageant d'avoir un niveau de développement des infrastructures comparable à celui qu'elle avait en 1962. Elle entreprend une ouverture vers le monde en organisant de nombreuses manifestations et colloques internationaux.

Alger attire ainsi depuis quelques années de grandes multinationales telles que la Societe Generale, ou encore Siemens. De nombreux grands projets de réalisation d'infrastructures tels que le métro d'Alger, le tramway ainsi que divers projets de restructuration urbaine, de création de nouveaux centres urbains satellites, peinent à voir le jour, quoiqu'ils auraient dû être achevés il y a plus de 15 ans : Alger est en pleine expansion urbaine, motivée par un besoin d'affirmation au plan régional dans sa lutte pour concurrencer les autres villes nord-africaines de Tunisie et du Maroc

Pour l'année 2007, Alger est capitale de la « culture arabe ».

Urbanisme

L'extension d'agglomération d'Alger sur la côte algérienne.

Principaux quartiers d'Alger

La Casbah d'Alger vers 1900.
Le boulevard du front de mer.
Quartier de Bab el Oued

La Casbah (de al Qasbah, « la Citadelle »), Ier Arrondissement d'Alger : surnommée Al-Djazaïr al Mahroussa (« Alger la Bien Gardée »)[47], elle est fondée sur les ruines de l’ancienne Icosium. C'est une petite ville qui, construite sur une colline, descend vers la mer, divisée en deux : la ville Haute et la ville Basse. On y trouve des bâtisses et des mosquées du XVIIe siècle ; mosquée Ketchaoua (bâtie en 1794 par le Dey Baba Hassan) flanquée de deux minarets, mosquée el Djedid (1660, à l'époque de la régence Turque) avec sa grande coupole ovoïde terminée en pointe et ses quatre coupolettes, mosquée El Kébir (la plus ancienne des mosquées, elle fut construite par l'almoravide Youssef Ibn Tachfin et plus tard reconstruite en 1794), mosquée Ali Betchnin (Raïs, 1623), Dar Aziza, palais de la Jénina. La Casbah, c'est aussi des labyrinthes de ruelles et de maisons pittoresques ; et si l'on s'y perd, il suffit de redescendre vers la mer pour se repositionner.

Alger-Centre. La rue Mourad Didouche (ancienne rue Michelet) est située dans le 3e arrondissement d’Alger. Elle s'étend de la Grande Poste jusqu'au Palais du Peuple (ex Palais d'Eté). Elle traverse notamment la place Audin, La faculté d’Alger, le Sacré-Cœur et le parc de La Liberté (ex-de Galland). Elle est bordée de magasins et de restaurants chics sur une grande partie de sa longueur.

Front de mer : à partir de 1840, les architectes Pierre-Auguste Guiauchin et Charles Frédéric Chassériau installèrent de nouvelles constructions en dehors de la Casbah, hôtel de ville, palais de justice, bâtiments, théâtre, palais du Gouverneur, casino… pour former une élégante promenade bordée d'arcades qui est désormais le boulevard Che Guevara (ex-boulevard de la République).

Bab El-Oued : quartier populaire qui s’étend de la Casbah au-delà de « la porte de la rivière ». C'était au départ le quartier du petit peuple européen avant 1962. Célèbre par sa place « les trois horloges » et par son ancien « marché Triolet » noyé après les fameuses inondations de 2001, mais aussi pour ses nombreux artistes de tous genres, Bab El-Oued était aussi un des fiefs du FIS. C'est aussi un quartier d'ateliers et de manufactures.

Belouizdad (anciennement Belcourt)[48]: quartier populaire situé à l'Est, traversé par la rue Mohamed Belouizdad (ex-rue de Lyon). L'écrivain Albert Camus y vécut une partie de sa jeunesse.

Kouba (daïra d'Hussein-dey) : Kouba est une ancienne bourgade qui a été phagocytée par l'expansion de la ville d'Alger. De bourgade, Kouba s'est rapidement développée sous l'ère coloniale française puis plus encore à la faveur de la formidable explosion démographique qu'Alger a connue après l'indépendance de l'Algérie en 1962. Au début du XXIe siècle, c'est un quartier d'Alger à part entière, constitué principalement de maisons, de villas et d'immeubles ne dépassant pas les cinq étages.

El-Harrach, d'après le nom de l'oued (la rivière) qui traverse ce quartier. L'embouchure de cette rivière a joué un rôle très important dans la prise d'Alger et du Penon, ce rocher en face d'Alger occupé par les Espagnols. En effet, au début du XVIe siècle, à l'appel de l'un des dignitaires autochtones algérois qui voyait la perte progressive de l'autorité de la ville devant l'occupation du Penon par les Espagnols, l'un des frères Barberousse y cacha sa flotte avant de prendre Alger par surprise par le côté sud-est. Ce quartier d'Alger fut nommé Maison-Carrée par les Français, qui en firent la zone industrielle de la ville. Ainsi, pendant la colonisation, aussi bien El-Harrach que Hussein-Dey furent des villes-satellites d'Alger où Algériens autochtones et Français ne cohabitaient guère, du fait d'une nette ségrégation résidentielle. Cette ville fut un quartier résidentiel pour une couche aisée de Français, mais un véritable ghetto pour les Algériens, surtout ceux poussés par l'exode rural.

El-Harrach écrivit également une grande page d'histoire sportive avec la boxe et le football. Après l'indépendance, El-Harrach devint progressivement un quartier d'Alger, et ultérieurement chef-lieu de Daira avec un nouveau découpage en quartiers, comme Mohammadia (Lavigerie), Belfort, Bellevue, Le Parc, Oued-Smar, Cinq-Maisons, Les Dunes, Les Pins-Maritimes, Beaulieu, etc.

Hydra, El-Biar, Ben Aknoun et Bouzareah[49] forment ce que les algérois nomment les hauteurs d'Alger. Ces communes, parfois réputées chics, abritent la plupart des ambassades étrangères d'Alger, de nombreux ministères et centres universitaires, ce qui en fait un des pôles administratifs et politique du pays.

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Les arrondissements périphériques

Article détaillé : Communes de la Wilaya d'Alger.

Les arrondissements périphériques d'Alger abritent désormais plus de la moitié des habitants de la wilaya d'Alger. On peut citer notamment El-Harrach (anciennement « Maison Carrée »), Hussein-dey, Bab Ezzouar, Bouzareah, Chevalley et Kouba. On peut aussi y ajouter les banlieues de Chéraga, Bordj el Kiffan (anciennement « Fort de l'eau »), Rouïba, Dély-Ibrahim, Draria, Aïn Benian (anciennement « Guyotville »), Aïn Taya, Bordj El Bahri (anciennement « Cap Matifou ») et Birkhadem.

Monuments et sites

Monument des martyrs de la guerre d'Algérie
La Grande Poste
L'intérieur de la Grande Poste
Palais des Raïs

La Casbah est le cœur de la ville et reste une référence architecturale avec ses ruelles et ses joyaux d'art mauresque. Elle renferme de nombreux palais, mosquées et mausolées, notamment les mosquées Jamaa al-Jdid et Ketchaoua.

Sanctuaire du Martyr (Maqam E'chahid) : érigé à l'emplacement du monument aux morts indigènes de la Seconde Guerre mondiale, le monument, conçu à l'école des beaux-arts d'Alger sous la direction de Bachir Yellès[50], a été construit par une société canadienne (Lavalin) en 1982. Surplombant la ville, haut de 92 mètres, il est composé de trois palmes stylisées reposant sur une vaste esplanade où brûle la « flamme éternelle » et recouvrant une crypte, un amphithéâtre et un musée souterrains. C'est un lieu de rassemblement et de recueillement à la mémoire des martyrs de la guerre d'indépendance du pays. Maqam E'chahid fait partie d'un vaste ensemble socio-culturel ; le Parc de la Victoire (Riadh El Feth).

La Grande Poste : construction de type néo-mauresque édifiée de 1910 à 1913 par l'architecte Marius Toudoire en collaboration avec Jules Voinot, c'est le cœur d'Alger.

Grande Mosquée (Djamâa Kebir) : c'est le plus ancien édifice de la ville. Date de la période almoravide au XIe siècle.

Basilique Notre-Dame d'Afrique : remarquable de par sa situation géograhique sur un promontoire qui domine le quartier de Bab El Oued, la basilique de style néo-byzantin de Fromageau fut édifiée de 1858 à 1872.

Place Émir Abdelkader (ex-place Bugeaud) : en mémoire de l'émir Abd El-Kader, résistant durant la conquête coloniale de l'Algérie.

Villa Abd-el-Tif : magnifique demeure qui a inspiré nombre d'artites peintres. Durant la colonisation, de 1907 à 1962 y étaient logés les artistes lauréats du Prix Abd-el-Tif, notamment Léon Cauvy et Jean Launois.

Bibliothèque Nationale, à l'architecture moderne, se trouve dans le quartier d'El Hamma.

Le MaMa : musée d'art moderne d'Alger, situé rue Larbi Ben M'Hidi, qui a ouvert dans les locaux des ex Galeries Algériennes (anciennement Galeries de France : Petit en 1900).

Palais des Raïs ou Bastion 23 : situé au quartier de la Marine (18e siècle). Un des pôles d'intérêt de l'histoire du vieil Alger.

Balcon Saint Raphaël : à El-Biar, belvédère avec vue magnifique sur la ville et la baie.

El-Aurassi (1975) : l'imposant hôtel qui barre la perspective en accédant au centre-ville à partir du port depuis la rampe Tafourah[51].

Université d'Alger : située au centre ville, entre la place Audin, la Grande Poste et l'avenue Pasteur. Fondée en 1879, elle constitue le noyau des premiers universitaires algériens, notamment les médecins pendant la colonisation.

Musée national des Beaux-Arts : peinture de l'école européenne du XVIe siècle à nos jours. Entre autres, Fantin-Latour, Prud'hon, Fromentin, Delacroix, Corot, Monet et Utrillo. Sculptures de Rodin et Maillol, miniatures de Mohamed Racim et œuvres d'artistes algériens contemporains.

Le Palais du peuple : ancienne résidence des gouverneurs, est une belle bâtisse d'architecture ottomane du XVIIIe siècle. Des peintures murales représentent des scènes de la vie quotidienne réalisées par des artistes français au début du XXe siècle.

Dans le Musée national des Antiquités classiques et musulmanes se trouvent d'importantes collections d'objets d'art de la période romaine, des vestiges d'archéologie musulmane et des produits d'artisanat, en particulier des tapis.

Parcs et jardins

  • Parc Zoologique et des Loisirs d'Alger : au sud-ouest du centre ville d'Alger, bordé au nord par Ben Aknoun, au sud par Tixeraine, au nord-ouest par la cité Oued Roumane et à l'est par Hydra. La superficie totale englobe environ 304 hectares d'Alger sur un périmètre de 16 kilomètres. Le parc fut achevé dans les années 1980 lors du mandat du président Chadli Bendjedid.
  • Le Parc des grands vents : à l'ouest d'Alger.

Économie

Article détaillé : Économie de l'Algérie.
Centre Commercial Al Qods
Ministère des Finances à Alger

Alger est le premier pôle économique et commercial d'Algérie et le seul pôle financier important du pays. Mais Après quarante années de dirigisme et de centralisme acharné, la lenteur des réformes n'arrive toujours pas à donner à « la Blanche » des airs de grande Métropole. Sur le plan financier, le manque cruel de grandes banques privées de de banques d'affaires bâillonne le secteur des PME-PMI et globalement dégrade l'environnement économique qui est trop dépendant de la rente pétrolière et qui survit à peine lorsqu'il s'agit de domaines non-pétroliers ou non gaziers. De plus l'État de la Bourse des Valeurs d'Alger suffit a lui seul pour lever le voile sur un secteur privé souvent latent voire atonique sur certains domaines(services, assurances, banques, conseil, tourisme, industrie de pointe...). En effet cette bourse a enregistré une capitalisation dérisoire s'élevant à 126 millions d'euros[52] contre 5 milliards d'euros pour la bourse de Tunis et 61 milliards d'euros pour la bourse de Casablanca, chiffre illustrant parfaitement le manque de dynamisme algerois par rapport aux deux autres capitales économiques des pays voisins. En ce qui concerne l'industrie des loisirs et du tourisme Alger ne fait guère mieux.

Siège social d'Air Algérie

Aujourd’hui l’Algérie présente une situation économique extrêmement favorable tant sur le plan interne qu’au niveau externe, suite notamment à l’augmentation très soutenue des prix du pétrole, la croissance économique du pays a suivi une progression constante et stable, passant de 2,1 % en 2001 à 5,3 % en 2005, avec un pic de 6,8 % en 2003, les projections pluriannuelles associées à la loi de finances 2005 tablent sur un taux moyen de croissance de 5,3 % par an pour la période 2005-2009. Malgré la présence de surliquidités liée à l’abondance des ressources pétrolières, l’inflation est maîtrisée grâce au strict contrôle qu’exerce la Banque d’Algérie, le taux d’inflation à la fin 2005 était de 1,5 % contre 3,6 % pour 2004. Sur le plan externe, l'Algérie est la deuxième puissance économique du continent africain avec un PIB de 135 milliards de dollars, derrière l'Afrique du Sud avec 255 milliards de dollars, le montant du PIB par tête d'habitant est estimé en 2007 à 3 968 dollars.

Logement

L'Algérie compte 553 000 logements précaires d'après la déclaration de M. Noureddine Moussa[réf. nécessaire], ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme, à l'Assemblée populaire nationale. Le chiffre représente 8 % du parc locatif algérien.

Une des nombreuses cités de Bab Ezzouar

Pour le ministre de l'Habitat, « l'État a pris les mesures nécessaires à même de permettre l'éradication des constructions précaires », comme le prouve la loi de finances 2008. Cette dernière consacre en effet une enveloppe financière à la réalisation de 70 000 logements. En termes de répartition géographique, Noureddine Moussa a indiqué que 15 % de ces logements sont concentrés dans quatre villes principales : Alger, Annaba, Oran et Constantine. Ces quatre villes réunissent environ 85 000 logements précaires.

Bab El Oued vue depuis les hauteurs de Notre Dame d'Afrique

Le ministre ajoute que « le nombre des logements programmés dans ce cadre est de 164 000, dont 70 000 inscrits dans le cadre de la loi de finances complémentaire de 2007. En plus des 24 000 logements inscrits auparavant, 70 000 autres sont également inscrits au titre du budget 2008 ». Dans l'explication des contours du programme du gouvernement visant à l'éradication de l'habitat précaire, le premier responsable du secteur note que « des solutions progressives seront apportées. Il comporte 149 000 logements de type « socio-locatif » financés entièrement par l'État ». Noureddine Moussa ajoute qu'une moyenne de 70 000 logements seront réalisés chaque année et ce, jusqu'à l'éradication totale de ce phénomène. Un objectif a priori très difficile à concrétiser quand on constate la prolifération de ces constructions à travers le territoire national. À propos des vieilles constructions ou de celles menaçant ruine, le ministre a annoncé que les pouvoirs publics ont réservé 840 millions de dinars pour effectuer des opérations d'expertise avant la phase de rénovation. La question liée à l'opération de distribution des logements a été également abordée par le ministre. Il a indiqué à ce sujet que « les présidents d'APC sont membres à part entière de ces commissions et de celles de recours et aucun membre n'a été mis à l'écart ». La réponse de Noureddine Moussa fait suite au bruit ayant couru ces derniers temps quant à la mainmise des membres des daïras sur le dossier. La question est d'autant plus sensible que des mouvements de protestation sont signalés à chaque affichage des listes des bénéficiaires de logements. Le ministre de l'Habitat a rappelé par ailleurs que « le programme quinquennal 2005-2009 englobe toutes les catégories sociales », précisant que « 480 000 logements locatifs ont été affectés aux citoyens dont le revenu ne dépasse pas 24 000 DA, dont 200 000 destinés à la résorption graduelle de l'habitat précaire ». Quelque 980 000 logements ont été subventionnés par l'état, y-compris ceux de types socio-participatif, location-vente et rural.

Installations touristiques

À quelque trente kilomètres à l'ouest d'Alger se trouvent des stations balnéaires telles que Sidi-Fredj, La Madrague, Palm Beach, Douaouda, Zeralda, le Club des Pins (résidence d'État) ; on y trouve des complexes touristiques, des restaurants algériens et autres, des magasins de souvenirs, des plages surveillées, etc. La ville est également dotée d'importants complexes hôteliers tel que l'hôtel Hilton (Aux Pins Maritimes), un hôtel Ibis ( Inauguré en février 2009) près de l'aéroport d'Alger, El-Aurassi (Les Tagarins), L'hôtel Sofitel, près du parc urbain d'el Hammma, ou encore El Djazair près du siège de la télévision nationale.

Alger est doté de deux parcs aquatiques : le Kiffan Club et l'Aquafortland[53]. Entre les deux infrastructures se trouve une piste de karting.

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Transports

Article détaillé : Transport en Algérie.
Le grand carrefour de Chevalley dans la banlieue d'Alger

Métro d'Alger : la première section de la ligne 1 (Haï el Badr - Tafourah-Grande poste), d'une longueur de 9,5 km et comportant dix stations, est mise en service le 1er  novembre  2011.

L'Entreprise de transport urbain et suburbain d'Alger (ETUSA) dispose d'autobus ainsi que des mégabus depuis 2006 qui desservent la capitale ainsi que sa banlieue. 54 lignes sont opérationnelles actuellement et le service est assuré de h 30 à h 45. L'ETUSA gère notamment les téléphériques algérois, parmi eux :

Article détaillé : Téléphériques d'Alger.

La SNTF (Société nationale des transports ferroviaires) opère sur des lignes reliant la capitale à la banlieue algéroise à partir des gares algéroises.

L'aéroport d'Alger géré par l'EGSA (Entreprise de gestion des services aéroportuaires) est situé à 20 km. La plupart des compagnies aériennes avaient suspendu leur desserte vers Alger depuis la prise d'otages du Vol 8969 Air France de décembre 1994, mais la plupart sont revenus depuis. L'aéroport dessert la plupart des villes européennes, l'Afrique de l'Ouest, le Moyen-Orient, la Chine et depuis le 15 juin 2007, l'Amérique du Nord avec un vol Alger-Montréal.

Inaugurée le 5 juillet 2006, une nouvelle aérogare internationale est désormais en service. Ses infrastructures très modernes peuvent mieux gérer le flux des trafics internationaux. La société Aéroports de Paris, gère ces nouvelles grandes installations.

Le Tramway d'Alger long de 18 km, dont les travaux ont commencé en 2007. le premier tronçon long de 7,2 km a été inauguré le 8 mai 2011[54].

Alger est traversée par l'autoroute Est-Ouest (tronçon ouvert, Mascara-Bordj-Bou-Arreridj, sur 585 km) à 20 km au sud.

Les projets quinquennaux de la wilaya d’Alger

Siège de la Wilaya d'Alger

La plage Colonel Abbès se situe à l’Ouest d’Alger, à environ 25 km du centre-ville. Le projet touristique comprendra une marina, des appartements hôteliers, des villas de luxe et un centre commercial sur une surface de 109 hectares. L’autre projet d’Emaâr, situé sur la baie d’Alger se trouve à 3 km du centre-ville et s’étendra sur 260 ha, pour comprendre des villas de luxe, des appartements, des bureaux, un centre de conférences, une marina, un hôtel et deux grands centres commerciaux. La ville de la santé de Staouéli, à environ 20 km du centre d’Alger, comprend un hôpital privé, une école paramédicale, une école de médecine, un centre de recherche, des appartements meublés, un hôtel thalasso, des villas, des appartements, un campus pour étudiants, un centre commercial et des centres de sport. « Se basant sur la compétence principale d’Emaar en développement, nos projets à usage multiple ont un rôle socio-économique important pour l’Algérie. Emaar Proprieties PJSC est l'une des plus grandes sociétés immobilières du monde et est en pleine expansion pour devenir un fournisseur global de styles de vie de haut niveau. Motivée par sa vision 2010 pour devenir l'une des meilleures sociétés de valeur au monde, Emaar s'élance sur une nouvelle ligne de croissance avec une double stratégie d'expansion géographique et commerciale.

Alger Médina[55], le nouveau quartier touristique et économique de front de mer de la capitale (projet entrepris par la filiale DAHLI SPA du groupe Arcofina).

Pour combler l'énorme déficit que connaît la ville d'Alger en matière de transports, celle-ci sera équipée d'un tramway qui reliera le centre-ville à Dergana (opérationnel en 2011), d'une ligne de métro Tafourah-Grande Poste-El Harrach (opérationnelle en 2011) et de plusieurs lignes RER Alger-Agha-Thenia, Alger-Agha-El Affroun, Alger-Agha-Zeralda[56]. S'ajoute à tout ceci la restructuration de l'ETUSA (Entreprise de transport urbain et suburbain d’Alger), la réalisation de trois nouveaux téléphériques d'ici 2009, la réhabilitation des quatre existants ainsi que le réaménagement de la voirie. Il est également question de la rénovation de la gare d'Alger (Agha) pour accueillir la future ligne LGV Annaba-Alger-Oran.

Par ailleurs, en réponse à l'augmentation toujours croissante du parc automobile, et parallèlement à l'aménagement de voies et ronds-points, des échangeurs et des tronçons d'autoroute ont d'ores et déjà été construits, et d'autres sont en cours de construction afin d'améliorer le trafic dans la métropole[56]. Une deuxième rocade est en cours de réalisation entre Zeralda et Boudouaou via Birtouta, et une troisième sera construite entre Nador, près de Tipaza, et Bordj Menaiel, non loin de Tizi Ouzou, sur une distance de 130 km. Ces deux nouvelles rocades permettront de décongestionner l'actuelle rocade d'Alger, qui est le carrefour de toute l'Algérie.

L'un des projets les plus ambitieux est l'aménagement de la baie d'Alger qui comprendra une rue piétonne de deux kilomètres, l'hôtel Marriott Alger, des espaces de détente, un centre d'affaires avec centre commercial, et enfin, la future grande mosquée d'Alger. Face à la baie d'Alger, la troisième plus grande mosquée du monde après celles des lieux saints de l'islam, la Mecque et Médine, pouvant accueillir 120 000 fidèles, avec un minaret s'élevant à 300 mètres, le plus haut du monde, selon ses promoteurs. Les Algériens doivent découvrir dans les prochains jours la maquette et le style architectural de ce méga projet, dont le coût officiel n'a pas été révélé, mais qui pourrait flirter avec les 3 milliards de dollars, selon des architectes locaux. Le président Abdelaziz Bouteflika a relancé il y a quelques mois ce projet en souffrance depuis près de vingt ans. Il doit choisir lui-même parmi cinq finalistes, le lauréat d'un concours d'architecture auquel ont participé dix-sept bureaux d'études de onze nationalités. Cette mosquée sera la deuxième plus grande au monde avec une capacité d'accueil de plus de 40 000 fidèles et dotée d’un minaret haut de plus de 300 mètres de hauteur[57]. Une école — à la fois école coranique et école des sciences — y sera rattachée, bordée d'espaces verts.

Construction de deux stations balnéaires sur le littoral algérois.

Le Parc des grands vents, qui se situe à l'ouest d'Alger : grand d’une superficie de 650 ha ; de nombreuses espèces d'arbres et de plantes y seront plantées[58].

La nouvelle ville de Sidi Abdellah, qui comprendra un pôle technologique et de recherche, ainsi que 20 000 logements[56].

Dans le cadre du projet d'un million de logements que l'État a lancé, Alger bénéficiera de 35 000 logements supplémentaires au programme de 2001 et 2004, afin de lutter efficacement contre l'actuelle crise du logement[56].

Culture

Article détaillé : Culture algérienne.
Jamaa al-Jdid (Alger), construite en 1660[59]
maison de style néo-mauresque à Alger
Université de Kharouba
Le musée des Antiquités Algériennes au Parc de la Liberté

Musées

Musée national des beaux-arts d'Alger

Avec sa collection composée de plus de 8 000 œuvres et une superficie d'exposition de 4 000 m², c'est le plus important musée d'Afrique et du Moyen-Orient. Miniatures, peintures, sculptures, gravures, céramiques, mobilier, arts décoratifs, photographies constituent un fonds d'une richesse et d'une variété remarquables[60].

Musée national des antiquités et des arts islamiques

Anciennement Musée Stéphane Gsell, il comprend deux sections. La section antique expose des objets retraçant l'histoire de l'Algérie depuis l'époque punique jusqu'à la pénétration Arabe. La section Art Musulman nous fait découvrir des éléments d'archéologie et d'artisanat du Maghreb, d'Andalousie musulmane et du Moyen-Orient.

Musée national du Bardo

Article détaillé : Musée national du Bardo.

Ce musée installé dans un djenan mauresque typique, est spécialisé en préhistoire et protohistoire, en ethnographie rurale, urbaine et saharienne. Le squelette de la reine des berbères « Tin-Hinan », datant du 4-5 siècle après Jésus-Christ, y est exposé avec son mobilier funéraire.

Musée national des arts et traditions populaires

Il est installé dans un ancien palais privé du XVIe siècle de la Basse Casbah, « Dar Khdaouadj El 'Amia ». Peu avant la Révolution française, il fut loué à un riche négociant juif originaire de Livourne, Michel Cohen Bacri, avant d'abriter la première mairie d'Alger après la prise de la ville par les français.
Le musée expose les produits de l'art traditionnel algérien rural et citadin.

Musée central de l'Armée

Ce musée retrace les épopées du peuple algérien pour préserver son indépendance et sa liberté tout au long de son histoire tumultueuse.

Musée du Moudjahid

Ce musée, dont l'entrée est située sous le monumental Sanctuaire du Martyr a pour mission l'acquisition, la récupération, la restauration, la conservation et l'exposition au public des objets et collections se rapportant à la lutte de libération nationale.

Musée d'art moderne d'Alger

Le musée d'art moderne d'Alger, ou « MaMa », dernier né des musées algérois, tient lieu dans son écrin néo-mauresque de méga-galerie d'art dans l'attente de la constitution de ses collections.

Musique

Article détaillé : Musique arabo-andalouse.

Théâtres, spectacles, et discothèques

La ville d'Alger reste faiblement pourvue en infrastructure destinées à accueillir des spectacles et évènements majeurs. Les plus importants sont le Théatre national algérien (TNA) (700 places), La Coupole (15 000 places), le Théâtre des verdures (4 000 places), le Théâtre du Casif (5 000 places). Aussi certains spectacles ont-ils lieu dans des infrastructures privées appartenant le plus souvent à des hôtels de luxe tels le Safir à Mazafran (5 000 places).

Plusieurs discothèques sont présentes en ville parmi lesquelles les plus importantes sont le Hilton Club (700 entrées), le Pacha Club (400 entrées), le Stars Studio (500 entrées), le Stars Studio Beach (500 entrées), la Veranda (100 entrées), et le VIP Club[61].

Principaux festivals

  • Festival international de musique Andalouse et des musiques anciennes
  • Festival international de la musique Gnawi
  • Festival culturel national de la musique actuelle
  • JazzAyir
  • Festival panafricain d'Alger 2009

Langue

Alger a la réputation, dans les villes arabophones de l'intérieur du pays, de ville berbérophone. Elle était une ville berbérophone fondée par le souverain ziride Bologhin Ibn Ziri et habitée par la tribu berbère des Béni-Mezerenna[62].

L'arabisation de la ville comme de nombreuses bourgades du littoral algérien,a commencé à partir du XVe siècle par la communauté andalouse après leur exode d'Espagne. Mais le berbère s'est régénérait grâce aux montagnards berbérophones de Kabylie et de l'atlas blidéen notamment de la région et aux Mozabites pendant la période Ottomane[62]. Elle fut même reprise aux ottomans par le chef kabyle Ahmed Belkadi souverain du royaume de Koukou en 1520[63].

La colonisation française s'est accompagné par un exode massive des Kabyles vers la ville. En 1911 ils représentaient un tiers de la population musulmane algéroise; en 1925 les 2/5, à la veille de la Seconde guerre mondiale les 2/3. Mais leur nombre va cependant décroître par la suite, en raison de l'afflux des arabophones du sud et des Hauts-Plateaux. En 1954 la communauté kabyle représentait la moitié de la population musulmane de la ville[62].

Après l'indépendance ,le nombre des berbérophone s'est reculé, en raison de l'assimilation continue aux arabophones. Mais la situation du berbère est favorable grâce au rôle prédominant des Kabyles et de moindre mesure les Mozabites dans les activités commerciales et l'administration des services publics et économiques et la sensibilisation mené par le mouvement culturel berbère[62].

Cependant les berbérophones sont bilingues et l'inter-compréhension immédiate est difficile entre les différentes communautés berbérophones, L'utilisation du berbère est restreint aux communications entre les membres d'un même groupe berbérophone, tandis que l'arabe algérien est la langue véhiculaire d'Alger[62].

Le parler arabe algérois est très influant sur le koiné urbain algérien, pour la raison que c'est un parler directeur diffusé à grande échelle par le biais des médias audio-visuels algériens[64].

Alger est une ville cosmopolite et plurilingue, la ville a connu un accroissement démographique exponentiel dû à des vagues de migration provenant des villes du pays et à l’exode rural,qui s'est traduit sur le plan sociolinguistique par un brassage d’Algériens venus de toutes les régions du pays,avec leurs parlers respectifs.En outre le parler des jeunes se caractérise par une innovation linguistique et une créativité lexicale[65] .

Sports

Article détaillé : Sport à Alger.

Alger est le plus grand pôle sportif de l'Algérie. Comptant des clubs dans l'ensemble des disciplines, et qui ont conquis de nombreux titres nationaux et internationaux, elle compte également un énorme complexe sportif (Complexe de l'OCO - Mohamed Boudiaf), qui regroupe le stade olympique du 5 juillet (d'une capacité de 80 000 places), un stade annexe pour l'athlétisme, une piscine olympique, une salle multisports (la Coupole), un golf 18 trous, et plusieurs courts de tennis.

Alger à déjà accueilli les évènements sportifs suivants (liste non-exhaustive) :

Clubs de football et omnisports

Les principaux clubs de football et omnisports de la ville (ayant déjà évolué en Division 1) :

La ville d'Alger est candidate pour l'organisation des Jeux olympiques d'été 2020, puisque le CIO a encouragé l'organisation de cet événement en Afrique. L'Algérie est également candidate pour l'organisation des championnats du monde d'athlétisme 2017[66] ; l'Association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF) a déclaré après une visite effectuée à Alger en 2009 qu'Alger était la ville la mieux lotie en termes d'infrastructures pour accueillir cette manifestation d'athlétisme[réf. nécessaire].

Jumelages et partenariats

Jumelages
Traités d'amitié et de coopération 

Films sur Alger

La Grande Poste et le Port en arrière-plan

Notes et références

  1. http://gazetteer.de/wg.php?x=&men=srcg&lng=fr&des=wg&geo=-1182&srt=pnan&col=adhoq&msz=1500&geo=0
  2. Transcription ALA-LC 1997
  3. Dictionnaire universel des noms propres Le Robert, article Alger
  4. Alger, 32 siècles d'Histoire Hocine Mezali, ENAG/Synergie Ed., Alger 2000
  5. Calcul 2011 de la population d'Alger selon World Gazetteer
  6. Présentation de l'Algérie sur le site du MAE français
  7. Les 100 plus grandes agglomérations du monde - Populations du monde, chiffres de World Gazetteer
  8. Classement mondial des villes sur PopulationData.net
  9. http://www.eldjazaircom.dz/index.php?id_rubrique=220&id_article=2276
  10. a, b et c Origines d'Alger par Louis Leschi, conférence faite le 16 juin 1941 publié dans Feuillets d'El-Djezair, juillet 1941 [(fr) lire en ligne].
  11. Beni, pluriel de Ben qui signifie « fils », et suivi du nom de la tribus, est la forme pour désigner les gens d'une même tribu. Les Mezghenna étaient un ensemble de tribus berbères qui habitaient la région d'Alger.
  12. Le terme des géographes al-Djazirat al-Maghrib (la presqu'île du couchant) désigne tout le Maghreb - Bruno Étienne article "Maghreb", § "Prolégomènes historiques" - Encyclopaedia Universalis
  13. Maslatrie/trait Paix V1 De Louis Mas Latrie
  14. Abou Obeïd El Bekri, Description de l'Afrique septentrionale (txt. français et arabe), traduit de l'arabe par william Mac Guckin de Slane, éd. revue et corrigée, Librairie d'Amérique et d'Orient, Jean Maisonneuve, Paris, 1965.
  15. Notice biographique de Jean Baptiste Bonaventure de Roquefort
  16. Dictionnaire étymologique de la langue françoise, où les mots sont classés, de Jean-Baptiste-Bonaventure de Roquefort
  17. L'interprétation par Albert Ferhat de l'article "Alger" de Roquefort laisse songeur. Celui-ci écrit "l'endroit où est situé Alger étoit anciennement une île que l'on joignoit au continent", ce qui est l'acceptation de l'étymologie "les îles" pour le nom Alger, avec une erreur de Roquefort sur la position d'Alger par rapport à l'îlot du Peñon.
  18. Il semble plutôt qu'il s'agisse d'îles mythiques au couchant du Maghreb, dans «  l'océan qui baigne la partie occidentale du globe terrestre ». Cf § 52 à 56 de la traduction courte du "Livre de Roger". Lire en ligne.
  19. a et b Une expérience éditoriale en Algérie, Smaïl Medjeber, p 81
  20. Alger-roi
  21. Ambassade d'Algérie à Prague
  22. Portail du monde entier
  23. Météo Algérie
  24. http://www.conseilencom.com/afps/article/180.pdf Microzonage des risques sismiques de la Wilaya d'Alger
  25. El WATEN
  26. Wilaya d'Alger — Population résidente par age et par sexe. Consulté le 23 septembre 2011.
  27. a et b Journal asiatique De Société asiatique (Paris, France), Centre national de la recherche scientifique (France)
  28. Histoire de l'Afrique Septentrionale (Berbérie) depuis les temps les plus reculés jusqu'à la conquête française, Ernest Mercier books.google.fr
  29. Histoire des Romains: depuis les temps les plus reculés jusqu'à la fin du règne des Antonins, Victor Duruy, p 197
  30. Revue internationale d'histoire militaire De International Committee of Historical Sciences Commission of comparative military history books.google.fr
  31. Bulletin, Société de Géographie de l'Est, p625
  32. books.google.fr Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique septentrionale, ʻAbd al-Raḥman b. Muḥammad Ibn Khaldûn
  33. Revue critique d'histoire et de littérature publié par Paul Meyer, Charles Morel, Gaston Bruno Paulin Paris, Hermann Zotenberg, Michel Bréal books.google.fr
  34. ABC amazigh. Une expérience éditoriale en Algérie, Smaïl Medjeber
  35. books.google.fr Yakouren, Mario Ferrisi
  36. L'Algérie, passé et présent, Yves Lacoste, André Nouschi, André Prenant
  37. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique septentrionale, ʻAbd al-Raḥman b. Muḥammad Ibn Khaldûn
  38. Histoire de l'Algérie, Just-Jean-Etienne Roy
  39. (fr) - « Casbah d'Alger » UNESCO Centre du patrimoine mondial
  40. Ernest Mercier, Histoire de l'Afrique septentrionale (Berbérie) depuis les temps les plus reculés jusqu'à la conquête française (1830), Leroux, 1868  version en ligne
  41. Laugier de Tassy, Histoire du royaume d’Alger, avec l’état présent de son gouvernement, de ses forces de terre et de mer, de ses revenus, police, justice, politique et commerce. Un diplomate français à Alger en 1724, Paris, Éditions Loysel, 1992 (1725), p. 51. cdlm.revues.org
  42. L'Algérie face à la mondialisation, Par Tayeb Chenntouf, P 168 books.google.fr
  43. Hildebert Isnard, Le Maghreb, Paris, PUF, 1971, pp. 56-58 et 61.
  44. http://www.fondation-mentouri.4t.com/bachir.html
  45. Les Juifs dans la résistance et la libération De Yves-Claude Aouate, Anne Grynberg, Association pour la recherche sur l'histoire contemporaine des juifs books.google.fr
  46. La politique extérieure de l'Algérie (1962-1978) De Nicole Grimaud
  47. http://www.afriquejet.com/encyclopedies/villes/alger-algerie-200805254797/6.html
  48. Belcourt à Alger
  49. http://www.al-djazair.com/quartiersdalger.html
  50. Importante réalisation à Alger, Lavalin Magazine août-septembre 1982
  51. Alger, Le Monde, 2-3 mars 2003
  52. allAfrica.com: Algérie: La COSOB plaide pour la privatisation partielle des grandes entreprises (Page 1 of 1)
  53. Site du parc aquatique Aquafortland
  54. Inauguration du tramway d'Alger sur le site internet du journal Le Financier.. Consulté le 9 juin 2011.
  55. Site officiel d'Alger Médina
  56. a, b, c et d (fr) Séance Consacrée à la Wilaya D'Alger : Auditions-Président-Gouvernement - Site du Ministère Algérien des Affaires Étrangères, 30 octobre 2006
  57. Construction de la grande mosquée d’Alger - El Watan, 7 février 2006
  58. Projet du parc des Grands vents - El Watan, 7 janvier 2007
  59. La ville mouvementée: espace public, centralité, mémoire urbaine à Alger. Par Nassima Dris, Sylvia Ostrowetsky. L'Harmattan, 2001. ISBN 2-7475-1812-4. PAGE 317 book Google.
  60. Dalila Mahammed Orfali, Chefs d'œuvres du Musée National des Beaux-Arts d'Alger, Musée National des Beaux-Arts d'Alger, 1999
  61. Les principales discothèques d'Alger d'après Bledfun live.
  62. a, b, c, d et e La langue berbère à Alger,Rabah Kahlouche ,Université de Tizi-Ouzou ,Chercheur associé au laboratoire DYALANG CNRS, Rouen
  63. Lucien Leclerc, Une mission médicale en Kabylie, Baillière, 1864, en ligne [archive] sur Google Recherche de livres, p. 61.
  64. Remarques sur le parler urbain de Mostaganem, Synergies Algérie n° 4 - 2009 pp. 69-81 Ibtissem Chachou.
  65. Parlers des jeunes lycéens à Alger: PRATIQUES PLURILINGUES ET TENDANCES ALTERITAIRES,Abdelali Becetti
  66. L'Algérie candidate à l'organisation des championnats du monde d'athlétisme 2017 - Magharebia, 30 juillet 2010
  67. (fr) LISTE - Protocoles et ententes internationales impliquant la ville de Montréal, Montreal.qc.ca
  68. (en) Amman’s Relations with Other Cities, site officiel de la ville d'Amman.
  69. « Les pactes d'amitié et de coopération », site officiel de la ville de Paris.
  70. Fiche allociné Délice Paloma
  71. Galerie Photos
  72. Bande-Annonce

Panorama sur la baie d'Alger
Panorama sur la baie d'Alger

Annexes

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Bibliographie

  • Nacéra Benseddik, « Chronique d’une cité antique », dans Alger, lumières sur la ville, Actes du colloque de l’EPAU 4-6 mai 200l, Alger 2004, p. 29-34.

Lafi (Nora), "Entre ottomanité, colonialisme et orientalisme: les racines ambiguës de la modernité urbaine dans les villes du Maghreb (1830-1960)", in Bastian (dir.), Munich, 2009 http://halshs.archives-ouvertes.fr/docs/00/43/83/28/PDF/LafiVillesMaghrebOttomanColonisationPublication.pdf


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  • Alger — ist der Name von: Alger von Lüttich (auch: Algerus von Lüttich, Alger von Cluny, Algerus Magister; * um 1060; † um 1131), kanonistischer Schriftsteller und Verfasser theologischer Schriften Algier (auf Französisch) Orte: Alger (Kentucky) Alger… …   Deutsch Wikipedia

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  • Alger — Alger, Alker friesischer Name althochdeutschen Ursprungs, Bedeutungszusammensetzung aus: »edel« und »Speer« …   Deutsch namen

  • alger — ALGER, vulgo Argeres, regnum Barbarossae in Africa, Saldae colonia. Ptol …   Thresor de la langue françoyse

  • Alger — [al′jər] Horatio 1832 99; U.S. writer of boys stories: his books typically deal with rags to riches stories of young boys advancing from poverty to wealth and acclaim …   English World dictionary

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