Creteil

Créteil

Créteil

Vue de l'hôtel de ville de Créteil
Vue de l'hôtel de ville de Créteil

Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Île-de-France
Département Val-de-Marne (préfecture)
Arrondissement Arrondissement de Créteil (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de trois cantons
Code Insee abr. 94028
Code postal 94000
Maire
Mandat en cours
Laurent Cathala
2008-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération Plaine Centrale du Val-de-Marne
Site internet http://www.ville-creteil.fr/
Démographie
Population 88 939 hab. (2006)
Densité 7 781 hab./km²
Gentilé Cristolien
Géographie
Coordonnées 48° 47′ 28″ Nord
       2° 27′ 46″ Est
/ 48.791111, 2.462778
Altitudes mini. 31 m m — maxi. 74 m m
Superficie 11,43 km²

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Créteil est une ville de la banlieue sud-est de Paris, préfecture du département français du Val-de-Marne, dans la région Île-de-France. La ville est de plus le siège d'un évêché catholique depuis 1966 et d'une académie depuis 1972. Avec une population de 88 939 habitants en 2006, Créteil est la sixième commune de la région Île-de-France et la plus peuplée du département.

Petite ville au caractère champêtre jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, Créteil connaît une forte urbanisation à partir de 1955 avec la construction du quartier du Mont-Mesly par l'architecte Charles-Gustave Stoskopf, prélude à l'édification de nombreux autres. Créteil devient le chef-lieu du département du Val-de-Marne par un décret d'application de 1965 et bénéficie alors d'un programme d'urbanisme particulier baptisé « Nouveau Créteil » incluant tous les bâtiments administratifs incombant à son nouveau statut : Hôpital Henri Mondor, Préfecture, Hôtel de Ville, Palais de Justice.

La ville présente un patrimoine environnemental de qualité, notamment grâce à son lac de 42 hectares, en bord de Marne et au label « 4 fleurs » avec la mention « Grand Prix»[1] obtenu au concours des villes et villages fleuris depuis 1984.

Sommaire

Géographie

Situation

Localisation de Créteil au sein de la petite couronne.

Créteil est située au centre du département du Val-de-Marne, au cœur de l'agglomération parisienne. Elle se trouve plus précisément à environ 11 kilomètres au sud-est (cap de 131°) de Paris (Notre-Dame)[2].

Les communes limitrophes sont Maisons-Alfort et Alfortville à l'ouest, Saint-Maur-des-Fossés et Bonneuil-sur-Marne à l'est, Limeil-Brévannes, Valenton et Choisy-le-Roi au sud.

Site

Créteil est établie sur un terrain relativement plan compris entre les vallées de la Seine à l'ouest et de la Marne à l'est. La commune est d'ailleurs arrosée directement, sur sa limite orientale, par la Marne qui y achève sa dernière boucle avant la confluence avec la Seine à Alfortville.

Des crues importantes de la Marne ont marqué l'histoire de la commune notamment en 1658, 1740, 1802, 1817, 1837, 1840, 1841, 1892, 1896, 1910, 1919, 1920, 1924, 1930, 1944, 1955, 1959 et 1970. Des crues de la Seine furent également importantes en 1830 et 1910 notamment. Dans l'attente de la crue centenaire qui pourrait causer d'importants dégâts, la ville s'est dotée d'un lac artificiel urbain d'environ 40 hectares situé au sud-ouest de la commune : le lac de Créteil. Il s'agit d'une ancienne carrière reconvertie en lac au milieu des années 1970.

Vue du lac de Créteil

La zone de plaine alluviale est érodée par l'action de la Marne et de la Seine. Seul vestige du tertiaire : le Mont-Mesly, à l'est du territoire communal dont il est le point culminant à 74 mètres d'altitude. L'altitude minimale enregistrée sur les rives de la Marne est de 31 mètres.

Climat

Le climat de Créteil est de type océanique dégradé. La station de référence pour Créteil est celle de Saint-Maur-des-Fossés[3]. La station d'observation la plus utilisée pour la météorologie sur Créteil est cependant celle de Paris-Montsouris. Le climat dans les départements de la petite couronne parisienne est caractérisé par un ensoleillement et des précipitations assez faibles. La moyenne des précipitations tourne autour de 650 mm par an étalés sur 111 jours de pluie en moyenne, dont 16 jours de fortes précipitations (plus de 10 mm). Les températures y sont douces, le mois le plus froid étant janvier avec une moyenne de températures de 4,7 °C et les mois les plus chauds juillet et août qui présentent une température moyenne de 20 °C. Le tableau suivant permet de comparer le climat de la commune de Créteil en comparaison avec des stations emblématiques du pays[4] :

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Brest 1 749 h/an 1109 mm/an 9 j/an 11 j/an 74 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Créteil 1797 h/an 615 mm/an 16 j/an 20 j/an 31 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Le tableau suivant donne les moyennes mensuelles de température et de précipitations pour la station d'Orly, commune située à sept kilomètres au sud-ouest de Créteil et dont le climat est très semblable :

Nuvola apps kweather.png  Relevés Orly 1961-1990 [5]
Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures minimales moyennes (°C) 0,7 1,3 3,0 5,3 8,8 11,9 13,8 13,4 11,2 7,9 3,8 1,6 6,9
Températures moyennes (°C) 3,3 4,4 6,8 9,8 13,5 16,7 18,9 18,6 16,0 11,9 6,8 4,1 10,9
Températures maximales moyennes (°C) 5,8 7,5 10,7 14,2 18,1 21,5 24,0 23,8 20,9 15,9 9,8 6,6 14,9
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 51.9 44.8 50.8 46.6 57.8 50.5 50.1 46.5 52.0 53.2 58.1 53.1 615.4

Quartiers

La ville de Créteil est découpée en vingt quartiers selon la réforme des comités de quartier du 11 avril 2002[6] :

Histoire

Article détaillé : Chronologie de Créteil.
Polissoir néolithique de Créteil

Préhistoire

Quelques rares silex du paléolithique sont encore mis au jour au début du XXe siècle sur le territoire communal. Le néolithique a laissé plus de traces tel le polissoir qui fait la fierté préhistorique de Créteil. Ce bloc de plus de deux tonnes servait à l'affûtage des pierres. Au moins deux haches néolithiques ont également été découvertes dans la zone du Mont-Mesly. L'une d'elles (hache de jadéite) est exposée au Musée des Antiquités nationales à Saint-Germain-en-Laye. En draguant la Seine au XIXe siècle, plusieurs armes de l'âge de bronze furent découvertes. Elles sont exposées au British Museum de Londres.

Antiquité

Camille Jullian posa au début du XXe siècle l'hypothèse d'un domaine gallo-romain à Mesly. Les éléments archéologiques sont toutefois rares. La découverte de débris et de monnaies à la fin du XXe siècle appuient pourtant l'hypothèse de Jullian.

Les premières traces écrites faisant référence à Créteil remontent aux Mérovingiens : Vicus Cristolium. Ce toponyme est formé du préfixe crist et du radical Olium. Ces deux termes sont gaulois : « clairière » pour crist et « crête » pour Olium. La « clairière » de la « crête » du Mont-Mesly se trouve dès avant la romanisation sur la route reliant Paris et Sens (route nationale 19 aujourd'hui).

Une étymologie plus traditionnelle était que le mot crist serait rapporté à Jésus Christ, dû à la christianisation précoce de Créteil et à la vénération de saint Agoard et saint Aglibert, martyrs vers l'année 400 après Jésus Christ. Cette légende hagiographique est aujourd'hui contestée par les historiens qui la qualifient de « montage incohérent ». L'existence d'une église à Créteil apparaît toutefois possible dès le Ve siècle.

Colombier de Créteil du XIVe siècle

Moyen Âge

Des sarcophages mérovingiens et des monnaies sont découverts, à plusieurs reprises, depuis le XIXe siècle. La présence d'un atelier monétaire est même attestée au port fluvial de Créteil.

Un acte de 1150 nous apprend que le fief du Mèche appartient à la collégiale de Saint-Germain-l'Auxerrois tandis qu'un acte de 1178 précise que le fief de Mesly dépendait de l'abbaye de Saint-Maur-des-Fossés.

Au niveau architectural, le clocher de l'église Saint-Christophe semble dater du XIe siècle tandis que le reste de l'église date du XIIIe siècle. Le colombier est construit au XIVe siècle. Le village médiéval semble s'être développé à l'intérieur d'un solide rempart au croisement de cinq routes. L'urbanisation s'est faite le long de ces cinq axes donnant au village la forme d'une étoile à cinq branches. Créteil est avant tout alors un bourg routier, profitant au maximum de sa position géographique au croisement d'axes routiers et au bord d'une rivière. Vers 1390, le rempart percé de quatre portes est toujours en place et le village compte une soixantaine de maisons.

Les conditions météorologiques sont très mauvaises entre avril 1315 et avril 1316. Pluie et froid au printemps 1315 empêchent les moissons de mûrir suivi d'un hiver rigoureux et long de décembre à Pâques 1316. Les vignes du Mont-Mesly sont détruites. Une grande famine frappe Créteil comme le reste du royaume de France.

En 1406, le toponyme de Créteil fait son apparition après déformations successives en Cristoill (1278), Cristeuil, Cresteul puis Creteuil.

La guerre de Cent Ans est particulièrement néfaste pour Créteil. En 1418, le village sous occupation anglo-bourguignonne est mis à sac et laissé en ruines. Même la nef de l'église s'effondre. La fin du siècle connaît également des troubles avec le passage des troupes des princes de la Ligue du Bien Public (1465). Mais Créteil panse ses plaies et un hôpital, l'Hôtel-Dieu de Créteil, ouvre ses portes en 1471.

Époque moderne

XVIe siècle

Créteil est toujours constitué de fiefs ecclésiastiques, et en 1548 l'évêque de Paris Jean du Bellay devient le nouveau seigneur de Créteil.

En 1567, à l'occasion des guerres de religions, les Huguenots pillent l'église et brûlent les chartes locales. Le village compte alors principalement des laboureurs et des vignerons, mais aussi des charpentiers, des maçons, un maréchal-ferrant, un boulanger et un hôtelier. On note également la présence de « Parisiens » propriétaires de maisons ou de terres à Créteil. Ce sont principalement des marchands et des officiers du Parlement.

XVIIe siècle

En 1602, le roi Henry IV fait une halte à Créteil et se restaure dans l'auberge du village. Le début du siècle est également marqué par la mise en place de la grosse cloche de l'église baptisée Henrye (1607).

L'hiver 1614-1615 est long et rigoureux avec d'abondantes chutes de neige, plus haute qu'un homme. Les vignes du Mont-Mesly sont détruites ainsi que certaines maisons qui s'effondrent sous le poids de la neige. Nouvelle catastrophe naturelle en 1658 avec une importante crue de la Marne. Afin de secourir les sinistrés, l'église met en place une structure d'aide. L'existence de la Compagnie de la Charité des pauvres de la paroisse est attestée en 1646.

Nouveaux troubles en 1648 et 1652 avec la Fronde et l'évacuation des habitants de Créteil. Ces évènements n'empêchent pas la mise en exploitation systématique des carrières de pierres dès 1646. À partir de 1652, ce sont les carrières de pierre à plâtre du Mont-Mesly qui sont mises en exploitation systématique. Autre symbole du dynamisme cristolien, un deuxième moulin à farine, la « moulin neuf », est inauguré en aval du vieux moulin en 1684.

détail de la carte de Cassini (1750)

XVIIIe siècle

La fin du règne de Louis XIV est marquée par une grande disette touchant l'ensemble de la France en raison d'une période de grand froid (1709). On enregistre 69 décès à Créteil. En ce début du XVIIIe siècle, on note la construction des premières maisons bourgeoises de « Parisiens », mais le village conserve son caractère agricole avec la présence de 36 vignerons, 24 manouvriers, 8 laboureurs, 7 marchands, 6 cabaretiers-hôteliers, 2 maréchal-ferrant, 2 charretiers, 2 charrons, 2 menuisiers, 2 tailleurs de pierre, 2 bouchers, 1 boulanger, 1 charcutier, 1 épicier, 1 chirurgien, 1 serrurier, 1 tisserand, 1 scieur de pierre, 1 bourrelier, 1 buraliste, 1 coquetier et 1 jardinier en 1745.[7]

Les cahiers de doléances rédigés à Créteil en 1789 comptent 15 articles et le 14 décembre 1789, Créteil devient une commune. Le premier maire est Louis Simon Piot (1746-1822), boucher de son état. Il assiste, avec toutes les autorités du département, au passage des cendres de Voltaire qui font halte à Créteil le 10 juillet 1791.

Époque contemporaine

XIXe siècle

En 1805, la maréchal Serurier, familier de l'empereur, achète une grande maison à l'est de la commune. Les Cristoliens surnomment alors cette maison le « Château de Créteil ». Mais l'aventure impériale tourne court et en 1814, Créteil est prise par les troupes russes. Nombreuses réquisitions dans la commune.

Étienne de Joly, ancien ministre est maire de Créteil, en 1815, mais au printemps de cette même année, il quitte ce poste à la nouvelle du retour de l'Empereur Napoléon. Étienne de Joly est à nouveau maire de Créteil de 1819 à 1831.

Les aléas climatiques restent dans les mémoires comme cet ouragan qui arrache le toit de l'église en 1806. Les crues de la Marne sont également nombreuses et importantes tout au long du siècle (1802, 1817, 1837, 1840, 1841, 1892, 1896). Pas encore domptée au niveau de son débit, la Marne est toutefois apprivoisée avec la construction d'un pont. Le pont de Créteil qui enjambe la Marne entre Créteil et Saint-Maur-des-Fossés est inauguré le 9 avril 1841. Il remplace l'ancestral système de bac.

L'exploitation des carrières modifie la composition de la population cristolienne, désormais dominée par le nombre d'ouvriers travaillant dans ces carrières. Ils sont 163 à résider à Créteil en 1820. Autre évolution économique avec la transformation du vieux moulin à farine en filature de coton dès 1804. Une fabrique d'engrais s'installe à Créteil en 1851 tandis que des cultures maraîchères se multiplient dans la plaine.

La révolution de 1848 provoque de nombreuses réjouissances à Créteil avec la plantation symbolique d'un arbre de la liberté. À la suite de cette révolution, l'Hôtel-Dieu de Créteil, fondé en 1471, passe sous le contrôle de l'Assistance publique (1849).

La guerre franco-prussienne de 1870 est particulièrement cruelle pour Créteil. Le bourg est pillé et laissé en ruine par les Prussiens tandis que les combats du Mont-Mesly du 30 novembre 1870 font 179 morts.

La modernité touche Créteil en ce XIXe siècle avec l'installation d'un dépôt de lettres en 1823 tandis qu'une ligne de tramway à traction animale relie Créteil à la Bastille (Paris) à la fin du siècle. C'est l'une des lignes de la Compagnie générale des omnibus. Lors des toutes dernières années du siècle, le conseil municipal renouvela souvent ses vœux de voir passer ces lignes de la traction animale à la traction mécanique, en vain. Une deuxième ligne de tramway traverse Créteil à partir de 1901 en reliant Bonneuil-sur-Marne au pont de la Concorde (Paris). Le télégraphe est rattaché au bureau de poste en 1874, puis est relié au réseau téléphonique en 1891.

XXe siècle

Créteil se dote d'armoiries en 1901. Il s'agit d'un blason d'azur orné d'une fasce ondée d'argent figurant la Marne, une croix potencée d'or en souvenir des seigneuries ecclésiastiques et une grappe de raisin, activité économique principale de la commune jusqu'au milieu du XIXe siècle.

La première projection cinématographique se tient en 1907. C'est l'une des activités préférées des nombreux soldats stationnés à Créteil durant la Première Guerre mondiale. Lors des tous derniers mois du conflit, la municipalité organise et co-finance des colonies de vacances pour 50 enfants de la commune.

La paix revenue, les fêtes se multiplient. Certaines sont données au profit des sinistrés des nombreuses inondations de la Marne. Cirque, bals de nuit et concerts en tous genres sont alors au programme. Le cinéma reste un loisir prisé et la salle de Créteil porte le nom de « Cinéma Regina » au début des années 1930.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les troupes allemandes entrent à Créteil le 27 août 1940. 200 soldats stationnent dans la commune et un poste de guetteur de l'aviation est installé au Mont-Mesly à partir de 1941. Le château des Buttes devient la Kommandantur. Le 10 avril 1944, un bombardement américain est particulièrement violent. Il détruit notamment en partie l'école. Les bombardements se poursuivent jusqu'en août 1944, faisant plusieurs morts parmi la population civile. Le 12 août 1944, la Résistance locale s'empare du dépôt de la police de Créteil. La ville se libère elle-même remplaçant le drapeau à croix gammée sur le château des Buttes par un drapeau tricolore dès le 21 août 1944. Les Allemands se retranchent alors sur le Mont-Mesly et dans la plaine. Le 26 août, c'est l'aviation allemande qui bombarde violemment Créteil, provoquant 18 morts et de gros dégâts sur 62 bâtiments. Le 30 août 1944, les troupes américaines font leur entrée dans Créteil. Le mémorial des victimes civiles cristoliennes de la Seconde Guerre mondiale compte 67 noms. Le monument aux morts rappelle les noms de 374 soldats cristoliens morts pour la France entre 1870 et 1962.

Quartier du Port au bord du Lac de Créteil
Les « choux », un des symboles architecturaux de la ville

Créteil abandonne son caractère champêtre après la Seconde Guerre mondiale. La population passe ainsi de 13 800 en 1954 à 30 654 en 1962. Le 1er janvier 1968, la ville devient préfecture du nouveau département du Val-de-Marne.

Le développement urbain de la commune constitue dès lors l'élément essentiel de l'histoire locale. L'urbanisation du Mont-Mesly débute en 1955. La première zone d'activité, celle des Petites-haies, est validée par la conseil municipal en 1964. Elle ouvre finalement ses portes le 10 juin 1970. Pierre Billotte, maire de 1965 à 1977, poursuit cette évolution, en s'appuyant sur les conseils de l'architecte Pierre Dufau, grand prix de Rome, urbaniste en chef du Nouveau Créteil. L'originalité du développement du Nouveau Créteil est qu'il s'appuie sur l'initiative privée, centrée autour de la Compagnie bancaire, alors que les autres villes nouvelles construites autour de Paris sont des opérations purement publiques. Pierre Billotte reçoit d'ailleurs la grande médaille de l'urbanisme de l'Académie d'architecture en 1972. Cette urbanisation est toujours en cours avec la mise en chantier en 2006 d'un nouveau quartier entre le lac et Valenton : la pointe du lac. Parmi les bâtiments emblématiques de la ville, il convient de citer les fameux « Choux », sortis de terre entre 1969 et 1974 et la mairie de Créteil aux formes architecturales symboliques de la modernité de la ville. Créteil compte 42 immeubles d'au moins 15 étages[8] et une multitude de bâtiments plus modestes, de quatre à six étages principalement. Les quartiers anciens du nord-est de la commune sont toutefois préservés, conservant leur caractère pavillonnaire. Comme les autres villes nouvelles, Créteil va se voir dotée d'une Base de plein air et de loisirs , contiguë au parc départemental, elle s'étend sur 62 hectares dont les deux tiers en eau : le lac de Créteil.

Même évolution en matière de transports avec l'ouverture de trois stations de métro (ligne 8) entre 1973 et 1974 : Créteil-l'Echat, Créteil-Université et Créteil-Préfecture. Une quatrième station devrait être inaugurée en 2009 pour desservir le stade Dominique-Duvauchelle et ses alentours. La voie express « Créteil-Bonneuil » est ouverte à la circulation le 9 septembre 1974.

Dans la foulée de sa promotion au rang de préfecture, Créteil devient le siège d'un évêché catholique en 1966 puis d'une académie en 1972. L'Université ouvre ses portes en 1970. Un CHU de près de mille lits vient compléter le parc hospitalier : le CHU Henri-Mondor. Ces éléments sont très structurants pour la ville et lui offre, de plus, une bonne visibilité médiatique. N'oublions pas les tribunaux de Créteil dans ce domaine, qui génèrent un bruit de fond médiatique quasi permanent.

Politiquement, Créteil est clairement à gauche, mais les électeurs cristoliens avaient préféré Jacques Chirac à Lionel Jospin en 1995 (52,9 % contre 47,1 %). François Mitterrand avait massivement eu l'appui des électeurs de Créteil en 1988 face au même Jacques Chirac (64,1 % contre 35,9 %). En 1981, François Mitterrand fut également préféré à Valéry Giscard d'Estaing (57,8 % contre 42,2 %). Déjà en 1974, François Mitterrand avait obtenu plus de suffrages que Valéry Giscard d'Estaing (54,1 % contre 45,9 %). [9] Lors de l'élection présidentielle de 2007, Ségolène Royal est créditée de 54,97% des voix contre 45,03% pour Nicolas Sarkozy.[10]

ZAC de la Pointe du Lac : suite et fin du projet de Pierre Billotte. À l'horizon, vers la gauche : l'Hôtel de Ville ; au centre : le Mont-Mesly.

Héraldique

Blason ville fr Créteil (Val-de-Marne).svg

Les armes de Créteil se blasonnent ainsi : D'azur à la fasce ondée d'argent, accompagnée en chef d'une croisette potencée d'or et en pointe d'une grappe de raisin tigée et feuillée du même[11].

Sa devise est : Labore fideque (par le travail et par la foi)

Démographie

Selon les derniers chiffres officiels de l'INSEE, la population de Créteil était de 88 939 habitants en 2006[12], faisant de la commune la 46e la plus peuplée de France.

Évolution démographique
1634 1709 1713 1720 1726 1740 1751 1760 1766 1775 1780 1785
120 120 126 111 132 135 151 184 187 184 211 208
1801 1817 1831 1846 1866 1881 1891 1901 1914 1921 1926 1936
945 1 062 1 496 1 721 2 541 3 430 4 090 4 923 7 312 8 169 9 612 11 665
1946 1954 1958 1962 1964 1970 1975 1976 1982 1990 1999 2006
11 008 13 793 20 120 30 515 40 476 52 284 59 214 65 447 71 705 82 390 82 630 88 939
Sources : 1634-1785 et 1964, 1958 et 1976 Ville de Créteil ; 1801-2006 recensements INSEE.

Voici ci-dessous, un tableau démographique du XXe siècle sur la ville de Créteil classé par date de recensement.


  • Naissances (2002) : 1 465
  • Décès (2002) : 416

Selon les enquêtes annuelles de recensement de 2004 à 2006, en 2005 Créteil comptait 36 281 logements (+ 5,7 % par rapport à 1999) pour 34 758 ménages (+ 10,2 % par rapport à 1999). 91 % de ces logements sont des appartements (90 % en 1999). La part des locataires représente 60 % (64 % en 1999). 71 % des ménages disposent au moins d'une automobile (73 % en 1999)[13].

Économie

Centre commercial Créteil Soleil

Histoire économique. Des ateliers monétaires sont signalés au port de Créteil dès l'époque mérovingienne. C'est toutefois l'agriculture qui domine avec une forte proportion de vignobles, notamment sur les coteaux du Mont-Mesly. On recense ainsi 36 vignerons en 1745. Le vignoble est détruit lors de la guerre franco-prussienne de 1870 et partiellement replantées. La filature installe des usines à Créteil dès le début du XIXe siècle tandis que les carrières, exploitées de longue date, donnent leur meilleur rendement à partir des années 1820. Deux types de carrières sont exploités : pierre et plâtre. L'albâtre est particulièrement exploité à partir de la fin des années 1850. [14] La ville abrite désormais une délégation de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris.

Commerce. Trois zones commerciales principales. Le centre commercial Créteil Soleil qui propose 124 100 m² de boutiques pour 5300 places de stationnement et plus de 25 millions de visiteurs par an. Créteil Soleil a ouvert ses portes le 10 septembre 1974. Le Carrefour Pompadour, fameux pour ses bouchons routiers, regroupe également des enseignes désormais si typiques du paysage banlieusard. Le vieux village avec son commerce traditionnel. N'oublions pas les marchés et les zones commerciales de quartier (la zone du port, l'Échat, le Palais (6 000 m²) et le centre Kennedy et celui de l'Abbaye (8 500 m²) au Mont-Mesly, notamment). La ville a procédé au rachat de certains de ces centres (Palais et l'Échat) et les a entièrement rénovés entre 2004 et 2006.

Zones d'activités économiques. Quatre zones principales (Les Petites haies, Les Bouvets, Europarc et L'Échat). Nombreux sièges sociaux d'entreprises générant de solides recettes fiscales locales. Le siège social de Pernod dont le bâtiment à la forme d'une pyramide inversée se trouve dans la zone des Petites haies. La nouvelle zone d'activités est celle d'Europarc, principalement dédiée aux secteurs technologiques. Plus de 4000 entreprises proposent à Créteil 48 000 emplois dont la moitié dans le secteur public. [15] Le taux de chômage atteint 8,6 % en 2004 contre 6,5 % en 2001 [16] soit plus d'un point de moins que la moyenne nationale, 9,9 % en 2004. [17]

Principales entreprises ayant leur siège social à Créteil[18] Données 2003
Nom Activité Chiffre d'affaires Site Internet
Système U Grande distribution 11 649 000 000 € Système U
Phoenix Pharma Pharmacie 593 448 000 € Phoenix Pharma
Valeo équipements électriques Equipements automobile 592 217 000 € Valeo
Valeo électronique Equipements automobile 337 375 000 € Valeo
Pernod Ricard Boissons 286 714 000 € Pernod Ricard
Valeo sécurité habitacle Equipements automobile 268 605 000 € Valeo
NRG France Reprographie 167 414 000 € NRG France
Parc du lac de Créteil

Tourisme. Créteil compte cinq hôtels. Le Novotel du lac de Créteil (110 chambres), l'Euro-Hôtel d'Europarc (96 chambres), l'hôtel Campanile du Chemin de Mesly (72 chambres), l'hôtel Ibis de la Basse Quinte (84 chambres) et l'hôtel Kyriad de la rue des archives (51 chambres). Le Novotel et l'Euro-Hôtel sont des établissements trois étoiles tandis que les trois autres sont des deux étoiles. Créteil abrite en outre plus de cinquante restaurants. Le principal équipement touristique de la ville est cependant la Base de plein air et de loisirs de Créteil.

Créteil fut récompensé par un grand prix national des villes fleuries saluant ainsi l'omniprésence végétale dans la ville. Arbres et décorations florales habillent les rues, tandis que les zones d'espaces verts publics couvrent 180 hectares. Citons le parc du Lac de Créteil, le parc Dupeyroux, le parc de la Brèche et les bords de Marne et les îles fluviales.

Créteil affiche aujourd'hui sa volonté de mériter le label de station de tourisme. Nombre d'aménagements sont nécessaires, mais le conseil municipal qui a approuvé le 28 juin 2004 le projet de demande de classement, apparaît prêt à y procéder. [19]

Transports

Transports en commun

La ville de Créteil desservie par les trois modes de transports suivants : Métro, Bus et RER.

Métro

Créteil est doté de trois stations de (M)(8) Préfecture, Université, L'Échat en attendant l'extension de la ligne prévue en 2010 ou 2011 et la création d'une quatrième station Parc des Sports à proximité du Stade Duvauchelle. Cette ligne de métro suit un axe nord-sud.

Bus

Dix lignes de bus RATP, trois de la STRAV et trois de la SETRA traversent la commune, sans compter le Trans-Val-de-Marne de la RATP avec sept stations cristoliennes le long d'un axe nord-est - sud-ouest. Les bus circulant en ville sont propulsés au diester depuis 1994, puis au GNV (Gaz naturel pour véhicules). cinquante-trois bus fonctionnant au GNV sont en exploitation au dépôt de Créteil en 2005.

RER La Ville de Créteil est desservie par le (RER)(A), dont la station est nommée « Saint-Maur-Créteil », interconnecté avec le Trans-Val-de-Marne. Elle se trouve sur le territoire de Saint-Maur-des-Fossés. Une nouvelle gare RER appelée « Créteil-Pompadour » sera desservie par le (RER)(D) et sera ouverte en 2010.

Transports routiers

Créteil est desservie par l'A86, appelée aussi « super-périphérique parisien », qui la relie à l'A4 au nord et à l'A6 à l'ouest. Trois échangeurs desservent la commune : Créteil-Échat, Créteil-Centre et Créteil-Bordières.

Administration

La préfecture située aux abords du lac

Créteil est la préfecture du Val-de-Marne depuis le 25 février 1965, date de création du département (décret d'application de la loi créant le Val-de-Marne). Il faudra toutefois attendre le 1er janvier 1968 pour voir la mise en place réelle du nouveau département. Le bâtiment abritant actuellement les services préfectoraux et le Conseil Général fut construit entre 1968 et 1971.

Créteil est le siège de l'académie qui couvre les départements du Val-de-Marne, de Seine-et-Marne et de la Seine-Saint-Denis. C'est la seconde académie en France en matière d'effectifs avec 950.000 élèves dont 100.000 étudiants pour 65.000 enseignants et 3300 établissements scolaires.

On note également la présence d'un Tribunal de Grande Instance, d'un tribunal de commerce et les archives départementales du Val-de-Marne.

Créteil est chef-lieu de trois cantons :

Conseiller général Canton Code cantonal Population (1999)
Brigitte Jeanvoine Créteil-Nord 94 10 21 404 hab.
Christian Fournier Créteil-Ouest 94 43 26 330 hab.
Bernard Boutboul Créteil-Sud 94 36 34 420 hab.

Liste des maires de Créteil

Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie de Créteil:

Liste des maires successifs[20]
Période Identité Parti Qualité
1977 ... Laurent Cathala PS Cadre supérieur infirmier, député, secrétaire d'État
1965 1977 Général Pierre Billotte UDT>MSP Général, député, ministre
1953 1965 François Dassibat PR Instituteur
1945 1953 Paul Casalis RPF Médecin
1944 1945 Jean-Baptiste Aldebert ... Instituteur
1942 1944 Joseph Antoine Vincent ... Industriel
1935 1942 Charles-Joseph Branchard ... Ingénieur
1932 1935 Louis Auguste Prieur ... Agriculteur, conseiller général
1919 1932 Paul François Avet ... Caissier central, conseiller général


L'actuel conseil municipal. Le conseil municipal compte 53 membres. Suite aux élections municipales du 9 mars 2008, le conseil comprend 43 membres de la liste LSOC (Créteil la vraie ville - PS-PC) conduite par le maire sortant créditée de 54,24% des votes exprimés, 6 membres de la liste LMAJ (Agir Pour Créteil [21] - UMP) (21,81%), 2 membres de la liste LCMD (Nouveau souffle pour Créteil - MoDem) (9,08%) et 2 membres de la liste LVEC (Créteil a besoin des Verts) (7,84%). Les listes La gauche des luttes (LCR) (3,89%), Lutte ouvrière (1,65%), Unité défense (Parti des Travailleurs PT) (1,49%) n'ont pas atteint la barre des 5 % pour avoir des conseillers[22],[23].

Enseignement

Enseignement primaire

27 écoles maternelles (dont deux privées) et 26 écoles primaires (dont deux privées) dispensent l'enseignement primaire à Créteil. Lors de la rentrée scolaire en septembre 2005, 4058 élèves sont scolarisés en école maternelle pour 5212 en primaire. [24]

Enseignement secondaire

Créteil accueille sur son territoire huit collèges[25] et six lycées[26] dont le plus ancien est le lycée professionnel Morin qui a ouvert ses portes le 30 septembre 1963.

Collèges publics

Collèges privés

  • Collège De Maillé
  • Collège Ozar Hatorah

Lycées publics d'enseignement général

Lycées privés d’enseignement général

  • Lycée Ozar Hatorah

Lycées professionnels publics

  • Lycée Édouard-Branly (1970)

Lycées professionnels privés

  • Lycée professionnel Morin (1963)

Sections d’enseignement général et professionnel adapté

  • SEGPA Issaurat
  • SEGPA Pasteur
  • SEGPA Schweitzer

Enseignement supérieur

Université Paris XII Val-de-Marne

L'Université Paris XII est inaugurée en 1970. C'est un centre multidisciplinaire. La médecine est enseignée au sein du CHU Henri-Mondor inauguré en 1969. Depuis 1972, l'institut d'urbanisme de Paris se trouve à Créteil au sein de l'Université Paris XII. En novembre 2007, Richard Descoings, directeur de l'Institut d'Études Politiques de Paris, annonce que l'Institut d'études politiques de Paris ouvrira prochainement un campus à Créteil.

La zone universitaire a connu des travaux ces dernières années en raison de la fermeture de l'antenne de Saint-Maur-des-Fossés. Afin d'accueillir plusieurs milliers d'étudiants en économie et en droit, la mise en chantier de nouveaux bâtiments était obligatoire, car avec plus de 25 000 étudiants et 1 200 enseignants-chercheurs, le site universitaire cristolien manquait cruellement d'espace. Suite à la construction de ces nouveaux bâtiments, les sites universitaires limités à l'origine au seul quartier du Palais s'étendent désormais également dans les quartiers de la Lévrière - Haye aux moines et de l'Échat.

À Créteil, l'Université compte trois bibliothèques principales. La bibliothèque universitaire principale du centre multidisciplinaire, la bibliothèque de sciences économiques sur 3000 pour 500 places de lecteurs et celle de droit 3000m2 pour 460 places de lecteurs. À noter la faiblesse du fonds avec seulement un peu plus de 230 000 volumes[29].

Justice

Palais de Justice de Créteil

Palais de justice de Créteil. L'actuel palais de justice fut construit entre 1976 et 1978. Il fut conçu par l'architecte Daniel Badani et symbolise par sa forme le livre de la loi et la balance de la justice. C'est depuis lors l'un des plus actifs de France. Citons ici le juge d'instruction Eric Halphen qui officia à Créteil de 1989 à 2002. Ce tribunal de grande instance dépend de la Cour d'appel de Paris. Parmi les principales affaires qui y furent traitées, citons l'Affaire Sohane Benziane, l'Affaire des HLM de Paris ou l'Affaire des HLM des Hauts-de-Seine. L'Ordre des avocats du barreau du Val-de-Marne compte plus de 450 avocats. Il a son siège au sein du Palais de justice de Créteil.

Tribunal de commerce. Il est désormais localisé dans l'immeuble « Le Pascal », coincé entre la voie express (RD1), l'UGC Ciné Cité et le parking de Créteil Soleil. Compétent sur l'ensemble du département du Val-de-Marne qui comprend notamment le Marché international de Rungis et l'Aéroport Paris-Orly, il eut à traiter quelques affaires importantes comme celle de la liquidation de la compagnie aérienne Air Lib le 17 février 2003. Le tribunal comprend six chambres : trois chambres de contentieux et trois chambres de procédures collectives.

Jumelages

Panneau d'entrée de la ville

Jumelages :

Coopération :

Culture et patrimoine

Patrimoine architectural

Intérieur de l'église Saint-Christophe

Église Saint-Christophe Crypte du VIIIe siècle, style ogival des XIIe et XIIIe siècles. Son clocher fortifié haut de 30 m date du XIe siècle. Le reste du bâtiment est plus récent et associe d'ailleurs des éléments romans et gothiques. La nef du XIIIe siècle englobe la crypte du VIIIe siècle contenant les reliques de saint Agoard et saint Aglibert dans le coin nord. On trouve en fait trois nefs séparées par quatre colonnes en délit qui déterminent neuf travées identiques voûtées d'arêtes. Cette église est classée monument historique depuis 1928. De nombreuses fouilles archéologiques furent menées autour de l'église, mettant au jour notamment des sarcophages mérovingiens et des sépultures remontant peut-être au IVe siècle [30]. Les vitraux néo-gothiques du chevet datent de 1854 : les trois verrières retracent la vie du Christ. Le vitrail de la chapelle septentrionale est consacré à la Vierge et celui de la chapelle du Sud à sainte Geneviève. Les autres ouvertures sont garnies de grisailles datant de la fin du XIXe siècle. Les cloches sont au nombre de trois : Joséphine Elisabeth (plus de 2500 livres) refondue en 1867, Marie (moins de 200 livres) offerte en 1552 à la chapelle Notre-Dame des Mèches et rapportée à l'église lors de la Révolution, et la cloche des Martyrs (800 livres) installée en 1992.[31]

Monument à la résistance et à la déportation

Le polissoir néolithique, découvert au début du XXe siècle, désigne un bloc de plus de deux tonnes de grès qui était destiné à l'affûtage des pierres. Il date d'environ 5000 avant J.C..

Le colombier, classé monument historique depuis 1972, est le plus grand colombier d'Île-de-France. Il peut accueillir 1500 couples de pigeons. Ce bâtiment du XIVe siècle fut déplacé de 45 m vers le sud en 1971 afin de permettre la création d'un quartier.

Le château des Mèches est une grande villa de style italien construite vers 1863 au milieu du Parc Dupeyroux. C'est l'actuelle résidence du préfet.

Le monument à la Résistance et à la Déportation a été érigé par le Conseil général du Val-de-Marne le 10 mai 1974. Communément surnommé « l'œuf » en raison de sa forme d'œuf cassé symbolisant la Terre éclatée, il est situé aux abords de la préfecture.

L'architecture contemporaine tient une place prédominante dans la ville, avec des réalisations emblématiques telles la préfecture, la mairie, le palais de justice, la maison des arts et de la culture, le siège social de Pernod Ricard, les fameux « choux » ou encore les archives départementales.

Les zones de promenades principales sont les rives du lac de Créteil, les bords de Marne et la zone piétonnière du vieux village. Créteil dispose de 180 hectares d'espaces verts publics.

Festivités

Maison des Arts et de la Culture « André Malraux »

Festival international du film de femmes de Créteil. L'un des plus prestigieux festivals cinématographiques[32]. Les trois cinémas de la ville sont mis à contribution à cette occasion sans oublier la maison des Arts et de la Culture de Créteil « André Malraux ». Le complexe UGC Ciné Cité, qui offre désormais douze salles dernier cri, le cinéma du Palais et ses trois salles qui alternent films grand public avec cinéma d’auteur, souvent étranger, et le cinéma de la Lucarne, salle unique du Mont-Mesly[33].

Festival de création vidéo de l'académie de Créteil. Ce festival cinématographique réunit chaque année des étudiants ayant fait une création audiovisuelle au cours de l'année scolaire. Un jury détermine des prix.

Festival international Exit. Festival d'art contemporain annuel au printemps créé en 1994 associant le théâtre, la danse, la musique, les arts numériques et des installations. Ce festival se tient à la Maison des Arts et de la Culture.

Carnaval de Créteil. Pour ses vingt ans, le Cristol’Carnaval s'est transformé en s’associant à la Maison des Arts et à la Compagnie Montalvo-Hervieu pour un grand « Jour de Fête » qui a eu lieu toute la journée du dimanche 26 juin 2005 à Créteil avec au programme : parade costumée, pique-nique, spectacles, bals et feu d'artifice.

UGC Ciné Cité de Créteil

Lieux culturels

Abbaye de Créteil. L'Abbaye de Créteil (connu également sous le nom de Groupe de l'Abbaye) est le nom d'un mouvement littéraire fondé par Georges Duhamel et Charles Vildrac. Une maison louée à Créteil en bord de Marne par les deux poètes en 1906 inspire le nom du mouvement. Une imprimerie est installée dans cette villa, les travaux d'édition finançant les besoins de « l'abbaye ». En 1908, un groupe de jeunes artistes fonde « la maison de Créteil », suite à des problèmes de cohabitation avec les deux poètes dans l'abbaye qui tente d'attirer à elle artistes et mécènes. Côté artistes, on citera René Arcos, Albert Gleizes, Henri-Martin Barzun et Alexandre Mercereau, notamment. En revanche, les mécènes sont rares. L'abbaye quitte finalement les bords de Marne pour s'installer à Paris, puis cesse ses activités rapidement (1908)[34].

Scène culturelle. Outre la Maison des Arts et de la Culture « André Malraux » qui propose un programme riche[35], il convient de ne pas oublier les autres salles de la ville. Le théâtre Casalis et celui des Coteaux du Sud, notamment. La salle des fêtes Georges Duhamel, les MJC de quartier, la salle des fêtes Jean Cocteau et même le Palais des sports Robert-Oubron sont d'autres lieux importants de la vie culturelle cristolienne. À signaler l'implantation à Créteil de l'école nationale de musique, de danse et d’art dramatique Marcel Dadi.

Médias

Outre les panneaux d'affichage municipaux, le mensuel gratuit d'informations municipales Vivre ensemble [36] est aujourd'hui le seul média spécifiquement cristolien. Le quotidien Le Parisien consacre chaque jour dans son édition Val-de-Marne plusieurs articles à l'actualité de la ville.

Durant l'entre-deux-guerres, Créteil disposa de plusieurs titres de presse : Le Journal de Créteil, hebdomadaire républicain fondé en 1935. La Gazette de l'Est, journal républicain indépendant qui couvrait la banlieue Est de Paris est édité de 1914 à 1944. La Petite banlieue rebaptisée La Banlieue de Paris, était un journal républicain couvrant la banlieue Sud-est de Paris. Il paraît de 1884 à 1951.

Après la Seconde Guerre mondiale, Le Républicain du Val-de-Marne est le titre local majeur jusqu’à son arrêt dans les années 1980.

En matière de radio, Créteil FM débute ses émissions dès 1981. Top Tonic achète la fréquence de Créteil FM en 1984. Entre 1984 et 1987, Top Tonic avait ses studios à Créteil. Ce fut la première station française à adopter un format sport et musique. [37]

Aujourd'hui, Radio Alfa, station lusophone, émet depuis Créteil sur l'ensemble de l'Île-de-France. Ses cibles sont les communautés portugaises et brésiliennes de la région. Cette station créée en 1987 émet sur 98.6 Mhz.

Au niveau de la télévision, l'ensemble de la ville est câblée de longue date (NC Numéricable).

Santé

CHU Henri Mondor

Au 1er janvier 2006, 27 pharmacies, une soixantaine de dentistes, une soixantaine de médecins généraliste, une dizaine de pédiatres, une demi douzaine d'ophtalmologistes et de dermatologues constituent notamment la médecine libérale de la ville.

CHU Henri-Mondor. Hôpital de l'Assistance Publique inauguré le 2 décembre 1969 près de la cité des Bleuets. Conçu initialement pour recevoir 1300 lits, sa capacité d'accueil est aujourd'hui de 958 lits. Il emploie plus de 3000 personnes dont plus de 2600 personnels soignants. Ses dépenses en 2004 étaient de 241M€.[38]

Centre hospitalier intercommunal de Créteil. Inauguré le 3 novembre 1937. Capacité d'accueil de 530 lits contre 264 en 1937. La construction de cet établissement fut décidée en 1932 en groupant les communes de Bonneuil-sur-Marne, Créteil et Joinville-le-Pont au sein d'un syndicat intercommunal. Saint-Maur-des-Fossés rejoint ensuite ce syndicat. À l'origine, une partie du personnel hospitalier était des religieuses. En 2004, 38.037 hospitalisations recensées pour 2.551 accouchements et 12.838 interventions chirurgicales.[39] Il compte environ 2000 employés pour 1400 personnels soignants. Le Centre de transfusion sanguine de Créteil dépend de l'Hôpital intercommunal. Ce service traite de 600 à 1000 demandes par jour.

Hôpital Albert Chenevier. Hôpital de l'Assistance Publique. Capacité d'accueil de 463 lits. Le service de psychiatrie compte 118 lits.

Sports

Article détaillé : Sport à Créteil.

L'Union sportive de Créteil voit le jour en 1936 et l'Association sportive de Créteil est fondée en 1937[40],[41].

Le sport vedette à Créteil est le handball : l'équipe professionnelle de l'US Créteil Handball évolue parmi l'élite (Nationale 1) et a notamment obtenu un titre de vice-champion de France 2004. Le football tient également une place importante avec l'équipe professionnelle de l'US Créteil-Lusitanos football qui évolue actuellement en National.

La gymnastique est le point fort du sport cristolien en individuel. La médaille d'or aux Jeux Olympiques d'Athènes en 2004 d'Émilie Le Pennec, licenciée à l'US Créteil, en est une illustration. Citons également l'équipe de cyclisme sur route de l'US Créteil qui évolue au niveau national. Lors de sa victoire sur le Tour de France 1983, Laurent Fignon était licencié à l'USC. Sur piste, il convient de nommer Grégory Baugé, champion du monde par équipe en 2006.

Le stade Dominique-Duvauchelle (12 000 places) et le palais des sports Robert-Oubron (2 000 à 4 000 places selon les configurations) sont les principaux équipements sportifs cristoliens.

Cultes

Église Saint-Christophe

Église catholique. Créteil est le siège du diocèse de Créteil. La cathédrale Notre-Dame de Créteil, plutôt modeste, se trouve juste à côté de l'Université. Outre la cathédrale, cinq paroisses à Créteil : église Saint-Pierre du Lac, paroisse Notre-Dame, paroisse Saint-Christophe, paroisse Saint-Michel du Mont-Mesly et la paroisse Saint-Pascal Baylon. L'évêque de Créteil est aujourd'hui Mgr Daniel Labille. Plusieurs communautés : Carmélites, Dominicaines, Filles du Saint-Esprit, Oblates Mariales, Religieuses de l'Assomption et Franciscains.

Autres communautés chrétiennes.

Église chrétienne adventiste

Église protestante évangélique de Créteil

Église protestante de pentecôte de Créteil

Culte israélite. Une synagogue principale et plusieurs salles de prière faisant parfois office de synagogue.

Culte musulman. Trois salles de prière louées à la mairie. La grande mosquée de Créteil qui a été inaugurée le 18 Décembre 2008. Autres communautés.

  • Foi Baha'ie
  • Association bouddhique Khmère

Personnalités liées à la commune

Natifs de Créteil

Décédés à Créteil

 

Sportifs de l'US Créteil

Autres résidents cristoliens

Annexes

Galerie de photos

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Panneau de sortie de la ville

Bibliographie

  • coll., Créteil, notice historique, collection État des communes, Montevrain, 1902
  • Abbé E. Dambrine, Créteil (premiers monuments de son histoire), Paris, Vic & Amat, 1908
  • Riousset Michel, Les environs de la Marne et leurs peintres. De Vincennes à Neuilly-sur-Marne., Le Mée-sur-Seine, Éditions Amatteis, 1986 (ISBN 2-86849-032-8)
  • Roblin Jean, Les combats du siège de Paris en Val-de-Marne, Le Mée-sur-Seine, Éditions Amatteis, 1971 (ISBN 2-86849-043-1)
  • Jurgens Madeleine, Le colombier de Créteil, Paris, Association des Amis de l'Assistance Publique, 1970

Notes

  1. Créteil sur site officiel du Concours des villes et villages fleuris
  2. Site web lion1906.com Calcul de l'orthodromie entre Paris et Créteil
  3. Fiche sur Créteil sur le site meteofrance.com
  4. Données sur le climat de Orly sur le site linternaute.fr Les données pour Créteil n'existant pas sur le site linternaute.fr, celles de Orly sont présentées par défaut, sauf pour l'ensoleillement qui est la donnée de Paris-Montsouris.
  5. Relevés Orly 1961-1990
  6. Site officiel de la cille, page sur le découpage de la ville.
  7. Ville de Créteil - chronologie générale : 1600-1799
  8. Immeubles de Créteil sur paris-skyscrapers.fr. Consulté le 21 avril 2008.
  9. Ville de Créteil - chronologie générale (détails sur l'ensemble du chapitre Histoire)
  10. Résultats du 2e tour de l'élection présidentielle de 2007 à Créteil sur journaldunet.com, source : Ministère de l'intérieur
  11. Banque du Blason
  12. Population légale 2006 pour Créteil, sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques.
  13. http://www.insee.fr/fr/recensement/nouv_recens/resultats/repartition/chiffres_cles/n2/n2_94028.pdf
  14. Ville de Créteil - chronologie générale
  15. Ville de Créteil - vivre sa ville
  16. INSEE - taux de chômage par ville
  17. INSEE - taux de chômage moyen par année
  18. lentreprise.com
  19. ville de Créteil - classement de la ville de Créteil en station de tourisme
  20. Ville de Créteil - les maires de Créteil
  21. Agir pour Creteil
  22. Listes en présence sur le site officiel du Ministère de l'Intérieur
  23. Résultats des élections municipales du 9 mars 2008 sur le site officiel du Ministère de l'Intérieur
  24. Ville de Créteil - chronologie : 2003-2005
  25. Liste et coordonnées des collèges sur le site de la ville de Créteil
  26. Liste et coordonnées des lycées sur le site de la ville de Créteil
  27. Clément Guyard (1890-1971) était un instituteur de Créteil de 1921 à 1944.
  28. Louis Issaurat était un inspecteur d'académie du Val-de-Marne.
  29. Université Paris XII Val-de-Marne
  30. CG 94 - notice archéologique de Créteil et Ville de Créteil - ville d'histoire
  31. Société d'histoire et d'archéologie « Les amis de Créteil »
  32. Festival international du film de femmes
  33. Maison des Arts et de la Culture
  34. Les amis de Georges Duhamel - l'Abbaye, rêve d'artistes
  35. Maison des arts et de la culture
  36. Vie citoyenne - Vivre Ensemble
  37. schoop.fr - Top Tonic
  38. CHU Henri Mondor - rapport d'activité 2004
  39. CHIC - chiffres clés
  40. Ville de Créteil - chronologie : sports avant 1930
  41. Ville de Créteil - chronologie : sports 1930-1949

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Articles connexes

Liens externes

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